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 [OS][13+][slash] À chacun son amour

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drakys
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MessageSujet: [OS][13+][slash] À chacun son amour   Mar 7 Mar à 10:10

Titre: À chacun son amour
Auteur: drakys
Fandom: dans une galaxie près de chez vous
Pairing: flavien x brad
Rating: 13+
Disclaimer: personnages empruntés à pierre-yves bernard et claude legault
Notes: Flavien/Brad, song-fic pour caporal_minville & une amie non-mentionnée XD
référence chanson: La Plus Belle Fois Qu'on M'a Dit Je T'aime par Francis Lalanne
http://www.lgbth.com/musique/gay/1980/La_Plus_Belle_Fois_Qu_on_M_a_Dit_Je_T_aime.html
je déteste cordialement et avec enthousiasme les song-fics (pas que ça m'empêche de relever un défi qu'on me lance, de toute évidence), alors j'ai écrite celle-ci à ma manière un peu décalée en m'inspirant des paroles... celles qui sont extraites directement de la chanson sont en italique. certains passages ont été légèrement modifiés pour mieux cadrer.
la réplique à la fin est de mémoire, donc peut-être pas exactement fidèle au dialogue original. désolée pour ça, mais malheureusement je ne peux pas traîner mes DVDs au bureau, ça ferait un peu louche.

Ce n'était pas que le baiser était déplacé, c'était peut-être seulement qu'il avait de la difficulté à croire qu'il ne l'avait pas imaginé. Mais une fois que ses lèvres ne furent plus sur les siennes, il restait encore son regard. Un regard qui semblait le transpercer et fouiller son âme, un regard qui semblait choisir les réponses qu'il voulait entendre.
Et pas une parole, pas un mensonge là-dedans.
Comme si l'étreinte d'un moment avait suffi pour tout dire, pour tout lui révéler sans que les mots soit nécessaires. Et c'était le cas, l'opérateur radar faisait preuve de trop d'intensité pour que son geste soit une blague ou une raison de plus pour l'humilier.
Brad baissa les yeux parce qu'il n'aurait jamais pu lui mentir s'ils avaient partagés ne serait-ce que le plus court des regards. Son pouls sonnait creux, son cœur était comme un marteau. Il ne pouvait penser qu'à une seule question: pourquoi? Et même s'il comprenait la réponse, il n'arrivait pas à s'empêcher d'en douter.
"Vous êtes malade!", accusa-t-il sèchement en laissant un bras tendu devant lui pour repousser l'opérateur radar. "C'est pas naturel! C'est pas correct!"
Il n'osa pas relever la tête. Pour ne pas être confronté au regard de l'autre homme, avec son sourire qui pleurerait sans doute: cet air vulnérable qui ferait craquer sa résolution déjà tremblante. Il serra la mâchoire, fermant les yeux.
"Ce n'est pas drôle!", cria-t-il. "Arrêtez de croire que je vais continuer à tomber pour vos coups foireux Flavien!
— Brad–", insista à peine l'autre homme, blessé d'être si peu pris au sérieux.
"Je ne sais pas avec qui vous avez parié que je suis g– gay", bégaya le scientifique sur l'appellation comme s'il lui faisait mal de la dire. "Mais vous allez sûrement pas gagner sur ce coup-là!", lui assura-t-il.
L'autre homme écarta son bras sans rencontrer une grande difficulté et il s'approcha de lui en fronçant les sourcils.
"Brad franchement", souffla-t-il en posant une main sous le menton du scientifique pour le forcer à relever la tête. "J'inventerais pas ça juste pour gagner de quoi de stupide contre Bob ou Pétrolia...", murmura-t-il en posant à nouveau ses lèvres contre celles de l'autre homme.
Son baiser n'était pas celui d'un grand tombeur, il ne faisait que lui faire comprendre à quel point le geste était authentique.
Il failli céder, se relâchant juste assez pour accepter le baiser et il se reprit avant de le retourner, avant de lancer ses bras autour de son cou et de s'agripper à lui comme à une bouée de sauvetage. Il repoussa Flavien et mit une main sur sa bouche: pour l'empêcher de recommencer, pour s'empêcher d'accepter. La faculté de parler l'abandonna.
Il ne voulait rien entendre.
Il ne voulait rien comprendre.
"L– Laissez-moi tranquille! Je ne suis pas– Je suis pas comme ça!", siffla-t-il.
"Brad", insista Flavien, son cœur brisé paraissant bien dans son regard triste.
"Laissez-moi tranquille!", cria le scientifique.
L'opérateur radar baissa la tête et fronça les sourcils, cherchant peut-être des mots plus convaincants que ses baisers avaient pu l'être. Il ferma les yeux et soupira doucement. Il lui accorda un dernier regard, comme une dernière offre et Brad détourna la tête pour la refuser.
Il entendit les pas s'éloigner et la porte s'ouvrir avec son couinement pneumatique habituel. Il respira enfin quand elle se referma, le laissant complètement seul. Le scientifique se laissa tomber sur un des bancs dans le coin cuisine et passa lentement une main sur son visage. Il se damna intérieurement, se trouvant particulièrement con.
Aimer, c'est aimer de toute façon.
Il laissa tomber sa tête dans ses bras repliés et ferma les yeux.
Aimer les filles, ou les garçons,
Aimer, c'est aimer de toute façon.

Et il réentendait la voix du capitaine en boucle dans sa tête, ses paroles cruelles: personne vous a jamais aimé et vous aimera jamais! pour lui rappeler que tout ça ne pouvait qu'être une blague visant à le diminuer. Parce que ça ne pouvait pas être vrai, se força-t-il à croire.
Ça ne pouvait pas être vrai.
Brad tapa du poing contre la table, se répétant le même mantra encore et encore. Ça ne pouvait pas être vrai qu'il désire posés sur lui les regards de l'opérateur radar. Ça ne pouvait pas être vrai qui aime le contact et la chaleur de ses lèvres.
C'était tellement vrai. C'était tellement vrai, depuis tellement longtemps qu'il se releva rapidement. Les portes de la salle de commandement s'ouvrirent devant lui comme il voulait quitter la salle et il s'immobilisa.
Face à face avec Flavien.
"Écoutez-moi bien", commença l'opérateur radar. "Je ne sors pas d'ici avant de vous avoir con–"
Le scientifique ne le laissa pas continuer, déjà convaincu sans la moindre discussion, et ses mains furent aussitôt sur le visage de l'autre homme comme il l'attirait à lui pour l'embrasser. Flavien, pris de court, resta figé par la surprise pendant une seconde.
Mais une très courte seconde: ses doigts glissèrent avec reconnaissance autour de la taille du scientifique et il répondit à l'étreinte qui ne pouvait être autre chose que la réponse positive à sa question muette.
La plus belle fois,
Qu'on m'a dit, je t'aime.
C'était un mec,
Qui me l'a dit.


(7 mars 2006)
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