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 [FT] 3 - Cédric - Rejet

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caporal_minville
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MessageSujet: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Dim 19 Mar à 17:53

Titre : Sacrifice
Volet 3 et dernier de la trilogie Cédric
Rating : R officiel.
Genre : Drama, angst et cruauté au maximum. Welcome in hell
Warning : Cruauté intense, violence, mauvais langage… vive le R!

Prologue
(note : La traduction vient de lacoccinelle et je remercie de tout cœur Pixoute! Les paroles censurées sont en japonais pour vous éviter de gacher le punch.)

Un matin de l'été 1983, toujours aux cotés de ma maman chérie
S'il te plait, souri-moi comme tu le fais toujours, la lumière du matin brillant sur toi, déforme ton visage.

Shimetsuketa mama no kubisuji tenjou kara burasagaru nara Bye-Bye Mother
Incapable de porter les silencieuses larmes et la douleur profonde, les fleurs meurent, je suis seul.

Without a face une voix suffoquant
Without a face voix déformée

Saa watashi wo okashite ki ga sumu made papa no mono yo
Mais tu sais, maman nous regarde de là haut.

My sweet mother sourit, car mon coeur va se déchirer en riant.
Deadly Sweet Mother
La haine se répand avec la nausée, mais je serais patiente et je la retiendrais à l'intérieur de moi machimashou dakare nagara

Maintenant, une nuit de l'hiver 1992, toujours aux cotés du papa que je méprise.
Ne itsumo mitai ni kyou mo watashi wo daiteru je garde les yeux ouverts pour me rappeler le regard de papa.

Shinobaseta are wo tsukitate yatsu no kubisuji fukaku tsuyoku bye bye Father
Hadaka, Des fleurs d'un rouge profond éclosent dans le paysage d'hivers enneigé, fleurissant comme une rivière de sang, je suis seul

My Sweet Mother sourit, car mon coeur va se déchirer en riant.
Deadly Sweet Mother
avec la haine les larmes qui coulent sur mes joues se sont séchées, mon innocence s'achève
~ Embryo (kisou version), Dir en Grey

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Dernière édition par le Sam 17 Juin à 22:46, édité 1 fois
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Dim 19 Mar à 17:54

Chapitre 1
« Un matin de l'été 1983, toujours aux cotés de ma maman chérie
S'il te plait, souri-moi comme tu le fais toujours, la lumière du matin brillant sur toi, déforme ton visage
. » ~ Embryo, Dir en Grey


Charles ouvrit les yeux. Il était dans le vaisseau. Rien n’avait changé. Il avait surement halluciné cette voix. Euh, elle disait quoi au juste cette voix? Il ne s’en rappelait que vaguement.

Insouciant, il se leva et se servit de sa montre. Il appela Pétrolia pour lui demander où était Valence. Le médecin lui dit qu’elle était à la même place que d’habitude. Charles soupira. Il décida de prendre une marche dans le vaisseau pour la trouver.

Charles regardait de gauche à droite mais pas devant lui. Il cherchait partout sa bien-aimée, sans se soucier de frapper quelque chose… ou quelqu’un. Cela arriva. Il frappa dans quelqu’un. Charles releva la tête. Grand, jeune, un peu boutonneux, très maigre, les cheveux dépeignés… Qui est-ce? Charles le scruta un peu, remarquant une ressemblance frappante avec Brad.

« Cédric, demanda Charles. C’est toi? »

L’adolescent fronça les sourcils.

« Qui veux-tu que je sois d’autre? Il n’y en a pas beaucoup d’autres jeunes dans le vaisseau. »

Charles réalisa. Il n’était pas dans le passé mais dans le futur. Ça signifierait donc que la machine de Pétrolia serait dysfonctionnelle… ou que quelqu’un aux grands pouvoirs aurait inversé le pouvoir de la machine. De plus, est-ce que Cédric vient de dire qu’il n’y a pas d’autres jeunes à bord?

« Dis, comment vont les jumeaux et Oli? »

Le jeune adulte n’hésita pas à le dévisager.

« Euh… t’es sur que ça va ce matin? »

« Parle moi pas sur ce ton, Cédric! »

L’ado se tut et continua sa route tout en ignorant les questions de Charles. Le petit homme était très frustré de l’air bête de son beau-père, le maudissant. C’était l’adulte qui était bizarre, pas lui, songea-t-il. Charles, de son côté, suivit Cédric vers le centre de santé. Cédric vint s’asseoir près de la civière. Le capitaine eut un choc en voyant qui y gisait. Tristement, il se dirigea vers celle-ci et prit la main de la personne inconsciente.

« Valence… qu’est-ce qu’il t’est arrivé? »

Cédric, en guise de réconfort, mit sa main sur l’épaule de son beau-père. Ce dernier n’hésita pas à pleurer sous son épaule. Cédric poursuit :

« T’es amnésique? C’est surement la faute des antidépresseurs. Maman est comme ça depuis que j’ai deux ans. Je me rappelle peu d’elle sauf que c’était une femme extraordinairement gentille. J’m’ennuie d’elle… »

Charles releva la tête, intrigué. Depuis qu’il avait deux ans? Merde, quel âge a Cédric? Il semble assez tard dans son adolescence. Plus rien en lui ne ressemble à un enfant.

« T’as quel âge déjà, mon grand? »

Cédric sursauta et avoua :

« J’ai seize… presque dix-sept. »

Charles enfouit sa tête entre ses mains, une nouvelle vague de larmes le saisissant. Quatorze ans… Quatorze ans que sa bien-aimée gît ainsi… Pourquoi elle? Elle n’a pourtant rien fait de mal dans la vie pour se retrouver comme ça. Que c’était cruel, surement la faute de ce stupide Brad… Parlant du loup, fait-il toujours un tour dans le vaisseau?

« Dis Cédric, tu vois souvent ton père ici? »

Le jeune manqua s’étouffer. Il devint beaucoup plus nerveux et ça paraissait beaucoup. Il était bleu, transpirait comme c’était pas possible et tremblait même. Il reprit vite un semblant de calme et dévisagea le capitaine.

« Il est mort, comment veux-tu que je le voies? »

Charles s’excusa de cette question qui semble stupide. Au moins, il y avait ça de réglé mais à quel prix?

Charles fut sortit de ses pensées par la porte s’ouvrant. C’était Pétrolia qui entrait pour son examen quotidien. En entrant, elle s’exclama :

« T’es encore au chevet de ta mère, Cédric? J’t’avais dit que tu devrais essayer de vivre une vie normale et de faire des trucs d’ados! On ne te voit presque jamais, tu es toujours enfermé ici. Ce n’est pas bien pour ton développement personnel. Ta mère te dirait la même chose que moi. »

Cédric baissa la tête et s’expliqua :

« Désolé, tante Pétrolia. Je ne peux pas m’empêcher. J’espère tellement qu’elle se réveille un jour… »

Pétrolia le blâma un peu :

« Tu restes à ses côtés depuis ton enfance, Cédric. On a eu de la misère de t’enlever de là quelques heures par jour pour que tu apprennes à lire et à écrire… même encore, tu ne sembles pas du tout te rappeler de ça! »

Cédric se fâcha un peu… comme un ado finalement :

« Mais là! Je suis rendu à presque dix-sept ans, j’ai le droit de faire ce que je veux! »

« Écoute, j’veux pas que tu gâches ta vie pour elle. Si elle mourrait demain, tu regretterais d’avoir passé ta vie à veiller sur elle en vain! »

Cédric se sentait honteux et, comme un homme fier, refoula les larmes qui lui montaient encore aux yeux. Charles s’étonna de voir à quel point il n’avait pas trop vieilli.

« Pétrolia. J’l’aime ma mère. Je ne veux pas qu’il lui arrive quelque chose de mal. J’veux qu’elle se réveille… »

Pétrolia eut pitié de lui et cessa son sermont. Elle le serra dans ses bras. Il l’a dépassait de plusieurs têtes, était plus grand encore que son père ne l’était. Cédric se détacha de l’étreinte. Pétrolia lui suggéra :

« On va te faire un party d’ado en fin de semaine avec d’la boisson, de la musique d’ado et tout. Tu vas avoir une belle fête, promis! »

Cédric lui sourit en la remerciant. Il regarda sa montre. C’était l’heure maudite, 10h30. Le jeune se leva, salua les autres et partit sans que l’on sache où il allait.

Charles en profita pour demander des informations sur l’état de Valence à Pétrolia, prétextant son amnésie par l’effet secondaire de ses médicaments. Le médecin lui expliqua tout de A à Z :

« Vous savez, Valence attendait des jumeaux. Sa grossesse était parfaite et tout allait pour le mieux. Puis, tout a dégénéré à l’accouchement. C’était désastreux. Elle criait, pleurait. Elle tomba même dans un coma finalement. Avant de tomber dans l’inconscience, elle avait dit que ça faisait plusieurs fois qu’elle accouchait et que rien ne sortait. C’était vraiment étrange. Les jumeaux sont morts en elle finalement et on a dut l’opérer pour les sortir. Cédric, de jour en jour, réclamait sa mère. Il faisait tellement pitié. On lui a montré sa mère « endormie », comme on le disait, et, depuis, il vient à son chevet tous les jours. L’état de Valence est stable mais stationnaire. On ne peut pas dire quand elle va se réveiller. C’est peut-être demain ou dans vingt ans qu’elle va reprendre ses esprits. »

Pétrolia l’examina et ne décela aucune amélioration ou détérioration de l’état de la patiente. Elle partit, laissant l’homme seul avec sa tendre. Il resta dans la pièce longtemps à pleurer comme un fou.

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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Dim 19 Mar à 18:54

Chapitre 2
Quelques jours ont passés. C’était toujours la même routine qui revenait. Cédric passait ses journées, silencieux, à veiller sur sa mère. Charles était avec lui la plupart du temps. Il s’était un peu fait à l’idée qu’il ne reverrait plus Valence consciente avant un petit bout. Il en avait tant pleuré, les jours qui avaient précédés, jusqu’à en faire des nuits blanches. Malheureusement, aucune larme, aussi sincère, ne put ramener la femme à son amoureux.

Ce matin-là, Pétrolia est allée voir Valence pour l’examen quotidien un peu plus tard qu’à l’habitude. Elle y était allée à 10h25 au lieu de 10h15. Cédric venait juste de quitter la pièce. Le médecin demanda vite au beau-père où se trouvait l’adolescent. Charles se contenta d’hausser les épaules, ne le sachant aucunement. Pétrolia fronça les sourcils et se posa quelques questions :

« C’est étrange. Il s’enferme toujours dans sa chambre vers cette heure pour n’en ressortir qu’à midi… Il se passe quelque chose de ne pas Catholique. En plus, la chambre est toujours barrée et, parfois, on peut l’entendre parler seul. »

Charles réfléchit un peu. C’est vrai que le jeune homme s’enferme souvent seul et agisse assez étrangement :

« Tu as raison, surement. Ce n’est pas très normal. »

Pétrolia prit un air plus attristé et continua :

« Ça m’attriste… j’ai élevé ce garçon comme s’il serait mon propre fils étant donné que Valence était dans le coma et vous en dépression. Quand je vois Cédric seul, sans parler à personne dans une journée, j’ai peur. Il devient de plus en plus indépendant et solitaire. Quand il agit comme ça, il me fait tellement penser à … à… »

Charles pouvait voir que le nom que Pétrolia allait dire la bouleversait. Il avait compris de qui elle parlait.

« Il ressemble à son père, tu veux dire? »

Pétrolia acquiesça :

« J’ai peur qu’il devienne comme son père. À force de passer ses journées seul, à refouler ses sentiments et à perdre ses semaines à ne rien faire d’autre que de surveiller sa mère, il risque de ressortir violemment ses émotions dans quelque chose de grave. Comme son père le faisait dans le passé. En plus, il n’y a personne de son âge ici pour parler avec lui et l’aider… Je ne sais plus quoi faire avec lui. »

Charles avait de plus en plus un doute dans son esprit. Il avait vraiment peur pour cet adolescent, le fils de sa blonde. Tout ce qu’avait dit Pétrolia était trop vrai. Que faire pour lui? Il ne pouvait pas en « chier » des jeunes de 16 ans… [1]

Soudainement, il y eut un éclair de génie traversant sa tête. Premièrement, il devait se renseigner :

« Dis, Pétrolia, sa fête c’est quand? »

« Demain, affirma la tante du concerné »

« Excellent. On va lui faire un méga party demain. Sur la planète tout près, il y a une peuplade. On va inciter quelques jeunes à venir le voir. Ça va lui changer les idées pour sur! »

Un immense sourire envahit le visage de Pétrolia. Elle semblait vraiment trouver l’idée excellente.

« C’est tellement génial. On va faire ça! Je vais lancer une invitation à quelques ados cet après-midi. Je ne vois pas comment ça pourrait faire de tort à Cédric. »

Pétrolia, emballée, avait retrouvé la gaieté la caractérisant autrefois. Charles vit combien elle était attachée à Cédric même si aucun lien de sang ne les unissait. Il vit en elle la « mère de remplacement » qui avait tout donné pour cet enfant. Charles se sentit mal d’avoir été un peu absent dans l’éducation de son beau-fils toutes ses années même si ce n’était pas sa faute. L’histoire raconte que lui-même, Charles Patenaude, l’homme le plus droit de l’univers, aurait sombré dans l’alcool.

Le docteur se leva et reprit son examen sur la patiente. Elle lui fit les mêmes tests qu’elle avait l’habitude de lui faire. Au fur de l’examen, son sourire s’élargit. Après quelques minutes, tout semblait confirmer ce qu’elle pensait :

« Aaaaaah! C’est le fun! On dirait que tout va bien partout aujourd’hui! L’état de Valence s’est amélioré! Ce n’est pas encore assez pour qu’elle se réveille mais c’est encourageant une bonne nouvelle! »

Charles sourit et déposa un baiser sur le front de Valence. Il la regarda avec un sourire triste et avoua :

« Elle me manque tellement. J’ai encore tant besoin de sa présence, de son sourire, de son amour… Depuis que je sais qu’elle est dans cet état, je ne vie plus. J’ai l’impression d’être dans un super long cauchemar qui ne veut pas s’achever. »

Pétrolia tenta de consoler du mieux qu’elle pouvait l’autre homme. Le pauvre, il faisait tellement pitié. Le médecin se demandait même si elle ne devrait pas augmenter la dose d’antidépresseurs.

Cédric fit alors son entrée dans la pièce, encore plus dépeigné qu’à l’habitude. On aurait pu croire qu’il s’était fait attaqué par un ours. Sa chemise était froissée et mal boutonnée. Par contre, ce qui sautait le plus au visage était que le magasin de son pantalon était ouvert. Charles le dévisagea et lui dit d’un air réprimandant :

« Un peu de tenue, jeune homme. »

Cédric, nerveusement, tenta de faire descendre les mèches rebelles sur sa tête. Malheureusement pour lui, les couettes s’obstinaient à rester dressées au lieu de faire leurs gentilles et être droites comme tout le monde [2]. Pétrolia, désirant l’aider, lui pointa la fermeture éclair de son pantalon :

« Cédric… Ta fly est baissée »

« Ben voyons criss… elle n’arrête pas de descendre! »

Gêné, l’adolescent se dépêcha de la remonter. Puis, enthousiaste, il dit :

« J’ai entendu dire que ma mère va beaucoup mieux. C’est vrai? »

Pétrolia hocha la tête, toute joyeuse, mais le prévient :

« Son état s’est vraiment amélioré mais ça ne veut aucunement dire qu’elle va se réveiller bientôt. »

Cédric, trop enjoué pour se soucier de cet avertissement, continua :

« Se serait crissement hot qu’elle se réveille demain pour mon anniversaire! Elle pourrait voir quel grand garçon je suis devenu! »

Pétrolia, encore une fois, le ramena sur Terre… euh… sur le vaisseau… peu importe, à la réalité :

« Ça m’étonnerait qu’elle se réveille demain ou le jour d’ensuite. Ça prendrait un miracle. »

Cédric lui envoya un superbe sourire :

« Je vais rester dans ma chambre cet après-midi et prier pour un miracle! »

Tout rayonnant de joie, il quitta la pièce en gambadant. Pétrolia avoua, rayonnante :

« C’est la première fois que je le vois si heureux. Ça me donne encore plus de bonheur! Ah, si seulement Valence pourrait se réveiller... Il me semble que tout irait trop bien! »

Pétrolia ramassa ses instruments pour les mettre dans une petite trousse. Elle salua Charles et quitta la pièce. Le capitaine, lui, resta aux chevets de la femme de sa vie, priant pour que l’impossible arrive et qu’elle reprenne conscience bientôt.


[1] Je sais, langage . J’vous avais dit que c’était du R dans le langage

[2] Comme Cédric tous les matins à l’école . Non mais, sérieux, mon ami fait toujours ça et c’est comique

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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Dim 19 Mar à 19:03

Chapitre 3

Le lendemain, quand Cédric se réveilla, il eut le droit à une grande surprise. Toute la chambre avait été décorée durant son sommeil. Cédric sourit. Normalement il aurait pesté de savoir que quelqu’un était entré mais n’en fit pas de cas cette fois-ci. Sans s’habiller, il se leva pour aller déjeuner. Il avait les cheveux en bataille et n’était vêtu que de son bas de pyjama. Oui les filles, vous avez compris. Il se balade librement le torse nu!

Dès qu’il eut passé la porte de sa chambre, un klaxon le fit sursauter. Il regarda autour de lui Pétrolia qui avait un ridicule chapeau de fête sur la tête ainsi qu’un immense sourire sur ses lèvres. Elle le serra ensuite dans ses bras et lui donna un bisou sur chaque joue.

« Bonne fête mon grand! Dix-sept ans, hein? Tu as grandi vite! Il me semble qu’hier encore tu étais haut comme trois pommes et que je t’apprenais à lire! »

Cédric rougit et la remercia. La femme médecin le suivit et ils allèrent manger. Cédric, assis près d’eux, les observer. Ça faisait drôle pour lui de voir Pétrolia, beaucoup plus mature qu’il y a neuf ans, parler à Cédric et lui rappelant des souvenirs comme une mère le ferait à son fils. Le fêté`l’écoutait gentiment mais, au plus profond de lui, il aurait aimé que se soit sa vrai mère qui lui parle de la sorte.

Oncle Flavien fit aussi son entrée dans la pièce et souhaita, à son tour, un joyeux anniversaire à Cédric. Il vint les rejoindre dans leur conversation. Cédric semblait avoir la tête ailleurs. Puis, au plein milieu de la discussion, interrompant presque le radotage de Pétrolia, il demanda la question maudite. Cette question lui rongeant l’intérieur de son âme depuis son enfance et qui le torturait jour et nuit :

« Comment il était mon père? Est-ce vrai qu’il était très méchant? »

Flavien, étonné par la question, le dévisagea fortement. Il ouvrit la bouche et les mots débitèrent à un rythme fou. Cédric ne réussit à prendre au vol que quelques mots comme : « incompétent, salaud, pédophile, menteur ». Pétrolia, dégoûtée de voir à quel point on dénigrait son défunt ami, demanda à Flavien de se taire. Elle prit une voix douce et répara les pots cassés :

« Ton père, il était comme toi. Il ne montrait pas beaucoup ses émotions. Inconsciemment, on ne pouvait faire autrement que de l’haïr. Ce n’était pas notre faute. C’était plus fort que nous. Lui, de son côté, refoulait toute la peine et la détresse que notre rejet et notre mépris lui causait. Parfois, quand la tristesse était trop immense, il ne pouvait plus la retenir. Il explosait de colère et faisait des trucs vraiment méchants. Fâchés par ses derniers coups, on le détestait encore plus et l’histoire se répéta encore et encore. Jusqu’à ce qu’il fasse quelque chose de bien grave et qu’il finit torturé dans le cachot. À ce moment-là, j’ai essayé de le comprendre et de devenir son amie. »

Cédric hochait la tête souvent pour marquer qu’il comprenait. Il buvait les paroles de sa tante, intéressé comme jamais par le sujet. Ensuite, l’adolescent avait une autre question sur le bout de la langue :

« Comment ma mère a aimé assez mon père pour vouloir un enfant de lui? Comment mon père est-il mort? »

Pétrolia et Flavien s’échangèrent un long regard craintif, ne sachant s’ils devaient lui raconter la véridique histoire. L’opérateur mit sa main sur l’épaule du médecin pour la supporter. Cette dernière prit une grande respiration et lui racontait l’histoire de A à Z sans oublier le moindre détail. Cédric prenait un air vraiment triste et puis, la voix tremblante, il s’excusa et regagna sa chambre.

Pétrolia se sentait très désolée de tout avoir avoué comme ça. Puis, en compagnie de Charles, elle alla voir Valence pour son examen quotidien. En entrant dans le centre de santé, ils eurent tous les deux un immense choc. Pétrolia figea complètement tandis que le capitaine, stupéfait, s’approcha lentement et cligna des yeux plusieurs fois mais l’image ne s’effaçait toujours pas. Pire encore, une voix douce mais fatiguée confirma ses doutes :

« Allo Pétrolia et Charles! Ça va? »

Charles sortit de sa bulle et commença à y croire. Peut-être était-ce vraiment Valence qui était assise sur son lit et qui leur souriait… Par émotion, il prit Valence dans ses bras et l’embrassa amoureusement. Elle resserra ses bras contre l’homme, se blottissant sur sa poitrine.

« Tu m’as tellement manqué, avoua l’amoureux »

Valence lui sourit et l’enlaça à nouveau. Pétrolia n’en croyait toujours pas ses yeux de voir enfin la patiente s’animer et reprendre contrôle de ses gestes. Incrédule malgré tout, le médecin s’approcha de l’autre femme et lui demanda :

« Valence? Est-ce vraiment toi? T’es vraiment parmi nous? »

« Oui, je suis là. Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi êtes-vous si contents de me voir? Qu’est-ce que je fais au centre de santé? »

Pétrolia lui expliqua tout en omettant de lui dire qu’elle avait été endormie comme ça durant une décennie et demie.

*********************

Cédric ne sortit pas pour dîner, ce midi-là. Personne ne l’avait vu depuis le déjeuner. Admettons que sa fête avait passé au second plan lorsque tout le monde apprit le retour de Valence parmi eux. Il n’y avait plus que Serge 24 qui organiser la fête. Pétrolia, voyant que son neveu ne venait pas voir sa mère, décida d’aller le chercher.

Elle arriva vers la porte de la chambre de l’adolescent et cogna. On entendit un cri sortir de la pièce : « J’SUIS OCCUPÉ! ». Il y eut environ vingt secondes de silences et quelques gémissements pas très catholiques se firent entendre. Pétrolia, inquiète, défonça la porte et fut bouleversée par la vision.

Cédric était à genoux par terre, au plein milieu de la pièce. Il avait la bouche ouverte, les yeux grands comme des «deux piastres ». Les vêtements du garçon étaient un peu déchirés et froissés. Il avait l’air d’un mort-vivant soumis.

Pétrolia le dévisagea :

« Voyons, criss, t’es tu viré musulman? »

Cédric sursauta et se leva. Il s’essuya le bord de la bouche du revers de la main en répondant :

« Non. Pas du tout. »

« Qu’est-ce que tu faisais? C’était quoi ses sons? Caliss, qu’est-ce que tu me caches? »

Cédric, honteux, baissa la tête. Non, il ne pouvait pas laisser sa tante, la seule personne en qui il avait confiance, connaître le pacte qu’il avait fait avec le diable. C’était beaucoup trop risqué et cela briserait les conditions de l’entente. Tout se retournerait contre lui et Pétrolia ne comprendrait pas.

« J’ai pas le droit de te le dire, tante Pétrolia. »

« Et pourquoi? »

« C’est comme ça. »

Pétrolia prit un air triste et continua :

« J’voulais t’annoncer une excellente nouvelle pour toi mais qui changera notre relation à jamais. Tu resteras toujours mon petit gars même si tu vas retourner avec celle qui t’a donné la vie. J’ai mal. Je t’aime fort, d’accord? Je t’aime comme si tu serais mon propre fils… mais tu es si lointain de moi ses derniers temps que j’ai peur pour toi… »

Cédric se sentit encore plus mal. Il tenta de rassurer la femme :

« Écoute, je ne cours aucun danger. Je fais ça pour le bien de tout le monde. Je suis en plein contrôle de la situation. »

Pétrolia le serra fort dans ses bras. Cédric put remarquer que la femme pleurait à chaudes larmes.

« Ça va pas, tante Pétrolia? »

Pétrolia ferma les yeux un instant, se blotissant contre l’ado. La femme pleurait toutes les larmes de son corps. Après quelques minutes, elle finit par dire, la voix tremblante :

« Ne m’oublie jamais, s’il te plait. Je sais que tu vas trop aimer ta mère. Elle est merveilleuse. Je t’en prie, n’oublie jamais tout ce que j’ai fait pour toi. Je t’aime vraiment fort. »

« Voyons, tante Pétrolia! Je ne t’oublierai jamais… Pourquoi as-tu si peur? »

« Ta mère a repris ses esprits tout à l’heure. Je sais que tu vas beaucoup l’aimer mais plus rien ne sera pareil entre nous. »

Cédric sentit un élan de compassion l’envahir et ressentit une tristesse pour la pauvre femme.

« N’aies pas peur, tante Pétrolia. Je reviendrai souvent te voir et tout. Je n’oublierai jamais tout ce que tu as fait pour moi. T’es la seule personne en qui j’ai confiance. J’t’aime comme si tu étais ma vraie mère. »

Pétrolia essuya rapidement ses larmes et fit un grand sourire triste au garçon pis se détacha de son étreinte.

« Qu’est-ce que t’attends, Cédric? Ta mère doit mourir d’impatience de te voir, mon grand! »

Le cœur léger, plein d’espoir, il suivit Pétrolia vers le centre de santé. Tous les sacrifices qu’il avait du faire n’avaient pas été vains. Le trajet semblait durer une éternité. Il finit enfin par entrer dans la pièce. Il la vit et lui sourit tout en s’approcha d’elle. La mère le dévisagea. Pétrolia regarda la patiente et vit l’air effrayé qu’elle affichait. Elle avait du confondre Cédric à Brad. Le médecin tenta d’avertir Cédric de ne pas trop s’approcher de sa mère mais celui-ci était déjà parti. Valence, le voyant arriver, se recroquevilla contre elle et dit d’une petite voix :

« Recule, je t’en prie… »

Cédric, inquiet, s’approcha encore plus de la femme et lui mit une main sur son épaule. Valence la repoussa violemment en criant comme une déchaînée.

« DÉCRISSE, TABARNAK! TU NE PEUX PAS RESTER DANS LE CRISS D’ENDROIT D’OÙ TU VIENS? JE TE HAIS, VAS T’EN! JE NE VEUX PAS TE VOIR! »

Valence se mit à frapper Cédric comme une folle. Charles la retint du mieux qu’elle le pouvait alors que Pétrolia tentait difficilement de lui administrer un calmant. La patiente réussit à assommer Charles mais tomba vite dans les vaps à cause du tranquillisant. Cédric, dépassé par les évènements, les yeux vitreux, s’enfuit à la course vers sa chambre.

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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Dim 19 Mar à 19:07

Chapitre 4
Cédric ferma avec force la porte de sa chambre et se mit à crier comme un déchaîné. Son visage était rouge de colère et ses yeux étaient brillants comme des miroirs, traduisant qu’il refoulait tant bien que mal ses larmes.

« T’ES UN CRISS DE TRAÎTRE, TOI! J’T’AI FAIT CONFIANCE, TABARNAK DE PORC! TU ME DÉGOÛTES! »

Cédric vint s’asseoir sur son lit et déchira en milles pièces l’ourson en peluche qui s’y trouvait. Un tas de blasphèmes et de ouate emplirent vite la pièce. Soudain, un homme apparut sur le lit de l’adolescent. L’inconnu avait les mêmes traits que le jeune, laissant supposer à n’importe qui étant moindrement observateur, qu’il y aurait une rencontre père-fils dans la pièce. L’âgé prit la parole :

« T’es pas content, Cédric? Tu voulais que ta mère revienne pour tes dix-sept ans. Elle est revenue. Par contre, tu ne m’avais pas spécifié que tu voulais qu’elle soit gentille avec toi! »

Cédric haussa encore plus de ton :

« J’PENSAIS QUE ÇA VIENDRAIT EN OPTION AVEC TOUT! CRISS, T’AVAIS PAS À ME FAIRE UN COUP BAS, AU PRIX QUE J’AI PAYÉ! »

« Au prix que t’as payé? Pardon. T’as pas payé cher, je trouve! Je n’ai pas un vrai corps, une chance pour toi! Je crois que tu ne l’aurais pas trouvé bien drôle! »

« Parce que c’est pas un vrai corps? Ça ne parait pas du tout! Y’a une heure, ton faux corps me semblait assez réel! CRISS, J’AI ENCORE MAL À CAUSE DE TES ACTIONS! ARRÊTE DE ME NIAISER! J’AI L’AIR D’AVOIR UNE POIGNÉE DANS LE DOS?! »

Le spectre était toujours aussi calme et souriait en voyant son fils se fâcher davantage. Il mit au point, doucement :

« Moi, j’te dis ce qu’il en est! Libre à toi de croire ou non! »

Cédric ouvrit la bouche pour répliquer mais son père le lui en empêchant en le plaquant contre le mur et en s’approchant de lui dangereusement. Cédric le repoussa d’une force surhumaine en criant :

« CRISS DE DÉGUEULASSE! J’ANNULE L’OSTIE D’CONTRAT! TU T’TROUVERAS UNE AUTRE POUPÉE QUE MOI! »

Brad, car c’était lui le spectre, approcha son fils encore plus près de lui. Les mains du plus vieux se promenaient sur l’autre corps de plus en plus vulgairement. Cédric le repoussa à nouveau. Le dominant claqua des doigts et les pantalons de l’adolescent tombèrent au plancher. Cédric les remontant, la détresse dans ses yeux étant immense.

« J’en peux plus… arrête… J’en veux plus de ce contrat… »

Brad sourit encore plus fort. Il caressa doucement la joue de l’ado, le forçant de le regarder dans les yeux. Cédric frissonna de terreur et la nausée s’emparait de lui. Brad demanda :

« T’es sur de ta décision? »

Cédric hocha rapidement la tête. Brad poursuivit :

« D’accord. Tu connais les conséquences. »

Brad disparut. Cédric, totalement dévasté et détruit, se coucha dans son lit et pleura un bon moment.

*******************

Charles, dans le centre de santé, tenait la main de Valence en souhaitant que le somnifère cesse de faire effet bientôt. Pétrolia lui avait dit qu’elle devrait se réveiller très bientôt mais il n’y avait toujours aucun signe de réveil. Charles patienta jusqu’à temps qu’il sente que la main de son amoureuse était froide. Il vit aussi qu’elle ne respirait plus.

Inquiet, il la secoua un peu mais elle n’avait aucune réaction. Charles se mit à paniquer un peu. Le cœur battant à la chamade, il vérifia le pouls et la respiration de la femme. Ils étaient tous deux nuls. Il cria à Pétrolia de l’examiner. Le médecin ne put que constater ceci :

« Désolé… elle est… morte… »

Elle éclata en larmes et Charles la suivit. La douleur au cœur était immense pour eux. C’était trop injuste. Ils venaient de lui reparler depuis quatorze ans et encore une fois elle les quittait.

Les deux restèrent ainsi quelques minutes à vider leur torrent de larmes. Soudain, la voix de Serge 23 vint les déranger :

« Pétrolia. Les invités pour la fête de Cédric viennent d’arriver. C’est quand que commence la fête? »

Pétrolia essuya ses larmes et se leva. Elle fit un petit sourire forcé. Elle confia à Serge :

« J’crois que la vie doit continuer, non? J’vais les rencontrer… »

Pétrolia donna une dernière petite tape dans le dos de Charles pour le supporter et quitta la pièce. Dans la salle de commandement, il y avait deux gars et une fille. Pétrolia les salua et se présenta. Elle demanda aux autres de faire pareil.

« Salut! Moi c’est Steven. Je suis le meilleur ami de Mel. »

« Moi c’est Pierre Alexandre. »

« Bonjour, j’m’appelle Mélanie. »

Pétrolia tenta de mémoriser les noms et leur expliqua quel genre de fête elle avait prévu pour le pauvre Cédric. Mélanie la dévisageait. Pierre Alexandre lui demanda en chuchotant :

« Voyons, Mel. Qu’est-ce qu’il y a? »

« J’ai un mauvais pressentiment. Y’a une ambiance macabre ici. »

Pétrolia se retourna, essuya un début de larme qui s’était formé quand elle avait pensé à comment elle pourrait apprendre ce qui se passe à Cédric, et puis revint face aux jeunes. L’adolescente lui demanda :

« Y’a-t-il des gens de morts récemment ici? »

Une larme coula sur la joue de Pétrolia. La voix tremblante, elle avoua :

« Oui… ma grande amie et la mère du fêté… »

Mel l’a dévisagea :

« Seulement elle? Dites, est-ce que Cédric c’est un jeune près de la majorité, grand et mince? »

Pétrolia, surprise, acquiesça. Mel prit un air désolé :

« J’veux pas vous l’apprendre comme ça mais il est mort… ben, pas vraiment mort… Allez le voir. »

Pétrolia paniqua et courut vers la chambre de Cédric. Elle ouvrit la porte. Elle le trouva inconscient, couché dans son lit. Son pouls était très très faible. Ses signes de vie étaient inexistants. Elle l’amena d’urgence vers le centre de santé et tenta de le réanimer. Mel lui demanda d’arrêter :

« Ça ne sert à rien de continuer. Il n’est pas totalement mort. Son âme est hors de son corps. »

« Oui mais, que dois-je faire? »

« Le laisser comme ça quelques jours. Il doit régler des choses avec l’au-delà. »

Pétrolia était surprise. Pourquoi devait-elle suivre les conseils d’une étrangère? Elle ne savait pas pourquoi mais croyait entièrement l’adolescente. Elle laissa Cédric sur un lit. En le déplaçant, un papier tomba de sa manche. Elle l’ouvrit et fut terrorisé par les paroles :

« Embryo

Un matin de l'été 1983, toujours aux cotés de ma maman chérie
S'il te plait, souri-moi comme tu le fais toujours, la lumière du matin brillant sur toi, déforme ton visage.

Le cou étranglé de ma maman, elle pend du paradis sans vie, au revoir mère.
Incapable de porter les silencieuses larmes et la douleur profonde, les fleurs meurent, je suis seul

Without a face, une voix suffoquante
Without a face, une voix déformée

Viens, viole-moi jusqu'à temps que tu sois satisfait, je suis à toi papa.
Mais tu sais, maman nous regarde de là haut.

My sweet mother sourit, car mon coeur va se déchirer en riant.
Deadly Sweet Mother
La haine se répand avec la nausée, mais je serais patient et je la retiendrais à l'intérieur de moi pendant qu'il me viole.

Maintenant, une nuit de l'hiver 1992, toujours aux cotés du papa que je méprise.
Aujourd'hui, comme toujours, il me viole de nouveau, je garde les yeux ouverts pour me rappeler le regard de papa.

J'ai violemment plongé ce que j'avais caché tout droit et profond dans son cou, au revoir père.
Nu. Des fleurs d'un rouge profond éclosent dans le paysage d'hivers enneigé, fleurissant comme une rivière de sang, je suis seul
. »

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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Dim 19 Mar à 19:09

Chapitre 5

« Criss, tu parles de la journée pour mourir! »

« Ouais, t’as raison… méchant embouteillage! »

Cédric observait les deux hommes discutant devant lui puis jeta un regard à l’interminable file. On se serait cru en pleine heure de pointe. Heureusement, le soleil scintillait l’amas d’âmes et redonnait un air paradisiaque. Le royaume des morts était comme s’imaginait Cédric : un tas de nuages leur servait de tapis et on voyait le ciel bleu à profusion. Il ne semblait pas y avoir la moindre bataille et des anges s’amusaient à lancer des flèches d’amour un peu partout. Qui dit aucune bataille ne dit pas aucune chicane. Les deux hommes devant Cédric se mirent à hausser le son jusqu’à ce qu’un soit expulsé de la file par les anges. Où allait-il? Nul ne le savait. Cédric soupira. Il n’avait pas choisi la bonne journée pour aller faire un tour au ciel. L’autre homme, restant dans la file, se tourna et regarda Cédric. Son œil savant d’un homme ayant un lourd vécut le scrutait à la lettre. Il finit par demander à l’ancien adolescent :

« Les américains t’ont eu aussi, garçon? Maudits soient-ils! »

Cédric fronça les sourcils. Qu’est-ce qu’un Américain? De quoi parlait-il?

« Qu’est-ce qui c’est passé? Qui sont les Américains et qu’ont-ils fait? Pourquoi y-a-t-il tant de morts ici aujourd’hui? »

« Il y a eu un massacre. Les Américains, un peuple hostile est violent, on envahit le territoire de Québec 2, sur Tous, pour s’approprier l’or qu’il y avait. Ils ont tué des milliers d’innocents en lâchant une bombe sur la ville de Rouyn 2. L’homme qui s’est fait expulsé, tantôt, était l’Américain qui a lâché la bombe et est mort aussi dans l’explosion à cause d’une erreur de calcul. Je crois qu’ils veulent le mettre en enfer. »

« C’est chien ce qu’il a fait… Moi, pour ma part, je ne suis pas encore mort. »

« Ah bon… Pourquoi tu es ici, alors? »

« J’ai des trucs à régler. »

L’homme regarda étrangement Cédric puis changea de sujet :

« Tu es Québécois, non? De quel coin viens-tu? »

« Je ne suis pas Québécois. Je suis né dans l’espace. Je viens du Romano-Fafard. Je suis le fils de Valence Leclerc. »

Les yeux de l’inconnu s’illuminèrent.

« Ah ouais? J’admire l’équipage! Ils sont des héros! Dis-moi, comment va ta mère, mon garçon? »

« ‘est morte. »

« Ah, c’est dommage… Désolé… »

Un mégaphone sortit d’un nuage et s’éleva bien haut. Rapidement, une voix stridente en sortit et commença son discours :

« Bonjour les défunts. Merci de nous avoir choisis pour passer votre éternité. Restez en file, c’est très important. Bientôt, vous passerez devant le grand juge, monsieur Gomery, qui décidera si vous irez en enfer ou au paradis. Sachez que vous êtes encore évalués alors restez bien sages. Ensuite, il y a un nuage bleu pâle modèle 2050 parké en double. Prière au propriétaire de se déplacer! Pour terminer, je demanderais à Cédric Leclerc d’aller se présenter au bureau de la ministre du tourisme paranormal. Son est à ta droite, Cédric. »

Cédric salua vite les autres et partit vers sa droite. Plusieurs anges lui indiquaient le chemin. Il marcha quelques minutes et arriva à un bureau seul, sans maison ni rien. Cédric s’éclaircit la gorge pour signaler sa présence car la ministre semblait très prise sur le travail qu’elle effectuait sur son ordinateur. Cédric lui demanda :

« Vous vouliez me voir? »

La femme sursauta et pris un air sérieux en présentant sa main droite à l’adolescent pour qu’il la serre :

« Cédric Leclerc? Enchantée! Moi, c’est Valérie Parent, ministre du tourisme paranormal. »

Cédric lui serra la main et remarqua que, sur son bureau, il y avait la photo d’un homme jeune et dynamique. L’ado désigna la photo et demanda :

« C’est votre mari, cet homme? »

La femme rougit et se mit à rire très nerveusement :

« T’es un petit comique! C’est Louwi! C’est lui le ministre de l’humour! »

« À quoi ça sert un ministre de l’humour au ciel? »

« C’est dans notre convention collective de ministre! Comme notre travail est dur et épuisant, c’est plaisant de se détendre un peu! »

« Et lui, si son travail épuisant est de faire rire les autres, qui le détend? »

Madame fut très surprise de la question et de voir à quel point il était futé :

« Je ne sais pas. C’est une bonne idée, mon garçon. J’vais en parler à la prochaine réunion du cabinet. Comme les ventes de bibles ont été bonnes cette année, on pourrait bien investir pour notre ministre favori! »

Elle eut un regard rêveur et distrait. Quelle femme étrange… Cédric perdit un peu patience :

« Et moi? Pourquoi vouliez-vous me voir? »

« Ah ouais! J’avais totalement oublié! Il vous faut un passeport en règle ici étant donné que vous êtes un touriste paranormal! Ma job est de traduire les passeports rédigés en langue Terrienne pour la mettre dans la langue des archives des cieux. »

« Et c’est quoi la langue des archives des cieux? »

« L’anglais… »

« Ah… »

Madame Parent fouilla dans son bureau et sortit un énorme formulaire qu’elle présenta à l’adolescent.

« Il faut que tu signes en haut. »

Cédric prit un crayon et signa. Valérie serra la feuille dans un dossier et sortit un bracelet. Elle demanda :

« Combien de jours va durer ta visite? »

« J’sais pas… »

« C’est pas grave, t’as juste à venir renouveler ton bracelet après cinq jours sinon les conséquences seront catastrophiques pour toi! »

« Catastrophiques, vous dites? C’est quoi les conséquences? »

« Je ne sais pas, t’es le premier touriste. Selon moi, ils vont te ramener à la vie sans préavis… wow, ca rime. »

« D’accord, merci. »

Il prit le bracelet et le mit. Il réfléchit un peu et demanda :

« Comment je fais pour trouver quelqu’un de mort? »

Le ministre réfléchit un peu et dit :

« Il faut que tu ailles voir la ministre des retrouvailles, madame Lamarche. Elle va te faire un avis de recherche. Son bureau est à ma gauche après une minute de marche sur les nuages roses que tu vois là-bas! »

Cédric acquiesça, remercia la femme puis partit vers la gauche.

*********************

Pendant ce temps, sur le Romano, Pétrolia pleurait à chaudes larmes, inconsolable. Mel ne comprenait pas pourquoi elle pleurait comme ça. L’adolescente vint la voir.

« Ça ne va pas? », demanda la plus jeune des deux.

« Cédric… mon garçon… mon fils… »

« J’vous assure qu’il va très bien en ce moment, je vous le jure. Il va revenir dans quelques jours, promis. »

« Attendez, je vais vous dire ce qu’il fait. »

Mélanie se leva et sortit un lampion du sac qu’elle traînait toujours avec elle. C’était un lampion jaune sentant le melon au miel. Elle l’alluma, ferma les yeux et se concentra sur ses pressentiment. Après quelques secondes, elle dit :

« Il va très bien. Il sort du bureau d’une ministre extravagante et est en route vers le bureau du ministre des retrouvailles pour prendre contact avec sa mère. Ne vous inquiétez pas, il va la retrouver. Après tout, avec Claire, ça marche. »

Pétrolia essuya ses larmes. Mélanie la rassura :

« J’vais l’aider. Non seulement le lampion melon au miel aide à voir ce qui se passe dans l’au-delà avec les gens qu’on aime, il aide aussi à donner des forces et de l’énergie à cette personne que l’on regarde. »

Pétrolia sourit. Son fils allait triompher, peu importe la quête qu’il était en train de poursuivre. Elle en était convaincue.

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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Sam 17 Juin à 22:45

Chapitre 6

Un ange, à l’allure adolescente, passait le balai dans le bureau de madame Lamarche. Cette dernière ria un peu avant de raccrocher le combiné du genre de téléphone. La concierge releva la tête, intriguée malgré elle par une des rares expressions de joie de sa patronne.

« Qu’y-a-t-il, madame? »

L’interpellée rit encore un peu avant de se calmer.

« Rien. Je viens d’avoir un appel. Devine quoi? On va avoir la visite de Cédric Leclerc tantôt! »

La femme de ménage manqua s’étouffer tant elle était estomaquée. Bégayant et soudainement nerveuse, elle demanda :

« Cédric Leclerc? Le Cédric Leclerc? Le gars qui a l’histoire la plus connue dans les cieux, digne d’un véritable roman? »

La patronne acquiesça :

« Je te jure, j’viens de recevoir un appel de son père, Brad. Notre but à nous, c’est de le retenir le plus longtemps possible, le temps que Brad prenne des forces, pour qu’il puisse voir son père. Je vais accomplir cette tâche avec dignité, c’est sur. »

L’employée, toute rouge, s’indigna contre la ministre.

« Il faut lui désobéir, à Brad. Vous savez aussi bien que moi à quel point il est méchant. Le pauvre Cédric… »

Claire éleva le ton en devenant encore plus autoritaire :

« Penses-tu sincèrement que je vais changer d’idées à cause de toi, ROXANNE? La plupart des hauts influents des cieux prennent parti pour Brad. Je veux une promotion, moi! Penses-tu sincèrement que je vais passer ma vie à aider les gens à se retrouver? Ne-non… En aidant Brad, j’vais passer à l’histoire, les hauts dirigeants vont m’adorer et j’vais pouvoir devenir secrétaire de notre sexy premier ministre Charest! »

Elle se mit alors à rêvasser et Roxanne, dans sa tête, imagina un plan. Elle se dépêcha à aller « mopper » dans la salle de réception, trouvant sa patronne stupide.
******************************************************

Après quelques minutes, Cédric fit effectivement son entrée dans l’énorme salle d’attente, totalement remplie de gens venus consulter la ministre. Le jeune tenta de se trouver un banc bien vite. Roxanne le remarqua et rougit. Il était tellement plus beau en vrai que ce qu’elle avait entendu. Rassemblant son courage à deux mains, elle alla l’aborder.

« Bonjour, monsieur Leclerc? Mon nom est Roxanne. Je suis la secrétaire de madame la ministre. Elle m’a officiellement chargé d’aller vous voir pour vous escorter vers un endroit sécuritaire. Vous courrez un grave danger ici. »

Cédric alla lui répondre mais elle ne lui laissa pas le temps. La demoiselle prit le bras du garçon et l’amena dehors. Elle l’amena le plus loin qu’elle pouvait, n’écoutant que son instinct. Après quelques minutes de marche, il y eut une explosion devant eux, les projetant sur le sol nuageux. De cette explosion jaillit une ombre élancée à la démarche farouche. Cédric reconnut vite de qui il s’agissait.

« P’pa… qu’est-ce que tu fous? »

L’ombre se mit à rire démoniquement, comme dans un mauvais film d’horreur. Brad en frissonna de peur. Le spectre de Brad ouvrit grand la main et une boule d’énergie en sortit. Cédric se crut dans Dragon Ball. Il évita de justesse la boule.

« T’es fou, p,pa! »

Le vieux répliqua, toujours en souriant :

« J’te dois une correction. »

Cédric ne comprit rien. Roxanne se sentait vraiment mal d’avoir mené Cédric dans un tel merdier. Après une demi-seconde, il y eut une autre explosion. C’était Mel. Elle assura l’adolescent :

« Bonjour. Ne t’inquiètes pas, je vais t’aider! »

Cédric lui sourit. Brad se mit à pouffer de rire encore plus :

« hahaha! Vous êtes cutes et romantiques… comme mon autre moi… »

« T’as un autre toi, p’pa? »

« Ben oui. Le gentil Brad. Moi je suis le mauvais, celui qui a toujours fait de mauvais coups. Brad a tellement tenté de me refouler que j’ai fini par exploser. C’est moi qui ait violé ta mère. L’autre Brad est trop candide. J’sais même pas s’il connaît l’existence du sexe! »

Cédric rumina de rage. Il s’approcha de son père et le gifla fortement. Malheureusement, sa main passa à travers le visage de Brad. Celui-ci poursuit, se marrant encore de la gueule de son fils.

« T’es drôle toi. Moi, je ne suis qu’un spectre. Le gentil Brad a hérité du corps quand nous nous sommes séparés. Donc, il sera impossible de me détruire en me frappant. De plus, si moi je te touche avec une balle d’énergie, tu vas disparaître pour toujours. Personne n’aura jamais connu ton existence et ton âme n’aura jamais existée! »

Cédric serra ses dents fortement. Mel, elle, gardait son calme. Elle dit tout bas à son ami :

« Ne t’inquiète pas, je sais comment qu’on se débarrasse d’un démon, comme lui. Je vais t’aider. Pour ça, on va avoir besoin de quelques personnes… »

Cédric finit par lui sourire, lui faisant entièrement confiance. Il ne savait pas pourquoi mais il avait espoir.

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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Sam 17 Juin à 22:45

Chapitre 7

Mel fit savoir son plan à Roxanne et Cédric. Le plan de match était infaillible. Il allait décider si tout passe ou tout casse. Dès que les instructions furent données, le combat commença. Brad avait l’avantage car il était le seul à pouvoir lancer des boules d’énergies et les autres les esquivaient de justesse. Mel réussit à allumer un lampion et murmura une incantation sacrée :

« Bo dommm dommm boooo dommm booo dommm booo »

Ils y eut un énorme nuage de fumée, le temps sembla figer et pleins d’ombres apparurent. Il y avait celle du gentil Brad, celle de Valence et celle de Pétrolia. Tous les trois souriaient joyeusement. Pétrolia s’adressa à Cédric.

« Je crois en toi, mon grand. T’as un énorme potentiel, une grand sens de l’humanité, une grande sensibilité… t’as été un fils adoptif parfait. J’t’adore! »

Pétrolia ferma les yeux et se fut le tour de Valence.

« Je crois en toi, Cédric. Tu as un grand avenir devant toi. Je t’adore. Ne change pas. Je te regarde d’en haut depuis des années et je n’ai jamais vu un garçon aussi gentil. J’t’adore aussi! »

Le gentil Brad alla parler mais il fut coupé par le mauvais.

« Aye, ça va faire le manga japonais de bataille assaisonné de Soap! »

Mel dévisagea le démon et récita un autre sort :

« duo cé hautte duo cé hautte duo cé hautte. »

Un cercle de puissance et de force se forma autour du groupe de bonnes personnes. Tout n’était plus que joie et tout le monde ignorait le mauvais jusqu’à ce que Cédric tombe par terre. Son visage était devenu froid. Pétrolia le prit dans ses bras et envoya paître le mauvais Brad :

« Vous l’avez destrostué! Sale monstre! »

********************************************************

Cédric se réveilla dans le bureau de la première ministre qu’il avait vu au ciel, Valérie. Cette dernière le dévisageait fortement avec son air impatient.

« Votre visa-bracelet est expiré depuis deux jours. T’aurais pu porter attention! Les heures ici équivalent aux jours terriens! Le temps va beaucoup plus vite ici. Assez déconné, j’te ramène sur terre, touriste illégal. Tu prendras ton visa de résident à ta mort. »

Cédric protesta avec rage.

« WOH, MADAME. J’ai encore des CRISS d’affaires à régler icitte faque calmez le ponpon. »

Valérie lui fit une grosse grimace avant d’appuyer sur un bouton. Celui-ci fit tomber Cédric dans un trou immense où il se retrouva seul avec son père… Cependant, l’adolescent ne savait pas à quel Brad il avait affaire.

« P’pa? T’es lequel? »

Brad lui fit un grand sourire gentil, tout doux.

« Mais voyons, c’est évident… »

Cédric se laissa prendre au jeu. Il alla pour le prendre dans ses bras quand il s’aperçut qu’il passait au travers du corps de son parternel. Celui-ci lui sourit sadiquement.

« Adieu, Cédric. »

« Attends! Dis, pourquoi tu t’en prends à nous sans raison? »

Brad stoppa et rit encore plus :

« Vois-tu, Cédric, a-t’-on vraiment toujours une raison pour être méchants dans les histoires d’horreur ou de fantasy? Par exemple, on a jamais su pourquoi Voldemort était méchant dans Harry Potter… Il n’y a pas de raison. C’est pour rendre le monde plus intéressant avec plus d’action pour les ministres. »

« Tu me dis que t’es contrôlé par les ministres? »

« Bah ouais, ils manquaient d’action. Ils aiment gaspiller leurs ressources pour leur propre divertissement. Désolé, mon fils… Adieu. »

Avant même que Cédric ne put répliquer, il reçut une balle d’énergie dans le ventre et une autre sur la tête. Il se sentit traverser le néant à une vitesse folle. Était-ce ça, la disparition totale?

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MessageSujet: Re: [FT] 3 - Cédric - Rejet   Sam 17 Juin à 22:46

Épilogue

Cédric était maintenant âgé de 40 ans. Sa mère venait tout juste de décéder. En souvenir d’elle, il décida d’ouvrir un album photo pour se commémorer de certains moments.

Photo 1 : Pétrolia, Charles et Valence, jeunes, dans le centre de santé
Pétrolia avait convoqué Charles et Valence. La nouvelle qu’elle avait à leur apprendre allait les bouleverser à coup sur. Sentant que les deux paires d’yeux la fixait, la femme ne savait que dire. Elle voulait vraiment être ailleurs et éviter de devoir leur annoncer la terrible réalité. Voyant que les convoqués s’impatientaient, elle commença :

« Si je vous ai fait venir ici, c’est parce que j’ai fait passer à Valence les tests usuels hier. Malheureusement, il s’avère que l’un d’entre eux ne donne pas le résultat escompté même après 4 essais. »

Charles et Valence se regardèrent avec peur. L’homme tenta :

« Pas le sida, toujours? »

« Non, ce n’est pas si grave… Valence s’hydrate juste mal… en fait, j’vous ai fait venir pour moi. J’ai une nouvelle à vous annoncer. »

Charles recommença à respirer.

« Quoi? »

« Je suis enceinte de Brad! »

Le couple lui fit un grand sourire et Brad sortit de sa cachette et prit amoureusement la main de Pétrolia. Il prit la parole :

« Si c’est un garçon, on a pensé à l’appeler Cédric. »

Les deux couples se réjouirent en s’enlaçant et se souhaitant de joyeux vœux.

Photo 2 : Valence, Brad, Petit Cédric, petits jumeaux et petite Oli
Les parents et les enfants se retrouvèrent dans un champ. À environ cent mètres de là, il y avait un énorme citronnier. Charles décida d’y amener les enfants. Comme à l’habitude, Cédric traînait un peu de la patte. Il suivait les autres de loin et était perdu dans ses pensées. Les jumeaux, Jean-François et Nicolas, quittèrent un moment leurs parents en riant machiavéliquement. Nicolas alla derrière Cédric et le poussa tandis que J-F lui fit une jambette. Le pauvre n’eut pas le temps de voir le duo agir mais Brad oui. Il attrapa son fils au vol et dévisagea les enfants de son capitaine. Pétrolia lui sourit et ils marchèrent tous les deux. Brad rassura son petit garçon :

« Ne t’inquiète pas pour les autres… c’est dans les gênes de Spitfire de se faire harceler… Mais tu vas voir, les autres vont finir par devenir gentils avec le temps! »

Photo 3 : Mel et Cédric dansant un slow, à la fête de 17 ans de Cédric
Pétrolia tenta de mémoriser les noms et leur expliqua quel genre de fête elle avait prévu pour Cédric. Mélanie la dévisageait. Pierre Alexandre lui demanda en chuchotant :

« Voyons, Mel. Qu’est-ce qu’il y a? »

« J’ai un pressentiment d’être déjà venue ici avant. »

Cédric entra un peu trop tôt et la surprise fut gâchée pour lui. Pétrolia lui sourit et décida de commencer la fête plus tôt. Il y eut beaucoup de musique et même un slow. Brad dansa avec Mélanie et lui avoua soudainement :

« Tu me plais beaucoup… Tu voudrais rester ici, dans le vaisseau, avec moi? »

Mel lui sourit et nicha sa tête contre l’épaule de son partenaire.

« Toi aussi, tu me plais. Je suis d’accord pour rester. »

********************

Cédric ferma l’album de photos en soupirant. Sa femme, Mel, vint lui porter un thé et lui donna un gros calin.

« Tiens, c’est pour toi! »

Cédric lui sourit et l’embrassa tendrement.

« Merci, mon amour. J’regarde l’album photo et, pourtant, alors que je sais que mes souvenirs sont exacts, j’ai l’impression que je n’ai pas toujours vécu une vie aussi heureuse que celle que j’ai vécu… dans une autre vie genre. »

Mel lui sourit.

« J’ai toujours attendu ce moment que tu me le demandes… Assis-toi c’est une longue longue histoire. Tu es prêt? Ça commence comme suit : Son sourire était parti, volatilisé. Elle fixait le vide, mélancoliquement… »



Cédric, la trilogie

FIN

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