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 [FNT] Générations

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jakiebleu
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MessageSujet: [FNT] Générations   Lun 8 Oct à 15:12

J'ai décidé d'écrire autre chose... Je sais pas ce que ça va donner, mais pour l'instant, voici un prologue. Wink

----------

Prologue : Une nouvelle vie


L’équipage du Romano Fafard avait trouvé une planète habitable et les Terriens s’étaient installés sur la Nouvelle-Terre, mais les membres d’équipage étaient introuvables à leur arrivé. En effet, Charles et les autres étaient tous repartis vers les confins de l’Univers. Brad, par contre, ne voulait pas repartir avec eux. Il disait ne pas être prêt à repartir vers l’inconnu. Alors, ils acceptèrent sa décision, avec regret, certes, mais ils l’acceptèrent.

Trois mois plus tard, les Terriens arrivèrent et Brad se faisait interroger. On trouvait ça bizarre qu’il n’y est qu’un seul membre du célèbre équipage restant. « On a eu un accident avec une préparation chimique. Si les autres sont encore vivants, ils peuvent être n’importe où. » Cette phrase là, Brad l’avait répété des centaines de fois. Il avait choisi de cacher, aux Terriens, le départ de l’équipage.

Les recherches commencèrent un mois plus tard. Pendant ce premier mois, les Terriens avaient construit quelques bureaux pour superviser le tout. De très grands hôtels avaient aussi été construits pour loger tout le monde en attendant la construction de maisons.

Un peu à l’écart du chaos des recherches, on avait cependant construit quelques maisons. Ceux qui vivaient la ne sortaient jamais de chez eux. Donc, même avec ces belles maisons, c’était la place où il y avait le moins de vie. La tristesse même se dégageait de cet endroit. Il n’y avait pas de fleurs, pas d’arbres ni rien d’autres qui pouvait amener une touche de couleur; c’était seulement des habitations mornes d’où se dégageait une peine si immense que personne ne pouvait l’imaginer.

Laissons cette sinistre place de côté et retournons aux recherches. Donc, pendant un an, on fouilla tout la planète. Tous les pays aidèrent et chaque arbre, chaque arbuste fut fouillé en espérant trouver un indice quelque conque qui les mettrait sur la piste de l’équipage, mais on ne trouva rien.

Après un an de recherches, tous les pays abandonnèrent sauf le Nouveau-Canada. On répétait aux Canadiens que leur équipage était mort, mais on refusait d’y croire. Presque toute l’économie de la première puissance mondiale passait pour les recherches. Tous les pays étaient confortablement installés sauf eux, mais peu importait pour l’instant.

Pendant deux ans, on chercha à nouveau partout. Par durant la dernière année, les grèves suivirent les unes après les autres tant la situation économique était critique. C’est pour cette raison, qu’au bout de deux ans, les gouvernements ordonnèrent de cesser les recherches. Le dossier de la disparition du Romano Fafard fut classé avec les autres enquêtes impossibles à résoudre. Devant les bureaux de recherches, on avait érigé une immense statue en or à leur effigie. Dans les livres d’histoire, on parlait d’eux comme des héros. Personne n’oublia comment ils avaient disparu et les membres d’équipage restèrent dans les mémoires de tout le monde.

Sept autres années passèrent. Ça faisait maintenant dix ans que les Terriens avaient emménagé et la situation économique du Nouveau-Canada était redevenue normale. La Nouvelle-Terre était encore en santé… si une planète peut être en santé. En tout cas, vous me comprenez… Brad était maintenant vice-président de la Spitfire Corporation. Il travaillait avec son père. En fait, travailler était un grand mot. Il effectuait plus ses ordres qu’autre chose, des ordres comme « Va me chercher un café. » Il n’était pas très heureux, mais c’était lui qui gardait le secret de l’équipage, alors, il ne pouvait pas partir.

Il s’était fait interrogé à bien des reprises. Beaucoup de personnes étaient convaincues qu’il cachait quelque chose. Avec son argent, son père fit cesser ses questionnements, mais on avait encore un peu de misère à croire que Brad soit le seul membre restant de l’équipage du Romano Fafard. Ces personnes avaient raison d’avoir des soupçons. À chaque soir, il entrait dans une des maisons de cette rue sinistre où personne n’osait aller et il n’en sortait que beaucoup plus tard. Personne ne savait ce qui s’organisait sur cette rue, mais cela faisait sept ans, depuis que le Nouveau-Canada avait abandonné les recherches en fait, qu’il y avait des réunions.

Ce soir, il n’y avait pas d’exception. Brad entra dans une des maisons. En ouvrant la porte, on put entendre plein de voix qui discutaient. Elles se turent dès que Brad fut entré. Une voix d’homme brisa se nouveau silence.

Voix d’Homme : Ah ! Bonjour Brad.

Brad : Bonjour M. Patenaude.

La porte se referma derrière lui…

***


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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Lun 8 Oct à 15:13

Pendant ces dix années, il s’en était passé des choses à bord du Romano Fafard. Pas très longtemps après leur départ de la Nouvelle-Terre, ils avaient trouvé une toute petite planète dans un système solaire proche de celui de la Nouvelle-Terre. Ils s’y étaient installé et y vivaient presque une vie idéale. Quatre personnes s’étaient jointes aux six membres d’équipage : les deux jumelles Patenaude-Leclerc, Lya et Aly, ainsi que Nicolas et Alex Bouchard-Stanislavski.

Lya et Aly avaient 8 ans. Elles avaient le caractère de leurs deux parents réunis; elles étaient têtues, mais terriblement attachantes. Elles avaient les yeux bleus de leur père et ses cheveux blonds. Pour des enfants de huit ans, elles parlaient beaucoup. Elles étaient toujours à la recherche de nouvelles choses à apprendre. Inséparables, elle faisait la fierté de leurs parents. Parlant d’eux, Charles et Valence avaient raison d’être heureux. Ils avaient deux merveilleuses filles et une autre petite fille attendait de voir le jour dans le gros ventre de la maman.

Nicolas Bouchard-Stanislavski avait 8 ans et son petit frère, Alex, en avait 2. Nicolas voulait être un grand garçon, il était toujours avec son père et il avait fière allure. Alex était le cousin (c’est comme ça qu’il s’appelait entre eux) préféré des jumelles. Elles jouaient souvent avec lui et lui, il les aimait beaucoup. Il ne savait pas beaucoup parler encore, mais il connaissait le nom de jumelles.

Bob et Serge eh bien… Ils aidaient les autres. Ils partageaient une maison ensemble, parce que les autres étaient tous en couple. Ils n’avaient pas trouvé d’extra-terrestre pour eux. Et Serge est un robot… J’ai tu besoin d’en dire plus ?

Pour les enfants, les membres d’équipage étaient leur « famille ». Donc, Bob, Serge, Flavien et Pétrolia étaient les oncles et les tantes des jumelles. Même chose pour Nicolas et Alex.

C’était donc une merveilleuse vie qu’ils vivaient. La seule chose qui leur manquait énormément, c’était leurs proches et leur famille respective…


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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Dim 21 Oct à 10:41

Chapitre 1 : L’arrivé du sous-marin

C’était une journée normale sur la planète de l’équipage. Aly et Lya sortirent de leur maison et coururent jusqu’à temps qu’on ne puisse plus distinguer les trois habitions de leur famille.

Aly : Est-ce qu’on va au lac ?

Lya : Maintenant ?

Aly : Pourquoi pas ?

Lya : Ok, mais on fait la course !

Elles traversèrent la forêt qui descendait en petite pente douce à la course et arrivèrent sur une magnifique plage.

Aly : Je suis arrivée la première !

Lya : C’est pas juste j’ai failli tombé dans la côte. Je me suis accroché sur une racine d’arbre.

Aly : Alors on va dire qu’on est arrivé en même temps.

Elles sourirent et se donnèrent un gros câlin. Elles ne se chicanaient jamais très longtemps. En fait, elles ne se chicanaient pas, point. Un peu plus loin sur la plage, elles aperçurent d’autres personnes. Elles marchèrent vers eux.

Lya : Mononcle Flavien ! Matante Pétrolia !

Pétrolia : Salut mes cocottes !

Flavien : Ah ! mes petites jumelles préférées !

Il prit les jumelles dans ses bras. Pétrolia en profita pour mettre fin à sa baignade et sortit du lac avec Alex dans les bras. Elle embrassa les jumelles sur les joues. Flavien lui tendit une serviette et elle enveloppa Alex dedans avant de le mettre dans les bras de son père.

Flavien : Bon qui est qui aujourd’hui ? Vous savez qu’on arrive pas à vous reconnaître nous.

Lya : C’est moi Lya et elle c’est Aly.

Pétrolia : Alors, qu’est-ce que vous voulez ?

Lya : Est-ce que tu sais où est Nico ?

Pétrolia : Je pense qu’il est parti rejoindre Serge. Ils sont sûrement allés faire un tour sur le vaisseau pour voir si tout était en ordre. Me semble que c’était le tour de Serge ce mois-ci.

Lya : Ok merci, je vais le voir. À plus tard !

Aly : Lya, on se retrouve dans 30 minutes ok ?

Lya : Parfait ! À tantôt tout le monde. Bye mon petit Alex.

Elle embrassa son « cousin » sur le front et repartit par la forêt. Aly se tourna vers Flavien.

Aly, désignant Alex de la tête : Je peux le prendre ?

Flavien : Bien sûr.

Il mit Alex dans les bras d’Aly. Alex fit un gros sourire et montra toutes ses petites dents.

Alex : Aly être très belle.

Aly, souriant : Et Alex c’est le plus beau petit cousin au monde.

Alex fit un petit gazouillement joyeux. Alex était une des seules personnes à pouvoir différencier les jumelles sans problème. À part lui, il n’y avait que leurs parents et Serge qui y arrivait.

Flavien : J’ai jamais comprit comment il faisait pour les différencier.

Pétrolia : Flavien, un enfant c’est une chose si merveilleuse. Parfois, il ne faut pas chercher à tout comprendre d’eux.

La voix de Charles sort à cet instant de la montre de Pétrolia, déposée sur le sable à côté de ses vêtements.

Charles, par la montre : Pétrolia, êtes-vous là ? Pétrolia ?!

Pétrolia courut prendre sa montre dans le sable et appuya sur un bouton.

Pétrolia : Oui capitaine ?

Charles, par la montre : Pouvez-vous venir ?

Pétrolia : Oui. Qu’est-ce qui se passe ?

Charles, par la montre : Valence a très mal au ventre. Elle me dit que tout va bien, mais j’aime pas ça du tout.

Pétrolia : J’arrive capitaine. Donnez-moi quelques minutes.

La communication se termina.

Aly : Est-ce que tu crois que ma mère va bien ?

Pétrolia : Mais oui. Ne t’inquiète pas. Ça s’est très bien passé pour vous deux quand elle était enceinte et ça allait à merveille pour elle depuis 5 mois. Tu connais ton père. Il s’inquiète beaucoup pour elle. C’est touchant, mais parfois, il s’inquiète un peu… trop.

Aly : Je connais aussi ma mère. Parfois, elle est trop entêtée pour dire que ça va vraiment mal.

Flavien : Ça prouve que ta soeur et toi tenez d’elle. Vous nous le dites presque jamais quand ça va mal. En fait oui, mais seulement lorsque c’est vraiment grave.

Aly : Ok peut-être que t’as raison…

Pétrolia : En tout cas, t’as rien à craindre ma chouette. Je suis certaine que tout va bien. Bon ben j’y vais.

Flavien : Je te suis. Aly, peux-tu surveiller Alex ?

Aly : Certainement.

Flavien : S’il y a quelque chose, tu m’appelles.

Aly : Oui oui.

Pétrolia : Bye mon poussin.

Elle embrassa Alex, prit la main de Flavien et ils partirent ensemble par un sentier qui montait la petite côte jusqu’aux maisons. Aly s’assit sur la plage. Alex gigota dans ses bras pour aller par terre. Elle le déposa et il s’assit exactement comme elle avant de regarder Aly avec un grand sourire.

Aly : Alors tu veux faire comme moi han ?

Elle plia ses jambes contre elle. Alex l’imita. Elle se coucha sur le dos et se rassit à nouveau. Il fit encore une fois la même chose. Elle commença à rire.

Aly : Tu sais que je t’aime toi ?

Elle se pencha et donna un bec sur la joue de son cousin. Il essaya de faire la même chose, mais du se mettre debout pour rejoindre la joue d’Aly. Elle rit une seconde fois. Elle se leva et alla un peu plus loin.

Aly : Viens me voir. Aller, t’es capable.

Alex avança doucement en marchant vers elle. Il s’assit sur ses genoux.

Aly : T’es rendu bon ! Un jour tu vas pouvoir faire comme ton frère.

Alex : Moi veut faire comme Aly pour tout le temps.

Aly : Hahaha.

Elle se leva et tendit sa main à Alex. Il prit son petit doigt et ils marchèrent un peu le long du lac. Après quelques minutes, Alex se colla contre elle et boucha ses oreilles.

Alex : Ouch !

Aly se mit à genou devant lui, inquiète.

Aly : Qu’est-ce qu’il y a ?

Alex : Sifflement fort dans mes oreilles.

Aly : J’entends rien moi…

Alex : Très fort…

Aly comprit soudain. Ses dons d’extra-terrestre commençaient tout juste à se développer depuis quelque temps. Il entendait sûrement quelque chose qu’elle n’entendait pas elle. Elle prit Alex dans ses bras et le serra contre elle.

Aly : Viens, on rentre à la maison.

Elle courut là où elle avait laissé ses affaires, installa Alex dans sa poussette, ramassa les couvertures et tout ce qui trainait.

Aly : Ne t’en fais pas, tout va bien aller.

Aly ne le disait pas, mais elle était très inquiète. Elle regarda partout autour, mais elle n’entendait et ne voyait rien. Elle poussa la poussette jusqu’au petit sentier. C’est là qu’elle entendit elle aussi un bruit, mais un bruit sourd, net et fort. Elle se retourna et vit un gros sous-marin sortir de l’eau. Elle quitta le sentier et entra dans la forêt. Elle se cacha avec Alex derrière les arbres et observa l’embarcation.

Alex : Quoi ça !?

Aly : J’en ai aucune idée. Viens dans mes bras. Il ne faut pas parler.

Elle sortit Alex de sa poussette et l’assit sur ses genoux.

Alex : Ok, moi pas parler. Moi être ange.

Il se tut et se colla contre Aly qui regardait toujours le sous-marin. Elle pensait à toute vitesse. Elle prit sa montre et essaya d’appeler Flavien, mais elle n’y arriva pas. On aurait dit que la communication était brouillée. Peu importe ce que c’était, ce sous-marin était étrange.

Il approcha de la rive et accosta. Après quelques minutes d’inactivité, une espèce de porte s’ouvrit sur le côté et deux bipèdes descendirent. Aly n’aurait su dire à quoi ils ressemblaient, car ils étaient trop éloignés. Les deux personnes parlèrent un peu et Aly crut voir leur tête tourner en sa direction. Elle avait peur d’être repérée alors elle se pencha plus bas. Quand elle releva la tête, les deux personnes avaient disparus.

Elle entendait les battements de son propre coeur. Alex la regardait avec ses grands yeux. Aly savait qu’il était effrayé, même s’il ne comprenait pas tout ce qui se passait.

Aly, chuchotant : On va partir ok ? Tu restes dans mes bras.

Elle sentit les petites mains d’Alex serrer ses bras. Elle se leva et commença à courir en direction des maisons. Elle avait la drôle d’impression d’être suivie alors elle zigzagua dans la forêt. Elle n’avait pas peur de se perdre, car elle y passait beaucoup de temps avec sa soeur. La forêt n’avait plus de secrets pour les jumelles. Elle se disait que peut-être les deux E.T. se perdraient, eux.

Par contre, comme la forêt était sur une côte, elle s’essouffla avec toutes ses montées et descentes. Elle s’arrêta un instant pour prendre son souffle. Un bruit de branche qui craquait, elle se retourna, une lumière blanche et puis… plus rien.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Dim 11 Nov à 11:40

Chapitre 2 : Disparition et souvenirs

Lya descendait tranquillement le sentier pour se rendre à la plage. Elle s’arrêta lorsqu’elle aperçu deux bipèdes entrer dans leur sous-marin. Ils semblaient porter quelque chose de lourd. Lya entra dans la forêt pour se cacher. Elle vit la poussette d’Alex vide. Après quelques secondes d’assimilation, son visage s’assombrit. Elle appuya sur le bouton de sa montre, mais ça ne fonctionnait pas. On aurait dit que la communication était brouillée.

Ses craintes étaient confirmées. Elle partit à courir vers la plage. Le sous-marin s’enfonçait dans les profondeurs du lac. Lya se sentait impuissante. Elle aurait aimé être un poisson pour pouvoir rattraper ses barbares.

Elle soupira. Une larme glissa sur sa joue. Elle partie à la course par le sentier où elle était arrivée. Elle appuya sur un bouton de sa montre. La communication était correcte à présent.

Lya, désespérée et bouleversée : M’man ! P’pa ! Matante ! Mononcle !

***

Quelques heures plus tard, dans une maison.

La scène était triste à regarder, mais touchante à la fois. Charles, Valence et Lya était dans leur salon. L’ancien capitaine tenait sa blonde dans ses bras. Elle n’arrêtait pas de pleurer. Lya était à genou par terre devant eux et les larmes coulaient sur ses joues. Charles essayait d’être fort pour elles et de ne pas pleurer, mais on aurait dit que plus il se retenait, plus il avait envi de pleurer. L’eau avait rejoint ses yeux et une larme se décida à couler sur sa joue. Perdre une fille et une sœur, personne n’aurait voulu de ça.

Lya se dégagea de l’étreinte de ses parents et entra dans une pièce un peu plus loin. Charles et Valence relevèrent la tête pour voir ce qu’elle faisait, mais elle ferma la porte derrière elle. Charles regarda Valence, un peu intrigué. Elle haussa les épaules.

Valence : Elle a besoin d’être seule.

Cette pièce, c’était la chambre des jumelles. Lya se pencha et sortit une boîte qui était en-dessous d’un des lits. Elle s’assit sur le lit et déposa la boîte sur ses genoux. Elle l’ouvrit et fouilla à l’intérieur. Il y avait différents papiers, enveloppes, photos et petits objets. Elle sortit une photo.

C’était une photo de famille. On y voyait Charles et Valence, heureux comme jamais et deux petites filles identiques. Ça faisait plusieurs années, mais Lya et Aly avait conservé cette photo dans leur boîte à secrets, comme elles l’appelaient entre elles. Lya sourit pour elle-même. Elle se rappelait des évènements qui entouraient cette photo comme si c’était hier. Ça avait marqué leur complicité, à sa sœur et elle.

***Flashback***

Trois ans plus tôt.

Lya et Aly, plus jeunes de trois ans, étaient assises sur un lit, la porte de leur chambre fermée. Elle n’osait pas parlé. À travers la porte, on pouvait entendre les voix de Charles et Valence qui euh… s’engueulaient. Avec la porte, on entendait pas les mots, mais on devinait facilement que c’était pas la joie de vivre.

Aly : Lya, est-ce que tu crois qu’ils vont se séparer ?

Lya : J’en sais vraiment rien Aly… C’est la première fois qu’ils se chicanent comme ça. C’est déjà arrivé avant, mais jamais de même.

Aly : Je me sens coupable. Quand ils se chicanent, j’ai toujours l’impression que c’est de ma faute.

Lya : Oui je sais… Moi aussi je ressens ça, mais dit-toi que tu as rien fait. Pis si t’arrive pas à te le dire toi-même, ben moi je te le dis. T’as rien fait pour Aly.

Aly : J’ai quand même l’impression d’avoir fait quelque chose de pas correct…

Lya, se levant : Là, il faut faire quelque chose ! J’en peux pu de les entendre se chicaner pour des niaiseries. Ça nous prendrait un plan…

Aly : Je pense avoir une idée… Mais je suis pas sûre si ça va marcher.

Lya, se rassoyant rapidement à côté de sa sœur : Qu’est-ce que t’attends ? Parle !

Aly, riant des manières de sa jumelle : Ok ok…

Elle expliqua son plan à Lya. Un immense sourire vint sur son visage.

Aly : Alors, t’en penses quoi ?

Lya : J’adore ça ! T’es une petite génie toi ! Génie… ça se dit tu pour une fille ?

Aly, riant : J’en sais rien, mais c’est pas ça l’important pour l’instant !

Lya : Mais je veux savoir !

Aly : Tu le demanderas aux parents plus tard. Il faut se mettre au travail.

Lya : On a besoin des autres par contre. On y arrivera jamais toute seule.

Aly : Ben va falloir attendre à ce soir pour sortir. Dès qu’ils se couchent, on passe à l’action.

Elles se firent un tape-là et recommencèrent à discuter de leur plan.

***

La nuit venue…

Lya et Aly sortirent de leur chambre sans faire de bruit, armée de lampes de poche et d’un sac-à-dos. Elles enfilèrent un manteau et ouvrirent la porte qui menait à l’extérieur. La porte refermée, elles coururent un peu plus loin. Elles s’avancèrent un peu dans la forêt jusqu’à une petite clairière. Il y avait des restants de feu au centre. Elles s’assirent non loin de la lisière des arbres et ouvrèrent le sac qu’Aly avait sur son dos. Des choses comme des papiers, des crayons et des enveloppes en sortirent immédiatement. Finalement, une lampe de camping sortit en dernier. Aly l’alluma.

Aly : Lya, est-ce que tu te rappelles de cet endroit ?

Lya : Comment est-ce que je pourrais l’oublier ?

Aly : C’est vraiment parfait d’avoir pensé les faire venir ici.

Lya : Bon, donc je commence à écrire.

Aly : Parfait, je vais chercher Pétrolia. À tantôt.

Aly partit en courant dans la forêt et revint quelques minutes plus tard avec Pétrolia. Elles prirent place avec Lya.

Pétrolia, tendant un papier à Lya : Tiens, j’ai fait une liste de ce que vous m’avez demandé.

Lya, prenant le papier : Merci.

Pétrolia : Je peux vous aider ? Pendant qu’on marchait Aly m’a dit son idée. C’est super bon ! J’avoue que nous aussi on a de la misère quand vos parents se disputent.

Aly : On dira jamais non pour de l’aide matante ! On a beaucoup à faire en une nuit.

Elles se séparèrent le travail et commencèrent à travailler chacune de leur côté.

***

Au matin…

Lya et Aly se levèrent de bonne heure, avant leur mère. Leur père était toujours matinal. Il avait gardé ses vielles habitudes de commandant de vaisseau. Les filles savaient qu’il partait toujours marché sur la plage ces derniers-temps, alors elles sortirent de le chambre sans faire de bruit. Elles installèrent une enveloppe sur table de chevet de leur mère qui dormait à poing fermé. Elles sortirent de la maison et installèrent une autre enveloppe près de la porte. Lya et Aly coururent jusqu’à la clairière et se cachèrent derrière les buissons.

Au bout d’environ 45 minutes, Charles arriva par la droite dans la clairière. Il regarda les alentours et fit un sourire triste. Il s’assit sur une roche non loin de lui. C’est à ce moment que Valence arriva par la gauche. Charles se releva dès qu’il la vit.

Valence et Charles : Est-ce que c’est…

Charles : Vas-y d’abord.

Valence : Non toi vas-y.

Charles : Ben j’ai repensé à ce que tu m’avais écrit et…

Valence : Ce que je t’ai écrit ? Je t’ai rien écrit. C’est toi qui m’as écrit quelque chose.

Charles : Mais de quoi tu parles ?

Valence : Ça !

Elle lui montra quelques feuilles et des enveloppes.

Charles : J’ai reçu la même chose.

Ils se rapprochèrent l’un de l’autres pour s’échanger les lettres.

Pendant ce temps, loin derrière, Aly et Lya les observait, mais leurs parents étaient trop loin, alors elle n’entendait rien.

Aly : Pourquoi on sait pas lire sur les lèvres ?

Lya : C’est pas grave… S’ils partent chacun de leur bord, on aura perdu pis s’ils se sautent dans les bras, on a gagné.

Aly : Pis s’ils font rien ?

Lya : Ben on verra ! Chut, ils vont nous attendre.

Elles se turent et regardèrent à nouveaux Charles et Valence sans rien dire.

Valence et Charles, eux, après avoir regardé les lettres, se regardèrent dans les yeux.

Charles : Je pense qu’il y a deux personnes qui voulaient qu’on arrête de se chicaner…

Valence : C’est vrai qu’on a été un peu niaiseux. Charles, je m’exc…

Charles : Attends Valence, c’est moi qui m’excuse.

Valence : Écoute, on peut tu juste oublier tout ça ? Cette clairière a en elle un des plus beaux moments de notre vie. Pie elle est encore plus magnifique lorsque nos filles nous y font venir.

Charles : Bon, alors je suppose que vous pouvez sortir de votre cachette mes petites chouettes.

Valence : De leur cachette !? Comment sais-tu qu’elles sont ici ?

Charles : T’as pas remarqué qu’elles n’étaient pas à la maison ce matin ? Où veux-tu qu’elles soient ?

Valence : Ben je sais pas moi… à la plage, chez Pétrolia et Flavien, chez Bob, dans la forêt… Bon ok, t’as raison. Tel que je les connais, elles sont ici, mais pourquoi elles sortent pas de leur cachette alors ?

Charles : Elles sont peut-être trop loin pour nous entendre et elles ne savent pas que tout s’est réglé vite ?

Valence : Alors qu’est-ce qu’on fait ?

Ils échangèrent un regard complice, un sourire et s’embrassèrent longuement.

Aly et Lya restèrent figée sur place avant de sauter hors du buisson. Elles coururent dans les bras de leurs parents. Charles et Valence se dégagèrent l’un de l’autre pour accueillirent leurs filles. Après avoir observé les jumelles avec un gros sourire pendant plusieurs secondes, Valence vola un baiser à Charles.

Valence, murmurant dans l’oreille de Charles : Y a pas juste à elles que ça fait du bien.

Valence lui fit son plus beau sourire. Charles prit sa main dans la sienne et la serra fort, comme si les mots n’étaient pas assez puissants pour tout dire ce qu’il ressentait.

Pétrolia vint rejoindre la petite famille de nouveau réunie après 2 mois de dispute.

Pétrolia : Je peux prendre une photo ? Pour se rappeler de la date où vos deux merveilleuses filles se sont mises ensemble pour vous raccommoder.

Valence : Nous raccommoder ? On est pas du linge !

Pétrolia : Hahaha… Bon allez ! Placez-vous.

Pétrolia prit une photo. Un flash illumina la clairière.

***Fin du flashback***

Dans le coin d’une cellule sombre, on entendit un murmure. La voix d’Aly fut suivie d’un écho.

Aly : Lya, qu’est-ce que j’ai fait ? Je sais pas où je suis. Je m’ennuie déjà de toi et des autres. J’ai l’impression qu’on va jamais vous revoir. Pauvre Alex, il est jeune pour être séparé de ses parents. Je me rappelle encore du jour où on s’est mise ensemble pour que nos parents arrêtent de se chicaner…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase. Un E.T entra dans la pièce et frappa Aly. Il ressortit et resta devant la porte pour la surveiller.

Aly, finissant sa phrase : Mais aujourd’hui c’est (Elle eut de la difficulté à finir de parler) nous… nous qui… so… sommes séparées…

Elle retomba sans connaissance.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Mar 13 Nov à 20:44

Chapitre 3 : L'association

Quelque part entre la Nouvelle-Terre qui avait accueillit les Terriens et la planète où s’était installé l’équipage, il y avait une troisième planète, nommée Gruz, où habitaient les Gruzlus. Leur chef se nommait Jofklen. Malgré ce nom qui avait tendance à faire rire au premier coup, les Gruzlus étaient réputés dans toute cette zone de l’Univers pour êtres les pires scélérats jamais connus. Même si leur base était installée sur la planète Gruz, plusieurs de leurs vaisseaux avaient déjà fait affaire ailleurs. Ils connaissaient ainsi différentes personnes bien placées dans les différentes galaxies.

Lorsqu’ils avaient entendu parler des Terriens qui arrivaient, ils n’avaient pas pu s’empêcher de fouiller les planètes des alentours pour les retrouver. Ce n’était rien d’alarmant pour l’instant et ils laissèrent tomber ce dossier très vite se disant que ces Terriens n’étaient pas dangereux. Ils envoyèrent quand même un espion sur la Nouvelle-Terre. À ce moment, les Terriens venaient tout juste d’arriver.

L’espion passa un an parmi eux et revint à Jofklen avec de terribles nouvelles pour les Gruzlus. Il lui parla de l’équipage du Romano Fafard, porté disparu. Grâce à ses nombreux contacts, Jofklen savait qui ils étaient. Il avait entendu toutes sortes d’histoires à propos d’eux. Il ordonna qu’on les retrouve, certain que cette disparition était impossible pour un équipage comme celui-là. Après deux ans de recherches, ils les retrouvèrent. Jofklen étudia la situation. Pendant toutes ces années, il rassembla ses contacts. Il se fit raconter une partie de l’histoire de cet équipage et évalua la situation. Il y a quelques jours, il avait fait venir trois de ses contacts sur Gruz…

***flashback***

Un homme, étrange, sérieux, avançait vers un volcan. Il était sur planète volcanique, donc inhabitable pour les humains. Ça n’avait pas l’air d’affecté cet homme qui continuait de marcher vers l’un des volcans. Au pied de la montagne, il s’arrêta. Il cogna deux coups sur la paroi. Une roche se tassa et un système de reconnaissance d’empreinte digitale apparu. Il mit sa main dessus, le scan se fit et dès qu’il ôta sa main, la paroi se divisa en deux. Une porte prit place où il y avait une fissure auparavant. L’homme sourit. Il ouvrit la porte et entra. Elle donnait sur un escalier tournant qui descendait vers le bas. On ne voyait même pas le bas de l’escalier. L’homme commença à descendre.

***

Quelques minutes plus tard.

Il était au bas de l’escalier. Une nouvelle porte se dressait devant lui. Il dit quelque chose dans une langue incompréhensible. La porte s’ouvrit sur une salle de conférence. Il y avait une table en pierre au centre. Autour de cette table, trois personnes étaient assises. L’homme pris place au bout et prit la parole.

Homme : Merci d’être venu mes amis. Je vais me présenter, vu que vous ne me connaissez que de réputation. Je m’appelle Jofklen. Vous êtes ici dans les quartiers secrets de la planète Patof. Nous contrôlons presque tout ce secteur, mais il y a quelques années des terriens ont aménagé une des plus grosses planètes. Tout ça grâce à l’équipage du Romano Fafard, disparu selon les Terriens, mais bien en vie sur une petite planète. J’avais une question… Devons-nous craindre cet équipage ? Jusqu’à présent, ils ne connaissent pas notre existence, et ni eux, ni les Terriens ne nous ont attaqués. Par contre, d’après vous ici présents, ils représentent un danger. C’est pour ça que je vous ai tous fais venir ici aujourd’hui. Ça fait environ 10 ans qu’ils sont installés et vous me dites de les attaquer. Pourquoi ?

Les autres présents se regardèrent et après quelques murmures l’un deux se leva la main. Un homme d’un certain âge.

Jofklen : Allez-y Prince Cuisse de lion. Je crois que vous connaissez bien cet équipage.

Prince Cuisse de lion : Effectivement, je les ai déjà croisés il y a plusieurs années. Mon fils fait parti d’eux. Quand je les ai rencontrés, ils ont refusé une excellente offre. S’ils l’avaient acceptée, ils ne seraient pas ici, mais bien sur une planète dans MA galaxie et moi, je serais roi à la place de mon… cousin… Mais leur maudit capitaine a refusé comme un tit bébé qui veut pas lâcher son toutou. Alors je suis devenu conseiller du roi, alors que je suis le fils de l’ancien roi. Je le supporte pas ! … En tout cas, j’ai toutes les raisons de croire qu’ils pourraient le faire ici aussi et prendre votre trône pour contrôler les Gruzlus.

Jofklen : Ok, et avez-vous une suggestion pour les attaquer ?

Prince Cuisse de lion : Bien… hum, je crois qu’il faudrait attaquer indirectement leur capitaine. Je ne le choisis pas lui pour une raison personnelle, non, non, loin de là… mais je me disais que leur capitaine… ben c’est leur capitaine voilà ! Alors, je crois qu’on pourrait enlever quelque chose à laquelle il tient plus que tout au monde.

Jofklen : Bonne idée… Nous avons la chance d’avoir avec nous une autre personne qui a côtoyé cet équipage, le président d’Ovégas qui a accepté de se déplacer pour nous. Quelque chose à ajouter monsieur le président ?

Président d’Ovégas : En fait, je suis d’accord de la manière d’attaquer. Leur prendre quelque chose à laquelle ils tiennent, c’est une excellente idée. Mais bon, je voulais surtout vous avertir qu’ils étaient mauvais perdants et qu’ils ont plus d’un tour dans leur sac. Il va falloir les surveiller. Si Richard a raison et qu’ils veulent vous renverser de votre trône, ils ont sûrement un plan…

Jofklen : Mais ça fait 10 ans qu’ils sont ici, et ils n’ont absolument rien fait.

Président d’Ovégas : C’était pour gagner votre confiance ! Et regardez-vous, ça a presque fonctionné. Ne vous laissez pas embarquer dans leur jeu.

Jofklen : Si vous le dites…

Président d’Ovégas : En tout cas, je vous conseille de surveiller surtout un dénommé Flavien.

Prince Cuisse de lion : Écoutez… J’apprécierais qu’on ne fasse pas trop de mal à Flavien. Même si je le déteste autant que cet équipage, il demeure mon fils. C’est de leur capitaine qu’il faut se méfier, je vous le dit !

Président d’Ovégas : Je sais que c’est votre fils, mais n’oubliez pas qu’on a signé un contrat et que nous avons promis que nos opinions personnelles ne devraient pas influencer nos témoignages et nos actions. Vous n’êtes plus sur votre vaisseau et vous n’êtes pas le roi ici. Je sais que vous avez beaucoup de rancune envers le capitaine puisqu’il est une des causes principales qui vous ont empêchées d’accéder au trône…

Prince Cuisse de lion, lui coupant la parole : Non ! C’est LA cause principale !

Président d’Ovégas : En tout cas, je sais que vous lui en voulez plus qu’aux autres, mais il faut se méfier de tout le monde… et surtout Flavien. Il a de bonnes idées pour se sortir du pétrin.

Prince Cuisse de lion : Écoutez-moi bien. Je ne suis peut-être plus prince et encore moins roi, mais vous, vous n’êtes pas sur votre planète, donc vous n’êtes pas le président en chef ici.

Jofklen : Messieurs s’il vous plaît ! C’est moi qui prends les décisions ici. En attendant, écoutons le point de vue de… Désolé, je ne sais pas tu tout comment prononcer votre nom.

Un homme dans l’ombre s’avança. Quand il passa dans la lumière, son visage fut dévoilé. Il était à moitié humain, à moitié lézard. Son visage était défiguré à cause de ça.

Homme : Mon nom n’est prononçable que pour les gens de ma race. Appelez-moi capitaine Bibeau. C’est le nom sous lequel ses maudits êtres que sont cet équipage me connaissent.

Jofklen : Très bien. Alors, capitaine Bibeau, qu’avez-vous à dire sur cet équipage ?

Bibeau : Bof… rien de spécial. Je les ai rencontré une fois et je les ai pas trouvé ben ben sympathiques, c’est tout. D’ailleurs Jofklen, je ne sais même pas pourquoi tu nous as fait venir. Avec ta réputation, tu n’es pas capable de te débarrasser de sept tatas, seul ?

Jofklen : Si j’en suis capable ? Mais bien sûr ! Mais grâce à vous, je les connais un peu plus. C’est surtout Richard qui m’achalait depuis que je lui ai dit où les trouver.

Bibeau : Ça sent les problèmes personnels à plein nez !

Prince Cuisse de lion : Ce n’est rien de personnel ! Je voulais seulement aider un ami… (dans sa barbe) et me venger de certaines personnes…

Bibeau : Pardon ?

Prince Cuisse de lion : J’ai dit… et venir m’assurer qu’il n’arrivait rien de mortel à Flavien. Par contre, je vous répète, ne vous gênez pas pour le capitaine.

Jofklen : Écoutez, on ne va pas repartir ce débat-là. Vous êtes mes amis et si vous avez des problèmes personnels avec l’équipage, j’en ai aussi. J’ai décidé que je n’allais pas les attaquer directement le premier. Je veux les laisser venir à moi. Je vais consulter le chef de mon armée, peut-être penser-t-il à quelque chose qui ne nous vient pas à l’esprit.

***fin du flashback***

On retrouvait les quatre mêmes personnes dans la même salle que le flashback, mais dans le présent.

Jofklen : Vous vous rappelez de notre conversation d’il y a quelques jours ? Eh bien, au moment où je vous parle, deux des membres d’équipage sont supposés être en route pour notre planète. Mon armée est allée les kidnapper.

Prince Cuisse de lion : Et ce n’est pas mon fils ?

Jofklen : Non. Avec mon armée, nous avons décidé de n’enlever ni lui, ni leur capitaine. En kidnappant deux autres personnes, nous les feront souffrir à la place. S’ils veulent venir jusqu’à nous, ils viendront par eux-mêmes. Bon, elles vont arriver bientôt. Je vais aller voir ce que ça donne. Je reviendrai avec des nouvelles.

Il quitta la salle souterraine sans rien ajouter.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Mar 27 Nov à 20:42

Chapitre 4 : Larmes et mémoires

L’équipage était de retour dans le vaisseau. Charles était en grande réflexion assis dans son siège de capitaine, Bob dans son siège de pilote et Flavien à son poste d’opérateur radar. Valence était debout à l’arrière de la salle et pleurait encore la disparition de sa fille.

Charles, avec de l’émotion pognée dans la gorge : Bob, sortez-vous de l’orbite de… notre… planète.

Bob exécuta l’ordre.

Bob : Par où on va maintenant ?

Charles : Euh… (Il essuya une larme.) Par là.

Il pointa en diagonale à droite et Bob mit le vaisseau en route.

Charles : Bon ben… on peut juste attendre et voir… Flavien, vous me prévenez dès que quelque chose apparait sur le radar.

Charles se leva et alla retrouver Valence. Elle accota sa tête sur l’épaule sur celui qu’elle aimait et ils sortirent ensemble de la salle de commandement.

***

Quelques secondes plus tard, chambre de Charles et Valence.

Valence était assise sur son lit. Charles revenait avec un verre d’eau.

Charles : Ça fait longtemps que je suis venu ici.

Il regarda autour et trouva la force d’esquisser un sourire malgré la tristesse. Valence fit la même chose que lui, mais son sourire était un sourire de tristesse.

Charles : Je reviens. Je vais nous chercher quelque chose à manger.

Valence : C’est correct. J’ai pas faim Charles.

Charles : Valence, il faut que tu manges quelque chose. Ça fait 3 jours que tu n’as rien mangé !

Il sortit et se dirigea vers la cuisine. Il prit un restant de soupe qu’il fit chauffer et des craquelins. Il mit le tout sur un plateau et repartit. Il passa devant le dortoir. À travers la porte, on pouvait entendre Pétrolia pleurer. La première intention de Charles fut de vouloir entrer, mais changea d’idée et retourna sur ses pas pour aller à la salle de commandement. Dès qu’il entra, il fit signe à Flavien de le suivre et ils retournèrent dans les couloirs de vaisseau.

Flavien : Oui capitaine ?

Charles : Hum… Vous feriez bien d’aller voir votre blonde.

Flavien : Oui je sais. Voyez-vous capitaine… Lorsqu’elle pleure, elle me rend tellement vulnérable. Je veux être fort pour elle, mais j’en suis incapable.

Charles : Je vois ce que vous voulez dire, mais ce n’est pas une raison. Nous devons faire face à nos blondes.

Flavien fit un petit sourire en coin.

Flavien : Vous avez sans doute raison. Merci capitaine.

Ils se divisèrent au prochain tournant. Flavien se dirigea vers les dortoirs. Lorsqu’il entra, Pétrolia se tourna vers la porte. Lorsqu’elle aperçu Flavien, elle lui sauta au cou et pleura dans ses bras. Il la serra fort dans ses bras. Pétrolia releva la tête. Ses yeux pleins d’eau regardèrent Flavien.

Pétrolia : Tu crois qu’il va bien ? Tu crois qu’il est encore vivant ?

Flavien : Je suis certain qu’Aly le protégera du mieux qu’elle peut.

Il serra Pétrolia dans ses bras.

Pétrolia : On a tellement eu de la misère à l’avoir lui. Je suis pas prête à le perdre.

Flavien versa une larme et resserra son étreinte. Lui aussi se rappelait.

*** flashback ***

Flavien faisait les cents pas devant le centre de santé, jetant un regard à la porte chaque fois qu’il passait devant. Charles arriva au bout du couloir et, voyant Flavien, hocha la tête en signe de désapprobation.

Charles : Flavien, allez-vous coucher.

Flavien : Je ne suis pas capable de dormir capitaine.

Charles : D’habitude c’est moi qui ne dors pas.

Il y eut un petit silence. Charles observa son second officier.

Charles : Je suis certain qu’ils vont s’en sortir.

Flavien : Ça fait 1 jour et demi. Pourquoi c’est aussi long ? J’ai peur capitaine. Valence et Serge ne sont pas sortis de là depuis 36 heures. 36 heures !

Charles : Ça va aller…

Il mit une main sur l’épaule de Flavien pour le rassurer.

***

Quelques heures plus tard.

Flavien était assis devant la porte du centre de santé. Il était endormi. Valence sortit du centre de santé, un gros sourire dans le visage. En voyant Flavien dormir, son sourire s’agrandit encore plus. Elle se tourna vers la porte du centre de santé.

Valence : Serge, reste ici. Flavien dort. Je vais chercher Charles.

Elle partit et revint quelques minutes plus tard avec Charles et deux jumelles qui, malgré la fatigue, suivaient leurs parents. Elles baillèrent.

Aly : Hihi ! Mononcle Flavien y dort pis pas nous.

Lya : Faut tu le réveiller maman ?

Valence : Je pense pas non. Ça fait deux jours qu’il dort pas. Je lui montrerai le petit ange lorsqu’il se réveillera.

Ils entrèrent dans le centre de santé.

***

Quelques heures plus tard.

Flavien se réveilla et se tourna immédiatement vers le centre de santé. Il entendait des voix. Il se leva et entra, encore un peu endormit et chancela un peu. Flavien s’avança et une larme coula sur sa joue lorsqu’il vit le petit bébé dans les bras d’une Pétrolia endormie. Il le prit dans ses bras et lui donna un bec sur le front. Valence et Charles échangèrent un sourire en le voyant. Valence s’approcha de Flavien qui se retourna pour la voir.

Flavien : Pourquoi ça a été si long ?

Valence : On a juste eu quelques problèmes.

Flavien, inquiet : Et là, elle est correcte ?

Valence : Oui oui, elle est juste épuisée. Elle va se réveiller, t’en fais pas. J’ai du lui faire une césarienne pis ^ca s’est plus ou moins bien passé.

Flavien : Mais là…

Valence : Tout est réglé. Inquiète-toi pas.

Valence lui sourit. Flavien se tourna vers Pétrolia et l’embrassa. Il commença à parler à son nouveau petit. Charles s’approcha de Valence et regardant son second officier du coin de l’oeil.

Charles, chuchotant dans l’oreille de Valence : Ça donne presque le goût d’en avoir d’autres… mais bon, je commence à être vieux…

Valence : Niaiseux ! T’es pas vieux ! Et je dis pas non…

Charles : Non à quoi ?

Valence : Ben…

Elle le regarda dans les yeux. Après un petit moment Charles comprit et l’embrassa doucement. Ils sortirent du centre de santé, main dans la main. Flavien ne leur dit pas qu’il les avait entendu et se contenta se sourire en les regardant. Il reporta ensuite son attention sur le bébé qui dormait dans ses bras.

***fin du flashback***
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Dim 16 Déc à 18:33

Chapitre 5 : L’arrivée

Aly se réveilla. Sa tête était lourde ; elle avait l’impression qu’elle pesait 100 tonnes. Elle s’assit difficilement tourna sa tête lentement pour voir où elle était. Aucune trace d’Alex, de sa planète, de ses parents ou d’un autre membre de sa famille. Elle se trouvait dans une espèce de cachot aux murs de métal dans un vaisseau spatial qu’elle ne connaissait pas.

Aly : Youhou… ? Y a quelqu’un ?

Elle se leva et passa ses mains sur ses vêtements pour ôter la poussière. Elle aperçut une porte et s’en approcha. Elle avait, au centre en haut, un carré vide avec des barreaux pour remplir l’espace.

Aly, à travers les barreaux : Il y a quelqu’un ? Répondez-moi s’il vous plait.

Une créature hideuse apparut de l’autre côté de la porte. Aly fut surprise et recula de quelques pas à sa vue. Elle aurait sans doute pu passer pour un humain si ce n’était de ce poil que recouvrait sa peau. Elle lâcha un petit cri de surprise avant de reprendre ses esprit et de s’adresser à la créature.

Aly : Euh… bonjour mon… monsieur. Vous… vous êtes ?

La créature ne répondit pas et partit par le couloir sur lequel donnait la porte. Aly le regarda partir la bouche ouverte et poussa un soupir.

Aly : Merci ! Merci beaucoup !

Elle se laissa tomber contre le mur le plus proche.

Aly, à elle-même : Bon réfléchis… réfléchis…

La créature revint quelques minutes plus tard. Elle entra dans la pièce sans prévenir. Aly se redressa aussitôt en position de combat, comme Serge le lui avait appris.

Créature : Moi roi veut te voir.

Aly : Où est Alex ?

Créature : Qui ?

Aly : Alex ! Le petit qui était avec moi.

Créature : Ah ! Lui ? Il est avec le roi et la reine. Sa Majesté la reine voulait le garder avec elle.

Aly : Et si je vais le voir, votre roi, est-ce qu’il va être là ?

Créature : Bon ça suffit les questions là ! C’est supposé être moi qui les pose. En plus, je suis pas payé pour discuter moi. Suivez-moi mademoiselle, un point c’est tout.

La créature sortit et s’engagea dans le couloir. Aly n’eut d’autre choix que de la suivre. Ils marchèrent quelques minutes avant de s’arrêter devant une porte.

Créature : Attendez ici.

Le E.T. entra et ressortit quelques secondes plus tard en laissant la porte ouverte.

Créature : Entrez !

Aly, incertaine, entra dans la pièce. La porte se referma derrière elle. Devant la fille du capitaine Patenaude, un personnage important se dressait sur son trône. Un homme qui ne ressemblait pas du tout à la créature qui l’avait escorté jusqu’ici. Sa femme, grande et mince, cheveux blonds, presque blanc, tenait Alex dans ses bras.

Quand il reconnu Aly, il gigota pour que celle qui le tenait le laisse partir. Après avoir consulté son époux du regard, la reine déposa Alex sur le sol. Il courut vers Aly qui l’accueillit dans ses bras et lui donna un gros bec sur la joue.

Alex : Aly ! Toi être vivante !

Aly : Bien sûr que je suis vivante ! Ça prend plus que ça pour me tuer…

Alex : Papa, maman où ?

Aly : Euh… Ailleurs, seulement ailleurs…

Elle ne voulait pas faire peur à Alex en lui disant qu’elle ne savait pas où ils étaient, alors elle préférait cacher la vérité pour le moment. Aly releva la tête vers l’homme et la femme devant elle. On reconnait l’homme comme étant Jofklen.

Aly : Puis-je me permettre de vous demander qui vous êtes ?

Jofklen : Je me nomme Jofklen.

Aly : Et qu’est-ce que vous faites dans la vie Jofklen ? Vous enlevez des enfants qui vivent leur petite vie tranquille sur une planète et qui ne vous ont rien fait ?

Jofklen : En fait, j’ai été surpris de voir que vous étiez des enfants. Je m’attendais à voir des adu… des membres de l’équipage du Romano Fafard en fait. Faut croire qu’on s’est trompé.

Aly prit quelques instants pour réfléchir. Elle ne savait pas si ses intentions étaient bonnes ou mauvaises. Elle devait le découvrir avant de lui dire qu’il avait presque toucher son but ou de lui révéler qui elle était.

Aly : Et puis-je savoir, votre Majesté, pourquoi vous désiriez kidnapper ces personnes ?

Jofklen : J’avais des choses à savoir. Entre autres, quelles étaient leurs intentions envers nous.

Aly : Et vous, quelles sont vos intentions envers eux ?

Jofklen : Je ne sais pas. C’est un peu ça que je voulais savoir. Devais-je me méfier d’eux ou non… Selon mes sources, ils auraient pu présenter un danger potentiel pour moi.

Aly : Et vos sources sont… ?

Jofklen : Trois amis. Le prince Cuisse de lion, le président d’Ovégas et un certain capitaine Bibeau.

Aly n’en croyait pas ses oreilles. Elle ne put s’empêcher de faire de gros yeux d’étonnement. Elle avait la bouche ouverte.

Jofklen : Mais vous semblez avoir un intérêt dans l’affaire mademoiselle… Aly c’est bien ça ? Puis-je savoir pourquoi vous vous intéressez autant à cette affaire qui ne vous concerne pas ?

Aly savait qu’il n’y avait plus d’échappatoire, mais au moins elle savait ce qu’elle voulait savoir, alors elle décida qu’elle pouvait lui révéler la vérité.

Aly : Je m’y intéresse parce que je suis concerné directement par cette affaire.

Ce fut au tour de Jofklen et son épouse de faire de grands yeux d’étonnement.

Jofklen : Je vous prierais de me donner des explications.

Aly : Je me nomme Aly Patenaude-Leclerc. Fille du capitaine Charles Patenaude et de la psychologue Valence Leclerc, deux membres d’équipage du Romano Fafard. Surpris han ?

Jofklen : La fille ?!? Ils ne m’ont pas dit qu’il y avait des enfants à bord.

Aly : « Ils » ??

Jofklen : Mes amis, mes contacts que je vous ai nommé tantôt. Ils ont connu vos parents, si, bien sûr, ce que vous me dites est vrai.

Aly analysait la situation dans sa tête. Un petit silence s’imposa donc entre elle et le roi. Finalement, Jofklen brisa le silence.

Jofklen : Donc, mademoiselle, est-ce vrai ?

Aly : Jugez pas vous-même… mais les personnes que vous m’avez nommé tantôt servent sûrement leurs intérêts personnels en vous aidant. En tout cas, je serais étonnée du contraire.

Jofklen : Ils m’ont promis que ce n’était pas ça…

Aly : Ben là ! L’un d’entre eux veut probablement tuer mon père. On doit beaucoup d’argent au deuxième et le dernier veut sûrement se venger de nous…

Jofklen : C’est donc vrai… Vous avez si mauvaise réputation.

Aly : Ça dépend, mais je suis certaine que même si ces personnes ont dit vouloir vous aider, elles ne le font que pour leurs intérêts personnels.

Jofklen : Comment pouvez-vous en être certaine ?

Aly : Qu’est-ce qu’ils vous ont dit sur nous ?

Jofklen : Rien de très spécial… Le prince Cuisse de Lion n’arrêtait pas de répéter qu’il fallait s’attaquer à votre capitaine et le président d’Ovégas n’arrêtait pas de dire que Flavien était celui dont il faudrait se méfier. Par contre, le prince ne voulait pas qu’il arrive quoi que ce soit à son fils. Ça a d’ailleurs engendré un grand débat, mais là je m’éloigne du sujet…

Aly : Ce n’est pas étonnant qu’ils vous en aient parlé. Ils ont tous les deux des conflits personnels avec Flavien et mon père.

Jofklen : Mais ils m’ont juré que…

Aly, lui coupant la parole : C’est là que vous vous trompez c’est tout…
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Mar 18 Déc à 16:34

Chapitre 6 : Famille

C’était une journée comme une autre sur la Nouvelle-Terre. Brad sortit d’une immense bâtisse à bureaux. Une autre journée de travail se terminait. Il soupira et marcha jusqu’à l’arrêt d’autobus. Il n’eut pas à attendre très longtemps, quelques minutes plus tard, l’autobus arrivait. Il monta à l’intérieur et y resta jusqu’à ce qu’il reste uniquement cinq personnes à l’intérieur : une femme, son fils et sa fille, un vieillard et un homme d’affaire. Brad posa son regard sur la mère. Elle avait toutes les misères du monde à faire asseoir son fils, et sa fille, qui avait l’air un peu plus vieille, trouvait ça drôle.

Brad regarda par la fenêtre et demanda l’arrêt. Il sortit et regarda l’autobus partir. Il marcha et tourna à un coin de rue. Il avança et monta les marches de la troisième maison. Il sonna et attendit que quelqu’un vienne lui ouvrir. Un homme assez âgé apparut dans le cadre de la porte.

Brad : Bonjour M. Patenaude.

M. Patenaude : Brad, vous êtes en avance non ?

Brad : Oui désolé, je venais juste vous dire que je ne pourrai pas venir ce soir. C’est la fête de mon fils aujourd’hui et j’aimerais aller le voir.

M. Patenaude : Ah oui, c’est vrai ! Entrez Brad, entrez ! Ne restez pas là, vous allez attraper froid.

Brad : Merci.

Il entra et M. Patenaude referma la porte derrière lui. La maison était décorée très modestement. Les meubles étaient anciens et quelques cadres avec des photos de famille étaient accrochés un peu partout. Ils se dirigèrent vers le salon. Sur chaque étagère, il y avait une photo de Charles à tous les âges. Plusieurs médailles, plaques et autres certificats étaient affichés tout autour. M. Patenaude et Brad s’installèrent sur les divans.

M. Patenaude : Et comment va ce petit bonhomme ?

Brad : D’après sa mère, il va bien. Il a eu 95% à son dernier examen.

M. Patenaude : Il retient de son père.

Brad esquissa un sourire.

M. Patenaude : Et comment va Isabelle ?

Brad : Elle aimerait que je sois plus présent pour Marc-Olivier, mais je suis pas encore capable.

M. Patenaude : Au moins, vous les verrez ce soir.

Brad : Oui, et c’est là que j’ai besoin de vous. Mon père croit que je…

M. Patenaude : Que vous êtes venu rendre visite à votre mère chez nous… Je le sais, c’est la même chose à chaque fois. Nous allons vous couvrir sans problème.

Brad : Merci. Bon, je crois que j’ai pris assez de votre temps comme ça. Au revoir et à demain. Merci encore pour tout ce que vous avez fait.

M. Patenaude : Ça me fait plaisir. Je dirai à ma femme que vous êtes passé. Elle est partie faire l’épicerie.

Brad : Alors saluez-la de ma part. Bonne soirée M. Patenaude.

Ils échangèrent une poignée de main amicale et Brad quitta M. Patenaude, beaucoup plus heureux que lorsqu’il avait quitté son travail. Il retourna à l’arrêt d’autobus et le prit en sens inverse. Il n’y resta pas longtemps, car il en sortit, deux arrêts plus tard. Il marcha pendant un bon vingt minutes avant d’arriver à une maison coloré. Des pétunias pendaient sous les fenêtres et des ballons de fête étaient accrochés à la rampe d’escalier. Brad entra.

Brad : Marco, c’est papa !

Marc-Olivier : Papa !

On entendit des bruits de pas précipités et un petit garçon fonça sur Brad. Il avait les cheveux foncés de son père et des yeux verts brillants, qui lui venaient de sa mère. Il donna un gros câlin à Brad, manquant de l’étouffer. Lorsqu’il relâcha son étreinte un peu, il regarda son père avec fierté.

Marc-Olivier : Papa, tu sais quoi ? J’ai six ans maintenant ! Je suis grand ! Est-ce que tu vas convaincre maman de me laisser conduire l’auto ?

Brad : Oh non ! Tu es encore trop jeune.

Marc-Olivier : L’année prochaine alors ?

Brad, ne voulant pas que son fils soit triste : On verra…

Marc-Olivier : Yé !

Il donna un autre câlin à son père et faillit encore une fois l’étouffer. Une femme à l’air sérieux arriva alors par la porte et s’accota sur le mur pour regarder Brad qui accrochait son manteau dans la garde-robe. Il la remarqua seulement lorsqu’il se tourna vers elle. Marc-Olivier n’avait pas encore lâché son père.

Brad : Bonjour Isabelle.

Isabelle : Marco, je t’ai déjà dit de ne pas étouffer ton père. Va voir ta grand-mère maintenant. On soupe bientôt.

Marc-Olivier : Oui maman.

Il lâcha son père et sortit de la pièce en courant. Brad le regarda et posa son regard sur la femme.

Isabelle : Brad, tu peux pas savoir comment je me suis ennuyée !

Elle abandonna son air sérieux et se jeta au coup de Brad. Il l’enlaça et lui donna un bec dans le cou.

Brad : Toi aussi tu m’as manqué.

Ils restèrent enlacés pendant plusieurs secondes. Isabelle se dégagea de son étreinte. Brad la regarda dans les yeux, ses yeux verts émeraude qu’il aimait tant. Isabelle était la meilleure chose qui lui était arrivé.

Brad : Je t’aime mon amour…

Isabelle : Moi aussi je t’aime…

Elle prit Brad par la main et l’entraîna dans l’escalier. Ils entrèrent dans une chambre et Isabelle ferma la porte. Elle ferma ensuite les rideaux et alla s’asseoir sur le lit en face de Brad.

Isabelle : Alors ? Quelles sont les nouvelles ?

Brad : Notre situation n’a pas beaucoup changé depuis un mois. Premièrement, les parents du capitaine et Valence sont allés aux bureaux canadiens de la fédération planétaire, il y a deux semaines. Ils refusent toujours de nous donner une partie de leur budget. Ils disent que leur économie a assez souffert il y a 7 ans pour essayer de les retrouver. Ils ne veulent pas recommencer.

Isabelle : C’est compréhensible…

Brad : Deuxièmement, tu te rappelles du vaisseau spatial Charles Patenaude ?

Isabelle : Le vaisseau nommé en l’honneur de ton ancien capitaine ? Celui qui a disparu, il y a deux mois ?

Brad : Il n’a pas disparu !

Isabelle : Hein !?!

Brad : Écoute… sans dire la véritable raison, j’ai demandé à mon père de pirater la base de données de la fédération planétaire. Au début, c’était juste pour voir les photos des différents satellites et vaisseaux et essayer de se faire une trajectoire si jamais on peur aller dans l’espace. Mais on a découvert un dossier secret. Il portait le nom du vaisseau et différentes informations échangées entre celui-ci et la fédération. Les dernières dataient de v’là deux jours !

Isabelle : Mais c’est impossible ! Comment…

Brad : Je ne sais pas. Il se dirige vers une planète qui n’a pas de nom. On dirait que la fédération a quelque chose en tête, mais je n’ai aucune idée de quoi il s’agit. Et je ne veux surtout pas espérer…

Isabelle : Tu crois qu’ils y seraient peut-être ?

Brad haussa les épaules.

Isabelle : Ils auraient quand même pas repris les recherches sans vous le dire ?

Brad : Peut-être qu’ils ne veulent pas que ça se sache pour faire un grand coup. Après tout, ils ont quand même désertés alors qu’ils auraient pu être traités en roi. Pendant les 2 premières années, j’ai toujours espéré les voir réapparaître et s’ils viennent d’eux-mêmes, j’ai toujours pensé que ça aurait pas été si pire. Mais j’ai peur pour eux si la fédération les retrouve. Que vont-ils dire ? « On vous aimait pas faque on est parti. » Ça se dit pas !

Isabelle : Ce sont de grandes personnes Brad. Je suis sûre que tout va bien pour eux et que tout va bien aller, que la fédération les trouve ou pas.

Brad : Peut-être… En tout cas, c’est pas mal ça.

Isabelle : J’adore les mois ou tu dis qu’il ne sait pas passé grand chose lorsqu’il ressemble à celui-là.

Brad : Ce n’est pas grand chose, parce que c’est une hypothèse sur 10 000. Peut-être que la fédération veut seulement visiter une nouvelle planète et qu’il n’y a aucun but précis ayant rapport avec l’équipage…

Isabelle : Je sens qu’il y un « mais »…

Brad : Mais si ça n’avait pas rapport avec eux, je ne vois pas pourquoi ils auraient tenus ça secret. Et en plus, sous le couvert d’une disparition de vaisseau ? Tsé… je ne crois pas que tout le monde serait prêt à ce que l’économie passe encore une fois pour les retrouver. Ça fait 10 ans qu’ils nous ont quittés !

Isabelle : Mais vous vous aimeriez ça.

Brad : Ben mettons que ça te donne du courage quand tu as un pays complet derrière toi…

Isabelle : Mouais… Bon je sais que ça te tient à cœur, mais c’est la fête de ton fils.

Brad : Tu as raison…

Ils descendirent à l’étage et entrèrent dans la cuisine. Il y avait trois grands-parents autour de la table. Une des grands-mères avaient Marc-Olivier sur les genoux. Les deux autres parlaient avec eux. Ils se tournèrent tous lorsque Brad et Isabelle entrèrent. La grand-mère qui avait Marc-Olivier sur les genoux le déposa par terre et vint embrassa Brad sur les deux joues.

Brad : Salut maman.

Mme Spitfire : Mon petit Brad ! Comment vas-tu ? Ton père ne t’a pas trop fait travailler au bureau aujourd’hui ?

Brad : Très drôle maman… Tu sais que je fais absolument rien au bureau !

Mme Spitfire : Je sais mais j’adore te niaiser !

Isabelle : Madame Spitfire, assoyez-vous le souper sera bientôt prêt.

Et c’est comme ça que la soirée se déroula. Un petit souper en famille pour fêter la fête du petit Marc-Olivier. Brad ne se doutait pas que l’équipage était (encore !) dans la merde et qu’un complot d’anciennes connaissances voulait voir leurs têtes en haut de leur cheminée. Mais pour l’instant, il était heureux avec sa petite famille.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Sam 5 Jan à 16:23

Chapitre 7 : Leçon de vérité

Jofklen, du haut de son trône, observait Aly qui tenait toujours Alex dans ses bras. Il se demandait ce qu’elle pouvait bien dire par « C’est là que vous vous trompez c’est tout… » Ça l’inquiétait un peu. Il se demandait s’il s’était fait avoir.

Jofklen : Est-ce que ça serait trop demandé de me donner des explications ?

Aly : Est-ce que j’ai vraiment le choix ?

Jofklen : Non pas vraiment… mais venez avec moi, nous allons faire un tour dans le vaisseau. Vous m’expliquerez tout ça en marchant.

Il se leva de son trône et offrit son bras à la reine. Ils allèrent rejoindre Aly.

Jofklen : Veux-tu laisser… Alex c’est ça? … au soin de la reine ? Je te promets qu’il ne lui arrivera rien.

Après quelques secondes d’hésitation, Aly mit Alex dans les bras de la reine et sortit en compagnie du roi. Ils commencèrent à marcher dans les couloirs du vaisseau.

Aly : Alors… Que voulez-vous savoir ?

Jofklen : Ben premièrement, je ne savais pas qu’il y avait des enfants là-bas. Je veux dire qu’aucun d’eux me l’a dit.

Aly : C’est sûr qu’ils ne vous l’aient pas dit ! Ils n’étaient pas au courant.

Jofklen : Comment ça ? Vous avez dit…

Aly : Je sais ce que j’ai dit. Mais avez-vous vu notre âge ? Ça fait entre 10 et 12 ans qu’ils n’ont pas vu nos parents. Beaucoup de choses sont arrivées pendant ce temps-là, et même avant. Le Prince Cuisse de Lion connaissait très bien mes parents. Il a été témoins d’un amour très fort…. Qui a mené à sa perte évidement… pis c’est pour ça, pour cette raison qu’il veut du mal à mon père. À cause de lui, il n’a jamais pu accéder au trône de sa galaxie. Je crois qu’il ne lui a jamais vraiment pardonné.

Jofklen : Mais peut-être qu’il a oublié…

Aly : Et moi je vous dis que non ! Vous m’avez dit vous-même que le Prince avait dit que mon père était celui à surveiller.

Jofklen : À surveiller… ça ne veut peut-être pas dire la même chose. Et puis, comment expliquez-vous un certain Flavien et le gérant d’Ovégas alors ?

Aly : Simple… Flavien, notre scientifique et mon père ont joué sur sa planète Casino pour beaucoup d’argent. Le président leur a offert de gager le vaisseau pour tout rembourser, mais ils ont perdu. Alors Flavien a actionné quelque chose qu’il a appelé être le système d’autodestruction, mais qui n’était qu’en fait que le micro-ondes. Donc, c’est un peu à cause de lui si le président nous en veut. Je suppose qu’il se rappelle que c’était lui qui avait partit « l’autodestruction ».

Jofklen : Ishh… vous avez vraiment pas bonne réputation.

Aly : Oh, ça dépend. On a aussi fait de bonnes choses, mais je ne croies pas que c’est le bon moment pour en parler.

Jofklen : Non bien sûr… je peux vous poser une dernière question ?

Aly : Allez-y.

Jofklen : Pourquoi mon dernier invité, le capitaine Bibeau, ne m’a pas semblé avoir rien de personnel envers un membre d’équipage en particulier.

Aly : Il est bon acteur voilà tout.

Jofklen : Comment pouvez-vous être si sûre de tout ce que vous avancez ?

Aly : Il a voulu nous piéger. Dans cette histoire, nous ne devons pas d’argent à personne, c’est lui qui voulait envahir la Terre. Il s’est présenté sur notre vaisseau pis il nous a fait croire toutes sortes de choses. Mais son déguisement tombait en lambeau, donc on l’a empêché juste à temps, avant qu’il parte envahir la Terre. Si avec tout ce que je viens de vous dire, vous me croyez toujours pas… Il y a un problème monsieur.

Jofklen : Mouais… la seule chose c’est que j’ignore si ce que vous me dites est vrai. (Il semblait réfléchir.) Quoi que pour une histoire inventée, c’est un peu gros… (Il regarda Aly quelques secondes en silence.) C’est bon, je vous crois.

Aly : Good ! Donc, vous allez nous ramener sur notre planète et on entendra plus jamais parlé de vous ?

Jofklen : C’est ça. Mais j’aimerais parlé avec vos parents.

Aly : Ils vont sans doute accepter… Donc c’est réglé ?

Jofklen : Oui, je vais vous montrer une petite chambre où vous pourrez dormir.

Il lui montra sa chambre et laissa Aly se reposer dans son lit. Il passa voir la reine pour lui dire qu’il abandonnait tous ces projets. Elle semblait ravie. Ensuite, il retourna dans la salle de commandement de son vaisseau. En chemin, il croisa un de ses gardes qui couraient vers lui.

Garde : Maître ! Maître !

Jofklen : Calmez-vous et dites-moi ce qui ce passe.

Garde : Ils n’ont pas voulu attendre votre signal. Ils ont exigés qu’on les monte à bord. Ils vous attendent dans la salle de commandement.

Jofklen : Je m’en occupe.

Il prit la direction de la salle de commandement.

Jofklen, pour lui-même : Bon… comment je leur explique ?

Lorsqu’il entra dans la salle de commandement, l’ex-prince Richard Cuisse de Lion, le président d’Ovégas et le capitaine Bibeau l’attendait.

Richard Cuisse de Lion : Enfin ! Alors, quels membres d’équipage avez-vous kidnappés ? J’ai hâte de les torturer pour que leur minable capitaine vienne les sauver.

Il s’emporta un peu, imité par les autres, disant à haute voix leurs plans pour torturer les deux membres d’équipage.

Jofklen : Messieurs… messieurs… MESSIEURS, CALMEZ-VOUS !

Ils se turent.

Jofklen : Écoutez, je n’ai plus l’intention de faire quoi que ce soit à ces deux enfants.

Président d’Ovégas : Des enfants !? Vous avez bien dit des ENFANTS !?!

Jofklen : Oui, vous avez bien compris. Il y a une fille et un petit gars qui s’appelle Alex. Je n’ai aucune idée qui sont c’est parents, mais la fille se nomme Aly. C’est la fille du capitaine Charles Patenaude et de la psychologue Valence Leclerc.

Un silence suivit cette déclaration.

Richard Cuisse de Lion : La fille !? Mais c’est encore mieux ! Leur capitaine doit être mort de trouille ! C’est bon j’aime ça… j’aime ça beaucoup.

Jofklen : J’ai l’intention de ne rien leur faire et même que je vais les reconduire sur leur planète très bientôt.

Tous : HEIN !?

Capitaine Bibeau : Comment ça ? Pourquoi vous ne voulez plus vous venger ?

Jofklen : Me venger… moi ? Vous vous trompez de personnes messieurs. Je ne veux pas me venger d’eux, ils ne m’ont rien fait. C’est vous qui avez essayé de m’utiliser pour exécuter VOTRE vengeance. Ben voulez-vous savoir quelque chose ? Votre vengeance, organisez-la seuls ! Maintenant, HORS DE MON VAISSEAU !

Ils se défièrent du regard un peu, puis ils redescendirent sur la planète. De toute façon, ils n’avaient rien d’autre à faire. Jofklen inspira profondément pour se calmer alla retrouver Aly.

Jofklen : Nous allons vous ramener dès maintenant sur votre planète.

Aly, avec un grand sourire : Merci beaucoup ! Vous êtes un homme bien.

Jofklen : Tu peux dormir si tu veux. Je te réveillerai lorsque nous y serons. Et ne t’en fais surtout pas pour le petit. Ma femme s’en occupe.

Il sortit et retourna à la salle de commandement pour dire à ses hommes de mettre le vaisseau en route pour la planète où ils avaient capturé les deux enfants.

***

Sur la planète.

Jofklen attendait Aly et Alex à l’extérieur de leur maison. Lorsque celle-ci sortit avec les yeux tout rouges, il comprit que leurs parents n’étaient plus là.

Jofklen : T’en fais pas… je vais pas te laisser ici. Tu as pas de la famille pas trop loin d’ici ?

Aly : Ma seule famille, c’est eux… En fait, j’ai des grands-parents, mais ils habitent à 3 mois de distance d’ici…

Elle releva la tête vers Jofklen, arrêtant de parler.

Aly : Si nous laissons un mot pour nos parents, vous pourriez nous y reconduire !

Jofklen : Où ?

Aly : Sur la Nouvelle-Terre, où habitent les Terriens depuis 10 ans.

Jofklen : Pis vos parents, ils vont vous chercher !

Aly : On a juste à leur écrire un mot et à le laisser dans notre maison. Ils vont sûrement revenir ici un jour.

Jofklen : Cette idée est folle !

Aly : Peut-être, mais c’est la seule que j’ai…
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Ven 18 Avr à 10:30

Chapitre 8 : Le vaisseau Charles Patenaude de la Nouvelle-Terre

Le vaisseau de Jofklen s’était remis en route avec Aly et Alex à bord. Jofklen savait maintenant qu’il s’était fait avoir par ses supposés « amis ». Il aurait aimé que l’équipage ne soit pas partit, mais il aurait dû s’en douter… Un équipage comme celui-là serait prêt à abandonner leurs maisons pour retrouver leurs enfants. Il trouvait l’idée d’Aly folle, la Nouvelle-Terre étant à 3 mois de route, mais il avait quand même accepté de les y reconduire. Après tout, c’était un peu de sa faute.

***

15 jours plus tard.

C’était la nuit. Ils avaient rencontrés le vaisseau terrien Charles Patenaude, commandé par le capitaine Guy Jodoin,* qui avait aussitôt entré en contact avec eux. Jofklen était seul dans la salle de commandement.

Capitaine Jodoin : Ici le capitaine Guy Jodoin du vaisseau Charles Patenaude de la Fédération planétaire. Je viens de la Nouvelle-Terre. Qui êtes-vous et qu’elles sont vos intentions ?

Jofklen : De la Nouvelle-Terre !?!

Capitaine Jodoin : C’est bien ce que j’ai dit. Vous êtes sourd ou quoi ?

Jofklen : Non non… C’est là que je me rendais justement. J’ai deux terriens avec moi qui désirent s’y rendre.

Capitaine Jodoin : Deux terriens ?

Jofklen : Oui c’est ce que j’ai dit. C’est vous qui êtes sourd maintenant.

Quelques secondes de silence suivirent cette phrase. Puis la voix du capitaine Jodoin sortit à nouveau de l’intercom.

Capitaine Jodoin : Nous vous invitons, vous et ses deux Terriens, à venir souper à bord de notre vaisseau si, bien sûr, vous en avez envie.

Jofklen : Mais bien sûr j’accepte !

Capitaine Jodoin : Parfait ! Et je compte sur vous pour me présenter ceux qui vous accompagnerons.

Jofklen : Ce sera avec plaisir.

Capitaine : Alors prévenez-moi lorsque vous serez prêt. Au revoir.

La communication fut coupée et Jofklen se leva de son siège pour aller prévenir Aly.

***

Quelques minutes plus tard.

Jofklen, Aly et Alex était maintenant à son bord, devant le capitaine Guy Jodoin ainsi que son équipage. Le capitaine fixait les deux jeunes enfants, l’air perplexe.

Capitaine Jodoin : Quels sont vos noms ?

Aly : Je m’appelle Aly, et lui c’est Alex.

Capitaine Jodoin : Que faites-vous dans l’espace à 3 mois de route de la Nouvelle-Terre !? Ça n’a aucun sens !

Alex : Nous jamais vu Nouvelle-Terre.

Guy Jodoin fit de grands yeux d’incompréhension, tandis qu’Aly murmurait à Alex de se taire. Elle savait que ces parents avaient désertés et elle devait trouver un moyen pour que cet homme ne le sache pas.

Aly : Ne l’écouter pas… ce n’est qu’un enfant.

Capitaine Jodoin : Oui, et on dit toujours que la vérité sort de la bouche des enfants. Alors j’attends des explications mademoiselle.

Aly : Il n’y en a pas. Écoutez… pouvez-vous juste nous ramener sur la Nouvelle-Terre à la place de Jofklen ?

Capitaine Jodoin : Je ne sais pas… Je ne retournais pas sur Terre, j’allais… Enfin, j’allais sur une petite planète non loin d’ici. Écoutez, il faudrait que j’en parle avec mon supérieur. Mon second officier va vous conduire à notre centre de santé. Vous pourrez y dormir.

Jofklen : Mais nous avons tout ce qu’il faut sur notre vaisseau.

Capitaine Jodoin : J’insiste, j’insisite…

Jofklen ne refusa donc pas l’invitation et le second officier du vaisseau les conduisit jusqu’à leur centre de santé. Le capitaine Jodoin se tourna vers son équipage.

Capitaine Jodoin : Vous en pensez quoi vous autres ? Sylvie, tu es psychologue non… Es-tu capable de sentir quelque chose d’eux ?

La dénommée Sylvie fit quelque pas vers leur capitaine.

Sylvie : Je sais pas trop. C’est clair qu’ils ne veulent pas nous dire ce qu’ils font ici. Pour une raison que j’ignore, ils veulent nous le cacher. Mais j’aurais tendance à croire le plus petit, surtout que la fille a voulu le faire taire. D’après moi, ils n’ont véritablement jamais vu la Nouvelle-Terre.

Voix : D’où est-ce qu’il viendrait alors han !?

Un homme plus au fond s’était avancé près de Sylvie.

Sylvie : Mon cher Stéphane, il y a plusieurs vaisseaux Terriens qui ont été perdus dans l’espace sans nouvelles. Le notre, en autre, est porté disparu selon les Terriens. Nous gardons contact avec la Fédération parce qu’elle ne veut pas que le peuple sache qu’ils ont repris les recherches. Ils ne veulent pas déclencher encore les manifestations et tout le tralala… En tout cas, il y a plusieurs vaisseaux portés disparus, mais de moins en moins. Les deux derniers vaisseaux portés disparus dans l’espace sont le Youri 2 et le Romano Fafard. Je doute que leurs occupants soient tous morts.

Stéphane : Qu’êtes-vous entrain de dire ?

Sylvie : Je dis qu’il faudrait vérifier leur ADN. Tous ceux qui ont disparu sont connus de la Fédération. Je crois qu’il pourrait peut-être s’agir de leurs enfants…

Stéphane : Vous êtes folle !

Capitaine Jodoin : Attendez ! Ce n’est pas fou… au contraire, c’est très brillant. Nous devrons veiller à ce que cela se fasse. Nous allons prendre les deux enfants à bord avec nous. Ensuite, sous n’importe quel prétexte, nous aller checker ce qu’il faut pour savoir qui sont leurs parents. Finalement, nous entrerons en contact avec la Fédération pour savoir ce que nous devons faire. Ça vous va ?

Tout le monde acquiesça.

***

Le jour suivant, le Capitaine Jodoin annonça à Jofklen, Aly et Alex qu’il ramènerait les enfants avec lui sur la Nouvelle-Terre. Jofklen était très heureux pour eux, pensant qu’ils seraient mieux avec des gens de leur race. Il passa voir Aly avant de partir.

Jofklen : Aly, ça va pas ? Vous allez pouvoir aller sur la Nouvelle-Terre maintenant. C’est pas ça que tu voulais ?

Aly : Oui, mais… je crois que j’aurais mieux aimé y aller avec vous qu’avec des Terriens. (Elle baissa le ton pour être certaine que personne n’entende.) Mes parents ont déserté la Nouvelle-Terre avant l’arrivée des Terriens. Les Terriens les ont sûrement cherchés et jamais retrouvés. S’il découvre que je suis la fille du capitaine, nous sommes peut-être dans le trouble… un ben gros trouble…

Jofklen : Oh mon dieu… avoir su, je n’aurais pas accepté cette offre.

Aly : C’est pas grave. Je sais que vous vouliez bien faire. Il faut juste espérer qu’il n’y ait pas pensé, mais d’après moi c’est plutôt le contraire. Va falloir aussi trouver un moyen pour rejoindre nos grands-parents une fois là-bas… De tout façon, pourquoi s’inquiéter maintenant ? Je me casserai la tête dans 3 mois han ? Hum… est-ce que vous pourriez nous rendre service ?

Jofklen : Bien sûr… surtout que c’est moi qui vous a un peu mis dans le trouble…

Aly : Si vous voyez nos parents. Dites-leur qu’on est en vie et dites-leur où nous sommes. Je n’ai pas envie qu’il passe leur vie entière à notre recherche.

Jofklen : Je vais même faire plus que ça. Je vais chercher vos parents pour leur dire.

Aly : Merci. Merci beaucoup !

Elle donna un câlin à Jofklen. Il fut surpris, mais serra la petite dans ses bras.

Jofklen : Bon voyage… Je vais penser à vous.

Il sortit du vaisseau et alla remercier une dernière fois le capitaine Jodoin, question d’être poli. Puis, il retourna pour son propre vaisseau et se mit en route vers… enfin vers un chemin quelconque pour essayer de trouver les parents des enfants.

Dès qu’il fut parti, le capitaine Jodoin ordonna à son médecin de bord de vérifier l’ADN des enfants. Le lendemain matin, elle entra dans la salle de commandement en courant, alors que le capitaine buvait tranquillement son café.

Médecin : Capitaine !

Capitaine Jodoin : Qu’est-ce qu’il y a mon dieu ?

Médecin : Vous aller peut-être jamais me croire…

Capitaine Jodoin : Dites toujours…

Médecin : La petite fille…

Capitaine Jodoin : Oui…

Médecin : C’est la fille du capitaine Patenaude !

Le capitaine Jodoin s’étouffa avec son café et en cracha une partie par terre.

Capitaine Jodoin : Pardon !?!

Médecin : C’est pas une blague… Tout concorde parfaitement. Pis sa mère, c’est Valence Leclerc, la psychologue du vaisseau.

Capitaine : Et le petit gars, lui ?

Médecin : Ça par exemple… c’est plus compliqué. Il est à moitié extra-terrestre, je ne comprends pas trop trop d’où lui vienne ses gênes là. Il a quelques ressemblances avec Flavien Bouchard, l’opérateur radar du Romano Fafard. La seule chose que je ne comprends pas, c’est que sa mère… C’est comme si l’ordinateur ne reconnaissait pas les autres gênes, ce que je ne comprends absolument pas. Par contre, il y aurait quelques ressemblances avec Sergeï Stanislavski et sa femme, ou un mix des deux… J’en ai déduit que ça pouvait peut-être l’enfant de leur fille. Après tout, ils en ont eu une durant leur voyage. Ce que je comprends toujours pas, c’est comment deux équipages de deux vaisseau différents qui ne sont pas disparus au même moment aurait pu avoir un enfant commun.

Capitaine Jodoin : C’est vrai que c’est dur à suivre. Vous m’expliquerai ça plus tranquillement plus tard. Au moins nous connaissons l’identité de la fillette. Nous pourrons sûrement en savoir plus sur la Nouvelle-Terre. Merci beaucoup. Je vais entrer en contact avec la Fédération dès cet après-midi. S’ils veulent que nous revenions, il n’est pas question que nous perdions plus de temps dans cette partie de l’Univers.

***

Comme il l’avait dit, le capitaine Jodoin entra en contact avec la Fédération. Celle-ci lui recommanda de rentrer le plus vite possible sur la Nouvelle-Terre, de toute façon, les enfants ne parleraient jamais de leurs parents de leur plein gré. C’est donc ainsi que le vaisseau Charles Patenaude se mit en route pour la Nouvelle-Terre.


***

15 jours plus tard.

Le Romano Fafard était toujours dans l’espace à la recherche de leurs deux disparus. À bord, la tristesse avait fait place à la peur, celle d’avoir perdu ceux qu’on aimait à jamais. Tous essayaient de rester fort, mais perdre deux d’entres eux, c’était l’épreuve la plus difficile qu’ils aient traversées. Charles, Flavien et Bob étaient dans la salle de commandement lorsque Flavien aperçut un petit vaisseau sur son radar.

Flavien : Capitaine ! Il y a un vaisseau qui apparait sur mon radar !

Charles : Ami ou ennemi ?

Flavien : J’en ai aucune idée capitaine. Voulez-vous qu’on tente d’entrer en communication avec eux ?

Bob : Capitaine, ils ont peut-être des informations sur Aly et Alex.

Charles : Mouais… On va essayer…

Mais Charles n’eut même pas le temps de se préparer à appeler, qu’un voix se faisait entendre dans l’intercom de la salle de commandement.

Voix : Euh… est-ce qu’il y a quelqu’un ? Capitaine Patenaude ? Je m’appelle Jofklen. Je sais où sont vos enfants.



--------------------
Note :
* Oui j’ai fait exprès. Razz Je manquais d’imagination pis c’est la première affaire qui m’est venue à l’esprit.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Ven 18 Avr à 10:36

Chapitre 9 : Aide inattendue

Quelques heures plus tard.

Tous étaient dans la salle de commandement, formant une demi-lune autour de Jofklen, assis sur le téléfax, qui venait tout juste de terminer son récit des évènements des derniers jours. Un silence de mort régnait dans la salle de commandement. On entendait uniquement quelques bips provenant de Serge.

Serge : Il dit la vérité et il regrette pour vrai ce qu’il a fait.

Charles : Merci Verge.

Jofklen : Je suis extrêmement désolé. Je n’aurais pas du les écouter, mais c’était… en fait, je croyais qu’ils étaient mes amis.

Charles : C’est vrai qu’ils sont le genre de personnes à bien cacher leur jeu pour satisfaire leur profit personnel…

Jofklen : Écoutez, je suis prêt à vous apporter mon aide pour les retrouver.

Charles : Je sais pas trop… *aux autres* Vous en pensez quoi ?

Pétrolia : Il ne faut pas refuser l’aide capitaine. Sinon, on n’avancera jamais dans nos recherches. On ne sait strictement rien ! On ne sait même pas où ils sont partis !

Jofklen : Ils sont partis vers la Nouvelle-Terre. Vous devez y aller.

Tous : QUE-OI !?!!

Valence : La Nouvelle-Terre… dans le sens de la nouvelle terre d’accueil des Terriens ?

Jofklen : Oui… Il y a un problème ?

Charles : Ce que vous ne savez pas, monsieur, c’est que nous avons déserté la Nouvelle-Terre il y a 10 ans. On ne peut pas y retourner de même ! Qu’est-ce qu’on va leur dire ? On vous aimait pas faque on est partit… On peut pas faire ça.

Flavien : On trouvera bien quelque chose ! On peut pas laisser ça nous empêcher d’y aller. On peut pas laisser Alex et Aly avec ces Terriens. On peut peut-être les rattraper !

Jofklen : Bonne chance… Ils ont 15 jours d’avance sur vous et ils ont deux pilotes à bord. Un fait le jour, l’autre fait la nuit. Ils sont ainsi toujours en mouvement. C’est pour ça que je vous propose mon aide. Je pourrais vous servir de 2e pilote, mais même si je vous aide, vous n’allez pas les rattraper. Vous allez arriver sur la Nouvelle-Terre dans 3 mois, mais 15 jours après leur arrivée.

Charles se frotta le nez. Il savait qu’il n’y avait rien à hésiter, ils devaient y aller, ils n’avaient pas le choix, mais il avait peur de ce qu’il trouverait. Il regarda ses anciens membres d’équipage. On aurait dit qu’ils avaient fait la même réflexion que lui, mais lorsqu’il croisa leur regard, il n’eut plus aucun doute : ils devaient y aller.

***

Quelques jours plus tard.

Brad débarqua de l’autobus en courant et termina sa course devant la maison des Patenaude. Ce fut Mme Patenaude qui lui ouvrit.

Mme Patenaude : Bonjour Brad. Qu’est-ce que vous…

Brad, d’un ton directif : Votre ordinateur, maintenant !

Mme Patenaude : Mais qu’est-ce qu’il y a ? Vous semblez bien pressé…

Brad : Votre ordinateur, c’est tout ce que je veux.

Mme Patenaude : Euh… Oui oui, bien sûr.

Elle le fit entrer et l’amena dans une pièce au 2e étage. Il y avait un petit ordinateur sur un bureau. Brad se dépêcha d’aller d’ouvrir. Pendant que l’ordinateur démarrait, il se tourna vers Mme Patenaude.

Brad : Avant de partir du bureau, j’ai vérifié quelques dossiers appartenant à la Fédération, sans que mon père ne me voie.

L’ordinateur avait fini de charger. Brad entreprit d’ouvrir différents dossiers, de rentrer des mots de passe pour finalement ouvrir une fenêtre. Il vérifia quelque chose et se tourna à nouveau vers Mme Patenaude.

Brad : Le vaisseau Charles Patenaude est en route. Il revient ici avec…

Mme Patenaude, le coupant : Et… ? Ça nous dit juste qu’on s’est totalement trompé sur le but de sa mission. À moins que nos enfants soient à son bord.

Brad : Pas nécessairement. J’ai la preuve que j’avais raison même si vos enfants n’y sont pas. (Il jeta un coup d’œil vers l’écran.) Ils disent qu’ils ont la fi…

Il s’arrêta de parler, réalisant ce qu’il allait dire. Les parents n’étaient pas au courant de tout ce qui s’était passé sur le Romano Fafard. Brad avait gardé certains détails pour lui. Il se retourna, s’assura de quitter toutes les fenêtres ouvertes sur l’ordi et se leva de la chaise.

Brad : Désolé de vous avoir dérangé… Je vais y aller moi, j’ai des choses à régler.

Mme Patenaude : Mais Brad, qu’est-ce que vous alliez dire ?

Brad : Sans importance… Je me suis sans doute trompé. Au revoir madame.

En sortant, il manqua de foncer dans une autre femme.

Brad : Excusez-moi madame Leclerc.

Mme Leclerc : Vous êtes sûr que vous allez bien Brad ?

Brad : Moi ça ? Oui oui…

Mme Leclerc : Vous en êtes certain ? Ça coûte rien une petite thérapie rapide pour vous, vous le savez…

Brad : Non non, vraiment. Ça va très bien.

Il se dépêcha de sortir de la maison et rattrapa l’autobus. Deux arrêts plus tard, il hésita, mais il sortit juste à temps et courut jusqu’à la maison d’Isabelle. Il entra.

Brad : Isa, viens ici !

On entendit des pas monter l’escalier qui menait au sous-sol. Isabelle apparut un restant de gâteau à la main.

Isabelle : Brad ? Qu’est-ce que tu fais ici ?

Elle alla le voir, un sourcil levé, alors qu’ils enlevaient son manteau et ses souliers.

Brad : Quoi ? T’es pas contente de me voir ?

Isabelle : C’est pas ça… C’est que je m’attendais pas vraiment à te voir.

Brad : Ouin, ben faut que je le dise à quelqu’un et tu es la seule qui sait que mon ancien capitaine avait une blonde à bord du vaisseau.

Isabelle : Quoi !?!! Tu l’as toujours pas dit à leurs parents !? *sur un ton de reproche* Brad !

Brad : Comment tu voulais que je leur dise ça !?

Isabelle : De la même manière que tu me l’as dit à moi…

Brad : Et risquer de leur faire faire une crise cardiaque ?? Non merci… Tsé, madame Leclerc est peut-être psy, elle est TRÈS protective dès que tu touches à sa fille…

Isabelle : En tout cas, où est-ce que tu voulais en venir avec ça ?

Brad : Le vaisseau Charles Patenaude est en route vers la Nouvelle-Terre. À bord, il y a la …

Il baissa le ton comme s’il s’apprêtait à faire une confidence très importante.

Brad : La fille du capitaine…

Isabelle : Celui dont tu m’as tant parlé ? … Avec sa blonde ? Ils ont eu une fille ?

Brad : Ça m’étonne pas… Ils s’aimaient tellement.

Isabelle : Comme nous deux ?

Brad : Même peut-être plus…

Isabelle : Ben là Brad !

Brad : Oh désolé…

Isabelle : C’est beau. Je crois comprendre ce que tu veux dire. Ils seront ici dans combien de temps ?

Brad : 2 mois et demi…

***

Pendant tout ce temps, quelque part dans l’Univers, trois vaisseaux se rassemblaient. Par contre, tous leurs dirigeants étaient rassemblés dans le même, le plus gros, celui de l’ex-prince. Il s’agissait de Richard Cuisse de Lion, du président d’Ovégas et du capitaine Bibeau. Ils étaient en pleine grosse conversation existentielle. En fait, le président et l’ex-prince étaient encore entrain de se chicaner.

Richard : Parce que vous ne comptez plus vous venger monsieur le président ??

Président d’Ovégas : Je perds du temps, et du temps c’est de l’argent, en restant ici !!

Richard : Alors partez ! Vous êtes lâches !

Président d’Ovégas, insulté : Heille, je suis pas lâche !! Sauf que plus je reste ici, plus je perds d’argent… Un moment donné, ça ne servira à rien de leur courir après parce que je vais en avoir perdu plus !!

Capitaine Bibeau, leur coupant la parole : Vos yeules !!!

Les deux autres, qui allaient encore élever le ton l’un contre l’autre, se turent immédiatement. Le capitaine Bibeau se leva de son siège et alla se placer entre les deux; question de s’assurer qu’il ne reprendrait pas leur débat.

Capitaine Bibeau : Pourquoi on a cette discussion au juste ?? Plus rien ne nous retient ici ! Jofklen nous a laissé tomber ! Il a préféré croire cette fillette.

Richard : Ben, entre toi et moi, c’est nous qui mentait. La fillette disait la vérité.

Capitaine Bibeau : Et pourquoi l’a-t-il découvert ça ? Parce que nous n’avons pas été assez prudents ! Nous sommes chacun seul et de notre côté maintenant. J’ai bien l’intention de trouver un moyen de me venger… D’ailleurs, j’ai une bonne idée de ce que je vais faire. Et je sais que vous allez être dans mon chemin, aussi encombrant que vous êtes ! Alors, comme je n’ai aucun compte à vous rendre, je vous dis au revoir.

Richard : Vous partez !?!

Capitaine Bibeau, un peu baveux : Exactement ! Je ne suis même pas ravi d’avoir fait votre connaissance et, honnêtement, j’espère ne jamais vous revoir !

Président d’Ovégas : Et j’ai bien envi de faire pareil… De toute façon, nous sommes supposés d’avoir une grosse entrée d’argent dans le courant de la semaine prochaine. Mais si je ne suis pas sur ma planète à ce moment, l’argent n’entrera pas… Alors, au revoir monsieur Cuisse de Lion.

Capitaine Bibeau : Bonne chance pour vous venger seul… Vous en aurez sans doute besoin vu votre manque d’équipements… et de cervelle.

Il se dirigea vers une porte à l’arrière de la salle de commandement. Elle menait à sa navette. Elle s’ouvrit à son passage, se refermant derrière lui. Quelques minutes plus tard, on put entendre le son de la navette qui quittait le vaisseau. Le Président d’Ovégas appuya immédiatement après sur un bouton de sa montre et disparu. Il était à présent sur son vaisseau et donnait les ordres pour quitter.

Richard Cuisse de Lion marmonna quelques paroles incompréhensibles entre ses dents. Oui, il se vengerait. Il n’avait pas besoin de l’aide de personne pour le faire ! Depuis quand, lui, le fils de l’ancien roi de sa galaxie, avait besoin de l’aide de quelqu’un d’ailleurs ? Son regard se perdit dans l’immensité de l’Univers qu’il pouvait apercevoir à travers les hublots.

Richard : Je vous retrouverai un jour capitaine Patenaude. Et ce jour-là, j’ai bien l’intention de me venger.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Ven 18 Avr à 10:37

Chapitre 10 : Les bureaux de la Fédération

2 mois et demi plus tard.

Alors que le Romano Fafard était toujours en route et se rapprochaient à chaque jour un peu plus de la Nouvelle-Terre, le vaisseau spatial Charles Patenaude était déjà arrivé et le capitaine était en ce moment même en réunion avec les gens importants de la Fédération.

Dans la pièce se trouvait tous les hauts dirigeants de la Fédération ainsi que quelque uns de leurs associés, dont Jerry Spitfire faisait parti. Le capitaine Jodoin et son équipage étaient assis à l’avant. Le Président, debout devant tout le monde, au centre, s’adressa à eux.

Président : Alors, capitaine Jodoin, où sont ces deux enfants dont vous nous avez tant parlé depuis deux mois et demi ?

Capitaine Jodoin : Ils sont dans une autre pièce avec deux de mes membres d’équipage. Je ne voulais pas qu’ils entendent notre conversation.

Président : C’est parfait. Sinon, avez-vous réussi à tirer autre chose sur qui ils sont ?

Capitaine Jodoin : Non. Ils n’ont pas parlé en 2 mois.

Jerry : Mais s’ils ne parlent pas, n’est-ce pas la preuve qu’ils savent quelque chose, mais qu’ils refusent de nous le dire ?

Homme : Voyons Jerry ! Peut-être qu’ils ne savent effectivement rien. Le p’tit a deux ans. Ça ne parle pas beaucoup à cet âge.

Jerry : Mais la fille a huit ans ! À 8 ans, tu parles ! Même beaucoup !

Président : Écoutez messieur, je vais aller leur parler moi. Je suis le Président de la Fédération après tout. Ils n’auront pas le choix de me dire la vérité.

Capitaine Jodoin : Honnêtement, je ne crois pas que ça fasse une différence pour eux, que vous soyez le Président ou non. Ils ne vous parleront pas plus à vous qu’à nous.

Président : Mais je suis le Président !

Capitaine : Ça ne change stricte…

Jerry, le coupant : Attendez !

Président, un peu impatient : Quoi ?

Jerry : Êtes-vous certains que la fillette est réellement la fille de Charles Patenaude ?

Capitaine Jodoin : C’est ce que l’ADN disait… Pourquoi ?

Jerry : Parce que je connais peut-être quelqu’un à qui elle parlera…

Président : Arrêtez de tourner autour du pot ! Qui est-ce ?

Jerry : Mon fils.

Président : Votre fils ?? Expliquez-moi sur quoi vous basez cette affirmation. Je ne suis pas !

Jerry : Son père est Charles Patenaude. Il lui a sûrement raconté tout ce qu’il a vécu pendant les 4 années de la mission. Le nom de Brad a du sortir quelque part.

Président : Mais…

Jerry, le coupant : Vous savez très bien que nous n’avons aucune chance de la faire parler. Par contre, mon fils a une fraction de chance de plus que nous. Qu’est-ce que ça nous coûte d’essayer ?

Président : Espèce d’entêté ! Votre fils ira après moi dans ce cas.

Jerry : Vous allez leur faire peur avec votre face de bœuf…

Président : Et votre fils à vous est mieux parce que… ?

Jerry : Parce qu’il est un Spitfire !

Homme : Ça fera, messieurs ! Je vous rappelle que nous avons un cas important à régler ici.

À ce moment, Brad entra par la grande porte de la salle, une tasse de café à la main.

Brad : Désolé de vous interrompre, mais c’est l’heure du café de mon père. Il devient très irritable lorsqu’il ne l’a pas.

Homme : On a cru remarqué…

Jerry, ne faisant pas attention à sa remarque : Pose-le sur la table et assis-toi. Il faut qu’on te parle.

Brad alla donner le café à son père et son regard croisa celui du capitaine Jodoin. Il fit de son mieux pour avoir l’air étonné et surpris. Après tout, il n’était pas censé savoir que le vaisseau Charles Patenaude n’avait pas disparu. Il détourna finalement son regard du capitaine et alla s’asseoir à une chaise libre en face de lui autour de la table.

Président : C’est avec regret que je me dois d’accepter le plan de votre père M. Spitfire. Alors voici ce qu’il en est. Je crois que vous avez remarqué que le commandent Jodoin, capitaine du vaisseau Charles Patenaude était avec nous. Et bien, c’est parce que ce vaisseau n’a jamais disparu. Je vous passe les détails, mais en gros, il est revenu avec, à son bord, la fille du capitaine Patenaude ainsi qu’un petit garçon dont nous ne connaissons pas encore la véritable identité.

Brad : QUE-OI !?! Mais ils sont morts sous mes yeux !

Président : C’est ce que vous avez toujours dit… Mais j’ai toujours douté de cette hypothèse. Je n’ai juste jamais eu de raison valable pour vous interroger à nouveau. Mais soyez sûr que si nous trouvons un moyen de prouver que vous nous avez menti, vous allez chèrement le payer.

Brad avala sa salive et fit oui de la tête, essayant de ne pas avoir l’air trop stressé.

Président : Alors, nous voulons que vous rendiez visite à ses enfants. Votre père pense qu’ils vous parleront à vous.

Brad : Pourquoi à moi ?

Jerry : Pense-y Brad. Si ton ancien capitaine est le père de la fillette, il lui a sûrement raconté vos aventures. Et ton nom s’est sûrement retrouvé dans l’histoire.

Brad : Peut-être…

Président : En tout cas, allez-y avant que je change d’avis ! Ils sont dans la salle 934-B. Vous avez 15 minutes, puis vous revenez.

Brad accepta et sortit immédiatement de la salle, suivit par un autre homme. Ils se rendirent à la salle 934-B et entrèrent. Les deux membres de l’équipage du capitaine Jodoin surveillaient les deux enfants qui jouaient avec quelques jeux qu’on leur avait donnés. L’homme s’avança devant Brad pour s’adresser à eux.

Homme : Vous avez 15 minutes de pause. Vous revenez par la suite.

Les deux membres d’équipage acquiescèrent et sortirent sans rien ajouter. L’homme fit signe à Brad et sortit à son tour, pour retourner à la salle où avait lieu la réunion. Brad fit le tour de la pièce du regard avant de regarder les enfants. Aly et lui s’observèrent un moment et Brad se pitcha littéralement à côté d’elle.

Brad : Est-ce que ton père est réellement Charles Patenaude ?

Aly ne répondit pas, se contentant d’observer ce nouvel inconnu qui lui posait la même question que tous les autres.

Brad : Répond-moi ! Est-ce que tes parents sont Charles Patenaude et Valence Leclerc.

Aly, bête : Pourquoi je vous le dirais han ?

Brad : Je veux seulement vous aider !

Aly : Alors partez ! On va s’arranger.

Brad : Mais je veux juste…

Aly : Vous êtes sourd ou quoi ?! Je vous ai dit de partir ! Ça fait 3 mois que des michantes personnes nous posent la même question !

Aly fixa Brad dans les yeux, mais elle fut déstabilisée après quelques secondes car Brad lui souriait.

Aly : Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi vous souriez ?

Brad : Tu as dit « michantes ».

Aly, levant un sourcil : Et ?

Brad : Il faut dire « méchant ».

Aly : Qu’est-ce que ça peut vous faire ? J’ai le droit de prononcer ce mot-là comme je veux !

Brad : Dans ma vie, j’ai seulement connue une seule autre personne qui disait le mot méchant « michant. » Ta mère le disait comme ça.

Aly resta muette. Elle ne comprenait pas qui était cet homme pour savoir tout ça. Sa famille lui avait souvent dit qu’elle disait ce mot-là comme sa mère et ça la faisait toujours sourire. Mais maintenant, elle ne savait plus trop quoi penser.

Brad : Je sais que tu ne comprends pas, mais je vais vous sortir d’ici et vous expliquer plus tard.

Aly pensa soudainement qu’elle pouvait lui faire confiance. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait l’impression qu’il disait la vérité. La voix d’Alex la fit revenir à la réalité.

Alex : Aly… Histoire papa… Lui…

Il pointa Brad de son petit doigt. Brad n’avait pas trop comprit ce qu’il voulait dire, mais Aly fit de grands yeux de surprise.

Aly : T’es sûr de ce que tu dis ?

Alex, fier : Oui ! Lui dans histoire papa !

Aly se tourna vers Brad et le dévisagea quelques secondes.

Aly : … Brad ?

Ce fut autour de Brad d’être surpris. Il regarda Alex, puis Aly. Il fit oui de la tête. Le visage d’Aly s’illumina.

Aly : Je t’adore Alex !

Elle embrassa son cousin sur la joue et sauta au cou de Brad.

Aly : Maman avait raison. Vous êtes gentil.

Brad resta figé sur place, ne s’attendant pas à ça. Mais après quelques secondes, il serra la fillette dans ses bras.

Brad : Je peux savoir ton nom ?

Aly : Je m’appelle Aly…

Elle lâcha Brad et le regarda avec un grand sourire d’espoir.

Brad : Et puis-je savoir Aly pourquoi tu as décidé de me faire confiance ?

Aly : Parce que ma mère m’a toujours dit que vous étiez gentil, même si mon père disait le contraire.

Brad : Ouin… Valence était la personne qui m’écoutait le plus dans le vaisseau.

Le sourire d’Aly doubla en entendant le nom de sa mère.

Aly : Alors vous allez nous aider ?

Brad : Oui, mais vous allez devoir rester ici encore un peu. Je vais vous faire sortir le plus vite possible.

Aly accepta et Brad sortit de la salle 934-B. Il retourna dans la salle où avait lieux la réunion. Toutes les têtes se tournèrent vers lui.

Brad : Rien sur leurs parents… mais ils m’ont reconnu et ils m’ont dit leurs nom. Elle s’appelle Aly et lui, Alex. Je crois que si j’avais plus de temps par contre, je pourrais leur faire dire autre chose.

Président, étonné : Bravo M. Spitfire. Hum… suite à ça, je suppose que je dois vous donner plus de temps.

Brad : J’aimerais aussi les amener à l’extérieur pour qu’ils voient la lumière du jour un peu.

Président : Non ! Pas ça par exemple !

Brad : Mais ça ne leur ferait que du bien et ils verraient peut-être en moi quelqu’un en qui ils pouvaient avoir confiance.

Président : Mais vous êtes malade !

Brad : Monsieur le Président, ils ont été enfermés dans un vaisseau spatial pendant 3 mois. Ce n’est pas une vie pour des enfants !

Président : Bon… d’accord… S’il le faut…

Brad : Merci beaucoup.

Il sortit avant qu’un autre argument ne soit prononcé. Il ouvrit la porte de la salle 934-B.

Brad : Venez vite avec moi. Je vous amène faire un tour dehors.

Aly fut surprise, mais prit rapidement Alex dans ses bras et suivit Brad à l’extérieur. Elle plissa les yeux lorsqu’elle passa la grande porte des bureaux de la Fédération.

Brad : Aly, ne t’éloignes pas de moi.

Aly fit oui de la tête et Brad se fit un chemin à travers la foule. Ils marchèrent 3 coin de rue plus loin et arrivèrent à un petit parc ou quelques enfants jouaient. Brad se tourna vers Aly.

Brad : Qu’est-ce que tu sais de la Terre ?

Aly : Presque rien… Mes parents m’ont raconté un peu comment c’était, mais je n’ai jamais vu quelque chose qui y ressemblait, de près ou de loin.

Brad : Alors je suppose que tu ignores comment prendre l’autobus ?

Aly : L’auto-quoi ?

Brad : C’est beau… Suis-moi alors.

Il l’emmena un autre coin de rue plus loin où une foule de taxi attendaient. Brad ouvrit la porte arrière de l’un deux.

Brad : Monte ici.

Aly s’installa confortablement sur la banquette arrière, Alex sur les genoux. Brad attacha une ceinture autour d’eux.

Chauffeur, bête : Non, ça ne fonctionne pas ! Si la police passe, je suis dans le trouble !

Brad sortit un paquet de billet. Un sourire apparut sur son visage.

Chauffeur : Où voulez-vous aller monsieur ?

Brad : Moi je ne vais nulle part, eux par contre, oui. 426 Orchidées.

Brad tendit l’argent au chauffeur et se tourna une dernière fois vers les enfants.

Brad : Lorsque le taxi va s’arrêter, vous descendez et vous allez cogner à la maison qui a le numéro 426 ok ?

Aly : Mais qu’est-ce qu’on va faire une fois rendu là ?

Brad : Dites que c’est moi qui vous envoie. Elle devrait vous faire entrer. Je vais vous rejoindre plus tard.

Aly : Euh… ok.

Brad : Bonne chance.

Brad ferma la porte et fit signe au chauffeur qu’il pouvait y aller. Il regarda la voiture s’éloigner en priant intérieurement pour que son ancien capitaine arrive bientôt.

Brad : Bon… maintenant comment j’explique qu’ils se sont… « enfuis » ?

Il reprit la route du bureau en pensant à ce qu’il allait dire.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Ven 18 Avr à 10:37

Chapitre 11 : Combats

Le Romano Fafard filait à toute allure dans l’espace. C’était la nuit et c’était Jofklen qui servait de pilote. Tout le monde était couché sauf l’ancien capitaine. Il était dans la salle de commandement, assis sur son siège avec un café. Il avait repris sa mauvaise habitude de ne pas dormir.

Charles : On vous remerciera jamais assez vous savez. On va arriver dans une quinzaine de jours et on va enfin pouvoir trouver nos enfants.

Jofklen : Ce n’est rien capitaine. C’est un peu de ma faute de toute façon.

Charles : Mais non… C’est de la faute de nos anciens ennemis, qui sont vos anciens amis, mais qui vous cachaient qu’en fait, ils vous utilisaient pour leur vengeance et qui nous voulaient toujours du mal.

Jofklen : C’est moi ou votre phrase est pas claire ?

Charles : Ouin… Vous avez sûrement raison.

À ce moment, une immense secousse retentit. Charles se leva de son siège et la voix de Flavien à l’intercom la suivit.

Flavien, par l’intercom : C’était quoi ça !?!

Charles : J’en sais rien ! Mais je veux tout le monde à la salle de commandement dans 30 secondes !

Quelques secondes plus tard, Flavien entrait en courant, suivit de près par Bob et Pétrolia. Flavien alla directement au radar et Bob se dirigea vers le poste de pilotage. Jofklen se leva et le laissa s’asseoir.

Pétrolia : Valence et Serge s’en viennent.

Charles : Elle va bien !?

Pétrolia : Ben oui ! Elle a juste besoin d’un peu d’aide pour marcher quand il y a des secousses grosses de même. Elle est quand même enceinte de 8 mois tsé… C’est lourd un ventre à cette grosseur là ! Pis les secousses, on peut pas les prévoir. Serge fait juste s’assurer qu’elle tombe pas.

Flavien : Capitaine !! Il y a un vaisseau sur mon radar !

Charles : Merde !

Il retourna s’asseoir à son siège. Flavien consulta son radar une autre fois.

Flavien : Il se rapproche de nous capitaine !

Voix, par l’intercom : Arrêtez vos moteurs capitaine Patenaude. Je vous tiens.

Charles : Qui êtes-vous ??

Flavien : … c’est mon père…

Richard : Bravo Flavien ! Tu dois tenir ton intelligence de moi…

Flavien : La seule chose que je tiens de toi, c’est mon côté extra-terrestre…

Charles : Qu’est-ce que vous nous voulez !?!

Richard : Me venger… Voyez-vous capitaine… Vous m’avez privé de la royauté qui était à moi par héritage. À cause de vous et de votre stupide blonde je n’ai jamais pu accéder au trône.

Valence : Heille ! Je suis pas stupide !

Charles tourna sa tête vers elle. Valence venait tout juste d’entrer dans la salle de commandement. Serge la tenait par le bras pour la soutenir. Son ventre avait beaucoup grossi depuis la dernière fois. Serge s’assura qu’elle allait s’asseoir et qu’elle ne pourrait pas tomber. Le capitaine lui avait demandé de veiller sur elle à chaque minute de chaque jour. Et Serge suivait ses ordres, à la lettre.

Richard : Si ce n’est pas la merveilleuse voix de Mme Patenaude…

Valence : Vous saurez que je suis pas mariée et que j’ai encore mon nom de fille !

Richard : Oh, pardonnez-moi alors Mme Leclerc…

Charles : Bon, mais qu’est-ce que vous allez nous faire ?

Richard : Je vais vous faire payer ! J’aurais du devenir Roi ! … mais je suis seulement conseille… Ce n’est pas digne de ma lignée !

Pendant qu’il continuait de déblatérer sur divers sujets pour lesquels il avait souffert, Charles fit signe à Serge d’aller au poste de défense. Celui-ci s’assura que Valence ne risquait rien une dernière fois et se précipita en haut de l’échelle.

Serge, par l’intercom : Je suis en position capitaine.

Charles : Merci Verge. *à l’attention de Richard qui continuait toujours de parler dans le vide* Monsieur *insistant sur le mot* l’EX-prince ?

Richard : Quoi encore ?? On ne peut même pas se plaindre sans se faire interrompre avec vous ?

Charles : C’est seulement pour vous signaler que nos canons sont braqués sur vous. Alors soit vous nous laissez passer, soit on vous tire dessus. Vous avez le choix.

Richard : Vous êtes rendu violent capitaine ?

Charles : Non, je ne serai jamais comme vous. Mais à cause de votre brillante idée, une de mes fille ainsi que le fils de Flavien sont seuls sur la Nouvelle-Terre. Ça fait 2 mois et demi ! Comment auriez-vous réagi à être séparé de vos parents à cet âge ?

Richard : Pour vrai ? Ils ne sont pas encore avec vous ?? Quel dommage…

Valence : Heille là là ! Qu’est-ce que vous voulez han !?! Moi, je veux juste ma fille !!

Richard : Mon dieu… elle est pressée la madame…

Valence : La « madame », comme vous le dites, a les hormones d’une femme enceinte de 8 mois. Faque, jouez pas avec mes nerfs !

Richard : Oh, parce qu’elle est enceinte en plus ?

Valence : Ben à moins que mon gros ventre soit du à un très gros gain de poids, je crois qu’on appelle ça être enceinte.

Charles : Valence, calme-toi… *à Richard* Bon, allez-vous vous tassez du chemin ou on va devoir vous tirer dessus ?

Richard : Si je me tasse pas, est-ce que je peux prendre l’option de ne pas me faire tirer dessus ?

Charles : Hum… non !

Richard : Alors, je suppose que le meilleur gagne…

La communication fut coupée. Charles se tourna vers son équipage. Le capitaine en lui avait prit le dessus. Tout l’équipage présent se mit au garde à vous, comme dans le bon vieux temps.

Charles : Flavien, guidez Serge. S’il ouvre le feu, dites lui de tirer. Sinon, ne faites rien. Bob, à votre poste, essayez de nous sortir de là le plus rapidement possible. Pétrolia, veillez sur Valence.

Valence : Je suis correcte Charles !

Mais il s’était déjà retourné et faisait face à l’espace. Tout le monde alla à son poste. Pétrolia chuchota un mot dans l’oreille de Valence.

Pétrolia : Il s’inquiète c’est tout.

Valence : J’aimerais qu’il change de disque. Je suis correcte moi ! On a déjà vu pire ! Par conte, les enfants par contre sont seuls dans la salle de briefing !

Pétrolia : Bon, j’y vais.

Elle sortit en courant de la salle de commandement. Charles se retourna vers elle en attendant la porte s’ouvrir. Il lança un regard désapprobateur à Valence.

Valence : Désolé… les enfants d’abord !

Il marmonna quelque chose comme quoi c’était correct, qu’il était d’accord. Le vaisseau filait déjà à toute vitesse lorsqu’ils ressentirent une première secousse.

Flavien : Serge, 25, 95, 011.

Serge tira, mais son tir manqua sa cible. Par l’intercom, la voix du père de Flavien se fit entendre.

Richard : Vous ne gagnerez pas comme ça capitaine Patenaude.

Flavien : 36, 009, 71.

Richard : Quelle langue vous parlez ?

Charles : C’est un code que j’ai mit au point avec eux. Chaque chiffre veut dire quelque chose. Il suffit uniquement de savoir c’est quoi.

Serge tira à nouveau. Cette fois, il toucha sa cible, mais le vaisseau de Richard Cuisse de Lion tenait encore le coup.

Richard : Ça prendra plus que ça pour se débarrasser de moi. Je vais vous apprendre comment tirer moi.

Flavien : Serge, maintenant !

Serge tira à nouveau, en même temps que Richard tirait sur eux de son propre vaisseau. Il y eut une explosion, puis… le silence…
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Ven 18 Avr à 10:38

Chapitre 12 : Acharnement journalistique

Le rayon laser provenant du Romano Fafard atteignit sa cible. Le vaisseau de l’Ex-Prince explosa en mille et un morceaux. Par contre, le tir de Richard atteignit également le Romano Fafard. Il frôla la carlingue de très proche, peut-être même un peu trop, au niveau du poste de défense. Tout le vaisseau fut secoué suite au coup.

Flavien : NON ! Capitaine, la carlingue est fissurée sur 0,001 nanomètre ! Bob arrête les moteurs ! Il faut fermer et sceller la trappe ! Si le trou s’agrandit, on est fichu !

Charles, dans sa montre : Serge descendez !

Mais il n’y eu aucune réponse. Bizarre… d’habitude Serge répondait toujours.

Charles : Pourquoi il ne répond pas ?

Valence : L’explosion dans le poste de défense a dû le…

Elle mima avec ses mains une explosion. Charles comprit immédiatement. Il regarda Flavien qui avait l’air tout aussi attristé.


Flavien : Capitaine, il faut fermer la trappe maintenant. La fissure s’agrandit lentement. 0,005 nanomètre. À cette vitesse-là, on toffera pas longtemps.

Charles : Bon ok. Mais je vais juste voir ce qui arrive avec lui d’abord.

Il monta à l’échelle et disparut dans le poste de défense. Autour de lui, il y avait de la fumée, remplie de poussière, suite à l’impact. Charles Patenaude toussa un peu. Il chercha Serge du regard. Il vit un bras du robot un peu plus loin et le reste à quelques centimètres plus loin. Charles se dépêcha d’aller les chercher et redescendit avec Serge. Il déposa le robot sur le sol du poste de défense. Quelques unes de ses pièces étaient fondues, les autres étaient pour la plupart noire à cause du feu.

Flavien : Il faut fermer la trappe. Sinon, on pourra pas avancer plus vite qu’Oméga 1 et ça va nous prendre encore 1 mois et demi se rendre sur Terre.

Le capitaine hocha la tête positivement comme quoi il comprenait. Il sortit chercher le matériel nécessaire et passa, en même temps, avertir Pétrolia de la situation.

***

Quelques jours plus tard, sur la Nouvelle-Terre…

Brad : Ils m’énervent ! Qui est-ce qui les a envoyés ??

Il ferma le rideau de la fenêtre du salon. Il faisait noir dans la maison à présent. On pouvait voir quelques flashs de lumière provenant de l’extérieur grâce à une petite fente autour du rideau. Brad s’assura quand même que personne ne pouvait voir à l’intérieur. Isabelle entra dans la pièce à ce moment-là.

Isabelle : Le petit dort, la fille joue dans sa chambre et j’ai tout fermé en haut.

Brad : Comment ils savent qu’ils sont ici ? J’ai fait super attention quand je me déplaçais. Je suis seulement venu 3 fois depuis qu’ils sont là !

Isabelle : Il faut croire que quelqu’un les a mit sur la piste. Tu as pas eu l’impression d’être suivi ses derniers jours ?

Brad : Non, pas vraiment.

Isabelle : Et est-ce que tu aurais une idée de QUI pourrait vouloir avertir tous les médias de la présence des enfants du Romano Fafard ?? Qui était au courant ?

Brad : L’équipage du Charles Patenaude, le Président, mon père, quelques hauts dignitaires de la Fédération… mon père ! J’aurais du y penser !

Isabelle : Pourquoi il aurait fait ça ?

Brad : Pour se venger du capitaine ! Écoute Isa, tout le monde qui est seulement un peu haut placé connait très bien le capitaine Patenaude. Il n’abandonnerait jamais une mission, un membre d’équipage ou quoi que ce soit, à moins d’y être obligé. Et en ce moment, je peux te jurer, qu’il est en route. Car il a trouvé, par je-ne-sais-pas-quel-moyen, que ses enfants étaient ici. Et ça, mon père le sait. Il sait aussi que s’il est en route, il pourra avoir son heure de vengeance. C’est que… il ne lui a jamais vraiment pardonné je crois d’être… comment dire ? … d’avoir été nommé capitaine à ma place.

Isabelle : Ah oui, cette histoire-là ! Tu me l’avais raconté il y a une coupe d’années… Mais honnêtement Brad, que pourrais faire ton père ?

Brad : J’en sais rien… mais je veux même pas retourner au bureau demain ! Si les journalistes sont ici, ça veut dire qu’ils sont au courant pour Aly et Alex, mais aussi pour nous deux.

Isabelle : Bon, enfin ! Je me demandais quand ça allait arriver ça !

Brad : J’aurais aimé le dire moi-même à mon père.

Isabelle : Tu as attendu ! C’est le prix à payer !

Brad : Ouais, ouais…

***

Pendant ce temps, pas si loin que ça dans l’espace.

Tous étaient rassemblés dans la salle de commandement, sauf Serge. Pétrolia était en pleine reconstruction, mais elle ne l’avait pas encore remis totalement sur pied. Ils fixaient les hublots, Derrière eux se trouvait une magnifique planète.

Flavien : Ça a changé en 10 ans…

Bob : Pas tant que ça je trouve moi…

Flavien : Je parlais sur la surface… Il y a plusieurs édifices, mais aussi beaucoup de vert. Il faut croire qu’au moins, ils ont retenu cette leçon là. Ils n’ont pas tout coupé.

Un petit moment de silence suivit, pendant lequel ils regardèrent encore un peu la planète qui se trouvait devant leurs yeux.

Charles : Bon… On y va.

Flavien : Mais capitaine, si on approche avec le vaisseau, on a plus de chances de se faire repérer non ?

Charles, haussant un sourcil : Vous proposez quoi ?

Flavien : Pétrolia va y aller en navette. Personne ne la connait. C’est sûr, elle va devoir s’inventer une histoire, mais elle pourra préparer tout le monde à la Fédération pour notre arrivée.

Charles : Pétrolia, vous en dites quoi ?

Pétrolia : Je crois que… je pourrais me débrouiller. Quoi que je connais pas beaucoup de choses de la Terre… Mais bon, avec tout ce que mes parents et vous m’avez raconté, ça devrait être pas si pire…

Charles : Parfait. Des questions ?

Ils hochèrent tous négativement de la tête.

Charles : Alors, au travail. Pétrolia, préparez-vous. Les autres, on prépare la navette.

L’ancien capitaine n’ajouta rien et ils allèrent tous faire leur job. Ce n’était pas compliqué ce bout-là. Le plus compliqué serait l’approche de la planète.

***

Dans les bureaux de la Fédération, un homme paniqué courait dans les couloirs, accrochant plusieurs personnes sur son passage. Il marmonnait une excuse et continuait son chemin. Il arriva devant une porte et l’ouvrit à la volée.

Homme : Monsieur le Président ! Il y a une navette qui vient de pénétrer l’atmosphère de la planète !

Président, se levant d’un bond : Mais qui est-ce ?? On a aucun retour de navette de prévu aujourd’hui !

Homme : Ils ne répondent à aucun de nos appels. On ignore qui ils sont, combien ils sont et ce qu’ils font ici.

Président : Mais restez pas planté là ! Allez prévenir les gardes. Il faut les surveiller.

Homme : Oui monsieur le Président !

Il sortit de son bureau et repartit à la course jusqu’à l’autre bout du bâtiment.
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MessageSujet: Re: [FNT] Générations   Ven 18 Avr à 10:38

Chapitre 13 : Retrouvailles

Pétrolia avait déjà laissé sa navette derrière elle. Elle marchait à présent dans une petite forêt. Elle portait des vêtements normaux et avait laissé son uniforme sur le vaisseau, question d’essayer de ressembler à une Terrienne normale. Elle rejoignit finalement une rue passante. Elle fut émerveillée par ce qu’elle vit : autos, passants, édifices, maisons, parcs… Elle n’avait jamais vu cela de toute sa vie ! Si elle s’était écoutée, elle aurait gambadé partout, mais l’équipage l’avait prévenu des règles. Comme marcher sur le trottoir, traverser au feu vert, etc…

Elle regarda autour d’elle. Elle ne savait pas où aller. Elle commença à marcher, parce que tout le monde la regardait croche. Après tout, elle restait plantée sur place avec un immense sourire sur le visage.

Pétrolia, pour elle-même : Bon… où est-ce que je vais ?

Elle vit une grande bâtisse avec un « i » devant l’entrée. Elle décida d’entrer. Une femme à l’accueil lui fit un magnifique sourire.

Femme : Bonjour madame ! Bienvenue ! Comment puis-je vous aider ?

Pétrolia : Euh, en fait, je suis nouvelle en ville… Je ne connais pas très bien les environs.

Femme : Voulez-vous une carte ?

Pétrolia : Ça serait gentil merci…

Une des mains de la femme disparut sous le bureau et réapparut avec une grande carte. La femme la déplia sur son bureau et sortit un crayon. Ensuite, elle reporta son attention sur Pétrolia.

Femme : Alors, nous sommes ici.

Elle dessina un point bleu sur la carte avec son crayon.

Femme : Où voulez-vous aller ?

Pétrolia : En fait, je cherche une personne.

Femme : Oh ! Il est 14h35, si c’est une personne normale, elle devrait travailler aujourd’hui. Savez-vous où elle travaille ?

Pétrolia : Hum… peut-être à la Spitifre Corporation…

Femme, surprise : Pour vrai ? … *marmonnant* Ce sont des pollueurs… et le Président est bête comme ses pieds…

Pétrolia l’avait entendu. Elle sourit pour elle-même.

Pétrolia : Le Président, peut-être… En fait, je cherche le fils du Président.

Femme : Vous connaissez Brad Spitfire !?!

Pétrolia : Euh, oui…

Femme : Il ne va plus travailler depuis plusieurs jours… Tous les médias veulent une entrevue avec lui en fait. *baissant la voix* On dit qu’il a les enfants des membres d’équipage du Romano Fafard avec lui.

Pétrolia essaya de garder son calme, mais la mention des enfants venaient de faire naître un espoir dans son cœur.

Pétrolia : Est-ce que vous savez où je peux le trouver ?

Femme : Il est chez sa blonde depuis 2 jours. Il n’en sort pas. Mais, bonne chance pour entrer ! Les médias entourent la maison…

Pétrolia : Faites juste me dire où il habite…

La jeune femme dessina un autre point bleu sur la carte et expliqua à Pétrolia comment s’y rendre. Pétrolia la remercia et sortit immédiatement de la bâtisse. Elle pressa le pas. Elle marcha pendant deux heures avant de finalement arriver dans une rue. Il y avait plein de camions de différentes chaînes de télévision. Elle n’eut pas de difficulté à reconnaître la maison de Brad, car une tonne de journaliste se battait devant l’entrée.

Pétrolia se fraya un chemin à travers tout ce beau monde. Personne ne voulait la laisser passer, mais elle criait qu’elle pouvait faire ouvrir la porte. Comme les journalistes étaient curieux de nature, elle réussit à se rendre à la porte. Elle sonna. Bien entendu, personne ne vint lui ouvrir.

Elle regarda autour. Comment faire savoir à Brad qui elle était. Elle eut soudainement une idée. Elle sortit un papier et un crayon de sa poche. Elle écrivit rapidement quelque chose dessus et le glissa par la fente du courrier.

***

À l’intérieur, Brad et Isabelle discutait dans le salon. Lorsque le bruit de la sonnette retentit, Brad émit un long soupir.

Brad : J’ai tu hâte qu’ils arrêtent moi !

Puis on entendit le bruit du métal de la fente à courrier qui se refermait sur elle-même. Brad et Isabelle échangèrent un regard.

Isabelle : Je vais voir c’est quoi…

Elle se leva et disparut par le couloir. Elle réapparut quelques secondes plus tard avec un papier à la main.

Isabelle : Pétrolia Parenteau-Stanislavski… Est-ce que c’est vrai ou c’est une arnaque ?

Brad : Pétrolia !?! Je euh… Il faut ouvrir. Personne ne la connait, elle est née et elle a vécu dans l’espace !

Brad se leva et courut à la porte. Il l’ouvrit. Devant lui se trouvait une tonne de journalistes, mais devant, se trouvait une Pétrolia avec un magnifique sourire.

Pétrolia : Enfin ! Vous m’ouvrez !

Brad, surpris : Pétrolia !?!?

Pétrolia : Oui, c’est moi.

Brad : Euh… entrez ! Restez pas là !

Il fit entrer Pétrolia et referma rapidement la porte derrière elle. Les photographes avaient déjà eu le temps de prendre plusieurs photos par contre. Youppi… des nouveaux potins…

Brad : Isabelle, va les chercher.

Isabelle avait comprit de quoi il parlait. Elle monta immédiatement à l’étage.

Brad : Pétrolia, que faites-vous ici ?

Pétrolia : On pense que nos enfants sont ici. Ben en fait, mon plus jeune fils et une des filles du capitaine.

Brad n’eut même pas le temps de lui répondre qu’une petite fille blonde dévalait l’escalier. Arrivée en bas, elle se jeta dans les bras de Pétrolia.

Pétrolia : Aly !

Aly : Matante !

Pétrolia se mit à genou pour être à la hauteur de la fillette. Elles se serrèrent très fort dans leur bras. Isabelle descendit avec un petit garçon qui dormait dans ses bras. Les yeux de Pétrolia s’agrandirent. Elle se releva pour aller prendre son fils.

Pétrolia : Alex !

Elle le prit dans ses bras et l’embrassa sur le front, tout en faisant attention pour ne pas le réveiller.

Brad : Vous avez de la chance qu’on m’est demandé d’aller les voir lorsqu’ils étaient à la Fédération. Sinon, ils y seraient sans doute encore à l’heure qu’il est.

Pétrolia, relevant la tête vers lui : Vous avez changé Brad… Et Valence serait contente de voir que vous avez une blonde.

Elle fit un petit sourire en coin à la fin de sa phrase, surtout à l’attention d’Isabelle qui était un peu plu loin à côté d’eux. Aly releva la tête dès qu’elle entendit le nom de sa mère. Elle sourit à Pétrolia.

Aly : Ma mère est ici ?! Et ma sœur ?

Pétrolia : Tout le monde est ici ma chouette. Par contre, ils sont restés dans le Romano. Ils ne sont pas très loin de la planète.

Isabelle : Mais j’ai de la misère à comprendre… Comment allez-vous sortir les enfants d’ici sans que la presse ne vous saute dessus ?

Pétrolia : Ils ne sont pas dans votre cour arrière je présume ?

Isabelle : Euh, non non… On a barré l’accès, mais vous ne pouvez pas sortir par là quand même… Pourquoi ?

Pétrolia : Parce que je dois appeler en haut. Vous pouvez tenir Alex quelques minutes ?

Isabelle : Euh, oui…

Elle prit Alex des mains de Pétrolia. Celle-ci se dirigea vers la porte à l’arrière qui donnait sur la cour. Isabelle et Brad la suivirent, mais ils restèrent à l’intérieur avec les enfants. Isabelle se pencha vers Brad, qui n’avait toujours rien dit.

Isabelle : Qu’est-ce qu’elle fait ?

Brad, confiant : Tu vas voir…

Dehors, Pétrolia était rendue au milieu de la cour. Elle regarda autour d’elle une fois, comme pour s’assurer qu’il y avait assez d’espace. Elle porta ensuite sa montre à sa bouche.

Pétrolia : Capitaine ? Vous m’entendez ?

Charles, par la montre de Pétrolia : Parfaitement. Vous en avez besoin maintenant ?

Pétrolia : Oui.

Charles, par la montre de Pétrolia, heureux : Pour vrai ? On vous l’envoie tout de suite alors !

On eut tout juste le temps d’entendre Valence cirer de joie, que la communication coupa. Pétrolia se tourna vers la maison et fit signe à Isabelle, Brad et Aly de venir la rejoindre. Ils sortirent donc de la maison, au même moment où un objet gros et imposant se posait dans le jardin.

Isabelle : C’est quoi ça ?

Charles, sortant du téléfax : Un téléfax !

Aly : Papa !

Elle se jeta dans les bras de son père. Charles la serra contre lui, tout simplement heureux de voir sa fille de nouveau après 3 mois. Il releva la tête vers Brad.

Charles, souriant sincèrement : Merci Brad.

Brad fut surpris, mais il lui rendit son sourire. Au même moment, la voix de Valence sortit de la montre du capitaine. Elle criait.

Valence : Chaaaaaaaaaarleeeees ! Viens à bord ! Ça presse !

Charles, dans sa montre : Valence ? … Valence !!

La communication était déjà coupée. Charles leva la tête vers son ancien scientifique; la peur se lisait sur son visage. Brad se tourna vers Isabelle qui attendait la suite un peu plus loin avec Pétrolia et Aly.

Brad : Occupe-toi de Marco. Je reviens le plus vite possible.

Pétrolia : Marco ?

Isabelle : Notre fils.

Pétrolia et Charles firent de grands yeux, surpris, mais ne s’attardèrent pas trop là-dessus. Brad se tourna vers son ancien capitaine.

Brad : Voulez-vous qu’Aly et Alex restent ici ? Isa peut veiller sur eux.

Charles : Non. Peu importe ce qui se passe à bord, Valence voudra voir sa fille.

Aly : Et il est pas question que je reste ici alors que l’action commence à peine !

Brad, souriant : La fille de son père elle…

Charles : Oui. J’aimerais mieux qu’elle retienne de sa mère par contre.

Brad : Vous en faites pas pour ça. Elle a ses habitudes verbales au moins.

Charles : Bon en tout cas, on doit y aller.

Il prépara le téléfax. Brad fut téléfaxé à bord en premier. Puis, vint le tour de Pétrolia qui tenait Alex dans ses bras, d’Aly et finalement, Charles se téléfaxa lui-même. Sur le vaisseau, Valence se jeta sur sa fille dès qu’elle sortit du téléfax. Ensuite, ce fut au tour des jumelles de se donner un immense câlin. Charles, lui, fut accueillit par une voix qui fit tourner toutes les têtes malgré les réjouissances.

Président : Bonjour capitaine Patenaude.

Le Président de la Fédération Planétaire se tenait debout à côté du siège du capitaine. Tout le monde était présent dans la salle de commandement, excepté Serge que Pétrolia n’avait pas encore réparé.

Président : Bonjour M. Spitfire. J’aurais dû me douter que vous nous avez toujours menti.

Brad : Je peux tout vous expliquer…

Charles : Laissez faire Brad. C’est à moi de le faire.

Président : Peu importe qui le fait, je veux des explications !

Charles regarda ces amis, son ancien équipage. Ils étaient tous là et regardaient en alternance le Président, Brad et Charles. Le regard de Charles s’arrêta sur Valence… sa Valence. Elle lui sourit et lui fit signe de parler. Au point où ils en étaient de toute façon… aussi bien tout dire.

Charles : Lorsque nous avons trouvé la planète, nous avions peur de, enfin, que les Terriens crachent sur ce cadeau. Nous ne voulions pas voir notre dur travail, notre mission, qui a duré 5 ans, se détruire sous nos yeux…

Brad, le coupant : Euh, capitaine…

Charles : Brad, je vous ai dit que c’était à moi de régler ça. Alors, nous sommes repartis monsieur le Président. Brad avait manifesté le désir de rester. C’est pourquoi il était là à votre arrivée. Quant à nous, nous nous sommes trouvés…

Bob : Capitaine, pourquoi…

Charles : Ne m’interrompez pas Bob. Donc, je disais… Nous nous sommes trouvés une planète pas très loin d’ici…

Flavien : Capitaine, c’parce que…

Charles : Flavien svp, je parle là. La planète est à 3 mois de route d’ici. En fait, elle…

Pétrolia : Hum, Charley…

Charles : Non, mais avez-vous fini de…

Valence : Charles !

Charles, commençant à être impatient : Quoi encore !?!

Valence : C’est juste que… j’ai perdu mes eaux…
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