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 (FT) MCPBPLS 2 -- Esprit que t'as peur des esprits

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Dino
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Dino

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(FT) MCPBPLS 2 -- Esprit que t'as peur des esprits - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: (FT) MCPBPLS 2 -- Esprit que t'as peur des esprits   (FT) MCPBPLS 2 -- Esprit que t'as peur des esprits - Page 2 EmptyJeu 21 Juin à 17:35

Brad se retourna et ouvrit la bouche, sans être capable de dire quoique ce soit. Valence et Jérémie s’éloignèrent sans se retourner.
-J’te l’avais di-heu! J’te l’avais di-heu!
Brad se retourna vers son père qui riait comme un enfant de cinq ans tout fier d’avoir fait un poisson d’avril réussis à son ami. Le scientifique était blême.
-Je… Je suis pas mort, hein? Tu m’as pas tué, hein?
Jerry reprit son sérieux et répondit :
-T’es drôle, toi! Voir si un spectre peut tuer quelqu’un! J’ai juste genre camouflé ta présence, c’est tout. Un genre d’écran anti-radar, genre.
Ignorant l’air inquiet de Brad, il ajouta :
-Comment tu l’as appelé ton gars, donc? Jason? Jordan?
-Jérémie, corrigea Brad.
-Pourquoi?
Brad soupira. Il garda le silence, puis il répondit :
-Jérémie pour Jerry Jérémie Jack Joseph Spitfire.
Jerry fronça les sourcils.
-Heurk! J’haïs mon nom! Ça fait genre JJJJS. Y’a comme genre trop de J…
-Moi mes initiales c’est ben BS, rappela Brad.
-Oui, pis ça c’est genre hot en hosti!
Brad croisa les bras. À quoi il jouait à faire l’immature comme ça?

Jerry regarda la maison de Junos qu’on voyait au loin. Brad suivit son regard qu’il vit posé sur son fils.
-T’as eu une famille, Brad. C’était pas ça que j’avais comme projet pour toi.
Il avait cessé de parler comme les adolescents de sa génération et était plus sérieux.
-Le projet que t’avais pour moi c’était la mort, fit sombrement le fils.
-Oui, en effet.
Jerry soupira.
-C’était pas non plus le destin que j’aurais réservé à cet enfant là.
Il fixait encore Junos. Piqué à vif dans son orgueil, Brad rétorqua :
-T’es rien à voir avec le destin de MON fils! Il sait pas qui tu es pis c’est mieux comme ça!
-Certes, je te l’accorde. Junos est ton frère, mais aussi ton fils. Mais c’est quand même pas le destin que j’aurais espéré pour mon fils illégitime. Du trouble, des enfants illégitimes…
-T’as couru après, fit Brad. Si t’avais pas été assez écœurant pour tromper maman avec la femme de son propre fils, tu…
-Ta mère savait pertinemment que j’étais pas un gars fidèle. Elle l’a toujours su et elle l’a toujours accepté. Ça n’était pas du tout pour ça qu’on se chicanait constamment. À vrai dire, on avait un arrangement tout les deux. On se foutait pas mal de savoir avec qui l’autre couchait, tant que y’avait pas de liaison qui se développait en arrière de ça. Elle ne l’utilisait pas ce droit-là, c’est son affaire. Moi, j’en profitait. Je ne faisait rien de mal. À proprement parler, je ne la trompais même pas puisqu’elle le savait.
Brad fronça les sourcils et il tourna la tête vers lui.
-Le vrai problème, Brad, c’est toi. Tu savais que ta blonde te trompait à chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Tu savais qu’elle te pensait assez idiot pour ne rien voir et qu’elle n’en avait que pour ton argent. Ça te faisait mal, tu voulais qu’elle t’aime comme tu l’aimais, tu te racontais des mensonges. Tu aurais pu la laisser dès que tu as commencé à avoir des doutes. Si tu l’aurais quitté quand elle a commencé à te jouer dans le dos, j’aurais jamais eu le temps de coucher avec et Junos ne serait jamais né. Mais tu ne l’as pas fait. Tu veux savoir pourquoi tu ne l’as pas quittée, Brad?
Le scientifique ne répondit rien. C’était ça, la plus grande arme de son père. Que ce soit pour les affaires ou pour sa vie privée. Il avait comme Valence le don de comprendre et d’analyser les sentiments des gens. La seule différence, c’était qu’il utilisait cette capacité non pas pour aider les autres, mais bien pour les attaquer par leurs points faibles.

Brad baissa la tête et son père s’empressa de la lui remonter en poussant sous son menton avec son index.
-Tu ne l’as pas quittée parce que tu avais peur de te retrouver tout seul. Mais ce n’est pas que de la solitude dont tu avais peur. Tu savais que tu étais faible et qu’elle était forte. Tu savais que tu ne réussirais pas à la confronter pour lui dire que tu savais ce qu’elle t’avais fait, que tu ne réussirais pas à combattre sa volonté lorsqu’elle te supplierait de la pardonner. Tu savais que tu lui aurais dit que tu allais oublier tout ça et faire comme si de rien n’était, et ce même si tu étais conscient qu’elle n’était pas sincère. Alors tu as préféré jouer l’innocent, n’est-ce pas? Tu t’es dit que c’était moins compliqué de faire comme si tu ne savais rien. Tu espérait que ça cesse. Tu savais qu’elle ne t’aimais pas, qu’elle voulait ta fortune et qu’elle se fichait de toi, mais tu l’aimais. L’amour mêlé à ta faiblesse naturelle t’as empêché d’agir. Voilà pourquoi tu ne l’as pas quittée.
Le scientifique se retint de ne pas pleurer. Son père avait toujours eu le don de le descendre au fond du baril et le fait qu’il l’oblige à le regarder dans les yeux lui faisait encore plus mal.
Monsieur Spitfire se décida à lâcher le menton de son fils et exposa la raison de sa visite.
-J’ai quelque chose pour toi, Brad.
-Est-ce que ça va faire mal? demanda le scientifique, craintif.
Le père soupira et sorti de sa poche une pierre rouge sang.
-La pierre philosophale, murmura Brad. Comment tu l’as eue?
-Ta maman m’a demandé de te l’apporter.
Brad fronça les sourcils.
-Pourquoi elle ne me l’a pas apportée elle-même?
-Parce qu’elle a fait ce qu’elle avait à faire ici et qu’elle ne peut donc plus retourner dans le monde des vivants.
Brad prit la pierre qui se mit à briller au fond de sa main.
-Tu la donnera à ton fils aîné, fit Jerry.
-Jérémie ou Junos?
-Y’a que toi pour le savoir, Brad.
Un étrange sourire sur les lèvres, le spectre commença à s’évanouir peu à peu.
-C’est quoi le travail que t’as pas fini sur Terre, toi? demanda Brad.
-Y’a que toi pour le savoir, répéta son père.
Puis, il disparut complètement.

Brad baissa la tête vers la pierre dans sa main. Il releva les yeux vers la maison de Junos qu’il voyait au loin et enfonça la pierre dans sa poche. D’un pas rapide, il se dirigea vers la maison de son fils aîné. Oui, Junos était son garçon à lui. Peu importait ses origines. C’était lui qui l’avait élevé et c’était donc lui son père.

Brad atteint la maison de son fils. Valence lui sauta dans les bras dès qu’elle le vit.
-Ah! Mais ou t’étais, toi?
-Dans la forêt, répondit Brad.
Avant que Valence n’aie pu lui demander dans quel but, une voix de petit garçon se fit entendre.
-Grand-papa!
Brad se tourna pour attraper son petit fils qui lui avait sauté dans les bras. Il se releva, Antoine cramponné autour de son cou.
-Antoine! Tu vas finir par casser quelque chose à ton grand-père à force de lui sauter dessus comme ça, fit une voix féminine.
Chely venait de sortir de sa maison, un sac à dos plein sur les épaules.
-Ne le chicane pas, fit Brad. Je ne suis pas si vieux que ça.
-Tu parles! Bientôt, c’est tes vestiges à toi qu’on va déterrer!
Junos venait lui aussi de sortir de sa maison, équipé comme sa femme.

Brad remit Antoine à Jérémie avec qui le petit s’entendait très bien. Il s’avança ensuite vers son aîné et le prit par les épaules pour l’emmener à l’écart avec lui.
-J’ai quelque chose pour toi.
Le scientifique sorti de sa poche la pierre philosophale qu’il mit dans la main de son fils. Junos regarda la pierre, les yeux ronds et la bouche ouverte. Il semblait plus que surpris.
-Papa… Comment tu… Je veux dire…
-Pose pas de questions et prend là. Tu la donneras à Antoine quand il sera plus grand.
Junos referma ses doigts sur la pierre et releva la tête vers son père, un air déterminé sur le visage.
-C’est promis. Je la lui donnera le jour de ses douze ans, ça te va?
-Mettons quinze, corrigea Brad. C’est l’âge à laquelle ma mère me l’a donnée.
Junos mit la pierre dans sa poche.
-Alors allons-y pour quinze ans.
Il fit un grand sourire à son père.

Brad serra son fils dans ses bras.
-Je suis fier de toi mon grand, lui souffla-t-il à l’oreille. Maintenant, va rejoindre ton démon de fils avant qu’il ne rende son oncle Jérémie aussi démoniaque que lui.
Junos se détacha de l’étreinte de son père en riant.
-Bonne idée! C’est qu’ils sont influençables les mononcles à treize ans!
Il tourna le dos à son père et se dirigea en courrant vers son fils et son frère.

Brad regarda Junos rejoindre Antoine et Jérémie. Une petite lueur rouge illuminait sa poche. Le scientifique sourit en songeant à l’ironie du sort. Combien d’archéologues terriens se seraient battus pour obtenir la célèbre pierre philosophale? Combien d’archéologues et de riches collectionneurs s’étaient mis à genoux devant sa mère pour pouvoir acheter la seule et unique preuve existante de la réussite des travaux de Nicholas Flamel? Combien d’hommes avaient rêvés d’obtenir cette pierre précieuse en croyant qu’elle les rendrait réellement immortels?

Bien entendu, la pierre n’avait jamais transformé le métal en or ou encore donné un philtre rendant immortel. Cependant, l’alchimiste l’ayant créé avait découvert ses propriétés magiques en assistant à un exorcisme ou le pierre s’était mise à briller de manière étrange et avait permis au prêtre de sauver la victime du démon. C’était à ce moment que Flamel avait décidé de léguer son invention en héritage pour ses descendants.

Le sourire de Brad s’élargi. Si seulement son fils connaissait l’histoire et les légendes terriennes… Peut-être aurait-il pu découvrir tous les mystères entourant cet étrange aïeul? Peut-être…

FIN




*C’est Fye D. Flowright, mais ça sonnait mieux sans le D. Maudit que y’é beau pour un manga, ce gars-là!!! *bave*
**C’est genre le fun de mettre plein de genre, lol!
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