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 [FT] Si tu pouvais me laisser une chance

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caporal_minville
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MessageSujet: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 26 Mar à 16:14

Titre : Si tu pouvais me laisser une chance
Auteure : Caporal Minville (oui, je suis de retour dans ma carrière solo!)
Rating : PG (pour le moment)
Note : J’ai changé de couple fétiche lol.

Chapitre 1 Quand l’amour devient une habitude

Il vient un temps, dans la vie de chaque femme engagée, où le temps semble plus long et que l’amour est remplacé par l’habitude et le quotidien.

« Valence? Peux-tu aller me chercher une bière dans le frigo? »

Charles était assis confortablement dans sa chaise en train d’écouter. Il ne voulait pas se lever. Est-ce vraiment ce que j’ai pensé que notre relation deviendrait après quatre ans?, pensa Valence.

Elle et Charles se connaissaient depuis des années. Ils se sont rencontrés au travail il y a cinq ans. Ils travaillaient tous les deux dans une compagnie de télémarketing et se sont parlés pour la première fois dans un party de Noël. Après un an, ils ont commencé à sortir ensemble et 6 mois plus tard ils ont aménagé dans un petit appartement au centre-ville.

Valence aimait encore Charles mais ce dernier était de plus en plus distant. Il commençait à donner plus d’attention au hockey qu’à sa blonde. Il devenait de plus en plus détestable. Valence trouvait cette vie de plus en plus ennuyeuse.

Un jour, elle rencontra un nouvel homme. Le cœur d’une femme est ainsi fait : alors que la vie devient trop monotone avec son amoureux, il se tourne alors vers un gars plus sensible et attentionné. L’élu fut un dénommé Brad, le patron de Valence. Elle n’avait jamais porté une attention à son supérieur avant hier.

Le destin a fait croiser leurs regards. Durant la pause café, Valence s’était cherchée un cappuccino dans la distributrice. Il y avait un peu d’eau par terre et elle avait trébuché. Brad l’a aidée à se relever et une sorte de courant avait passé entre eux.

Brad avait invité Valence dans son bureau. Ils ont parlé un petit moment. Brad avait proposé un souper au restaurant à la femme mais cette dernière avait refusé en pensant à Charles. Aujourd’hui, cette proposition commençait à faire son petit bonhomme de chemin dans la tête de Valence.


Dernière édition par le Sam 17 Sep à 10:01, édité 1 fois
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caporal_minville
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MessageSujet: Chapitre 2   Lun 28 Mar à 18:10

Chapitre 2 : Le premier rendez-vous
Valence s’habilla chic. Elle avait choisi une soirée de hockey pour enfin quitter l’enfer du loyer. Elle s’était bien maquillée et était prête à partir. Elle espérait que Charles lui demande où elle allait afin qu’elle puisse avoir des remords et qu’elle n’aille pas là. Il en fut tout autre. Charles ne releva même pas les yeux du téléviseur.

Valence courra vers la voiture de son patron. Ils allaient ensemble dans un des restaurants les plus chics de la ville. Valence se sentait toute spéciale d’aller dans un endroit aussi bien fréquenté avec quelqu’un aussi haut placé dans la société. En même temps, elle redoutait que Charles l’apprenne. Brad remarqua vite son embarras.

« Ne vous inquiétez pas, chère, je doute que votre amoureux l’apprenne. Par ailleurs, nous ne faisons rien de mal. Nous allons juste au restaurant. »

« Oui monsieur Spitfire… »

« Je vous le répète, appelez moi Brad. »

Lorsqu’ils arrivèrent, le serviteur leur assigna une élégante table, prit leur commande et disparut. Brad et Valence discutèrent de tout et de rien. Une règle dit que quand tu es en rendez-vous secret avec quelqu’un, tu vas rencontrer quelqu’un de ton entourage. Comme de fait, une amie de Valence la remarqua et vient la retrouver.

« Quoi de neuf, Valence! »

« Euh… bonjour Pétrolia. »

L’amie remarqua immédiatement l’homme et elle demanda à Valence :

« Mon dieu! C’est qui le bel homme avec toi? »

« J’avais oublié. C’est mon patron. Pétrolia, laisse moi te présenter monsieur Brad Spitfire. Monsieur, voici ma meilleure amie, Pétrolia Stanisvlaski Parenteau. »

Il regarda Pétrolia dans les yeux et dit :

« Heureux de vous rencontrer.»

Pétrolia prit le bras de Valence et lui dit :

« Excuse-moi? Je peux te parler deux minutes? »

Elles partirent un peu plus loin.

« Qu’est-ce qu’il y a, Pétrolia? »

« Charles est au courant que tu es ici? »

« Oui oui. Il était ben content de pouvoir écouter son hockey en paix. »

« Fais bien attention à se que tu vas faire… Tu sais bien que Charles est d’un tempérament jaloux!»

« Laisse moi donc tranquille, s’il te plait. Je sais ce que je fais. »

Valence quitta le conversation et retourna voir Brad. Le serveur ne tarda pas à arriver avec les assiettes.

« Un saumon farci pour monsieur et une assiette de homard pour madame. »

Il déposa les repas sur la table et repartit. Le petit ‘’ couple’’ commença à manger et parlaient entre eux. Pendant ce temps, une petite famille, constituée de deux adultes et une fille d’âge préscolaire, entrèrent dans le restaurant. La seconde où elle mit les pieds à l’intérieure, la fillette se mit à courir partout dans l’établissement. On entendait sa mère l’appeler : « Viens ici Caro! Sinon, tu vas être privée de dessert! ». L’enfant ne l’écouta pas et alla se cacher sous la table de Brad et Valence. Cette dernière chuchota à Brad :

« ‘garde si c’est pas cute! »

La mère, enragée, arriva à la table et commença à ramper sous la table. Elle attrapa sa fille et, sans y penser, se releva. Comme elle était sous la table, celle-ci se souleva et tomba. La mère sembla vraiment gênée.

« Oups… je suis désolée… »

Les serveurs arrivèrent en courant et se mirent à nettoyer le dégât. Valence était un peu fâchée de voir sa belle robe d’occasion un peu salie mais ne put s’empêcher de sourire en voyant Brad rire de la situation cocasse. Les serveurs remirent la table en ordre, placèrent les ustensiles et la nappe et rapportèrent à manger.

« La maison désire s’excuser de cet incident. Nous veillerons à ce que ça ne se reproduise plus à l’avenir. »

Et ils repartirent. Le souper allait-il enfin commencer? Finalement oui. Aucun autre incident n’arriva. Après avoir fini de manger, Brad demanda :

« Voulez-vous qu’on aille voir un film ensemble? »

Valence regarda sa montre : déjà 21 heures 30. Le hockey allait finir dans près d’une demie-heure. Elle déclina poliment l’offre et Brad vint la reconduire chez-elle. Arrivés, il lui demanda :

« Quand pourrons-nous nous revoir? »

Valence sourit et répondit :

« Vendredi soir, durant la partie Montréal contre les Leafs. »

Ils se dirent au revoir et Valence monta les marches qui la menait vers son appartement. Elle entra. Étant donné que c’était une pause publicitaire, Charles la remarqua et demanda :

« Où étais-tu? »

« J’ai été m’acheter un magasine de décoration au magasin. »

Ne se posant pas plus de question, il recommença à fixer l’écran de la télévision. Valence alla directement se coucher. Elle s’étendit sur le lit en pensant à sa soirée aux côtés de Brad.
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Lun 28 Mar à 18:12

Chapitre 3 :
Vendredi matin. Tout est bien calme dans la petite entreprise de télémarketing. La pause-café est l’heure idéale pour discuter entre hommes. Charles en profite pour parler avec son ami Flavien.

« Alors, ça va mon Flav? »

Flavien semblait un peu déprimé.

« Ouain… ma blonde m’a lâché… »

Charles sembla un peu étonné de la nouvelle.

« Nath? Mais c’est impossible! Ça m’étonne de ma cousine. Eille, elle trippe un max sur toi! »

« Plus maintenant. Je suis un parfait idiot. »

Charles tentait de consoler son ami. Soudain, on entendit à l’intercom :

« Valence Leclerc, veuillez-vous présenter au bureau de monsieur Spitfire. »

Charles sursauta en entendant ce message. En voyant sa douce se précipiter vers le bureau, il l’arrêta :

« Sais-tu pourquoi il t’appelle?»

« Non… », Mentit-elle.

« Ok, c’était pour savoir »

Valence marcha rapidement. Elle se doutait que son patron la convoquait au sujet de leur rencontre ce soir. Elle poussa la porte et vit son supérieur, déjà habillé chic. Il alla droit au but :

« Qu’est-ce qui vous tenterais le plus? Cinéma ou restaurant? »

En pensant aux mésaventures de l’autre soir avec la petite fille, Valence sourit. Elle réfléchit. Son patron lui dit :

« Y’a des bons films à l’affiche. Il y a Minuit le soir, paraît que c’est ben bon! Ensuite il y a une comédie américaine… »

En entendant Minuit le Soir, Valence fit son choix. Elle voulait justement voir ce film un moment donné.

« Ouais! Allons au cinéma! Je veux voir ce film québécois. »

Brad sourit et lui dit :

« Je viendrai te prendre à 6 heures trente. Ça te va? »

« Parfait. »

Le reste de la journée sembla long pour Valence. Elle s’assura de bien préparer des ailes de poulets, des chips et des bières pour Charles. Le hockey commençait juste à 7 heures. Elle dût donc trouver une excuse pour sortir de la maison.

« Charles? Je vais au cinéma avec Pétrolia! »

« Ouais, ouais… tu m’empêches d’écouter les nouvelles du sport là Valence! »

Elle quitta l’appartement et se dépêcha d’entrer dans la voiture sport de Spitfire. Qu’il avait fière allure aux commandes du véhicule!

Arrivés au cinéma, ils s’assirent dans une des premières rangées. Ils pouvaient très bien voir le film. Le traditionnel pop corn était au rendez-vous cette soirée là.

Le film était très intéressant. Durant une scène romantique entre Marc et Fanny, deux personnages principaux, inconsciemment, Brad mit sa main sur celle de Valence. Cette dernière rougit. Après quelques secondes, Brad remarque son geste. Un peu gêné, il retire sa main. Un peu déçue, Valence reprend sa main. Brad semble un peu étonné de ce geste mais en est très flatté. Valence lança un regard vers Brad, qui lui répondit avec un sourire. Brad la regarda intensément, tellement intensément que Valence ressentit un frisson la parcourir. Elle se demanda au plus profond d’elle-même si Brad embrassait bien. Cela faisait tellement que Charles ne l’avait pas embrassé. Brad lut dans les pensées de la femme et déposa sur ses lèvres un doux baiser, comme sorti d’un rêve.

« Scuse… je voulais pas… »

« Tais-toi et embrasse-moi! »

Dans les yeux de Brad, on pouvait voir le désir et la passion. Ils s’embrassèrent avec fougue.

Après le film, ils ont été s’acheter une frite à une cantine tout près de là. Vers 10 heures, Brad reconduisit Valence chez-elle. Il reposa la même question que l’autre jour :

« Quand pourrons-nous nous revoir? »

Valence le regarda avec un air désespéré.

« Je t’aime bien mais il va falloir qu’on arrête ça là. J’ai un chum et il m’aime, même s’il ne le prouve plus autant qu’avant… »

« Je comprends… mais je voudrais que tu saches que je t’aime… »

« S’il te plaît, ne rends pas les choses plus difficiles! »

Elle ferma la portière et s’enfuit en courant, les larmes aux yeux. Dans sa voiture, seul, Brad s’effondra en larmes.

Quand Valence entra, les yeux rouges, dans l’appartement, Charles l’attendait. Il lui demanda :

« Où étais-tu?»

« Je te l’ai dit! J’étais au cinéma avec Pétrolia! »

Charles sembla se fâcher.

« Eille! Niaise-moi pas! Pétrolia m’a appelé pour te demander d’aller magasiner avec elle durant ton absence! »

Valence commença à craindre sérieusement Charles. Elle ne savait plus quoi dire. Charles reprit, encore plus enragé.

« Elle m’a parlé d’un homme avec qui tu es allé manger au restaurant l’autre jour! Qui est cet homme et quel est votre lien? »

Valence tremblait et dit d’une voix faible :

« C’est un ami d’enfance… il voulait reprendre de mes nouvelles… »

Charles criait maintenant :

« J’espère que tu dis vrai. Si j’apprends qu’il s’est passé quelque chose entre vous deux, ça va aller mal! »

Il se rassied et écouta les commentaires d’après match à la télévision. Valence courra se coucher, en pleurant de peine et de peur.
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Lun 28 Mar à 18:14

Chapitre 4 : Déceptions et nouveautée
Brad est chez lui, couché en boule et pleurant. Il ne voulait pas que tout finisse maintenant avec Valence. Il l’aimait, plus que quiconque. Il n’avait jamais aimé quelqu’un autant. Depuis le jour où il l’a rencontrée, il ne peut la chasser de ses pensées. Il a su dès le début que ça finirait comme ça mais une voix à l’intérieur de lui refusait d’y croire.

Tout l’argent qu’il possédait n’avait plus aucune valeur. Le monde autour de lui sembla si monotone. Il se sentait prisonnier dans un monde maussade.

Il se lécha les lèvres, remémorant le bon goût de celles de Valence. Il éclata en sanglots et se retourna. Tout n’était devenu que souffrance et déception. Pourquoi le monde est-il aussi injuste?

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Charles s’était un peu calmé depuis tout à l’heure. Il vit Valence couchée dans le lit, la mine basse. Il mit sa main sur son épaule pour la réveiller et lui dit d’une voix douce :

« Valence? Excuse-moi pour tantôt. J’étais fatigué et j’avais un peu bu. En plus, les Canadiens se sont fait battre 5 – 0. Je suis vraiment désolé de t’avoir autant crié dessus. »

Valence, à moitié endormie, n’a pas vraiment compris toute la phrase. Elle marmonna un peu, se retourna et se rendormit. Charles fit un léger sourire et alla se coucher à ses côtés.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Le lendemain matin, c’était congé. Valence ne s’était toujours pas remis de la veille. Elle resta interdite toute la matinée, Charles ne sut pas pourquoi elle semblait si déprimée. Finalement, à midi, Valence appela ses deux meilleures amies pour aller prendre un café à un restaurant du coin.

Pétrolia et Nath arrivèrent pile à l’heure. Valence leur raconta son histoire avec Brad et de la distance qui s’installait entre Charles et elle et tout de suite, Nath s’écria :

« C’est ben les hommes! Tous les mêmes! Pourquoi tu penses que j’ai quitté Flavien? Je lui ai demandé de choisir : C’est ton tournoi d’hockey cosom ou c’est moi?. Il a choisi le hockey. »

Pétrolia essaya de la consoler :

« Tu sais, Brad aurait fini par devenir comme Charles. L’histoire se serait répétée.»

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Le reste de la fin de semaine fut sans histoire, ou presque. Voyant l’air évasif de Valence, Charles se décida de lui faire une surprise pour souper le samedi. Il s’habilla avec son plus bel habit et lui cuisina du poisson. Comme un homme est rarement né avec des talents de cuisiniers, il rata complètement son repas. Il se dépêcha de commander du chinois et mit la table. La commande arriva environ 10 minutes avant Valence. Il eut à peine le temps de mettre le tout dans les assiettes et d’allumer deux chandelles.

Quand Valence vit tout ce que Charles avait préparé et le temps qu’il avait mit pour tout faire, elle fut submergée encore plus par la culpabilité. Elle se mit à pleurer abondamment. Charles, inquiet, lui demanda :

« Qu’est-ce qu’il y a, ma chérie? Ce n’est pas de ton goût? »

Elle tenta de lui répondre qu’elle pleurait parce qu’elle était émue mais elle savait au plus profond d’elle-même la véritable raison. Charles ouvrit une belle bouteille de vin et en servit une coupe à sa bien-aimée.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Brad, quant à lui, n’a rien fait de la journée. Comme il n’avait pas d’appétit, il n’a rien mangé. Il a passé la journée couché à essayer d’oublier Valence. Il en était incapable, c’était plus fort que lui.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Le lendemain fut sans histoire. Valence resta couchée toute la journée, prétendant un mal de tête. Charles veilla sur elle.

Brad, quant à lui, a recommencé à manger. Il s’est fait venir une pizza et en mangea un peu à chaque repas. Il avait encore beaucoup de peine. Une chose est sûre, il ira travailler demain. Il fallait qu’il se ressaisisse et il le fera au travail. Il essaiera juste de ne pas regarder Valence de la journée.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Lundi matin, tout le monde entra sur la job. Valence n’avait pas vraiment la motivation d’y aller mais décida de venir quand même. Elle s’assied sur son bureau lorsque le patron, Brad, arriva avec une fille qui lui semblait inconnue.

« Bonjour, chers employés! Je vous présente une femme qui vient d’être engagée pour s’intégrer à notre merveilleuse équipe. Son nom est Oli et elle est fière d’être parmi nous. »

La jeune femme sourit timidement. Charles sourit presque instantanément. Elle s’assoit sur un bureau inoccupé et commença à travailler.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Lors de la pause café, Charles alla trouver Flavien, qui était encore peiné de sa récente rupture.

«Hey mon Flavien! As-tu vu la petite nouvelle? Pas pire, hein? »

« Ouain… mais ça me tente pas trop de penser à elle… »

« Si j’étais célibataire comme toi, je n’aurais pas perdu de temps, j’aurais été la cruiser! »

« Ouin… je me sens pas prêt de m’engager dans une nouvelle relation… »

« T’es ben poche! »

Sur ce, Charles partit discuter un peu avec Oli. Valence, elle, était restée à son bureau. Elle craignait trop de voir Brad. Elle aurait voulu lui parler mais en même temps elle manquait de courage. Et s’il ne voulait rien savoir d’elle ? Une partie d’elle ne pouvait se passer de lui.

Dans la vie, il faut foncer. Elle se leva et parti d’un pas décidé vers le bureau de Brad. Elle ouvrit la porte et la referma derrière elle en disant :

« Il faut qu’on se parle ! »

Brad semblait encore blessé des derniers évènements mais il essayait de le cacher. Perdant le contrôle sur elle-même, Valence s’approcha et l’embrassa doucement. Brad romput le baiser et dit avec une voix qui ferait craquer n’importe quelle fille :

« Je ne peux me passer de toi… je t’aime. »

Et ils s’embrassèrent de plus belle. Finalement ils durent se séparer parce qu’ils avaient tous deux beaucoup de travail à faire. Valence demanda :

« Quand nous reverrons-nous, monsieur Spitfire ? »

Il sourit et dit :

« Ça t’intéresserait de voir un spectacle de ballet demain soir ? »

Valence n’a jamais vraiment aimé le ballet mais c’était la première fois répertoriée qu’un homme demandait à une femme de l’accompagner à un tel spectacle. Elle accepta avec enthousiasme. Elle ouvrit la porte et dit :

« À la prochaine, patron ! »
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Lun 28 Mar à 18:15

Chapitre 5 : Rendez-vous secrets
« Wow! C’est ici que tu habites. »

Nous sommes le mardi soir… Valence a prévenu Charles qu’elle irait voir du ballet avec son supposé ami d’enfance. Sachant qu’il refuserait, elle a même invité Charles. Comme prévu, il déclina l’offre, préférant regarder le canal des sports. Elle partit à 17 heures afin d’avoir des bonnes places. Charles avait donc toute la soirée devant lui et il en profita.

« Wow! C’est ici que tu habites! C’est… bien décoré, je trouve! »

Charles en avait profité pour inviter Oli. Charles aimait toujours Valence mais Oli dégageait un petit plus que Valence n’avait pas. Pourtant, elles étaient toutes deux presque du même âge.

Charles ne voulait pas être infidèle à Valence cette soirée-là. Il avait juste envie de parler et de rigoler. Et c’est ce qu’il fut toute la soirée.

Valence, quant à elle, vivait presque une soirée de rêves. Le spectacle débutant à 20 heures, elle et Brad prirent le temps de se balader dans un parc. Ils observèrent la beauté qu’avaient les arbres en automne. Ils se tenaient par la main, comme deux nouveaux amoureux. Tous les deux éprouvaient des sentiments intenses pour l’autre. Ils se connaissaient depuis peu longtemps mais ils ne pouvaient pas voir un lendemain sans l’autre. Ils s’assirent sur un banc au milieu du parc. Ils écoutèrent le chant des oiseaux qui chantaient, semblait-il, que pour les deux. Brad serra Valence dans ses bras et lui confia :

« J’aimerais que ce moment dure éternellement. Je suis tellement bien avec toi. »

Émue, Valence versa quelques larmes. Elle aussi ressentait la même chose. Mais la réalité de tous les jours était si cruelle. Lisant presque dans les pensées de Valence, Brad sourit et lui dit :

« Je savoure chaque instant passé avec toi pour m’aider à surmonter chaque journée qui passe où je suis sans toi. »

Il finit sa phrase et embrassa Valence sur la joue. Il aimait tellement la serrer contre lui comme ça. Ses mains se baladaient dans la longue chevelure de la femme. Ils restèrent environ 15 minutes, enlacés comme ça, profitant du moment présent avec l’autre. Ils finirent par devoir se lever et prirent la route vers la salle de spectacle.

Pendant ce temps, Charles servit un verre de vin à Oli. Ils s’entendaient à merveilles et aimaient les mêmes choses. Oli demanda à Charles :

« Es-tu célibataire? C’est juste pour savoir… »

Charles ne sut quoi répondre. Il hésita un moment et il mentit :

« Oui… je suis seul depuis deux ans. »

« Ok… »

Il se sentait un peu coupable d’avoir mentit. Il ne savait pas pourquoi il avait fait ça. Ça a été plus fort que lui. Il était rendu 9 heures trente et Oli décida de rentrer chez-elle. Charles a apprécié sa soirée en sa compagnie mais une partie de lui se sentait vraiment mal d’avoir menti.

Le spectacle était en fait Casse-Noisette. Ils se tinrent la main tout le long du show. Valence se surprit à aimer un peu ce spectacle. À 10 heures, quand tout fut terminé, Brad demanda à Valence :

« Comment t’as trouvé ça? Moi j’ai trouvé ça super beau! »

Valence lui sourit et répondit sincèrement :

« Tu sais, je n’avais jamais vraiment aimé le ballet mais ce soir, j’ai réalisé la beauté d’un tel spectacle. J’ai vraiment remarqué la précision et le talent qu’il fallait pour devenir ballerine ou danseur de ballet. Finalement, j’ai bien aimé ça. »

Brad, fier, lui apprit :

« J’ai déjà pris des cours de ballet. Tu veux que je te montre? »

Il se mit à imiter les mouvements des danseurs de tout à l’heure. Valence éclata de rire quand Brad s’enfargea dans ses pieds et tomba par terre. Elle lui tendit la main pour l’aider à se relever.

« Merci… je pense que je commence à être un peu rouillé. »

Ils éclatèrent tous les deux de rire. Ils marchèrent vers la voiture. Brad demanda :

« Ensuite, il y a t’il un endroit où tu voudrais aller? »

Valence n’avait aucune idée où aller mais elle ne voulait pas quitter maintenant Brad.

« Où tu veux… »

Brad eut une idée :

« Tu viendras prendre un verre chez moi! »

Ils partirent chez Brad. À la grande surprise de Valence, il ne possédait pas un énorme château comme tous les patrons dans les films mais une petite maison bien normale. À l’intérieur, il y avait un décor chaleureux qui faisait qu’on s’y sent bien en entrant. Brad enleva le manteau de Valence et le mit sur un support dans la garde-robe. Il partit chercher des coupes et une bouteille de vin. La femme s’assied sur un fauteuil, attendant patiemment Brad. Il revint bien vite avec deux coupes pleines. Il en tendit une à Valence.

« Santé! »

Valence était un peu nerveuse. Ça se voyait très facilement. Brad remarqua son inconfort. Il lui dit :

« Fait comme chez toi! Si tu veux ouvrir la télé, la télécommande est là. Aussi, j’ai un ordinateur par ici et une chaîne stéréo. »

Valence sentit vite qu’il ne lui mettait aucune pression. Quand elle eut fini sa coupe, il dit :

« Veux-tu que je t’en sers encore? »

« Non merci. »

Il se dépêcha de finir et vint s’asseoir un peu plus près de Valence. Lui aussi était un peu mal à l’aise et ne savait pas quoi faire. Pour cacher son état d’âme, il déménagea sur le divan et ouvrit la télévision. Le film Le journal de Bridget Jones venait de commencer. Valence vint retrouver Brad et dit :

« Je l’ai déjà vu ce film là. Il est super bon. »

Ils écoutèrent le film, collés et enlacés… Ils étaient tellement bien. À la fin du film, Valence remarqua :

« Oh non! Pas déjà minuit et demi! Charles va se poser des questions si j’arrive à cette heure du soir! »

Ils partirent chez Valence. Il était maintenant une heure. Elle salua Brad et courra dans son appartement. Heureusement pour elle, Charles s’était endormi devant la télé et n’avait pas remarqué son absence. Elle se changea et alla se coucher. Dans sa tête, les paroles de Brad passèrent en boucle jusqu’à ce qu’elle trouve le sommeil.
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 16 Avr à 8:59

Chapitre 6 : Soirée entre filles

Mercredi soir. C’est la journée sacrée pour la gang de filles. Elles allaient toutes se rencontrer au Casse-Croûte chez Bob afin de discuter sur la semaine et tout. La joyeuse bande était constituée de Valence, Pétrolia, Nath et Caro. Elles se connaissaient toutes depuis le secondaire.

Elles s’assirent toutes autour d’une table et Serge, le serveur et frère de Pétrolia, vint leur parler :

« Encore ici les filles? J’viens prendre votre commande. Allez-vous prendre la même chose que d’habitude? »

Le groupe acquiesça sauf Caro :

« Serge! M’a me prendre une salade cette fois ci… Je veux maigrir. »

« Comme tu veux! »

Et dès qu’il fut éloigné suffisamment, Caro dit :

« Y’a un beau p’tit cul ton frère, Pétrolia! »

Nath crampa de rire et dit à Caro :

« Caro! Tu dis ça à chaque fois que tu vois un gars! »

« C’est pas vrai ça! J’dis pas ça quand je vois Bob ! »

Serge arriva avec la nourriture. Toutes les filles mangeaient malbouffe sauf Caro. Soudain, Valence vit Flavien entrer.

« Eille, Nath! C’est pas ton ex ça? »

Nath, indifférente se contenta de dire :

« Ouin. »

Caro se révolta :

« C’est ton ex ça? Regardes-y l’allure. Y’é tout cute! Tu m’as toujours dit qu’il était laid. Mon dieu, un 11/10… hein Pétrolia ? »

Pétrolia qui regardait fixement Flavien dit :

« Méchant pétard… je devrais-tu aller lui parler ? »

Valence l’encouragea :

« Si tu le trouve beau, vas-y! T’as rien à perdre! »

Pétrolia se mit à paniquer un peu.

« Non! Je suis trop gênée! »

Caro, quant à elle, n’était pas trop gênée. Au contraire, elle partit le voir. Elle lui dit :

« Tu vois la petite rousse frisée à ma table? Elle te trouve bien cute mais elle est trop gênée d’aller te parler. »

Elle pointait Pétrolia du doigt. Cette dernière se cacha sous la table. Flavien vit sur cette table son ex-blonde. Il ne voulait pas trop s’approcher d’elle. Il expliqua que ça ne lui tentait pas d’aller parler à Pétrolia. Caro retourna à la table.

« J’pense qu’il est trop gêné pour aller te parler… Vous feriez un beau petit couple vous deux! »

Pétrolia, embarrassée, changea de sujet :

« Pis Valence, comment ça se passe entre toi et ton beau millionnaire? »

Valence, gênée par la question, répondit :

« Ben… ça va bien… hier, on est allé voir Casse-noisette et on a écouté Bridget Jones chez lui…»

Nath ne tarda pas à réagir :

« Ah! C’est ben cute! »

Tout de suite après, Serge arriva avec une assiette de fruits de mer. Il la déposa devant Pétrolia :

« Ça vient de Bob, le gérant. Il voulait te faire ce cadeau. »

Toutes les filles se mirent à rire, sauf Pétrolia.

« Je suis assez tannée de lui! Eille! Y’arrête pas de me cruiser! Il ne m’intéresse pas. Je lui ai dit vingt fois et il ne veut pas me comprendre! »

Comme si ce n’était pas suffisant, un musicien avec une guitare accoustique vint à la table.

« Excusez-moi de vous déranger. On m’a payé pour chanter cette chanson. Ça s’appelle : De grâce, love me Pétrolia! »

Pétrolia était rouge de colère, ce qui fit encore plus rire les filles.

« Oh Pétrolia… oh my Pétrolia! Tu te cherches une maison, y’a d’la place dans l’camion! »

Elle cria au musicien :

« DEHORS!! DEHORS!! »

Nath lui fit remarquer :

«T’es ben méchante! C’était sa job de chanter comme ça pour les gens. »

Pétrolia sembla désolée de son geste :

« Je sais… mais je suis tellement tannée de me faire cruiser par Bob. Vous pouvez pas comprendre comment c’est tannant. »

Les filles compatirent avec Pétrolia. À part ça, elles parlèrent de tout et de rien toute la soirée. Une heure plus tard, Valence regarda sa montre et dit :

« Bon je vais y aller. Charles va trouver que je suis souvent partie. Bye là! »
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 16 Avr à 9:06

Chapitre 7 : Confidences nocturnes

Note : Chapitre très dur psychologiquement (pour l'auteur en tk Razz)

Brad pleurait à chaudes larmes dans les bras de Valence. Elle tentait de le consoler du mieux qu’elle le pouvait. Jamais elle n’aurait cru qu’un tel geste d’amour aurait pu rappeler à Brad de tels mauvais souvenirs…

Tout a commencé vendredi soir. Elle et Brad avaient passé une soirée magnifique à marcher dans les rues de la ville. Les lumières des commerces rendaient l’atmosphère si romantique. Des milliers d’autres couples marchaient tout comme eux. Rendus en avant de chez Brad, ils sont entrés un peu pour se réchauffer. Ils ont bu un bon chocolat chaud, collés l’un contre l’autre sur le divan. Après avoir fini de le boire, ils se sont embrassés longuement.

Valence eu subitement envie de plus… Ses baisers l’a satisfaisait mais augmentaient le désir profond qu’elle éprouvait pour Brad. Elle glissa une main sous le gilet de son amant pour caresser son torse et son autre main commençait à lui enlever son coton ouaté.

Pris de panique, Brad l’a repoussa. Valence, étonnée de ce geste, le regarda longuement. Elle pu voir dans ses yeux la pure peur, ce qui la terrifia. Il se mit à se ronger les ongles et à trembler. Valence, plus qu’inquiète, lui demanda :

« Que se passe-t-il, Brad? »

Il était complètement blanc et pleurait maintenant. Valence ne comprenait plus rien. Il avait l’air aussi vulnérable qu’un enfant. Il réussit à bégayer :

« J’ai su qu’on… qu’on en viendrait là… là… un jour… mais j’espérais… ne pas… pas paniquer ce… ce jour-là… »

Valence mit une main sur son épaule pour le soutenir. Elle se demandait encore pourquoi Brad réagissait ainsi.

« Qu’est-ce qui ne vas pas? Tu sais que tu peux tout me conter… »

Une lueur d’espoir envahit les yeux de Brad.

« Si je te le… le dis, tu promets de… de ne pas le ra… raconter ou de ne pas rire… rire de moi?»

Valence lui envoya un sourire rassurant :

« Promis juré! »

Les yeux de Brad s’obscurcirent à nouveau et il rougit un peu, mal à l’aise de confier son terrible secret.

« Quand tu étais jeune, ton père, il t’aimais-tu? »

Un peu surprise par la question, Valence lui répondit la vérité :

« Ben oui… Il m’a toujours encouragé dans mes études, il me donnait des cadeaux à Noël et à ma fête. Je pouvais me confier à lui… »

En entendant la réponse de Valence, de grosses larmes coulèrent sur sa joue. Il prit son courage à deux mains et raconta :

« Mon père m’aimait… mais pas comme le tien… le mien, il m’aimait trop… vois-tu ce que je veux te dire par-là? »

Valence crut comprendre ce que Brad voulait dire mais de tout son cœur elle souhaitait que son instinct se trompe. Elle écouta le reste du récit de Brad.

« Mon père… a abusé de moi… toute mon enfance et mon adolescence… mon père est… ce qu’on pourrait appeler… un pédophile… et c’est sur moi… qu’il réalisait ses… fantasmes… »

Valence se mit à pleurer elle aussi (l’auteure aussi :’( ) . Elle serra Brad fortement dans ses bras.

« À l’âge de 17 ans, j’ai fait une fugue et j’ai été vivre chez mon oncle… c’est lui qui était le patron de la compagnie avant… c’est lui qui m’a tout montré. La journée de mes 20 ans, il m’a offert de le remplacer à son poste en échange… »

Brad prit une grande respiration avant d’entamer la suite douloureuse de son passé. Il tremblait encore plus que tout à l’heure. Sa voix était de plus en plus faible.

« En échange que j’accepte de revoir mon père pour lui donner une lettre venant de mon oncle. Je n’ai jamais parlé de mon passé à mon oncle. Je suis aller voir mon père. Quand il m’a vu, il a essayé de me sauter dessus pour me violer. Maintenant que j’étais plus fort, je l’ai repoussé avec une telle puissance qu’il s’est frappé contre le mur. Il a alors sorti un couteau et une arme à feu. J’ai eu peur… très peur. Il me braqua l’arme sur la tempe alors qu’il me violait et avec la lame, il m’a fait ceci… »

Il souleva un peu son gilet et on pouvait voir une grosse cicatrice en haut de ses hanches. On voyait que la cicatrice se poursuivait bien en dessous de ses pantalons.

« J’ai crié… J’ai espéré que quelqu’un vienne me sauver. Mon oncle, qui était venu avec moi, a appelé la police… ils sont débarqués et ont amené mon père en prison. Le procès a duré un an… depuis j’essaie de me faire une nouvelle vie à la compagnie de mon oncle… »

Brad prit un air encore plus triste et désolé et dit à Valence :

« Tu comprends pourquoi je t’ai repoussé tout à l’heure. Tes mains ont fait renaître en moi pleins de souvenirs que je voulais oublier… »

Valence le serra encore plus fort contre elle. Ils ont passé le reste de la soirée à pleurer; tous deux étaient trop troublés pour dire le moindre mot.
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 16 Avr à 9:08

Chapitre 8 :

Valence n’est pas aveugle. Elle a bien vu que depuis quelques jours, Charles zieute Oli. Valence ne dit rien parce qu’elle serait très mal placée pour le blâmer. Elle remarque aussi que cette réalité ne la dérange aucunement.

Valence ne veut pas quitter Charles. Elle aime Brad mais craint que ce dernier ne l’aime pas vraiment. Elle ne veut pas non plus chambouler toute sa vie.

Charles ressent presque la même chose que Valence. Il a enfin avoué son mensonge à Oli. Il ne veut pas quitter Valence car il se sent en sécurité avec elle mais si Oli lui demande ou accepte de sortir avec lui, il est certain qu’il ne moisira pas longtemps.

Le samedi fut pas mal silencieux entre les deux. Charles et Valence s’emmerdaient jusqu’à ce que cette dernière reçut une invitation de Brad. Elle se dépêcha à partir, laissant Charles seul. Il en profita bien sûr pour inviter Oli.

Brad avait dit à Valence de l’attendre en face du restaurant où ils ont eu leur premier rendez-vous. Elle l’attendit environ 5 minutes. Brad lui fit signe d’entrer dans sa voiture. Elle sourit et s’exécuta. Elle s’assied sur le siège à côté de celui du conducteur afin d’être près de Brad. Il sortit de la banquette arrière un gros bouquet de roses!

« Que c’est beau! Mais… qu’est-ce que Charles va dire quand il va voir ça? »

Brad n’y avait pas vraiment songé. Il se contenta de sourire en haussa les épaules. Valence rit en voyant sa réaction. Elle demanda :

« Mais où allons-nous? »

Brad lui répondit que c’était une surprise. Il était 10 heures du matin et ils avaient toute la journée à eux. Il conduisit un long moment et quitta la ville. Valence se demandait sérieusement quelle pouvait être la mystérieuse destination. La voiture suivit un petit sentier boisé et finalement s’arrêta devant un chalet de bois rond. Brad débarra la porte et l’ouvrit, dévoilant le décor rustique qu’il y avait à l’intérieur. Valence n’en revenait pas de la beauté des lieux…

« Wow… c’est comme… vraiment… wow… »

Brad lui sourit et dit :

« Je savais que tu aimerais ça! »

Le chalet était alimenté à l’électricité. Il y avait une télévision avec un magnétoscope, un gros divan, l’eau courante, une table et plus loin deux portes qui devaient sûrement mener à la chambre et à la salle de bain. Il y avait aussi un beau petit foyer et un poêle à bois. Brad prit Valence dans ses bras, l’embrassa et lui dit :

« Je nous ai loué une couple de films… Veux-tu en écouter ou bien si veux-tu faire autre chose? »

« Je commencerais bien par un film! »

Ils s’assirent collés tous les deux sur le sofa et écoutèrent le film. C’était une comédie romantique, Nez Rouge.

Quant à Charles et Oli, tout allait bien. Il s’était fait venir une pizza qu’ils mangèrent tous deux. Ils s’entendaient à merveille. On dirait qu’ils étaient nés pour être ensembles. Ils burent un peu de vin aussi…

N’ayant peu à perdre, Oli prit son courage à deux mains et embrassa Charles sur une joue. Il devint tout rouge, visiblement gêné par ce geste. Oli, un peu mal à l’aise, essaya de s’excuser mais Charles se mit à l’embrasser tout doucement sur les lèvres.

À la fin du film, Valence et Brad pleuraient parce que le film était cute. En voyant son amant pleurer, Valence le taquina :

« C’est la première fois que je vois un homme aussi sensible! »

Brad sourit, essuya ses larmes et dit :

« Je sais. Je suis ben spécial! »

« On fait quoi maintenant. »

Brad n’avait aucune idée quoi répondre à la question de Valence. Un grognement provenant du ventre leur donna un indice.

« Ah! J’ai faim! Reste assis et laisse l’homme faire à manger! »

Brad se leva et mit quelque chose à réchauffer près du poêle. Il avait toute sa nourriture de prête. Après une dizaine de minutes, on l’entendit crier :

« À table! »

Valence se leva et huma un parfum qui lui était familier. Elle s’assied à table et Brad apporta le dîner. Son nez ne l’avait pas trompée, il s’agit bel et bien d’un pâté à la viande comme sa mère en faisait dans le temps de Noël.

« J’espère que ça te plaît… Sinon, je peux aussi faire cuire du jambon et des œufs. »

« Merci, ça va être correct. »

Ils mangèrent leur copieux repas. Brad jeta la vaisselle en plastique aux vidanges et prit la main de Valence.

« Allons-nous faire une marche dans le bois? »

Valence accepta et marcha avec lui. Le paysage était magnifique. À environ 500 mètres, ils retrouvèrent le quatre-roues de Brad. Il prêta son casque à Valence, mit le sien, embarqua sur son véhicule et démarra. Il attendit que Valence soit bien accrochée avant de partir. Ils explorèrent plusieurs kilomètres de forêt. Ils virent plusieurs animaux. Brad prit un sentier qui les menèrent sur le sommet d’une montagne. La vue était à couper le souffle. On pouvait même voir le fleuve au loin. Brad arrêta son engin, retira son casque et s’assied sur une roche. Valence vint le revoir. Ils contemplèrent le paysage durant plusieurs minutes. Brad brisa le silence :

« Peu importe à quel point magnifique la vue peut-être d’ici, elle n’arrive pas au dixième de ta beauté. »

Émue, Valence versa quelques larmes et embrassa Brad.

Une fois s’être emplit la tête de magnifiques images automnales, le petit couple décida de redescendre en bas, au chalet. Après avoir emprunté quelques sentiers, Brad arrêta le motorisé et observa autour de lui. Il se retourna vers Valence et dit :

«Je crois que je nous ai perdus. »

Ils rembarquèrent sur le véhicule. Ils tournèrent en rond un bon moment et finirent par trouver le chalet. Il était déjà 17 heures. Brad courut préparer à souper. Ils mangèrent avec enthousiasme le jambon et les œufs.


« Valence, ça te dirais de rester ce soir et demain. »

Valence sembla un peu étonnée que Brad lui demande ceci. Elle prit son téléphone portable et appela Caro.

Pendant ce temps, Charles et Oli étaient en train de s’embrasser. Le téléphone de Charles sonna. C’était Caro à l’appareil.

« Salut Charles… Valence reste à coucher chez moi ce soir… »

«Ok ok, salut là!»

Quand Charles raccrocha, Oli lui demanda :

« C’était qui au téléphone? »

« Un sondage… »

« Ah… »

« Si tu veux, tu peux rester avec moi jusqu’à demain… »

En entendant cette phrase, Oli paniqua. C’était bien le fun passer du temps avec Charles mais cette déclaration pleine de sous-entendus lui faisait peur. Elle prit son manteau et ouvrit la porte d’entrée.

« Désolée Charles, ma mère vient dîner demain et faut que je fasses l’épicerie… »

Et elle partit en courrant. Charles, un peu triste, s’assied sur un fauteuil en se demanda :

« Est-ce que je suis allé trop vite? Je suis un imbécile. »

La soirée a été plaisante pour Valence. Elle et Brad ont encore écouté un film romantique. Valence soupçonnait son hôte de n’écouter que ça. Il vient bientôt l’heure de se coucher. Brad lui présenta la grande chambre. C’était vraiment spacieux. Il y avait une garde-robe, une commode et un grand lit king-size. Brad ouvrit la garde-robe et envoya deux pyjamas à Valence. L’un était rose et l’autre était bleu.

« Petit cadeau! »

Brad fouilla un peu, prit une grande couverture et alla dans le salon.

« Bonne nuit! Je vais aller dormir sur le divan… »

Valence lui proposa :

« Tu peux dormir ici, avec moi, si tu veux… »

« Ok… mais je vais aux toilettes avant… »

Il partit quelques minutes. Valence eut le temps d’enfiler son pyjama bleu et de se coucher sous les couvertes. Brad revint vite, avec un pyjama rouge vin et un ourson en peluche. Un peu gêné, il confia :

« Je ne peux pas dormir sans Mussolini ! »

Valence lui sourit. Il vient se coucher à côté de Valence. Il la serra contre lui et tomba endormi. Valence aussi trouva le sommeil assez vite.
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 16 Avr à 9:08

Chapitre 9½

Valence dormit bien… jusqu’à 2 heures trente environ. À cette heure, elle fut réveillée par un cri. Étonnée, elle s’assied et regarda autour d’elle pour découvrir d’où provenait ce cri. Elle vit Brad, agité. Il était sûrement en train de cauchemarder. Il tremblait maintenant et parlait :

« Non… S’il te plait… Non! »

Un peu inquiète, Valence mit sa main sur l’épaule de son amant et commença à appeler le nom de ce dernier. Il ne sembla pas remarquer Valence et était toujours dans son cauchemar. Ses plaintes devenaient de plus en plus fortes et d’un coup sec, il s’assied. Il prit sa tête entre ses mains et tentait de reprendre son souffle.

« Je voudrais tellement être délivré… Pourquoi faut-il que je revive toutes les nuits ce moment? »

Des larmes coulèrent de la joue de Brad. Valence comprit immédiatement que ce rêve devait avoir rapport avec son passé. Brad vit Valence qui le regardait. Il lui sourit faiblement et s’excusa de l’avoir réveillé. Il se leva et alla chercher de quoi dans la cuisine. La jeune femme resta assise, se demandant ce qu’il pouvait bien fabriquer.

Quand Brad revint, il avait deux coupes de vin et une bouteille. Il demanda à Valence si elle voulait en prendre. Elle accepta, toujours intriguée par le manège de Brad. Il lui en versa une et lui donna. De son côté, il en prit une lui aussi. Valence remarqua qu’il semblait songeur. Il était pris dans un dilemme. Entre deux gorgées de vin, il sembla avoir pris sa décision. Brad regarda Valence droit dans les yeux et lui demanda :

« Voudrais-tu… m’aimer? »

Valence ne comprit pas le sens de la phrase. Plutôt, elle comprit mais avait peur de ne pas avoir compris la même chose que Brad. Voyant la confusion de la femme, Brad reformula sa question :

« Est-ce que tu voudrais… me faire l’amour? »

Un peu étonnée, Valence observa plus profondément l’expression de l’homme. Il semblait très sérieux, avec un peu de crainte dans les yeux.

« Délivre-moi, s’il te plait. »

Voyant autant de volonté, de passion et d’amour sortir de sa voix, Valence ne sut pas refuser. Brad l’attira vers elle et l’embrassa d’une manière encore plus intense qu’il le faisait normalement. Il brisa le baiser. Une belle teinte rosée envahit son visage, prouvant la gêne qu’il avait à avouer ceci à Valence :

« C’est ma première fois… avec une femme et c’est la première fois que je suis… consentant… »

En entendant ces paroles, Valence éprouva un immense sentiment de protection envers cet homme aussi vulnérable. Elle avait peur de le décevoir ou de le blesser plus profondément mais, en même temps, elle était vraiment flattée de la confiance que Brad lui témoignait.

Elle retourna aux lèvres de l’homme et elle les embrassa à nouveau. Délicatement, elle s’en sépara et déposa de jolis baisers dans le cou de Brad. Ce dernier sourit et commença à déboutonner son propre haut de pyjama. Il reçut vite l’aide de Valence.
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 16 Avr à 9:09

Chapitre 10

Valence se réveilla vers les 10 heures. Les bras de Brad l'enlaçaient toujours. Il dormait si paisiblement. Des images de la torride nuit qu'ils venaient de passer envahissèrent la tête de la jeune femme. Elle sourit et ferma les yeux.

Elle les rouvrit environ une heure trente plus tard. À son grand étonnement, Brad n'était plus à ses côtés. Il n'était pas dans la chambre non plus. Valence s'habilla et sortit de la pièce. Elle vit Brad préparer un dîner. Voulant se rendre utile, Valence lui demanda:

« Veux-tu que je t'aide? »

Brad sourit mais déclina l'offre.

« Non merci... ça ne sera pas nécessaire. J'ai presque terminé. »

Valence s'assied à table et regarda son amoureux cuisiner. Il arriva dix minutes plus tard avec deux assiettes de crêpes au sirop d'érable. Comme tout ce que Brad avait cuisiné, ce repas était délicieux. Brad semblait timide, son teint était un peu plus rosé. Il sourit timidement et dit à Valence:

« Je veux te remercier... pour cette nuit... d'avoir été si... délicate... »

Voyant que le sujet l'intimidait un peu, Valence lui sourit et changea de sujet. Au plein milieu de la conversation, elle lui demanda:

« Vas-tu pouvoir me rapporter chez moi cet après-midi? J'veux pas que Charles se pose trop de questions... »

En entendant cette phrase, Brad sentit la tristesse le gagner. Valence aimait-elle encore Charles? Brad se retint pour que cette pensée ne le fasse pas pleurer. Après le dîner il alla la porter. Le trajet fut un peu silencieux. Brad prétexa son silence comme étant un mal de gorge lié à un début de grippe.

Pendant ce temps, Oli cogna chez Charles. Dès qu'il ouvrit la porte, elle se jeta dans ses bras et l'embrassa fougueusement.

Arrivés à destination, Valence remercia son hôte pour son hospitalité et elle l'embrassa. Ce baiser laissa Brad un peu froid. Elle partit en souriant. Dès qu'elle fut un peu éloignée, il se mit à pleurer.

Insouciante, Valence ouvrit la porte de son appartement en disant :

« Coucou! Je suis rentrée! »

Elle tourna la tête et vit Charles et Oli, couchés sur le divan, qui s'embrassaient passionnément. Remarquant sa conjointe, il repoussa Oli de son étreinte. Valence ouvrit la porte de l'appartement et quitta.
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 16 Avr à 9:10

Chapitre 11: Don't leave me

« Valence? Tu ne vas pas travailler aujourd'hui? Valence? Réveille-toi Valence!»

Lorsque Valence ouvrit les yeux, elle eut de la difficulté à identifier l'endroit où elle se trouvait. Soudain, les souvenirs de la veille lui revinrent à l'esprit. La voix de Pétrolia la remena à la réalité.

« Restes-ici si tu veux... mais tu barreras la porte si tu sors!»

On entendit ensuite la porte se fermer. Valence ne se sentait pas prête à revoir Charles si tôt. Elle avait peur qu'il soit fâché. Elle appela à la job pour motiver son absence.

* Flash back*

Dès qu'elle avait vue Oli dans les bras de Charles, Valence avait pris la porte. Rendue dehors, elle a constaté le départ de Brad. Elle a alors pris son cellulaire et appela Pétrolia. Cette dernière accepta volontiers de l'héberger.

* Fin du flash back*

Charles était triste. Quand Charles a expliqué à Oli que Valence était sa conjointe, Oli l'a remercié de son honnêteté mais elle lui a demandé du temps pour réfléchir. Un peu mélangé par tout ce qui arrive, Charles a demandé une journée de congé.


Valence croyait que Charles irait travailler aujourd'hui et elle décida donc de chercher ses affaires. Elle prit sa voiture et alla à son ancien appartement. Quand elle mit la clé dans la porte, elle s'aperçut que celle-ci était débarrée. Elle entra. Sur le sofa, Charles entendit quelqu'un entrer.

« Valence?»

Valence sursauta lorsqu'elle entendit son prénom. Elle se retourna et vit un Charles totalement dévasté. Il se leva et prit une voix douce:

« Je t'en prie, Valence... c'était une erreur. Reviens-moi... »

Valence l'ignora et commença à mettre ses vêtements dans un sac noir. Elle voudrait tellement être ailleurs. Elle prend un peu en pitié cet homme mais elle savait que si elle ne le quittait pas maintenant qu'elle n'aurait jamais plus le courage de le faire.

Charles s'approcha d'elle et mit ses mains sur les épaules de la femme. Elle répliqua:

« Lâche-moi! »

Il l'enlaça de dos, laissant ballader ses mains sur le ventre de son ex et sa tête sur le cou de la femme. Elle essaya de se libérer de son étreinte mais elle en fut incapable. Elle pouvait sentir le souffle de Charles dans ses cheveux. Il l'a retourna pour qu'elle puisse lui faire face. Il l'embrassa, forçant sa langue dans la bouche de la jeune femme. Valence fut totalement dégoûtée par ce baiser. Elle le gifla au visage. Voyant cette réaction violente, les yeux de Charles se remplirent d'eau. Il se retourna et quitta la pièce. Valence continua à rammasser ses effets personnels. Dès qu'elle eut terminé, elle lança son double des clés à Charles et elle partit sans dire un mot.
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 16 Avr à 9:11

Chapitre 12:


Mercredi soir

Vers 17 heures, Serge regarda la table que les filles ont l’habitude de prendre. Il voudrait tellement la revoir. Il se repeigna et se contempla dans le miroir.

18 heures, le clan était rassemblé au snack bar chez Bob. Pétrolia raconta sa semaine. Nath sourit et demanda :

« Eille Valence! Comment il va ton millionnaire?»

Valence ria un peu, gênée par la question.

« J’pense pas qu’il soit millionnaire… enfin bref, il allait bien ce matin… »

Se rappelant du coup de téléphone de son amie, Caro sauta sur l’occasion :

« Comme ça, t’aurais passé la nuit avec lui? »

Cette déclaration suscita une vive exclamation de la part des filles.

« Oh!!! »

Complètement rouge, Valence essaya de s’expliquer :

« Ç'a été romantique toute la fin de semaine… On est allé prendre un marche dans la forêt et il m’a amené sur le sommet d’une montagne. On a écouté des films et il a cuisiné tous les repas… oui, on a fait l’amour…»

Dès que la phrase fut finie, tout le monde s’est mis à parler en même temps. Après plusieurs minutes de cacophonie, Valence réussit tant bien que mal à raconter la suite de son récit. Elle leur raconta tout. Mais la fin, parlant de sa séparation, tout le monde la connaissait.

Serge arriva prendre les commandes du petit groupe. Caro se calma presque par magie.

« Bonsoir les filles! Qu’allez-vous prendre ce soir? »

Les femmes répondirent à tour de rôle :

« Poutine! »

« Hamburger! »

« Hot chicken! »

« Salade! »

Tout le monde se retourna vers Caro qui venait de sortir ce choix étrange. Elle rougit et s’expliqua :

« Ça fait vingt fois que je vous dit que je suis au régime! »

Serge prit tout en note et demanda :

« Un Pepsi avec ça?»

Toutes les filles acquiescèrent, Caro y comprit. Nath se mit à rire :

« Oh non! Caro prend du pepsi! Ça sera pas drôle ce soir! »

Serge partit. Le clan reprirent leur discussion normale. Pétrolia demanda au groupe :

« Comment vous le trouvez mon frère Serge? C’est moi qui lui ai donné cet habit en cadeau.»

Le groupe de filles débattirent toutes sur la question alors que Caro se tût, complètement rouge. Elle réussit à s’échapper de ce sujet brûlant jusqu’à ce que Valence ne la remarque :

« Caro? Est-ce que ça va? Tu es toute rouge! »

L’appelée ne répondit pas, visiblement perdue dans ces pensées. Elles essayèrent toutes de la sortir de cet état. En arrière d’elle, Serge arriva et mit une main sur son épaule. Elle sursauta et cria [1]. Serge fut tellement surpris de cette réaction qu’il renversa l’assiette de salade ainsi que les Pepsi sur lui-même. Caro se sentait vraiment embarrassée. Elle n’avait pas voulu réagir aussi brusquement.

« Excuse-moi! Je ne voulais vraiment pas… »

Serge se contenta de sourire en disant que ce n’était pas grave et qu’il allait se changer. Caro était encore plus rouge. Elle s’en voulait. Quelques minutes après qu’il soit parti, elle remarqua qu’elle aussi était tachée. Elle prit la direction des toilettes. La tête dans les nuages, elle se demandait si la situation pourrait être pire. Elle était tellement distraite qu’elle trébucha sur une flaque d’eau en face de la toilette des femmes. Serge, qui sortait de celle des hommes, a juste eu le temps de la rattraper avant que la tête de la malheureuse se fracasse contre le plancher de céramique. Les deux se regardèrent dans les yeux, trop intimidés pour dire quoi que se soit. Elle le trouvait trop beau et il exerçait sur elle un magnétisme fou. Quant à lui, il éprouvait la même chose. Tous les deux décidèrent en même temps de casser la glace et ils s’embrassèrent avec désir.

Quelques minutes plus tard, à leur table, les filles commençaient à s’inquiéter de l’absence prolongée de leur amie. Pétrolia eut une idée :

« Nath! Tu devrais voir Caro pour lui demander si elle vient bientôt et pourquoi ça lui prends tant de temps. En passant par là, tu demanderas à Serge quand allons-nous être servis. »

La jeune femme se leva et se dirigea vers les toilettes. En face de celle des femmes, elle vit Serge et Caro se ‘’ dévorer ‘’ les lèvres. Nath retourna à la table en riant. En s’assoyant sur la chaise, elle fit savoir aux autres ce qu’elle a vu :

« C’est simple. Caro est retenue par quelque chose, voire même quelqu’un. Serge, lui, est pas mal occupé. Ce que je veux dire par là c’est que les deux… »

Après une dizaine de minutes, Serge et Caro ne voulaient toujours pas se lâcher et Bob dût intervenir :

« Serge! Ça fait vingt minutes que je t’attends! Tu viens avec moi! »

Serge sursauta en entendant son patron. Ce dernier prit la main de l’employé et l’amena dans les cuisines. Caro, maintenant seule, alla revoir ses amies. En voyant la jeune femme arriver, elles eurent de la misère à retenir leurs rires.

« Quoi? Kessé qui ‘a? J’ai tu manqué une bonne joke? »

Caro se rassois et essaya de contrer les regards interogatifs et rieurs de ses propres amies. Elles le savaient toutes mais personne n’osa dire un mot jusqu’à ce que Pétrolia crampa et dit :

« Tu ne m’avais pas dit que t’avais un œil sur mon frère! »

Ce fut le fou rire de tout le monde sauf pour Caro. Cette dernière se fâcha :

« Eille! Vous m’avez espionnée! »

Serge arriva avec les commandes. Alors qu’il remettait le repas à Pétrolia, celle-ci lui attrapa le bras et lui dit tout haut :

« Félicitations frérot! »

Caro aurait voulu disparaître ou se fondre sous la table. Elle se sentait tellement gênée. Serge rougit mais ne dit rien. Il resta silencieux le reste de la soirée. Le repas fut rempli de blagues sur les précédents événements jusqu’à ce que Caro se vexa :

« Ça va faire, là! Pétrolia, je t’écoeure tu au sujet de ton Flavien? Pis toi, Valence, je te dérange tu avec ton Brad? C’est le fun être avec vous autres, c’est effrayant! »

Frustrée, elle se leva de sa chaise et se dirigea vers la poubelle pour jeter son assiette de styromousse. Elle remarqua qu’il y avait un papier de coller en dessous; sûrement un mot venant de Serge, pensa-t-elle. Elle le ramassa, se débarrassa de l’assiette et ouvrit la porte pour sortir.

Nath sortit à son tour pour essayer de raisonner son amie. Dehors, Caro tenait le papier dans les mains et elle le lisait.

« Caro! Attends! C’était des farces! »

Sans déroger ses yeux de la feuille, Caro lui répondit froidement :

« Ouain. C’était drôle rare vos jokes. »

« Ben là! Fâche toi pas pour ça! »

« Shu pas fâchée! Je prends de l’air dehors pour me calmer.»

« Dis, c’est quoi ce papier au juste? »

Dès qu’elle entendit cette phrase, Caro cacha le message. Son contenu était si personnel qu’elle ne pouvait même pas permettre à sa meilleure amie d’y jeter un coup d’œil. Surtout après les plaisanteries de tout à l’heure.

« C’est correct. Je comprends que tu ne veuilles pas me le dire. Ah oui, j’oubliais. Je te remercie de m’héberger depuis que j’ai cassé avec Flavien… Comme tu es rarement là le soir, je n’ai pas eu trop le temps de le dire… »

Caro sourit et déclara :

« C’est à ça que ça sert des amies! »

Sa colère un peu calmée, Caro entra à l’intérieur et s’excusa de sa saute d’humeur.


[1] C’est tellement mon genre de réactions lol
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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 17 Sep à 9:58

Chapitre 13Mercredi soir, partie 2

Neuf heures moins cinq... Caro attendait Serge impatiemment. Dans la note qu'il avait écrite, il lui demandait de l'attendre pour 21 heures. Cela faisait trente minute qu'elle était seule.

Caro ne savait pas quoi penser de Serge. Tout est arrivé si vite. C'est vrai qu'il est séduisant, beau, drole... qu'il embrassait bien... Elle craignait de mal réagir ou de laisser parraître involontairement un geste qui pourrait être mal interprété. Elle se trouvait encore trop jeune pous s'embarquer dans une relation stable. En même temps, elle ne détesterais pas avoir un homme dans sa vie pour partager les meilleurs moments comme les pires. Sa tête toute mélangée, elle aurait bien aimé avoir quelques mois pour réfléchir à ce qu'elle voulait vraiment.

Serge, venant de finir son shift, vint s'assoir en face d'elle, la sortant alors de ses réflexions. Il semblait avoir quelque chose à dir mais être trop gêné pour être capable de prononcer le moindre mot. Il tapa, sans le vouloir, ses doigts sur la table en signe de nervosité. Il finit par prendre son courage à deux mains. Il sourit légèrement et lui confia:

« Depuis la première fois que tu es venue, je ne peux te sortir de mes pensées... je t'aime, désespérément. »

Caro laissa Serge s'approcher d'elle. Il déposa un doux baiser sur le front de sa belle.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Brad devait absolument voir Valence. Il le fallait. Il n'en pouvais plus de vivre ainsi. Il devait savoir si elle l'aime vraiment. Depuis l'autre nuit, elle lui semble si distante. Il arrêta sa voiture et monta les marches 4 par 4. Il cogna à la porte et Charles lui répondit.

« Bonsoir Patron... »

« Pourrais-je parler à Valence s'il-vous-plait? »

Charles le dévisagea et lui apprit:

« Valence n'habite plus ici... »

Valence avait déménagé? Mais pourquoi ne lui avait-elle rien dit? Brad sentit sa tête se remplir de questions. Sans dire aurevoir, il quitta l'édifice et s'embarqua dans sa voiture. Au volant, il se mit à pleurer. Il arriva chez lui, pas plus avancé. Il se coucha sur son sofa, triste.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Nath était assise avec un bol de pop-corn et écoutait pour la milième fois le premier film du Seigneur des Anneaux. Elle porta sa collation à sa bouche et se dit à quel point tout était calme quand Caro n'était pas là pour maugréer au sujet de la platitude du film. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit avec une telle force qu'elle vint se frapper contre le mur. Nath se retourna et vit Caro et Serge s'embrasser passionnément. Nath les accueilla:

« Bonsoir Caro! Bonsoir Serge!»

Les deux amoureux ne répondirent pas. Ils étaient tellement dans leur bulles que même si la foudre tomberait à côté d'eux, ils continueraient à s'embrasser comme si de rien n'était. Sachant se qui allait survenir, Nath mis les écouteurs sur sa tête et monta le volume. Caro, ne lâchant pas les lèvres de Serge, le poussa vers la chambre.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Trois heures trente. Brad se réveilla en sursaut. Encore ce stupide cauchemar... Il voudrait tellement tout oublier. Tout allait si bien quand Valence semblait s'interesser à lui... Il s'assied sur le sofa et écouta la télévision, incapable de se rendormir.




[EDIT: Désolée de l'Attente! J'avais oublié d'updater ma fic ici Razz]

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MessageSujet: Re: [FT] Si tu pouvais me laisser une chance   Sam 17 Sep à 10:01

Chapitre 14 - Toute bonne chose a une fin et me revoila


Une semaine a passé. Brad s'était assoupi sur son bureau. Depuis qu'il a appris que Valence lui avait caché qu'elle ne vivant plus avec Charles, le patron est devenu une bête de travail pour oublier sa peine. Il était sur que Valence ne voulait de lui que son corps. Brad se sentait coupable de s'être confié à elle comme ça.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

« Caro a de la difficulté à se décider. Elle a tendance à ramener souvent des homme chez-elle la nuit. Mais, si elle t'aime vraiment, elle reviendra te voir et te le dira. »

Les paroles que Pétrolia avait dite à son frère lui revenait à l'espirt. Ça faisait une semaine depuis la nuit chaude que Serge avait passé avec Caro. Elle ne lui avait pas donné signe de vie après. Serge était très triste et avait l'impression de n'avoir servi que de jouet pour Caro. Il alla chercher de la boisson dans son frigo pour noyer sa peine.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Valence avait été chez Brad. Constatant l'absence de ce dernier, elle décida d'aller voir au bureau. Elle voulait tellement que tout recommence comme il y a deux semaines. Elle s'en foutait de ne pouvoir coucher avec, c'est le Brad intentionné qu'elle voulait revoir. Voudra-t-il d'elle? Elle cogne à la porte du bureau.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Serge entendait le tic-tac de l'horloge. Chaque seconde semble être une éternité pour lui. Déjà minuit... Il décida de se mettre en pyjama. Après s'être changé, il s'étendit sur son lit et ferma les yeux. Dès qu'ils furent clos, Serge aperçut la femme qu'il aimait en rêve. Ce moment ne dura pas car il entendit sonner à la porte. Qui cela pouvait-il bien être?

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Brad se réveilla en entendant Valence cogner. Il se crut au plein milieu d'un rêve. Il sentait son corps encore endormit. Il ouvrit. C'était Valence. Il était si heureux de la voir que, inconsciemment, il la serra contre lui très fort, lui répétant combien il l'aimait. Valence était un peu surprise de cette réaction mais elle l'enlaça aussi.

« Valence... je sais tout pour toi et Charles... Voudrais-tu... vivre avec moi? »

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Caro était assise à la table avec Serge. Il y avait une coupe de vin devant elle. Elle avait de la misère à se dégêner pour tout avouer. Elle prit une grande respiration pour se calmer:

« Écoute... les filles doivent t'avoir dit un tas de choses sur moi... il y en a que je ne peux sûrement pas démentir mais je dois t'avouer quelque chose... »

Elle bloqua un moment. Serge contempla le visage de la femme qui prenait une teinte rosée.

« Je t'aime, Serge... J'veux vivre le reste de ma vie à tes côtés.»

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Valence se détacha de Brad et le regarda droit dans les yeux:

« Écoute... c'est beaucoup trop tôt... j'aimerais qu'on continue de se voir comme avant un bon moment... Ensuite, nous irons à l'autre étape... ok? »

Brad lui sourit et l'embrassa doucement. Après quelques minutes, il lui demanda:

« On se vois-tu demain soir ? »

Valence accepta et l'embrassa à son tour.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Caro était dans les bras de Serge. Elle s'y sentait tellement bien, comme coupée du monde extérieur. Un poids énorme avait quitté ses épaules. Elle se sentait légère.

« Moi aussi je t'aime, Caro... »

Serge avait ouvert la télévision et avait mis un bon film dans le magnétoscope. Ils étaient dans les bras l'un de l'autre et s'embrassaient souvent.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Charles était dans son lit. Il tentait de reprendre son souffle. La caméra bougea et on vit à côté de lui Oli.

« Oli, tu es merveilleuse... Je t'aime tellement... »

« Je suis merveilleuse avec les gens merveilleux... »

Elle l'embrassa doucement sur la joue.

FIN



Valence*pleurs*: C'était bon ta fin

Pétrolia *pleurs*: Ouais

Brad *sans émotion*: Bof... t'as faite dans le commercial pas mal...

Caro: Shu ben d'accord avec toi... une chance qu'il va y avoir une séquelle plus tard parce que j'aime pas trop ma fin

Brad: espèce de Julie Snyder

Caro: C'était pas encore commercial a ce point là



Caro: Merci à ceux qui ont lu la fic

Brad: A parle de moi

Caro: Pas juste de toi, Brad... C'est ça, j'espere que ma fin vous a pas trop décu

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