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 L'Oiseau de Paradis[FT] (PG-13)

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Ja_aveccheveux
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MessageSujet: L'Oiseau de Paradis[FT] (PG-13)   Mer 23 Mai à 14:17

Titre: L'Oiseau de Paradis
Autheur: Ja_aveccheveux
Catégorie: Drame, Tragédie
Rating: PG-13
Spoilers: Non
POV: Flav, parle à Pét... On s'en doutait!


A.N. Ben ca m'tentait d'écrire, pis ben... c'est ca qui est sorti Wink Pis eeeeeuh... me semblait j'l'avais posté ici pis jle trouve pas... :S Tk!


L'Oiseau de Paradis


Chapitre 1

Le regard tourné vers l'unique petite fenêtre de ce minuscule bâtiment, j'observe. Nous sommes prisonniers mais tant que restons ensembles, nous sommes toujours libres. Je crains demain, je crains les jours à venir. Des heures, des nuits vêtues de glace, qui nous transpercent et continueront à nous agresser tant que nous serons ici. Je ne sais pas ce qui adviendra de nous mais je n'ai pas peur tant que tu es avec moi.

Il fait noir, il fait froid. Une nuit blanche... Je pleure sans me faire entendre pour quelque souvenir d'autrefois. Nous avons été contraints, nous ne prendrons plus les mêmes chemins. Je serai seul, sans toi, je suis perdu. Ton corps se serre contre le mien, tes bras m'entourent. Je t'aime trop fort. Je ne veux pas te perdre. Mais comment échapper à ce destin qui resserre son étau autour de nous?

Les indigènes de cette planète ont décidé de nous séquestrer, de nous exécuter, je ne sais plus... Je voudrais fuir avec toi mais ce n'est pas possible. Enfermés dans cette petite pièce de bâtie de pierre, je sais que nous ne pourrons nous échapper. Le vaisseau est sûrement déjà loin, ils ont du abandonner les recherches. Sauront-ils trouver ce qu'ils cherchent? Nous ne le saurons sûrement jamais.

Avons-nous trop rêvé? Avons-nous été victimes de notre propre insouciance? Si seulement nous ne nous étions pas égarés, si seulement nous n'avions pas suivi cet oiseau de paradis au delà de l'orée de la forêt pluviale. Mais j'entends encore les échos de nos rires, la légèreté de nos pas sur la terre humide. Maintenant l'oiseau de paradis pleure. Ses lamentations parviennent jusqu'à notre prison de pierre mais jamais nous ne pourrons cabrioler avec lui. Il est à nouveau seul. Nous le serons aussi bientôt.

Ta tête repose mollement sur mon épaule. Je me penche et j'enfouis mon nez dans tes boucles vermeilles. Ca sent les fleurs d'orange. Je me sens comme chez moi lorsque je suis avec toi.

-Flavien? Murmure-tu doucement à mon oreille.

-Hmm?

-Regarde.

Je suis ton regard jusqu'à l'étroite fenêtre. Sous mes yeux tombent une pluie d'étoiles filantes qui traversent la voûte céleste. Je resserre mon étreinte et j'admire le spectacle en ta compagnie. Des milliers d'astres scintillent sur une toile d'un noir d'encre. Les étoiles qui tombent du ciel semblent jouer les unes avec les autres.

Ta voix parvient à moi.

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi. Pour toujours.

Et je le pense sincèrement. Tu le sais, j'en suis sûr.

Tu effleures mes lèvres des tiennes.

-Lorsque je suis avec toi, je n'ai plus peur.

-Alors je serai toujours avec toi, quoi qu'il advienne.

-À jamais?

-À jamais.

Nos doigts s’entrecroisent. Je goûte la douceur de ton baiser. Sera-t-il le dernier?

Les pleurs de l'oiseau de paradis emplissent l'air d'un voile de mélancolie alors qu'une larme roule lentement sur ma joue.



À suivre?


Dernière édition par le Mar 6 Nov à 15:37, édité 1 fois
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Ja_aveccheveux
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MessageSujet: Re: L'Oiseau de Paradis[FT] (PG-13)   Lun 22 Oct à 14:12

Chapitre 2

Les étoiles sont parties. Elles se sont effacées dans la brume du matin et tu as disparu avec elles.

Comment dire ce que je ressens en ce moment? Il n'y a pas de mots, pas d'expressions assez fortes pour cela.

Ils t'ont emmenée.

Que t'ont-ils fait? Je n'ose même pas imaginer.

Ils sont venus ce matin, à l'aube. Nous étions blottis l'un contre l'autre, endormis. Lorsqu'ils ont fait irruption dans la cellule, nous nous sommes éveillés en sursaut mais je n'ai pas pu les empêcher de t'arracher à moi. Je n'ai pas pu te retenir. Ils m'ont envoyé au sol d'un coup de pied au ventre et ils sont partis avec toi.

Je regarde mes mains maintenant. Mes mains qui n'ont pas su te retenir. Mes mains qui se sont accrochées à tes phalanges mais qui n'ont pas été assez fortes pour les garder près de moi.

Toutes mes promesses s'évaporent, s'évanouissent dans la brume du matin. Je t'avais promis, mais je n'ai pas pu. Je suis recroquevillé là, au milieu de la pièce et je ne perçois déjà plus que le fantôme de la chaleur de ton corps contre le mien. Où es-tu mon ange?

J'ai peur de tes pas qui s'éloignent avec les leurs. J'ai peur de ta voix devenue inaudible. J'ai peur que tu ne deviennes qu'un souvenir.

Le souffle qui sort de ma bouche se condense dans l'air glacial. Le froid m'envahit. Les arbres pleurent aussi. Ils frémissent sous le ciel maussade. Les feuilles devenues bleues tombent, tombent encore comme des larmes, comme mes larmes. Je les regarde tomber et même si je tends la main, elles tombent inexorablement sans que je ne puisse les en empêcher. Elles se brisent au bout de mes doigts, bleus et gercés.

J'entends les loups hurler.

Ce ne sont pas des loups. Ce sont des bêtes atroces qui ne sortent jamais de l'ombre. Des monstres affamés qui n'attendent que l'on s'approche de leur tanière pour nous dévorer. Je ferme les yeux pour qu'ils disparaissent. Si nous nous enfuyons, ils nous emporterons dans un gouffre obscur sans espoir d'évasion.

Je suis muet de peur, muet de mort, comme cette petite fille que nous avons vue à l'entrée du village. Qu'avait-elle fait? Qu'avait-elle subi? Attachée à un pieu, elle était blême comme le jour. Une poupée de chiffon devenue torchon, abusée, désabusée, jetée et oubliée, comme un linge sali et déchiré, maculé de sang et de terre. La tête inclinée, elle ne bougeait plus, elle avait oublié comment pleurer, comment crier. Couverte de blessures et de meurtrissures, elle ne savait même plus gémir.

T'es-t-il arrivé le même sort? Gis-tu toi aussi accroché à un pieu, couverte de sang comme la petite fille désarticulée?

Si seulement je pouvais sortir d'ici. Si seulement j'avais pu te retenir. Si seulement nous n'étions pas venus sur cette planète maudite. C'est un monde aux mille facettes, tantôt fabuleux et utopique, tantôt sinistre et cauchemardesque. Par la fenêtre, je vois le ciel qui se dégrade en gris bleu jusqu’à l'horizon. Là bas, les loups hurlent dans la forêt, le théâtre des ombres qui se mangent et se mélangent dans un tourbillon de vent glacial. A l'orée, l'hiver réduit déjà en cendres tout ce qui a prit vie de la lumière. Des bruits venus d'un autre monde, des soupirs de terreur et d'angoisse profonde résonnaient par delà la montagne et la vallée.

Je frissonne de la tête aux pieds, comme saisi d'un accès de fièvre brûlante. Reviens mon ange. Je ne supporte plus d'être seul, je ne supporte plus de te savoir loin de moi. Pourquoi restes-tu muette?

Mes mots aimeraient gémir, mes mots aimeraient t'appeler mais ils meurent avant d'être, avant de naître. Ils tombent, bleus comme les feuilles. Les étoiles se sont échouées dans la boue. Mon amour a-t-il sombré avec elles?
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Ja_aveccheveux
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MessageSujet: Re: L'Oiseau de Paradis[FT] (PG-13)   Lun 22 Oct à 14:13

Chapitre 3

La peur me serre le coeur. Tu n'es toujours pas là. Peut-être ne reviendras-tu pas... C'est comme si j'avais une plaie ouverte et un couteau qui ne cesse de remuer à l'intérieur, l'empêchant ainsi de cicatriser. La peur me hante, me prend au piège et m'étouffe peu à peu dans son emprise.

Toi, tu avais pansé la plaie et, petit à petit, elle avait commencé à se refermer et le couteau avait disparu. Tu as toujours su comment la panser parce que je t’ai toujours fait confiance, parce que tu m’as dit qu'on allait s'en sortir ensemble et parce que je t'aime.

Mais ta main a été arrachée trop tôt et la plaie s'est rouverte. Le sang coule encore et je ne sais plus comment l'arrêter. Reviens, s'il te plait, repose ta main sur la plaie jusqu'à ce qu'elle soit complètement cicatrisée et j'en ferai de même pour toi.

À la fenêtre, un bruissement. L'oiseau de feu aux ailes élancées se pose à la fenêtre. Son plumage est terni par l'hiver. Ses grands yeux mélancoliques me fixent, moi, accroupi dans un coin sombre. Il tient quelque chose dans son bec. Est-ce une clé ou bien une toute petite dague?

L’objet métallique glisse de son bec et se heurte au sol blafard. L’oiseau le regarde, puis s’envole comme pour fuir ce lieu damné. Je me lève avec peine. Le froid a engourdi mes articulations, la faim m’a affaibli, je ne tiens debout que par ma volonté te sortir de cet enfer.

Je ramasse l’objet… une minuscule pierre, blanche marbrée de nacre.

Je ne sais pas encore ce que j’en ferai, mais peut-être ne ma sera-t-elle pas inutile.

Un bruit…

La pierre est rapidement dissimulée sous mes vêtements, à l’abri des regards. Est-ce toi qui m’es ramenée?

La porte s’ouvre dans un grand fracas, et je fixe les indigènes. Ils s’approchent mais tu n’es pas là. Où es-tu?

Ils m’empoignent et me traînent sur le sol jonché de terre effeuillée. La faible lumière est tamisée par le voile de bouillard, mais au loin, je vois le pieu où nous avions vu la petite fille désarticulée.

Plus nous avançons, et plus je vois que ce n’est plus la petite fille qui y est attachée, mais bien toi…je me tords, je ne veux pas voir. La peur me ronge, mais j’ouvre les yeux, le coeur prêt à être arraché.

Immobile, la tête démise, je ne vois pas ton visage caché par tes boucles ternies. Souillée, brisée, mon ange aux ailes brisées. Tu n’es plus qu’un amas de blessures dont le sang s’écoule lentement, mais mes mains sont trop loin, elles se referment sur du vide.

Te voir ainsi est comme un coup au ventre, j’ai mal au cœur, je ne sais pas comment réagir à ce spectacle d’horreur. Mon âme se convulse, mon cœur se révulse, les vertiges me piègent dans leur emprise.

-Non!! Pét…

Mais à ma grande surprise, tu relèves faiblement la tête, et une étincelle apparaît dans tes yeux ternis. Le fantôme d’un sourire relève timidement le coin de tes lèvres.

-Flav…

Des mains me forcent à genoux, me brutalisent, m’écrasent et me mutilent, mais je ne les sens pas. Mon regard est accroché au tien, la seule lumière qui me reste, le seul espoir auquel je puisse m’accrocher.

Mes lèvres gercées prononcent difficilement, mais clairement les syllabes que je ne saurais trahir : « À jamais… »

Les bras forcés autour du pieu, je te regarde prononcer les mêmes mots à quelques mètres de moi.

« À jamais… »

Quelques mètres trop loin…

Quelques mètres cruellement vides…

Je sens une pointe métallique sur mes mains jointes, une cime froide et aiguisée. Tu fermes les yeux.

Observant la perle qui humecte ta joue, je comprends.

Le métal pénètre ma chair, la déchire, la taillade, et la transperce d’un coup, me clouant au pieu comme un vulgaire pantin disloqué. Mon corps entier se raidit, grognant et se révulsant contre la douleur, mais la sensation se transforme rapidement en engourdissement. Je reprends mon souffle en plusieurs inspirations pénibles et je sens le sang se mélanger à la sueur entre mes mains brisées.

Les indigènes s’en vont. Ils nous laissent là, la chair ensanglantée et le visage inondé. Nous sommes seuls. Nous sommes ensemble. Seulement nous ne sommes pas que deux. Il y a le froid, qui ressert autour de nous son étau funeste, qui nous serre un peu plus le cœur à chaque seconde… et il y a les loups, qui ne sortent de leur antre que lorsque les ombres sont assez ténébreuses pour s’y terrer…

Viendront-ils rôder cette nuit?
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Ja_aveccheveux
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MessageSujet: Re: L'Oiseau de Paradis[FT] (PG-13)   Ven 26 Oct à 17:48

Chapitre
4








Il
neige…





C’est
la première neige que je vois sur cette planète. De la neige qui vient, qui va
doucement, comme des paillettes qui recouvre peu à peu le sol et qui emprisonne
tout ce qui a un jour vécu sous son manteau de dentelle.





Je
lève les yeux vers le ciel. Je ne vois
plus les étoiles… Je voudrais rêver de notre vie, de ce que nous avions, de ce
que nous avons perdu… loin de ceux qui nous ont rendu comme ça, et ceux qui ont
commencé à nous rendre comme ça, et ceux qui vont nous rendrent plus que ça, brisés
sur la place publique, attachés, crucifiés, et châtiés pour des crimes que nous
n’avons pas commis… Nous sommes condamnés sans même savoir pourquoi, nous ne
pouvons que rester à genoux et attendre. Attendre quoi, attendre qui? Il n’y a personne qui viendra nous
chercher. Nous ne sommes plus que
pantins, attachés à notre pieu, immobiles et silencieux.





La
poussière du temps va recouvrir notre passé, et peut-être est-ce ma faute si
nous sommes encore loin l'un de l'autre, encore perdus sur un monde inconnu et
loin des nôtres. Tous tes mots qui ne sont pas dits et pourtant trahis par des
sourires et des larmes, je les perçois.
Toi, tu ne me pointeras jamais du doigt, mais moi, parfois, j’ai
l’impression que je suis celui qui t’entraîne dans les ténèbres.





Tous
nos rêves que nous avons construits, ils se sont détruits. Mon visage pâlit par
la souffrance, celle de te voir ainsi et savoir que je n’y peux rien.





Comment
faire pour redonner vie à mes doigts, pour donner force à ma voix, pour donner
existence à mon poids, pour combattre le froid?





Un
hurlement déchire la nuit, tout semble immobile… il ne neige plus, tout est
fixe, comme si le temps s’était arrêté.





Je
relève la tête, mon regard croise le tien… Tes yeux sont las, mais j’y vois
aussi la peur… elle brille, elle me supplie.
Je ne peux rester là et rien faire.
Je ne peux pas les voir t’approcher, je ne peux plus les laisser te
faire du mal.





Une
nouvelle détermination monte en moi et me submerge, et je n’attends plus ces
derniers, car je vais les arrêter, ou je m'arrête....


D’un
coup violent, j’arrache mes mains au pieu, et je ne peux que hurler. Je les agrippe, mes mains couvertes de sang
et de terre. Je déchire rapidement un
morceau de mon chandail et je panse mes blessures. Je vois déjà des yeux brillant dans
l’obscurité.





Ils
approchent.





Je
saisis un morceau de bois et je me place devant toi. Ils devront passer par moi avant de
t’atteindre.





-Flavien…





Je
détourne le regard vers le son de ta voix.





-Fais
attention.





Ton
murmure n’est à peine qu’un souffle, mais je l’entends. Je ne sais pas quoi te répondre, car je ne
sais pas s’il y a une issus. Les yeux
jaunes s’approchent. Je ne sais pas si
nous avons une chance.





D’énormes
bêtes surgissent devant moi, le poil hérissé, les crocs dénudés. Ils grondent et nous observent, tournant
lentement autours de nous. Des âmes
maléfiques, qui lancent des regards de mort, de mal...





L’un
deux se jette sur moi, puis les autres.
Je me retrouve par terre, je crie, je pousse, je frappe. Je sens les crocs pénétrer mes jambes, mes
bras, et je tente de les repousser de ma gorge… mais je sens leur haleine
putride souffler de leurs naseaux sur mon visage. Des bruits, le noir partout, le sang partout,
je veux respirer, mais je ne respire que le mal et la peur....mon DIEU, tous
viennent vers toi, tous sont sur toi, comment je peux les empêcher d’aller
jusqu’à toi. Je veux me lever avant qu'ils ne t’attrapent, avant qu'ils te
tuent, avant que tout finisse, je veux me lever...





J’entends
un hurlement strident et je mêle mon cri au tiens juste au moment où une
lumière blanche nous englobe. Est-ce la
fin?


Dernière édition par le Mar 6 Nov à 15:38, édité 2 fois
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Ja_aveccheveux
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MessageSujet: Re: L'Oiseau de Paradis[FT] (PG-13)   Mar 6 Nov à 15:36

J'AI FINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Tenez!

Chapitre 5

J’ouvre lentement les yeux.

Tu es là. Tu flottes tout près de moi dans une splendide lumière qui n'a pas d'origine. Couleur de nacre, la lumière qui panse les plaies, qui brûle d'un feu brillant et suave, elle baigne en nous, nous baignons en elle…

Tu ouvres à ton tour tes petits yeux qui se posent doucement sur moi.

Où sommes-nous, me demande-tu du regard.

Peu importe, puisque nous sommes ensemble…

Mais demain, le serons-nous?

Nous le serons tant que nous tenons notre promesse.

Est-ce toi qui me rassure ou l’inverse?

Pourquoi l’irréalité se mesure-t-elle en fragments d’émotions?

Trop de questions, trop de poussière sur ces fins rayons de lumière qui nous relie.

Mais soudain, un éclat de feu surgit et l’oiseau de paradis apparaît dans toute sa splendeur. Il plane lentement vers nous, à la fois volant et flottant dans cet étrange environnement éthéré.

J’entends une voix dans ma tête, et tu l’entends aussi car je vois tes yeux qui m’interrogent.

~Bienvenue, nous dit la voix.

Je te jette un regard incertain, puis je réponds.

~Merci… mais qui êtes-vous… et où sommes-nous?

~Je suis Althor. Je suis ce que vous appelez un oiseau de paradis. Je vous ai amené à l’intérieur du soleil de la planète où vous étiez.

~À…à l’intérieur?

~C’est là où nous habitons.

~Mais… et sur la planète, qu’y faisiez-vous?

~Celle que vous avez vue était en fait ma fille. Elle est encore très jeune, et elle ne savait pas que les habitants de la planète Illæ étaient capables de vous faire du mal. Lorsqu’elle a vu qu’elle vous avait menée jusqu’à cet endroit qui vous mettait en péril, elle vous a donné un émetteur afin de pouvoir vous retracer lorsqu’elle reviendrait avec de l’aide.

La pierre…

~Nous sommes presque arrivés trop tard, reprend Althor. Nous vous avons emmené ici et soigné vos blessures.

~Merci, murmures-tu pensivement.

Quelque chose t’inquiète, je le sens.

~Qu’est-ce qu’il y a?

Tu me regardes, soucieuse.

~Qu’allons-nous devenir? Nous ne pouvons pas retourner sur… Illæ … mais nous ne pouvons pas rester ici non plus, nous ne sommes pas faits pour vivre à l’intérieur d’un soleil…

Je reste muet un instant, puis je t’enlace. Peu importe où nous irons, nous irons ensemble.

Mais Althor s’envole au-dessus de nous en un clappement d’ailes.

~Vous allez rejoindre les vôtres, là où vous devriez être…

Nous le regardons, incertains. Les nôtres? Mais comment?

Alors que j’allais convertir mes pensées en paroles, la lumière blanche qui nous avait englobé sur Illæ nous enveloppe une fois de plus, et je te serre un peu plus fort contre mon cœur. Je te garde tout près de moi, mon corps protégeant le tiens.

Et alors que je vois la Salle de Commandement se matérialiser sous nos yeux, je souris. Le Capitaine, Brad, Bob, Valence, Serge… ils sont tous là. Ils se lèvent, incrédules de nous voir nous matérialiser là, devant eux après tant de temps. Pour eux, nous étions sûrement morts. Mais nous avons réussi à survivre. Parce que c’était nous, parce que nous étions ensemble.

Et maintenant nous rentrons à la maison.

Ensemble.

À jamais.



Fin
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