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 Vertiges (fic de Halloween) (OS)

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AuteurMessage
Ja_aveccheveux
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Nombre de messages : 196
Localisation : Planète Youpelaïlaï
Date d'inscription : 05/06/2005

MessageSujet: Vertiges (fic de Halloween) (OS)   Lun 13 Oct à 12:18

Oui oui, un cadeau de Halloween à l'avance... parce chuis tellement pas capable de garder une surprise :rolleyes:

J'vous recommande fortement de lire cette fic dans le noir, avec de la musique de circonstances... fermez vos rideaux, enfermez-vous dans un endroit fermé, et choisissez de la musique qui met dans l'ambiance de l'horreur!

Je recommande la musique de Sleepy Hollow par exemple... Lien ici


Titre : Vertiges
Genre : Horreur… BAHAHA!!
Disclamer : L’univers de Galaxie appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard… mais un jour, je m’en emparerai!!!
Spoilers des films : nope!
Auteur : Ja_aveccheveux
Rating : PG-13
POV : Pétrolia

Vertiges

Je ne sais pas ce qui est arrivé.

Lorsque j’ai ouvert les yeux, il n’y avait que le vertige et la douleur. Mes genoux écorchés par le sol et ma main qui retenait le sang… mon sang…

Devant moi, il n’y avait plus personne… ils étaient là il y a un instant, mais soudain… plus rien, que le vent qui souffle dans les branches mortes, faisant danser les feuilles gercés sur la terre noire. Le ciel se fend de marbrures. J'ai froid. La neige brume sur moi. L’automne a fini d’avaler la forêt, il ne reste que le murmure du vide hivernal qui siffle dans l’air glacial.

Je ne sais plus ce qui est arrivé, je ne m’en rappelle plus…

Devant moi, il y a une ombre. Elle m’approche, une difformité venue du fond des bois lugubres.

Je plisse les yeux.

Qu’est-ce que c’est?

Une forme de petite fille, qui marche en titubant. Elle semble affligée de souffrances.

Je me lève difficilement, la main sur ma plaie.

Elle approche, la tête baissée. Je ne vois qu’une rivière de cheveux noirs comme la nuit. Des petits bras lactescents remplis d’égratignures, de morsures… du sang qui perle la peau translucide et qui imbibe le vêtement de coton écorché.

Ses petites mains se tendent vers moi, écartées en étoiles, cherchant, aveugles…

Je tends la mienne…

Les mains m’agrippent, m’empoignent…

Les mains me creusent, les mains me blessent.
Les ongles s’enfoncent dans ma peau comme des couteaux et je tente désespérément de me dégager de cette emprise de fer qui me tord la chaire, qui me broie les os.

La petite tête se relève, je vois son visage pour la première fois.

Marbré de cicatrices, il est aussi blême que le reste de son petit corps frêle.

De grands yeux exorbités, et noirs, complètement noirs.

Et une bouche… cousue de fil noir.

Je grelotte face au regard glacé, ébréchée de sanglots. Je sens son haleine fétide sur ma peau glacée.

La petite rie entre les fils de sa bouche. Un rire de petite fille qui s’amuse, innocente. Elle penche la tête, me regardant d’un air allègre.

Ses mains sont toujours accrochées à mes bras, les empoignant trop fort.

Je sens une larme glisser sur ma joue.

Le rire enfantin se transforme en un ricanement démoniaque.

Les yeux d’encre semblent pleurer du sang, perlant le visage de germes cramoisis.

Je tente de me libérer encore une fois. Je donne un coup si fort que les mains laiteuses me lâchent finalement et je retombe sur le sol.

Le rire s’intensifie.

Elle avance vers moi.

Je me traînai, traînai sur le sol, reculant d’effroi. Jamais je n’avais vu quelque chose d’aussi sinistre. L’angoisse me prit à la gorge comme une autre main invisible qui me serrait le cou fermement.

Elle avance…

Avance…

Avance…

Et moi je recule….

Je recule comme je peux…

Mais ce n’est pas assez, elle me rattrape, elle est presque là…

Et finalement je me remets sur pied dans un effort impossible et je cours, cours le plus vite que je peux, comme je n’ai jamais couru.

Je cours jusqu’à en perdre souffle, jusqu’à ce que mes jambes se dérobent sous mon poids, jusqu’à m’écrouler par terre et sangloter entre mes respirations saccadées. Je regarde autours de moi. Il n’y a rien, que des vestiges de végétation dans une petite clairière boisée. Le noir et le froid intense qui m’empoignent dans leurs griffes.

Je relève la tête et je pousse un cri d’horreur.

Je l’étouffe aussitôt avec mes mains.

Devant moi, il y a la forme inanimée de plusieurs corps, chacun dans de divers états de décomposition. Ils sont cloués aux arbres avec d’énormes pièces de métal usées par le temps.

Une sueur froide me couvre rapidement le visage.

Sur l’un des arbres, je reconnais un uniforme…

Le nôtre…

Mon corps entier commence trembler, je perds le contrôle…

À travers le sang et la masse de chaire et de vêtements entremêlés, je reconnais un visage…

Puis deux…

Puis trois…

Une plainte inattendue s'échappe de ma gorge et les larmes me brûlent les yeux.

Valence…

Le Capitaine…

Et… Flavien…

J’étouffe un sanglot et je ferme délibérément les yeux, me fermant à ce spectacle d’horreur qui s’offre à moi. Je ne peux pas me résoudre à contempler… ce qui fut des êtres aimés pend maintenant au milieu d’un bosquet sinistre, figé dans la pénombre flegmatique.

Je me recroqueville lentement sur moi-même.

Je n’arrive plus à respirer, je veux mourir avec eux… avec lui.

Et pourtant, non.

Parce qu’il ne l’aurait pas voulu.

Mais je ne peux plus regarder, je n’ose plus regarder. J’ai peur de graver cette image encore plus profondément dans ma mémoire, peur que plus jamais je ne pourrai me rappeler d’eux sans voir le sang qui tache tous mes souvenirs...

Alors, je continue à détourner mon regard.

J'ai envie de les voir, tels qu’ils étaient avant. J'ai envie de voir leurs sourires blancs des jours heureux.

Ce doit être un cauchemar, ce ne peut être que ça.

Je n’y crois pas…

Je ne veux pas y croire…

Et soudain, j’entends un bruissement.

Tout près…

Je me retourne, le regard effrayé, scrutant les buissons cendreux.

Un grondement sourd.

Comme un grognement venant du fond de la gorge d’un fauve.

Je me mets à scruter follement les arbustes qui bordent la clairière, cherchant désespérément à localiser la source de ce bruit.

Mais je n’ai pas à chercher bien longtemps. Mes peurs se concrétisent, mes frayeurs se réalisent.

Là, derrière que bosquet, une énorme forme sort de l’ombre. C’est une bête démesurée, une caricature d’un animal, une altération grotesque d’un loup transformé en monstre.

Derrière lui suivent une ombre…

Puis deux…

Puis trois…

Ils sont bientôt sept à m’entourer, grondant sinistrement, avançant à pas feutrées. Leurs pattes s’enfoncent profondément sous leur poids imposant, laissant des traces humides derrière eux.

La horde gronde, grogne, montrant des crocs, formant une haie d’horreur.

Et là, derrière eux, la petite fille apparaît, marchant lentement vers moi, chancelante.

Elle avance dans l'ombre et, ruisselante de sang, elle sourit inlassablement.

Les loups m’approchent.

Ils avancent sur moi, pas à pas, marchant lentement, toujours un peu de travers comme pour me montrer qu’ils sont plus imposants que moi.

Ils sont tous près.

Je peux sentir leur haleine fétide lécher ma peau, leurs yeux me guettent, hargneux.

Ils râlent, les babines si retroussées que je peux voir leurs gencives.

Deux s’approchent de la petite fille.

Et, dans l'ombre et les rires démoniaques, ils lèchent et boivent le sang qui s’écoule lentement des plaies ouvertes.

Je regarde la scène d’horreur sans pouvoir bouger.

Le corps de la petite, effrayant, glacé, blême, s’avance en souriant.

Les loups me reniflent, me sentent, me hument et me respirent.

Je suis terrorisée, pétrifiée, je les regarde, transie.

Un déclic se fait soudainement dans ma tête.

Je ne veux pas finir comme eux…

Comme lui…

Je guette le moment où ils me laisseront, un moment d’inattention…

Les loups m’examinent, grondants, menaçants.

Chacun m’observe et me renifle, comme on examine la chaire fraîche.

Lorsque la petite à la bouche cousue s’approche, les monstres s’inclinent.

Je profite alors de ce moment pour tenter de m’enfuir.

Je me lève d’un coup et je cours, fendant l’air aussi rapidement que je le peux.

Mais je les sens sur mes talons, je n’ai aucune chance.

Je cours encore quelques mètres, puis des crocs agrippent ma jupe.

Des crocs sur mes côtes.

Des pattes dans mon dos.

Des crocs sur mon cou.

Je trébuche, et m’entends de tout mon long.

Des pattes partout sur moi, quatre sur mes jambes, quatre sur mon dos.

Ma vision se voile, je suis étourdie.

Et soudainement, la morsure.

Des crocs que je sens s'enfoncer douloureusement dans ma nuque.

Un bref cri qui passe gorge. Un cri de rage, de tristesse, de douleur et d’horreur enchevêtrés.

L'effroi.

La douleur.

Le froid qui m’envahit.

Horribles créatures velues aux griffes et crocs démesurés, qui rôdent et tournent autour de moi, insatisfaits.

Le vertige me prend, je n’arrive plus à m’en libérer.

La petite s’approche de moi, je vois ses pieds nus devant mon visage.

Elle s’accroupie, en posant son regard lugubre sur moi.

Son sourire inhumain me glace le sang.

Sa petite main blême se pose sur mon visage, et la même douleur revient.

Sa main irrite, entaille, et mutile la peau, comme des milliers d’aiguilles posées sur ma joue.

Je hurle, je me débats…

Mes les griffes s’enfoncent sur mes jambes, sur mon dos, sur ma tête.

La main s’enfonce et creuse de plus belle.

Je sens mon esprit qui divague.

La douleur meurt dans l'écho de mes silences creusés de cris.

Mes yeux sont vitreux et mes longs cils viennent caresser ma joue, laissant glisser des perles sur mon visage noyé de sang.

Je me noie en elles.

Et alors que je sens mon essence s’effacer, la main devient douce et lisse.

J’entends mon prénom être prononcé doucement, comme un chuchotement velouté.

C’est une voix que je reconnais… que je reconnaîtrais entre mille.

Je force mon esprit à refaire surface et j’inspire profondément. C’est bien une odeur familière.

L’odeur du sang a disparut.

Les grondements ne sont plus.

J’ouvre doucement les yeux et je vois Flavien, mon Flavien penché au-dessus de moi.

Vivant! Il est vivant.

J’arrive à peine à y croire.

Je tente tant bien que mal à me redresser, ses mains me guident et m'assistent, mais je suis trop faible et je retombe dans ses bras, à genoux contre lui.

Je murmure sans arrêt qu’il est là, qu’il ne m’a pas laissée…

Et lui me serre contre lui, ses bras autour de moi, sa tête posée sur la mienne.

Les loups sont partis, le cauchemar est fini. Il me murmure que ce n’était qu’un rêve, que l’air de cette planète contient un puissant hallucinogène, et qu’il faut éviter d’en respirer trop longtemps.

Et moi, je me fiche éperdument de la cause de toutes apparitions diaboliques, tant qu’il est avec moi, tant que les loups ne reviendront pas.

Il m’aide à me relever, et doucement, il me soutient, moi qui ai peine à marcher.

Nous nous dirigeons vers le téléfax. Nous quittons enfin ce monde pour retrouver la sécurité invitante de notre vaisseau.

Et alors que nous abandonnons ce théâtre des horreurs, un hurlement lugubre déchire la nuit, entremêlé d’un ricanement méphistophélique.


FIN o_O

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