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 [OS] Spitfire’s Chronicles : Délires d’auteures, G

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Dino
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MessageSujet: [OS] Spitfire’s Chronicles : Délires d’auteures, G   Mar 29 Aoû à 17:13

Titre: Spitfire’s Chronicles : Délires d’auteures
Auteur: Roxanne Daraiche-Bédard
Rating: G
Genre : Comédie, One-Shot
Résumé : L’écriture de fics, c’est gros. Très gros. Les auteurs publient leurs créations sur cette énorme banque de données qu’est l’internet. Selon la fic et le tournant de l’histoire, un même personnage peu tantôt vouloir rentrer chez les prêtres, tantôt être un mari violent, tantôt être un homme traumatisé par un accident… Mais il peut aussi, toujours selon la fic, avoir eu quatre enfants différents avec quatre destins différents et quatre mères tout aussi différentes et dans des circonstances pas du tout pareil.
Disclamer : Tout l’univers de Dans une galaxie près de chez vous appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard. Le personnage de Cédric Leclerc et toutes allusions à la trilogie Cédric appartiennent à Carolyne Minville. Viviane Spitfire et les allusions à la trilogie Réputation appartiennent à Alex Rousseau. Pour ce qui est des allusion à la trilogie de Trio Infernal et du personnage d’Élisha Spitfire, cela appartient à Christine Hébert. Pis Junos Spitfire, de Mourir, c’est pas bon pour la santé, j’ai pas vraiment besoin de disclamer!

Sur le Romano-Fafard, tout était calme. Enfin, aussi calme que le vaisseau pouvait l’être en plein après-midi avant l’exploration d’une planète.
-Bob, fit le capitaine, sommes-nous en orbite autour d’Homo Erectus?*
-Oui capitaine.
-Bien. Brad, êtes-vous prêt à être téléphaxé?
-Non! J’veux pas aller tout seul explorer une planète inconnue! Vous avez pas le droit de m’y envoyer contre mon gré! M’a le dire à ma mère!
-Bien, vous êtes prêt. Flavien?
Le second officier hocha la tête. Brad, de peur de manger un poing en pleine tronche, s’allongea sur le téléphax tout en continuant à se plaindre.
-Pourquoi vous envoyez pas Serge-3 à la place, hein?
-Il est en recharge, fit Pétrolia.
-Ben… Déploguez-le! Il passe son temps en recharge! Un moment donné, il va sauter à cause qu’il va avoir trop de jus, pis... Wouah!!!
Flavien venait d’enclencher le téléphax, ce qui eut pour effet de changer les plaintes du scientifique en un cri de surprise.

Brad se senti tournoyer avant de finalement arriver sur la planète Homo Erectus. Il se releva et dépoussiéra son scaphandre tout en regardant autour de lui pour être certain qu’il n’y avait pas de dangers à l’horizon. Rien. En tout cas, rien qu’il pouvait voir ou sentir. À la pensée que quelque chose d’indétectable pour l’homme l’épiait peut-être, il se mit à trembler. Puis il se ressaisît. Il n’y avait rien ici, voyons! Il devait arrêter de croire son imagination qui était trop fertile à son goût.

Le scientifique sorti de la poche de son scaphandre une liste de tous les échantillons qu’il devait recueillir. Première chose : de l’eau. Ah! Ça, c’était facile à trouver! Il se rappelait justement du rapport de sonde de la planète qui disait qu’il y avait un cour d’eau à l’ouest. Il sourit, rassuré, avant de se rappeler un détail : C’était ou, l’ouest, exactement? C’était le comble du malheur d’avoir à se diriger seul pour un homme qui avait besoin d’une boussole pour sortir du lit!

Brad regarda devant et derrière lui. Puis, à gauche et à droite. Pointant une direction à chaque fois qu’il changeait de syllabe, il se mit à murmurer cette chansonnette de son enfance.
-Ma p’tite vache à mal aux pattes. Tirons-là par la queue. Elle ira bien mieux dans un jour ou deux. Bleu, blanc, rouge.
Son doigt s’immobilisa à sa droite. Bien. Il avait une chance sur quatre que ce soit bien l’ouest. Il poussa un profond soupir.

Après avoir fait son signe de croix, il s’avança vers l’inconnu dans cette direction qui s’avérait, coup de chance, être réellement l’ouest. Il marcha un petit bout avant de voir devant lui, par miracle, une petite rivière. S’extasiant d’avoir prit la bonne direction, il courut pour se rendre jusqu’à elle. Tu parle d’un coup de chance!

Il s’agenouilla sur la berge et sorti un flacon du sac qu’il portait en permanence à sa taille. Il le plongea dans l’eau cristalline et le retira une fois plein avant de le boucher avec un morceau de liège.

Brad s’en alla pour se relever mais il se ravisa. L’eau était bleue et calme. Elle semblait pure et dépeuplée d’animaux dangereux. De plus, elle n’avait pas l’air trop profonde. Cela faisait des siècles qu’il ne s’était pas baigné. Mais était-il prudent de s’y plonger sans faire d’analyses au préalable? Non. Mais il avait tellement envie de s’y enfoncer! Il avait envie de sentir le liquide caresser sa peau comme lorsqu’il était petit. Mais c’était dangereux sans preuve qu’aucun virus pathogènes pour l’homme ne s’y trouvait. Et il n’avait pas de maillot sur lui. Et s’il revenait avec les vêtements trempés, il risquait d’avoir des ennuis. Mmm… « Ah! Pis d’la schnoute! », se dit-il. Au diable le danger! Il pouvait bien prendre un peu de temps pour se détendre, pour une fois! Il enleva son scaphandre et la totalité de ses vêtements pour éviter de les tremper. Après tout, il était seul sur cette planète et il ne craignait pas vraiment que des animaux sauvages le voient nu.

Brad se laissa glisser dans l’eau et savoura sa tiédeur contre son corps. Il s’assit dans le fond composé essentiellement de sable, laissant uniquement sa tête à la surface. Il ferma les yeux et se détendit complètement. Il se rappela alors des souvenirs de sa jeunesse. Sa mère avec qui il s’amusait à faire le plus d’éclaboussures possibles alors qu’ils étaient dans leur piscine. Son père qui s’approchait pour savoir ce qu’ils fabriquaient. Son père qui était totalement trempé. Sa mère qui riait. Son père qui pétait sa fuse. Son père qui se mettait à crier, à tempêter. Sa mère qui lui disait de se calmer, le sourire ayant disparut de ses lèvres. Son père qui ne digérait pas de se faire dire quoi faire et qui… Le scientifique ouvrit soudainement les yeux. Il n’avait pas vraiment l’intention de se rappeler ces souvenirs aussi douloureux psychologiquement que physiquement. Il voulait se détendre.

Brad remarqua alors que sa respiration s’était accélérée et saccadée. Il tenta de la calmer en prenant de grande inspirations. Il regarda le paysage magnifiquement sauvage et vierge de toute trace d’exploitation pour se sentir mieux plus vite. Il vit alors une pancarte qui se dressait fièrement devant lui et qui n’était pas la plus tôt. Elle ne devrait pas y être en ce moment non plus d’ailleurs. Le scientifique fronça les sourcils et la lue. Elle portait sur elle un message étrange :

Ô toi étranger,
Qui vient en ces contrées
Que dirais-tu de rencontrer
Ceux que tu as procréés
Selon différentes idées?

Ô toi scélérat
Qui dans cette eau se baigna
Bientôt tu rencontrera
Ceux que l’imagination créa
Et qui ont lien avec toi


Brad se mit à rire en voyant cela. Qu’avait-il à craindre de « ceux qu’il avait procréés » s’il n’avait pas d’enfants? Cependant, cette pancarte n’était sûrement pas arrivée toute seule. Inquiet à cette pensée, il sortit de l’eau et, comme par magie, le message disparu. Il fronça les sourcils de nouveau. Ce n’était sûrement qu’une vision provoquée par la rivière. Les éléments extraterrestres avaient parfois de biens étranges effets sur l’esprit de l’homme.

Brad, toujours à poil, s’étendit sur la berge pour se laisser sécher. Il était bien moins à l’aise dans sa nudité hors de l’abri visuelle que lui offrait l’eau même s’il savait que personne ne viendrait pour voir son corps dévêtu. Il espérait que le soleil ferait bien rapidement le travail qu’il attendait de lui et ferait évaporer l’eau de sa peau.

L’épiderme étant beaucoup plus rapide à sécher que le tissu, Brad pu très vite remettre ses vêtements. Ses cheveux étaient toujours humides et ils étaient plus désordonnés que jamais, mais au moins, il était habillé de vêtements secs.

Brad se prépara à s’en aller quand il entendit la voix d’une jeune femme.
-Papa! Quessé tu fait ici?
Le scientifique regarda autour de lui. Il ne vit personne. Personne à part la fille qui avait parlé. Elle était à environ une cinquantaine de mètre de lui. Elle semblait avoir dix-sept ou dix-huit ans. Elle était grande, mince, avait les cheveux bruns et les yeux foncés. Sur son visage, on pouvait voir un air de stupéfaction mélangé de joie.
-Heu… C’est à moi que tu parle? demanda Brad à la jeune fille.
Elle s’avança et arriva à sa auteur alors qu’il se relevait.
-J’ai pas deux-cent cinquante père, popa! Hein oui que c’est à toi que je parle!
-T’es tu sûre que tu me confond pas avec quelqu’un d’autre, toi?
-Met-en que chuis sûre!
Brad fronça les sourcils, ce qui était presque devenu une habitude pour lui depuis qu’il était sur la planète.
-Youhou! fit la fille. Tu me reconnais pas? C’est moi, Élisha Spitfire, ta fille unique. Tu m’a eu avec une extraterrestre appelée Mysandre sur la planète Éros, tu te rappel?
Pour seule réponse, le scientifique leva la main et passa ses doigts sur la joue de la jeune fille. Il pouvait la toucher! Elle était réelle! Ça n’était pas un mirage!
-Es-tu saoul, papa? demanda Élisha en fronçant les sourcils à son tour.
-Je… Je sais pas, là. Oh mondoux! Je pense que je suis viré fou. Hum… Si tu veux bien m’excuser.
Il lui fit un sourire nerveux.

Brad contourna Élisha et s’éloigna d’elle en courrant alors qu’elle le dévisageait d’un air incrédule. Il se retrouva de nouveau loin du lac, complètement perdu. Il n’avait pas la moindre idée d’ou il se trouvait. Mais au moins, il était loin de sa soi-disant « fille ». Il cessa de courir et s’appuya contre un arbre pour reprendre son souffle. Génial! Maintenant, il était ou le téléphax?

Se maudissant d’avoir couru n’importe ou sans vérifier ou il allait, Brad ressortit sa liste d’échantillons à recueillir. Deuxième chose en liste : de la terre. Ça aussi, c’était facile à trouver. Trop facile, même. Il sorti une deuxième fiole. Il se pencha et prit une poignée de terre sur le sol pour la remplir avant de la boucher et de la serrer avec le flacon d’eau.

Le scientifique se releva. Il se tourna et sursauta en voyant devant lui un garçon blond dans l’âge d’Élisha. Il avait les yeux pers et très sombres, exactement comme les siens, à la différence qu’ils étaient derrière une paire de lunettes. Il dévisageait Brad avec un air mécontent.
-T’es là, toi! Ça fait des heures que je te cherche dans ce maudit tas de bois là!
-Heu… On se connais? demanda Brad.
-Bon! Après la dépression, v’la l’alzheimer! J’te dis que j’ai vraiment pogné le meilleur des pères, moi! fit le garçon d’un ton sarcastique.
Encore une fois, Brad fronça les sourcils.
-Hein?
-T’es tu viré fou coudonc? Moi Junos Spitfire-Auger. Moi fils à toi. Toi comprendre ce que moi dire?
Le scientifique écarquilla les yeux. Vraiment, il était tombé sur une planète de malades!
-T’es… t’es le frère à Élisha? supposa l’homme de sciences. Le fils à… heu… Mysandre?
-Myquoi? Éliquoi? Pantoute! Je te rappel que je suis enfant unique pis que ma mère s’appel Indiana Auger, pas My-Alexandre!
Les scientifique fronça d’avantage les sourcils. Non seulement il avait sur les bras deux jeunes prétendant être ses enfants alors qu’il ignorait jusqu’à l’existence des adolescents, mais en plus, ils prétendaient qu’il les avait eu avec deux femmes différentes qu’il ne connaissait pas. C’était impossible!
-Oh, pis d’la schnoute! Je remonte sur le vaisseau, fit Junos. Une bad luck que ça soit contagieux ton affaire, je veux pas l’attraper.
Brad, trop étonné pour dore quoi que ce soit, se contenta d’hocher la tête et l’adolescent s’éloigna les mains dans les poches après lui avoir dit au revoir. Brad resta figé un moment avant de faire quoi que ce soit. Puis, sortant de sa torpeur, il reprit sa liste d’échantillons à récolter. Il valait mieux s’en aller d’ici au plis vite. Ça serait meilleur pour sa santé mentale…

À la troisième place de sa liste se trouvait de l’air. Encore quelque chose de facile à trouver. Il extrait du sac qu’il portait à la taille un troisième tube à essaie. Il le déboucha pour le siphonner. Quand il fut certain d’avoir aspiré toute l’air à l’intérieur, il se contenta de le mettre devant lui sans le bouger. Après une dizaine de secondes, le tube étant normalement plein de l’air se trouvant sur la planète, il le reboucha et le serra dans son sac.

Brad regarda autour de lui. Personne. Ah! Ses hallucinations (car il était maintenant certain qu’Élisha et Junos en étaient) s’étaient apparemment estompées. Le scientifique fut tellement content qu’il exécuta une petite gigue du bonheur endiablée** en poussant des exclamations de joie. C’était cependant un peu trop vite pour se réjouir car une petite voix retenti aux oreilles du scientifique.
-Hum… Je peux savoir pourquoi tu fait le fou comme ça?
Brad s’immobilisa et se retourna lentement. Se trouvait devant lui une jeune fille qui devait elle aussi avoir entre seize et dix-huit ans. Elle avait les cheveux noirs et frisés, possédait des yeux gris et était grande et mince.
-Je… Je… Je me suis réjouit trop vite, fit le scientifique pour lui répondre.
-Ah! Mais heu… pourquoi tu me regarde de-même?
L’homme se rendit compte sur ces paroles qu’il dévisageait la jeune fille depuis un bout.
-Pour le fun, heu… Alexia? Jennifer? Catherine?
-T’es drôle toi! C’est Viviane mon nom! Viviane Spitfire!
Brad fut soulagé de voir dans les yeux de l’adolescente qu’elle semblait certaine qu’il plaisantait.
-Viviane! Ben oui, Viviane. Perte de mémoire passagère. Bon, écoute Valérie…
-Viviane.
-Oui, c’est ça, Viviane. Ta mère s’appellerait pas Katie ou Cynthia, par hasard?
Viviane parti d’un grand rire, encore persuadé que Brad plaisantais. Ce dernier, de son côté, s’arrangeait justement pour prendre des expressions faciales pour consolider l’idée de la jeune fille.
-Non, elle s’appel Pétrolia Parenteau-Stanislavski.
Brad rit à son tour, convaincu à tord que Viviane le menait en bateau. Il ne pouvait pas avoir eu d’enfants avec Pétrolia s’ils n’avaient jamais fait les choses nécessaires à la reproduction ensemble! Cependant, à voir l’expression nouvellement sérieuse sur le visage de Viviane, il vit que sa mère était réellement Pétrolia.
-En tout cas papa, moi, je retourne sur le vaisseau. À t’a l’heure!
-Hum… Ouais…
Viviane s’éloigna dans les bois. Le scientifique la regarda s’en aller sans rien dire. Une seule chose lui revenait en tête : Comment avait-il pu avoir un enfant avec… Pétrolia?!? C’était absolument impossible! Il le saurait s’ils avaient déjà… Et il n’était quand même pas pour faire ce genre de choses avec une patenteuse du dimanche!

Brad se secoua la tête. Hum… C’était tout mêlé dans sa tête. Il avait terminé de recueillir ses échantillons et il voulait rentrer au plus vite sur le vaisseau. Oui, mais ou était le téléphax maintenant? À gauche? À droite? Devant ou derrière? Derrière, oui! La rivière était derrière lui. Logiquement, si le cours d’eau était à l’ouest du téléphax, ce dernier serait à l’est de lui. Oui! Le scientifique revint sur ses pas pour se diriger vers la rivière. Ce ne serait pas long. Il serait bientôt à bord du vaisseau et toute cette histoire ne serait plus qu’un mauvais souvenir. Et il pourrait aussi demander à Pétrolia si, à un moment ou a un autre, il s’était retrouvé drogué et qu’ils avaient fait des choses pas catholiques sans qu’il ne s’en souvienne. Ce qui l’étonnerait énormément… Mais se renseigner n’était pas dangereux, non?


Dernière édition par le Dim 24 Sep à 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [OS] Spitfire’s Chronicles : Délires d’auteures, G   Mar 29 Aoû à 17:14

Tout en réfléchissant à cela, Brad arriva enfin près de la rivière. Génial! Maintenant, ne restait plus qu’à trouver l’est… Il vit quelqu’un d’assis près de l’eau. Il s’en approcha pour se renseigner. Le garçon fixait la rivière sans rien dire et, bonne nouvelle, ne semblait pas reconnaître le scientifique, ce qui rassura ce-dernier.
-Heu… Excuse-moi, fit Brad. Sais-tu c’est par ou, l’est?
Le garçon se releva du sol. Il était très grand et très maigre. Ses cheveux sombres étaient très en bataille et il semblait être lui aussi à la fin de son adolescence. Il fixa Brad qui eut l’impression étrange de se voir dans un miroir avec dix ans de moins.
-L’est? Je sais pas. Je suis pas très bon pour me diriger…
Le garçon semblait gêné de ne pas pouvoir répondre au scientifique.
-Pas grave, moi non plus, répondit Brad avec un sourire.
Le jeune homme lui rendit son sourire et se rassit.
-Je m’appel Cédric Leclerc, fit-il. Je suis ici avec mon beau-père qui est, en ce moment, je sais pas ou sur la planète. Il m’a dit de l’attendre ici, qu’il me voulait pas dans ses pattes, alors je l’ai écouté.
Le scientifique s’assit à ses côtés.
-Leclerc, hein? fit-il, soulagé de ne pas entendre « Spitfire ».
-Oui, c’est le nom de famille de ma mère. Son prénom c’est Valence. Mais elle est dans le coma.
-Désolé, je savais pas que… Valence Leclerc est ta mère?!?
-Oui, pourquoi? Vous la connaissez?
-Mets-en que je la connais! fit Brad. Mais… Pourquoi tu porte pas le nom de Patenaude?
-Parce que j’ai pas de sang de Patenaude, tout simplement, répondit Cédric. Mon père c’est Brad Spitfire, mais il est mort avant ma naissance. Je sais pas ce qu’il a fait pour être exécuté, mais ça devait être grave parce que sinon, ma mère aurait sûrement jamais laissé mon beau-père Charles lui faire quoi que ce soit.
Le scientifique regardait Cédric avec des yeux ronds. Cool. Selon l’adolescent, il était mort et n’était même pas au courrant!

Brad se releva et regarda le jeune Leclerc assis par terre, stupéfait de voir à quel point ils se ressemblaient physiquement. Il avait encore cette sensation bizarre de se regarder dans une glace.
-Je… je vais essayer de me diriger dans ce tas de bois là. M’a… m’a sûrement réussir à trouver l’est un moment donné. Merci pareil, han.
-Y’a pas de quoi, fit Cédric. Désolé de pas pouvoir être plus utile.
-C’est pas grave. À la prochaine, peut-être.
Cédric lui adressa un sourire en guise d’au revoir et Brad se dirigea vers la direction ou il croyait que se trouvait le téléphax. La disposition des arbres lui rappelaient un peu ceux qu’il avait croisés plus tôt. Espérant de tout cœur avoir prit la bonne direction, il arriva à la lisière du bois et s’y engouffra.

Malheureusement, l’homme s’était trompé de chemin. Il arriva bientôt dans une vaste pleine. « Merde! », se dit-il. Au moins, il n’était plus dans le bois. À environ une centaine de mètres de lui se trouvait une petite colline qui dominait l’endroit de hauteur. En la montant, il parviendrait peut-être à repérer le téléphax au travers les arbres. Il n’avait pas beaucoup de chances à réussir à voir quoi que ce soit au travers tout ce bois, mais bon, qui ne tente rien n’a rien.

Oubliant qu’il s’était foulé le petit orteil la veille, il montant la petite colline. Étant donné qu’il était absolument pourrit pour se déplacer en terrain accidenté, cela lui prit près de quinze minutes à atteindre le sommet. Une fois qu’il fut rendu, il s’étendit sur le dos pour souffler un peu. Quelques minutes plus tard, il entendit des voix féminines. Il y en avait quatre. Il se planqua derrière un gros rocher en se tournant pour être tout de même capable de voir sans qu’on ne l’aperçoive.

Les voix s’approchaient et bientôt, leurs propriétaires apparurent dans son champ de vision. Elles étaient bel et bien quatre. Il y en avait deux qui semblaient avoir environ dix-sept ou dix-huit ans. La première avait les cheveux bruns dégradés, un peu plus bas que les épaules. Elle avait les yeux pers et un grain de beauté en dessous du gauche. Elle était plutôt petite, surtout à côté de l’autre fille dans son âge. Cette dernière avait les cheveux bruns et des yeux bruns foncés (parce que les bruns pâles manquaient d’originalité) cachés derrière non pas des lunettes, mais bien des lunetteux. Dans le fond, c’était pas mal la même chose que des lunettes… Elle devait mesurer environ cinq pieds et six pouces et avait dans les mains un sac de roches.*** La troisième avait les cheveux bruns et frisés, des yeux de couleur idem et elle était un petit peu grassouillette. Elle devait avoir environ quinze ou seize ans. La dernière avait exactement la même grandeur que la fille aux luneteux. Elle avait des cheveux bruns très foncés, presque noirs, mais qui semblaient roux sous le soleil. Ses yeux étaient de la même couleur et elle avait une bonne carrure pour une fille. Elle devait avoir environ treize ou quatorze ans et elle avait un petit foie qui semblait en phase de disparition.

Brad se mordit la lèvre inférieure. Elles étaient deux sur quatre qui n’avait pas l’âge des jeunes qu’il avait vu jusqu’à maintenant. Se pouvait-il qu’elles aient réponse à ses questions? Ou bien qu’au moins, elles puissent lui indiquer l’endroit ou était le téléphax? Autant attendre pour être certain de ne pas se tromper. D’ailleurs, elles étaient assez près de lui maintenant pour qu’il puisse entendre leur conversation.
-Es-tu certaine que y’é arrivé? demanda la fille qui avait les cheveux frisés.
-Hein oui! J’le sais ben, c’est moi qui l’écrit cette fic là, répondit la plus jeune.
-Moi, je dis que Rox s’est toute fourrée dans son histoire pis qu’elle se mélange avec une autre fic, fit la fille aux lunetteux.
-J’espère ben que tu te trompe Alex, fit la fille avec le grain de beauté, parce que j’ai pas envie de me retrouver devant les démons de la planète Latéral-360.
-J’espère aussi que tu te trompe. Moi avec je l’ai lu cette histoire là, pis je veux pas qu’il arrive rien à mon tit n’amour, fit la fille aux cheveux frisés.
-Inquiétez-vous pas, je me suis pas trompée. Moi non plus je veux pas qu’il lui arrive rien sans que je l’aie décidé, les rassura la plus jeune. Il est arrivé, mais où, là est la question.
La fille aux lunetteux semblait amusée par l’air inquiet de la frisée et de la fille au grain de beauté. Pour passer le temps, elle se mit à faire de la musique avec son sac de roches.

Brad était toujours terré derrière les rochers et regardait discrètement les jeunes filles. Qui pouvaient-elles chercher à se point? La fille avec le grain de beauté regardait celle qui jouait du sac de roches avec un air pensif. Puis, elle fixa les rochers ou Brad se cachait. Ce dernier dû renoncer à observer les adolescentes pour se dissimuler totalement derrière le roc.
-Alex, fit la fille qui le regardait, tes roches!
-Quoi mes roches? Elles te dérangent?
Le scientifique entendit la voix de la plus jeune des filles.
-Mais oui, les roches! Pourquoi on y a pas pensé plus tôt?
-Mais… Ah! J’ai comprit! Avoir su, j’aurais joué de la musique plus de bonne heure!
-De quoi vous parlez? demanda la frisée.
-Attend, fit la fille au grain de beauté.
Puis, silence.

Brad se colla contre la roche. Mais cela ne lui fut pas très utile.
-Bou!
-Ah!
Il sursauta tellement fort que son derrière décolla du sol. Il se fit mal au coccyx en retombant et retint une plainte de douleur. Se tenant devant lui, la fille au grain de beauté était toute souriante.
-Heille, les filles! Cherchez pus, l’ai trouvé!
À peine eut-elle finit sa phrase que les trois autres filles entourèrent le scientifique. Il se releva de peine et de misère en se massant le derrière. Il regarda à tour de rôle les trois filles d’un air craintif.
-Heille, laissez-nous le temps de vous faire quelque chose avant d’avoir peur! fit la fille aux lunetteux.
Brad se mit à trembler.
-Heille! Personne fait de mal à Bradichou, protesta la fille frisée.
-Tsé gang, ça serait comme genre peut-être une bonne idée de se présenter à notre ami avant qui fasse une syncope, suggéra la benjamine du groupe.
Les autres filles approuvèrent.

La fille au grain de beauté s’avança et tendit la main au scientifique qui la serra avec méfiance.
-Moi, mon nom, c’est Christine, fit-elle. Je suis une jeune auteure qui a terminé son premier roman. Bon, y’é pas encore approuvé, mais y’é finit.
-Heu… Salut, fit Brad.
Ensuite, la fille au sac de roches s’approcha.
-Moi mon nom c’est Rosalma Beaudoin, mais c’est confidentiel, faque tout le monde m’appel Alex. Je suis l’enfant du soleil.****
-Okais… L’enfant du soleil, hein?
Alors qu’Alex hocha la tête pour approuver, le scientifique la dévisagea longuement.

La plus jeune de groupe s’approcha et se présenta à son tour en serrant la main de Brad.
-Moi, mon nom, c’est Roxanne. Je suis, en plus d’être contente de vous rencontrer, nageuse pour mon école pis peut-être future enquêteur.
-C’est rare que quelqu’un est content de me rencontrer, fit Brad avec un rire nerveux.
-Déménagez chez nous, conseilla Christine. Vous allez voir que vous êtes populaire pas mal. Pis si vous vous arrangez comme Stéphane Crête, vous allez même avoir un blonde sans faire le moindre effort! *****
-Ah… Merci du conseil, fit le scientifique, pas trop sûr des dires de la jeune femme.
Puis, il se tourna vers la fille frisée.
-Salut, fit-il.
-Wow! Vous êtes tellement plus beau en vrai! Voulez-vous m’épouser?
-Minute, toi! T’es vite en affaire pas mal!
-Ouen, présente toi avant de le déshabiller, fit Alex.
La frisée rougit en baissant les yeux.
-Je m’appel Carolyne, mais tout le monde m’appel Caro, fit-elle d’une voix aiguë. Je suis maniaque de tout ce qui est « Boys love » et j’adore v… c’est ça, là.
-T’adore quoi? demanda Brad, inquiet.
-Rien, assura Carolyne.
-Grande-moi, avoue donc que tu adore le transformer en prostitué qui mène une vie de misère et qui est homosexuel, fit Roxanne.
Caro rougit encore un peu plus, ce qui fit rire ses copines. Brad, lui, était resté figé suite aux déclarations de la benjamine du groupe. Lui, si pudique, prostitué? Et gai? Franchement! Bon, tant qu’on ne le matchait pas avec Flavien, ça pouvait peut-être aller…*/*

Le scientifique regarda les quatre jeunes filles.
-Je pourrais savoir pourquoi vous me cherchiez?
-On a perdu nos personnages, répondit Caro.
-Hein?!?
-Nos personnages, on les as perdus, fit Roxanne. Capoute, pus là, losted… Vous en voulez combien d’autres de-même?
Brad secoua la tête de gauche à droite. Il n’était pas un imbécile, il avait comprit. Pas besoin de le traiter comme un idiot parce qu’il ne voyait pas comment on pouvait perdre des personnages!
-C’est pas pratique cette situation là, fit Christine. On peut pus rien faire avec eux. Même si on a fini nos fics, c’est plate pareil.
-Ouen, imaginez que je veux faire la rétrospective des œuvres de Shakespeare avec mes personnages de Réputation, fit Alex. Je fais comment sans Viviane?
-La rétrospective des œuvres de Shakespeare, hein?
Brad la dévisagea de nouveau. Pas qu’il la croyait incapable de le faire, mais juste parce que c’était amusant de la dévisager. Un déclic se fit dans sa tête. Viviane?
-Heille, c’est qui le père à ta Viviane?
-Vous s’t’affaire! dit Alex comme si c’était évident.
Ah! Les quatre jeunes qu’il avait rencontrés étaient sûrement les personnages que les auteures cherchaient. C’était très plausible compte tenu que Viviane était le personnage d’Alex.

Brad se tourna vers les fanfickeuses pour leur dire ce qu’il pensait. Cependant, a peine eut-il le temps d’ouvrir la bouche qu’il entendit une voix derrière lui :
-Ah! Je pense que t’as des explications à nous donner, toi!
Le scientifique regarda derrière lui et vit, en ordre, une Élisha aux bras croisés, une Viviane plutôt surprise, un Cédric à l’air confus et un Junos plutôt mal à l’aise qui levait les yeux aux ciel, comme pour regarder les mèches de son toupet.
-Comment ça se fait que t’es notre père à toute la gang? fit Élisha. T’aurais pu le dire que j’avais des demi-frères pis une demie-sœur.
-Je même pas que…
-Pis en plus tu le savais pas! T’es donc ben irresponsable!
-Il savait que j’étais né, il m’a élevé avec ma mère, fit Viviane.
Élisha avait rouvert la bouche mais avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit, Christine était intervenue.
-Minute, vous autres. Vous avez oublié que vous êtes tous les quatre des persos de fics pis que vous avez tous le même père, mais dans des fics différentes?
Élisha s’est calmé et Viviane se plaqua une main sur le front, comme pour se dire qu’elle aurait pu y penser plus tôt. L’expression de confusion sur le visage de Cédric fut remplacé par une lueur de compréhension et Junos, lui, semblait toujours aussi mal à l’aise.

Les auteures rejoignirent leur personnage respectif. Roxanne s’adressa à Junos.
-Qu’est-ce que tu regardes, toi?
-Mes cheveux! Sont blonds!
-Ouen.
-Chuis le seul blond d’la gang. Me sens pas à ma place, j’ai l’air d’un loser.
-Mais non, voyons! T’as l’air moins loser que… je sais pas, moi… George Bush?
Junos ne semblant pas rassuré, la jeune fille le serra contre elle.

Brad regardait les huit jeunes devant lui.
-Bon, fit-il à l’adresse des auteures, vous devez savoir ou est le téléphax.
Les filles hochèrent la tête.
-Maintenant que vous avez retrouvé vos personnages et que vous pouvez continuer à écrire avec eux, pouvez-vous me dire ou il est?
-À une condition, intervint Caro.
-Oui? fit Brad, inquiet.
-Je peux vous frencher?
Les quatre « cyber-enfants » du scientifique la dévisagèrent. Caro rougit. Alex, en la voyant changer de couleur de teint, était morte de rire.
-Non mais t’es tu vu la face! T’as l’air d’un stop qui a pas « arrêt » de marqué dessus!
Caro rougit d’avantage.

Brad était plutôt surprit de la requête demandé par l’adolescente mais il l’accepta tout de même. Caro se mit à sauter partout un bon bout avant que Cédric ne réussisse à la calmer. Elle s’approcha de Brad et lui donna un long baiser. (Le scientifique avait dû se baisser pour le recevoir parce qu’elle était trop petite pour lui.)
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Dino
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MessageSujet: Re: [OS] Spitfire’s Chronicles : Délires d’auteures, G   Mar 29 Aoû à 17:15

Toute rougissante, Caro s’éloigna de Brad, un air victorieux sur le visage. Roxanne s’était approché à son tour avec une feuille et un crayon. Elle les lui tendit.
-Je pourrais-tu avoir un autographe, s’il vous plait?
-Heu… okais…
-Si vous pouviez signer Stéphane Crête, ça m’arrangerait, ajouta la jeune fille.
Fronçant les sourcils pour la x-ième fois depuis le début de cette aventure, Brad obéit.
-Et le téléphax maintenant? demanda l’homme.
-Ben, le chemin est pas compliqué, fit Alex. Premièrement, vous devez fermer les yeux et tourner vingt fois sur vous même. Vous devez recommencer jusqu’à ce que vous l’ayez fait sans tomber par terre. Ensuite, vous devez aller faire dix pas de souris droit devant vous. Vous allez voir apparaître un escalier vert fluo. Vous devez le monter en sautant sur une jambe. Une fois en haut, il va y avoir un nuage rose pâle. Embarquez dessus il va vous mener devant un vieux sage au sommet d’une montagne qui lui vous donnera le bon chemin.
Brad écarquilla les yeux en fixant la fille aux lunetteux.
-Quoi?!?
Les auteures et leur personnages étaient morts de rire, à part Alex qui semblait fière d’elle.

Cessant de rire, Christine s’avança vers le scientifique.
-Sérieusement, vous allez par là (elle pointa vers sa droite avec son bras) et vous marchez sur environ un kilomètre. Vous allez normalement arriver droit dessus.
-Enfin quelqu’un de mature. Merci beaucoup!
-De rien, fit l’auteure en rougissant.
Brad sourit en la voyant réagir ainsi.

Le scientifique salua Cédric, Caro, Viviane, Alex, Junos, Roxanne, Élisha et Christine avant de prendre la direction qu’on lui avait indiqué. En effet, après environ dix minutes de marche, il arriva devant le téléphax. Tout joyeux, il se dépêcha à se faire téléphaxer à bord.

Une fois sur le Romano, le capitaine Patenaude se tourna vers lui.
-Votre rapport, Brad?
Le scientifique regarda Valence et Pétrolia qui mangeaient en jacassant. Il se demanda ce que cela donnerait s’il avait des enfants avec l’une d’elles. Puis, il se tourna vers Charles.
-L’eau est pas bonne pour la baignade, fit-il avec un sourire mystérieux.



*Nan, je suis pas prête d’arrêter avec ça!
**Pas besoin d’être forumeux pour avoir le privilège de faire ça!
***Contente A?
****Je trouvait ça hot cette expression là. Ça te dérange pas toujours?
*****Je cherchais une des aînées du forum maniaque de Brad pis j’en trouvait pas. Faque me suis dit que y’avait une maniaque de Steph pis que ça ferait l’affaire.
*/*Pauvre lui, lol!

FIN
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