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 [FT] Le passé face à vous, G (de Dino)

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kristaline
Maîtresse du Forum


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MessageSujet: [FT] Le passé face à vous, G (de Dino)   Dim 24 Juil à 19:01

Chapitre 1, La rencontre

Le 28 mai 2029, Valence, seize ans, se présenta devant le moniteur du camp de vacance. Elle était si heureuse! Pour la première fois, elle faisait du camping sauvage! Bon, elle n’était pas avec ses parents, mais avec deux moniteurs, cinq garçons et quatre autres fille. Mais quand même, c’était vraiment cool! Tout le monde s’amusait, sauf une personne. En effet, un garçon était assis seul dans son coin.
-T’occupe pas de lui, Valence, fit Catherine, une de ses amies, comme si elle lisait dans ses pensées. Y’a pas parlé à personne depuis qu’il est ici.
-Il est peut-être juste timide, proposa-t-elle.
-Peut-être, mais je m’en fou. Si il veut pas s’amuser, tant pis pour lui.

Valence lui jeta un regard noir et entreprit de parler au garçon. Il avait environ le même âge qu’elle, des cheveux noirs en bataille et des yeux d’un vert si sombre qu’ils semblaient noirs. Valence comprit pourquoi « sa chum » se fichait pas mal de lui. Il ne semblait pas timide, mais terriblement malheureux. Il leva les yeux vers elle, puis reprit la contemplation de ses chaussures.
-Salut, lui dit Valence. Mon nom, c’est Valence Leclerc.
-Si c’est pour m’insulter ou me pitcher des roches, je suis libre du lundi au vendredi, de 8 heures du matin à 8 heures du soir.
« Mmm, pensa Valence, il n’a pas l’air ben sûr de lui. Peut-être que je peux l’aider. »
-Inquiète-toi pas, j’ai pas l’intention de faire des bêtises comme ça. Je veux seulement parler avec toi.
Le garçon lui lança un air grave.
-Pis qu’est-ce que c’est sensé faire, que tu saches mon nom. Il a des jours ou moi même j’aimerais ça, ne pas le connaître. Tu veux pas m’écœurer, mais tu veux m’écouter. La dernière personne qui m’a dit ça, c’est ma prof de maternelle.

Valence était triste pour lui. Voyant son expression sincère, le garçon lui répondit, question de politesse.
-Moi, mon nom, c’est Brad. Brad… Spitfire.
Il prononça son nom de famille avec un profond dégoût.
-Veux-tu qu’on parle, proposa Valence. Comme des amis?
Il était si émue par la proposition de Valence! Jamais dans sa vie quelqu’un avait été gentil avec lui, et encore moins lui avait dit une chose comme ça. Il fit à l’adolescente son plus beau sourire. Il se retint de toutes ses forces de ne pas la serrer dans ses bras.
-Ok, on peut parler.

Ils passèrent la soirée à parler en parlant d’eux, chacun appréciant la compagnie de l’autre. Le temps fila à vive allure. Quand la nuit tomba, ils partirent se coucher dans leurs tentes respectives, à la demande des moniteurs. Valence entra la dernière dans la tente des filles.
-Pis, demanda Catherine, est-ce que j’avais raison de te dire de l’ignorer?
-Ferme-la donc, Cat, répliqua sèchement Valence.
-On, mais elle est devenue susceptible, la Va-Val, fit Stéphanie, une autre des filles présentes.
-Arrêtez de taquiner Valence, ordonna Amélie, la femme monitrice. Elle est la seule à avoir eue la gentillesse d’aller parler à Brad.
Catherine et Stéphanie se regardèrent, l’air coupable. Elle murmurèrent un bref « pardon mononque » à Valence.

Cette dernière s’endormie avec l’image de son nouvel ami dans l’esprit. Il était gentil, brillant d’après ce qu’elle avait pu voir, et il était, elle devait l’admettre, assez beau bonhomme. Elle était loin de deviner qu’ils allaient se réveiller tous les deux le lendemain, dans un endroit si loin de chez eux…


Dernière édition par le Ven 16 Juin à 9:24, édité 1 fois
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] Le passé face à vous, G (de Dino)   Dim 24 Juil à 19:02

Chapitre 2, des tonnes de E.T., pis ça, ça énerve

Charles Patenaude, capitaine du Romano-Fafard, était assis dans la salle de commandement. Il attendait avec impatience le rapport d’exploration de la planète Pogo. C’était Bob, qui avait proposé le nom. Le même Bob qui était sur la planète avec Flavien et Pétrolia. Le reste de l’équipage du capitaine Patenaude était dans la même salle que lui, en train de dîner.

-Les rapports de sondes sont formels, capitaine, assura Brad, le scientifique, entre deux bouchées de sandwich. Cette planète est parfaite.
-Ne vous réjouissez pas trop vire, Brad. Il faut attendre les rapports d’exploration de Bob, Flavien et Pétrolia.
-Pourquoi vous les avez envoyés sur la planète?
Il semblait paniqué. Serge-numéro-quelque-chose le lui fit remarquer… à sa manière!
-Accélération du rythme cardiaque, activation des glandes sudoripares, début de mouillement du pantalon. Seriez-vous nerveux, Brad Spitfire.
-Qui ça, moi, le grand Brad Spitfire, nerveux? Pff!
-C’est vrai que vous semblez nerveux, Brad, admit Valence. Elle leva la tête vers le capitaine et continua : En tant que psy, je pense qu’une bonne thérapie lui ferait du bien.
-C’est bon Valence, accepta le capitaine. Amenez-le.

Contrairement aux attentes de l’équipage, Brad suis Valence sans rien dire. Valence entra dans son bureau et s’assis. Brad l’imita, une fraction de seconde plus tard.
-Pourquoi vous vous inquiétez, Brad? demanda la psychologue.
-Tu le sais pourquoi je m’inquiète, pis, pour une fois, j’ai une bonne raison.
Valence fut surprise de l’attitude du savant, qui la vouvoyait normalement.
-Pourquoi vous me tutoyez, au juste? fit elle.
-Jute pour m’habituer à entendre ma voix dire « Tu » quand un petit gars de seize ans va arriver sur la vaisseau. Petit gars, d’on, soit dit en passant, j’étais à la place il y a dix ans!
-Ouen. Vo… Je veux dire « t’as » eu une bonne idée. En passant Brad, moi aussi, je suis inquiète. Moi aussi j’était là, il y a dix ans, autrement dit, dans une semaine.
-Il y a dix ans, autrement dit, répéta le scientifique, dans une semaine?
-Ah, Brad, fourrez-moi pas plus que je le suis déjà! Moi, le voyage dans le temps… Mais pourquoi vous êtes aussi inquiet?
-Parce que moi, cette aventure là, je suis pas certain de m’en sortir vivant! Tout commence sur cette planète, c’est pour ça que je suis nerveux!

Valence se prépara à répliquer, mais la voix du capitaine dans l’intercom l’en empêcha.
-Alerte bleu jean avec une douillette en patchwork! Alerte bleu jean avec une douillette en patchwork, fit la voix du capitaine. Des extraterrestres nous menacent! Tout l’équipage est convoqué dans la salle de commandement!

Valence et Brad réagirent en moins de temps qu’il le faut pour dire « Hein? De quessé ». Quand ils arrivèrent dans la bonne pièce, tout les monde était présent.
-C’est quoi qui se passe, Charles, demanda Valence.
-Des E.T disent que Flavien, Bob et Pétrolia ont pénétré leur camp de base. Ils exigent l’identité de deux membres d’équipages, sans ça, ils nous tirent dessus!
-Ben, dites leurs que vous êtes le capitaine Patenaude et que votre pilote est un imbécile qui s’appel Bob, suggéra Brad. Après ça, ils devraient nous laisser tranquille.
-C’est pas aussi simple, expliqua Serge. Ils nous demandent l’identité de deux membres d’équipages pour retourner dix ans dans le passé avec nous et tuer ces membres d’équipage. Ainsi fait, deux d’entre nous mourrons et cela pourrait changer le cour de l’histoire de manière dramatique.
-J’ai toujours trouvé Serge encouragent, déclara Bob. Mais là, je suis plus certain de ma shot.
-Dites mon nom, capitaine, fit Valence. On aura qu’à aller me chercher, si les E.T nous ramènent dans le temps avec nous. Il y a dix ans, j’étais dans un camps de vacance en gaspésie. Brad était avec moi.
Le capitaine se frotta le nez, signe qu’il réfléchissait. Après un interminable silence, il prit sa décision.
-Flavien, envoyez les données au vaisseau ennemi. Brad et Valence, allez chercher une photo de vous quand vous aviez seize ans. Serge et Pétrolia, préparez-vous à aller chercher Brad et Valence, il y a dix ans, en vous fiant à la photo donnée par ceux d’aujourd’hui. Ceux d’aujourd’hui, vous nous guiderez ensuite au camp ou vous étiez il y a dix ans. Nous amènerons ensuite Pétrolia et Serge à cet endroit. Questions? Action!

Chacun fit sa tâche, tout se passant comme prévu. Pétrolia et Serge débarquèrent une demie heure plus tard sur la Terre, telle qu’elle était il y a dix ans.
-C’est beau, hein, fit Serge.
-Oui, lui répondit Pétrolia, émue. Il faut trouver l’endroit exact ou sont Valence et Brad.
-C’est déjà fait. Suis-moi, Pet.

Ils arrivèrent devant deux grandes tentes. Pétrolia rentra dans la première et en sortit rapidement Valence, pendant que Serge allait chercher Brad. Pétrolai regarda le garçon que son androïde portait sur son épaule.
-C’est pas Brad, ça, déclara-t-elle à son robot, à qui elle tendait Valence. Y’é ben trop cute!
-Pis y’é aussi pareille comme sur la photo, objecta Serge.

Pétrolia l’observa attentivement. En effet, c’était bien Brad, il avait le même visage à quelques différences près.

Ils emmenèrent les ados dans le vaisseau et les couchèrent sur les lits du centre de santé. Pétrolia, maternelle, les embrassa sur le front et leur dit :
-Bonne nuit, enfant du passé, futurs membres d’équipages, futurs héros.
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kristaline
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MessageSujet: Chapitre 4, Bonjour... moi-même!   Dim 24 Juil à 19:05

Chapitre 3, L’étrange réveil de deux ados

Dès qu’il se réveilla le lendemain, Brad sentit que quelque chose clochait. Il était bien trop confortable pour être dans un sac de couchage dans une tente, elle même dans un coin perdu d’une forêt quelconque. « Je suis peut-être juste dans ma passe Sleeping Bag vu que ma passe bouffe est finie y’a deux mois », pensa-t-il. Il ouvrit les yeux et constata avec effroi qu’il était dans un genre de centre de santé, en haut, dans un lit superposé. « Oh non! Je me suis encore fait kidnapper! C’est la deuxième fois cette année! J’espère juste que ceux qui m’ont emmené ici attendent pas d’argent. Les trois autres fois, mon père a jamais voulu payer la rançon! » Il regarda qui dormait dans le lit du bas et, à sa grande surprise, il aperçu Valence! « Bon, c’est clair, au moins, je sais que j’ai pas été enlevé, à moins que ses parents à elle aussi soient riches… » Il sauta par terre et réveilla doucement son amie.
-Valence, je sais pas ou on est, mais j’ai pas l’impression qu’on est là pour faire le party!
La jeune fille se réveilla.
-Quoi? T’as fin? Veux-tu que je te fasse ma recette de tarte aux patates ou ben de la soupe aux jeans? À moins que tu veules ma recette de pâté chinois? Steak, blé-d’Inde, tomates!
-Réveille! Y’a un problème, Valence.
La jeune fille sembla reprendre contact avec la réalité. Enfin, c’est ce que Brad supposa quand elle lui dit :
-Belle tenue.
Oups! Il réalisa qu’il était en t-shirt et en caleçon! Il rougit aussi vite qu’une lumière passe du jaune au rouge. Alors qu’il allait se défendre, la porte de la pièce dans laquelle ils se trouvaient s’ouvrit, laissant passer une délégation de sept personnes. Un homme s’approcha d’eux. Les autres se placèrent trois à sa droite et trois à sa gauche. Ils étaient au garde à vous.
-Vous êtes qui, vous, demanda Valence à l’homme du milieu. Pas des témoins de Jéhovah, toujours?
Il avait les cheveux placés d’une telle manière que sa tête ressemblait à une tablette.
-Repos, fit-il.
Les six autres personnes abandonnaient leurs gardes à vous. Il s’adressa ensuite à Valence et Brad :
-Je suis Charles Patenaude, capitaine du Romano-Fafard. Voici mon équipage : Flavien Bouchard, opérateur radar.
Un jeune homme au milieu de la vingtaine à l’extrême gauche du capitaine fit un tata de
la main en guise de bonjour.

- Pétrolia Parenteau-Stanislavski, technicienne.
Une jeune femme à côté de Flavien s’inclina légèrement.
-Cute, murmura Brad en haussant un sourcil.
Valence le regarda le plus croche possible et elle décida finalement de ne passer aucun commentaire à sa remarque.
-Quoi, demanda le garçon. Quessé j’ai dit?

-C’est elle qui est allée vous chercher, reprit le capitaine. Elle et son formidable robot, notre défenseur, Serge.
Le robot en question, à droite de la technicienne, ressemblait à un homme, à quelques détails près. En effet, il avait un genre de masque de métal et un ordinateur de la taille d’une calculatrice sur la poitrine. Il fit un léger signe de tête comme salutation. La technicienne nommée Pétrolia ouvrit une valve à côté de l’ordinateur de son invention. Serge, tout à coup plus aimable, plus humain, sourit.
-Drôle de nom pour un robot, Serge, dit Brad à Valence.
-Hum, approuva cette dernière. Mais c’est toujours plus facile à retenir que HTX3Z3V54.
-…
-C’est la première chose qui m’est passée à l’esprit.

Le capitaine s’éclaircit la gorge pour attirer l’attention des adolescents. Il reprit ensuite ses présentassions, en pointa un homme noir à sa droite immédiate :
-Bob Dieudonné-Marcelin, pilote.
À la grande surprise de Brad et Valence, le pilote leur tendit… des pogos!
-Je m’était dit que peut-être que vous auriez faim.
-Des pogos, c’est pas un déjeuné, espèce d’innocent, fit un homme aux cheveux coiffés de manière impeccable que le capitaine n’avait pas encore pésenté.
-Bob est mon meilleur chum, intervint Flavien. Pis y’é plus brillant que vous!
-Vous croyez, Flavien, demanda-t-il en tournant la tête vers Bob. Bob, douze fois douze?
-Hum, répondit Bob en réfléchissant. Douze boîtes de douze pogos égalent… heu… 144!
-Han, han. Vous calculez en boîtes de pogos, asteure. Pathétique.
-Lui au moins, fit Flavien pour défendre son ami, son père à as eu à payer un pot-de-vin à la fédération pour avoir son poste.
Présentant visiblement une bagarre, le dernier membre d’équipage que le capitaine n’avait pas présenté, une femme à côté de qui la reine Amidala aurait eue l’air peignée de manière banale, tira Bob et Flavien loin de leur interlocuteur.
-Pas de chicane dans ma cabane. Pas de cochon dans mon salon! C’est tu clair?

Valence, poussé par la curiosité, demanda au capitaine :
-C’est qui les deux autres?
Le capitaine, visiblement mal à l’aise, lui répondit :
-Le scientifique et la psychologue.
-Oui, mais c’est quoi leurs noms, insista-elle.

Cette fois, le capitaine semblait vraiment nerveux. Il déglitu… dégluta… avala sa salive avec difficulté avant de dire :
-Ils vont se présenter eux-mêmes. Moi et le reste de l’équipage, nous devons vous quitter pour aller… heu… tapisser, c’est ça, tapisser, le heu… les boulons de la carlingue.
-Tapisser les boulons de la carlingue? répéta Brad. Pourquoi faire?
-Parce que… heu…
-Ils sont pas beau à voir, termina Pétrolia. Ils sont vraiment laids! En plus, ils auraient besoin d’une permanente!
-C’est ça! Parce qu’ils sont laids, affirma la capitaine.

Ils sortirent de la pièce, y laissant Brad, Valence, le scientifique et la psy.
-Pis, fit Valence. C’est quoi vos noms?
Les deux adultes se regardèrent sans rien dire.
-Accouchez! ordonna Brad, à bout de patience qu’on se moque de lui.

La psy prit la parole.
-Je suis Valence Leclerc, et voici mon collègue, Brad Spitfire.

Chapitre 4- Bonjour… moi-même!

Brad et Valence regardaient les yeux ronds comme des deux piasses… Brad et Valence!
-C’est pas possible, dit la plus jeune des Valence. J’suis pas aussi grande que ça!
-Ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre, assura le Brad de seize ans. Par je sais pas quel moyen, ils ont réussis à revenir dans le passé. Il viennent du futur.
-Heille, déclara la Valence du vaisseau. Vous étiez déjà brillant de même à cet âge là.
-Eh oui, répondit le grand Brad. La vie est ben faite, hein. Y’a dix ans, j’étais déjà prédisposé à devenir un grand scientifique. Bob, lui, il devait encore se demander quel était comment ils mettaient le caramel dans la Caramilk.
-Faites pas votre smat, Brad Spitfire, menaça la grande Valence. Sinon…
-Sinon quoi? Vous allez me faire taire à coup de meuble en mélanine, comme la fois ou vous avez essayé de me changer en fille?
-Vous voulez dire quand j’ai réussi à créer Lindâ? J’y avais pas pensé, mais c’est une bonne idée.
-Ah, fudge…

Pendant qu’ils s’envoyaient des répliques toutes plus stupides les unes que les autres, les deux jeunes se regardaient avec incompréhension. Il s’assirent sans un mot sur la table d’examen, à côté du scanner. Puis, sans raisons apparentes, le plus jeune des Brad fondit en larmes. Son amie le prit dans ses bras.
-Si tu souffre en silence, et que plus rien n’a d’importance, chantonna tout bas Valence, sur l’air de « Cette mélodie », pour le réconforter. Si tu pleure, libère ton cœur.
La voix de la jeune fille à elle seule lui remonta un peu le moral. Elle chantait si bien, et, tout à coup, il aurait voulut rester là, dans ses bras à l’écouter, pour toujours.
-J’veux pas devenir scientifique, expliqua Brad. C’est pas mon rêve.
-C’est quoi ton rêve, d’abord, demanda l’autre Valence, qui avait fini de se disputer avec l’autre Brad.
-Pas de vos affaires, firent les deux gars d’une seule voix.

Le petit Brad, réalisant qu’il pleurait, sécha ses larmes pour garder sa dignité. Les quatres personnes, ou, plutôt, les deux, (même moi, l’auteure, j’ai de la misère avec ça!) se rendirent dans la salle de commandement.

-Ah, heureux de vous vous, les salua le capitaine.
Les deux adultes se mirent au garde à vous, et, les adolescents, ne sachant quoi faire, les imitèrent.
-Repos.
Les adultes perdirent instantanément leur attitude de bons soldats, et, ils furent imités encore une fois par… eux mêmes!
-Mini-Brad, Tite-Valence, bienvenue dans mon vaisseau!
-Heu, capitaine, demanda Pétrolia, pourquoi vous appelez les p’tits de-même?
-Parce que sinon, expliqua le capitaine, si je dit Brad, allez me lire le rapport de sonde, ça risque d’être un Brad qui sait pas lire ça qui va m’obéir. J’ai pris ça de mini-moi pis Tite-Lène!

-Quand j’était petit, là, raconta Bob, le pilote, on était deux Bob dans la même cours. Pis, y’avait une anglophone qui venait juste d’apprendre le français qui est arrivée. L’autre Bob, y’était tout petit, faque elle l’a surnommé le petit Bob. Mais en anglais, grand pis gros, ça veut dire la même chose.
-Et, demande Serge, qui voulait savoir la suite.
-Elle l’a surnommé le gros Bob, finit Flavien.
-Étonnant, fit le Brad adulte.
Tout l’équipage ensemble lancèrent un « Brad! » dégoûté.
-Ben quoi, se défendit celui-ci. C’est pas de ma faute si y’é aussi niaiseux qui est gros! Pis ça, dans son cas, ça veut dire ben des affaires.

La Tite-Valence se tourna vers mini-Brad et lui murmura à l’oreille :
-Sympathique dans dix ans.
Il l’ignora.

La journée se passa plutôt bien. Flavien fit visiter le vaisseau aux nouveaux venus en compagnie de Bob. Le demi E.T. fut ravie de constater que mini-Brad était beaucoup plus gentil que ce qu’il serait dans dix ans.

Le soir, au dortoir, il fit part de sa constatation à son meilleur ami.
-T’a raison, approuva Bob. Au début, je m’étais dit « All right, deux Brad à bûcher! On est au paradis! ». Mais finalement, le jeune, l’art de s’attirer des coups de poings dans face, y’a même pas l’air de connaître ça lui!
-C’est vrai. J’ai pas eu envie de le planter une fois depuis qu’il est ici. Ça fait bizarre, un Brad aimable avec tout le monde.
-Ouen. Mais, on peux-tu considérer que c’est Brad? C’est vrai, y’é pas smat, y’a pas l’air feluette, y’é pas chien sal pis y’é fin. En plus, t’as tu vu ses cheveux? Y’ont plus l’air des tiens, placés n’importe comment, que ceux de Brad.

Pétrolia, qui venait d’arriver dans le dortoir, leur dit bonjour.
-Heille, les gars, trouvez-vous que Tite-Valence est cool, vous aussi. Elle me donnait des trucs de maquillages que je connaissais même pas!
-C’est vrai qu’est fine, Tite-Valence, approuva Flavien.
-Oh, pis mini-Brad aussi, continua Pétrolia. Avez vous vu ses cheveux? Y’é full cute de-même. Le Brad qu’on est pogné avec fait dur comme ça se peut pas. J’ai essayé d’y repeigner les cheveux, mais il m’a tassé pis y’a continué son chemin.
-Tu le trouves vraiment cute, Ti-Pet, demanda Bob, un peu inquiet.
-Ben oui! Pis y’é tellement fin!
-Ouen, approuva Flavien. C’est dur de croire que les deux gars, c’est le même.
-Mmm. C’est plate qui aille juste seize ans…

De son côté, le capitaine, dans la salle de commandement, regardait sa blonde, dos à lui.
-T’as pas changé en dix ans, toi, hein. Toujours aussi belle, fine, intelligente…
Il sortit de sa poche un livre intitulé « Complimenter pour les capitaines tatas », en lit une partie, le sert et reprit son discourt :
-Tes yeux son toujours aussi bleus que… que la mer de Gaspésie.
Valence se tourna vers lui.
-C’est parce que mes yeux sont pas bleus, Charles.
-Hein, fit le capitaine en la regardant attentivement dans les yeux. Ah, ben oui, t’as raison. En tout cas, comme disait le grand Jules César : L’habit ne fait pas… ne fais pas… ne fais pas l’agent d’immeuble.
Sur cette brillante réplique, Valence ne fit aucun commentaire. Elle était préoccupée, c’était clair.
-Qu’est-ce qu’elle a ma Valence, hein?
Valence le regarda dans les yeux.
-Ben, je peux pas vraiment te le dire, si je veux pas me faire tuer…

En effet, ce que Valence avait sur la conscience, c’était la disparition définitive du gentil mini-Brad, et l’autre Brad lui avait juré que si elle disait quoique ce soit, il la mettait dans le blender et pesait sur purée. Pas que Valence est peur de Brad, mais elle avait plutôt peur que si elle désobéissait, il deviennent encore plus chien sal qu’il était déjà. Pauvre Valence.
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Dino
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MessageSujet: Le passé face à vous (suite)   Mar 26 Juil à 15:53

Chapitre 5- On fait quoi?

Le lendemain, Pétrolia se réveilla tôt. Elle se dirigea vers la salle de commandement pour déjeuner. Elle constata qu’il n’y avait plus trace de nourriture dans la pièce. Elle se rendit vers la réserve. Une fois arrivée, elle constata qu’il n’y avait plus aucune trace choses comestibles. Elle repartie vers la salle de commandement, espérant y trouver le capitaine.

Elle s’assit sur le siège de pilote de Bob. Au bout de dix minutes, le capitaine arriva.
-Il reste plus rien à manger dans le vaisseau, lui annonça Pétrolia.
-Je sais, répondit le capitaine, l’air… joyeux?
-C’est drôle, vous avez l’air content, capitaine.
-Bien sûr! Nous sommes sur Terre.
-Han han.
-On a plus rien à manger.
-Han han.
-On va aller faire l’épicerie.
-Han han.
-Je vais en profiter pour aller au magasin acheter un p’tit quelque chose à Valence.
-Ah, fit Pétrolia, qui venait de comprendre. On va aller magasiner?

Son visage s’assombrit soudain.
-Qu’avez-vous Pétrolia, demanda le capitaine. Vous semblez triste.
-Ben, c’est que moi, j’ai pas d’argent terrien. Je pourrais pas rien acheter à Flavien.
Le capitaine sur son siège à lui.
-Je vous donnerez des sous pour acheter des pièces neuves nécessaires à Serge. Il en a besoin, le pauvre. Il bug à toutes les cinq minutes! Gardez le reste. Je ne crois pas que personne n’y voit d’inconvénient.
-Merci capitaine.

Peut à peut, le reste de l’équipage arriva. Bob fut le dernier. Avec prudence, on lui annonça qu’il devrait attendre pour manger. La réaction ne se fit pas attendre.
-Quoi? Je peux pas manger! Hiiiiii! Hiiiiiiii! Au secours! À l’aide! C’est… c’est quoi qu’on dit déjà, d’on?
-C’est l’apocalypse? proposa Flavien, avec le sourire que provoque toujours les idioties de Bob.
-C’est ça, approuva Bob. Même si je sais pas ce que ça veut dire, je l’ai déjà entendu dans un film. C’est l’apocalypse! AHHHH!!!!
-Hum, s’cusez, fit Tite-Valence, mais est-ce qu’il est toujours de même?
-Pour que Bob se serve de sa tête plutôt que son estomac, il faudrait un miracle, répondit Brad, sarcastique. (Égale à lui-même dans le fond.)

Bob allait répondre à l’attaque du scientifique, mais quelqu’un fut plus rapide que lui : mini-Brad!
-Fermez-la donc, monsieur le scientifique muffé.
-Ohhh, fit tout le monde, étonné que mini-Brad soit bête avec… avec lui-même dans le fond.
-Heille, le petit, fit Brad, pour qui tu te prends pour donner des ordres au sublime Brad Spitfire?
-Je me prends pour moi, Brad.
-Ah, ben oui. Regardes donc ça, toi.
Sur ce, Brad s’en alla, furieux de se l’être fait fermer ainsi par un enfant.

L’équipage se tourna vers mini-Brad.
-Heille, félicita Flavien. Bravo! Tu le fais se taire plus vite que moi pis Bob réunis. Dire que ça fait cinq ans qu’on essaient pourtant…

À la fin de l’après-midi, les réserves du vaisseau étaient pleines, et les poches des membres d’équipages étaient vides. La joyeuse bande soupait dans l’allégresse générale un repas que Flavein et Pétrolia avaient cuisinés.

Le capitaine avait profité de sa journée pour acheter des trucs, des cossins et des patentes qui pourraient êtres utiles pour la mission : boussoles, lampe de poches, piles, etc. Il allait acheter des chaises pliables quand Brad, qui était avec lui, fit comprendre que c’était un achat inutile.
-Le matériel de scout, je peux peut-être comprendre. Mais les chaises… On est pas en camping!

De leur côté, les filles avaient dévalisés les boutiques de vêtements, Tite-Valence avec elles. Pétrolia avait acheté une belle casquette avec une guitare dessus pour Flavien. Valence, quand à elle, avait acheté un livre de citations à son Charles. Tite-Valence n’avait rien demandée, mais remarquant qu’elle avait une belle robe bleu dans sa mire, Pétrolia la lui offrit.

Chez Flavien et Bob, il n’y avait eu pour dépense que deux douzaines de beignes au chocolat et à l’érable, Plus un paquet de Timbit’s, toutes saveur confondues. Ils avaient emmenés avec eux mini-Brad, qui avait perdu de peu une compétition contre Bob pour savoir qui mangerait le plus de bonbons sans exploser.

Serge, lui, avait passé sa journée dans un magasin d’informatique. Il voulait demander la permission au capitaine de s’acheter un chien robot Poo-Chi. Il changea d’idée quand il s’apperçu que ces toutous n’étaient finalement pas plus évolués que des peluches avec un microphone dedans. « La honte de mon espèce », pensa-t-il.

Chacun avait passé une agréable journée. Quand ils se réunirent, ils ne manquèrent pas d’attirer l’attention des passants avec leurs uniformes, surtout quand ils se mirent au garde-à-vous en attendant le fameux « repos » du capitaine.

Après le repas, le capitaine, Bob et Flavien maniaient le vaisseau pour se familiariser avec leur secteur d’espace. En regardant son radar, Flavien se rendit compte de quelque chose: le vaisseau ennemi d’hier s’approchait! Il en fit part au capitaine.
-Mettez nous en communication avec eux, ordonna-t-il.
-Bien capitaine, répondit l’opérateur radar.

Charles Patenaude se leva de son siège et s’approcha d’un intercom. Il appuya sur un bouton et dit :
-Alerte lilas rose! Alerte lilas rose!
-Euh, capitaine, demanda Bob. C’est pas plus « Alerte rose lilas »?
-Non, Bob.

Les autres membres d’équipages entrèrent à la course dans la salle de commandement.
-L’alerte lilas rose est neutralisée, capitaine, déclara Pétrolia. On eu beau fouiller le dortoir de fond en comble, on a trouvé aucune trace de bébé E.T braillard qui était du pour faire changer sa couche.
-Hein? Pourquoi vous me parlez de bébés E.T, demanda le capitaine. L’alerte lilas rose, ça veut dire qu’on approche d’un vaisseau ennemi!
-Non, c’est pas ça pantoute, affirma Serge. Vous devriez apprendre vos code, capitaine. Vous vous êtes mélangé avec l’alerte rose lilas.
-Je vous l’avais dit, fit Bob, tout fier de lui.
-Bon, en tout cas, c’est deux noms de fleur, dit Tite-Valence. Vous devriez pas avoir des codes de même. C’est trop difficile à retenir pour votre psyché profond. Vous risquez ainsi d’avoir une commotion de mémoire et un trou sélectif mental très développé.
Tout le monde la regarda, bouche bée. Voyant cela, elle traduit en mots simples :
-Vous allez virer fous.
-Ah.

-Tout le monde à son poste, ordonna le capitaine.
-C’est ou, nos postes à nous autres, demanda mini-Brad.
-Heu, ben… Allez vous couchez.
-Y’é rien que huit heures et demi, protesta Tite-Valence.
-Pas obligé de dormir tu suite.
Résignés, les deux adolescents partirent vers le centre de santé d’on les deux lits leurs avaient été prêté.

Le capitaine commença à parler avec l’autre vaisseau.
-Ici le Romano-Fafard.
-/Ici le Horkaxon/, répondit le capitaine de l’autre vaisseau.
-Au fait, hier, nous nous sommes présentés. Nous vous avons dit le nom de notre vaisseau, notre quête et notre race. Vous cependant, vous n’avez rien dit de vous, si ce n’est pas pourquoi vous vouliez avoir le nom de deux membres d’équipage.
Silence. Enfin, l’autre vaisseau répondit.
-/Nous sommes les Yiralite. Notre but à nous est de faire le désordre. Et qu’est-ce qui fait plus de désordre que changer le cour du temps?/
-Ils sont pas super cool, hein, fit Pétrolia.
Le reste de l’équipage l’approuva.

Le capitaine de l’autre vaisseau reprit alors la parole.
-/On vous pose une questions et vous êtes mieux de répondre si vous voulez pas finir dans sécheuse./
-Finir dans sécheuse? répéta Brad. Ouh! On a peur! C’est ri-di-cu-le.
-/On vous mets dans sécheuse pis vous allez refouler à mort!/
-Ahh! Quessé vous voulez que je vous le dises!
-Peureux, fit Bob.

Le capitaine reprit la parole avec l’autre capitaine.
-Que voulez-vous savoir?
-/Ou sont les deux personnes d’on vous nous avez donné le nom?/
Le capitaine sourit. « On a juste à mentir. »
-Ils sont à Montréal.
-/Vous mentez. On a un détecteur de mensonge sur notre vaisseau. Une machine nommée Mage-songe/
« Bon. Ça va ben notre affaire, pensa le capitaine. On peut pas mentir… Avec leur machine, le mage qui réfléchit, là, on pourra pas les avoir de-même. Mais… Ben oui! Il connaissent pas la Terre! On peut essayer. On va pas leur mentir, mais on va leur dire un lieu si gros que ça les aideras pas. Ils pourront donc pas savoir que les flots sont avec nous. Si on leur disait ‘’la moitié de la planète ‘’ en d’autres mots… »
-Ils sont en Amérique, répondit finalement le capitaine.

Silence. Trop long silence.

En attendant que le silence se termine, nous vous présentons cet intermède musical, mais sans musique!

L’autre vaisseau répond enfin.
-/C’est bon, vous avez la vie sauve pour l’instant./

Fin de la communication.
-Qu’est-ce qu’on fou, capitaine, demanda Flavien.
-On s’en va se cacher. C’est pas notre habitude, mais c’est plus sécuritaire. Go!
Flavien obéit un peu à contrecœur. Il se sentait mal de partir comme ça. Il avait l’impression de fuir. Mais bon… Le capitaine avait raison.

Pendant tout ce temps, mini-Brad et Tite-Valence avaient parlé de leur situation.
-C’est vrai qui nous ont toujours pas dit pourquoi on est ici, dit le jeune fille pour approuver les dire de son ami.
-Mmm. On leur demandera demain.

Tous les deux se regardèrent. Valence sourit. Rares étaient les personnes qui avaient sourient à Brad de cette manière. C’était la première fois de sa vie qu’il parlait aussi longtemps avec quelqu’un sans finir par se faire engueler. Il se sentait si bien avec Valence. Mais, en même temps, elle le rendait un peu mal à l’aise... Bon, il n’avait jamais vraiment eu confiance en lui, il devait se l’avouer. Mais…

Valence aussi pensait à peu près la même chose. Elle avait beaucoup d’amies. Mais elle avait aussi des amis. Pourtant, même avec sa best, elle ne ressentait pas une telle complicité. Elle regardait mini-Brad dans les yeux. Pour la première de sa vie, elle n’arrivait pas à savoir exactement à quoi quelqu’un pensait. Elle était trop mêlée. Trop confuse.

Sans s’en rendre compte, les deux adolescents s’étaient rapprochés, rapprochés, puis finalement… eh oui, embrassés. C’était pas trop dur à deviner.

Réalisant ce qu’ils faisaient, ils s’éloignèrent subitement un de l’autre.
-On fait comme si rien s’était passé, O.K., fit Tite-Valence.
-Ou-est-ce que t’as appris à lire dans les pensées, fit mini-Brad en guise de réponse.
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MessageSujet: Le passé face à vous, chapitre 6   Dim 31 Juil à 10:19

Chapitre 6, Le retour (ou titre de téléroman d’on j’ignore tout)

Après ce premier baiser, Tite-Valence jugeait que la question qui la rongeait pouvait être posée sans que mini-Brad lui réponde « Pas de tes affaires ». Elle prit une grande respiration et se lança.
-Pourquoi quand t’as appris que tu deviendrais scientifique tu t’es mit à brailler comme un bébé?
Le garçon lui répondit sans faire d’histoire, au plus grand soulagement de Valence.
-C’est genre, j’ai jamais voulu devenir scientifique. J’ai jamais aimé la science. Mais mon père m’a obligé à devenir comme lui. Quand j’avais neuf ans, il m’a envoyé dans un pensionnat ou ils faisaient rien que de la science… pis de la balle molle! Dire que j’étais si près de commencer mon rêve. Mais non. Mes parents trouvaient ça trop fif.

Valence le plein un peu. Puis elle lui demande :
-C’étais quoi ton rêve? Homme de ménage? Chauffeur de taxi? Serveur dans un bar? Prof? Présentateur de météo? Devenir Miss Univers?
-Miss Univers, répéta le garçon. Berk! Non, moi, mon rêve, c’étais de devenir dan… Dans.
-Dan quoi?
-Dans rien.
-Dan quoi, insista Valence.

Mais mini-Brad était déterminé. Il s’était juré que personne ne le saurais. Il décida de mentir à son amie, de peur de paraître ridicule.
-Dentiste!
-Dentiste, s’étonna Valence. Tu voulais de venir dentiste. Quessé qui a de fif là-dedans?
-Heu… Je sais pas! Mais parents ont toujours été bizarres!
-Ah, fit Valence, qui ne voyais toujours pas ce qui était fif dans le fait de devenir dentiste, c’est la vie.

Elle dévisagea Brad.
-Tu me cacherais pas quelque chose, par hasard?
-Quelque chose? À toi? Non, répondit l’adolescent, de plus en plus rouge. Pourquoi je te cacherais quelque chose?

Valence se mit à réfléchir. Puis, elle dit le plus de métiers probables possible.
-Vétérinaire? Je sais que c’est pas fif, mais à cause des tits animaux, on sais jamais.
-Non, affirma Brad, qui avait retrouvé ses couleurs naturelles et qui semblait maintenant amusé. Tu le trouveras jamais.
-Euh, cherleader?
-Non plus.
-Animateur dans un camp de jour?
-Pantoute. Me semble que ça serait ben le fun à faire, par exemple.
-Danseur de balais, proposa Valence, avant de se répondre à elle-même : Non. Ça commence par « dan », mais ce serait ben trop niaiseux.

Elle remarqua que Brad avait baissé les yeux lors de cette proposition.
-Non, dit-elle avec un grand sourire. Pas sérieux. Danseur de ballet?
-J’te jure que si tu le dis à qui que ce soit, tu vas finir en assez p’tits morceau que ta mère te reconnaîtra plus. C’est tu clair?
-Oh, répondit Valence pour l’écœurer un peu. Mini-Brad il est michant! Il fait presque peur.
-Dort donc, fit le garçon avant de monter l’échelle qui menait à son lit.

Le lendemain, le capitaine arriva dans le dortoir.
-Cocoricaaaaaooooo! Bon… Mettons que c’est un coq avec un chat dans gorge.
Puis, il se reprit :
-Tout le monde debout!
Voyant que son équipage était pas très motivé à se lever, il se reprit encore une fois :
-Le premier qui arrive dans salle de commandement gagne deux beignes au chocolat!
Cette fois, il avait réussi. En moins de temps qu’il le faut pour dire « Youpi », tout l’équipage était à son poste.

Le capitaine entra dans la salle de commandement. Bob, le premier à être arrivé, s’adressa au capitaine :
-Heu, capitaine? Heu… Sont ou mes beignes?
-Valence va vous les cuisiner.
Bob, qui connaissait les talents de cuisinière de Valence, murmura quelque chose comme que finalement, il laissait sa récompense à Brad.
-Heille! protesta celui-ci. Vous voulez m’empoisonner ou quoi?
-Ben là, se défendit Valence. Est pas si pire ma bouffe.
-Valence, intervint Pétrolia, la dernière fois que t’as fait à manger, même Bob à pris rien qu’une assiette.
-C’est vrai que de la lasagne 100% coton… ça là un goût unique, affirma Flavien.

Valence, tanné de voir sa cuisine ainsi insultée, décida de changer de sujet.
-Sont ou les flots?
-Ils dorment encore, répondit Charles.
-Pourquoi eux ils peuvent dormir pis pas nous, demanda Bob.
-Parce que j’ai pas besoin d’eux pour manier le vaisseau.

Serge profita de ce moment pour mettre ses connaissances au profit de tous.
-De toutes manières, ils est déconseillé de réveiller un adolescent. Cela pourrait le rendre bougon toute la journééééééééééééééééééééééé…
Pétrolia lui donna une claque en arrière de la tête.
-Merci, fit le robot.
-Heille, observa Brad, à part moi, c’est la canisse qui reçoit le plus de taloche en arrière d’la tête, dans ce vaisseau.
-Ouen, approuva Flavien. Pis si vous en voulez pas une autre tu suite, fermez votre yeule pis ramez!
- J’sais pas nager, j’sais pas couler, j’pense ben que j’vais ramer, fit le scientifique avant de se taire.

La discution s’arrêta là. L’équipage chercha des signes de vie du Horkaxon. Serge, androïde prodige, réalisa soudain quelque chose.
-Capitaine, nous devrions nous poser.
-Pourquoi?
-Hé bien, les Yiralites peuvent détecter très facilement l’énergie dégagée par les moteurs en marche.

Le capitiane réfléchissait. C’étais facile à savoir, vu qu’il se frottait le nez.
-Bon, fit-il après un long silence. Pouvons nous nous poser sur la planète Mars, Lerge? Verge? Guerge?
Le capitaine commença à se décourager.
-Vous là, le robot! dit-il finalement.
-Oui, je pense ben que oui, répondit la machine de Pétrolia.
-Bon, très bien. Dans ce cas…
-Capitiane, intervint Flavien. C’est pas une bonne idée.
-Pourquoi donc, Flavien.
-Ben, la Terre à déjà commencée à envoyer des sondes sur Mars en 2019.
-Et…
-Ben, tout d’un coup que les sondes repèrent le vaisseau pis que les terriens pensent qui a de la vie sur Mars, hein?
-C’est vrai ça, fit Pétrolia pour affirmer les dires de son chum. On devrait se poser sur Terre. Comme ça, y’a pas une sonde qui va nous trouver.
-Oui, approuva le capitaine. Mais il faut trouver une place ou les terriens vont pas. Un bois privé, par exemple. Y’as-tu quelqu’un qui a une idée.

Silence. Personne ne parle. Puis, finalement, après avoir prit une grande respiration, Brad proposa quelque chose.
-Mon père a un chalet dans le bois. Pis c’est un gros bois. On pourrait y aller.
-Bonne idée, accepta le capitaine, avant de se tourner vers Pétrolia et de dire : Allez me chercher mini-Brad et Tite-Valence.
-Oui capitaine.

Au bout de cinq minutes, Pétrolia revint avec les deux adolescents. Le capitaine leur expliqua la situation.
-A… al… allez chez nous, balbutia mini-Brad. Heu… c’est tu vraiment… heu… obligé? Tsé, chu sûr qui a plein d’autres places ou on peut aller, han. Pis aussi, mon père y’é sensé être là, vu que moi, chu sensé être dans un camp de vacance. On va pas là, please…
Brad décida de le rassurer, ou de se rassurer lui plutôt, à vous de choisir.
-Ben, on a juste à pas sortir du vaisseau, han. Pis de toutes façon, qu’est-ce uqe tu veux qui arrive?

Mini-Brad, loin d’être rassuré, se mordit l’intérieur de la joue et fit un petit sourire nerveux.
-C’est pas nécessaire d’y aller. Je suis sûr et certain qui a une autre solution.
Tite-Valence lui prit discrètement la main, mais cela n’eut pour effet que d’empirer son humeur, allez savoir pourquoi. Finalement, le capitaine passa aux choses sérieuses.
-Non Brad!
-Heu… capitaine, remarqua Flavien, c’est parce qui en a deux.
-Non aux Brad!
Les deux s’écroulèrent au sol après avoir reçu la fameuse tape de Charles Patenaude.
-Je sais pas pourquoi vous avez planté le grand aussi, fit Bob, mais c’est une bonne affaire!
-Merci Bob.

Le temps qui suivit servit à trouver le bois en question et y faire atterrir le vaisseau. La maneuvre fut longue, car ils ne devaient pas être vus ni par les terriens, ni par le Horkaxon. Ils réussirent finalement.

Mini-Brad poussa un long soupir. Il était de retour chez son pôpa.
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MessageSujet: Le passé face à vous, chapitre 7   Dim 31 Juil à 18:08

Chapitre 7, Le chalet de Jerry Spitfire

Le vaisseau était posé depuis maintenant deux jours. Il n’y avait eu aucun encombre, jusqu’à présent. Mini-Brad s’était un peu calmé, depuis. L’équipage cherchait un moyen de retourner dans leur époque, mais sans laisser les Yiralites ici.

Un bon après-midi, Valence et le capitaine avait décidé de descendre du vaisseau. Ils marchèrent un peu, en parlant en amoureux. Sans s’en apercevoir, ils s’étaient beaucoup éloignés du vaisseau. Ils s’en rendirent compte quand ils arrivèrent près d’un immense chalet en bois.
-Oh, fit Valence. Une cabane à sucre!
-Les cabanes à sucres… Nomme-moi une chose de meilleur que de la tire sur la neige? Dire qu’on peut plus en manger à cause qui a plus de neige, dit le capitaine, triste.
-Hum.

Ils allèrent s’en aller quand une voix surgit derrière eux.
-Je sais pas si vous êtes au courrant, mais vous êtes sur un terrain privé. Si vous êtes pas partis dans deux secondes, j’appel la police!
Le couple se tourna. Se tenant devant eux, un téléphone cellulaire à la main, un homme les dévisageait. Le capitaine réfléchit à toute vitesse. Il eu alors une idée.
-J’aimerais parler au propriétaire des lieux, Jerry Spitfire.
-C’est moi, affirma l’homme.
-Votre fils est avec nous. On… On vous le ramenait!
-Oh! Gardez-le, si ça peut vous faire plaisir. Si vous le ramenez avec vous, je vous offre l’hospitalité le temps que vous serez ici.

Le capitaine et Valence se regardèrent quelques instants.
-Vous êtes pas sérieux, han, demanda le capitaine.
-Hein oui chu sérieux. Au fait, vous venez d’ou, vous autres.
-On vient du futur, répondit précipitamment Valence.
Le capitaine lui fit de gros yeux.
-Vous venez de futur? répéta Jerry.
-Oui, affirma le capitaine. De dix ans.
-Han, han. Avez-vous une preuve.
-Heu…
-Oui! C’est sûr que oui, dit Valence en sortant de l’argent de ses poches.

Elle le tendit au père de Brad. Celui-ci ouvrit grand les yeux. Sur le cinq piaces en papier canadien, on voyait non pas la tête de la reine, mais bien la face de… René Lévesque? En plus, l’année d’impression était 2034. Il s’alluma une cigarette d’on le bout était maintenant nerveusement mâchonné. Il rendit son argent à Valence.
-Bon, je pense que vous avez raison…
-Nous vous demandons de nous accueillir quelques jours, le temps que nous puissions redécoller notre vaisseau et revenir à notre époque. Nous sommes en effet en train de faire la plus grosse quête de l’histoire de l’humanité. Chercher une planète habitable ou y déménager 6 milliards d’humains, expliqua Valence.
-Heu, je pense que j’ai pas vraiment le choix, murmura le propriétaire de Spitfire Corporation.
-Bien, conclut le capitaine. Si vous voulez me suivre, je présenterai à mon équipage.

Dix minutes plus tard, tout l’équipage avait été présenté à Jerry. Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit son propre fils plus vieux de dix ans! Mais il avait fait visiter son chalet à l’équipage. La visite dura une heure, tellement le bâtiment était grand. Ni Brad ni mini-Brad n’avait accordé le moindre mot à leur père. Celui-ci était tout aussi muet envers eux.
-C’est fort, les relations père/fils ici, dit Pétrolia à Flavien.
-Ouen. Mais lui au moins, y’en a un père.
Pétrolia lui donna un baiser sur la joue pour le consoler.

Le soir venu, l’équipage fut répartit dans deux chambres : une petite pour les trois filles, et une plus grande pour les six gars. Tite-Valence avait eu le droit de téléphoner à sa mère pour lui dire ou elle était. Elle était assez loin de chez elle que composer le numéro fut plus long que la conversation elle-même!

Vers neuf heures, les filles discutaient encore dans leur chambre.
-Ça, j’appelle ça une vraie cabane, déclara Pétrolia.
-Hum, approuva Valence. Mais Brad avait pas l’air très content de voir son père.
-Lequel.
-Les deux.
-C’est plate quand même, dit Pétrolia. On peut pas dire non plus que chose là… heu… Jerry, y’avait l’air de bonne humeur.

Tite-Valence n’avait pas dit un mot. Elle semblait songeuse.
-Qu’est-ce qui a? lui demanda Pétrolia.
Elle ne répondit pas. Valence, sachant ce qu’elle pensait répondit à sa place. Après tout, elle avait déjà été assise là à réfléchir elle aussi, il y a dix ans.
-Elle s’inquiète pour mini-Brad.
-Comment ça?
Valence s’approcha tout près de Pétrolia.
-Si je te le dis, tu le dis pas à personne.
-Compte sur moi, accepta Pétrolia.
-Elle s’inquiète pour lui parce qu’elle l’aime.
-Hein? Pis mini-Brad y’é tu au courrant.
-Oui. Pis il l’aime aussi. Mais si l’autre Brad apprend que je te l’ai dit, il va me tuer, faque pas un mot, OK?
-OK, promis Pétrolia.

Les gars, eux, discutaient de choses plus sérieuses dans leur chambre.
-Il faut juste trouver un moyen de s’emparer de leur machine à voyager dans le temps, pis c’est tout, assura le capitaine.
-Ouen, mais on fait ça comment, rappela Flavien. C’est ça le problème.
-Il faudrait trouver une solution au plus vite, pressa Serge.
-Pourquoi vous parlez aussi bas, demanda Bob.
-C’est pour pas réveiller mini-Brad, dit le capitaine.

En effet, le garçon s’était endormi quelques instants après avoir posé la tête sur l’oreiller, il y avait une demi heure de cela. Les cinq hommes le regardèrent.
-Pauvre tit, dit le capitaine. Dire que ta l’heure, son père voulait nous le donner.

Les regards se tournèrent alors vers le Brad adulte.
-Y’as-tu toujours été comme ça? demanda Flavien.
Brad hocha la tête. Il soupira avant de dire.
-Bah, chu habitué. Là, ce qui est important, c’est de trouver le moyen de rentrer dans notre époque.
Tous comprirent qu’il ne désirait pas parler de tout ça.

Il y eu une longue discutions pour trouver le meilleur moyen de revenir chez eux avec les Yiralites. Puis, finalement, ils montèrent un plan.
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MessageSujet: Le passé face à vous, chapitre 8   Mar 2 Aoû à 10:44

Chapitre 8, Comment voler une machine à voyager dans le temps pour les nuls

Après avoir remercié le père de Brad de les avoir hébergés, l’équipage rentra dans le Romano. Ils allaient décoller. Ils devaient se faire repérer par les Yiralites. Chacun avait un rôle clair à jouer.

Dès qu’ils furent dans l’espace, ils durent attendre deux jours avant que le Horkaxon arrive. C’est Tite-Valence qui repéra la vaisseau par les hublots du dortoir. Elle courut dans la salle de commandement pour prévenir le capitaine. Il y était, en train d’embrasser ce qu’elle serait dans dix ans.
-Hum, s’cuser, fit Tite-Valence, un peu gênée. Les E.T. sont là.
Le capitaine et sa douce se séparèrent quand ils se rendirent compte qu’ils n’étaient plus seuls.
-Ah, heu, oui, merci pour l’information, Tite-Valence, dit le capitaine.

Il se dirigea vers l’intercom et dit :
-Alerte citrouille déguisée en vampire pour le 31! Alerte citrouille déguisée en vampire pour le 31! Exécution du plan d’urgence!

En mois de dix minutes, tout était préparé. Le capitaine du Horkaxon s’adressa à Charles dès qu’il fut assez près.
-/Nous n’avons pas trouvé les dénommés Brad Spitfire et Valence Leclerc. Prière de nous dire ou ils sont ou nous vous détruirons./
-Ils sont avec nous, répondit le capitaine Patenaude.
-/Donnez-les nous ou nous vous tirons dessus!/
-Mais, dit le capitaine, nous avions l’intention de vous les donner aussi. Nous les avons capturé pour que vous n’ayez pas à les chercher. Nous sommes partis à votre recherche pour vous rendre votre dû, mais nous ne vous avons pas trouvé.
Le capitaine espérait de tout cœur que les Yiralites n’avaient pas mis en marche leur Mage-songe. Apparemment, ils ne l’avaient pas fait. Mais les Yiralites étaient des petits malins.

-Pourquoi vous nous les donnez quand vous nous avez mentit tantôt.
Le capitaine n’était pas prit au dépourvu, et il répondit très calmement :
-Nous voulions que ces deux enfants puissent savoir ce qu’ils deviendraient dans le futur vu qu’ils étaient condamné à mort.

Le capitaine du Horkaxon parut réfléchir. Puis, il reprit la parole.
-/C’est bon. Téléphaxez les prisonniers à bord./

L’équipage obéit. Tite-Valence et mini-Brad se retrouvèrent sur le Horkaxon, ligotés comme des saucisses. Le capitaine Yiralites s’avança vers eux. Il ressemblait un peu à un dinosaure. Il avait des pattes antérieurs semblables à des serres d’oiseaux. Il était bipède, et avait un corps semblables aux raptors dans le Parc Jurassique. Sa tête, elle, ressemblait plutôt à celle d’une grenouille. Il se déplaçait penché vers l’avant, un peu comme la majorité des animaux terriens bipède. Il les détacha et prit la parole.
-Bonjour, jeunes amis. Voulez-vous mourir tout de suite ou ça peut attendre un autre jour. C’est que je suis occupé, moi!
-Ça peut attendre à une fois, assura Tite-Valence.

Pendant qu’elle parlait avec le capitaine pour le distraître, mini-Brad, suivant les instructions de Brad, réussi à prendre une petite machine bleu sur un comptoir sans se faire remarquer. La machine en question, qui ressemblait aux manettes de VHS, était, selon le scientifique, la machine à voyager dans le temps.

Les Yiralites enfermèrent les deux adolescents dans une pièce. Tite-Valence était inquiète, mais elle n’avait pas peur. Mini-Brad, lui, était vraiment stressé. Il leva la machine en signe de victoire.
-Y reste rien qu’à attendre que les autres viennent nous chercher, asteure, fit-il, cachant parfaitement sa peur.
-Hum, ajouta son amie. L’autre Brad pis l’autre Valence disent qu’on va être sortis de là dans minimum une heure.

Il passèrent cette heure à discuter. Puis, Tite-Valence prit une grande respiration.
-Heu, tsé Brad, t’a l’heure, j’ai vu la capitaine pis mon autre moi se frencher.
-Et…
-Ben, ça, ça veut dire qu’on risque de finir pas casser, tous les deux. Pour éviter ça, ben… heu… j’ai comme décidé de casser tout de suite. Tu… tu comprends-tu.
-Ben oui. Mais messemble que la fait que tu me dises ça dans une petite pièce dans un vaisseau spatial inconnu, ça ben gros film américain, dit-il en riant.

Valence était un peu triste qu’il le prennent aussi bien. Ce n’est que dix ans plus tard qu’elle comprit. Il ne le prenait pas bien du tout. Il faisait juste cacher sa peine.

Elle entendit un gros boum dans le corridor.
-V’là la cavalerie, constata le futur scientifique.
La porte de leur prison s’ouvrit et le capitaine Patenaude leur fit signe de le suivre.

Dix minutes plus tard, les ados étaient en sécurité sur le Romano avec la machine que mini-Brad avait volé. Ils se regardèrent, se faisant un sang d’encre pour les membres d’équipages.
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MessageSujet: La passé face à vous, suite   Mar 2 Aoû à 11:36

Chapitre 9, Le combat pour la vie

L’équipage était débordé. Le capitaine avait reconduis mini-Brad et Tite-Valence sur le Romano-Fafard avant de revenir se battre. Mais ils se battaient à sept contre vingt. Par l’intermédiaire des montres équipés d’émetteur/récepteurs, le capitaine, découragé, donna un ordre, à son équipage.
-Retéléphaxez-vous au plus vite dans le vaisseau!

Quand le capitaine donna cet ordre, le premier réflexe de Serge fut d’aller le voir au plus vite. Il paralysa au passage deux E.T. Quand il arriva devant le téléphax du Horkaxon, il ne fut pas étonné de voir le capitaine qui les attendait.
-Serge, vous êtes le premier arrivé, déclara-t-il.

Le robot se mit au garde-à-vous.
-Capitaine, vous devriez vous retourner sur le Romano.
-Et laisser mon équipage ici?!? Pas question.
-Capitaine, je vous remplacerez. Je cours moins de risque que vous. J’ai une meilleure vitesse de réflexion.
Le capitaine fini par accepter à contre cœur l’offre du robot.

De son côté, Flavien avait prit Pétrolia par la main et couru rejoindre son capitaine. Il fut étonné de voir Serge qui les attendaient. Ils téléphaxèrent Pétrolia. Flavien voulait retourner se battre. Serge dû le paralyser pour l’envoyer dans l’autre vaisseau.

Il avertit le capitaine et Pétrolia de ne pas s’inquiéter de ne pas voir Flavien bouger. Que c’était lui qui l’avait paralysé pour être capable de le téléphaxer. Car il faut dire que même Serge n’était pas assez fort pour contenir un Flavien en colère.

Bob, lui, était avec Brad. Il fut tellement étonné de voir le scientifique se battre avec cœur qu’il laissa tomber son fusil qui s’enclencha sous le choc de sa chute, stoppant un E .T. Lorsqu’ils reçurent le message du capitaine, ils se dirigèrent vers le téléphax en courrant. Brad et Bob tiraient sur tout ce qui bougeaient. Enfin… presque.

Le capitaine Yiralite arriva en courrant.
-Vous avez détruit mon équipage. Vous ne me détruirez pas moi.
Brad tira une charge paralysante pendant que son adversaire tire une charge destruss… déstrustrèss… une charge qui tue. Le scientifique s’effondra et le E.T. figea.

Bob prit Brad sur ses épaules. Il le conduit au téléphax ou il trouva Serge.
-J’aurais jamais cru dire ça, affirma Bob, mais faut l’aider!
L’androïde approuva. Il téléphaxa Bob puis il se téléphaxa avec Brad.

Arrivé sur le Romano, Bob expliqua son histoire pendant que Brad était amené au centre de santé.
-Pis là, fini-t-il, il est tombé à terre!
-Pour une fois qui agit pas en feluette, il faut qui se blesse, commenta Flavien, déparalysé. Y’é pas chanceux.
-Il va tu s’en sortir, demanda mini-Brad, inquiet de mourir avant d’avoir eu ses 27 ans.
Après tout, si Brad mourrait aujourd’hui, mini-Brad allait mourir dans dix ans.

Pétrolia ne répondit pas, trop occupée à soigner son blessé.
-Je suis en train de le perdre!

Tout le monde retient son souffle. L’équipage n’aimait pas vraiment Brad, mais que feraient-ils sans scientifique? Pétrolia les rassura.
-Oh, fiou, je l’ai retrouvé. Si j’avais perdu mon verre de contact, j’aurais pas été vraiment contente.
La réaction générale est maintenant de jeter un regard noir à Pétrolia.
-Quoi? Regardez-moi pas de-même.

Le capitaine répéta la question de mini-Brad.
-Il va tu s’en sortir?
-Lui? Ben oui. Il devrait en tout cas.

Le capitaine soupira et s’adressa aux deux enfants.
-Il est maintenant temps pour vous de rentrer.
-Non! J’veux pas rentrer chez nous. Est-ce que je peut rester ici, han. Pitiéééééé.

Le capitaine regarda chacun de ses membres d’équipage en souriant. Brad maniait son « Pitié » habituel depuis longtemps, on dirait.

Le capitaine, peut content de refuser une faveur à un enfant, lui répondit doucement.
-Désolé. Mais bientôt, ce sera ton tour de faire cette merveilleuse mmmmission.
Tous regardent dans la même direction à l’entente de ce mot.
-Tu te dois d’être là quand la fédération t’appellera pour te demander de partir pour l’épreuve de sélection.
Le capitaine sourit et se tourna vers Tite-Valence.
-Vous aussi, mademoiselle Leclerc, Vous vous devez de rester à votre affaire, et de partir, emmenant avec vous l’espoir d’une nation, d’une race entière. Tels sont vos destins, à tous les deux.
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MessageSujet: Le passé face à vous (suite)   Mar 2 Aoû à 13:03

Chapitre 10, Ce n’est qu’un au revoir

Tout l’équipage était dans le salle de commandement, y compris Brad qui avait repris conscience. Tite-Valence et mini-Brad furent conduits chez eux, puis, le vaisseau repartit dans son époque.

Les parents de Valence avaient serrés leur fille dans leurs bras pendant plus d’une heure. Elle, elle souriait. Elle avait hâte de commencer la mission. Le soir, elle s’endormait en pensant au niaiseries de Flavien et à la gourmandise de Bob. Elle rêvait qu’elle donnait des thérapies aux autres membres d’équipage. Elle se voyait déjà dans la salle de commandement, à discuter avec Pétrolia. Elle était sur un nuage… Tellement heureuse.

Pour Brad, c’était différent. Son père pestait contre le capitaine de lui avoir ramené son « bon à rien de fils », comme il disait. Brad était de plus en plus affecté par les colères de ses parents. Il passait ses journées couché, à se dire que son calvaire ici ne serait pas infini, et qu’un jour, on serait fier de lui. Sans s’en rendre compte, le gentil garçon se transformait de jour en jour au scientifique de vaisseau, au chien sal en chef, si on veut.

Des années plus tard, Brad et Valence, les deux adolescent, se revirent. Ils étaient maintenant deux adultes. La mission pouvait commencer.

Serge et Pétrolia n’étaient cependant pas là. À leurs places, un mercenaire, Falbo Gotta, et une femme médecin, Mirabella Romario.

Un bon soir, peu après leur départ, Valence vint parler à Brad aux dortoir. Celui-ci lisait. Avant qu’elle est pu ouvrir la bouche, Brad s’adressa à elle.
-Pour le pot-de-vin, dit-il, c’est pas de ma faute. J’avais pas le choix. C’est lui.
Lui. Son père, supposa Valence.

Elle se mit un but dans la tête. Aider son ami à s’adapter à sa condition. Voilà pourquoi Valence Leclerc donne rarement une volée à Brad Spitfire.


Fin

*Tite note* J’espère que vous avez aimé ma fic. J’ai mit beaucoup de temps à l’écrire. C’est ici que se termine l’aventure de mini-Brad et Tite-Valence. Qui sait, peut-être que j’écrirais une suite ou un autre personnage se retrouvera… Le passé face à lui.
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Dino
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MessageSujet: Le passé face à vous, version initiale du chapitre dix   Mar 2 Aoû à 13:55

Voici la version initiale de ce chapitre. J'ai cru que je ne l'avais pas enregistré, et que donc, je l'avais perdu. Mais non. J'ai pu la récupéré après avoir publier l'autre.

Chapitre 10, Ce n'est qu'un au revoir

Tout l’équipage était dans la salle de commandement, y compris Brad qui avait repris conscience. Tite-Valence et mini-Brad entrèrent dans la pièce. Ils furent reconduis chez eux, avant que le vaisseau ne reparte dans son époque.

Les parents de Valence serrèrent leur fille dans leurs bras durant près d’une heure. Elle, elle était toute souriante. Tous les soirs, elle rêvait su jour ou elle serait dans la mission. Elle voyait déjà les niaiseries de Flavien et la gourmandise de Bob. Dans sa tête, elle se voyait déjà dans la salle de commandement à s’amuser avec Pétrolia. Elle se voyait déjà faire des thérapies aux autres. Elle était sur un nuage.

De son côté, Brad était moins chanceux. Son père était furieux que le capitaine l’est ramené. Lui, il passait des journées dans sa chambre, triste. Les colères de ses parents l’affectaient de plus en plus. Il changeait. Il devenait le Brad de Romano-Fafard une peu plus chaque jour, sans qu’il ne s’en rende compte. Que Valence est cassé, qu’il devienne scientifique, qu’il soit le punching bag de l’équipage, tout ça l’attristait.

Les deux adolescent étaient maintenant des adultes. Deux adultes qui se revoyaient après cinq ans. La mission commença, avec eux cette fois.

Pétrolia et Serge n’étaient pas encore là. À leurs places, il y avait Falbo Gotta, mercenaire, et Mirabella Romario, médecin.

Un soir, Valence vint parler à Brad.
-Pour le pot-de-vin pour la mission…
Mais Brad la coupa.
-C’est lui. Moi, j’ai pas voulu.

Son père, encore lui, pensa Valence. Ce soir là, Valence se jura d’aider son ami, coûte qu coûte, à s’adapter à la mission. Voilà pourquoi on voit rarement Valence Leclerc donner une volée à Brad Spitfire.
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