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 [FNT] Souvenirs (PG)

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Paminformatic
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MessageSujet: [FNT] Souvenirs (PG)   Sam 4 Juin à 14:17

Souvenirs


Résumé : Nous savons tous que Bob et Flavien se connaissent depuis l’enfance, qu’ils étaient très turbulents, que Flavien est passé par plusieurs familles adoptives, que presque aucunes d’entre elles ne l’aimait et qu’il s’est toujours empêcher de sortir avec des filles pour ne pas faire de peine à Bob. Mais ça n’est rien à comparer à ce que ne l’on sait pas. Bob et Flavien se connaissent depuis l’enfance, oui, mais comment se sont-ils connus? Ils étaient très turbulents, oui, mais jusqu’à quel point? Flavien a eu beaucoup de familles adoptives, oui, mais combien? Presque aucunes d’entres elles ne l’aimait, oui, mais en a-t-il trouvé une bonne finalement? Flavien s’est toujours empêcher de sortir avec des filles à cause de Bob, oui, mais est-ce que cela se produisait souvent? Est-ce que Flavien est déjà tomber amoureux de l’une d’entre elles? Et LA QUESTION avec un gros Q : Qu’est-ce qui les a insinués à entrer dans le Romano-Fafard??? Comment ont-t-ils su qu’une mission importante allait être lancer? Pourquoi eux, simples jeunes adultes comme les autres… à quelques détails près, ont-t-ils voulut s’engager aux périls de leur vie? C’est ce que vous allez découvrir dans les minutes qui vont suivre!
(P.S : Tous les personnages (sauf ceux dont vous n’avez jamais entendu parler) appartiennent à Pierre-Yves Bernard et Claude Legault.)

Introduction
La future maman était dans la salle d’accouchement. Elle hurlait de douleur et les docteurs ne savaient plus comment la calmer. Ça faisait 5 transfusions de morphine qu’ils lui donnaient! Il ne pouvait pas lui en donner plus ou elle allait mourir! La douleur continuait et le bébé refusait de sortir. Le docteur, agacé, finit par dire à la femme : Allons Mlle Bouchard! Poussez sinon y sortira jamais!
-D’après vous, qu’est-ce que je fais depuis 2 heures?!?
-Attention! Il se présente enfin! cria une infirmière.
-Allez Mlle Bouchard! Vous y êtes presque! »
Quelques secondes plus tard, un bébé était né. Le docteur le tendit à sa mère qui pleurait à présent de joie. L’infirmière lui demanda alors : « Quel nom comptez-vous lui donner?
-J’en sait rien, mais j’y pense fort.
-Vous savez, certains parents se fient souvent aux origines de l’enfant pour lui trouver un nom.
-Mmm… oui je peux toujours essayer. »
Le docteur et l’infirmière sortirent pour laisser la maman seule avec son nouveau bébé. En examinant son enfant, elle tentait de trouver un nom qui cadrait bien avec son physique. Le nouveau-né n’avait rien de bien extraordinaire, il n’était pas trop gros ni trop maigre et avait une véritable forêt de cheveux bruns emmêlés sur la tête. Emmêlés… cette caractéristique ne venait certainement pas d’elle, elle qui avait des cheveux si lisse. Elle lui venait de son père… cet être horrible qui l’avait abandonnée quand elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte. Il était parti, fou de rage, en claquant la porte sans se retourner. Elle savait quel nom donner à son enfant maintenant…

La jeune femme fut trouvé six mois plus tard, malade comme on ne peut l’être qu’une fois dans sa vie. Des tests révélèrent que la femme ne mangeait quasiment plus, et elle ne dormait pas plus qu’elle se nourrissait. Mais la santé de son enfant était intacte. Il ne manquait pas de nourriture ni de sommeil ni d’attention ou d’affection. Malgré tous les efforts des médecins pour tenter de la sauver, la femme mourut après trois mois de traitement intensifs autant physiquement que psychologiquement. Après son enterrement, les policiers allèrent vider sa maison et trouvèrent une petite boîte en carton dont le contenu avait ,apparemment, plus de valeur sentimentale que de valeur en argent. La boîte était remplie de lettres et de souvenirs adressés à son fils. Il y avait, effectivement, un petit mot sur la boîte : À mon fils, afin qu’il sache qui j’était. La jeune femme savait-t-elle qu’elle allait mourir? Aucune idée. Les policiers emportèrent donc la boîte à l’orphelinat et expliquèrent au directeur : « Un cadeau de la part de sa mère, pour le jeune Flavien Bouchard. »


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Paminformatic
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MessageSujet: [FNT] Souvenirs   Sam 16 Juil à 16:17

Chapitre 1 : Enfance Partie 1 : Une nouvelle famille
« Tout est en ordre Monsieur et Madame Horson. Le jeune Flavien sera déposé chez vous demain.
-C’est une excellente nouvelle! Nous l’attendrons avec impatience.
-Au revoir!
-Au revoir! »
M. Pinkcastle les reconduisit à la porte de sortie, puis se dirigea vers le dortoir des garçons de 3 à 11 ans. Il y avait du grabuge d’ailleurs, dans ce dortoir. Quand il arriva, il fut accueillit par les cris d’un garçon : « Veux-tu ben m’lâcher! Arrêtes!
-Qu’est-ce qui se passe ici? S’écria M. Pinkcastle. Flavien! Arrêtes ça tout d’suite! »
Il sépara les deux garçons en empoignant le plus petit des deux par les épaules. L’enfant d’à peine 3 ans et demi était très fort pour son jeune âge. Il se débattait comme un démon dans l’eau bénite et l’homme eut du mal à le calmer. Quand il y parvint enfin, il lui demanda : « Flavien, veux-tu bien me dire ce qui se passe? Pourquoi tu as attaqué Sébastien?
-Il m’a encore traité de martien! Cria le gamin aux cheveux bruns en bataille et aux yeux marrons.
-C’était juste une blague! Riposta un garçon blond âgé de 5 ans. C’est pas d’ma faute si ton prénom yé bizarre!
-C’est pas une raison Sébastien! gronda le directeur. Tu n’as pas à le dévalorisé à cause de son prénom. De toute façon Flavien, je suis venu t’annoncer que tu n’auras plus à supporter toutes ces moqueries. Une famille a décidé de t’adopter, tu pars demain. »
Demain? Si tôt? Le cœur de Flavien fit un bond. Il ne connaissait même pas cette famille! Et si il ne se plaisait pas là-bas?
« Bon, maintenant, tout le monde au lit! Et Sébastien, t’écoeures pas Flavien et Flavien, s’il le fait, tu viens m’avertir.
-Oui monsieur! Répondirent les garçons en chœurs. »
Mais M. Pinkcastle était à peine sorti que Sébastien flanquait déjà un puissant coup de poing à Flavien qui se retrouva deux mètres plus loin. Le jeune Bouchard se leva avec peine et jeta un regard haineux vers l’autre garçon. Celui-ci eu un sourire en coin et lui dit : « Alors Bouchard, tu t’en vas demain?
-Ouin, t’es jaloux?
-Non. Parce que je pense pas que tu t’es vraiment fait adopter.
-Qu’est-ce tu veux dire?
-D’après moi, ils sont tellement tannés de t’voir icitte qui ont décidés de t’envoyer à l’abattoir.
-Mais Monsieur Pinkcastle a dit…
-Est-ce que tu accepterais docilement d’aller à l’abattoir toi? Y’a dit ça pour pas que tu l’sache.
-C’est même pas vrai! Monsieur Pinkcastle yé trop gentil pour faire ça!
-Juste avec toi! »
C’était vrai que M. Pinkcastle portait une affection particulière pour Flavien. Il le protégeait toujours, lui donnait toujours les meilleurs privilèges. Quand un enfant avait un problème, c’était tous les éducateurs qui réglaient le problème sans le déranger, mais quand c’était Flavien, c’était lui personnellement qui lui venait en aide. Flavien faisait donc beaucoup de jaloux et Sébastien en faisait partie.
« Va donc dormir, Bouchard! Avant que j’t’en slaque un autre!
-… »
Flavien ne se fit pas prier. Il sauta dans son lit en deux temps trois mouvements.

Le lendemain, M. Pinkcastle vint le réveiller. Après avoir fait ses bagages, ils s’assirent dans la voiture du directeur. En route vers la maison des Horson!
« Monsieur…
-Quoi Flavien?
-Qu’est-ce qui va se passer si j’aime pas c’te famille-là?
-… À moins qu’ils te battent ou qu’ils te traitent mal, j’ai bien peur que tu sois obligé de les supporter. Mais n’ai pas peur, il n’y a aucune raisons pour laquelle tu te sentirais pas bien. »
C’est ce qu’il croyait. Dix minutes plus tard, ils arrivèrent devant la maison des parents adoptifs du gamin. M. Horson et sa femme étaient devant la maison avec… un autre jeune garçon du même âge que Flavien. Génial! Un ami! pensa Flavien. Mais il se trompait affreusement.
« Flavien, je te présente John Horson et sa femme Élaine. Ce sont eux, maintenant, tes parents.
-Et lui, c’est qui? Demanda le jeune orphelin.
-C’est Gratien Horson (j’sais pas c’est quoi son nom de famille pour vrai, mais c’est pas grave). Ton nouveau frère. »
Flavien se retourna vers Gratien avec un grand sourire sur le visage, mais il le perdit très vite en voyant le regard glaciale de son frère adoptif. Gratien avait un regard ayant l’air de dire : Tu vas souffrir le moron… (pour faire plaisir à Claude Legault qui adore ce mot)
« Il a l’air sympathique, ton frère, pas vrai Flavien? S’exclama le directeur de l’orphelinat, joyeux, sans voir la mine effrayée de son ancien pensionnaire.
-Hum… Monsieur Pinkcastle… commença Flavien.
-Bon, je vous laisse! Bonne chance Flavien! L’interrompit M. Pinkcastle.
-Au revoir Monsieur… murmura l’ancien orphelin


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MessageSujet: FNT: Souvenirs   Jeu 4 Aoû à 15:01

Flavien regarda son directeur partir en le laissant là, dans une famille qu’il ne connaissait pas et qu’il n’avait maintenant aucune envie de connaître.

« Viens, Flavien, lui dit son père adoptif, on va prendre notre déjeuner tous ensemble.
-…OK, répondit le jeune brun.
-Papa, est-ce que tu peux nous faire des crêpes comme juste toi seul sais le faire? Demanda Gratien.
-Oui, mais on va manger dans seulement 15 minutes dans ce cas là. (Temps improvisé, je sais pas vraiment combien de temps ça prend pour faire des crêpes.)
-OK! En attendant, je vais montrer sa chambre à Flavien. »

Gratien fit signe à Flavien de le suivre en haut des escaliers, puis il le guida vers une porte au fond du couloir, juste à côté de sa chambre.(Celle à Gratien.) C’était un placard, emménager en chambre, très grand. Si ça n’aurait pas été du fait qu’il n’y avait pas de fenêtre, Flavien aurait pu croire que c’était une vraie chambre. (Faque allez pas penser qu’il est maltraité par ses parents… pas tout de suite en tout cas.) Dans la chambre, il y avait un lit simple avec des couvertures bleues. Une armoire en bois franc et une table de chevet aussi en bois franc. C’était plutôt beau pour une chambre-placard.
« Veux-tu voir la mienne? Proposa Gratien.
-OK! Répondit son nouveau frère, heureux de voir qu’il s’était peut-être trompé sur Gratien. »

Ils coururent jusque dans la chambre du gamin. Elle n’était presque pas plus grande que celle de Flavien, mais elle avait plus de choses, des effets personnels.
« Regarde comment mon matelas est moelleux. Lança le propriétaire de la chambre en poussant gentiment Flavien sur le lit.
-Oui c’est vrai, c’est super confortable. Tu dois être bien la-d’ssus quand tu dors!
-Mets-en! Viens-t-en, j’vais t’montrer la chambre des parents.
-J’pensais que c’t’est interdit d’entrer dans la chambre des adultes.
-Ouin, mais y peuvent pas le savoir, y sont en bas pis temps que tu dis rien pis que j’dis rien moi non plus, ils peuvent pas s’en rendre compte. »

Flavien accepta à contrecœur et le suivit. La chambre était sublime. Le plancher en bois franc (on en voit partout asteur pis bizarrement, même si j’aime pas ça, j’peux pas m’empêcher d’en mettre partout.) brillait sous les rayons du soleil qui passaient par la fenêtre, le lit à baldaquin était rouge et or et le garde robe était immense. (Ça ressemble un peu à la chambre de mes parents sauf qu’ils ont pas de baldaquin après leur lit pis j’sais pas si le plancher est en bois franc.)
« Pis c’est beau han? Ils sont chanceux mes parents, toi aussi t’es chanceux d’être dans une famille de-même hein? »
Flavien n’eut pas le temps de répondre oui, car leur père les appela pour venir manger. Après, ils allèrent jouer dehors à Tag. (Hé oui! ce maudit jeu fatiguant-là! Tag!) C’était au tour de Gratien d’attraper Flavien (la prochaine fois que vous allez le voir en train de lui courir après ce sera pour le butter!) il réussit en lui sautant dessus et se mit ensuite à le chatouiller. (Il joue bien son jeu, l’hypocrite!) Les parents les regardaient en souriant. Flavien venait à peine d’arriver que Gratien et lui s’entendaient déjà à merveille! Quand ils s’éloignèrent pour les laisser jouer tous seuls, Gratien s’assura discrètement qu’il n’y avait plus personne et fit semblant de tomber par hasard sur… le collier de sa mère, dans la poche de Flavien.
« Qu’est-ce que tu fais avec ça? demanda-t-il, faussement étonné.
-Je sais pas! Qu’est-ce que ça fait là ça?
-Tu l’as volé! S’exclama Gratien, tout aussi faussement indigné, Comment t’as pus faire ça à celle qui t’accueille avec plaisir dans sa maison pour prendre soin de toi, un petit orphelin sans parents! (Me semble que c’est évident, crétin!) »

Flavien ne savait vraiment pas quoi dire. Il n’avait aucune idée de comment le collier s’était retrouvé là. Qu’est-ce qu’il pouvait faire? Gratien allait sûrement le dénoncer et Monsieur et Madame Horson allaient probablement le renvoyer à l’orphelinat en l’accusant de vol. M. Pinkcastle serait vraiment déçu. Non! Il ne fallait pas! Il fallait à tout prix éviter ça!

« J’ai rien fait, je te jure Gratien!
-Hum… j’ai de la misère à te croire, mais je vais t’accorder le bénéfice du doute. Écoute, je te propose un deal : Je me tais et en échange, toi tu deviens mon esclave personnel… à vie!
-…OK j’accepte! Se rendit Flavien, certain que Gratien l’aimait trop pour lui donner des tâches qui pourrait le fatiguer à court terme. »

Mais il se trompait… Flavien comprendra plus tard que c’était bien Gratien qui avait cacher le collier dans sa poche.
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MessageSujet: Re: [FNT] Souvenirs (PG)   Mer 10 Aoû à 22:03

Chapitre 2 Enfance Partie 2 : École, rencontre et calvaire!
Un an avait passé, Flavien avait maintenant 5 ans et il s’apprêtait à se rendre pour la première fois à l’école. (quand j’ai dit que Flavien avait 3 ans et demi, c’était vrai, il a eu ses quatre ans un mois après et un an ensuite il a eu ses 5 ans. Maintenant, il a 5 ans OK?) C’est sûr que la maternelle, ça compte pas vraiment, mais pour un p’tit gars comme lui… Il était toujours sous l’emprise de la promesse qu’il avait faite à Gratien. À l’époque, il croyait qu’il avait fait le bon choix, Gratien ne lui donnait pas grand choses à faire et il lui demandait poliment, mais peu à peu, Gratien avait démontré sa véritable nature. Un être paresseux, gâté pourri par ses parents et chialeux comme quinze! Il avait aussi la fierté d’un coq! De quoi devait-il être fier? De rien du tout! C’était un bon à rien, même pas capable de trouver la réponse à quatre plus quatre. (Faut dire qu’il a juste 5 ans lui aussi… Même pas! À son âge je savait la réponse… j’pense! Heille! Vous trouvez pas qu’il ressemble à Dudley Dursley dans Harry Potter? Et à Brad? Non? Vous allez voir!) Bref, un imbécile le Gratin (C’était trop tentant!) Oui, Gratin! C’était comme ça que Flavien l’appelait, maintenant. En échange, Gratien l’obligeait à laver le plancher à sa place, laver la vaisselle à sa place, passer l’aspirateur à sa place (Ben oui, ses parents veulent le faire bouger sinon il serait toujours devant la télé, de toute façon avec Flavien comme esclave c’est ça qu’il fait quand même!), en fait, toutes les tâches ménagères qu’il ne voulait pas faire. Les seuls moments où il faisait son travail lui-même étaient quand ses parents étaient là. Ce qui était rarement le cas. Ils laissaient leurs enfant seuls à la maison? Non! Ils avaient engagé une gardienne et avaient bien spécifié que cela devait être GRATIEN qui devait faire les tâches ménagères. Le seul petit problème c’est que la gardienne croyait que Gratien était Flavien et que Flavien était Gratien. (C’est pas la mère qui les a présentés vu qu’elle était pressée. Ils se sont présentés eux même.) Flavien n’avait donc pas à expliquer pourquoi il faisait le travail de Gratien et Gratien pouvait passer pour un gentil garçon responsable tandis que Flavien passait pour paresseux qui n’aidait jamais son frère. (La gardienne faisait un rapport détaillé de la journée aux parents alors c’est ce que cela donnait à leurs yeux.)

Aujourd’hui, Flavien venait juste de faire la vaisselle, il se retourna vers Gratien et lui demanda : « Heille Gratin, j’ai fini j’peux m’en aller maintenant?
-Bin oui! Bin oui! Bon débarras!
-Merci… Gratin! »
Ce commentaire fut suivit d’un regard noir de la part de son frère. Flavien l’ignora et sortit de la maison pour se rendre à l’aréna. La saison de hockey (Hé oui, la couche d’ozone est encore assez forte pour jouer au hockey.)
était fini, mais l’arena restait ouverte pour ceux qui voulait patiner. (En été?) Flavien adorait le hockey, depuis qu’il avait regardé un match avec John et Élaine. (Hey, une fille qui regarde le hockey! C’est rare, mais y’en a!) Il adorait suivre la rondelle des yeux, parfois c’était très difficile, même ses parents adoptifs la perdait de vue pendant quelque secondes, mais pas lui. (J’sais pas pour vous, mais moi j’ai de la misère en mautadine!) Comme disait John : « Tu es un medium, Flavien! » C’était vrai que Flavien avait une très bonne vue et aussi une très bonne ouïe. Il était capable d’entendre et d’identifier n’importe quel son nocturne que les autres ne pouvait pas entendre. John et Élaine en étaient vraiment fiers ce qui rendait Gratien jaloux.

Flavien était là à observer la glace quand il fut interrompu dans ses pensées par une voix de gamin : « Heille! Flavien! Qu’est-ce tu fais icitte?
-Bob! S’écria Flavien en sursautant.
-J’t’ai cherché partout hier, t’étais où?
-Heu… hésita Flavien, j’était parti en… en randonnée… avec ma famille.
-Ha OK! Heu… c’est quoi une randonnée? »

Flavien commença à lui expliquer ce qu’était une randonnée. Quand il eu fini, Bob l’invita à venir souper chez lui. Flavien lui dit qu’il devait d’abord demander à ses parents. Ils se mirent en route. Pendant le trajet, Flavien repensa au moment où il avait rencontré Bob…

***** Un an plus tôt *****
Flavien était dans le parc. Gratien jouait au soccer avec ses amis. Il lui avait ordonné d’être son porteur d’eau. Au moment où ils décidèrent de prendre une pause, il ordonna à Flavien de lui emmener sa gourde. Flavien obéit avec lassitude.
« Hey la gang! Regardez c’est qui qui est là! S’exclama Gratien à ses amis.
-Ouin! C’est le noir qui vit sur la même rue que moi. Y’est tellement niaiseux! Yé même pas capable de calculer quatre plus quatre. Répondit Rod, le meilleur ami de Gratien. »
Flavien voulu lui répondre que, lui non plus, il n’en était pas capable, mais Rod était vraiment plus costaud que lui et ce n’était pas vraiment le moment de se faire tabasser. Gratien et Rod se levèrent et se dirigèrent en même temps vers le jeune garçon noir sous les regards amusés et les rires méchants des autres. Flavien ne riait pas lui. Il n’avait jamais comprit pourquoi tant de gens portait une haine et un dégoût pour les personnes d’une autre couleur. Quand il regardait le jeune noir, il ne voyait rien d’autre qu’un enfant comme lui. De plus, il détestait beaucoup plus Gratien que l’autre garçon.

Lorsqu’il les vit avancer vers lui, le jeune tenta de s’enfuir, mais il trébucha et tomba violemment sur le sol. Gratien et Rod furent aussitôt au dessus de lui. Rod le releva en l’empoignant par le collet et Gratien se planta devant lui en le fixant méchamment. Il lui dit avec une voix froide : « Pis le black comment ça va par chez vous? (Je tiens à préciser que je ne fait qu’écrire le texte! Je ne le pense pas du tout! En fait, je suis beaucoup plus de l’avis de Flavien que de celui de Gratien et ses amis! Je veux que ce soit bien clair! Je ne suis pas raciste!)
-Heille Gratien, regarde ça! dit Rod à Gratien avant de se retourner vers leur victime. Heille le black, c’est quoi ton nom?
-C’est…c’est pas de vos affaires! Répliqua le jeune noir. Laissez-moi tranquille sinon j’vais l’dire à ma mommy!
-Sa mommy! Sa mommy! Ria Gratien. T’as entendu Rod? C’est sa mommy!
-T’as vu! Il veux même pas nous dire son nom! T’imagine comment il doit être affreux si, lui-même, y’en a honte? »
-ARRÊTEZ! JE VOUS DÉTESTE! JE VOUS DÉTESTE! J’VAIS L’DIRE À MA MOMMY PIS À MON DADDY! JE VOUS DÉTESTE! »
Cette réplique lui valut sa perte. Gratien et Rod arrêtèrent aussitôt de rire et le regardèrent avec un regard menaçant. En deux temps trois mouvements, ils étaient sur lui à le marteler de coups de poings. L’autre essayait bien de se défendre, mais n’y arrivait pas vraiment. À un contre deux, c’était perdu d’avance.

Tout à coup, Gratien et Rod furent assaillis de coups, à leur tour. Ils s’éloignèrent pour pouvoir voir qui osait les attaquer. Quel ne fut pas leur surprise de constater que cette personne n’était autre que Flavien. Le même Flavien qui se laissait, d’habitude, contrôler et manipuler, était maintenant devant eux avec un regard où était mélangées angoisse et colère. Le même Flavien qui, quelques minutes plus tard, était accroupi pour se protéger des coups qui pleuvaient sur lui. Le même Flavien qui, encore plus tard, fut abandonné par ses adversaires. Il se retourna vers l’autre garçon qui le regardait d’une drôle de manière.
« C’est quoi ton nom? Demanda Flavien.
-… répondit finalement le noir d’une voix inaudible.
-Quoi? J’ai pas bien entendu.
-Bob Dieudonné Marcellin! Répondit de nouveau le noir.
-Ben Bob, moi c’est Flavien Bou… Horson.
-T’allais dire quoi avant?
-Ben… chu un enfant adopté. Mon vrai nom c’est Flavien Bouchard.
-Horson… c’est le nom de famille de Gratien? C’est ton frère adoptif?
-Ouin malheureusement.
-Heille t’as quel âge?
-J’viens d’avoir 4 ans, pourquoi?
-Moi j’vais avoir 5 ans dans un mois. Alors on a…
-On a environ quelques mois de différence. Lança Flavien qui comptait très bien.
-… Heille toi t’es vite en tabarnouche! S’exclama Bob, impressionné. (Y’était temps! Ch’tais comme tannée de l’appeler le p’tit noir!)
-Ben… merci! Lança Flavien, gêné, qui n’était pas habitué à se faire complimenter.
-Tu veux tu venir chez moi? J’veux présenter à mes parents celui qui m’a sauvé des serres de ces imbéciles.
-Heu… O.K! accepta Flavien en voyant qu’il n’avait pas le choix. En passant c'est des griffes de ces imbéciles et non pas des serres.
-Ouin ouin! Avoye! Lança Bob pas intéressé. »

Quand il se coucha, ce soir-là, Flavien sourit en pensant à la belle journée qu’il avait eu.
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MessageSujet: Re: [FNT] Souvenirs (PG)   Jeu 18 Aoû à 12:00

*****Retour à aujourd’hui*****
« Flav? Flav!
-Hein quoi?
-C’parce qu’on est arrivés. Ça t’tente-tu d’rentrer? »
Flavien rougit légèrement puis entra dans la maison de Bob. Elle n’était pas très grande, mais quand même plus que la dernière fois qu’il était venu. Au début, sa maison n’était qu’un 4½, maintenant, elle ressemblait davantage à un 5½.
Soudain, Flavien sentit quelque chose lui foncer sur la jambe, le faisant trébucher. Il entendit Bob gronder : « Beaver! Laisse Flavien tranquille! Va dans ta hutte! » Il vit ensuite le castor apprivoisé de Bob (La catchez-vous? Beaver= Castor Lol!), faire une face boudeuse, puis sortir par la porte de derrière pour aller dans sa hutte qui était en fait un simple tas de bois en plein milieu du jardin.

« Bob, t’as jamais pensé à t’acheter un chien au lieu d’un castor? Demanda Flavien.
-Ben là! C’est quand même pas de ma faute s’il me suit partout.
-Ben envoie-le à ‘fourrière, ça se garde pas dans une maison un castor!
-Mêles-toi donc d’tes affaires! s’exclama Bob, agacé.
-O.K! O.K! J’arrête… mais c’est vrai que ça se garde pas dans une maison!
-Flavien! Arrête! »
Flavien éclata de rire. Ce que Bob pouvait être comique quand il se fâchait.
« Heille! Tu devais pas appeler tes parents?
-Ouin c’est vrai! »
Il s’approcha du téléphone et composa le numéro. Ce fut Gratien qui répondit.
« Allô?
-Gratien, c’est Flavien, dit à John et Élaine que je vais souper chez… un ami.
-Quel ami? T’en as pas toi! Avoye à maison!
-Oui, j’ai des amis! Ben un ami, mais y compte quand même!
-Moi j’ai dit qu’tu rentres à maison! L’horaire de mes émissions ont changé pis ça recommence juste la semaine prochaine. »
Flavien soupira puis raccrocha le combiné. Il se tourna alors vers Bob et lui expliqua la situation. Cela voulait dire que Flavien devait travailler toute la semaine. (Si vous comprenez pas demandez-le moi!) Il avança vers la porte en compagnie de Bob qui lui proposa alors de le raccompagner chez lui. Flavien refusa. Il n’avait pas dit à Gratien qu’il était ami avec Bob, car il ne voulait pas le mettre dans le pétrin et ne plus avoir le droit de le fréquenter. Il partit donc seul, sans remarquer Rod qui l’espionnait de chez lui. Ce dernier, en le voyant sortir de chez Bob, se précipita chez Gratien pour le mettre au courant de l’amitié cachée entre les deux amis. (Ouin, me semble que c’est évident!) Les deux méchants (ben quoi? y sont méchants!) allèrent donc faire couler un bain, puis revinrent près de la porte pour attendre Flavien.

Quand il revint chez lui, Flavien eut droit à une mauvaise surprise. À peine avait-il posé le pied dans la maison qu’il sentit quatre mains l’attraper et l’entraîner. Les quatre mains l’emmenaient dans la salle de bain, plus précisément vers le bain. Sa tête fut plongée dans l’eau. Il essaya d’en ressortir, mais les mains le maintenaient en dessous de l’eau. Bizarrement, il ne suffoquait pas, mais il savait que cela ne tarderait pas. Il y eu un flash de lumière, puis la minute suivante, il était dans les bras de sa mère adoptive. Elle pleurait et lui caressait les cheveux affectueusement. Son premier réflexe fut de se coller contre elle, d’essayer de la consoler, lui montrer qu’il allait bien. John arriva quelques secondes plus tard. Il sortait de la salle de bain. Autour d’eux, il y avait également les parents de Rod qui lui lançaient des regards haineux et Gratien qui le regardait avec frayeur. Flavien ne comprenait plus rien. Qu’est-ce qui s’était passé? Pourquoi, il y a deux minutes, il était en train de se débattre pour ne pas suffoquer et la minute suivante, il était dans les bras d’Élaine? Il eut immédiatement le réflexe de poser une question : « Qu’est-ce qui s’est passé? »
Étrangement (ça fait changement de bizarrement!), sa phrase parut calmer ses parents adoptifs qui se tournèrent vers ceux de Rod. John prit alors la parole.
« Vous voyez ben qu’c’est pas d’sa faute, il se souvient de rien.
-C’est pas parce qu’il se souvient de rien qu’c’est pas d’sa faute. Répliqua la mère de Rod.
-Ha oui? Alors on va lui demander sa version des faits. Flavien, de quoi tu t’souviens?
-Hum… Chuis rentré à ‘maison après que Gratien me l’aille dit pis là, j’ai senti quatre mains m’emmener dans la salle de bain. Après, ma tête a été plongée dans l’eau. J’ai essayé de sortir, mais j’ai pas été capable. Pis là, y’a eu un flash blanc pis j’me suis r’trouvé icitte, dans les bras d’Élaine.
-Vous voyez ben qu’il ment! Ça tient pas debout son affaire! S’exclama le père de Rod. » Deux ambulanciers sortirent, tout à coup, de la salle de bain avec le corps inerte de Rod. Le sang coulait de son crâne et Flavien soupçonnait une commotion cérébrale. (John en avait déjà fait une alors il connaissait beaucoup de chose là-dessus.) La mère de Rod éclata en sanglot et se retourna vers lui, hystérique : « C’EST D’TA FAUTE!!! C’EST D’TA FAUTE SI MON PAUVRE FILS VA PEUT-ÊTRE MOURIR!!! TU N’ES QU’UN PETIT BON À RIEN! UN MALADE DANS ‘TÊTE!
-Arrête, Anna! Il n’en vaut pas la peine! la calma son mari. »
Elle avait voulu flanquer une raclée au jeune Bouchard, mais son mari l’avait arrêté à temps. Dans son regard, pourtant, on pouvait voir qu’il aurait voulu faire la même chose.

Flavien se recroquevilla davantage contre ses parents adoptifs. Le père de Rod reprit la parole :
« Voici un deal : On porte pas plainte, mais vous vous débarrassez de lui. Marché conclu?
-… Marché conclu. Répondit amèrement John sous le regard affolé de sa femme. »
Les parents de Rod sourirent puis partirent pour l’hôpital. John et Élaine se retournèrent avec tristesse vers Flavien.
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MessageSujet: Re: [FNT] Souvenirs (PG)   Lun 22 Aoû à 11:13

Flavien ne fut pas vraiment lucide pendant les vingt-quatre heures qui suivirent. Il ne le redevint que le lendemain, quand M. Pinkcastle vint le chercher. Dans la voiture du directeur, le jeune orphelin regarda pour la dernière fois sa famille adoptive, mais dans toutes ces personnes, c’était Bob qui lui manquerait le plus. En un an, Bob lui avait porté plus de respect que toute sa famille. Maintenant, il n’allait peut-être plus jamais le voir.
« Triste, Flavien? Lui demanda doucement M.Pinkcastle.
-Oui…
-Tu l’aimais ta famille hein?
-… non…
-Pourquoi t’as cette tête-là d’abord?
-Parce que vous venez de m’enlever à mon meilleur et seul ami. »
Le directeur ne répondit rien. Il savait comment Flavien souffrait. Il avait vécu la même chose quand il était jeune. C’était pour ça qu’il avait ouvert cet orphelinat.

Quelques minutes plus tard, ils étaient arrivés. Flavien se dépêcha de prendre ses affaires et de monter au dortoir. Il connaissait le chemin, il avait vécu ici pendant tellement longtemps. Quand il arriva, il remarqua que le lit de Sébastien était vide. Dans le sens qu’il n’y avait plus de drap dessus. M. Pinkcastle, entra dans la pièce à ce moment-là.
« Où il est? Demanda Flavien.
-Il a été adopté. Lui répondit le directeur.
-J’espère qu’y r’viendra pas. »
Le directeur hocha la tête. Flavien avait vécu l’enfer pendant trois ans et demi à cause de Sébastien et ensuite, alors qu’il croyait qu’il allait enfin avoir la paix, il se retrouvait dans une famille où ses parents n’étaient presque jamais là, où son frère le traitait comme un chien et là, alors qu’il venait de se faire son premier ami, on le lui enlevait. Sa vie n’était vraiment pas facile.
« Qu’est-ce qui lui ai arrivé à ma vraie maman? Demanda soudainement Flavien.
-Hum… on ne l’sais pas vraiment, Flavien. Tout ce qu’on sait c’est qu’elle t’a mis au monde et, quelques mois plus tard, on l’a retrouvée dans son appartement, malade comme un chien. On l’a emmenée à l’hôpital et on lui a fait suivre plusieurs tests physiques et psychologiques. Malgré tous les efforts des médecins et des psychanalystes, elle est morte après trois mois de traitements. »
Flavien se cacha la tête sous son oreiller. Elle s’était laissée mourir et elle l’avait abandonné, lui, son propre fils. Comment pourrait-il un jour lui pardonner?

M. Pinkcastle quitta la pièce pour laisser Flavien se reposer, mais surtout pour se calmer. Il faut parfois passer par plusieurs familles adoptives avant de trouver la bonne et la perte de la première est souvent un gros choc, mais pour Flavien, le choc était catastrophique. Parfois, certains jeunes tombaient en dépression. C’était principalement pour ça qu’il y avait un psychologue dans chaque orphelinat. Il allait en parler avec celle de son établissement et enverrait Flavien en thérapie dès que possible. Il se dirigea vers le bureau de la psychologue en question : Nathalie Leclerc. Elle était très gentille et les enfants l’aimaient beaucoup, même les plus vieux. Il frappa à la porte et obtint la permission d’entrer, ce qu’il fit sans hésiter. La femme avait les cheveux bruns et blond et des yeux verts. (Je crois que Sylvie Moreau à les yeux bleu, mais si elle les a verts, on peut dire qu’elle retient de sa mère, mais si ils sont de n’importe quelle autre couleur, elle les tient de son père. Compris?) Quand elle vit son patron, elle lui fit un grand sourire.
« Bonjour, monsieur Pinkcastle. Qu’est-ce que j’peux faire pour vous? demanda-t-elle.
-Bonjour, madame Leclerc. Je suis venu vous demander si vous aviez beaucoup de travail ces temps-ci.
-Non, pas tant que ça. Pourquoi?
-Quand pourriez-vous rencontrer un nouveau patient?
-Encore un? demanda la psychologue qui semblait avoir lu dans l’esprit de l’homme.
-Oui, malheureusement. On dirait que ces temps-ci, la première famille n’est jamais la bonne.
-C’est quoi son nom?
-Flavien Bouchard.
-Vous pouvez me l’envoyer demain.
-Très bien. Merci. conclut le directeur. »

Le lendemain, M. Pinkcastle conduit Flavien jusqu’au bureau de la psychologue. Il entra et s’assit sans dire un mot. Mme Leclerc s’y attendait un peu. Elle lui sourit puis prit la parole : « Bonjour Flavien. Tu sais pourquoi tu es ici?
-…
-Tu veux pas m’parler hein?
-Non.
-Est-ce que tu penses que c’est parce que je pourrais pas comprendre?
-Vous ne pouvez PAS comprendre.
-Je ne peux pas comprendre que tu viens de perdre une famille que tu aimais beaucoup?
-Je l’aimais pas ma famille.
-Qui est-ce que tu as perdu d’abord?
-… Mon meilleur et seul ami.
-Est-ce que tu as l’impression que tu ne pourras plus jamais t’en faire d’autre?
-Pas d’autres comme lui. Lui il était unique.
-Qu’est-ce qu’il avait de si spécial?
-Notre amitié était plus sincère que toutes les autres amitiés qui existent.
-Là! Tu vois que c’est toi qui parles comme si vous alliez jamais vous revoir. Qu’est-ce qui te fait dire que vous allez jamais vous revoir?
-Mon instinct pis l’instinct se trompe jamais.
-Seulement s’il travaille seul. Si ton instinct fait équipe avec ton humeur, tu peux être sûr que ce qu’il te dit ne sera peut-être pas absolument vrai.
-… »
Flavien repensa, un instant, à ce qu’elle venait de dire. C’était vrai. Il était tellement malheureux de quitter Bob qu’il s’était tout de suite mis dans la tête qu’il ne le reverrait plus jamais.

Alors qu’il était plongé dans ses pensées et que la psychologue écrivait des notes dans son calepin, une petite fille, qui semblait un peu plus vieille que Flavien, entra dans la pièce.
« M’man c’est quand que t’as fini j’ai faim! S’exclama la gamine.
-Pas tout de suite, ma grande. Je dois encore m’occuper du garçon qui est ici.
-Ha O.K. répondit la jeune fille. Salut! Salua-t-elle en se retournant vers Flavien.
-Salut. Répondit le jeune orphelin d’une voix lasse. »
La jeune fille quitta le bureau. Nathalie, voyant qu’il n’était pas prêt à parler aujourd’hui, le laissa partir. Flavien se dirigea alors vers la cafétéria d’un pas pesant. Il se commanda un hot-dog avec des frites pour dîner puis alla s’asseoir à la table la plus reculée des autres. Il mangea en silence. Tout à coup, il vit un plateau se poser devant lui. Il leva la tête et vit la jeune fille qui était entrée dans le bureau de Nathalie, tout à l’heure.
« Re-salut! Dit-elle.
-Re-salut. Répondit-il avec la même froideur dans la voix.
-Ho! Je me suis pas présentée. J’m’appelle Valence. Toi c’est quoi?
-…
-J’attend.
-Mon nom c’est Flavien Bouchard. Fils d’une femme qui s’est laissé mourir pis qu’ya abandonné son gars à son triste sort. (Y fais de belles phrases pour un gars de 5 ans pas vrai?)
-Yé pas si triste que ça ton sort. R’gardes autour de toi. T’es dans un orphelinat où tout le monde prend soin de toi. Ça aurait pu être pire, t’aurais pu te r’trouver dans rue.
-… Ouin c’est vrai, mais chu pas vraiment de bonne humeur depuis hier.
-Pourquoi? Tu peux-tu me l’dire?
-Ouin… on m’a enlevé mon meilleur ami. Le seul qui me voyait pas juste comme un imbécile ou qui me prenait pas juste en pitié. »
Il y eut un grand silence après la phrase de Flavien. Puis Valence se leva et s’approcha de lui.
« Moi, j’peux être ton amie si tu veux. dit-elle en le serrant dans ses bras. »
Flavien sourit. Cette fille était vraiment gentille.
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MessageSujet: Re: [FNT] Souvenirs (PG)   Ven 26 Aoû à 15:51

Quelques semaines de thérapies plus tard, Nathalie jugea bon de laisser Flavien s’occuper de lui-même. Flavien était d’accord. Cela lui avait fait beaucoup de bien de se confier à elle, mais ce qui lui avait fait le plus de bien, c’était sa nouvelle amitié avec Valence. C’était loin d’être comme Bob, mais elle était gentille, douce, attentive et plutôt drôle. Elle avait un don pour lui remonter le moral quand il déprimait et un caractère… électrisant. Quand elle n’était pas de bonne humeur, elle n’était pas de bonne humeur. Elle savait ce qu’elle voulait et faisait toujours tout ce qu’elle pouvait pour l’avoir. Ça ne surprendrait pas Flavien qu’elle devienne un jour comme sa mère, une psychologue. Un jour, Valence vint le voir, dans la cour, en larmes.
« Qu’est-ce que t’as Valence? demanda Flavien à son amie.
-Ma maman a trouvé un meilleur emploi dans un autre endroit. Il va falloir qu’on déménage.
-Quoi?
-J’AI DIS QU’IL FALLAIT QUE MA FAMILLE DÉMÉNAGE!!!
-J’avais compris, mais pourquoi? C’est si loin que ça le nouveau travail de ta mère?
-Québec… (Je sais pas vraiment s’ils ont été élevés dans la même ville ni même où ils ont été élevés, mais pour le bien de l’histoire, on va dire que Flavien à été élevé à Montréal.)
-C’est à combien de temps d’icitte ça? (Il formule peut-être des belles phrases, mais yé pourri en géographie par exemple!)
-Deux heures.
-QUOI!?!
-DEUX HEURES!!!
-J’AVAIS COMPRIS!!!
-IL FAUT QUE JE M’EN AILLE FAIRE MES VALISES.
-QU’EST-CE QUE J’VAIS FAIRE SI TU T’EN VA?
-Ai pas peur, tu vas t’en faire d’autres des amis. Répondit Valence qui commençait à être essoufflée.
-Qu’est-ce qui t’fais dire ça?
-T’es tellement gentil, tu peux te faire que des amis. Lui assura-t-elle avant de partir en courant. »

Flavien retourna dans l’orphelinat. Bizarrement, (Bizarrement, j’commence à être fatiguante avec mes bizarrement.) Flavien n’était que très peu attristé par le départ de Valence. Quelque chose en dedans de lui semblait lui dire qu’ils se reverraient un jour, dans quelques années. Pourquoi cette impression avec elle et pas avec Bob? À vrai dire, il commençait aussi à sentir cette impression concernant son meilleur ami. Oui, maintenant il était sûr. Il ne devait pas pleurer des avoir perdus parce qu’ils les reverraient. Quand il arriva dans le couloir menant à la salle de jeu, il fut intercepté par M. Pinkcastle.
« Flavien, j’ai une bonne nouvelle pour toi. Tu sais quel jour on est aujourd’hui?
-Heu… le 20 août, monsieur.
-Et tu sais quel âge tu as?
-Ben oui j’ai 5 ans!
-Et qu’est-ce que tout les enfants font à 5 ans?
-Heu…
-Mais réfléchis voyons! On est le 20 août et tu as 5 ans! Dans neuf jours tu rentre à l’école! »
L’école! Il l’avait complètement oublié! Dans quelle école les pensionnaires de cet orphelinat allaient-ils? Il l’ignorait, mais il verrait bien le jour venu. M. Pinkcastle le laissa dans ses pensées et retourna dans son bureau. Flavien poursuivit son chemin jusque dans la salle de jeu.

Les neuf jours passèrent encore plus rapidement que Flavien aurait pu penser. Il était maintenant dans la cour de l’école et attendait juste que les professeurs viennent chercher leurs élèves. Tout à coup, une femme s’approcha de lui.
« Bonjour! C’est quoi ton nom? Lui demanda-t-elle.
-Flavien Bouchard.
-Bouchard… Bouchard… répéta la femme en regardant sa feuille. Alors Flavien tu vas être dans la classe de Madame Randall. Tient, ça c’est ton numéro de classe. Quand ton professeur va dire ton numéro, tu vas te mettre en rangs devant elle. »
La femme s’éloigna en laissant Flavien seul. Il s’assit sur un banc en attendant. L’attente ne dura que quelques minutes. Les professeur sortir dans la cour avec le directeur qui prit la parole.
« Bonjour et bienvenus chers élèves! Je suis le directeur Monsieur Beauchamp et voici les professeurs. Ils vont nommer chacun le numéro de leur classe respective et quand vous entendrez le numéro qui se trouve sur votre papiers vous devrez vous mettre en rangs devant celui ou celle qui l’a prononcé. Tout le monde a compris. Alors je laisse la parole aux professeurs de maternelle. »
Une femme âgée s’avança et prit le micro qui lui tendait le directeur.
« Bonjour, mon nom est Lisa Randall. Le numéro de ma classe est 001. (Je sais pas si c’est ou c’était la même chose pour vous, mais moi les classes avaient des numéros comme ça quand j’était au primaire.) »

Flavien regarda son papier. C’était son numéro. Il s’avança alors et se mis en rangs avec les autres élèves de son groupe. Une fois tout le monde en place, le professeur les guida vers leur classe. Une fois rendus, elle leur dit qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient pendant qu’elle prenait les présences. Flavien sortit une feuille et des crayons et commença à dessiner un vaisseau spatial. Pendant ce temps, Mme Randall disait les noms de famille et les élèves répondaient par leur prénom.
« Ackle?
-Éricka.
-Bedek?
-Maxime.
-Bouchard?
-Flavien. Répondit-il suivit de quelques rires de la part des autres.
-Suffit! Clard?
-Vincent.
-Doonie?
-Kelly.
-Dieudonné Marcellin?
-Bob. »
Flavien releva la tête à une vitesse foudroyante. Bob lui fit un signe de la main pendant que la prof continuait.
« Edef?
- Mina
-Forest? (Je suis complètement folle de ce nom depuis que je regarde Minuit, le soir!)
-Cédric.
-Horson?
-Gratien. »
Cette fois, Flavien ET Bob levèrent la tête avec une expression de surprise. Dans le milieu de la classe, l’ancien frère adoptif de Flavien discutait avec… Rod! La prof le nomma à ce moment-là.
« Ledroit? (Son nom lui va pas du tout!)
-Rod.
-Marg?
-Safria.
-Zarëon?
-Karina.
-Bien! Maintenant que j’ai fini de prendre les présence,(Je sais, c’est petit comme classe, mais j’était vraiment tannée et je sais que mes noms sont bizarre pas la peine de me le rappeler!) j’aimerai vous souhaiter la bienvenue dans cette école. J’espère que nous aurons beaucoup de plaisir ensemble, cette année. (Avec Rod, Gratien, Flavien et Bob dans la même classe? Vous voulez rire, madame?)

La cloche sonna à se moment-là. (Bin oui, déjà!) Flavien se dépêcha de ranger ses affaires et sorti. Une fois dehors, il entendit un bruit dans son dos.
« FLAV!!!!!
-BOB!!!!!!! »
Les deux gars ne purent pas faire mieux que de se serrer la main. (Genre comme dans l’épisode La source mystérieuse.) Il furent cependant interrompu par deux personnes indésirables. (Devinez c’est qui.)
« Tient donc, r’gardes donc ça si c’est cute! Lança Rod. (Bingo!)
-Les deux niaiseux ensemble. Heille les gars, on savait pas que vous étiez amis! Dit Gratien, faussement surpris. »
Flavien s’en allait lancer une réplique cinglante, mais il fut devancer par Bob qui se jeta sur Gratien. Flavien et Rod n’eurent pas d’autres choix que de regarder leur deux meilleurs amis s’entretuer. (Façon de parler!) La bataille fut interrompue par Mme Randall qui vint les séparer.
« Gratien! Bob! Voulez vous ben m’dire c’qui s’passe?
-C’est Bob qui a commencé! S’écria Gratien en pointant Bob du doigt.
-T’avais juste à pas nous écoeurer.
-Ça suffit vous deux! Vous êtes tous les deux en retenue après les cours. En plus, je vais appeler vos parents pour tout leur raconter. »
Elle se retourna, mais Flavien l’interpella. Elle se retourna à l’entente de son nom. Flavien envoya son poing en plein dans l’estomac de Rod qui eu le souffle coupé. La prof lui lança un regard offensé puis lui lança qu’il était aussi en retenue. Flavien se retourna vers Bob qui lui lançait un regard interrogateur et lui sourit. Bob le lui rendit. Gratien et Rod leur donnèrent chacun un coup de poing en plein ventre puis allèrent rejoindre leurs amis.
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MessageSujet: Re: [FNT] Souvenirs (PG)   Ven 26 Aoû à 23:17

Chapitre 3 : Enfance Partie 3 : La Routine
Flavien avait maintenant 8 ans. Il venait de terminer sa deuxième année de primaire et s’en allait dans sa troisième. En trois ans, il avait fait au moins 5 familles adoptives si ce n’était pas plus. Celle qui l’avait le plus marqué était sans doute la troisième. (Si on compte les Horson.)

***** Deux ans plus tôt *****
Flavien entra dans la maison des Dubois. (Vu que j’avais pas d’idées, j’ai fouillé dans l’annuaire. J’me demande pourquoi je l’ai pas fait avant.) Il fut accueilli par une petite fille à peine plus jeune que lui. Elle sourit en le voyant et appela ses parents qui accoururent jusqu’à l’entrée. Flavien les salua et le père de sa nouvelle famille les présenta.
« Bienvenue, Flavien. Je m’appelle Dave Dubois et voici ma femme Patricia et ma fille Angel. J’espère qu’on va bien s’entendre avec toi. Angel va te montrer ta chambre.
-Suis moi Flavien. »
Flavien suivit Angel dans les couloirs de la maison. Juste à côté de la salle de bain, Angel lui montra une chambre. Elle était plutôt grande avec un lit simple avec des couvertures vertes, le tapis vert et les murs verts. Cela faisait une chambre plutôt… style forêt avec les meubles brun foncé. Flavien regardait la chambre avec de grands yeux. Sa réaction fit un peu rire Angel. Son rire était un peu aigu, mais joyeux.
« J’ai toujours voulu avoir un grand frère. Dit-elle en lui sautant au cou. Chuis tellement contente. »
Flavien examina la jeune fille. Elle avait les cheveux blonds qui lui arrivaient dans le milieu du dos et les yeux bleu et elle n’exagérait pas en disant qu’il était son grand frère, il avait au moins une tête de plus que elle.
« T’as quel âge? lui demanda Flavien.
-5 ans. Toi?
-Tu sais pas mon âge? Comment tu sais que je suis plus vieux que toi d’abord?
-T’es plus grand que moi pis pas rien qu’un peu.
-… Ha ben oui! J’ai 6 ans.
-Cool! On va bien s’entendre si on a à peu près le même âge. »
Flavien lui fit un sourire. Elle était vraiment charmante.

Flavien s’attacha très rapidement à elle. En moins d’un mois leur relation avait grandit au point qu’à part le physique, on aurait pu croire qu’ils étaient vraiment frère et sœur. Mais trois mois après l’arrivée de Flavien, un drame frappa la famille. Flavien et Angel étaient à la maison, inquiets. Déjà une heure et demi que les parents étaient partis faire une course qui était pourtant à dix minutes d’ici. Flavien tournait en rond et Angel priait pour qu’il ne le sois rien arrivé. Elle regarda dehors. Il neigeait à gros flocons. Tellement, que l’on avait de la difficulté à voir à un mètre de soi. Quand Dave avait décidé d’aller acheter un marteau dont il avait besoin pour réparer l’escalier qui menait à la cave, tout le monde avait répliqué, mais il n’avait rien voulu entendre. Patricia qui ne voulait pas rester ici à s’inquiéter, avait décidé de partir avec lui et avait demander à Flavien de surveiller sa sœur pendant qu’ils y allait. Elle leur avait laissé son numéro de cellulaire et leur avait dit d’aller chez la voisine s’il y avait un problème. Ils étaient ensuite partis en coup de vent. Au bout de quarante minutes, Flavien avait téléphoné à sa mère adoptive pour prendre des nouvelles, mais personne n’avait répondu à l’appel. Il avait recommencé plusieurs fois, mais toujours rien. Angel avait refusé d’aller chez la voisine, car elle voulait être là au cas où sa mère rappellerait. Flavien regarda sa sœur adoptive qui pleurait maintenant en silence. Elle était sous sa responsabilité. C’était à lui de la protéger et la consoler. Il commençait à faire noir et Angel commençait sérieusement à avoir peur. Cela faisait deux heures qu’ils étaient partis. Quelque chose clochait. Flavien aussi avait toujours eu peur du noir, mais son désir de protéger sa petite sœur était tellement grand qu’il lui donnait du courage. Il s’agenouilla à côté d’elle. Presque aussitôt, elle se réfugia dans ses bras. Flavien rougit un peu. Même si une partie de lui la considérait comme sa vraie sœur, l’autre partie la considérait comme une étrangère et le fait d’être proche d’une fille qui ne faisait pas vraiment partie de sa famille le gênait beaucoup. Si elle aurait été plus jeune, il aurait sans doute eu plus de facilité à la considérer comme sa petite sœur, mais avec seulement un an de différence…

Flavien fut interrompu dans ses pensées par la sonnerie du téléphone. Plein d’espoir, il se précipita pour décrocher. Ce n’était pas Patricia ni Dave. C’était Bob. Son meilleur ami remarqua aussitôt sa déception dans sa voix.
« Tu espérais que ce soit quelqu’un d’autre? Lui demanda-t-il.
-Oui, j’espérais que ce soit Patricia.
-Pourquoi? Elle est où?
-C’est ça que j’aimerai ben savoir. Ça fait deux heures qu’elle pis Dave sont partis.
-Avez-vous soupé?
-Non. Pourquoi?
-Ben j’pourrais demander à mon Daddy de venir m’porter chez vous pis de vous préparer à souper. Il pourrait vous garder jusqu’à ce que vos parents arrivent.
-Ouin! Cool! Demandes-y. »
Bob s’absenta quelques secondes, puis revenu à l’appareil.
« Il est d’accord. On s’en vient! À tantôt!
-Oui, à tantôt! »
Il raccrocha. Angel s’approcha de lui.
« Qui c’est qui s’en vient?
-Bob et son père. Y vont rester avec nous en attendant que Dave et Patricia arrivent.
-Pourquoi tu les appelles par leur prénom? C’est tes parents à toi aussi.
-Un réflexe.
-Qu’est-ce qu’on fait en attendant qu’y’arrive?
-Y faut détendre l’atmosphère. J’vais me relaxer dans mon lit. Toi, fais ce que tu veux pour te calmer. »
Angel hocha la tête puis parti dan sa chambre. Flavien fit de même. Une fois arrivé, il ouvra son tiroir de chaussettes, en prit une et sorti une petite clé cachée à l’intérieur. Il se dirigea ensuite vers sa table de chevet et déverrouilla le tiroir. À l’intérieur, il n’y avait qu’une petite boîte en carton. Il en sortit une lettre et la lu.

Mon fils,
Tu auras, dans ta vie, à vivre des moments inquiétants. Des moments où tu croiras que tout est perdu, que c’est la fin du monde et que tu ne pourras jamais vivre des moments aussi angoissants que celui-là. Des fois ce sera de petite inquiétude, comme des fois ce seras des crises d’angoisse. Il se peut que ces moments finissent bien, comme il se peut qu’ils finissent mal. Si c’est le cas, ne désespère pas. Regardes les étoiles. Elles signifient beaucoup de choses que certaines personnes n’arrivent pas à comprendre. Elles représentent un peu la vie. Les étoiles ont des mystères, la vie aussi. Les étoiles sont tes amies et à chaque fois que tu seras triste, elles seront là pour t’écouter. N’hésite pas à te confier à eux car elles sont les meilleures confidentes.

Affectueusement,
Ta mère.


Flavien replia la lettre et la rangea. Il remit la boîte à sa place, verrouilla le tiroir et remis la clé dans sa cachette. Il se posta ensuite devant sa fenêtre et regarda les étoiles.
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