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 Comment voyager dans le temps pour les nuls? (Kri et Dino)

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Dino
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MessageSujet: Comment voyager dans le temps pour les nuls? (Kri et Dino)   Ven 29 Déc à 12:51

Titre : Comment voyager dans le temps pour les nuls?
Auteur : Dino
Disclamer : Tout ce qui a été inventé par Claude Legault et Pierre-Yves Bernard (genre les membres d’équipage, le Romano…) appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard, et ce qui vient de Spirou vient Franquin et de… ben de ses autres nombreux auteurs, là… Le reste vient de ma tête de disjonctée!
Genre : Comédie, Crossover, action
Rating : PG-13
Résumé : Pétrolia Parenteau-Stanislavski et Pacôme, le conte de Champignac, ont un point en commun : Ils adorent « patenter des gogosses ». Autrement dit, ce sont des bricoleurs nés! Et s’ils faisaient la même invention dans deux époques, deux mondes différents? Et si cela emmenait de gros problèmes à Spirou, autant qu’au Capitaine Patenaude?
Spoiler : Absolument aucun, à moins que ça change
Note : Tout le mérite de l’idée de la fic revient à Kristalline, moi j’ai juste ajouté les choses autour de l’invention et c’est tout.

Prologue

Champignac en Cambrousse (Belgique), 13 juin 2006

-Et si vous récitez les calculs, inversez les molécules, observez avec un recul et… voilà!
Alors que le conte de Champignac récitait les formules de sa nouvelle invention révolutionnaire, il y avait longtemps que Fantasio s’était endormit sur l’épaule de son ami et collègue Spirou. Le rouquin, lui, écoutait avec attention. Il était subjugué par cette invention qu’il qualifierait de révolutionnaire.
-Vous croyez que ça marchera?
Le conte releva la tête vers lui.
-Absolument, Spirou!
-Alors dans ce cas, ça serait absolument génial! Vous vous imaginez tout ce qu’on pourra faire avec ça! Et toi, qu’est-ce que t’en pense, Fantatio? Fantasio? Fantasio!
Spirou donna un bon coup de coude dans les côtes de son ami qui se réveilla enfin.
-Hein? Oui? Quoi?
Spirou pointa l’invention du conte.

Fantasio regarda la machine. Elle ressemblait vaguement à un hot-dog long de trente centimètres, à la différence que le « pain » était gris et que la « saucisse » était noire et munie de cinq cavités.
-Et ça sert à quoi? demanda Fantasio sur un ton qui se voulait intéressé mais qui ne l’était définitivement pas.
-Ça? Mais c’est une invention RÉ-VO-LU-TION-NAIRE!!! lui répondit le comte avec une voix surexcitée. C’est le Transépoc! Ça sert à voyager au travers des époques et des lieux. On a juste à rentrer le lieu et la date ou on veut aller grâce à ces petits trous ici pour être soudainement téléporté. Tu veux essayer?
Le comte brandit la machine sous le nez du reporter.

Fantasio accepta. Après tout, il ne courrait pas vraiment de risque si on comptait le nombre de fois ou les inventions du comte fonctionnaient… Il saisit la machine et entra une date au hasard. Sans attendre les recommandations du comte, il enclencha la machine.

POUF!!!

Une drôle de détonation s’en suivit. De la fumée envahit la pièce. Elle prit quelque minutes à se dissiper. Par terre, il n’y avait plus aucune trace de Fantasio, seulement le Transépoc.
-C’est normal tout ça? demanda Spirou, inquiet.
-Pas du tout! paniqua le comte. Il n’a pas rentré de lieu!!!
-Et?
-Tu imagines la catastrophe s’il se retrouve sur la lune, seul et sans oxygène?!?
Le teint de Spirou pâlit considérablement.
-Oh non… Fantasio…

********
Romano-Fafard (Galaxie de l’ornithorynque chauve), 10 novembre 2037

Charles Patenaude, capitaine du célèbre vaisseau Romano-Fafard, faisait les cent pas dans la salle de commandement en l’exécrable compagnie de son second officier et scientifique, Brad Spitfire.
-Je peux pas croire que vous la laissiez continuer ses inventions sans rien dire! Un moment donné, elle va tous nous faire sauter et…
-Non Brad.
Après que Charles lui aie donné un coup du revers de la main dans la nuque en prononçant sa formule magique, le scientifique s’écroula.

Charles Patenaude était un capitaine juste et courageux. Blond, les yeux gris-bleu, costaud, il incarnait la force et inspirait le respect. Pour sa part, Brad était grand, mince et chétif. Ses cheveux bruns peignés sur le côté de manière très statique, les yeux pers sombres, il n’était pas laid du tout, mais ne savais pas se mettre à son avantage. Si Charles attirait la confiance et l’admiration, Brad, lui, attirait les coups comme un cadavre attire les mouches. D’ailleurs, ainsi affalé sur le sol, il avait vraiment l’air d’un mort.

Alors que Charles avait cette pensée plutôt réjouissante, « elle » arriva. Accompagnée d’un gigantesque androïde sur lequel il y avait écrit « S-2 », Pétrolia Parenteau-Stanislavski sautait de joie en entrant dans la pièce, ce qui avait pour effet de faire bouger ses mèches bouclées de couleur brun-rouge sur ses épaules.
-Capitaine! Capitaine! Je viens de créer l’invention du siècle! J’ai appelé ça le « truc-bine pour flyer dans l’vide full gros en allant full vite pis qui est full nice ».*
-Hein?!?
Charles n’avait rien comprit de ce que sa technicienne venait de lui dire. Il faut dire qu’ayant grandit sur une station spatiale russe seule avec son robot, elle n’avait pas développé un très bon vocabulaire…
-Ben… j’ai pensé à lui mettre un nom plus court, parce que ça c’était le nom scientifique. J’ai appelé ça une « gogosse patentée ».**
Brad, qui s’était relevé, lui jeta un regard rempli de méprise.
-Pourquoi pas une « affaire » tant qu’à y être?
-J’y avait pensé, mais je me disais que c’était laid comme nom.
Brad poussa un long soupir.

Charles l’ignora et se tourna vers Pétrolia.
-Et à quoi sert cette « invention du siècle », comme vous avez dit, Pétrolia?
-C’est simple capitaine. Ça sert à voyager dans le temps! Avec ça, on peut aller à la date qu’on veut et au lieu qu’on veut! C’est pas cool juste un peu!
-Mais c’est absolument génial! s’enthousiasma le capitaine. On pourrait peut-être envoyer Brad au Crétacé supérieur?
-Ha. Ha. Ha. Très drôle, répliqua le concerné. Moi je suis certain que ça marche même pas.
-Très bien, fit Charles en prenant la gogosse patentée des mains de Pétrolia. C’est vous qui allez tester la machine.
-Je suis désolé, mais je peux pas. J’ai un traitement de canal par MSN tantôt…
-Tout de suite! Et c’est un ordre!
Brad grommela quelque chose pour lui-même et prit l’invention. Sans même attendre que Pétrolia lui explique son bon fonctionnement, il l’enclencha et elle lui sauta à la figure, répandant dans le pièce une fumée noire et malodorante.

Lorsque la fumée fut dissipée, on pu constater la disparition de Brad et que la machine était sur le sol, en pièces.
-Oh non! s’exclama Pétrolia.
-Brad! Notre seul scientifique à bord! Y’é pu là!
-C’est pas pour ça que je m’inquiétais. C’était plus pour mon invention, fit la technicienne.
Charles ne put s’empêcher de sourire. Toutefois, devant l’urgence de retrouver le seul homme sur le vaisseau capable de lire un rapport de sonde, il sonna l’alerte.



*Traduction approximative : « La chose pour aller très vite dans le grand vide et qui est super cool »
** « Gogosse » voudrait dire « machin » et « patente », « patenter » et autres mots de même famille se rapporteraient à « bricoler », « bricole »… Tout cas, vous avez comprit le principe…
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Dino
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MessageSujet: Re: Comment voyager dans le temps pour les nuls? (Kri et Dino)   Ven 29 Déc à 12:51

Chapitre 1, Mise en situation

Le comte semblait nerveux comme ça n’était pas possible. Spirou le regardait prendre des papiers de calculs et diverses matériaux de construction pour des inventions et fourrer le tout dans une valise.
-Monsieur le comte? On pourrait pas tout simplement reconstruire la machine et faire l’opération inverse pour ramener Fantasio?
-C’est impossible Spirou. Ça n’est pas moi qui ai conçu les plans de cette machine. Ce sont deux garçons qui sont venus me voir lors d’une grande conférence scientifique à Montréal. Ils m’ont donné leur plan parce qu’ils n’avaient pas le budget pour fabriquer leur création. On doit absolument retrouver ces deux garçons! Ils m’ont donné le nom de leur école, alors ça devrait être assez simple… Il n’y a qu’eux qui sachent comment ajuster le Transépoc de manière à ce que nous puissions faire opération inverse même sans avoir de lieu. S’ils sont capables, bien entendu…
Spirou ravala sa salive, inquiet de ne jamais revoir son ami.

Le comte ferma sa valise puis, il se tourna vers le reporter.
-Tu vas venir avec moi, Spirou?
-Bien sûr! répondit le rouquin sans l’ombre d’une hésitation.

Spirou et le comte se dirigèrent vers le garage. Le comte mit sa valise dans a voiture du reporter, située sur l’allée asphaltée de l’entrée. Il s’en alla pour entrer dans la voiture quand il senti quelque chose lui tirer le bas de ses pantalons.
-Ah! Spip! On allait t’oublier!
L’écureuil ignora la remarque et se mit à gesticuler en malade en pointant le bout de l’allée.
« Y’a un homme inconscient! Faut savoir qui c’est! »
Spirou, bien entendu, ne comprit rien de ce que Spip avait dit, mais il avait saisit le sens de ses mouvements.

Le rouquin se rendit au bout de l’allée en courrant, suivi de près par le comte de Champignac et par Spip. Il vit bel et bien quelqu’un par terre, inconscient. Un homme dans la mi-vingtaine dont le visage était taché de suie. Spirou lui secoua doucement l’épaule pour le réveiller. L’homme ouvrit les yeux, l’air confus. Il regarda autour de lui, puis, dans une violence telle que Spirou en sursauta, il se rassit et hurla :
-PÉTROLIIIIIIIIIIIIIIIAAAAAAAAAAAAA!!!!!!
Il semblait totalement furieux. Son visage était presque aussi rouge que son uniforme.

Il remarqua Spirou qui l’observait, ce qui semblait le calmer.
-Excusez-moi, murmura-til, gêné.
-Vous êtes canadien? demanda le comte.
L’homme tourna la tête et regarda le drapeau du Canada de cousu sur sa manche.
-Oui. Ça cause un problème?
-Mais pas du tout! Au contraire, ça m’arrange! Vous connaissez Montréal?
-Comme la fond de ma poche, certifia l’homme.
-Parfais!!!
Spirou dévisagea le comte pour son drôle de comportement.

Le reporter se leva et murmura à l’oreille du comte :
-Pourquoi lui avez-vous demandé ça?
-On aurait bien besoin d’un guide!
-On devrait peut-être attendre de savoir qui il est.
-Heu… Oui, en effet…
Le teint de Pacôme avait légèrement rougit.

Spirou se tourna vers l’inconnu qui s’était relevé.
-Qui êtes-vous?
-Moi? Je suis Brad Spitfire, scientifique et second officier à bord du Romano-Fafard. Et vous êtes?…
-Moi je m’appel Spirou. Mon écureuil c’est Spip et lui, c’est le comte de Champignac.
-Le comte Pacôme de Champignac?
-Comment vous avez deviné? demanda le concerné.
-Mon père m’a beaucoup parlé de vous. Et toujours en bien, répondit Brad.
Le comte haussa un sourcil.
-Quel est le nom de votre père?
-Jerry Spitfire.
Champignac ouvrit grand les yeux avant de tomber sur le sol, inconscient.

********
Pétrolia avait rassemblé les vestiges de la gogosse patentée dans le poste de défense du vaisseau. Sur une petite table, elle regardait les pièces, subissant la colère continue et la mauvaise humeur du capitaine.
-Ca… Capitaine… Je comprend pas cette formule-là, fit-elle d’une voix tremblante en regardant son plan.
-Peut-être pourrions nous demander au scientifique de bord de vous la lire… Mais c’est vrai, j’oubliais! On a plus de scientifique à bord!
Charles prit une grande inspiration pour se calmer un peu.
-Écoutez Pétrolia. À partir de maintenant, vous n’avez plus le droit d’inventer quoi que ce soit.
-Quoi?!? Mais…
-Tut-tut, coupa le capitaine. C’est un ordre et c’est final. Vous me ramenez Brad et après, c’est fini. F-fi-fi, n-ni-ni.
Là-dessus, Charles quitta la pièce en prenant l’échelle pour descendre dans la salle de commandement.

Pétrolia senti une main saisir la sienne. Elle releva les yeux pour voir les yeux bruns et sombres d’un bel homme dans la mi-vingtaine. Ses cheveux en bataille, sa petite taille et son nez au bout rond lui conféraient un air timide qui ne voulait pas partir, même lorsqu’il tentait d’avoir l’air sûr de lui. La technicienne se jeta dans les bras de cet homme en lui disant dans l’oreille, la voix coupée par endroits par des sanglots :
-Flavien! Dis quelque chose! Je… suis certaine que tu peux raisonner le… le capitaine. Il peut pas m’empêcher de… de bricoler! C’est la chose que j… j’aime le plus au monde!!!
-Je sais, Pet. Mais… Je peux pas rien faire. Le capitaine à l’air vraiment décidé. Même Valence ne saurait pas le convaincre.
Valence, psychologue du vaisseau, était la petite amie du capitaine. Flavien le savais depuis longtemps, mais les autres l’ignoraient.

L’opérateur radar remarqua alors un truc étrange.
-Pétrolia? Comment ça se fait que t’étais pas capable de lire un plan que t’as écrit toi-même?
La technicienne semblait mal à l’aise.
-C’est parce que… c’est pas moi qui aie fait les plans, c’est mon père. Sans lui, on peut pas rien faire.
Flavien ravala sa salive.
-Mais ton père est…
-Mort quand j’avais 15 ans, je sais!!!
Pétrolia lui agrippa le collet lui demanda d’une voix suppliante :
-Tu le diras pas au capitaine, han? Je suis certaine qu’on va bien finir par saisir le sens de ces formules-là. Faut juste me laisser du temps pour que je puisse le faire. Avec un ordinateur, je devrais être capable.
Flavien ne dit rien. Il aimait Pétrolia de tout son cœur, mais il y avait six milliards de terriens qui attendaient après eux qu’ils trouvent enfin une nouvelle planète pour les déménager. Et sans scientifique pour lire les rapports de sonde… De plus, il désirait rester loyal au capitaine Patenaude, qu’il considérait comme un vrai père même s’il n’était son aîné que de quelques années. Il ne savait pas jusqu’où il pouvait aller pour aider Pétrolia sans trahir la confiance de Charles.
-C’est beau, je dirai rien, promit-il finalement.
-Merci!
Elle l’embrassa langoureusement.

Un bruit indiquant le retour de Bob et Serge-2 de l’exploration de la planète Timbits les éloigna l’un de l’autre. Ils descendirent dans la salle de commandement.
-C’est… J’en reviens juste pas!
Bob, le pilote, semblait tout excité. Gros et noir, il avait enlevé le casque de son scaphandre, laissant voir sa tuque bleue et noire.
-Serge le ramène. On l’a trouvé inconscient. J’en reviens juste pas!
Le téléphax émit de nouveau son bruit si particulier (qui était d’ailleurs le même que celui d’un fax) et le gigantesque androïde qu’était Serge-2 fut embarqué dans le vaisseau. Il transportait dans ses bras un homme blond vêtu d’une veste bleue. Ce-dernier semblait bel et bien inconscient. Le robot lui foutu une bonne baffe en pleine tronche et il eut tôt fait de se réveiller.

Charles jubilait presque. Cet homme était terrien! Il voyait enfin un des siens!
-Bonjour! Hello! Buenos dias! Comprenez-vous une de ces langues?
L’homme hocha la tête. L’air confus, il regarda autour de lui. Il ouvrit les yeux très grands par panique puis, retomba dans les pommes.
-Terge… Berge… Guerge… Tout cas, vous le robot. Transportez-le au centre de santé.
L’androïde se mit au garde-à-vous avant d’obéir à son supérieur.
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MessageSujet: Re: Comment voyager dans le temps pour les nuls? (Kri et Dino)   Dim 7 Jan à 11:26

Chapitre 2, Ceux dont on aurait de besoin…

« Jé! Jé! Penses-tu pouvoir venir chez nous ce soir? Ma mère m’a acheté une Wii en fin de semaine!!! »
« Une Wii?!? Mais… Elles sont impossible à trouver! Bien sûr que je viens! »
« Cool! Mais j’ai juste Mario Party 8 comme jeu par exemple… »
« Mario Party 8?!? Ils se sont rendus à 8!!! God! Y’avaient rien à faire. »
« Tellement! »
-Diaz! Spitfireuh! Cessez de gesticuler ainsi!
« T’entends-tu quelque chose? » demanda le dénommé Jé.
« Ouen… On dirait qu’une créature inférieure tente de communiquer avec nous! »
Les deux garçons pouffèrent de rire.
-Vous êtes vraiment des élèves problématiques! Si ça continue, il y aura des sanctions!
Les autres élèves se mirent à pouffer eux aussi. Mouche-ta-face*, comme ils aimaient tant l’appeler, n’avait vraiment pas le don d’apporter la discipline dans une classe. Au contraire, tous les élèves se plaisaient à se moquer de lui à la première occasion.

Mouche-ta-face ne semblait pas très ravi qu’on se paie sa tête. Dans ce local sombre de l’aile C pour les cours de sciences, le prof, qui était certainement le plus laid et le plus malodorant à des milliers de kilomètres à la ronde, se considérait comme l’unique maître des lieux après Dieu.
-Diaz! Spitfireuh! Je…
-C’est Spitfire, corrigea le concerné. Ça se prononce « faillure », comme feu en anglais. Pas Spi-teu-Fi-re!
-Oui, oui, c’est ça Spitfireuh… Vous pouvez m’expliquer pourquoi vous gesticulez comme des singes de cette manière? C’est très peu approprié pour mon cours!
-Ben… vous voulez pas qu’on parle, alors on utilise le langage des sourds et muets, expliqua Cameron Diaz. Comme ça, on fait pas de bruit.
Mouche-ta-face plissa les yeux derrière ses épaisses lunettes, faisant une moue désapprobatrice qui levait son horrible moustache.
-Très bien, maintenant, cessez de faire les malins ou vous me donnerez votre agenda!
-Bien monsieur le professeur.
Les deux garçons échangèrent un regard complice.

Cameron sorti de son cartable une feuille lignée sur laquelle il fit des lignes avec son crayon.
-Qu’est-ce que tu fais? lui demanda sa voisine.
-J’écris en code morse.
-Hum… T’as une p’tite amie?
-Non.
-Tu veux sortir avec moi?
Cameron lui fit un sourire totalement irrésistible dont lui seul avait le secret.
-Non plus.
La jeune fille se renfrogna.

Cameron passa la feuille à son voisin de diagonale qui comprit, sans avoir besoin de se faire expliquer, à qui il devait la donner. Quand Jerry reçu la feuille, il la lu, confus.
-Qu’est-ce qui est écrit? lui demanda Sonia, sa voisine. Encore des niaiseries je suppose?
-Non, c’est une recette pour faire cuire les bitchs de ton genre.
Sonia croisa les bras et détourna la tête en levant le nez. Ce que Jerry pouvait détester les airs supérieurs qu’elle se donnait sous prétexte qu’elle était le fille la plus belle et la populaire de la classe!

Il alla pour répondre, mais on lui arracha la feuille des mains.
-Encore en train de ne pas suivre mon cours, Spitfireuh?
Jerry ravala sa salive, soutenant le regard de Mouche-ta-face et cessant de respirer pour ne pas que l’odeur lui donne mal au cœur. Il remarqua que Sonia s’était discrètement bouché le nez.
-Ne-non, j’écoutes! jura le garçon.
-Dans ce cas, donnez-moi la nomenclature chimique du O3C2.
-Du trioxyde de bicarbone. J’ajouterais que je trioxygène seul, c’est de l’ozone.
Jerry espéra que le fait d’en avoir dit plus jouerait en sa faveur. Mouche-ta-face le considéra un moment, puis, reprit ses explications monotones et ennuyantes.

Jerry leva la tête vers Cameron et lui fit, en langue des signes :
« Le sourd et muet marche plus, le morse marche plus… Faudrait qu’on devienne ventriloques… »
Pour toute réponse, Cameron sourit.

*******
Sergeï Stanislavski regarda en soupirant ce haut mur qui le retenait prisonnier depuis près de huit ans avec air à la fois sombre et résigné. Il avait vite prit l’habitude de regarder cette muraille à tous les matins avant de commencer son dur travail d’esclave. Dans ce paysage qui ressemblait en tout point à un chantier de l’Égypte antique, on construisant une immense demeure pour un quelconque personnage important. Le ouvriers étaient des esclaves venant de tous les coins de l’univers. Ils étaient de toutes les races, de toutes les couleurs, toutes les grandeurs et toutes les physionomies possibles et impossibles, chacun étant confiné à une tâche adaptée à ses aptitudes physiques.

Sergeï était dans un groupe composé d’une dizaine d’individus, tous des hommes. Ils n’étaient que trois humains. Les sept autre étaient d’une race d’extraterrestres appelée Barzots. Les Barzots étaient identiques physiquement aux terriens. La seule différence se situait dans le triangle de couleur changeante d’un individu à l’autre qu’ils avaient dans le front. Étant donné le manque de force et l’habileté manuelle des deux races par rapport à la majorité des espèces, on leur avait confiés la fabrication d’ornements et de décorations en or et en pierres précieuses. Ce travail ressemblait à un mélange entre celui d’orfèvre et celui de forgeron. C’était plutôt exigent comme boulot car il fallait parfois réussir à sculpter à l’aide de marteaux et de pieux des matériaux aussi solides que des diamants et de taille aussi grande que des blocs de calcaire. De plus, il fallait avoir une précision infinie, car la moindre petite entaille au mauvais endroit exigeait de tout recommencer.

Sergeï était en train de terminer un vase en saphir presque aussi grand que lui. Alors qu’au début, ce n’était qu’un gros bloc de pierre bleue brillante, c’était maintenant une véritable œuvre d’art digne du palais d’une cité-état mésopotamienne. Il avait vidé la roche à l’intérieur du vase sans le briser, ce qui constituait déjà en soit un exploit. Maintenant, la lumière passait au travers de cette décoration, faisant miroiter le joyau géant que Sergeï avait modelé. D’ailleurs, ce-dernier avait toujours été surpris de la grosseur des roches nobles qu’on leur demandait de travailler.

Un contremaître arriva dans le coin destiné aux fabricants d’ornements. Tous les contremaîtres faisaient parti de l’espèce mère de cette planète maudite : les Corcols. Cette race ressemblait étrangement à des cobras hauts comme des hommes auxquels on aurait ajouté des bras et des jambes de dinosaure bipède. D’ailleurs, ils n’avaient pas que le physique du cobra : Ils en avait aussi le caractère. Ils étaient sans pitié pour ceux qui ne travaillaient pas assez fort à leur goût. Et leur arrogance était encore plus impressionnante que la collerette de leur coup tellement elle était grande.

Malheureusement pour Sergeï et ses condisciples, le Corcol qui s’occupait d’eux, Myswan, avait un tempérament particulièrement venimeux.
-Je viens chercher l’humain Sssergeï Ssstanassasss… Sssanissta…
-Stanislavski.
-…l’humain Sssergeï, reprit Myswan de sa voix sifflante en jetant un regard mauvais au concerné, et le Barzot Sssherby pour la visite.
Sergeï laissa tomber ses outils et souri. La visite, c’était une récompense pour les deux esclaves ayant le mieux travaillé durant la semaine dans chaque domaine. En fait, c’était le droit d’aller voir leurs femmes et leurs enfants. Et comme Sergeï était particulièrement baveux, cela faisait bien trois mois qu’il n’avait pas vu sa Odile.

Accompagné de Sherby, un jeune Barzot d’une vingtaine d’année au triangle frontal vert, Sergeï suivit Miswan qui marchait d’un pas rapide vers l’atelier de broderie et de couture ou les femmes et les enfants humains et Barzots besognaient. En arrivant sur les lieux, l’homme pu voir une demie-douzaine de femmes la main à la pâte, accompagnées d’une douzaine d’enfants dont le plus jeune devait n’avoir que cinq ans. En voyant cette triste vision, Sergeï était toujours soulagé que sa petite Pétrolia aie échappé à ce triste destin. Sherby rejoint sa femme en courrant, une jolie Barzote blonde et Sergeï se dirigea vers une femme aux cheveux noirs et bouclés qui avait de magnifiques yeux bleus foncés.
-Odile?
La femme releva la tête.
-Sergeï! fit-elle en lui sautant dans les bras. ‘Tais certaine de pus t’revoir, ajouta-t-elle avec son accent québécois qui jurait atrocement avec l’accent russe de son mari.
Sergeï l’enlaça à son tour. Après un moment à être blottis un contre l’autre ainsi, il prit sa femme par les épaules et, d’une vois douce, il lui jura solennellement :
-La prochaine fois que tu me verras, je serai là pour te libérer.



*Ce personnage est la réplique parfaite de mon prof de sciences de l’an passé!
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MessageSujet: Re: Comment voyager dans le temps pour les nuls? (Kri et Dino)   Ven 2 Mar à 10:49

Chapitre 3, Spitfire/Diaz inc.

Spirou tapota les joues du comte. Ce-dernier ouvrit les yeux et se rassit en vitesse.
-Est-ce que ça va, monsieur le compte?
-La machine! Elle a inversé!
-Hein?
Le compte saisit Spirou par les épaules.
-Elle a inversé! La destination de Fantasio et de ce… Vlad…
-Brad, corrigea Spirou.
-Oui, c’est ça… En tout cas, sa destination et celle de Fantasio se sont inversée car deux machines à voyager dans le temps se sont enclenchées en même temps!
Spirou fronça les sourcils.
-Mais encore?
-Fantasio est là ou Vlad…
-Brad.
-…aurait dû être, et vice-versa! Comble de la bizarrerie, ce garçon est le fils d’un des deux garçons que je dois aller voir pour réparer ce foutu Transépoc! Et si jamais il lui arrivait quelque chose, nous ne pourrions plus jamais ramener Fantasio!
-Il faut donc le garder avec nous, jugea le reporter.
-Ce serait plus prudent, en effet.
Spirou regarda Brad qui était assis un peu plus loin et qui enlevait la suie de son visage avec la manche de sa veste.

Le comte se releva et se dirigea vers le jeune homme qui regardait Spip avec amusement tout en se nettoyant.
« Il est fooooooouuuuuuuuu de moi! », clama l’écureuil.
Champignac tendit la main à Brad pour l’aider à se relever.
-Moi et Spirou partons à l’instant pour Montréal. J’espère que vous voudrai bien nous suivre, mon cher monsieur Spitfire.
-Wow! Quelqu’un qui sait mon nom de famille et qui veut que je le suive, plaisanta le scientifique. Non, sérieusement, je pense que je n’ai pas vraiment le choix… Au fait, vous avez besoin d’aller à Montréal pour faire quoi au juste?
Pacôme sembla mal à l’aise.
-Hum… C’est simple. J’ai inventé une machine à voyager dans le temps et seul les deux gamins qui ont fait le plan pourront la réparer.
-Donc, si ça marche, vous pourrai me retourner chez moi.
-Oui.
-Et je pourrai assassiner Pétrolia?
-À moins que ce soit légal dans le futur, non.
Brad sembla déçu…

********
Le trajet en avion de Champignac à Montréal était long. Ennuyant aussi d’ailleurs. Pour Spip, coincé dans la soute à bagages, il était absolument insupportable. Inutile de dire que son soulagement fut infini lorsque l’avion se posa enfin à l’aéroport de Montréal-Trudeau. Spirou s’était dépêché à venir le chercher pour le sortir de son inconfort, mais ça ne restait pas moins insultant pour Spip.
« Ils en ont des manières de traiter leurs clients, Air Tansat! Tu crois que je peux me plaindre à la SPA? »
Bien qu’il n’eut rien comprit de ses paroles, l’expression scandalisée de l’écureuil fit sourire Spirou.

Une fois les bagages entrés dans le taxis dans lequel il avait prit place avec Brad et le reporter, Pacôme indiqua sa destination au chauffeur.
-On doit se rendre à l’école secondaire André-Laurendeau.
Le chauffeur se retourna.
-Où ça?
-L’école secondaire André-Laurendeau, répéta le comte. C’est bien à Montréal, non?
-Heu… pas à ma connaissance, fit le chauffeur.
-C’est à St-Hubert je pense, précisa Brad. Mon père est allé à cette école. Il paraît que l’eau de la piscine est super salée…*
Le chauffeur a fait une mine contrariée.
-Vous connaissez le chemin? Parce que moi, tout ce qui est à l’extérieur de l’Île… Je saurais m diriger sur les artères principales de Longueuil ou Laval, mais St-Hubert…
-Ben… J’ai de la misère à me diriger dans ma ville natale, alors dans une où je suis jamais allé…
Le chauffeur poussa un long soupir.

Après de nombreux détours, le taxis arriva finalement à destination. Pacôme ne prit même pas le temps de sortir ses valises, laissant cette tâche aux plus jeunes. Il couru le plus vite qu’il le pu en direction de l’entrée de l’école puis, se rendit à la réception. La dame y travaillant avait l’oreille contre un téléphone cellulaire et dans la bouche ce qui devait être la plus grosse quiche de gomme de l’histoire de l’humanité. Elle avait dû apercevoir le comte car elle coupa sa conversation téléphonique.
-Et tout cas je te rappel, j’ai un vieux qui vient d’arriver. Ouen, c’est ça. Bye!
Elle ferma son cellulaire et relava la tête vers le comte.
-Ouen, vous êtes qui au juste?
Le comte fronça les sourcils, étonné du manque de manières et de professionnalisme de la jeune femme.
-Je suis le comte Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas de Champignac.
-My god! Méchant nom à coucher dehors, ça! Ça rentre tu sur votre carte d’assurance maladie?
Elle se mit à rire, mais l’air sérieux du comte lui fit changer d’attitude.
-Bon… si on peut même plus rire. Puis-je savoir les raisons qui vous amènent dans notre belle école?
-Je cherche deux élèves.
-Dans quel groupe?
-Heu… Mais je n’en ai aucune idée!
La réceptionniste lui jeta un regard désolé.
-Je m’excuse mon cher monsieur, mais si je n’ai pas de numéro de groupe, je peux pas retrouver l’endroit ou sont ces deux élèves, même si vous me donneriez leurs numéros d’assurance sociale et leurs fiches dentaires. Cependant, je peux les appeler à l’intercom durant la pause.
-Vraiment? Vous me rendriez un service inestimable!
-C’est mon boulot. Revenez ici vers une heure et quart.
-Merci beaucoup!
Poliment, le comte salua la jeune femme et retrouva Spirou et Brad à l’extérieur de l’école.

Les deux hommes s’étaient assis près du terrain de football ou plusieurs classes s’étaient divisées l’espace pour jouer au soccer.
-Moi je te dis que c’est les rouges qui gagnent, fit Brad.
-Dans ce cas, je met dix euros sur les bleus! Enfin… Dix euros que je ferai changer en dollars.
Le comte s’assit à leurs côtés.
-Quel terrain regardez-vous?
-Celui du milieu, fit Spirou. C’est cinq à cinq pour le moment.
Le comte observa la parti. C’est alors qu’il remarqua deux garçons sur le banc. Le premier avait le cheveux noirs assez long pour qu’il fasse le tour de ses oreilles avec mais trop courts pour se faire une couette. Il était grand et mince et avait les yeux bruns sombres, presque noirs. Son condisciple de classe avait les cheveux et les yeux marrons. Il était plus petit mais aussi plus costaud que son ami et possédait aussi une beauté que l’autre n’avait pas. Ils étaient tous les deux en short et en t-shirt, vêtements normaux pour un cour d’éducation physique. Et même si la dernière fois qu’il les avait vu les deux garçons étaient emmitouflés dans leurs habits d’hiver, le comte les reconnus. Il se leva et se colla sur la clôture.
-Les garçons! appela-t-il.
Les deux adolescents se retournèrent. Le comte fit de grands signes de la main pour attirer leur attention.

Les deux adolescents échangèrent un regard avant de rejoindre le comte à la course.
-Bonjour monsieur le comte! firent-ils en cœur.
-Je suis content de vous voir, les garçons! J’ai besoin de vous.
-Wow! Pacôme de Champignac qui a besoin de nous, s’étonna le plus petit des deux. Trop nice!
L’autre garçon semblait trop étonné pour répondre quoi que ce soit.

Le comte se tourna vers Spirou et Brad.
-J’ai trouvé nos sauveurs!



*Pour avoir fait une compétition de natation là cette année, je confirme : C’est désinfecté au sel! Mieux vaut ne pas avaler la tasse…
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