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 [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)

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kristaline
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MessageSujet: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Mar 21 Juin à 18:35

Prologue

Qui aurait pu prédire mon arrivé dans ce monde ? Qui aurait cru qu'une femme et un homme, venant tous deux de parents qui s'haïssaient, finiraient par s'aimer ? Eh bien, je suis le fruit de cet étrange hasard...

Je me nomme Sébastien. Sébastien Gotta. Petit-fils d'un mercenaire, d'une criminelle, d'un scientifique et d'une extra-terrestre et fils d'une scientifique et d'un mercenaire. Quand je vous disais que j'étais le fruit de cet étrange hasard...

J'ai 18 ans. De mes amis, je suis le plus vieux. Laissez-moi vous les présenter. Il y d'abord Kaëla Dieudonné-Marcelin, alias la Gentille, fille de Bob Dieudonné-Marcelin et de Bry, de la planète Trademark. Elle a une soeur de 25 ans, qui se nomme Mira.

Il y a Alexandre Grimard, 18 ans, alias le Meneur, fils de Cédric Grimard et de Flora Patenaude. Il a une soeur de 16 ans, Samantha, et un frère de 14 ans, Pierre-Luc.

Il y a aussi Zacharie Vallée, 17 ans, alias le Bollé, fils de Thomas Vallée et d'Océane Gotta (d'une aventure qui s'est terminée avant sa naissance). Il a deux demi-soeurs, venant de sa mère et de son beau-père, Anthony Bédard : Kim, 16 ans, et Mélissa, 14 ans.

Et il y a Audrey Waterfalls, 17 ans, alias la Téméraire, fille d'Andrew Waterfalls et de Charline Bouchard. Elle n'a qu'un frère, Matthew, âgé de 14 ans.

Comme vous voyez, tous mes amis ont un frère ou une soeur. Cela m'avait rendu jaloux, étant donné que je suis fils unique. Mais j'ai fini par accepter cela et j'ai concentré mes relations sur mes amis, ce qui fait que nos liens sont plus forts entre nous.

Mon surnom est le Rêveur. Si Kaëla apporte la gentilesse, Alexandre, le leadership, Zacharie, l'intelligence et Audrey, le courage, j'apporte le calme. D'ailleurs, à cause de mon goût pour les arts et de ma minceur, on a failli me surnommer "la feluette". Heureusement, on a oublié cela.

Depuis quelques temps, je suis l'apprenti de madame Axelle Gauthier. Depuis qu'elle et son époux ont pris la retraite de la gestion du village (géré maintenant par sa soeur, Jeanne, et son époux, Thomas), elle se consacre à son métier, c'est-à-dire la couture. Si on s'est moqué de moi au début, ils ont moins ri quand j'avais réussi à réparer les habbits déchiquetés par un troupeau de vaches en furie.

Nous sommes en mai 2085. Voilà 3 ans et 1 mois que les Quatre As ont quitté Maskinongé pour parcourir le monde. Ah, mais qu'est-ce que je dis là ? Vous ignorez qui sont les Quatre As, n'est-ce pas ? Il s'agit nul autre que les jumeaux Patenaude, Linda et César, ainsi que Falbo Bouchard et Mira Dieudonné-Marcelin. Pour Kaëla, Alexandre, Zacharie, Audrey et moi, ils sont nos idoles. On voudrait tellement voyager, mais, en attendant, il faut se préparer à notre vie future...


Dernière édition par le Lun 31 Oct à 17:40, édité 2 fois
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Mer 29 Juin à 19:10

Chapitre 1 : Un retour attendu
19 mai 2085

Le printemps est enfin là, avec ses bourgeons, le chant des oiseaux, ses fleurs, le chant des oiseaux, son herbe tendre pour les animaux, le chant des oiseaux, la saison des amours, le chant des oiseaux...

Ce matin, Axelle a confié à Sébastien une tâche importante : coudre la robe de mariée d'une villageoise. Ravi, Sébastien a commencé à dessiner des croquis. Il est donc sur la galerie de son chez soi, assis sur les escaliers en train de dessiner, lorsqu'il entendit un bruit de galop.

C'était Audrey, chevauchant son étalon noir. Ses parents, Charline et Andrew, avaient capturé un poulain il y a 4 ans, dans un troupeau de chevaux sauvages. Depuis, la jeune fille s'en occupe avec une attention extrême.

Elle fait freiner son cheval, provoquant un éclaboussement de boue qui fait enterrer Sébastien. Ce dernier ressort du tas, mécontent.

Sébastien : Eille, bravo, Audrey ! Mes croquis sont sales, maintenant.

Audrey : Pantoute !

Sébastien : C'est rendu que les robes sont brunes.

Audrey : T'auras juste à dire à la madame que le brun est à la mode. Ah... pis t'as gâché mon fun !

C'est à ce moment qu'Élisha sort du balcon. À 45 ans, elle est toujours aussi jeune qu'à 25. Cela est dû à son sang de demi-extraterrestre. Elle n'est pas la seule à bénéficier de cet effet. En effet, Flavien et Charline sont eux aussi plus vieux qu'ils ne le paraissent. C'est à croire que les Terriens ont une durée de vie beaucoup plus courte que les autres races...

Élisha : Audrey, ta mère voudrait te voir.

Audrey (courroucée) : Kessé j'ai encore fait ?

Élisha : Choque toi pas, t'as rien fait.

Audrey descend de la monture, attache la bride à la barrière de la galarie et entre dans la maison au moment où Antoine en ressort.

Audrey : Bonjour, mononcle.

Antoine : Bonjour, AudrAHHHH ! (Regardant Sébastien) C'est quoi, ça ?

Sébastien : Ben, c'est juste d'la boue.

Antoine : Mon gars, t'iras prendre un bain tu-suite.

Sébastien : Mais...

Antoine : Tu-suite !

Ne voulant pas protester, Sébastien obéit à son père. Père qui a rentré immédiatement dans la maison pour en revenir avec des seaux d'eau et des torchons.

Antoine : Éli, aide-moi à nettoyer.

Élisha : Ben là, c'est juste d'la boue...

-----------------------------------------------------------------------

En peu de temps, Audrey rejoint sa mère au salon, qui discute avec Océane.

Charline : Alors, comment va Mélissa ?

Océane : Eh bien... Ah, bonjour, Audrey.

Audrey : Bonjour, matante.

Charline : Ah, j'voulais justement te parler, ma chérie.

Audrey : Ouais, justement... Kessé j'ai fait ?

Charline : Mais rien, ma chouette.

Audrey (fronçant les sourcils) : Ah ouais ? Ben, on m'accuse de tout, icitte.

Charline soupire.

Charline : Mais voyons, dis pas ça. J'ai une très bonne nouvelle pour toi.

Océane (à Audrey) : T'es au courant que le Bal des fleurs aura lieu demain soir ?

Le Bal des fleurs ? Bien sûr qu'Audrey était au courant. Kim, la fille aînée d'Océane, n'arrêtait pas de lui en parler.

Audrey : Ouais, pourquoi ?

Charline : Thomas a accepté que ton groupe anime la soirée.

Audrey (surprise) : QUE-OI ? Notre groupe ?

Voyant que sa mère était sérieuse, Audrey, folle de joie, saute dans ses bras. Depuis longtemps, Audrey a fondé un groupe de musique, spécialisé dans les chansons anciennes. Elle est à la batterie alors que Kaëla est au violon, Sébastien, à la guitare et voix accompagnatrice, Zacharie, à la basse et aussi voix accompagnatrice et Alexandre...

Ah, Alexandre... Avec ses yeux qui brillent... Son sourire énigmatique... Avec...

Charline : Audrey ?

La jeune fille sursaute, rougissant immédiatement.

Audrey : Euh... quequoi ?

Charline : Tu peux retourner faire du ch'val.

Audrey : Je... J'vais plutôt aller le mettre dans l'écurie...

Elle s'en va, rendant Charline soucieuse. Élisha revient, un seau à la main.

Charline : Ce n'est pas elle.

Élisha : Quoi ?

Charline : D'habitude, elle retourne à ses occupations en courant.

Océane : Ah, elle devait sûrement penser à quelque chose...

Élisha (moqueuse) : Ou plutôt, à quelqu'un.

Océane soupire. Élisha se rend compte de son erreur.

Élisha : Oh, excuse moi. J'aurais pas dû...

Océane : Non, c'est correct. C'est juste que... mon pauvre Zach.

Il faut dire que, il y a moins d'un an, Audrey a laissé tomber Zacharie. Ce dernier a eu du mal à s'en remettre.

Charline : J'suis désolée pour ça, Océane.

Océane : Faut pas t'en vouloir, Charley. Nos enfants sont pas comme nous.

Pour Élisha, cette phrase était significative, sachant que son fils ne serait jamais un scientifique.

Élisha : (Soupir) Tu l'as dit...

-----------------------------------------------------------------------

Après avoir rassuré son père qu'il était propre, Sébastien sort de la maison pour se rendre chez Patrick et Axelle lorsque soudain, il croise Zacharie sur sa route, qui ressemble étrangement à son père, Thomas, côté chevelure.

Zacharie (souriant) : Eille, salut, cousin !

Sébastien : Salut !

C'est alors que Zacharie remarque ses feuilles de croquis sales.

Zacharie : Ouach, Sébas ! Est-ce que quelqu'un s'est servi de tes feuilles comme papier de toilette ?

Sébastien : Ben non, c'est juste d'la boue, nono.

Zacharie : J'suis pas nono.

Sébastien : T'as beau être plus intelligent que nous, mais tu restes nono.

Zacharie : Mon...

Le rouquin se jette sur le blond. Pour ceux qui ne les connaissent pas, on dirait qu'ils se battent pour de vrai. Mais c'est purement amical.

Sébastien réussit à faire une prise à son cousin, l'empêchant de bouger.

Sébastien : Dis "Pardon, mononcle". Dis "Pardon, mononcle".

Zacharie : Pardon, matante.

Sébastien (faussement fâché) : Ah, mon...

Ils continuent de se battre, toujours amicalement. Soudain, ils entendent la voix d'une jeune femme.

Voix : De vrais enfants !

Ils arrêtent de se battre, surpris. Avaient-ils bien entendu ? Ils lèvent la tête et voient alors le visage rayonnant d'une jeune femme, âgée de 25 ans. Ses cheveux d'un blond étincellant étaient réunis en une tresse et ses yeux étaient bleus. Oui, c'était bien elle.

Sébastien : Linda ?

La jeune femme se met à sourire.

Jeune femme : Oui, c'est moi.

-----------------------------------------------------------------------

La nouvelle nouvelle court dans tout le village : Linda, César, Mira et Falbo sont de retour, après 3 ans et un mois d'absence. Thomas et Jeanne ont convoqué une réunion dans la Salle de fête, histoire d'en apprendre plus sur ce long voyage. Tous les villageois se sont précipité là-bas, ne voulant rien rater de l'histoire.

Valence est arrivée la première. Bien qu'elle était en marchette, sa volonté de retrouver ses enfants était plus fort que son mal de dos.

Valence : Mes poussins !

Linda et César se sont précipité vers leur mère, qui les serrait très fort contre elle. Puis arrivait Flavien, qui soutenait Pétrolia d'un bord, Bob de l'autre. Ce dernier avait d'ailleurs perdu quelques livres, question de prendre soin de son vieux coeur. Cela était du grâce au régime que lui a imposé Bry, qui suivait le petit trio.

Ensuite, Charles est arrivé, soutenu par une canne, accompagné d'Élisha, qui aidait son cousin, Brad, à se déplacer en fautauil roulant.* Et enfin, Serge14, qui, de l'ancien équipage, sera toujours le plus jeune. Décidément, il sera éternel.**

Lorsque tout le monde est arrivé, le quatuor commence son histoire. Pendant trois ans et un mois, ils ont pu visiter presque toute la planète : Montréal, Québec, Gaspé, France, Allemagne, Italie, Afrique, Inde, Chine, Japon, États-Unis, Mexique, Chili, Brésil, Cuba, pour enfin revenir ici. Que ce soit à pied, à cheval, en bateau, en canot ou en ski, ils ont usé de tous les moyens de transport possible. C'est alors que Charles pose une question.

Charles : Et... est-ce que notre bonne vieille Terre se porte bien ?

Falbo sourit.

Falbo : Mieux encore que mes lointains souvenirs de la planète Tous.

Linda : J'peux pas croire qu'elle aurait été si polluée avant.

Charles : Et pourtant, c'est la triste réalité, Linda.

Sébatien se lève, révoltée.

Sébastien : Pourquoi ils l'ont fait ?

Thomas : Qui, ils ?

Sébastien : Nos ancêtres. Pourquoi ils ont pollué sans culpabilité, sans remords ? Qu'est-ce qu'ils avaient dans la tête, hein ?

Brad prend la parole.

Brad : Sébas... Avec le temps, j'ai appris que le mauvais était difficile à oublier. L'erreur faite, il est difficile de s'en débarrasser. Crois-moi, ça m'a pris du temps avant qu'on me pardonne.

Le jeune homme semblait se calmer, mais la colère n'était pas apaisée pour autant.

Sébastien : Toi au moins, t'es humain, grand-p'pa.

Il regarde vers le haut.

Sébastien : N'empêche qu'il y a des monstres quelque part, là-bas. Ceux qui polluent, qui tuent sans raison, ceux qui...

Les larmes aux yeux, il s'arrête.

Sébastien : Continuez sans moi...

Il s'en va. Élisha (la mère de Sébastien) se lève à son tour, mais Audrey s'impose devant elle.

Audrey : J'vais aller lui parler.

Élisha lui montre son accord par un signe de tête. Elle se rassoit alors que la jeune femme s'en va.

Brad : C'est fou comment il peut me ressembler.

Élisha : Ah bon ?

Charles : Vous ignorez combien de fois Brad se révoltait contre mes ordres.

L'ancien équipage de Charles se met à rire.

Andrew : Ça doit aussi tenir de sa mère.

L'ancien équipage d'Andrew se met à rire.

Élisha (vexée) : Eille !

-----------------------------------------------------------------------

Pour Audrey, il était aussi facile de trouver un Sébastien Gotta que de trouver un nez dans la face de quelqu'un. Mais cette fois-ci, c'était différent. Elle croyait l'avoir trouvé près de la rivière, mais tout ce qu'elle voyait, c'était un arbre, plus grand qu'elle, mais plus petits que tous les autres arbres.

Audrey (à elle-même) : Ah ! J'étais certaine de l'avoir vu.

Alors qu'elle revient sur ses pas, elle entend un "Atchoum !". En se retournant, elle n'était pas sûre, mais a cru voir bouger l'arbre. Peut-être se cachait-il là.

Audrey : Sébas ?

Personne ne lui répond.

Audrey : Écoute, si t'as envie d'être seul, j'comprend. Mais dis-toé que ces pollueurs sont tous partis pis qu'ils reviendront jamais. Pis si jamais ils reviendraient, j'te jure que j'vais leur botter les fesses.

Encore une fois, personne ne lui répond. Audrey décide de continuer ses recherches. Elle ne fait cependant que quelques pas avant que Sébastien la rejoint.

Sébastien : J'suis content que tu sois venue. T'as les bons mots pour me consoler.

Audrey (souriant) : Voyons, c'est rien. C'est juste que j'te connais assez bien.

Sébastien sourit à son tour.

Audrey : Viens, retournons à la Salle.

Sébastien : J'pense qu'y va être trop tard.

Audrey : Faut au moins rassurer tes parents.

Sébastien : Voyons, pour qui tu m'prends ? J'ferai jamais une fugue.

Et ils retournent à la Salle...

-----------------------------------------------------------------------

*Han, j'suis sûre qu'au mot "Élisha", vous avez cru que c'était la fille de Brad. Hé ben nah Razz
**Et c'est Réal Bossé lui-même qui l'a dit lors de la première du film de DUG, dans une entrevue des studios Neatworks (disponible sur Internet). ^^
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Jeu 7 Juil à 19:35

Chapitre 2 : Le meilleur et le pire en un, 1ère partie de 2
20 mai 2085

Dès le début d'après-midi, tout le monde, surtout les femmes, ont commencé les préparatifs en vue de ce fameux Bal des fleurs. Chez les Patenaude, dans la chambre de Linda, Valence s'occupe de la longue chevelure blonde de sa fille. Elle a beau être en marchettes, mais elle est toujours capable de faire des coiffures extraordinaires.

Linda (impatiente) : As-tu fini ?

Valence : Allons, ma belle, reste patiente.

Linda : Mais j'en peux pu.

Valence (souriante) : T'as bien le caractère de ton père. Ses cheveux. Et aussi ses yeux.

Linda (souriante) : Rassure-toi, j'ai aussi ton côté humanitaire.

Valence sourit à nouveau. Elle tend à un fille un miroir afin qu'elle puisse voir le résultat.

Linda (émerveillée) : Oh, m'man... C'est trop beau...

Valence (à son oreille) : Tu vas voir, tous les gars vont tomber à tes pieds.

Linda (soupirant) : M'man, j'ai pas besoin d'un gars dans l'vie.

Valence : Tu sauras que c'est ce que j'me suis dit quand j'ai embarqué sur le Romano Fafard. Peut-être que t'es pas prête, Lindâ, mais dis-toi bien que c'est les fous qui changent pas d'avis.

La vieille femme se relève.

Valence : Allez, ton père et ton frère doit nous attendre.

-----------------------------------------------------------------------

Pendant ce temps, chez les Grimard...

Alexandre s'amuse à se pratique sur sa guitare électrique lorsque soudain...

Toc ! Toc ! Toc !

Il ouvre la porte. C'est Pierre-Luc, son petit frère de 14 ans.

Alexandre (exaspéré) : Quoi ?

Pierre-Luc : M'man m'a dit d'arrêter ta musique pis de prendre ta douche.

Alexandre : As-tu pris la tienne ?

Pierre-Luc : Non.

Alexandre : Ben, vas-y.

Et il lui ferme la porte et continue à jouer sa musique. Pendant ce temps, dans la chambre de Samantha, 16 ans...

Flora (soupirant) : Y peut pas arrêter, lui ?

Samantha (souriante) : C'pas grave, m'man. Ça m'dérange pas.

Flora est étonnée de voir à quel point sa fille peut être patiente, mais tellement insécure.

Samantha (inquiète) : Crois-tu que j'vais être belle dans cette robe ?

Flora (rassurante) : Mais oui, ma puce. Tu s'ras toujours belle, même sans cette robe.

Samantha : Hein ?

Flora (se ressaisissant) : J'veux dire... dans d'autres vêtements.

-----------------------------------------------------------------------

Du côté des Bédard...

Kim, 16 ans, vêtue de sa robe, se contemple dans un miroir. Elle ressemble vraiment à sa mère, Océane, avec ses cheveux noirs allant jusqu'aux épaules et ses yeux bruns.

Kim (émerveillée) : Oh wow...

On cogne à sa porte.

Kim : Qui c'est ?

Voix (de l'autre côté de la porte) : Ta p'tite soeur.

Kim : Entre.

Mélissa, 14 ans, entre et referme la porte derrrière elle. Elle a les mêmes yeux que sa mère, mais a les cheveux blonds de son père, Anthony.

Mélissa (montrant son dos) : Peux-tu m'aider à attacher le haut d'ma robe ? J'y arrive pas.

Serviable, Kim le fait avec plaisir.

Kim : Tiens.

Mélissa : Merci.

Se retournant, elle lui montre des objets accrochés à sa robe : des piles jetables.

Mélissa : Que penses-tu de ça ?

Kim : Euh...

Océane (de l'autre côté de la porte) : Kim, ça va pour la robe ?

Kim : Euh... Oui, m'man, est super belle.

Océane sourit. Elle se dirige vers la chambre de son fils et cogne à la porte.

Océane : Zach ? T'as commencé à t'préparer ?

Zacharie (dans sa chambre) : Ouais, t'inquiètes pas, m'man.

Rassurée, Océane revient ses pas lorsqu'elle est en face de son époux : Anthony.

Océane (surprise) : T'es déjà prêt ?

Pour seule réponse, Anthony enlace Océane contre lui et lui murmure à l'oreille :

Anthony : Que dirais-tu de partir avant les enfants ? Ils sont assez grands pour se débrouiller.

Mais avant qu'Océane proteste, il se met à l'embrasser dans le cou, arrachant à sa femme quelques rires. Les enfants sortent de leurs chambres, surpris.

Kim : Frachement, p'pa, un peu d'retenue.

Surpris, Anthony arrête, ce qui rend Zacharie souriant.

Zacharie : Ouais, on dirait qu'la saison des amours a commencé, hein, l'beau-père ?

-----------------------------------------------------------------------

Chez les Bouchard...

Falbo descend les escaliers en s'assoyant sur la rampe. Rendu en bas, il croise sa mère, furieuse.

Pétrolia : Falbo Bouchard, combien d'fois j't'ai dit de pas descendre de cette manière ?

Falbo : Mais m'man...

Flavien descend les escaliers, lui aussi assis sur la rampe.

Pétrolia : Franchement, Flavien ! Montre l'exemple à ton fils !

Pendant ce temps, Serge14 descend les escaliers, mais cette fois-ci, debout sur la rampe.

Pétrolia : J'ai mon voyage !

-----------------------------------------------------------------------

Chez les Spitfire...

Brad et Antoine attendent que Sébastien et sa mère soient prêts lorsque soudain, le jeune blond sort de la chambre, bien habillé, excepté que...

Sébastien : Euh... P'pa ?

Antoine : Ouais.

Sébastien : T'es-tu capable de faire un noeud dans l'cravate ?

Antoine : Zoé peut pas l'faire ?

Sébastien : Est avec m'man.

Brad : On gage-tu dix coquillages* qu'elle va être prête dans une heure ?

Antoine (regardant sa montre) : On va être en r'tard.

Brad : On gage-tu ma carte de bingo qu'on va être en r'tard ?

Sébastien : Grand-p'pa, arrête de parier.

Voyant qu'il ne pouvait rien faire contre le temps qui s'écoulait, Antoine aide son fils à faire un noeud à sa cravate. C'est alors que Zoé6 sort de la chambre conjugale, avec une Élisha en robe noire.

Brad : Ç'a pas été long.

Élisha : Quoi, c'était pas assez ?

Elle allait pour retourner à sa chambre lorsqu'elle sent quelqu'un aggriper sa main. Il la fait tourner sur elle-même, l'attire à elle et pose une main derrière son dos. Élisha constate que c'était Antoine.

Élisha (étonnée) : Comment t'as fait ?

Antoine (souriant) : Zoé est très bonne en danse.

Élisha : Quoi ? C'était ça, les rendez-vous secrets ?

Antoine (perdant son sourire) : Hein ?

Sans s'y attendre, il reçoit une giffle dans la face.

Élisha (furieuse) : Ça, c'est pour avoir cru que j'étais cocue.

Puis, elle l'embrasse langoureuement, sous le regard étonné de Zoé6, Sébastien et Brad.

Zoé : Hum... je crois qu'on devrait les attendre dehors.

C'est ce qu'ils font tous les trois. Puis, quelques secondes plus tard, après le baiser.

Élisha (sincère) : Et ça, c'est parce que j'te d'mande pardon.

Se frottant la joue, Antoine sourit à nouveau. Élisha était pleine de surprises, mais il l'aimait toujours.

-----------------------------------------------------------------------

Allons voir chez les Waterfalls...

Matthew : Comment tu m'trouves, m'man ?

Matthew, qui a eu 14 ans ce mois-ci, montre son habit neuf à sa mère.

Charline (souriante) : T'es beau comme un coeur.

Madame Spitfire, qui vivait avec eux, venait d'aperçevoir l'habit que portait son fils.

Mme Spitfire : Andrew, est-ce bien toi ?

Andrew sourit.

Andrew : Mais oui, m'man, c'est moi.

Il faut dire qu'il est rare de le voir si élégant. Audrey arrive la dernière, vêtue d'une robe fendue... révélant des pantalons, de même couleur que la robe.

Andrew (outré) : Audrey, mais que portes-tu ?

Audrey : Ben quoi ? J'peux pas jouer du drum avec une robe qui va montrer mes bobettes !

Matthew (moqueur) : Tes bobettes ou ton G-string ?

PAF ! Audrey venait de donner un coup de poing à son petit frère.**

Andrew (sévère) : C't'assez ! Monte dans ta chambre ! Pis restes-y jusqu'à notre retour !

Audrey (à Matthew, qui est par terre) : Bon ben, on se r'verra demain, l'morveux.

Alors que Charline amène son fils à la salle de bain, elle se dirige vers l'entrée. Andrew, voyant que sa fille ne prenait pas la bonne direction, ajouta :

Andrew : C't'à toi que j'parle, Audrey.

Audrey (se retournant) : Quoi ?

Andrew : Monte dans ta chambre !

Audrey : Pourquoi ? C'est lui qui a commencé !

Andrew : J'insisterai pas plus que ça : monte dans ta chambre !

Audrey fait ce que son père lui a demandé. Mais en passant devant lui, elle dit, entre ses dents :

Audrey : Maudit sexiste !

Et, rendue à sa chambre, elle claque la porte... avant d'étouffer un sanglot.

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Puis, chez les Dieudonné-Marcelin...

Bob : J'ai faim.

Bry : Mais chéri, t'as pris une collation y'a à peine vingt minutes.

Kaëla arrive, son violon dans ses mains. Elle est tout le contraire de sa soeur, Mira : autant elle a la peau noire, les cheveux noirs et est maigre, autant Mira a la peau verte, a les cheveux dorés et est... disons plutôt enveloppée.

Kaëla : Alors, on part ?

Bry : Ta soeur est pas encore prête ?

Kaëla : J'vais aller voir.

Pendant ce temps, Bob s'est fait une autre collation : un sandwich au jambon moutarde-mayonnaise-ketchup-miel-vinaigre.

Bry : Bob !

Bob (suppliant) : Mais c'est juste une bouchée.

Entre temps, Kaëla arrive devant la chambre de sa soeur et cogne doucement à la porte.

Kaëla : Mira ? T'es prête ?

Elle n'entend aucune réponse. Inquiète, elle ouvre la porte. Ce qu'elle voit l'attriste.

Une montagne de mouchoirs est au bas du lit. Et, sur ce lit, Mira pleurait, tout doucement.

Kaëla (inquiète) : Mais qu'est-ce que t'as ?

Mira lève sa tête, aperçevant sa petite soeur. Elle pleure à nouveau.

Mira : C'est rien.

Kaëla : Mais voyons, on peut pas pleurer comme ça pour aucune raison.

Prenant une grande respiration, Mira lui répond :

Mira : C'est Falbo.

Kaëla : Quoi ?

Sa soeur lui explique alors qu'elle et Falbo ont sorti ensemble pendant le voyage, au moins deux ans... jusqu'à aujourd'hui.

Mira (sanglotant) : J'suis pas belle.

Kaëla : Mais voyons, dis pas ça.

Mira : R'garde moi, Ka ! J'suis grosse ! C'est normal que Falbo veut pu d'moi.

Kaëla : Mais pourquoi il aurait sorti avec toi ?

Mais Mira ne pouvait lui répondre, car elle pleurait à nouveau. Kaëla s'assoit à côté d'elle.

Kaëla : Allons, pleure pas, Mira.

Mais elle ne cessait de pleurer. Alors Kaëla l'entoure de ses bras, attendant que la tempête se calme.

-----------------------------------------------------------------------

De retour, chez les Waterfalls..

Après avoir confié Matthew à sa grand-mère, Charline rejoint Andrew dans le salon, qui, assis sur un divan, avait la tête entre les mains.

Charline : Tu viens pas, chéri ?

Elle l'entend pousser un soupir.

Andrew : Vas-y. J'sors pas.

Charline s'assoit à côté de lui.

Charline : Ça vaut pas la peine si tu viens pas.

Andrew : Gaspille pas ta soirée aux côtés d'un mauvais père.

Charline : Mais non, Andrew, t'es un bon...

Tout en la regardant, Andrew l'interrompt.

Andrew : Un bon père ? As-tu c'qu'Audrey m'a dit ? A m'a traité de sexiste !

Charline : Pis ? Moi aussi j'ai traité mon père de sexiste. Pis mononcle Bob, pis mononcle Charles, pis mononcle Brad... Même Serge, j'l'ai traité de sexiste.

Andrew : Au moins, ton père passait du temps avec toi...

Charline : Ok, j'avoue que c'est pas fort, entre toi pis Audrey. Mais tu la connais, elle est fougueuse.

Tout en souriant, elle ajoute :

Charline : Comme toi.

Andrew : Quoi ?

Charline : J'me rappelle d'la première fois qu'on s'est vu, sur la planète Tous. Un moment donné, au bureau de monsieur Paquet, j't'avais demandé si t'avais une femme. Pis, comme pour te protéger, t'as répondu...

Andrew : "Je suis célibataire et je préfère le rester." (Riant) Oui, j'm'en rappelle très bien.

Charline : Entre deux personnes qui s'ressemblent, soit que ça s'aime, soit que ça s'déteste.

Andrew : J'dois t'avouer que, même si j'suis fils unique, j'ai fessé un coéquipier quand j'étais second officier.

Charline (étonnée) : Ah oui ?

Andrew : Et le plus étonnant, c'est que le capitaine est resté diplomate en tentant de régler notre problème. Aucune puniton. Juste d'l'écoute.

Il se lève, confiant.

Andrew : J'vais voir Audrey.

Charline sourit, ce qui l'encourage. Il se rend devant la porte de la chambre d'Audrey et frappe à la porte.

Andrew (ferme) : Audrey ? C'est ton père qui parle. Écoute, j'sais qu'on est jamais d'accord, tous les deux. Mais pour l'instant, j'te permet d'aller au bal. Cependant, faut qu'on s'parle demain à propos de ton coup d'poing. T'es d'accord ?

Il n'entend aucune réponse. Puis, la porte s'ouvre et Audrey sort, maussade.

Audrey : Pour une fois que tu gâches pas ma vie...

Andrew n'a pas le temps de répliquer car elle quitte immédiatement la maison.

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* C'est la monnaie de Maskinongé et il faut dire que la monnaie varie d'un village à un autre.
** N'oublions pas que cette fic, bien qu'elle sera dramatique, a son côté comique, comme dans ce bout Wink
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Mar 12 Juil à 22:00

Chapitre 3 : Le meilleur et le pire en un, 2ème partie de 2
20 mai 2085

La soirée va bientôt commencer. Dans la Salle de fête, Sébastien, Alexandre et Zacharie sont sur une petite scène, prêts à jouer. Cependant...

Matthew : Salut !

Alexandre : Matthew ! Aurais-tu vu Audrey par hasard ?

Matthew : Est dans sa chambre.

Sébastien : Ah, c'est ben les filles...

Matthew : Est en punition.

Sébastien et Alexandre : QUOI ?

Zacharie : Encore son père ?

Matthew : Ouais.

Sébastien : Qu'est-ce qu'on va faire, là ? Kaëla peut pas v'nir. Maintenant, c'est Audrey.

Matthew : Si vous voulez, j'peux jouer du drum à sa place ?

Alexandre : Écoute, Matthew, c'est smatt de ta part, mais il nous faut ta soeur. C'est la meilleure drumeuse qu'on connaît.

Matthew (vexé) : Pis moi, vous m'avez même pas entendu.

Alexandre : Une autre fois.

Le jeune Waterfalls s'en va, furieux.

Zacharie : Occupez-vous pas d'lui. Y fait son intéressant. Bon, j'crois qu'on doit passer au plan B.

Après s'être mis d'accord, ils commencent une chanson des Cowboys fringants. Alexandre joue de la guitare accoustique, Zacharie l'accompagnant à la basse.

Alexandre : Dans l'temps d'la polyvalente
C'tait l'kik de toutes les étudiantes
C'est vrai qu'y était beau bonhomme
Pis qu'y avait un p'tit côté bum
C'était l'idole de ses amis
Y'était toujours ben entouré
Y faisait rire toute la galerie
Quand y'était saoul dans les partys

Entre temps, Zacharie et Sébastien faisaient semblant d'être saouls et niaiseux et ce, jusqu'au prochain couplet.


Alexandre : La nature y'avait tout donné
Paraît qu'y était ben amanché
Y'avait deux trois blondes en même temps
Pour lui c'tait même pas fatiguant
C'tait l'meilleur dans tout' les sports
Au football y'était pas mal fort
Pis c'tait tout un joueur de hockey
Même qu'on pensait qu'y s'rait r'pêché...

Mais comme y'aimait pas étudier
Y'a tout lâché pour travailler
À shop y faisait ben d'l'argent
Assez pour flasher un bout d'temps
Un jour y s'est fait estropier
Y'é tombé su'la C.S.S.T.
Le pauvre ne pouvait pas savoir
Qu'la vie v'nait d'y régler son sort


C'est à ce moment que Sébastien fait son solo de gazou. Disons que c'était... assez convainquant pour un solo.


Alexandre : Aujourd'hui l'gars a quatre enfants
S'fait vivre par le gouvernement
Le cul d'sa blonde a quadruplé
Depuis l'jour où il l'a mariée
Et quand on l'rencontre dans la rue
Avec sa bonne femme en leggings
On n'en r'vient pas de c'qui est dev'nu
Dire qu'à polyvalente c'tait l'king.*


Et la chanson se termine par un petit solo de Sébastien au gazou. Il y a eu peu d'applaudissements.

Zacharie : Ouain...

Sébastien : Ouais, faut dire qu'la toune est pas mal courte...

C'est alors qu'Audrey arrive en courant, baguettes dans les mains.

Sébastien : Audrey ?

Sans un mot, elle s'installe derrière sa batterie, qui était déjà installée.

Audrey : Bon, on l'commence-tu, ce bal ?

-----------------------------------------------------------------------

Tout en restant vexé, Matthew est rejoint par Mélissa et Pierre-Luc.

Mélissa : Qu'est-ce que t'as, Matt ?

Matthew : Rien.

Pierre-Luc : Ben arrête de bouder si t'as rien.

Matthew (explosant) : Voulez-vous savoir c'qui m'dérange ? Audrey par-ci, Audrey par-là. Tout l'temps Audrey !

Pierre-Luc : T'as encore vu le CB ?**

Matthew : Ouais.

Pierre-Luc : Arrête d'les achaler.

Mélissa : Parti Libéral a raison.

Pierre-Luc (vexé) : Arrête de m'appeller comme ça.

Mélissa (souriante) : J'te niaise. (À Matthew) R'garde, c'pas grave. On s'en fera un groupe.

Matthew : Vraiment ?

Mélissa : J'vais écoeurer mon frère jusqu'à ce qu'il m'apprenne à jouer d'la basse.

Pierre-Luc : Pis moi, j'vais voir matante Charline. Paraît qu'était écoeurante à guit' à notre âge.

Matthew : Eille, merci gang.

Mélissa : Bah, c'est ça, une gang.

-----------------------------------------------------------------------

Durant la soirée, Kaëla arrive vers la fin d'une chanson.

Kaëla : Désolée pour le retard.

Sébastien (souriant) : C'pas grave. L'important, c'est que tu sois enfin là.

Alexandre : Faque on fait la toune ?

Kaëla : Laquelle ?

Sébastien : Une toune douce.

Audrey : J'suis d'accord avec Sébas.

Zacharie : Pis moi aussi. On devrait les faire danser un peu...

Alexandre : Audrey, tu donneras le signal.

Cognant ses baguettes entre elles, Audrey donne le signal.

-----------------------------------------------------------------------

Dès les premières notes du violon de Kaëla, Anthony va voir son épouse et s'incline devant elle.

Anthony : Est-ce que cette ravissante femme voudrait bien danser avec moi ?

Sous les yeux amusés de Charline et de Flora, Océane accepte l'invitation en prenant la main de son époux. C'est alors qu'on entend la voix d'Alexandre...

Ma vie...

Pendant ce temps, Cédric s'avance vers Flora.

Flora (souriante) : Notre fils chante bien. Ça doit tenir de toi.

... n'a vraiment jamais été...

Embarrassé, Cédric ne savait que dire.

Cédric : Veu-veu-veu... tu-tu...

... un conte de fée...

Il lui tend la main, que Flora saisit en souriant.

... de cape et d'épée
Jour et après jour tout est toujours pareil


Charline sentit un souffle derrière son cou. Et une voix qui murmura...

Andrew : Et si on allait les rejoindre ?

Jamais le soleil

Charmée, elle le laissa guider à la piste de danse, où les couples dansaient, enlacés.

Mais maintenant je crois que tout peut changer

Thomas et Jeanne arrivaient sur la piste à leur tour et se laissaient emporter par cette belle mélodie.

Cette nuit j'ai rêvé de nous c'était si bon c'était si doux
Comment faire pour qu'un rêve devienne réalité
Qui aurait pu penser qu'ici je trouverais mieux que l'infini
Tu es celle que j'ai attendu toute ma vie
Toute ma vie[/i]

Charles et Valence arrivaient eux aussi sur la piste, suivis de près par Flavien et Pétrolia. Malheureusement, Charles et Valence ne pouvaient se coller plus, à cause de la marchette.

Ma vie

Charles (moqueur) : Serait-ce ton chaperon, jeune fille ?

N'est plus la même

Valence se met à rire alors que son époux, tout en la tenant contre elle, laisse la marchette à côté d'eux.

Depuis qu'on s'aime

Assise sur une table avec son père et tante Éli, Élisha voyait Bob et Bry aller sur la piste rempli de couples. Elle soupire alors que deux mains se posent sur ses épaules.

Tu fais briller...

Elle se retourne, surprise, et voit le visage de son amour.

la lumière...

Antoine : Excuse-moi, y'avait du trafic sur la p...

Elle l'embrasse tendrement, rassurée.

... sur la sombre vérité

Antoine : Veux-tu me pardonner ?

Mon amour pour toi...

Élisha (se levant, moqueuse) : Pour qui tu m'prends ?

... grandira...

Ils vont sur la piste. Brad les suit des yeux, heureux du bonheur de sa fille.

... jusqu'à la fin des temps

Soudain, sans s'y attendre, sa chaise roulante se déplace. En essayant de ne pas tordre le cou, il voit sa cousine, qui lui fait un clin d'oeil. Étant divorcée, elle avait bien le droit de danser avec son cousin, non ?

Cette nuit j'ai rêvé de nous c'étai si bon c'étai si doux
Comment faire pour qu'un rêve devienne réalité
Qui aurait pu penser qu'ici je trouverais mieux que l'infini
Tu es celle que j'ai attendu toute ma vie


Alors que Kaëla commence son solo, Antoine chuchote à Élisha, qui avait la tête posée sur son épaule.

Antoine : Et si on filait en douce ?

Élisha : Alors que la maison est vide ?

Acceptant de jouer le jeu, l'ancienne scientifique se laisse bercer pour se rapprocher de plus en plus de la sortie, tout en ne laissant rien douter aux danseurs. Puis, le moment venu, ils en sortent. Et aussitôt, Antoine reçoit un baiser de sa tendre.

Pour toujours je rêvais de nous
Combien c'est bon combien c'est doux
Mon rêve est enfin devenu réalité


Élisha (le prenant par la main) : Allez, profitons-en !

Ils s'éloignent du lieu en courant.

Je ne pourrais être mieux qu'ici
J'ai trouvé mieux que l'infini
Tu es celle que j'ai attendu toute ma vie


Arrivés sur le balcon, Antoine arrête son épouse.

Élisha : Qu'est-ce qu'il y a ?

Toute ma vie***

Antoine : J'veux juste te dire... que j't'aime.

Élisha (étonée) : Ah bon ?

Antoine : Je l'dis parce que... on aura pas l'temps.

Élisha (malicieuse) : Ah, tu penses ça, hein ?

Ils s'embrassent une fois de plus, avant d'entrer dans la maison...

-----------------------------------------------------------------------

À la fin de la chanson, on entend des applaudissements. Une belle récompense pour les musiciens, pouvant même leur donner des frissons.

Alexandre (au micro) : Merci beaucoup. On va prendre une pause de 15 minutes, puis on va rev'nir.

Alors qu'il partait en direction du buffet, accompagné de Zacharie, et que Kaëla allait rejoindre ses parents, Sébastien s'approche d'Audrey, toujours assise à son tabouret.

Sébastien : Qu'est-ce que t'attend ?

La jeune blonde sursaute.

Audrey : Ah ! (Se retournant, elle voit Sébastien) Qu'est-ce que tu veux ?

Sébastien : Lui en as-tu parlé ?

Audrey : Euh... (Rougissant) Non.

Sébastien : Ben, c'est l'moment.

Il a raison, se disait Audrey. Elle se relève, cherche Alexandre du regard et le trouve, sortant par une des portes de la Salle. Alors qu'elle s'en va, Sébastien a un sourire en coin.

-----------------------------------------------------------------------

Lorsqu'elle sortait dehors, elle aperçoit Alexandre qui se retourne, un verre de bière à la main. Son sourire craquant apparaît sur son visage.

Alexandre : Ah, c'est toi, Audrey.

Audrey (nerveuse) : Euh... oui.

Alors qu'il prend tranquillement une gorgée, un sifflement sort des cordes vocales de la jeune fille.

Audrey : Pas encore !

Alexandre : Quoi ?

Elle lui tourne le dos afin de sortir son inhalateur, logé dans son soutien-gorge. Elle en prend une bouffée.

Alexandre : C'est ton asthme ?

Elle hoche de la tête. Il tente de la rassurer.

Alexandre : Inquiète-toi pas, t'es super bonne au drum. Tout s'est bien passé à présent, faque j'vois pas pourquoi tu t'inquiétrais.

Il se trompait carrément de cause. Si seulement il le savait... Il fallait foncer.

Audrey se retourne face à lui. Elle rougit.

Audrey : Euh... Alex ?

Alexandre : Ouais ?

Audrey : Je...

Soudain, un cri d'animal met fin à cette conversation.*^*

Audrey : C'était quoi, ça ?

Alexandre : J'pense que... c'était un orignal.

En se retournant, ils voient bel et bien un orignal, seulement à quelques mètres d'eux. Sur lui gisait un enfant, le corps ensanglanté. Il tombe à terre, mais Audrey arrive à temps pour le retenir.

Alexandre : Crois-tu qu'yé mort ?

Aussitôt, de ses doigts, elle touche le cou de l'enfant.

Audrey : Son coeur bat encore...

Elle se retourne vers Alexandre.

Audrey : Va chercher ta mère. Vite !

-----------------------------------------------------------------------

* La chanson se nomme "À' polyvalente", de l'album "Break syndical" ^^.
** Le CB, ou Club des bruns, est le nom donné au groupe formé par Sébastien, Alexandre, Zacharie, Audrey et Kaëla pour une raison fort simple : tous les cinq ont les yeux bruns. Étrange, non Wink ?
*** C'était supposé être "Joyeux Calvaire", mais comme il y avait un peu trop de Cowboys fringants, j'ai tenté de trouver une toune où il y avait du violon. Et quand j'ai entendu "Réalité" de Martin Deschamps, je me suis dit que ce sera celle-là. Et scusez pour les fautes ^^
*^* Je suis méchante, hein Wink ?
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Dim 17 Juil à 16:25

Chapitre 4 : Alexandre et Audrey
21 mai 2085

Flora ne comprenait pas se qui se passait. Tout d'abord, Alexandre l'a amené vers Audrey, qui tenait un enfant ensanglanté. Sans se poser de questions, elle a demandé à son fils d'aller chercher Serge14 et Zoé6. Entre temps, Cédric rejoint son épouse, inquiet.

Cédric : Qu'est-ce qu'il y a ?

Flora : Continue la soirée sans moi, y'a une urgence.

Puis elle et Audrey se sont dirigés chez les Grimard.

-----------------------------------------------------------------------

Alors qu'Audrey déposait l'enfant et allumait les lampes à huile, Flora se lavait les mains et préparait sa trousse de guérisseuse. Alexandre arrivait avec les deux robots.

Serge14 : Tu nous as demandé, Flora ?

Flora : Oui. Mais désinfectez-vous s'il vous plaît.

Pendant que les robots s'aspergaient de liquide anti-bactérien, Flora se tournait vers les deux jeunes adultes et les conduisait dans le corridor.

Flora : Restez pas ici, retournez au bal.

Audrey : Ben là, c'est parce que j'ai du sang sur ma robe.

Mais Flora ne l'écoutait pas et refermait la porte derrière eux.

Audrey : J'pense qu'ma soirée s'termine là.

Alexandre : Si tu veux des nouvelles de l'enfant, j'vais rester là. Mais j'assure rien en c'qui concerne quand.

Elle finissait par sourire.

Audrey : Merci.

Et elle l'embrassait sur la joue. Et elle partait, laissant Alexandre confus. Quoiqu'il en soit, il allait au salon, s'assoyait sur un divan et attendait comme il le pouvait, pour finir par s'endormir...

-----------------------------------------------------------------------

Voilà tout ce que dont se rappelait Alexandre en se réveillant le lendemain, à 4 heures du matin. Il faut dire que le divan n'était pas confortable, lui donnant quelques maux de dos. Soudain, il entend des pas. Puis, une voix s'élève. Il en est bouleversé, car, malgré l'émotion qu'il y a dans cette voix, il reconnaît sa mère...

-----------------------------------------------------------------------

Flora (mélancolique) : Merci d'être venus.

Flora n'a pas attendu pour envoyer Serge14 et Zoé6 chercher Thomas, Jeanne, Cédric, Antoine, Élisha, Andrew, Charline, Anthony, Océane et Hugo. Tout ce monde réuni dans cette chambre entoure un frêle corps recouvert d'un drap blanc.

Charline entoure Flora de ses bras.

Charline : C'est pas d'ta faute, Flor'. T'as fait c'que t'as pu.

Cédric : Elle a raison, chérie. J'suis sûr que t'as fait ton possible.

Flora sourit, mais tristement.

Flora : J'vais laisser Serge parler.

Serge14 s'éclaircit la voix afin de commencer.

Serge14 : Nous savons peu de choses à propos de cet enfant.

Jeanne : Tout d'abord, il est venu en orignal, non ?

Serge14 : C'est exact.

Jeanne : Alors, c'est un Rutois.

Océane : Un quoi ?

Zoé6 : Un Rutois vient du village de Rut...

Anthony : Tu parles d'un nom.

Zoé6 : ... qui est à un mois à pied de Maskinongé. Mais en orignal, ça prend deux semaines.

Andrew : Deux s'maines ? L'enfant aurait survécu à sa blessure pendant tout c'temps ?

Serge14 : Il est plus probable qu'il soit attaqué avant d'arriver ici.

Hugo : Mais par qui ? Ou par quoi ?

Serge14 : Tout ce que nous avons, c'est ceci.

De ses doigts, il montre une minuscule bille.

Antoine : Une balle !

Jeanne : Une quoi ?

Antoine prend la balle des mains de Serge14 et l'examine.

Antoine : Est si p'tite... Ça vient sûrement d'une arme de poing.

Océane : D'accord, mais comment a-t-elle pu tuer cet enfant ?

Zoé6 : Nous avons détecté à la surface de la balle un composé chimique. Mais sa molécule est si complexe qu'il est impossible de l'identifier sans se péter de quoi.

Élisha : Avez-vous des gants ?

Serge14 : Oui, mais pourquoi ?

Élisha : J'vais tenter d'identifier ça, même si mes connaissances sont rouillées.

On lui prête des gants, qu'Élisha enfile avant de prendre la balle des mains d'Antoine.

Zoé6 : Si vous voulez mon avis, on a affaire avec de sérieux prédateurs.

Anthony : Quoi ? Les animaux sont armés de fusils, maintenant ?

Zoé6 : Arrête de niaiser, 'Thony. Je suis sérieuse.

Serge14 : Elle a raison. Nous croyons que des extra-terrestres auraient débarqués dans la région.

Jeanne : Des extra-terrestres ? Mais c'est impossible, voyons ! Qui voudrait nous en vouloir, maintenant qu'on les laisse en paix ?

Thomas : On a pu l'choix, Jeanne. Faudra s'préparer à une invasion non-désirable. J'veux un volontaire pour mener des éclaireurs.

Charline : J'm'en occupe.

Thomas : Merci, Charline.

Andrew : Mais t'es folle, Charline ? C'est moi qui devrais les mener.

Charline : Écoute, Andrew, t'as 52 ans. Moi, j'en ai 45.

Andrew : Mais...

Charline (l'interrompant) : T'en fais pas, j'ai mes oreilles aussi.

Andrew lui prend les mains.

Andrew : Fais attention, j't'en prie. Nos enfants ont encore besoin de toi.

Charline : Mais si personne fait rien, nos enfants s'ront morts.

Elle laisse son regard se promener sur le corps de l'enfant.

Charline : Aucun enfant mérite ça. Aucun.

-----------------------------------------------------------------------

Pendant ce temps, Alexandre s'est précipité chez les Waterfalls. Il devait cependant faire attention en rentrant, car il se doutait que, non seulement Audrey dormait, mais il y avait probablement son frère et sa grand-mère aussi. Sur la pointe des pieds, il rentre dans la chambre de son amie. Puis, après s'être assis sur son lit, la secoue légèrement.

Alexandre (chuchotant) : Audrey ! Réveille-toi !

Elle laisse échapper un gémissement avant d'ouvrir les yeux. Mais avant de hurler, il lui plaque sa main sur la bouche.

Alexandre : Chut ! C'est juste moi.

Audrey est rassurée, mais à la fois, craintive. Serait-ce ses rêves qui prennent réalité ? Qu'Alexandre vienne la réveiller pour l'embrasser et puis... ?

Alexandre : Ma mère a parlé avec tes parents. Enfin, c'est surtout Serge pis Zoé qui leur ont parlé. Pis pas mal d'autre monde aussi.

Finalement, ce n'était pas à ça qu'elle s'attendait.

Alexandre : L'flo est mort.

Audrey (chuchotant elle aussi) : Quoi ?

Alexandre : D'un machin que j'connais pas. Mais tout c'que j'sais, c'est qu'il va y avoir une invasion d'extra-terrestres pis l'chef veut des volontaires pour être éclaireurs.

Audrey : T'es saoul ou quoi ?

Alexandre : Seulement fatigué...

Il finit par tomber sur le plancher pour dormir. Soupirant, Audrey sombre dans le sommeil à son tour.

-----------------------------------------------------------------------

Réveillé pour de bon, Alexandre entend des éclats de voix venant de l'extérieur de la chambre d'Audrey. Il reconnaît alors les voix d'Audrey et de sa mère...*

Voix d'Audrey : C'pas juste ! Pourquoi toi et pas moi ?

Voix de Charline : C'est pour ton bien que j'fais ça ! T'es trop jeune pour y aller !

Voix d'Audrey : Trop jeune ? C'est moi ou ben p'pa t'a fait un lavage de cerveau ?

Voix de Charline : Parle pas d'ton père sur ce ton !

Voix d'Audrey : Tu peux pas m'empêcher de faire comme bon me semble ! J'ÉTOUFFE ICI !

Et VLAM ! Audrey est rentrée dans sa chambre et a refermé en coup de vent sa porte. Alexandre la regarde, se demandant si c'est son humeur du mois ou permanente qui lui fait cela.

Audrey (étonnée) : T'es encore là, toi ?

Alexandre : À c'que j'vois, t'es en ciboulette contre le monde entier.

Soupirant, Audrey s'assoit sur son lit.

Audrey : Peux-tu m'expliquer pourquoi les parents capotent tout l'temps ?

Se relevant, Alexandre s'assoit à côté d'elle.

Alexandre : J'suis peut-être pas aussi bollé que Zach, mais j'sais seulement qu'ils capotent tout l'temps.

Il réussit à lui faire arracher un rire léger.

Alexandre (souriant) : Sais-tu c'qu'on devrait faire ?

C'est dans ces moments-là qu'Audrey l'aime le plus...

-----------------------------------------------------------------------

Kaëla : Une fugue !?!

Audrey avait convonqué une réunion dans sa chambre. Elle avait simplement à utiliser la communication radio qui était près de la salle à manger. C'est de cette façon que Kaëla, Sébastien et Zacharie ont été informés et ont rejoint le lieu de la réunion.

Audrey : Pas une fugue, Ka, une expédition.

Kaëla : On a pas l'droit.

La jeune blonde soupire de découragement.

Audrey : T'as 18 ans. T'as l'âge pour faire comme bon te semble.

Kaëla : Oui, mais toi, t'as 17.

Audrey : Des détails...

Kaëla : Mais Zach a 17 lui y tou...

Zacharie : 18 dans pas long.

Audrey : Tu vois ? C'est comme si j'étais accompagnée de trois-quatre adultes.

Alexandre : C'est comme un voyage organisé. Pis en plus, on s'ra pas tu seul, on suit les éclaireurs.

Sébastien : Ça m'semble correct.

Voyant que les autres étaient d'accord, Kaëla n'avait plus le choix.

Kaëla : D'accord, j'viens avec vous, mais on pourrait-tu leur laisser un mot ?

Audrey (désespérée) : Franchement !

Zacharie : Non, c'est pas bête comme idée. On pourrait leur dire qu'on est partis quelque part, mais sans leur dire la vraie raison...

Sébastien : Je sais ! Le camping...

Tous l'approuvent, car il n'était pas rare de les voir partir en camping pendant quelques jours.

Alexandre : Parfait ! Alors, voici c'qu'on va faire : ce soir, on prépare notre équipement et, dès le départ des éclaireurs, on attendra quelques heures avant de partir. J'connais un raccourci pour les rattraper.

Une fois que tout le monde s'est mis d'accord pour le plan, chacun s'en va de son côté. Du côté de Sébastien, il commençait à avoir des remords. Étaient-ils en train de faire une fugue ? Bien sûr que non, puisqu'ils avaient bien l'intention de revoir leurs parents...

-----------------------------------------------------------------------

Encore une fois, il ne restait qu'Alexandre et Audrey dans cette chambre. Ce dernier était pour s'en aller lorsqu'Audrey le tient par la main.

Audrey : Attends ! J'tiens à t'dire que... En tout cas, merci.

Souriant à nouveau, Alexandre répond :

Alexandre : C'est rien.

Elle avait l'impression qu'il lui échappait à nouveau. Il fallait tout de suite lui avouer. N'y pensant pas, Audrey pose ses lèvres sur celle du jeune homme. Immédiatement, ce dernier les retire, surpris.

Alexandre : Mais... qu'est-ce que tu fais là ?

La jeune fille était déçue.

Audrey : J'ai... J'ai juste cru que ç'aurait pu être possible entre nous.

C'était ça, la vie. Il fallait maintenant tourner de page. Audrey se ressaisit.

Audrey : Mais si tu veux pas d'moi, on peut rester a...

Alexandre l'interrompt par un long et langoureux baiser. Il lui sourit à nouveau.

Alexandre : T'es malade ? Bien sûr que j'veux !

Et, pour une troisième fois, un baiser est à nouveau échangé.

-----------------------------------------------------------------------

* Ça ne vous rappelle pas une chicane entre un fils et son père dans Réputation, une fic de Cahuète Wink ?
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Sam 23 Juil à 15:15

Chapitre 5 : Sur la piste des éclaireurs
23 mai 2085

Voilà deux jours qu'Élisha tente de trouver les composantes du composé chimique. À la fin de la première journée, n'ayant pas encore avancé dans sa recherche, elle a alors demandé l'aide de son père.

Pendant ce temps, Antoine s'inquiète. Il n'avait jamais vu son épouse travailler aussi fort... et avaler tant de café. Alors, les seules fois où elle sort, c'étaient... pour les besoins naturels.

Ce matin, au moment où l'équipe d'éclaireurs s'apprête à partir, Brad sort du bureau de sa fille, des feuilles à la main.

Antoine : Où est Éli ?

Brad : A dort. La pauvre, elle a pas dormi ces derniers jours.

Antoine : Alors, vous avez terminé ?

Brad (montrant les feuilles) : Vous seriez surpris de savoir d'où vient la balle...

-----------------------------------------------------------------------

Pendant ce temps, à l'extérieur, Zoé6 et Serge14... se disputent.

Serge14 : C'est moi qui devrait y aller !

Zoé6 : Tu ne seras pas capable ! Tu vas rouiller sur place !

Serge14 : Et toi, tu n'as pas d'expérience en exploration ! Moi, j'en ai : 1000 GO de mémoire.*

Zoé6 : Moi, j'en ai 2000.

Serge14 : Pas bien remplies !

Zoé6 : Va te faire défragmenter !**

Anthony arrive.

Anthony : On se calmeuh ! Bon, c'est quoi l'problème ?

Zoé6 : Serge est trop vieux pour explorer.

Serge14 (vidant sa tink à émotions, vexé) : Quoi ? Trop vieux ? Je te ferais remarquer que je pogne moins de virus que toi.

Zoé6 : Peut-être, mais je n'ai pas à me recharger durant huit heures.

Les deux robots étaient si proches qu'ils écrasaient Anthony. Soudain, ils sont écartés de force grâce à Flavien et Charline. Pétrolia s'adresse aux robots, mécontente.

Pétrolia : Voulez-vous bien arrêter ? Une équipe doit s'entraider, pas s'entretuer.

Serge14 : Quoi ? Tu veux dire que... ?

Pétrolia : Charline avait pas l'intention de vous priver de vous deux.

Zoé6 : Qu'as-t-il de plus que moi ?

Charline (tenant Zoé6) : L'important, c'est pas ça, Zoé. Tu me seras aussi utile que Serge peut l'être.

Voyant que la robotte se calme, Charline la relâche et va relever Anthony, qui était étendu par terre.

Charline : Bien essayé, le psy !

Anthony : J'aurais mieux réussi s'ils étaient moins têtus.

Serge14 et Zoé6 : ¬¬

Anthony : Ok, j'arrête.

-----------------------------------------------------------------------

Avec précaution, Antoine dépose Élisha dans leur lit conjugal. Ce qu'elle pouvait être belle lorsqu'elle dormait, pensait l'homme. Il aurait bien aimé passer un peu de temps avec elle, mais il devait partir.

Il y a 20 ans, rien ne l'aurait arrêté dans sa soif d'aventure. Mais depuis sa première nuit d'amour avec son ancienne ennemie, une peur s'est manifestée en lui. Il avait alors compris qu'il redoutait la mort.

Pour lui, mourir n'était pas un problème. C'était simplement un passage vers une nouvelle étape. Seulement, il ne voulait pas quitter ce monde si vite. Il voulait voir sa femme resplendir à chaque jour. Il voulait voir son fils grandir. Il voulait voir sa filleule, Audrey, ressembler un peu plus à son père, son grand ami. Et, surtout, il ne voulait pas leur faire de la peine.

Maintenant, il n'avait pas le choix. C'était pour eux qu'il devait défendre ses semblables. Soupirant, il laisse un baiser sur le front de sa belle, met son arme en bandouillère, prend son sac et sort de la chambre.

En arrivant dans la cuisine, il croise son fils, qui déjeune en boxers.

Sébastien (la bouche plein) : Falut, p'pa ! (Remarque l'arme que porte son père) 'u far ?

Antoine : Écoute, mon gars... J'dois partir.

Sébastien (avalant) : Justement, j'disais : Tu pars ?

Antoine (sérieux) : Oui... J'pars. Prend soin d'ta mère pis de grand-p'pa.

Sébastien : Voyons, m'man est ben correct.

Antoine (souriant) : Oui, c'est vrai. Au moins, sache que j'suis fier de toi.

Il était pour s'en aller lorsqu'il se retourne.

Antoine : Ah oui ! En passant, fais en sorte que ton grand-père tombe pas du bain.

Brad (arrivant) : J'ai entendu !

Antoine : Euh... J'dois y aller. (Ouvre la porte) Pis soyez sages !

Il referme la porte derrière lui...

-----------------------------------------------------------------------

Une liste à la main, Charline vérifie la présence de ses coéquipiers.

Charline : Bédard ?

Anthony : Présent, madame la maîtresse.

Il déclence quelques rires.

Charline : Bouchard ?

Falbo : J'suis là, grande soeur.

Charline : Dieudonné-Marcelin ?

Mira : Ouais.

Charline : Gotta ?

Antoine (au loin) : J'arrive !

Charline : Lacroix ?

Hugo : Oui.

Charline : L'androïde ?

Serge14 : Oui.

Charline : Pang ?

Zoé6 : Oui.

Charline : Et Patenaude ?

Linda et César : On est là !

Charline : Parfait, il manque per... Ah non ! Y manque Cédric !

Ce dernier arrive, essouflé.

Charline : Qu'essé tu faisais ?

Cédric : Euh...

Celle qui avait un quart de sang d'extraterrestre remarque que l'astronome portait sa veste à l'envers. Anthony l'a remarqué lui aussi.

Anthony : Tiens, on dirait que...

Flora (au loin) : Cédric !

L'équipe se retourne, voyant Flora, en robe de chambre, portant une arme.

Flora : T'as oublié ton arme.

Cédric (retournant sa veste) : Ah, pardon.

Flora : C'pas grave. (Lui donnant l'arme) T'as ton arme. Pis... (Souriant) ça en valait la peine...

Elle l'embrasse avant de retourner chez elle.

César (à son beau-frère) : T'avais pas... ?

Cédric : Non, c'est réglé. Ta soeur est une excellente guérisseuse.

Anthony : Quoi ? T'as enfin pu avoir... ?

Charline : C'est fini, vos problèmes masculins ?*** On doit partir...

Jeanne et Thomas les rejoignent.

Thomas : Alors, tout est prêt ?

Charline : Oui, chef. En passant... (À Jeanne) Félicitations pour le bébé.

Hé oui ! Dernièrement, Jeanne a appris qu'elle allait avoir un enfant. À 36 ans, c'était tardif. Cela risque d'être son seul enfant, mais elle est en heureuse.

Jeanne : Je te remercie, Charline. Maintenant, Thomas et moi, nous vous souhaitons bonne chance pour l'expédition.

Ceci étant dit, les chefs quittent le groupe, qui commence à partir...

-----------------------------------------------------------------------

Sébastien finit son déjeuner alors que son grand-père l'appelle.

Brad : Sébas ?

Sébastien : Oui, grand-p'pa ?

Brad : Pourrais-tu me porter chez Thomas ?

Sébastien : J'vais m'habiller avant.

En entrant dans sa chambre, Sébastien vérifie son équipement dans son sac : de la nourriture, des vêtements chauds, une trousse de premiers soins, une gourde d'eau ainsi qu'une fronde et des pierres.

Il faut dire que les armes lasers n'étaient que du nombre de dix, soit l'équivalent du nombre de membres de l'équipage Durivage Bureau. C'était d'ailleurs de ce vaisseau qu'étaient tirées ces armes. Aussi, elles étaient fragiles avec le temps et rarement utilisées, sauf pour la mission d'éclaireurs.

Les Souterriens, étant plus pacifiques, utilisent rarement les armes, exceptés pour la chasse. La fronde était d'ailleurs utilisée pour la chasse aux lapins, la chasse dans laquelle excellait Sébastien, qui décide de l'utiliser comme arme.

Après s'être habillé, il rejoint son grand-père et l'aide à descendre la galerie, car ce n'était pas évident avec une chaise roulante.

Sébastien : J'peux savoir pourquoi on va chez Thomas ?

Brad : J'ai des résultats à lui donner.

Sébastien : Et... c'est quoi ?

Brad : J't'en parlerai ce soir.

Malheureusement, ce ne sera pas le cas...

-----------------------------------------------------------------------

Le moment était venu. Une fois que son équipement est ajusté à dos, Audrey sort de sa chambre. Elle croise son frère, qui fait du "air drum" avec ses baguettes.

Matthew : Eille, où tu vas ?

Audrey : Là où tu pourras pas nous espionner.

Matthew : Et c'est où ?

Audrey : Essaye pas d'm'avoir !

Ils arrivent à la salle à manger, où Andrew prépare le dîner.

Audrey : Salut, j'pars !

Andrew : Où ?

Audrey : Camper.

Andrew : As-tu l'autorisation de ta mère ?

Audrey : Ben oui.

Andrew : Écrite ?

Soupirant, Audrey sort un papier de son sac. Effectivement, c'était bien la signature de Charline.

Andrew (soupirant) : Très bien, tu peux y aller.

D'un air victorieux, Audrey sort de la maison et rejoint Sébastien, Kaëla, Zacharie et Alexandre, qui l'attendaient au centre-village.*^*

Zacharie : Alors, t'as passé par-dessus la sévérité de ton père ?

Audrey : Ouais, et ça, grâce à l'application d'Alex. (À Alexandre) T'es un amour...

Et elle l'embrasse. Au même moment, Sébastien a un malaise. On croirait que c'est à cause du baiser, mais il en est autrement. Jamais il ne voulait faire une fugue. Il n'aimait pas trop mentir à son père. Lui qui était toujours proche de ses parents...

Audrey : Mais voyons, Sébas, tu sais ben que j'sors avec Alex.

Sébastien (sortant de ses pensées) : Hein ? Ah, finalement, c'est une bonne idée.

Audrey : Hein ?

Sébastien : Bon, on part-tu ?

-----------------------------------------------------------------------

La première journée s'est bien passée. Le raccourci d'Alexandre leur a permis de rattrapper le temps perdu. Les voilà à une heure de marche des éclaireurs. Maintenant, puisque le soleil s'est couché, ils ont installé leur camp : deux tentes, une pour les gars, une pour les filles.

Sébastien : Avant de partir, j'ai demandé à Zoé si la météo allait être bonne pour les prochains jours. Faque elle a réussi à se connecter aux satellites par distance pis...

Kaëla (étonnée) : Quoi ? Elle peut faire ça ?

Audrey : Oui, pis Serge en est jaloux. Au moins, il sait faire les meilleurs sandwichs au beurre de pinotte de l'univers, lui.

Fouillant dans son sac, elle en ressort cinq.

Audrey : TA-DAM !

Affamée, Kaëla en saisit un et mange avec gloutonnerie.

Zacharie : Faque, Sébas, qu'est-ce que Zoé a... ?

Une pluie torrentielle s'abat sur eux, éteignant leur feu.

Sébastien : Pluie pour deux jours.

Audrey : Ah tabar... !*^^*

Sébastien (montrant cinq imperméables de son sac) : Heureusement que j'ai prévu le coup !

C'est trempés jusqu'aux os qu'ils allaient se coucher.

-----------------------------------------------------------------------

*Pour giga octets, ce qui peut correspondre à 1 000 000 MO.
**Façon d'envoyer promener quelqu'un en langage robotique.
***Si vous n'avez toujours pas compris de quoi il s'agissait, Charline vous a donné un bon indice Wink
*^*Plus petit qu'un centre-ville
*^^*On dirait que ça se transmet de mère en fille, ça Wink
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Jeu 28 Juil à 19:54

Chapitre 6 : Sueurs froides
24 mai 2085

Lorsque les éclaireurs se sont réveillés, ce matin, la pluie continuait de tomber sur leurs imperméables. Elle était si dense que la vue hyper développée de Charline ne lui servait à rien.

César : Fudge ! On arriv'ra pas à trouver notre ch'min.

Zoé6 : Je vous l'avais dit qu'il devait pleuvoir aujourd'hui.

Hugo : Tu ne nous as pas dit cela.

Zoé6 : Ah, c'est vrai, c'était à Sébastien que je l'ai dit.

Antoine : Ah bon ? Pourquoi il s'intéresse à ça ?

Zoé6 : Il voulait faire du camping avec ses amis.

Falbo : Non mais, qui est assez cave pour faire du camping sous la pluie ?

Charline se souvient alors de sa dispute avec sa fille.

Charline : Non ! A pas pu faire ça !

Cédric : Qui ?

Charline (fronçant les sourcils) : C'est bien un coup d'Audrey, ça ! Elle nous a sûrement suivi, la tannante !

Croyant qu'elle n'était pas loin, Charline se sert de son ouïe. Mais rien à faire, la pluie effaçant tout bruit suspect.

Charline : Il faut retourner chez nous.

Linda : Que-oi ? On a fait ça pour a-rien ?

Charline : Les enfants peuvent être en danger.

Linda (protestant) : M'excuse, mais d'autres vies le sont si on trouve pas les envahisseurs.

Charline : T'aime ça, protester, hein, Linda ?

Linda s'attendait à une explosion de colère, mais cela se passait autrement.

Charline (souriante) : Très bien, Lindy, tu vas guider le groupe restant.

Linda (étonnée) : Quoi ?

Charline : J'te sais courageuse et tu vas très bien te débrouiller. (Au groupe) Qui veut m'accompagner pour retrouver les enfants ?

Anthony, Antoine et Cédric se proposent, tous étant pères, ainsi que Serge14 et Zoé6, étant eux aussi proches de ces enfants. Le nombre la satisfaisant, Charline et ses compagnons quittent le groupe, confiante envers le leadership naturel de la fille de Charles Patenaude.

-----------------------------------------------------------------------

Cela ne servait à rien. Parce qu'elle n'avait qu'un huitième de sang extraterrestre, Audrey n'avait pas les mêmes pouvoirs que ceux de son grand-père et de sa mère. Tout ce qu'elle avait comme don, c'était celui de l'accroissement des sens. Quant à son frère, il reçut celui de la force accrue.

Malgré ce don utile, il n'était pas aussi puissant que ceux de ses ancêtres. Alors, impossible de voir à travers ce mur de pluie.

Alexandre : Maudit qu'on gèle !

Leurs imperméables dégoulinaient d'eau qui arrivait parfois à s'infiltrer à travers les coutures mal faites. Les voilà plus trempés que la veille.

Zacharie : Faut trouver un abri !

Kaëla : C'est impossible, voyons ! On voit rien.

Frustré, Sébastien donne un coup de pied dans le vide... BANG !

Sébastien : Ayoye, mon pied !

Audrey : Qu'est-ce que tu viens de frapper ?

Sébastien (ironique) : Du vide ?

S'approchant un peu plus, le groupe découvre...

Zacharie : Un téléfax !

Regardant de plus près, Zacharie découvrit son code : XXM2065

Zacharie : Vraiment trop facile !

Audrey : Hein ?

Zacharie : XX, ça veut dire 20 en chiffres romains, donc le vingtième téléfax d'un certain modèle. Le M veut dire d'ailleurs le 13ème modèle si on se fie à son ordre dans l'alphabet. Quant à 2065, c'est l'année de sa fabrication. (Réalisant soudain) Savez-vous ce que j'pense ?

Alexandre : Non.

Zacharie : J'pense qu'on a trouvé le téléfax du vaisseau de nos grand-parents...

Kaëla : Le vaisseau où j'suis née... Le Yvon Tremblay...

Zacharie pouffe de rire. Les autres le regardent étrangement.

Zacharie : Ben oui ! Le Yvon Tremblay ! "Y vont trembler" ! (Voyant que personne ne réagit) Ok, j'arrête.

Audrey : Croyez-vous qu'il fonctionne ?

Sébastien : Penses-tu vraiment que le vaisseau est encore en orbite ? Si oui, peut-être qu'il fait noir pis qu'il manque d'oxygène. Pis si les coordonnées menaient... au vide ?

Audrey : D'un coup que j'peux retenir ma respiration comme mon grand-père ? Ça vaut la peine d'essayer ?

Alexandre : En plus, mon grand-père a pu entretenir une conversation avec le grand-père d'Audrey sur la carlingue... la tête du scaphandre enlevée !*

Audrey : Bon, tu vois ?

Elle se couche sur le téléfax.

Audrey : Envoye, le Bollé ! Téléfaxe-moi !

Zacharie : Attend que j'cherche le manuel d'instruc...

Audrey (perdant patience) : Fais-tu exprès ou quoi ? Fais-le !

Soupirant, Zacharie trouve rapidement le bouton "Fax" et appuit dessus. Et Audrey part. Quelques secondes de silence plus tard...

Sébastien : Ah non ! On l'a tuée !

Audrey (par intercom) : [Ben non, niaiseux, j'vais bien.]

Zacharie (appuya sur l'intercom) : Audrey, ça va ?

Audrey : [Y fait ben noir. J'ai eu l'temps d'me péter le p'tit orteil avant d'vous répondre. Pis y fait frette en...]

Alexandre : Reste pas loin, on t'rejoint. (À ses amis) On allume nos lampes de poche !

-----------------------------------------------------------------------

Chacun son tour, Zacharie, Kaëla, Sébastien et Alexandre sont téléfaxés sur le Yvon Tremblay. La salle était noire et glaciale, l'électricité et le chauffage s'étant éteints avant de partir, mais on pouvait toujours respirer avec aise.

Afin de détendre l'atmosphère, Sébastien éclaire sa tête, la lampe de poche en dessous de son menton.

Sébastien (d'une voix qui se veut effrayante) : Et maintenant, une histoire d'horreur du début du 21ème siècle : la cabane hurlante de Loft Pourri.**

Audrey donne une claque en arrière de la tête du jeune homme, qui échappe la lampe de poche, qui se brise contre le sol.

Sébastien : Ouch, maudite c... !

Zacharie (grelottant) : Faudrait... activer l'chauffage... au plus vite si... on veut pas... g'ler ! Pis aussi l'élec... l'élec...

Alexandre : L'élexir ?

Zacharie : NON !

Kaëla (regardant sur le mur) : Ça s'rait pas... l'piton que j'vois ?

Audrey : Qu'est-ce que... ça dit ?

Kaëla : "On/Off"

Sans vérifier si cela était vrai, Audrey appuie sur ce bouton.

Voix (chantant) : "Only youuuuu..."

Kaëla : Ahhh... C'est une machine à slows !

Sébastien : Ça veut dire qu'on y va... au ralenti ?

Audrey lui donne une autre claque en arrière de la tête. Puis elle éteint la machine.

Kaëla : Attendez... une minute. D'après mes lointains souv'nirs...

Il y a un instant de silence.

Alexandre : Pis ?

Kaëla : Attendez... j'dois remonter de... environ 18 ans ! Pis... finalement... m'en rappelle pus...

Audrey : Chut ! Écoutez !

Les autres avaient beau tendre l'oreille, ils n'entendent aucun son.

Audrey : Quelqu'un s'en vient !

Sébastien (les yeux grand ouverts) : Un esprit ?

Zacharie : Tu deviens pas un peu parano, Audrey ?

Audrey : Non, j'vous jure que j'ai entendu...

Soudain, leurs membres se figent tout en perdant de leur sensibilité. Il ne pouvait plus bouger, ni parler et ils ressentaient un froid intense envahir leur corps. Pour la première fois, ils venaient de se faire paralyser...

-----------------------------------------------------------------------

Au village, la pluie s'abbattait si fort sur les maisons qu'elle créait des brèches sur leurs toits. C'était dans son salon, entre des seaux à moitié remplis, que Bob jouait aux cartes avec Flavien, Brad et Charles.

Flavien (déposant sa dernière carte) : Yes ! J'suis encore président !

Charles (déposant sa carte à son tour) : Vice-président !

Brad (deux cartes plus tard, soupirant) : Concierge...

Bob (les mains pleines de carte) : Ça veut dire que j'suis encore trou d'cul ?

Brad : Vous l'avez toujours été... aux cartes.

Il se mit à rire, mais sans méchanceté. Depuis leur retour sur Tous, les liens entre l'ancien équipage du Romano Fafard étaient à leur plus fort.

Bob (se levant) : Quelqu'un veut quelque chose à manger ?

Charles : Non merci.

Brad : Non merci.

Flavien : Bob, Bry va t'tuer si t'engraisse à nouveau.

Bob : Y'en rien là, voyons, j'mange du tofu...

Tous ses amis font la grimace.

Bob : ... à saveur de chips au vinaigre.

Brad : Ça existe, ça ?

Charles : Depuis que l'obésité est devenu problématique, un Néo-Américain a trouvé une façon de mettre de la saveur dans le tofu. C'est devenu plus supportable à manger.

Flavien : En tout cas, c'est mieux que de boire notre urine...

Tous font une grimace de dégoût.***

-----------------------------------------------------------------------

Malgré son état, Sébastien ne cessait de la regarder depuis qu'ils sont arrivés ici. Ce qu'elle était belle avec ses longs cheveux noirs, son teint mat et ses yeux, si foncés qu'on aurait dit qu'ils venaient du ciel nocturne. Pas de doute, elle avait sûrement du sang espagnol en elle.

C'était elle qui leur avait tiré des charges paralysantes. Par la suite, elle et ses coéquipiers les ont transporté dans leur vaisseau, grâce au sas, qui était relié par un boyau menant au leur. Maintenant, ils étaient dans un cachot, toujours paralysés, mais Sébastien n'avait d'yeux que pour elle, qui les regardait depuis la fente de la porte.

Audrey est la première à bouger à nouveau. Elle attend qu'il en soit de même pour ses compagnons. Kaëla, Alexandre et Zacharie finissent par retrouver leur mobilité. Quant à Sébastien...

Alexandre : Sébas, t'es correct ?

Audrey : Non, c'est pas comme ça qu'il va t'répondre. C'est...

Audrey donne à Sébastien un coup de pied dans le tibia. Pas de réponse immédiate. Puis...

Sébastien (lentement) : Ouch...

Zacharie : On dirait que son cerveau prend du temps à s'réveiller...

Soudain, la porte du cachot s'ouvre, laissant passer l'Espagnole et une grande jeune femme aux cheveux auburn. Elle parle sèchement aux prisonniers.

Grande femme : Je suis la capitaine du vaisseau Colombo Hasard : Faith Spitfire.

-----------------------------------------------------------------------

*Référence à l'épisode "La liste" (me semble que c'est ça, non ?)
**Petit clin d'oeil au one-shot de M@rie Wink
***Référence à l'épisode "Le verglas"
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Lun 1 Aoû à 18:42

Chapitre 7 : Emprisonnés
25 mai 2085

Kaëla était découragée. Le village où elle a grandi lui semblait si loin. Dans le cachot, tout lui paraissait froid et terne. L'espoir en elle commençait à s'éteindre...

Lorsque la capitaine Spitfire leur rendait visite hier, cette dernière n'avait pas cru un seul mot venant de leur bouche. Elle refusait de croire qu'ils venaient de la Terre. Elle était plutôt persuadée qu'ils étaient des passagers clandestins voulant échapper de Tous et elle comptait bien les ramener là-bas, dès que la mission serait terminée. Kaëla aurait bien voulu savoir de quel mission il s'agissait, mais la vue de Sébastien regardant l'Espagnole, second officier et bras droit du capitaine, lui brisait le coeur.

Jamais elle n'avait voulu révéler ses sentiments à Sébastien. Elle était beaucoup trop timide. Elle s'en voulait maintenant, puisque ses rêves d'amour risquent de ne plus se réaliser.

Voix (chuchotant) : Est-ce que ça va ?

Kaëla croyait que tout le monde dormait, mais non. Audrey avait elle aussi de la misère à s'endormir et ne cessait de se retourner lorsqu'elle entend soudain de faibles sanglots.

Kaëla (murmurant) : Tu peux pas comprendre...

Audrey (continuant à chuchoter) : Si, j'peux comprendre.

Kaëla : Alors, pourquoi ça devait arriver ?

Audrey : Ça, j'en sais rien. Mais rien est perdu. Y'a une solution à tout. Il faut agir avant qu'il soit trop tard.

Kaëla : Ça sert à rien...

Audrey : Décourage-toi pas.

Kaëla : Non, j'peux rien faire. Je l'aime, Sébastien, mais je l'laisse libre comme l'air...

Audrey était surprise. Elles ne parlaient pas de leur captivité ? Mais elle oublie cela lorsqu'elle prend Kaëla dans ses bras, pleurant contre elle.

Audrey : Ça va aller... Ça va aller...

Kaëla (se calmant) : Il faudrait que j'oublie ça. Mais... c'est impossible.

Audrey : On trouvera une solution pour sortir d'ici, ça va t'occuper la tête.

Kaëla : Snif ! Ok...

Audrey : T'sais, j'sais qu'on est ben différentes toutes les deux... Alors, oublions nos chicanes pis faisons la paix...

Elles resserrent leur étreinte et leur amitié ressort plus fort qu'avant.

-----------------------------------------------------------------------

Le temps passait tranquillement, à moins qu'il soit interrompu. Sébastien oubliait ce qui se passait présentement, y comprit Maskinongé. Le nom de son village a disparu de sa mémoire lorsqu'elle était là.

À chaque fois, elle venait glisser leur repas par la petite fente du bas. Mais il n'avait pas faim. Zacharie et Audrey essayaient tant bien que mal de le faire manger, mais il ne se nourissait que d'espoir face à une prochaine rencontre...

Puis, un jour, comme d'habitude, elle glisse le repas par la fente. Mais cette fois-ci, il y avait un message. Comme une groupie, Sébastien s'y précipite dessus. Zacharie soupire de découragement, voyant que la cause de ce geste n'était pas la faim.

Le jeune homme blond lit avidement le message et ferme les yeux, un sourire à ses lèvres.

Alexandre : Mais pourquoi tu souris ?

Sébastien : Elle... va venir. Ce soir !

Zacharie : Que-oi ?

Sébastien (lui montrant le message) : Oui, regarde ! Elle dit clairement qu'elle va v'nir nous voir après le couvre-feu !

Zacharie : T'es pas sérieux ? A va peut-être v'nir nous tuer !

Sébastien : T'es fou ?

Audrey : Zach aurait pas tort, Sébas. Faut rester sur nos gardes.

Alexandre : Oui, mais avec quoi ? On a pas d'armes sur nous !

Audrey : À moins que...

-----------------------------------------------------------------------

Le couvre-feu venu, la porte de la cellule est déverouillée. Le second offier y entre, découvrant avec étonnement les prisonniers armés... d'os de poulet !

Espagnole : Mais que faites-vous là ?

Alexandre : Ok, Zach, t'as ton voeu ?

Zacharie : Ouais.

Alexandre et Zacharie tirent de chaque bord de l'os. Alexandre réussit à avoir le gros morceau. Puis il regarde l'Espagnole, déçu.

Alexandre : Ça marche pas.

Zacharie : J'l'vous l'avait dit qu'elle mourrait pas avec ça !

Un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune fille.

Espagnole : Ainsi, vous complotez pour tuer une alliée ?

Audrey : Une quoi ?

Espagnole : Mon nom est Inez. Inez Lambert.

Alexandre : Inez ? Lambert ?

Inez : Mon grand-père est d'origine québécoise. Mais cessons de parler de généalogie. Je vais d'abord répondre à vos questions.

Kaëla : Justement, j'en ai... une.

La fille à la peau noire sort de son mutisme temporaire, essayant d'affronter ainsi sa nouvelle rivale.

Inez : Je vous écoute.

Kaëla : Que faites-vous sur Terre ?

Inez : La raison est simple... mais c'est une longue histoire.

Sébastien : Parlez, j'vous en prie.

Il y a 18 ans, la division néo-canadienne de la Fédération planétaire a lancé une importante sélection sur tous les enfants de moins de 12 ans. En grande prodige, Inez a réussi avec succès le test... alors qu'elle n'avait qu'un an !*

Plus de 1000 candidats ont été sélectionnés. Tous ces enfants ont été séparés de leurs parents, de leurs frères, de leurs soeurs... Mais c'était pour le bien de Tous qu'ils devaient être formés le plus rapidement possible.

Au fil des ans, beaucoup d'entre eux ont échoué aux tests suivants, pour en conserver la crème des candidats. En 2082, ce qui veut dire qu'il y a trois ans, il y a eu le test final : seulement huit candidats ont été retenus, formant ainsi l'équipage du projet "C".

Puis, une fois la formation et l'entraînement complétés, ils étaient enfin prêts pour partir vers la Terre...

Audrey : Pourquoi tant d'années ?

Inez : Je l'ignore, mais cela en valait la peine.

Alexandre : Vraiment ? Mais vous étiez pas vraiment séparés de vos familles, non ?

Inez : Si.

Zacharie : Et votre grand-père ?

Inez : Je ne le connais que par archives. Il ne faut jamais oublier nos origines.

Zacharie : Et vous regrettez pas cette séparation ?

La jeune fille sourit.

Inez : Je n'ai pas eu le temps de m'attacher à eux, alors je ne regrette rien.

Audrey : Donc, sentimentalement**, vous avez pas de famille ?

Inez : La seule que j'ai se trouve ici, parmi l'équipage. Faith est une grande soeur pour moi.

Zacharie : Parlons justement de cette Faith. C'est bien une Spitfire ?

Inez : Oui.

Zacharie : Le nom de son père est... ?

Inez : Jason Spitfire.

Audrey et Sébastien : Jason ?

Audrey : Vous parlez bien de Jason Spitfire, fils de Brandon Spitfire***, qui lui est fils de Jack Spitfire ?

Inez : Oui, pourquoi ?

Audrey regarde Sébastien, qui est aussi surpris qu'elle.

Audrey : J'crois qu'on a d'la parenté avec elle...

Soudain, le vaisseau est secoué dans tous les sens. Une alarme se fait entendre.

Voix : Alerte rouge, infrarouge et ultraviolet ! Alerte rouge, infrarouge et ultraviolet !

Inez : C'est l'alerte des intrus !

Elle sort son arme et, en ouvrant la porte, se tourne vers eux.

Inez : Restez ici.

Soudain, elle se fait paralyser. Mais le plus étonnant, c'était que...

Audrey : Linda !

La jeune femme blonde vient d'arriver, un fusil à la main.

Linda : V'nez ! Y faut s'en aller au plus vite ! (Elle prend l'arme des mains d'Inez et la lance à Audrey) Tu sais comment ça marche ?

Audrey (faisant un clin d'oeil) : C'est grâce à toi !

Linda : Met-le en charge paralysante. (Voyant qu'Audrey l'a déjà fait) Parfait, on y va !

C'est avec joie qu'Audrey, Alexandre, Zacharie et Kaëla sortent du cachot. Kaëla se retourne, voyant que Sébastien n'a pas encore bougé.

Kaëla : Sébas ?

Sébastien : Allez-y ! Moi, j'reste !

Zacharie : Ah, tu peux pas nous faire ça !

Sébastien : Vous pourrez pas me faire changer d'avis.

Alexandre prend le fusil des mains d'Audrey et tire une charge paralysante sur Sébastien.

Alexandre : Ben là, on peut.

Kaëla : C'est chien.

Alexandre : Oui, mais c'est pour son bien.

Sans plus attendre, Alexandre et Zacharie emportent avec eux un Sébastien paralysé, chacun de son côté, alors que Linda est à l'avant avec Kaëla et qu'Audrey surveille leurs arrières.

-----------------------------------------------------------------------

Ils arrivent à la salle de commandement, là où les attendaient Mira et Hugo.

Mira : Kaëla ! T'es saine et sauve !

Elle sert avec émotion sa petite soeur contre elle.

Linda : J'espère que César pis Falbo vont r'venir...

César : Ben oui, la soeur, j'suis r'venu.

Le jeune homme venait d'arriver d'un des trois couloirs menant à cette salle.

César : Maintenant, il reste Falbo.

Soudain, Audrey entend un tir, suivi d'un cri.

Audrey : MONONCLE !

Alors qu'elle se précipite vers la source du bruit, une grande forme lui barre le chemin. Sans y penser, Audrey tire une charge paralysante. Et, tout à coup, elle se rend compte que...

Audrey : J'ai tiré sur ma parente...

C'était Faith Spitfire.

César : QUOI ? C'est ta... ?

Audrey : Faut trouver mononcle Falbo !

Et elle part. Ne pouvant lui poser de questions, Linda la suit. Quelques pas plus loin, elle les retrouve tous les deux. Mais ce qu'elle voit la bouleverse.

Audrey était sous le choc. Son oncle était adossé à un mur. Il était si pâle et, d'une main, il se tenait le ventre. Du sang s'en écoulait, ce qui fait comprendre à Linda qu'il était blessé.

Elle se penche sur son ami et, entourant son bras autour de son dos tout en lui posant un bras sur son épaule, le fait lever.

Linda : Viens, faut pas traîner ici.

Elle se tourne vers Audrey, toujours immobile.

Linda : Tu viens, Audrey ?

La jeune fille les rejoint, les yeux dans le vide comme un fantôme. Elle ne comprenait pas ce qui était arrivé à son oncle. Pourquoi était-il blessé ? Il n'avait pourtant rien fait, il était aussi doux que son père.

Ils arrivent à nouveau dans la salle de commandement, où Hugo les attend.

Linda : Où sont les autres ?

Hugo : Je les ai téléfaxés.

Linda : Parfait. Maintenant, aide-moi à téléfaxer Falbo.

Elle dépose délicatement le jeune homme sur le téléfax...

-----------------------------------------------------------------------

Pendant ce temps, sur Terre, près d'un téléfax, pendant la nuit...

Alexandre : Comment vous avez fait pour nous retrouver ?

César : Le téléfax était sur notre route vers Rut.

Zacharie : Quoi ? Pensez-vous que c'est eux qui ont... ?

Mira : C'est peut-être juste une coïncidence.

César : Quoiqu'il en soit, on s'attendait pas à vous r'trouver. On voulait juste trouver un kiosque d'information.

Zacharie : Franchement !

Kaëla : Mais c'est ça qui nous a sauvé la vie.

C'est alors que Falbo sort du téléfax. Kaëla recule, horrifiée par le sang qui coule de sa blessure.

César : Fudge, Falbo a été touché !

Falbo (faiblement) : Ça... va... aller...

Audrey, qui les rejoint à son tour, se jette dans les bras d'Alexandre en tremblant.

Alexandre (étonné) : Audrey ?

Audrey : C'est... fini... pour... moi...

Ensuite, c'est Hugo et Linda.

Linda : Faut s'en aller. La capitaine va finir par déparalyser pis elle va nous poursuivre.

Zacharie : Ouais, mais Falbo pourra pas nous suivre.

César : Heureusement qu'on a trouvé des orignaux domestiques sur notre chemin.

En effet, c'était des orignaux élevés à Rut. Ils étaient si habitués aux humains qu'ils n'étaient pas farouches. Il y en avait cinq. César portera Falbo avec lui après lui avoir fait un bandage ; Linda fait monter Sébastien, toujours paralysé, avec elle ; Mira, sa soeur ; Hugo, Zacharie ; et Alexandre, Audrey, qui était toujours en état de choc.

-----------------------------------------------------------------------

Quelques minutes après la fuite, Linda s'arrête, voyant que Falbo n'allait pas mieux. Elle s'assure que personne ne pourrait les suivre, puis décide de monter le camp. De toute façon, ils ont déjà pris assez d'avance avec leurs étranges montures.

Autour d'elle, les plus jeunes s'endorment à la belle étoile, y compris Sébastien, qui a fini par retrouver sa mobilité, alors que César prépare un feu et que Mira cherche des branches mortes aux alentours. Voyant qu'une flamme a pris naissance parmi le tas d'herbe sèche, elle aide Falbo à débarquer et le fait asseoir près de la source de chaleur. Son état était inquiétant.

Linda (touchant son front) : Il a la fièvre.

César : Du samedi soir ?

Linda (fronçant les sourcils) : Arrête un peu. De toute façon, on est pas samedi.

Elle enlève le bandage ensanglanté du jeune homme et nettoie sa plaie avec l'eau de sa gourde.

Falbo (faiblement) : Ah ! Elle est... froide !

Linda et César : Tais-toi et endure !

César : Hé, on a dit la même chose ! On fait un voeu ?

Linda : C'est pas l'moment !

Elle regarde de plus près la plaie nettoyée, mais ne voit pas la balle. Mira rejoint le groupe, les bras chargés de branches.

Mira : Y feel mal pour une blessure qui saigne pus.

Quelques secondes plus tard, Falbo ouvre grand ses yeux sombres.

Falbo : Alors... je vais... mourir...

Dans la tête de Linda, un triste lien se fait entre la mort du jeune Rutois et la blessure de Falbo.

Linda : NON !

Elle se relève, déterminée plus que jamais.

Linda : On t'laissera pas mourir !

Elle lui fait un nouveau bandage avant de le relever par les aisselles. César devine rapidement les intentions de sa soeur jumelle.

César : Linda, penses-y pas !

Linda : Tu diras c'que tu voudras, mais j'emmène Falbo avec moi. Flor' aura plus de chances de l'sauver.

Mira : Mais on est à une s'maine de Maski.

Linda : Une s'maine à pied, oui.

Elle fait monter le jeune homme sur l'orignal. Ayant déjà ses effets sur elle, elle monte à son tour.

Linda : César, j'compte sur toi pour guider les jeunes au village.

César : Mais, Lin...

Il était trop tard, Linda étant déjà partie.

Mira : Ça m'inquiète.

César : Quoi ?

Mira : Tu crois que Linda pis Falbo vont rencontrer des cavaliers noirs ? *|*

-----------------------------------------------------------------------

* Hé oui, je parlais d'elle dans l'épilogue de TI2 Wink
** Hiii ! Voyez le mot !
*** Brandon est d'ailleurs le frère de Rich, qui est le père de Brad. Vous comprenez Wink ? En passant, j'ai parlé indirectement de Faith dans le chapitre 10 de TI2, ce qui peut vous révéler un des traits de son caractère Wink
*|* Clin d'oeil au premier film du Seigneur des Anneaux. Vous ai-je dit que j'adore ces films Very Happy ?
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Mar 9 Aoû à 14:30

Chapitre 8 : Course contre la mort
4 juin 2085

Hier soir, le Club des Bruns, ainsi que César et Mira, célébraient la majorité de Zacharie. Ce n'était pas tous les jours qu'on fêtait cela, mais le jeune rouquin aurait préféré que cela se fasse sous une note plus réjouissante.

Tous étaient inquiets à propos de Linda et de Falbo, partis depuis deux jours. Audrey avait recommencé à parler, enfin remise de son état de choc. Elle était jeune, mais elle récupérait vite. Quant à Sébastien, il se remémorait avec délice la visite clandestine d'Inez dans leur cachot. Il aurait tant aimé rester au vaisseau, ne serait-ce que pour la revoir encore et encore.

Le lendemain, Alexandre était le premier à se réveiller. Il se dirige vers une rivière pour se rafraîchir le visage. Alors qu'il vient de finir sa légère toilette, il voit le reflet de sa blonde dans l'eau. Il se retourne... avant de recevoir un tendre baiser.

Audrey : Bonjour, toi.

Alexandre : Bonjour. Bien dormi ?

Audrey : Mouais.

Elle se penche à son tour pour se rafraîchir elle aussi et pour soulager sa gorge assoifée.

Alexandre : Les autres dorment encore ?

Elle hoche de la tête. Elle laisse passer un soupir, inquiète.

Audrey : Crois-tu que ta mère pourra soigner mon oncle ?

Alexandre : J'ai pas d'doutes. Est super forte, t'sais. Rappelle-toi quand ton père s'est fait une fracture ouverte quand t'avais 8 ans.

Ce moment-là, Audrey s'en rappellait très bien. Andrew, qui faisait des réparations de l'ancienne cabane d'Antoine et d'Océane Gotta, a fait une malheureuse chute qui aurait pu lui être mortelle. À la place, il ne s'est fait que cette fracture, au niveau du tibias. Kaëla, qui a vu cette fracture, a failli s'en évanouir.

Audrey : Y'était chanceux.

Alexandre : Ben c'est sûrement cette chance qui va sauver ton oncle Falbo.

Pour la rassurer encore plus, il lui laisse un baiser sur le front.

-----------------------------------------------------------------------

Malgré ses 45 ans, Charline était toujours capable de se déplacer sur les branches la menant à sa tour d'observation. De là-haut, rien ne lui échappait. Si elle manquait certains détails, à cause du feuillage de la forêt, elle pouvait cependant se fier à son ouïe.

Voilà quelques jours qu'elle revient de l'exploration. Et toujours pas d'Audrey, ni de Sébastien, ni d'Alexandre, ni de Zacharie, ni de Kaëla. Au sol, Andrew et Thomas mènent deux battues, chacun de leur côté. Rien à signaler, disent-ils.

Elle s'en voulait encore de s'être chicanée avec sa fille. Elle était si jeune. Elle voulait la protéger du danger. Elle voulait lui faire éviter le pire.

Elle se souvenait encore de ce qui lui est arrivé à son âge, alors qu'elle s'était fait enlevée par des marchands d'esclaves. Si l'équipage d'Andrew n'avait pas été là...

Ce n'était guère rassurant de savoir que des Tousseux erraient dans la région. Le composé chimique que Brad et sa fille ont examiné durant les jours précédents venait en effet de Tous. Le scientifique vétéran se rappelait avoir vu un composé semblable. Celui qu'il a vu dernièrement était beaucoup plus complexe... et beaucoup plus mortel.

Mais que voulait-ils, ces Tousseux ? Charline avait beau se creuser la tête, elle ne trouvait aucune raison. À moins que...

Voix : M'man ?

Charline sursaute, voyant son fils arriver.

Charline : T'étais pas supposé reviser pour ton examen ?

Matthew : Ça m'tentait pas.

La femme soupire devant le comportement de son adolescent.

Matthew : J'peux pas rester avec toi ?

Charline : C'est beaucoup trop loin pour toi, mon poussin.

À ce moment, Matthew aurait tant aimé avoir la super vue de sa grande soeur.

Matthew (vexé) : Appelle-moi pas comme ça.

Charline (le poussant un peu) : Allez, va reviser un peu. (Chuchotant) Pis ensuite, quand tu sauras assez tes maths, tu reviendras.

Encouragé, Matthew redescend avec prudence. C'était dans des moments comme cela qu'Andrew reprochait à Charline d'être un peu permissive. Mais ce n'était rien comparé à Élisha.

Soudain, elle semblait apercevoir quelque chose au loin...

-----------------------------------------------------------------------

Chez Antoine et Élisha, c'est devenu le quartier général des recherches. On a installé une carte de la région sur la table de la salle à manger. Dans le salon, deux émetteurs-récepteurs étaient posés sur la table à café, tous étant les liens entre le Q.G. et les chefs des battues.

Charles, Valence, Pétrolia, Bob et Brad, assis sur les divans du salon, attendaient patiement l'appel d'un des émetteurs-récepteurs, ne pouvant participer physiquement aux recherches laborieuses. Enfin, ils n'étaient pas tous dans le salon...

Valence (frappant à une porte) : Bob ! As-tu fini ? Ça presse pour moi !

Bob (de l'autre côté de la porte) : Y'a pu d'papier d'toilette ! Hiiii ! Hiiii ! Hiiiiii !!!

Pétrolia (rejoignant Valence) : T'en fais pas, Bob, j'ai un paquet chez moi.

Valence et Bob : Fais-ça vite !

Pétrolia sort de la maison du mieux qu'elle peut... à petits pas afin d'éviter de se casser les os.

Valence : Ahhhh... j'pourrais pu m'retenir.

Brad (déplaçant son fauteuil roulant) : J'ai une bassine dans ma chambre, si tu veux.

Valence (rassurée) : Ah ! Merci, Brad.

Cependant, quelques secondes après qu'il ait entré dans sa chambre...

Brad (hors champ) : Aïe, mon doigt !

Valence : Ah non !

Thomas : [Thomas au Q.G. Je répète : Thomas au Q.G. Vous m'entendez ?]

Charles (prenant l'émetteur-récepteur) : Euh... euh... Veuillez patienter un moment.

Il le met en attente, sur une musique de Céline Dion.

Musique : Incognito...*

Valence : J'en peux pu.

Charles : Lâche pas, Valence, j'vais t'aider.

Il se précipite dans la chambre de Brad et en ressort avec la bassine, que Valence prend aussitôt. Elle s'enferme dans le placard de Zoé6, qui est voisine à la toilette.

Pétrolia revient avec quelques rouleaux en main.

Pétrolia : Lequel tu veux, Bob ? Celui en coton ou celui en duvet de pissenlit ?**

Bob (derrière la porte) : Coton.

Pendant que Pétrolia lui donne un rouleau, Brad revient de la chambre, se tenant le doigt cassé.

Charles : Va voir ma fille, Brad. D'après moi, c'est rien du tout.

Brad lui obéit, passant par la nouvelle rampe qu'on lui a fait pour lui. Puis, l'ancien capitaine revient à l'appel.

Charles : Oui, Thomas ?

Thomas : [À l'av'nir, donnez-nous au moins d'la musique plus récente.]

Charles : On va essayer. Alors ?

Thomas : [On a trouvé votre fille.]

Charles (surpris) : Flora ?

Thomas : [Non, Linda. En orignal, à part de ça. En plus, Falbo, qui est avec elle, est blessé.]

Pétrolia (inquiète) : Falbo ?

Charles : Est-ce tout, Thomas ?

Thomas : [Oui. On va les amener chez Flora. Terminé.]

La communication est rompue. Bob sort des toilettes et Valence, qui a utilisé le papier de toilette de Pétrolia, sort du placard.

Valence : Qu'est-ce qu'il y a, Charles ?

Charles : Thomas a trouvé Linda et Falbo. Faut que j'y aille.

Pétrolia : Non, j'y vais, capi... J'veux dire, Charles. C'est bizarre, j'ai l'impression d'avoir vécu une sacrée aventure avec le papier d'toilette. (Redevenant inquiète) Ah, mon poussin. Pourvu qu'il lui soit rien arrivé...

-----------------------------------------------------------------------

Soupirant, Flora examinait le doigt de Brad.

Flora : Y'a rien là. Yé juste foulé.

Brad : Vous allez pas l'amputer ?

Flora (riant) : Mais voyons donc ! Allez, faites tremper ça dans l'eau très froide pis ça devrait s'régler dans une couple de jours.

Elle raccompagnait son patient jusqu'à la porte lorsqu'elle voit Thomas, Élisha, Flavien, Océane et Serge14, apportant un orignal qui soutient une Linda épuisée et un Falbo blessé.

Élisha : Flor', Falbo est blessé. Pis ça urge !

Flora : Serge, peux-tu prendre Falbo avec toi ?

Serge14 : Oui, je peux.

Alors qu'il prend le blessé avec lui, Linda soupire de soulagement.

Linda : Enfin, j'vais...

Elle ne termine pas sa phrase et... elle tombe de sa monture.

Océane : On aurait dû prévoir ça.

Flavien : Flora, j'peux-tu rester... ?

Flora : Désolée, mononcle, l'opération risque d'être longue.

Serge14 revient à l'entrée.

Serge14 : J'ai posé Falbo sur la table et je me suis désinfecté.

Flora : Parfait. (À Flavien) J'envoie Serge dès que ça s'ra terminé.

Elle ferme la porte derrière elle.

Brad : Est-ce que c'est grave ?

Élisha : Pas mal, oui.

Pétrolia : Flavien ?

Pétrolia venait d'arriver, accompagnée de sa fille.

Charline : Yé où, Falbo ?

Flavien : A va l'opérer... mais j'me d'mande si...

Il laissait couler ses larmes. Il avait si peur pour son fils. Pétrolia le serre dans ses bras, voulant le réconforter. Mais elle ne savait où chercher l'espoir. Puis Charline entoure ses parents de ses bras, pleurant elle aussi.

Thomas, qui n'avait pas envie de les déranger, fait signe à Élisha et Océane d'aller porter Linda chez lui, le temps qu'elle reprenne des forces. Quant à Brad, la douleur à son doigt le fait rappeler d'aller retourner chez sa fille.

-----------------------------------------------------------------------

Flora prend soin de vérifier que les gants de chirurgie ne sont pas troués lorsqu'elle les met. Puis elle se tourne vers Falbo, endormi par la bouffée éther que lui a donnée Serge14.

Serge14 : C'est beau, tu peux l'opérer.

Elle s'avance vers les instruments, puis prend le scalpel. Elle voit la plaie, qui a été nettoyée. Sa main commence à trembler. Tout cela lui rappelait la mort du Rutois. Elle lâche son scalpel sur le plateau, au bord des sanglots.

Serge14 : Flor' ?

Flora : J'en peux pus. Y va mourir de toute façon, que ce soit moi ou pas.

Le robot la prend fermement par les bras.

Serge14 : C'est pas le moment de te décourager. Je t'ai vu faire des accouchements, soigner des fractures, même faire des examens de la prostate. Lâche pas ! T'es belle, t'es fine, t'es bonne, t'es capable ! Répète !

Flora : T'es belle, t'es fine, t'es bonne, t'es capable !

Serge14 : Non, pas sur moi.

Flora : J'suis belle, j'suis fine, j'suis bonne, j'suis capable ! (Respirant un bon coup) Ah, j'me sens mieux.

Serge14 (lui tendant le scalpel) : Maintenant, fais de ton mieux !

-----------------------------------------------------------------------

Vers la fin de la journée, Andrew, Antoine, Cédric, Anthony et Zoé6 reviennent de leur battue au Q.G.

Charles : Alors ?

Andrew : On a fouillé le secteur B2...

Brad (regardant une petite carte) : Bingo !

Élisha : P'pa, on parle pas d'bingo.

Cédric : On a aussi fouillé le secteur C2...

Bob (à une table face à Valence) : Alors, j'prend C2.

Valence : Touché, coulé.

Antoine : Euh... C'est pas "Touché, coulé" non plus. En tout cas, on a fait le B2, le C2 et le D2.

Charles : Et ?

Anthony : Pas d'traces.

Charles : Pas même la trace d'arachides ?

Toute l'équipe d'Andrew fait signe que non. L'ancien capitaine Waterfalls remarque son épouse, buvant d'un air mélancolique son thé. Il s'approche d'elle.

Andrew : T'en fais pas, on r'trouv'ra notre fille.

Elle ne répond pas.

Andrew : J't'en prie, Charline, dis-moi d'quoi.

Elle le regarde et ses yeux se remplissent d'eau.

Charline : Mon frère... va mourir...

Soudain, Serge14 entre en courant.

Zoé6 : Hé, fais attention à ne rien perdre, la rouille !

Serge14 (se retournant) : Tu oses me traiter de rouille ?

Charles : Serge, que faites-vous ?

Serge14 : J'ai un message pour la famille Bouchard.

Charline : Donc, c'est pour moi aussi ?

L'androïde s'approche d'elle et lui fait une tape amicale au dos.

Serge14 : Flora a terminé l'opération. Falbo prend du poil de la bête, assez pour se faire des pantoufles.

Élisha : Quoi ? Mais... La substance l'a pas...

Brad : ... tué ?

Des larmes de joie coulent sur les joues de Charline, qui se jette dans les bras de Serge14.

Charline : Y'a des jours où j'suis contente que mon père soit demi E.T.

-----------------------------------------------------------------------

* En 2085, cette chanson devrait avoir au moins 100 ans ! Alors imaginez si on devait écouter une chanson de 1905 Razz
** Ces marques de papier de toilette, fait à partir de végétaux, sont plus écologiques Wink
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Ven 19 Aoû à 12:05

Chapitre 9 : Espérance accomplie
6 juin 2085

Après l'opération, Falbo était hors de danger, mais toujours aussi faible. La balle que Flora a délogée a déjà répendu son poison dans ses veines, mais, comme un miraculé, le jeune homme survit.

Par la suite, Élisha, qui a examiné la balle, l'a comparée avec celle retirée du jeune Rutois. Cela venait confirmer ses doutes : elles étaient semblables ! Dès que Thomas a appris cette découverte, il a convoqué une réunion avec ses conseillers, Andrew et Charles.

-----------------------------------------------------------------------

Le chef dépose le rapport de l'expédition, satisfait.

Thomas (à Charles) : Votre fille a fait du beau travail.

Charles : Linda a mon caractère, vous savez.

Thomas : Non, je parlais de Flora. Falbo peut enfin se lever et sortir dehors.

Andrew : C'est ma femme qui va être contente.

Thomas : Mais passons à autre chose. Linda a bien mené l'expédition. J'suis heureux de savoir que nos enfants se portent bien.

Charles : Ou petits-enfants.

Thomas : Oui, merci, Charles. Pour revenir à notre sujet, nous avons d'la chance d'avoir trouvé leur téléfax. Flavien l'a d'ailleurs détecté.

Andrew (étonné) : Quoi ? À une s'maine à pied ?

Thomas : Il a des limites, bien sûr, mais sa vision est allée plus loin grâce au télescope de Cédric. Selon lui, nos enfants -ou petits-enfants- devraient arriver d'une heure à l'autre. Mais les assassins du Rutois ne tarderont pas à nous rejoindre.

Andrew : Il faut les empêcher de nous attaquer.

Charles : Un instant, Andrew. Nous devons d'abord négocier.

Andrew : Falbo m'a dit reconnaître la capitaine. Elle s'appelle... Faith Spitfire.

Thomas : Une Spitfire ?

Charles : Capitaine ?

Andrew : Par expérience, on sait tous qu'on oublie jamais un, ou une, Spitfire...

-----------------------------------------------------------------------

Il y a environ 20 ans...

Falbo attendait dehors, sous la douce température de ce jour de décembre, lorsque Mira sortait de la garderie, tenant la main de son père.

Bob : Hé, Falbo, tu viens pas avec nous ?

Falbo : Désolé, Serge va v'nir me chercher.

Mira : Papa, on peux-tu attendre avec lui ?

Bob : Mais oui, ma puce.

Falbo : Ah ! (Pointant dans la rue, excité) Il s'en vient !

Bob et Mira avaient beau se forcer les yeux, ils ne voyaient pas Serge5.

Mira : Ma poupée ! J'l'ai oubliée !

Bob : Est sûrement restée à la garderie. (Ouvrant la porte) Bougez pas, j'reviens tu-suite.

Peu de temps après, une fillette aux cheveux bruns sort de la garderie. Elle regarde les deux enfants, sourire en coin.

Fillette (moqueuse) : Vous vous donnez pas des becs ?

Falbo se retourne, vexé.

Falbo : On est pas amoureux !

Fillette : J'peux comprendre, la ET est pas mal... laitte.

Mira se retourne à son tour, blessée.

Mira : Pourquoi tu dis ça, Faith ?

Faith : Parce que c'est vrai.

Avec sa vue exceptionnelle, Falbo remarque la poupée de Mira, cachée dans la sacoche de la jeune Spitfire.

Falbo : Rend-là.

Faith : Rend-là quoi ?

Falbo : La poupée !

Faith jette un regard furtif à la poupée, la prend... puis la met de plus belle dans sa sacoche.

Faith : Maintenant, elle est en otage. Ça va vous coûter cher...

Mira (en sanglot) : Mais j'croyais qu'on était...

Faith : Amies ?

La fillette se met à rire cruellement. Falbo fulminait. Il avait envie de lui donner la raclée de sa vie, mais son père lui interdisait de frapper les filles. Cependant, il se jette sur la sacoche, tentant de lui arracher la poupée.

Falbo : Donne-là !

Faith : NON !

Cela n'a pas pris de temps avant que le garçon réussit à la reprendre. Faith, enragée, se jette sur lui et... lui mord au bras. Le pauvre Falbo hurlait de douleur alors que Mira restait là, paralysée par la peur.

Soudain, la furie semblait s'élever dans les airs, arrachée de son emprise. Elle avait beau donner des coups de pied, on ne pouvait entendre que des bruits métallique... Serge5 !

Le robot dépose la fillette au sol et aide Falbo à se relever. Bob, qui sortait de la garderie, voit sa fille se jeter dans ses bras, tremblant de la tête aux pieds.

Serge5 (aux deux enfants) : Pouvez-vous me dire c'est quoi, ces humaineries ?

Faith (à Falbo) : Mon père va ruiner tes parents pour ça !

Et elle se sauve en courant avant que Serge5 ne puisse la rattraper.

Serge5 (à Bob) : Qu'est-ce qui s'est passé ?

Bob : J'sais pas, j'suis rentré à l'garderie. Pis après, j'vois ça.

Entendant des sanglots, Serge5 se penche sur Falbo, se frottant le bras.

Serge5 (le prenant dans ses bras) : Chut ! Ça va aller...

Mais Falbo ne voulait rien entendre. Il croyait vraiment que le père de Faith allait ruiner ses parents. Et ce serait de sa faute...

-----------------------------------------------------------------------

Andrew : Falbo a une dent contre elle. Normal qu'il puisse la reconnaître.

Charles : C'est vrai que c'est pas évident de se fier à un Spitfire.

Andrew et Charles : Spitfire Corporation.

Thomas : C'est vrai que c'est pas évident, mais faudrait au moins négocier.

Charles : Laissez-moi leur parler.

Andrew (inquiet) : Vous voulez vraiment risquer votre vie ?

Charles (souriant) : Ne vous en faites pas, Andrew. J'ai un plan...

-----------------------------------------------------------------------

Dans l'ancienne cabane d'Antoine et d'Océane, qui est devenue la sienne et celle de son frère, Linda regardait par la fenêtre des enfants jouer dans la rivière. Ils étaient si insouciants du danger qui les gettait...

Voix : Linda ?

La jeune femme sursaute et se retourne, armée à la charge paralysante. Voyant Falbo, elle relâche sa défense, soupirant de soulagement.

Linda : C'est juste toi...

Falbo : Ben oui, tu pensais c'est qui ?

Linda : Les envahisseurs ?

Falbo : Voyons, Linda, calme-toi.

Il sort un suçon de sa poche, déballe l'emballage en feuille et le met dans sa bouche.*

Linda (croisant ses bras) : T'es plutôt relax pour quelqu'un qui s'est fait tiré.

Falbo : C'est des choses qui arrivent. Moi, j'compte profiter des joies qu'on m'offre.

Il se rapproche de la blondinette, enlève son suçon et pose ses lèvres sucrées sur sa nuque.

Falbo (murmurant) : Si tu l'veux, faisons-le...

Linda le repousse fermement, les yeux écarquillés.

Linda : Pardon ?

Le jeune homme aux cheveux foncés la regarde avec ardeur.

Falbo : Ignore-tu l'effet que tu m'fais, Linda ?

Elle avait l'impression de rêver. Cela ne se pouvait pas. Et pourtant, elle se retrouvait devant celui qu'elle désirait depuis si longtemps...

Mais elle avait sa morale et elle restait fidèle à elle. Il fallait qu'elle le raisonne.

Linda : Qu'est-ce qui t'prend, Falbo ? Pense au moins à la peine que tu f'rais à...

Falbo l'interrompt, sérieux.

Falbo : J'ai cassé.

Linda : Quoi ?

Falbo : J'pouvais pas m'arrêter d'penser à toi. Au début, j'croyais que c'était passager, mais plus ça allait, moins j'aimais Mira. Mais on voyageait et j'avais peur d'la blesser. Alors, j'ai attendu notre retour.

Il baissait la tête, honteux.

Falbo : J'aurais dû le faire plus tôt, je l'sais. Je mentais à elle comme je mentais à moi-même...

Il sent une main se poser sur son épaule. Il lève sa tête et voit le visage compatissant de Linda.

Linda : T'as fait comme t'as pu, Falbo.

Elle le sentait sincère dans ses sentiments envers elle. Depuis combien de temps l'aime-t-il ? Un mois ? Trois mois ? Combien de temps a-t-il tenté de refouler cela ?

Sans y penser, elle l'embrasse. Il l'embrasse à son tour, laissant enfin tomber l'éternelle attente qui la rongeait. Soudain, il s'arrête, surpris.

Linda : Qu'est-ce qu'il y a ?

Il recule doucement.

Falbo : Ils sont rev'nus.

Le jeune homme était déçu, mais c'était mieux ainsi.

Linda : Écoute, Falbo. Pour Mira, c'est trop précipité. Attendons un peu, le temps qu'elle s'en remet.

Pour le rassurer un peu, elle murmure :

Linda : J'serais patiente, t'inquiète pas.

Il hoche doucement de la tête, compréhensif. C'était mieux ainsi...

-----------------------------------------------------------------------

Quelques minutes plus tôt, César, Sébastien, Mira, Kaëla, Alexandre, Audrey, Hugo et Zacharie entraient dans la forêt de Maskinongé. Tous étaient ravis de revoir enfin des arbres qu'ils reconnaissent.

C'est cependant en arrivant au centre-ville qu'ils sont soulagés de revoir ceux qu'ils aiment... surtout que leur colère avait fait place à l'inquiétude. Maintenant, c'est la joie.

Valence : Mon p'tit coeur !

César descend de sa monture et aide Sébastien à en faire autant avant de prendre sa mère dans ses bras.

César : P'pa est où ? Pis Flor' ? Pis Lin' ?

Valence : En réunion. S'occupe d'un patient. Je l'sais pas.

Alexandre : Allô, grand-m'man !

Il sert à son tour Valence dans ses bras. La soeur et le frère d'Alexandre, Samantha et Pierre-Luc, viennent les rejoindre.

Pierre-Luc : Content de te voir, le frère !

Samantha : M'man s'est beaucoup inquiété pour toi.

Alexandre : Je l'sais.

Samantha : Mononcle César !

Elle se jette dans les bras de son jeune oncle, heureuse de le retrouver.

César : Savez-vous si Linda pis Falbo vont bien ?

Voix féminine : Kessé tu penses ?

Se retournant, le jeune homme aperçoit sa soeur jumelle et le jeune Bouchard.

César : Lin' ! J'espère que t'as pas oublié notre poignée d'main secrète.

Linda (confuse) : Quelle poignée d'main ?

César (riant) : J'te niaise, voyons !

Linda (riant) : Maudit sans-dessin !

Pendant ce temps, Audrey est couvert de baisers de la part de sa mère.

Charline : Ma p'tite chouette !

Audrey : M'man, j'vais bien !

Charline (la serrant dans ses bras) : C't'un miracle.

La jeune fille réussit à se dégager de la forte étreinte.

Audrey : P'pa est où ?

Matthew : En réunion.

Audrey : Et mononcle ?

Falbo : Toujours vivant.

Audrey : MONONCLE !

Folle de joie, Audrey se jette dans les bras de son oncle.

Falbo : Aïe, doucement, toi.

Charline se met à rire, amusée, ainsi que madame Spitfire.

Audrey : Grand-m'man Éli !

Avec douceur, sa grand-mère lui pose deux becs sur les joues.

Mme Spitfire : Tout est bien qui finit bien. Vous savez, quand mon fils a fait sa première mission, j'étais morte d'inquiétude. Mais il en est revenu sain et sauf.

Matthew : Ce qui veut dire... ?

Mme Spitfire : Laissez vivre la jeunesse. (À Charline) Ça te concerne, ma chère.

Charline : Oui, mais Andrew aussi, belle-môman. (Amusée) J'suis peut-être un peu mère poule, mais j'connais bien mon époux.

Audrey (inquiète) : Y m'en veut, hein ?

Charline (rassurante) : Pentoute, ma chérie.

Au même moment, Sébastien avait rejoint ses parents et son grand-père.

Antoine : J'espère que tu retiendras la leçon.

Sébastien (baissant la tête) : Oui, p'pa.

Élisha : Ben non, chéri, faut ben que jeunesse passe.

Antoine (soupirant) : On dirait ma propre mère qui parle.

Brad : L'important, c'est que tout le monde soit vivant.

Antoine et Élisha : Heureusement.

Zacharie avait déjà rejoint sa mère, ses soeurs et son beau-père.

Anthony : Alors, t'as ramené de belles photos du voyage ?

Océane : Franchement, chéri !

Zacharie : P'pa est... ?

Océane : Au conseil ? Oui.

Zacharie : C'est c'que j'pensais...

Kim : Tu vas p'us recommencer, j'espère ?

Zacharie : Pas avant un long moment, j'te l'promets... (À Mélissa) C'est quoi que t'as, sur ta jupe ?

Mélissa : Ah, ça ? C'est une ceinture de CDs et DVDs égratignés.

Puis, au même moment, Bob et Bry accueillaient à bras ouverts leurs deux filles.

Bry : Vous m'avez fait peur, vous deux.

Mira : T'inquiètes pas, m'man, on est corrects.

Kaëla n'était pas convaincue, elle. Sébastien ne pouvait l'aimer, elle le savait. C'est alors que Bob tend deux pogos vers elle.

Bob : En veux-tu un, ma p'tite gazelle ?

Elle n'a pas hésité à en prendre deux !

Thomas : J'vous demande le silence, s'il vous plaît !

Tout le monde se tait et remarque la présence de Thomas, Andrew et Charles à ses côtés. Jeanne arrive vers eux, courroucée.

Jeanne : T'as fait une réunion sans moi ?

Thomas : C'était pas bon pour le bébé.

Jeanne : J'ai juste fait un mois !

Thomas : Ouais, mais t'étais malade à matin.

La femme blonde se retient de ne pas dire un juron. Tout en tentant de la calmer, Thomas fait signe à Andrew de continuer.

Andrew : Nous connaissons enfin l'identité des agresseurs du Rutois : ce sont les membres de l'équipage que le groupe de Linda a rencontré.

Des murmures de panique et de stupeur se répendent comme une traînée de poudre. Mais l'ancien capitaine demande le silence.

Andrew : Pourquoi ils sont là ? Je l'ignore. C'est pour cela que monsieur Charles Patenaude va mener une entreprise périlleuse en allant négocier avec eux.

Valence : Quoi ? Mais Charles, t'as pas l'intention de... ?

Charles : J'irai pas seul, Valence. Mais le temps presse... son quartier d'orange.

Tout le monde ne comprend pas ce qu'il vient de dire, mais il fallait agir au plus vite maintenant.

-----------------------------------------------------------------------

Dans sa chambre, Sébastien ne cessait de soupirer. Inez... à quoi pensait-elle à ce moment ?

La porte s'entrouve, laissant voir le visage de sa mère.

Élisha : Tu viens manger ?

Sébastien : J'ai pas faim.

Élisha : Ok. J'vais laisser un peu de pâté, au cas où tu chang'rais d'avis.

Elle allait refermer la porte lorsque...

Sébastien : M'man ?

Élisha : Oui ?

Sébastien : C'est niaiseux, mais... Comment p'pa a fait pour te séduire ?


Élisha : Alors, comme ça, vous êtes chatouilleux ?

Elle se jette sur lui et se met à le chatouiller. De nouveau, Antoine se met à rire. Ce rire si joyeux attendri Élisha à un point où elle arrête, troublée.



Ce rire... Maintenant qu'elle y pense, c'était à ce moment précis qu'il était naturel. Sa haine n'était que superficielle.

Sébastien : M'man ?

Élisha sort de ses pensées, puis se met à sourire.

Élisha : Comment il a fait, t'as dit ?

Sébastien : Ouais.

Élisha : Il était lui-même.

Il était lui-même ? L'adolescent croyait que son père aurait fait plus que ça.

Sébastien (surpris) : Quoi ? Pis c'est tout ?

Élisha : Aussi simple que ça.

Sébastien : Ah ben... merci.

Voyant qu'il n'avait plus de question, Élisha referme la porte, puis va à la salle à manger, où Zoé6, son père et son époux l'attendent.

Zoé6 : Sébastien ne mange pas ?

Élisha : Non, y'a pas faim.

Antoine (inquiet) : Yé malade ?

Élisha (souriante) : Non, mais y m'a demandé comment t'as...

Elle s'arrête, se rendant compte d'un détail qui lui a échappé. Brad était inquiet de voir sa fille s'interrompre ainsi.

Brad : Ma princesse ! Tu vas bien ?

Elle hoche de la tête, puis se tourne vers Antoine.

Élisha : T'es bien assis ? Parce que notre fils... est amoureux.

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*Et le bâton du suçon est en bois, alors ça reste écologique Wink
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Sam 27 Aoû à 20:30

Chapitre 10 : Entreprise périlleuse
7 juin 2085

Très tôt ce matin, on a attelé Ouragan, l'étalon d'Audrey, à un chariot suffisament grand pour contenir une dizaine de personnes. Charles regarde son équipage : tous les anciens membres du Romano Fafard sont là, plus Zoé6.

Brad (se plaignant) : On es-tu obligé d'y aller ?

Serge14 : On es-tu obligé d'y aller avec elle ?

Il pointe Zoé6. Elle aurait bien voulu répliquer, mais elle se fait interrompre.

Pétrolia : On es-tu... j'veux dire : pourquoi nous ?

Tout en souriant, l'ancien capitaine répond :

Charles : Personne ne pourrait soupçonner... de vieux croûtons.

Brad et Flavien : Ben là !

Bob : Charles, j'pourrais-tu prendre une collation ?

Charles : Bry a mis ta boîte à lunch dans l'chariot.

Bob allait pour monter dans le chariot, mais Charles lui pose une main sur le bras.

Charles : Mais nous aurons besoin de tes... aptitudes de pilotage.

Bob (au garde-à-vous) : Oui, capitaine.

Valence (soupirant) : Vous vous rendez compte ? C'est peut-être notre dernière...

Charles : Mmmission.

Tout le monde, excepté Zoé6, regardent vers le haut.

Zoé6 : Euh... on va dans cette direction, non ? (Pointe un chemin)

Serge14 : Capitaine, pourquoi elle est avec nous ?

Charles : C'est à Pétrolia que vous devez demander.

Serge14 : Pétrolia, pourquoi... ?

Pétrolia : T'es pas assez puissant pour nous défendre. Alors, il nous fallait un robot de plus.

Brad : Quand j'pense qu'on confie nos vies à...

Zoé6 : ... à un tas d'feraille, je l'sais.

Brad : Non, à c't'étalon-là ! Ma carte soleil doit être expirée depuis ben longtemps...

Charles : Il faut maintenant partir. Car comme le dit Jules César : "Dépêchons nous, j'veux pas être pris dans l'traffic."

Tous le regardent bizarrement.

Charles : Euh... oui, bon.

Flavien et Bob montent Brad, qui est toujours en chaise roulante, alors que Charles aide Valence à monter et que Serge14 en fait autant pour Pétrolia. Puis, une fois tout le monde à bord, Bob et Flavien vont en avant, Bob prenant les rênes du cheval.

Bob : Par où on va, capitaine ?

Charles : Par en avant...

-----------------------------------------------------------------------

Lorsqu'Antoine se réveille, l'équipage de la négociation était déjà bien loin. Mais ce n'était pas à cela qu'il pensait en voyant Élisha, qui dormait encore.

Son fils est en amour. Antoine n'avait que 9 ans de plus que lui lorsqu'il l'a été. Et il n'avait suffit que d'une nuit pour s'en convaincre...

-----------------------------------------------------------------------

Il s'était laissé faire. Il ne connaissait rien à l'amour, et encore moins lorsqu'il s'agissait d'aller plus loin. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il aimait ça.

Tout s'est passé très vite. Il a eu une sensation étrange, comme s'il avait eu le vertige, puis elle s'est retournée sur le dos pour s'endormir. Et le sommeil est venu le rejoindre à son tour.

Lorsqu'il a ouvert les yeux à nouveau, le lendemain, il était toujours dans sa chambre. Il s'assit et la voit debout, en robe de chambre. Elle sourit faiblement.

Élisha : Bonjour, toi.

Sa voix était faible aussi. Mais... elle l'a tutoyée ?

Antoine : Vous m'avez... ?

Élisha : Pas si fort... j'ai mal à la tête.

Antoine (chuchotant) : Scusez...

Élisha : Tu peux me tutoyer. Maintenant que t'as... partagé mon lit...

Antoine : Vous vous en souvenez ?

Élisha : Ouais.

Le voyant réfléchir, elle ajoute :

Élisha : Tu dis rien ?

Antoine : J'essaie de trouver une insulte, mais... j'y arrive pas.

Elle rit, tout doucement.

Élisha : On a agi comme des enfants dans cette histoire. Maintenant, j'comprends mieux cette phrase : "Faites l'amour, pas la guerre".

Il rit à son tour. Elle s'assit tout près de lui.

Élisha : J'regrette pas l'avoir fait. T'es beau bonhomme, j'trouve...

Le jeune homme rougit.

Élisha : Mais c'est ta première fois... j'me trompe pas ?

Antoine : Euh...

Élisha : Ça paraît. (Le rassurant) Mais t'en fais pas, ça ira mieux la prochaine fois...

Antoine : Vous croy... ?

Élisha : Arrête de vouvoyer, j't'en prie.

Antoine : Vous-tu croyez ?

Élisha (souriante) : Mais oui... Faut juste un peu d'pratique...

Elle le fait renverser sur le lit.

Élisha (malicieuse) : Mais c'est seulement si tu l'veux...

Il frémit de plaisir.

Antoine : Ah... c'est mieux que de vous-tu insulter...

-----------------------------------------------------------------------

Drôle de lendemain, pensait-il. Mais si rien de cela n'avait été fait, il aurait encore continué de détester Élisha... et Sébastien n'aurait pas pu naître.

Parlant d'Élisha, cette dernière ouvre les yeux, puis s'étire.

Élisha : T'es réveillé ?

Antoine : Depuis quelques minutes, le temps d'avoir eu un flashback...

Élisha (intéressée) : Et ça me concerne ?

Antoine : Tout à fait !

Sur ce, il enlace Élisha près de lui et l'embrasse dans le cou.

Antoine : Merci.

Élisha : Mais j'ai rien fait.

Antoine : Tu t'trompes. Tu m'rends heureux comme à notre premier jour.

Élisha (moqueuse) : Notre première nuit, tu veux dire.

Antoine : Non, notre premier jour. Parce qu'à notre première nuit, j'ai pas pu m'en rendre compte.

Puis ils profitent de leur matinée en restant couchés. De toute façon, il n'était que sept heures...

-----------------------------------------------------------------------

En début d'après-midi...

Flavien : Capitaine, j'vois l'équipage.

Charles : Très bien. Serge, mettez-vous en fonction "Porte-voix".

Serge14 attend que tout le monde mettent leurs bouchons à leurs oreilles, puis se met à "Porte-voix".

Serge14 : ÉQUIPAGE, NOUS VENONS EN PAIX ! NOUS VOULONS PARLEMENTER AVEC VOUS !

Flavien enleva immédiatement ses bouchons et se met en mode écoute. Il reste concentré pendant quelques minutes. Puis il sourit.

Flavien : Ils acceptent !

Serge14 : YES !

Tout le monde, ayant enlevé leurs bouchons, sursautent à ce cri en porte-voix. Se rendant compte de cela, le robot revient à sa fonction normale.

Serge14 : Désolé.

Charles : Bob, maintient le cap.

Bob : Oui, capitaine.

Charles : Brad, tu...

Il s'arrête, voyant que le vieux Spitfire dormait.

Brad : Zzzzz... Zzzzz...

Valence : On peut rien faire, c'est sa sieste de l'après-midi.

Flavien : De toute façon, capitaine, on va les rejoindre dans une demi-heure.

Charles : Valence, tu le réveilleras dans... vingt minutes.

Valence : Oui, Charles.

Charles : Pétrolia, vérifie une dernière fois Serge et Zoé.

Zoé6 : Je ne peux péter, capitaine.

Charles : On prendra pas d'chances.

Pendant les vingt minutes qui suivent, Pétrolia fait un "check-up" à Serge14 et Zoé6. Tout était beau.

Maintenant, il restait dix minutes. Alors que Valence réveille Brad, Bob prend sa boîte à lunch. Il prend une pomme et s'apprêtait à en prendre une bouchée...

Voix masculine : NOOOOONNNN !!!

Bob (s'arrêtant) : Qui a parlé ?

Tous avaient bien entendu cette voix, mais aucun d'eux avait parlé.

Zoé6 : Bob, lâche cette pomme !

Bob (triomphant) : Ah ! Je l'savais que j'avais pas l'droit aux fruits !

Charles (alors que Zoé6 prend la pomme et la pose par terre) : Zoé, qu'est-ce que c'est ?

Zoé6 : C'est... Sébastien.

Voix masculine : Ah, vinaigre !

Sous les yeux ébahis, la pomme se transforme... en Sébastien.

Sébastien (à Zoé6) : T'aurais pu leur mentir !

Zoé6 : Désolée, ce n'est pas dans mes fonctions.

Sébastien : Ben, dans c'cas-là, tais-toi !

Zoé6 : Désolée, ce n'est pas dans mes fonctions.

Bob : J'allais manger Sébas ! Hiiii ! Hiiii !

Flavien : Calme-toi, Bob.

Bob : Pu jamais j'vais manger d'pomme !

Valence : Sébastien ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

Le jeune homme devient rouge, voyant que tout l'équipage le regardait.

Sébastien : Ben, je... je...

Zoé6 : Il voulait nous accompagner, mais, sachant que vous seriez fâchés contre lui, il s'est métamorphosé en pomme. C'est un de ses pouvoirs qui vient d'Éros.

Sébastien : Arg, mais tais-toi !

Zoé6 : Désolée, ce n'est pas dans...

Agacé, le jeune Gotta actionne l'interrupteur "On/Off" situé à la base de la nuque de Zoé6 et le met à "Off". La robotte, désactivée, reste debout, mais la tête penchée à l'avant.

Serge14 : Ah, enfin ! Merci, Sébas.

Charles : As-tu au moins la permission de tes parents ?

Sébastien (embarrassé) : Euh... (Parlant rapidement) Nonmaissilvousplaittuezmoipas !

Aucun n'avait su décodé cette phrase accélérée, sauf Brad. Il n'allait cependant pas traduire pour les autres, de peur de voir son petit-fils être sévèrement puni.

Brad : Pourquoi risquer... ta vie ?

Sébastien ne savait que répondre. Il aimerait bien l'avouer, mais qui a toléré l'amour entre ennemis ?

Flavien : Ils vont bientôt arriver, capitaine.

Charles (se tournant vers Sébastien) : Je sais pas pourquoi tu es là, mais tu ferais mieux de te cacher.

Le jeune homme est d'accord et se métamorphose cette fois-ci... en lion !

Bob : Finalement, j'préférais la pomme, moi.

Charles : Bob, concentre-toi sur ton ch'min ! Pétrolia, réactive...

Pétrolia (allumant Zoé6) : C'est déjà fait.

Au bout d'un moment, ils arrivent devant l'équipage, composé de quatre femmes et de cinq hommes.

Faith (sévère) : Je suis Faith Spitfire, capitaine du Colombo Hasard. Vous voulez parlementer avec nous ?

Charles (gardant son sang-froid) : Tout à fait. Je me nomme... Jules... Cé... Cé... C'est l'fun que vous soyez là.

La capitaine semblait croire le mensonge de Charles.

Faith : Très bien, Jules. Alors, vous êtes au courant de notre arrivée ?

Charles : De jeunes gens nous ont parlé de vous. Nous savons que vous avez été formés très jeunes, mais nous ignorons votre véritable but.

La jeune femme ricana.

Faith (la main dans son sac) : Vous croyez vraiment me tirer les vers du nez ?

Cependant, Serge14 avait détecté des symptômes de traîtrise chez Faith, les mêmes qu'avait Brad à l'époque du Romano Fafard. Ce ne fut pas long avant qu'il se jette devant Charles... pour recevoir une charge mortelle. Et il s'écroule au sol, inerte...

Pétrolia : SERGE !

Faith (pointant son arme aux occupants du chariot) : Vous allez tous crever !

Brad : Pitié !

Inez : Mais qu'est-ce qui t'prends, Faith ?

Lorsque la jeune Spitfire se tournait vers elle, l'Espagnole avait du mal à reconnaître sa meilleure amie.

Faith : Je le fais pour Tous. Comprends-tu, Inez ? Au nom de Tous...

Inez : Et tuer des gens, c'est pour Tous que tu fais ça ?

Faith : C'est la loi de la jungle : le plus fort bat le plus faible. Et nous les vaincrons, ma chère.

Alors que Faith se tournait pour tirer sur leurs ennemis, Inez sort son arme et la paralyse. Sachant que l'équipage allait défendre sa capitaine, elle se jette au sol dès qu'elle a tiré.

Voyant que la capitaine était paralysée, Charles ordonne à ses coéquipiers d'en faire autant sur son équipage. Tout s'est passé rapidement, et voilà qu'Inez était la seule qui reste. Elle allait être la suivante lorsque Sébastien, de nouveau à sa forme humaine, s'interpose.

Sébastien : Laissez-là ! Elle pourrait nous être utile !

D'un geste de la main, Charles fait baisser les armes, mais garde la sienne chargée au cas où. Il attend qu'Inez se relève.

Charles : Vous serez notre otage.

Inez : Parfait !

Elle ne voulait pas se l'avouer, mais elle savait que l'équipage allait la punir pour avoir désobéi. Il valait mieux pour elle d'être leur otage...
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Dim 4 Sep à 19:09

Entracte

Dans un vide blanc du Gamma State...

Élisha : Eille, les filles, avez-vous vu l'auteure ?

Charline : Non.

Flora : Non, pourquoi ?

Élisha : Ça doit faire des semaines qu'elle écrit pu.

Flora : Ben non, elle a publié le chapitre 10 y'a pas longtemps.

Élisha : J'ai dit "écrit", pas "publié".

Soudain, les filles entendent des pas. Elles voient arriver une jeune fille rousse d'environ 17 ans.

Rousse : Excusez-moi, mais avez-vous vu l'auteure ?

Élisha : Justement, je la cherche moi aussi.

Charline : On vous a jamais vu, non ?

Rousse : C'est normal, je suis dans une autre histoire. Je m'appelle Ashley.

Élisha : Ah, l'écoeurante ! Elle nous trompe avec une autre histoire !

La femme allait s'approcher d'Ashley... cette dernière sort son bâton, accroché derrière son dos.

Ashley (en position offensive) : Prend garde ! Je suis beaucoup plus forte que tu le crois !

Élisha : Pfft ! Si tu crois qu'un bâton me f'ra mal !

Élisha se transforme en... lampe de bureau. Elle se met à "on" et ajute son long cou souple pour aveugler Ashley.

Voix de fille : Éli, Ash, arrêtez !

kristaline venait d'arriver. Ashley range son bâton, mais cela a été plus long pour Élisha d'arrêter son attaque.

Flora : Ah, heureusement que vous étiez là !

Élisha (reprenant sa forme originale) : Et maintenant que vous êtes là, on a une question à vous poser.

Ashley : Justement, j'aurai moi aussi...

Élisha : Ta yeule !

kristaline : Éli, tu peux pas insulter quelqu'un que tu connais pas. (À Ashley) Attends-moi là-bas, ça devrait pas être long.

Ashley obéit à l'auteure.

kristaline : Alors ?

Élisha : Pourquoi t'as arrêté d'écrire ?

kristaline : Veux-tu vraiment le savoir ?

Élisha : Ouais.

kristaline : Ben... j'avais pu d'inspiration.

Trio infernal : Que-oi ?

Charline : Pu d'inspiration ?

kristaline : Ben... j'savais la suite, mais j'savais pas comment l'écrire.

Flora : Est-ce qu'on peut l'savoir ?

kristaline : Ben kin ! Ça m'évitera d'avoir à l'écrire !

L'auteure fit claquer des doigts... et les quatre se retrouvent dans la Salle de fête, avec tous les personnages de TI3 (ou presque).

kristaline : Bon, ça va me faire plaisir de répondre à vos questions. Oui, Inez ?

Inez : Qu'est-ce qui m'arrive après ma capture ?

kristaline : Hé bien, tu deviens l'otage de Maskinongé.

Inez : Oui, je le sais, mais après ?

kristaline : Tu leur fournis des informations concernant le projet "C".

Tous, sauf Inez et kristaline : Hein ?

kristaline : C'est "Retour à la source", mais version 2.

Tous, sauf Inez et kristaline : Ahhh.

kristaline : D'ailleurs, ça me fait penser, à la demande de Sébastien, tu habites chez lui. (Sébastien lève timidement sa main) Oui ?

Sébastien : Est-ce que... ?

kristaline : Non. Tu lui as demandé, mais elle a refusée.

Sébastien (déçu) : Ah...

kristaline : Mais soit pas triste, puisqu'elle deviendra comme une soeur pour toi. Toi qui a jamais eu de soeur avant, c'est cool, non ?

Sébastien : Ben, j'vais m'remettre au moins de ça avant de m'en réjouir...

Audrey : Euh... Qu'est-ce qui arrive...

kristaline : À ton couple ? T'as cassé avec Alexandre !

Audrey et Alexandre : Hein ?

Alexandre : Mais ça s'peut pas !

kristaline : Si. D'ailleurs, c'est à cause de ton côté charmeur envers les filles.

Alexandre : Ah ?

kristaline : Tu l'apprends d'ailleurs pendant que t'es en couple.

Alexandre : Ah.

Audrey (colérique) : Elle s'appelle comment, au juste ?

kristaline : Justement, t'es un peu jalouse, Audrey. C'est pour ça que ça a pu fonctionné. Oh, parlant de couple... Linda et Falbo sortent officiellement ensemble !

Mira : Quoi ?

Linda (colérique) : Grande gueule !

kristaline : Tut-tut, on se calme ! Quelques mois après leur premier baiser, Linda et Falbo l'ont annoncé à Mira. Tu l'as d'ailleurs bien pris, Mira.

Falbo : Tu nous en apprends des bonnes !

kristaline : J'suis surprenante, hein ?

Charles : C'est parce qu'on est... en "back story".* Alors, c'est normal si on ne sait rien ce qui va nous arriver.

kristaline : ... Ok, on va dire que c'est ça. Oh, en passant, Zoé, Serge, vous vous êtes réconcilliés.

Zoé6 et Serge14 : Que-oi ?

kristaline : Lorsque Pétrolia et Charline avaient fini de réparer Serge, il devient Serge15. Elles en ont profité pour modifier la circulation de l'électricité dans le robot. Car, oui, elles ont découvert pourquoi Zoé et Serge ne s'entendaient pas bien : comme deux aimants d'un même signe, ils se répulsaient. Depuis, vous collaborez très bien avec les humains. Même que...

Elle reçoit des roches sur elle.

Zoé6 : Bien visé, Serge !

Serge14 (vidant sa "tink"): Yes, sir !

kristaline : Ok, j'me tais. J'crois que j'ai tout dit, là. Alors...

Anthony : Eille, mais t'as pas parlé d'moi !

kristaline : Parce que c'était pas important.

Brad : Pourquoi on était là d'abord ?

kristaline : Vous en faites pas, vous allez encore être là dans mes fics. Pour l'instant, c'est tout ce que lecteurs et personnages devaient savoir. Alors, bon retour en janvier 2086.

Andrew : On était pas en juin 2085 ?

kristaline : J'ai décidé de sauter des mois. Vous verrez pourquoi...

------------------------------------------------------------------------------------------

*Un terme utilisé dans le chapitre 3 de Réputation2 : la prophétie d'Horus. Merci, A ^^ !
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Dim 18 Sep à 17:29

Chapitre 11 : Ce n'était pas prévu
2 janvier 2086

Le lendemain de la fête du Nouvel An, en sortant de sa chambre, Pétrolia croise Serge15 dans le couloir.

Pétrolia : Serge, sais-tu si Falbo a rentré hier soir ?

Serge15 : Non, je suis désolé.

Flavien sort de la chambre conjugale à son tour.

Pétrolia : Bonjour, mon chéri. (Elle l'embrasse) Au fait, aurais-tu... ?

Flavien : ... vu Falbo hier soir ? Oui. Mais il m'a dit : "P'pa, j'rentre pas ce soir."

Pétrolia (inquiète) : Pourquoi ?

Flavien (rassurant) : Allons, tu sais bien qu'il sort avec Linda maintenant. Pis que... y'a besoin d'être seul avec elle.

Il était sur le point de l'enlacer lorsqu'il se rend compte que Serge15 est toujours là.

Driinngg !

Serge15 : Je vais répondre !

Le robot parti, Pétrolia, amusée, se blottit dans les bras de son époux.

Pétrolia : Oui, tu as raison. Te rappelles-tu de nos folies amoureuses durant notre mission ?

Flavien : Et celles d'après ?

Pétrolia (riant doucement) : On a pas été souvent en couple, mais on a fini par... finir ensemble.

Flavien : C'est grâce à Charline si on s'est beaucoup rapprochés...

------------------------------------------------------------------------------------------

C'était un 30 octobre 2039... Pétrolia se sentait étrange en se réveillant. Les couvertures semblaient imprégnées d'un parfum qui lui rappelait sa passion d'hier soir. Se retournant dans son lit, elle voit le dos nu de Flavien, qui dort encore.

Non, bien que cela fait un moment qu'ils ne sortent plus ensemble, elle ne regrette pas de l'avoir fait. Ce n'était pas pour cela qu'elle ressentait cette étrange sensation. Seulement, en posant sa main sur son ventre, elle comprend enfin que quelque chose n'allait pas...

Lorsque Flavien se réveille à son tour, quelle surprise il a eu en voyant le ventre rebondi de Pétrolia !

Flavien : On est quel jour aujourd'hui ?

Pétrolia : Le lendemain.

Flavien : Mais voyons, ça s'peut pas !

Pétrolia : Et pourtant, si. J'suis réelle, et le bébé aussi.

Flavien n'avait jamais pensé à devenir père. En fait, oui, cette idée lui a effleuré l'esprit, mais il n'a jamais songé sérieusement.

Pétrolia : J'sais qu'on sort pu ensemble, mais s'il a fallu que, de tout l'équipage, je choississe un père à mon enfant, ce serait toi.

Le jeune homme se sentait flatté.

Flavien : Donc, si j'comprends bien, tu veux qu'on élève cet enfant ensemble ?

La patenteuse hoche de la tête.

Pétrolia : C'est important qu'il sache d'où il vient.

C'est alors qu'elle a ses contractions. La suite, vous la savez...

------------------------------------------------------------------------------------------

Serge15 revient, surprenant Flavien et Pétrolia dans cette étreinte.

Serge15 : Charline a appelé. Elle se demande quand aura lieu l'écriture du chapitre sur le recyclage des métaux.

Afin de conserver le savoir robotique, Pétrolia, Charline, Serge15 et Zoé6 collaborent à l'écriture d'un livre sur la construction, la programmation, l'alimentation, le recyclage et la réparation de robots.

Pétrolia : On devrait continuer ce matin.

Flavien : Vous allez vous rencontrer alors qu'il y a une tempête ?

Pétrolia (inquiète) : Quoi ? Falbo est pris dans une tempête ?

Flavien (rassurant) : Mais non, y peut rien lui arriver s'il reste à l'intérieur. (Malicieux) À son âge, on en aurait fait autant.

------------------------------------------------------------------------------------------

Comme la tempête qui sévissait à l'extérieur les empêchait de sortir, Zoé6 a déroulé le panneau blanc, se connecte à un satellite par distance et projette de ses yeux les images qui en sont tirées : la mer, les palmiers, le sable chaud...

Brad ayant un début de grippe, Flora lui a recommandé de bien se reposer. Ces images du Sud lui apportent plus de chaleur que le foyer allumé pas loin du sofa.

Brad : Au lieu d'aller en Floride à sa retraite, mon père avait pensé la prendre en Gaspésie. Des palmiers avaient poussés là tellement il faisait chaud. Mais c'était avant l'exode vers les dômes...

Sébastien et Inez aimaient bien ces histoires, mais chacun avait leur raison : Sébastien, parce que ça faisait partie de l'histoire des Spitfire, et Inez, parce que ça parlait de la Terre avant la fuite des Terriens.

Antoine (arrivant) : J'espère que vous aimez le maïs soufflé.

Sébastien s'empare du bol de maïs soufflé et en partage avec Inez.

Élisha (chantonnant) : Ouiii oui-oui-oui mes amis
Le blé d'Inde, ça pousse dans l'champ
Le blé d'Inde, ça pogne dans l'dents
Le blé d'Inde, tu mets du beurre là-d'ssus
Le blé d'Inde, y'en a qui s'l'mettent dans...*

Elle s'arrête, voyant que tout le monde, excepté Zoé6, la regarde.

Brad (souriant) : À chaque fois qu'on parle de blé d'Inde, il faut qu'elle chante ça. (Il se mouche)

Élisha (prenant un peu de maïs soufflé) : C'est pas d'ma faute si Zoé a mis cette chanson dans une épluchette de blé d'Inde.

Antoine (pointant l'écran) : DES DAUPHINS !

Les autres, sauf Zoé6 : Où ça ?

Zoé6 fait un zoom sur la mer : des dauphins bondissaient hors de l'eau. Sébastien était émerveillé par cette vision, lui qui n'avait vu ces mammifères que par photographie. Il aurait bien aimé voir la mer, mais, s'il devait commencer à explorer, il devait attendre les 18 ans d'Audrey, qui était la plus jeune du groupe. Heureusement, elle les aura ce mois-ci. Finalement, ils ne devraient pas tarder à partir l'été prochain.

Puis, alors que la mer fait place au rivage...

Sébastien : Eille, c'est quoi ce feu-là ?

Brad ne tardait pas à le reconnaître.

Brad : Une bombe !

Élisha, bien que cela fait longtemps qu'elle a étudié les effets des bombes, approuvait son père.

Élisha : C'est bien une bombe ! Zoé, serais-tu capable d'évaluer sa puissance ?

Zoé6 : D'après le diamètre de la boule qui se forme, je l'évalue... à 75 mégatonnes, soit 75 millions de tonnes de TNT.**

Comme la boule de feu se rapprochait rapidement de la stratosphère, donc, du satellite***, Zoé6 s'est déconnecté et retrouve sa fonction normale.

Inez : Des kilomètres ravagés à la ronde... Y'a seulement nous qui peut faire ça.

Brad (se tournant vers Inez) : Que veux-tu dire par «nous» ?

Inez (le regardant courageusement) : Vous savez de quoi je parle...*--*

------------------------------------------------------------------------------------------

Charline : Oui, je sais qu'il y a tempête, m'man...

Tout en travaillant sur une nouvelle invention, Charline parlait avec sa mère au téléphone. Hé oui, elles avaient réussi à installer une ligne téléphonique au village. Seulement, il n'y avait aucun lien avec le reste du monde. Sachant que sa fille allait partir cette année, la femme de la maison allait s'assurer qu'elle proposerait un service de liaison téléphone inter-village.

Charline : C'est pas grave, on s'reprendra pour le livre...

Elle entend soudainement un "bip !".

Charline : Excuse-moi, j'ai un autre appel. (Va sur l'autre appel) Oui ?... Oui, ça devrait pas être long... (La main sur le récepteur) CHÉRI, THOMAS EST AU TÉLÉPHONE !

Andrew, en robe de chambre, prend le combiné.

Andrew : Oui ?... ... Oui, j'arrive. (Redonne le combiné à Charline) Y faut que j'parte.

Charline : T'es sérieux ? C'est la pire tempête que j'ai vu cette année !

Andrew (souriant) : L'année est jeune, mon amour.

Charline lui rend son sourire, puis reprend la conversation avec sa mère alors que son époux se rend à sa chambre. Soudain, un autre "bip !" se fait entendre.

Charline : Oui ?... Oui, est réveillée... Ça s'ra pas long... (La main sur le récepteur) AUDREY, C'EST KAËLA !

Audrey abandonne la lecture de son feuilleton*/* et attend que sa mère finisse sa conversation avant de lui donner le combiné.

Audrey : Eille, salut !

Elle se met à son aise en s'assoyant à l'envers sur sa chaise, un bras sur le dossier.

Audrey : Pis, ta soeur "feel" ben ?... J'suis contente pour elle... Elle apprécie enfin les joies du célibat !...

Pendant ce temps, Andrew, habillé, s'habille chaudement pour aller dehors.

Matthew (couché sur le divan du salon) : Où tu vas ?

Andrew : Thomas veut nous voir.

Audrey (au téléphone) : Attends, une minute ! (À son père) Hein ? Tu vas vraiment aller dehors, en pleine tempête de neige ?

Andrew : Oui.

Audrey : C'est ben cool, ça !

Andrew : Écoutez, j'suis obligé.

Charline : Ça devrait pas être long avant que ma mère pis moi réinventons les conférences virtuelles.

Andrew (agaçé) : Faut toujours que toi pis ta mère se mêle de ça !

Charline : L'homme ne peut se passer de technologie. Même une hache, c'est une technologie.

Andrew : J'me d'mande pourquoi j't'ai mariée...

Audrey (moqueuse) : Parce que j'étais dans l'ventre de môman !

Charline (s'approchant d'Andrew) : Ah, tu sais pourquoi j'ai dit oui... (L'embrassant) Soit prudent.

Andrew part. Tout le monde reprend ses occupations.

Audrey (au téléphone) : Bon, me r'v'là ! Qu'est-ce que tu disais ?

------------------------------------------------------------------------------------------

Jeanne était allongée sur son lit. Sa grossesse était bientôt à terme et chaque pas lui faisait mal au dos. Elle se contente de rester couchée.

Soudain, on frappe à la porte. Elle allait se lever lorsque la voix de son mari retenit dans le couloir.

Thomas : BOUGE SURTOUT PAS !

Soupirant, elle se le laisse lui répondre.

Thomas : Enfin, vous êtes là !

Il laisse entrer Charles et Andrew, puis les conduit à la chambre du couple.

Thomas (expliquant) : Elle tenait à ce que la réunion se passe ici.

Jeanne : J'suis enceinte, mais j'suis loin d'être sénile !

Charles : Ah, les joies d'être enceinte. Ma femme les a peu goûtées, malheureusement.

Jeanne : Heureusement, vous voulez dire. Ma vessie est hyperactive vers la f... Oh, je dois y aller.

Avec l'aide de son époux, Jeanne se lève, puis va aux toilettes, seule.

Andrew : On pourrait commencer ?

Inez (entrant avec Zoé6) : Ce serait préférable.

Charles : Depuis quand êtes-vous ici ?

Zoé6 : On a pris une collation à la cuisine.

Finalement, tout ce monde se retrouve à la chambre conjugale.

Jeanne : Bien, nous pouvons commencer.

Inez : Enfin !

Andrew : Alors, allez-vous nous dire ce qui se passe ?

Zoé6 raconte ce qui s'est passé ce matin. Inez ajoute :

Inez : Connaissant la capitaine Spitfire, il est clair qu'elle a fait son rapport et que, par la suite, Tous s'emparre de la Terre.

Charles (soupirant) : C'est bien eux : les humains ont toujours fait la guerre...

Inez : Essayez de comprendre : une planète retrouvant son aspect d'origine, alors que celle où on habite se détériore. Ils la voudront à tout prix.

Andrew : Ce n'est pas une raison pour être attaqués.

Inez : Oui, vous marquez un point là-dessus.

Le chef tient sa tête entre ses mains.

Thomas : Nous pourrons jamais les repousser. Notre défense est beaucoup plus faible. En plus, c'est l'hiver, donc, l'isolation.

Jeanne : Isolation... Mais oui !

Tout le monde la regarde.

Jeanne : Si on ne peut riposter, alors, on va se retrancher.

Thomas : Mais où ? Je suis sûr qu'ils ont des télescopes assez puissants pour nous voir.

Jeanne (amusée) : Pas assez puissants pour voir sous la terre...

Charles : Vous parlez de votre fameuse grotte ?

Andrew : Ah, pas cette grotte !

L'ancien capitaine Waterfalls se rappelait encore de cet éboulement qui l'a laissé prisonnier pendant un bon moment.

Thomas : Crois-tu qu'elle pourrait nous protéger ?

Jeanne : Les tremblements de terre sont rares par ici, alors on devrait être corrects...

Andrew : ... à moins de tomber sur la malchance.

Inez : Cessez d'être négatif, monsieur Waterfalls.

Charles (frottant son nez) : Oui... ça pourrait marcher. Mais, si les télescopes sont assez puissants, il faut leur faire croire que la région est abandonnée...

Se regardant les uns des autres, tous finissent par redouter le pire...

------------------------------------------------------------------------------------------

* Cette chanson de François Pérusse se trouve après "Les journées rallongent" dans le Tome 6 Wink Maintenant, à chaque fois que je vais manger du blé d'Inde, je vais penser à ça Very Happy
** Selon l'encyclopédie Wikipédia, «La bombe H la plus puissante jamais testée (record détenu par l'Union soviétique avec la Tsar Bomba, ou la Reine des bombes) était équivalente à 50 mégatonnes, soit 50 millions de tonnes de TNT (ou un cube de TNT d'à peu près 315 mètres de côté).» J'espère que ce record ne sera jamais battu dans la réalité.
*** Je sais pas si le satellite est dans la stratosphère, mais c'est assez haut, la stratosphère...
*--* Antoine n'a eu que deux répliques pas vraiment importantes. Pauvre Antoine Razz !
*/* La télé n'existant plus sur la Terre après 2038, les feuilletons en roman ont remplacé les télé-romans Wink
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Mer 12 Oct à 20:28

Sébastien regarde sa maison, les larmes aux yeux. Le lieu où il est né, où il a passé toute son enfance et son adolescence brûlait comme toutes les autres.

Le jour même de leur réunion, Thomas, Jeanne, Andrew et Charles ont décidé de mettre le feu au village. La décision n'a pas été prise à la légère, mais ils devaient faire vite. Ainsi, ils ont recommandé aux villageois d'amener avec eux que le nécessaire (lits, nourriture, vêtements chauds, bois...), puis d'arracher le plus de planches de bois possible à leurs demeures afin d'en construire des nouvelles à la grotte.

Enfin, au début de la nuit, le feu ravage ce qui en reste. C'était le prix à payer pour passer inaperçu aux Tousseux. Pour rester en vie...

Antoine assiste lui aussi à ce spectacle. Il avait le goût de pleurer lui aussi, lui qui avait tant fait pour ce village, sa cabane dans l'arbre. Mais il devait rester fort pour Sébastien. Alors que les derniers villageois se retranchent dans la grotte, il pose sa main sur l'épaule de son fils.

Antoine : Viens. Ta mère va nous faire une scène si on r'vient tard.

Sébastien laisse l'ombre d'un sourire éclaircir son visage. Puis il rejoint son père...

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Chapitre 12 : Des alliés bien mérités
8 janvier 2085

Malheureusement pour Brad, sa grippe s'est empirée. Jour et nuit, sa fille s'occupait de lui, allité sous d'épaisses couvertures. Les yeux pochés, elle tente d'appliquer une compresse d'eau froide sur le front brûlant de son père, mais en vain.

Brad : Non... (Tousse) C'est trop froid...

Ce ton creux dans cette toux était de mauvaise augure. Antoine arrive dans la chambre de son beau-père, Flora à ses côtés. Malgré la fatigue, Élisha avait encore la force d'être en colère.

Élisha : Où étais-tu ?

Antoine : Euh... chercher Flora ?

Élisha : J'parlais à Flora, justement !

Flora : Désolée, Éli. Jeanne a eu ses premières contractions la nuit dernière.

La colère de la femme s'évanoui en un coup.

Élisha : Quoi ? Elle a accouché ?

Flora (s'approchant de Brad) : Elle accouche encore. Heureusement que Christelle est là pour l'aider...

Elle vérifie l'état de santé du vieux Spitfire.

Flora : Depuis combien d'temps que ça dure ?

Élisha et Antoine : Une s'maine.

La guérisseuse, en fouillant dans son sac, se retient de pousser un juron.

Flora : C'est ben c'que j'pensais : j'ai rien pour l'soulager.

Élisha : QUOI ?

Flora : T'en fais pas, on va s'arranger pour en avoir...

Elle entraîne Élisha avec elle hors de la chambre. Entre temps, Antoine entend Brad l'appeler. Il se rapproche de lui, sa voix étant faible.

Brad : Va... chercher... Sébas...

------------------------------------------------------------------------------------------

En entrant dans la hutte souterraine de Thomas, Flora et Élisha ne pouvaient s'empêcher de remarquer l'effervescence entourant la naissance de cet enfant tant attendu. Thomas sort de la chambre.

Thomas : Je répète : non, c'est pas fini !

Élisha : Les nerfs !

Flora : Thomas, j'ai des mauvaises nouvelles.

Thomas : Ça peut pas être le bébé !

Flora : Avec le taux reccord de grippe, j'ai pu d'gomme de sapin !*

Thomas : Alors, il va falloir endurer...

Élisha (énervée) : Mon père va mourir à cause de toi !

Flora : Du calme, Éli. C'qui faudrait, c'est une équipe de cueilleurs.

Thomas : On peut pas envoyer des cueilleurs ! Si les vaisseaux les repèrent, on est morts !

Élisha (tentant de se calmer) : J'me retiens... J'me retiens...

Jeanne (dans sa chambre) : AHHHHHHHHHHH !!!

Thomas (inquiet) : Jeanne !

Alors que le chef se précipite dans sa chambre, Zoé6 entre dans la hutte.

Zoé6 : Élisha, ton père voudrait te voir.

Élisha : Zoé, tu vois pas que j'essaie de... ?

Soudain, une ampoule s'allume dessus la tête d'Élisha.

Flora (un doigt sur l'interrupteur) : Ah, c'est moins sombre comme ça !

Élisha : J'pense que j'ai une idée !

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Pour repérer facilement tout être humain, depuis 2075, des ingénieurs ont installé des détecteurs thermiques sur les vaisseaux. Les mamifères, dont les humains, étant de sang chaud, les secteurs de recherche devenaient plus petits. Or, comme Zoé6 et Serge15 sont des robots, leur chaleur thermique diffère de celle des humains. C'étaient les cueilleurs de gomme de sapin idéaux.

Ils sortirent de la grotte, armés, car on ne sait jamais, de fusils et de seaux.**

Zoé6 : Des fois, je me demande pourquoi les humains ne veulent pas le faire.

Serge15 : Serais-tu en train de devenir paresseuse comme une grosse humaine qui serait paresseuse comme une grosse chatte ?

Zoé6 : Non, au contraire, j'aime bien les aider.

Serge15 : Tant mieux. J'aurai eu à déclancher ma tank si la frousse venait la remplir.

Zoé6 : Oui, mais ce n'est pas le cas.

Elle frotte son nez contre celui du robot. En milieu robotique, cela est considéré comme un baiser, le nez étant la partie la plus sensible.

Serge15 : Oh, Zoé...

Zoé6 (arrêtant) : Et si on faisait un robotin ?

Serge15 : Es-tu sérieuse ?

Zoé6 : Tu es le robot de ma vie. Je suis sûre qu'on y arrivera en fusionnant nos circuits, le temps de lui donner vie.

Serge15 : Peut-être. Mais puisque nous avons l'éternité pour le faire, tâchons-nous de récolter la gomme avant le printemps.

Ils ne font que trois arbres avant de d'arriver devant une femme à la peau verte et aux cheveux blonds.

Serge15 : Bry, retourne à la grotte au plus vite !

Zoé6 : Euh... Elle ressemble à Bry, mais ce n'est pas elle.

Serge15 : Alors, ce serait...

Il ne termine pas sa phrase, l'inconnue commençant la sienne.

Inconnue : Vous connaissez Bry ?

Il se tourne vers sa semblable.

Serge15 : Continue la cueillette, je m'occupe d'elle.

Dans un geste de défense, l'inconnue sort son arme, mais le robot parvient à la désarmer et à l'immobiliser grâce au Jitsukashiboshudotekan.

Zoé6 : C'est ce programme qu'il me faut dans mon disque dur !

Serge15 (moqueur) : Tout d'abord, tu dois apprendre à le prononcer comme il faut.

Zoé6 (moqueuse à son tour) : Sais-tu que je pourrais renverser accidentellement la sève dans tes circuits ?

Inconnue (farouche) : Savez-vous que j'ai un avocat ?

Serge15 : Revenons aux choses sérieuses ! (À l'inconnue) Nous allons rencontrer une de nos connaissances...

------------------------------------------------------------------------------------------

Bry (ouvrant la porte) : Twala ?

Voyant que la compagne de son ami la reconnaissait, Serge15 relâche l'inconnue, qui se jette dans les bras de Bry.

Bry : Oh, Twala ! Que fais-tu ici, toi là ?***

Twala (se détachant de l'étreinte) : C'est cliché, mais... c'est une longue histoire.

Une histoire qui a débuté, il y a 21 ans, en 2064, sur leur planète d'origine, Trademark. Suite à l'écrasement du vaisseau de Bry et de son frère, Twala, l'épouse de ce dernier, a pris son propre vaisseau et, avec son fils unique, Maidyne-*-, a tenté de retrouver le vaisseau.

C'est après des longues années qu'elle a retrouvé les traces du vaisseau. Elle a atterri sur Éros, où on lui a appris le décès de son mari. Elle demande, malgré la tristesse, des nouvelles de sa belle-soeur. On lui raconte qu'elle a uni sa destinée avec un Terrien, un gros Noir épais, mais au grand coeur. Sachant que les Terriens ont maintenant élu domicile sur Tous, elle et son fils partent vers leur nouvelle destination, emportant avec eux un Érotiquois comme nouveau compagnon de voyage.

Après quelques recherches sur cette planète, déguisés habilement en Tousseux, ils finissent par trouver la même conclusion : Bry a épousé un Bob Dieudonné-Marcelin et ont même eu une fille prénommée Mira. Cependant, après de multiples tentatives pour les retrouver, ils constatent qu'ils ne sont plus là.

Bry : Ainsi, vous avez passé des années à nous chercher ?

Twala : On a même risqué de se faufiler entre ces dangereux vaisseaux pour te retrouver !

Serge15 : Ils s'agit de vaisseaux tousseux.

Twala : Mais que font-ils là ?

Bry : Oh, ça aussi c'est une longue histoire. Mais comment va Maidyne ? La dernière fois que je l'ai vu, il apprenait à parler.

Twala : Il a beaucoup grandi, tu sais. Mais que suis-je sotte ! Je devrais l'avertir !

Elle appuie sur un bouton, situé sur son bandeau entourant son front.

------------------------------------------------------------------------------------------

Chaque toux lui faisait mal. Malheureusement, la gomme de sapin ne lui apporte aucun soulagement. Entouré de Flora, de Zoé6, de son beau-fils et de sa progéniture, Brad ferme les yeux.

Brad : La... fin... arrive... Ma... fin...

Alors qu'il ouvre les yeux, Élisha lui prend sa main. On voyait dans son regard une détermination, qui ne tenait qu'à un fil.

Élisha : Non ! Tu peux pas dire ça !

Flora (sombre) : Ton père a rai...

Élisha (furieuse) : NON !

Elle se redresse d'un bond. Elle avait envie de quitter la pièce en courant, de rejoindre les majestueux conifères et, de ses ongles, percer les bosses pour en récolter leur sève gluante.

Mais, à la place de tout ça, Antoine la retient.

Antoine : Tu peux rien faire, Éli.

Élisha : LÂCHE-MOI ! T'ENTENDS ? LÂCHE-MOI !

Antoine (sévère) : Écoute-moi bien ! Quand j'avais 12 ans, j'ai vu mon père se faire abattre par des bêtes féroces ! Et pourtant, c'était un bon chasseur ! J'ai voulu le sauver, mais ma mère m'a retenu comme j'te retiens maintenant ! Je l'ai vu mourir devant mes yeux !

Ceux qui assistaient à la scène, en particulier Sébastien, étaient supris de voir Antoine aussi colérique. Puis, un voile larmoyant couvre ses yeux.

Antoine : Tu sais pas combien j'lui en ai voulu ! Mais un jour, elle m'a tout expliqué : "La vie s'arrête par une balle ou un coup d'couteau, mais pas en risquant sa vie inutilement".

La colère finit par faire place à un vide immense. Enfin, il laisse couler ses larmes.

Brad : Il... a... raison...

Une autre toux s'emparre de lui. Le voyant souffrir, Élisha laisse sortir toute sa révolte.

Élisha : C'EST INJUSTE !

Et elle se laisse pleurer dans les bras d'Antoine. Et Flora pleure. Et Sébastien pleure. Et Inez pleure. Et Zoé6, avec sa tink à émotions, pleure. Et un autre aussi...

Brad : Mysandre...

Enfin, c'est ce qu'il croyait. Avec ses longs cheveux roux sombre et ses yeux bleus baignés de larmes. Mais c'était un jeune homme.

Inconnu : Pauvre petite. J'arrive au mauvais moment...

Lorsque Élisha détourne sa tête vers lui, tout était clair pour elle.

Élisha : Êtes-vous... mon... ?

Elle ne finit pas sa phrase. Elle se laisse enlacer par cet inconnu, qui n'en était pas un finalement. Puisqu'ils avaient tous deux le sang de leur mère...

------------------------------------------------------------------------------------------

Elle avait retrouvé Bry. Maidyne s'est trouvé des cousines. Et il a enfin retrouvé sa demi-soeur. Élisha...

Maintenant que son but était atteint, elle s'en est trouvé un autre : faire en sorte que sa belle-soeur soit heureuse. C'est ainsi, qu'avec l'aide de Serge15, que Twala est entrée dans la hutte de Thomas.

Elle soupçonnait que le nouveau-né tenu dans ses bras était son fils. Malgré tout, il fallait lui parler.

Twala : Désolée de vous déranger, mais je suis Twala, de la planète Trademark, et je suis la belle-soeur de Bry.

Thomas (sortant tranquillement de sa transe) : Euh... oui-oui, je m'excuse. J'ai eu une grosse journée.

Twala (souriante) : Moi aussi, mais je voulais la finir avec vous.

Elle lui raconte ce qu'elle a raconté à Bry. De plus...

Twala : Je voudrais venir en aide à votre planète. La mienne a souvent voulu prendre contact avec la vôtre, mais c'était risqué.

Thomas : Coment comptez-vous nous aider ?

Twala : Nous avons une armée très puissante. Si nous réussissons à vaincre vos ennemis, pourrions-nous établir des liens commerciaux entre nous ?

Thomas : Vaincre nos ennemis ?

Il regarde son nouveau-né, nommé Olivier.

Thomas : Ce serait mon voeu le plus cher. (Se tournant vers Twala) Mais j'ignore ce que vous voulez.

Twala : De la gabouze. Ou, dans votre dialecte, de la bouette.

Thomas : Hein ? Mais pourquoi ?

Twala : Votre sol étant riche, votre bouette est très recherchée pour nos thermes.

Thomas : Je veux bien, mais qu'en penseront mes voisins ?

Twala : S'ils ne veulent pas commercer avec nous, tant pis. Ce qu'il nous faut, c'est au moins un fournisseur.

Thomas (souriant) : Alors, je veux bien. Oui, je veux bien.

------------------------------------------------------------------------------------------

Avan ne s'était pas empêché d'entrer dans cette hutte. Imédiatement, il a ressenti cette ambiance de mort. Pourquoi fallait-il que ce soit ce jour-là ? Il aurait préféré un autre jour, mais le destin en voulait autrement.

Brad : Alors... c'est... vous ?

Il se détache de l'étreinte de sa demi-soeur et hoche de la tête.

Brad : Vous... ressem... blez... beau... coup... à votre... mère...

Le vieil homme tousse encore. Il n'en a pas pour longtemps.

Avan : Je m'appelle Avan. C'est pour vous rencontrer que j'ai fait tant de voyage.

Il regarde attentivement Brad.

Avan : Sur notre planète, on croit beaucoup aux fantômes. D'ailleurs, je sens...

Il s'interrompt, voyant un faible sourire sur le visage du vieux Spitfire.

Brad : Mysandre...

Inez : Euh... il délire ?

Avan : Non, elle est vraiment là.

Élisha ferme les yeux et se laisse imprégner par cette douce présence. Sébastien fait pareil, ressentant lui aussi la venue de sa grand-mère. Puis, soudain, elle est partie.

Flora se précipite au chevet, puis, après avoir vérifié le pouls, baisse la tête.

Flora : C'est fini...

Encore une fois, Élisha se laisse enlacer par son époux. Et elle pleure toute sa douleur. Son fils la rejoint. Ainsi qu'Inez, Flora, Zoé6. Et Avan, qui murmure...

Avan : Je ne te connais pas beaucoup, petite soeur, mais je prendrais soin de toi. C'est promis...

------------------------------------------------------------------------------------------

* Selon un vieux livre de 1979, "Guide Pratique des Plantes Médicinales du Québec", la gomme de sapin soulage rhume et bronchite.
** Je les imagine bien attaquer avec des seaux ^^
*** Dites-le à voix haute Very Happy !
-*- Y'a une joke là-dedans ! Maidyne... "Made in"... Enfin, bref ^^ !
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Jeu 13 Oct à 15:19

Chapitre 13 : Ce n'est qu'un au revoir
10 janvier 2085

Hier soir, après avoir rempli le vaisseau en provisions, Twala et Maidyne étaient partis vers leur planète d'origine. L'espoir était entre leurs mains. Maintenant, il fallait dire adieu à un de leurs villageois...

Vêtu de l'uniforme du Romano Fafard, le vieux Brad a été déposé dans un cercueil fabriqué par le beau-frère de Flora, Julien. Le cercueil reposait dans le trou creusé depuis hier, parmi les tombes des Souterriens, à l'époque où les Terriens étaient encore là. Sur son visage, il n'y avait plus de souffrance. Juste le sourire qui l'a illuminé en pronançant le nom de Mysandre.

Charline, accompagnée de son époux, de sa belle-mère et de ses enfants, s'est arrêtée derrière Élisha. Inconsolable, celle-ci s'est agenouillée devant le trou, une calculatrice à ses mains. La fille de Flavien se penche pour l'enlacer. Ayant reconnu la force de son étreinte, son amie lui répond, murmurant...

Élisha : Pourquoi yé mort, Charline ? Hein ? Pourquoi yé mort ?

Charline : Si j'avais la réponse, j'te l'dirais. Mais la vie est faite ainsi.

La vie est faite ainsi. C'était ainsi pour la mort de sa mère. C'était ainsi pour que son père s'occupe d'elle. C'était ainsi afin qu'il lui offre une présence rassurante dans ses pires moments de sa jeunesse. Mais maintenant...

Élisha : Il me manque tellement...

Charline ne pouvait comprendre. Tout ce qu'elle pouvait, c'était d'offrir toute la force de son amitié pour la consoler. Soudain, quelqu'un lui tapote l'épaule.

Antoine : Laisse. Je m'occupe d'elle.

Elle se relève et laisse son ami prendre la relève. Oui, lui il pouvait comprendre.

------------------------------------------------------------------------------------------

Sébastien regarde sa guitare, mélancolique. Maintenant qu'il en était là, il ne savait si c'était une bonne idée. Kaëla pose une main sur son épaule, rassurante.

Kaëla : Tu vas y arriver, j'en suis sûre.

Il hoche de la tête. Il était incapable de sourire, mais elle ne lui en veut pas. Une fois le groupe installé, Jeanne s'adresse à la foule rassemblé autour du trou. Malgré un accouchement ardu, elle s'en remet plutôt bien.

Jeanne : Dans notre village, la tradition veut qu'un proche du défunt lui adresse un message avant son départ pour l'au-delà. Avec l'accord de sa famille, ce sera Sébastien qui s'adressera à vous. (Souriante, au groupe) vous pouvez y aller.

Le jeune Gotta tente de trouver son courage à travers une respiration, puis se met à parler.

Sébastien : La toune qu'on va jouer était celle que mon grand-père écoutait le plus. Grand-p'pa, si tu m'vois d'en haut, j'espère que tu vas apprécier cette chanson.

Il fait signe à Falbo, joint à eux pour l'occasion, de commencer...

------------------------------------------------------------------------------------------

Il se sentait si léger. Il n'était plus malade. Au contraire, il se sentait si bien. Il regarde ses mains : plus aucune ride. Il venait de retrouver ses vingt ans !

Puis, il entend du piano. Attiré par la douce mélodie, il se laisse guider jusqu'à la foule. Personne ne se retournait vers lui. Tous écoutaient Falbo danser ses doigts sur les touches du clavier. Il n'y avait plus de doutes : il était mort.

Soudain, il ressent une étrange présence, mais pourtant familière. Se retournant, il voit le doux sourire de Mysandre. Et enfin, il entend la voix d'Alexandre.

Come up to meet ya, tell you I'm sorry
You don't know how lovely you are


Mysandre (moqueuse) : Ton vieux corps ne te plaît pas ?

I had to find you, tell you I need ya
And tell you I set you apart


Même s'il est devenu un fantôme, Brad rougit. Mais il reprend le contrôle et demande :

Brad : Tu es venue pour moi ?

Tell me your secrets, and nurse me your questions
Oh let's go back to the start


En réponse, elle lui sourit encore.

Mysandre : C'est toi qui l'a voulu.

Running in circles, coming in tails
Heads on a science apart


Alors, elle savait ce qu'il pensait avant de mourir ? Il se jette à ses genoux et lui prend la main, tête baissé.

Brad : S'il faut que j'aille en enfer, pardonne-moi au moins.

Nobody said it was easy
It's such a shame for us to part


Elle le relève et le force à la regarder droit dans les yeux.

Mysandre : L'enfer n'existe pas. Ni le paradis.

Nobody said it was easy
No one ever said it would be this hard


Brad : Alors, je vais errer dans les abîmes sans... ?

Elle pose un doigt sur ses lèvres pour le faire taire. Puis, le retirant, elle l'embrasse avec douceur.

Oh take me back to the start

Les guitares et le violon s'ajoutent à la mélodie. Avec délicatesse, Brad pose ses mains contre les hanches du fantôme, qui entoure son cou de ses bras. Et, sans un mot, ils dansent dans la foule. Ils ne disaient rien, non, mais leurs regards se parlaient.

Alors que la batterie et la base rejoignaient les autres, l'ancien scientifique se rapproche de sa partenaire de danse.

I was just guessing at numbers and figures
Pulling the puzzles apart


Soudain, il a compris. Il avait beau se dire que l'amour n'était pas fait pour lui, mais, grâce aux rares moments passés avec elle, il le savait enfin. C'était son âme soeur, malgré la mort...

Questions of science, science and progress
Do not speak as loud as my heart


Il voit sa fille, enlacée tendrement par son époux. Il était attristé de la voir pleurer ainsi. Cependant, il était fier d'avoir un enfant, né d'un amour qui était inexplicable.

And tell me you love me, come back and haunt me
Oh and I rush to the start


Il presse un peu plus la fantôme contre lui, savourant ce bonheur qu'il croyait inaccessible.

Brad (à lui-même) : Ah que j'suis idiot...

Running in circles, chasing tails
Coming back as we are


Surprise, Mysandre se détache de lui. Rassurant, Brad lui sourit.

Brad : Non. C'est rien...

Puis il l'embrasse.

Nobody said it was easy
Oh it's such a shame for us to part


Lorsqu'il la regarde encore une fois, il remarque qu'elle est mélancolique.

Brad (inquiet) : Que se passe-t-il ?

Nobody said it was easy
No one ever said it would be so hard


Elle soutient son regard, désolée.

Mysandre : Je dois m'en aller...

I'm going back to the start*

Son bonheur s'envole brusquement.

Brad : Tu peux pas faire ça !

Elle porte son regard sur son premier enfant, Avan.

Mysandre : Les fantômes doivent faire certaines choses avant de se réincarner à nouveau. Et réunir Avan et Élisha ensemble étaient la dernière chose à faire...

La vie était si injuste ! Il ne voulait pas pleurer. Non, pas devant elle...

Brad (sur le bord de craquer) : À quoi sert notre amour si on est toujours séparés ?

Elle prend ses mains et lui sourit. Encore une fois.

Mysandre : Nous nous retrouverons, c'est sûr. Dans un autre univers, dans une autre vie. Et, cette fois-ci, ce sera pour de bon.

Il se calme. Il aimerait tant que ce soit pour de bon. Mais...

Brad (méfiant) : Comment peux-tu en être sûre ?

Son dernier regard se pose sur Élisha.

Mysandre : Grâce à elle, tu as tant appris. Le destin t'en sera reconnaissant...

Et elle s'évapore. Il regarde sa fille, qui lui ressemble tant.

Brad : Tu peux pas m'entendre, ma princesse. Mais ta mère a raison : tu as changé ma vie.

Il observe son gendre, toujours aussi tendre envers son épouse.

Brad : On s'est détestés, mais finalement, je sais que tu seras bon envers elle. Prend soin de ma fille.

Finalement, il se tourne vers son petit fils.

Brad : Ta vie est loin d'être terminée. En tout cas, je suis certain que tu feras pas les mêmes erreurs que moi.

Il se sent soudainement appelé ailleurs. Il avait le goût d'explorer, je voyager comme il le voulait, quand il le voulait. Mais, avant de partir, il ajoute ces quelques mots.

Brad : Je suis fier de toi. C'est la meilleure chanson que tu aies pu jouer !

Puis, en partant, il a une pensée pour les anciens membres du Romano Fafard. Ils allaient tous lui manquer. Une chose était sûre : il allait les attendre. Car il savait que le temps sera long avant de retrouver son âme soeur. Mais il attendra. Il attendra...

------------------------------------------------------------------------------------------

* Je suis certaine que la plupart d'entre vous n'ont pas entendu cette chanson. Alors, pour vous aider, il s'agit d'une chanson de Coldplay nommée... The Scientist (ce qui veut dire "Le Scientifique" ^^) ! Et pour ceux qui n'ont rien compris pour les paroles, voici la traduction, gracieuseté de Universound :

Je suis venu te rencontrer, pour te dire que j'étais désolé
Tu ne sais pas oh combien tu es adorable
J'ai dû te trouver, te dire que j'avais besoin de toi
Et te dire que je te considère à part

Raconte-moi tes secrets et berce-moi avec tes questions
Oh retournons à la case départ
Tournant en rond, finir en queue de poisson
La tête dans une science différente

Personne n'a dit que c'était facile
C'est si dommage que nous nous séparions
Personne n'a dit que ce serait facile
Personne n'a jamais dit que se serait si difficile
Oh reprend-moi depuis le début

Je devinais les nombres et les chiffres
Séparant les pièces du casse-tête
Question de science, science et progrès
Ne parle pas aussi fort que mon coeur

Et dis-moi que tu m'aimes, reviens et hante-moi
Oh et je me précipite vers le départ
Tournant en rond, courant après notre queue
Revenant au point où nous étions

Personne n'a dit que c'était facile
C'est si dommage que nous nous séparions
Personne n'a dit que ce serait facile
Personne n'a jamais dit que se serait si difficile
Je retourne au départ
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MessageSujet: Re: [FT] TI3 : Au nom de Tous (PG13)   Lun 31 Oct à 17:39

Mot de l'auteure

C'est ici que conclut l'aventure de "Trio infernal". J'avais pensé faire un épilogue, mais, après réflexion, je crois que c'est mieux que ça se termine comme ça (j'aurais alors "magané" la fin, et ça, je ne veux pas Razz).

Merci à tous ceux qui m'ont encouragé. Sans vous, l'histoire n'aurait pas pu continuer. Enfin, elle n'aurait pas pu avoir ses suites sans vous Wink

Je remercie aussi Caro et Amé, qui continuent dorénavant la gestion du site. J'espère de ne pas vous avoir causé trop de problèmes, hein Wink ?

Bien sûr, je ne cesse d'écrire. C'est toujours ma passion. Peut-être j'écrirais encore des fics sur DUG, on ne sait jamais.

Mais surtout, merci d'avoir fait grandir mon site (bien qu'il n'est plus à moi, maintenant Wink)

Et, une petite publicité en partant. Si vous voulez suivre mon projet de roman, c'est par . Bref, encore merci pour vos encouragements Wink
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