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 (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13

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Dino
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MessageSujet: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:34

Titre : Mourir, c’est pas bon pour la santé
Auteur : Une fille assise devant un vieux Window me
Genre : Moi je dis drame, pis mon amie qui me donne son avis au fur que j’écris une feuille mobile dit que c’est une comédie.
Rating : PG, PG13
Disclamer : Tout l’univers de dug appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard. Je l’écris non pas dans un but commercial ou autre, mais bien dans celui de me faire du fun.
Résumé : L’équipage à trouvé un corps humain. Mais c’est le corps de quelqu’un que Brad connaît. (Ben oui. Encore lui. J’avais pas le choix. Il ma fallait un célibataire. Déjà là reste que lui et Bob. Et il me fallait quelqu’un qui avait beaucoup de mauvais souvenirs)
Note : Les bouts en italiques sont pour la majorité des flash-back. Il y en a beaucoup dans l’histoire parce que c’est justement le but!

Chapitre 1, Mortalité

« Pourquoi? Pourquoi pas vouloir que je réalise mes rêves? Pourquoi se débarasser de moi? Pourquoi laisser les autres élèves me planter à l’école? Pourquoi il m’aime pas? J’ai rien fait, à part exister. Bon, j’ai laisser grand-p’pa dans un banc de neige quand la souffleuse passait v’la 6 ans, mais c’est pas une raison pour détester son gars. Peut-être qu’un jour, il va être gentil avec moi. Peut-être… »
Journal personnel de Brad Spitfire, 9 ans*

-Salut! C’est bien toi, Brad Spitfire?
-Heu… Oui, pourquoi?
Il releva la tête de ses notes de cours et vit la plus jolie fille qu’il avait vu dans sa vie.
-Ben… fit la fille, c’est vrai que t’es un bollé en math?
-Oui, répondit Brad, sûr de se faire écœurer.
Pourrais-tu m’aider, s.v.p.? Je comprend rien là-dedans pis faut absolument pas que je coule!
-Heu… OK, fit le futur scientifique, surpris.
La fille s’assit en face de lui.
-En passant, mon nom, c’est Indiana Auger**.
-Content de te connaître, répondit Brad en faisant un sourire.

Il remarqua cependant un détail.
-Tes manches sont trop courtes, déclara-t-il.
-Non, sont correct, répondit la jeune fille, visiblement gênée.
Brad se pencha pour regarder sous la table.
-Tes pantalons aussi. Ton uniforme est trop petit.
-Non. Pas tant que ça.
Cette fois, Indiana était rouge de gêne. Pour la rassurer, Brad souris.
-Non, t’as raison. Sont pas courts tes pantalons. Surtout si tu veux traverser le St-Laurent à pied!

La jeune fille semblait moins gênée de voir que son interlocuteur avait le sens de l’humour. Mais sa mine s’assombrie rapidement.
-C’est un peu gênant à dire, surtout à quelqu’un que je connais pas mais… c’est à cause que j’ai eu une bourse d’étude spéciale que je suis ici. Mes parents n’ont pas beaucoup d’argent. Ils n’ont même pas étés capable de m’acheter un uniforme neuf cette année.
Brad hocha la tête. Étant né avec une cuillère en argent dans la bouche, il ne pouvait pas vraiment la comprendre. Cependant, il pouvait faire autre chose pour elle.
-Toi, tu viens avec moi, ordonna-t-il.
-Ou? On fait pas de maths? demanda Indiana.
-Oui, on va en faire. Mais avant, tu vas venir avec moi que je t’achètes un nouvel uniforme.
-Ben là… C’est super fin mais… J’ai pas été élevée à accepter…
-Pis moi, j’ai pas été élevé à donner. Dépêches-toi avant que je change d’avis.
-Heu… Merci. Pis je te donne l’argent quand? Quand je l’ai ou t’as une date précise?
Brad fit un sourire malicieux.
-Tu me dois rien. C’est un cadeau
.

Tout l’équipage était dans le centre de santé, sauf Bob que mangeait et Serge qui s’était mit en recharge en raison de son effort durant la journée. En effet, un peu plus tôt, Serge***, accompagné de Flavien étaient allés explorer la planète Scrout.*/* Là-bas, ils avaient découvert le reste d’un vaisseau, un téléphax et une le corps d’une femme. Ils l’avaient ramené à bord, question de respect pour la défunte. Le capitaine avait fouillé dans ses poches dans l’espoir de découvrir l’identité du mort. Il avait effectivement trouvé une carte d’identité : Indiana Auger, capitaine du vaisseau terrien Alfonso-Béchard. À l’annonce de cette nouvelle, Brad devint étrangement distant avec la réalité.

On avait transporté le corps au centre de santé. Le capitaine cru un imperceptible mouvement sur le corps. Il n’y porta pas attention, croyant que son imagination lui jouait des tours.

Il se tourna plutôt vers Flavien.
-Je suppose qu’ils ont envoyé un deuxième vaisseau.
-Y’as des chances, capitaine, répondit le second officier.
Il se tourna vers le scientifique de vaisseau.
-Pis vous, Brad, qu’est-ce que vous en pensez?
Mais le S-C-S-H-M*//* n’écoutait plus personne. Il regardait le corps en silence, comme s’il était en deuil.
-Y’a rien à faire, assura tristement Pétrolia.
-Indy, murmura Brad.
-Indy? Vous la connaissez? s’étonna Valence.

Le scientifique ne lui porta aucune attention. Valence s’approcha de lui et mit sa main sur son épaule.
-Brad? Ça va?
Il parrut reprendre contact avec la réalité.
-Han? Quoi? Quessé qui a?
Il avait dit ça sur un ton agressif qui lui était familier et semblait légèrement agacé.

-Vous la connaissez? répéta Valence.
-Non! Non c’est juste que… heu… j’ai une… tante! Oui, une tante qui s’appelait pareil.

Personne ne semblait vraiment le croire.
-Y’é tu fou? demanda Flavien.
-Vous devriez aller vous reposer, Brad, conseilla Pétrolia.
Le scientifique approuva d’un hochement de tête et partit.

Indy… SA Indy… Elle était trop jeune pour mourir maintenant… Enfin, dormir lui ferait du bien, pensa-t-il.

Aussitôt arrivé au dortoir, il se coucha et sombra dans un profond sommeil.



*Si vous vous souvenez pas ce qui lui est arrivé quand il avait 9 ans, réécoutez Spit-Barishi-Fire.
**Indiana… Ben, c’est que je savais pas comment l’appeler, et que quand j’ai décidé du nom final, j’étais dans mon cours de français, ou l’on lisait un texte mettant en vedette une fille qui s’appelait comme ça. Et Auger… Au début, c’était sensé être Laplante, mais j’aimais pas ça. Alors, je lui ai donné le nom de famille de mon amie!
***La première version. C’est mon préféré des trois.
*/*Pas sûre de l’orthographe. Vient des scrouts à pétard dans Harry Potter et la coupe de feu.
*//* Scientifique-Chien-Sal-Hyper-Méprisant


Dernière édition par le Jeu 5 Jan à 16:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:35

Chapitre 2, Réveille!

Du côté du capitaine, découverte sur l’inconnue. Apparemment, elle était descendue sur la planète quand son vaisseau s’était écrasé. Avec lui, les vivres avaient brûlés. Et il n’y avait rien à manger sur Scrout.

Serge avait trouvé dans une des poches de la jeune femme un journal de bord. Grâce à lui, le capitaine avait découvert que le Alfonso-Béchard avait quitté la terre en 2035 dans le même but que le Romano-Fafard.

Il feuilleta rapidement la journal. Il arriva finalement à la dernière page, datée de la journée même. Intrigué, il la lue.

«19 mai 2035,
Moi qui avait promis de le rejoindre dans les étoiles. Je sens mes forces me quitter peu à peu. Tantôt, j’ai entendu le bruit d’un téléphax qui se pose. Est-ce moi qui délire ou bien y a-t-il vraiment du secours? Pourrais-je survivre jusqu’à ce qu’ils me trouvent? Je sais que je ne me suis pas trompée. Pourquoi? J’ai sortit mon détecteur d’ADN. Il a découvert une forme de vie d’ont le code génétique était inscrit dans les bases de données de la fédération. Flavien Bouchard. Je sais qu’il est un des membres d’équipage du Romano-Fafard, comme tout terrien qui se respecte. Je sais que lui aussi est à bord. Si je réussis à trouver la force nécessaire pour appeler à l’aide, je pourrais le revoir enfin… »


Le capitaine acheva sa lecture. Une lumière s’alluma alors dans sa tête. Deux minutes, toi. Plus tôt, il avait été certain de voir un mouvement sur le « cadavre ». Peut-être la jeune femme vivait-elle encore.

Charles se dirigea à la course vers le centre de santé. Sur son chemin, il rencontra Bob.
-Bob! Venez avec moi! Vite!
Le pilote suivit son supérieur.

Arrivés à destination, le capitaine prit le pouls de la femme. Oui! Il y en avait bien un! Faible, mais tout de même existant.
-Bob, allez me chercher un masque à oxygène. Et si vous la croisez, emmenez Pétrolia avec vous.
Le pilote se mit au garde-à-vous, lança un bref « oui, capitaine » et partit. « Pourvu qu’il ne soit pas trop tard, pensa Charles. »

Bob revint au bout d’une minute, masque à oxygène à la main, suivi d’une Pétrolia qui semblait étrangement inquiète.

Le pilote tendit le masque au capitaine. Celui-ci le prit, avant de constater qu’il ne savait absolument pas comment une telle chose pouvait fonctionner.

Pétrolia le remarqua assez vite. Elle lui ôta le masque des mains. Son instinct de médecin avait pris le dessus. Au bout de quelques minutes, la respiration de sa patiente se faisait plus régulière et son pouls, plus puissant.

Charles se tourna vers Bob.
-Allez dire à Valence de venir me voir. Ensuite, vous pourrez manger une p’tite collation.
-Good! Heu… j’veux dire, oui capitaine.
Il se mit de nouveau au garde-à-vous avant de partir.

Quelques minutes plus tard, Valence arriva dans le centre de santé.
-Bob m’a expliqué ce qui se passait. Est-ce qu’elle va bien?
-Elle devrait bientôt se réveiller, répondit Pétrolia. Au fait, pensez-vous qu’elle va être sympathique?
-J’espère que nom, ça va me faire un nouveau client! s’enthousiasma Valence.
Elle se fit regarder croche.

-Là n’est pas la question, déclara le capitaine. Ce qu’il faut se demander, c’est qu’est-ce qu’on va faire d’elle quand elle sera réveillé?
-Heu… La garder, suggéra bêtement Pétrolia.

On entendit un gémissement. Les trois collègues se tournèrent vers la jeune femme.
-Je pense qu’elle se réveille, dit Valence.
Le capitaine approuva d’un hochement de tête.
-Sûrement.

La jeune femme ouvrit les yeux.
-Chu ou? demanda-t-elle.
Le capitaine s’avança.
-Vous êtes sur le Romano-Fafard. Je suis le capitaine et mon nom est Charles Patenaude.

Elle s’assit et regarda autour d’elle avant de finalement répondre au capitaine.
-Je suis Indiana Auger, capitaine du Alfonso-Béchard. Mon vaisseau s’est écrasé. Je suis la seule survivante…
-Bienvenue à bord, capitaine Auger. Considérez mon vaisseau comme votre demeure. Je suis ravie de vous accueillir. Mais avant de vous présenter à mon équipage, je crois que apprécieriez de prendre un bon repas.
-Oh, oui! Ça fait longtemps que j’ai pas mangé quelque chose de bon.

Le capitaine se tourna vers Valence et Pétrolia qui se mirent au garde-à-vous.
-Pétrolia, faites-moi le meilleur repas que vous êtes capable de réaliser en dedans de dix minutes. Pas de gogosse qui prennent une heure dans le fourneau. Valence, va voir les autres et dit leurs de nous rejoindre. Go!
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:37

Chapitre 3, Fin de polyvalente

« Les vacances arrivent. C’est demain. Aujourd’hui, la professeur, madame Chevalier, elle est venue me voir. Elle m’a donné… ben, c’est comme un calepin, mais en plus beau. Elle m’a dit que dedans, je pourrais écrire tout ce qui me fait plaisir et tout ce qui me fait de la peine. Elle m’a dit qu’elle me faisait ce cadeau là parce que j’écrivais comme un grand. Est fine, madame Chevalier. Je l’aime plus que ma maman. Elle est toujours gentille et elle empêche les grands de sixième de me faire du mal. Moi, j’ai pas hâte de finir l’école, parce que je pourrais pus la voir. »
Journal personnel de Brad Spitfire, 7 ans

Brad avait enfin réussi à s’endormir. Il rêvait de sa dernière année au pensionnat. Son secondaire cinq. Un rêve… Plus un souvenir.

Quand il s’était rendu compte qu’il était amoureux pour la première fois. Lui qui croyait que l’amour n’était qu’une chose pour les autres, qu’il n’y goûterait jamais à cause de ce qu’il était. Il s’était trompé.

Mais personne n’avait accepté son choix. Son père ne supportait pas que son fils soit avec une fille qui venait d’un milieu défavorisé. Et les parents de sa belle n’acceptaient pas que leur fille fréquente l’enfant d’un arnaqueur d’un niveau tel qu’il aurait pu être le professeur des Bougons.

Mais pour l’instant, Brad ne pensait pas à ça. Il pensait à la journée ou tout avait commencé. À la fois ou il avait réussis à montrer que lui aussi, il avait des sentiments. On pouvait même voir un sourire sur son visage endormit.

Le bal des finissants approchait à grands pas. Brad, comme il fallait s’y attendre, n’avait pas de cavalière. Après tout, qu’elle fille qui se respecte accepterait de se montrer en public avec lui. De toutes manières, il détestait pas mal toutes les filles qu’il connaissait. Sauf une. Mais il n’était pas capable de l’inviter. L’inviter serait montrer son amour. Et pour lui, faire ressortir ses sentiments, c’était une faiblesse. L’amour même était une faiblesse. Lui qui n’en avait jamais reçu de personne ne pouvait comprendre que c’était en fait une force.

Puis, il la vie. Resplendissante, comme à son habitude. Ses yeux bleus croisèrent les siens et Brad se sentit tout à coup léger comme une plume. Ses cheveux dorés brillait à la lueur du soleil qui entrait par la fenêtre.

Son cœur fit un bon dans sa poitrine quand il s’aperçut qu’elle venait vers lui. Bien sûr qu’elle venait le voir. Ils étaient amis. Et si cet amitié prenait un grave coup à cause de l’invitation que Brad mourrait de lui donner?

Elle s’arrêta devant lui.
-Salut Brad.
-Salut, Indiana.
La jeune fille sourit.
-Appel-moi Indy.
Brad resta perplexe.
-Le dernier qui t’as appelé de-même, tu lui as mit ton poing dans face, rappela-t-il.
-Oui, mais le dernier qui m’a appelé de-même, c’était un espèce de gros cave, expliqua-t-elle. En parlant du loup, ajouta-t-elle en pointant un gars qui venait vers eux.

Brad poussa un gémissement presque imperceptible. Mathis, normalement accompagnés de ses deux acolytes qui étaient pour l’instant en retenue, Félix et Marc, avait comme jeu favori « Massacrons le Spitfire ».
-Tient, fit Mathis en arrivant à leur hauteur. La belle tite Indy.
-J’t’ai déjà dit de pas m’appeler de-même, toi, répondit sèchement la jeune femme.
-J’t’ai pas encore pardonné ton coup, continua Mathis en l’ignorant.

Il se tourna ensuite vers Brad.
-Toi, dégage.
-Heu… Ok, fit timidement, apeuré à l’idée de se faire encore frapper.

Il fit mine de s’en aller, mais Indiana le retint.
-Toi, tu restes ici, ordonna-t-elle.
-C’est pas une bonne idée de chercher le trouble, assura le futur scientifique.
-Heille! Tient-toi debout pis prouve que t’es un homme! fit sèchement la jeune femme assez bas pour que seul Brad ne l’entende. Laisses-toi pas faire. C’est pour ça que tu te fais battre autant. T’es une cible facile. Tu te défend pas. Regarde. J’vais te montrer un truc. Ça s’appel le RTR. Recevoir, transformer, recracher. Tu reçois l’insulte, tu la transforme en méchanceté pis tu la recrache, en te servant des faiblesses de ta cible. Compris?
-Compris.
-Parfait, continua Indiana en souriant. À mettons que je te traite de gros patapouf, tu me répond quoi?
-Grosse patapouve? suggéra Brad.
-Okééé… Bon, y’a encore place à l’amélioration, mais c’est un début.
Elle semblait un peu découragée.

Puis, elle se tourna vers Mathis
-Il reste avec moi, dit-elle d’un ton neutre.
-Ok, fit calmement le colosse. Mais il sera pas avec toi samedi.
-Pourquoi? demanda Brad.
-Parce qu’elle vient au bal avec moi.

Brad lut dans les yeux d’Indiana que cette perspective ne l’enchantait guère. Il prit donc son courage à deux main et se décida d’intervenir.
-Elle peut pas venir avec toi. Je l’ai déjà invitée pis elle a dit oui.
-Parce que tu penses qu’une fille comme elle peut s’intéresser à un loser comme toi?
« Recevoir, transformer, recracher », pensa Brad.
-Mieux faut être un loser qu’un imbécile doublement loser qui a besoin de ses chums derrière lui pour planter un petit de secondaire un!*
Mathis parut surpris de l’attitude de son punching-bag, mais il se contenta de partir après lui avoir lancé un regard noir.

Indiana se tourna alors vers Brad.
-Bravo! T’as fait ça comme un grand! Tu mérites un cadeau! HEILLE! MATHIS!
Le « michant » se tourna. Aussitôt, Indiana se jeta sur Brad et l’embrassa à pleine bouche. Ignorant la raclée qu’allait lui mériter ce baiser après les cours, il savoura ce moment avec joie. Puis, son moral baissa en flèche. Et si elle l’embrassait uniquement pour rendre Mathis jaloux?

Les deux adolescents se séparèrent et se regardèrent dans les yeux. Indiana souriait.
-T’es meilleur pour insulter tes ennemis que tes amis, toi. C’est bon signe.
-Merci…
Brad sentait une immense chaleur l’envahir.

Sans avertissement, Indiana partit d’un rand rire.
-Qu’est-ce qui te fait rire? demanda-t-il légèrement agacé.
-T’es tout rouge!
Brad se sentit un peu gêné. C’était donc ça, cette vague de chaleur.

Indiana avait cessé de rire. Elle regardait maintenant Brad droit dans les yeux.
-C’était une bonne idée d’avoir dit que tu m’avais invité.
« C’est ta chance, pensa Brad. Vas-y! Fais-le pour toi!** »
-Mais… Si je t’invitais pour vrai, dirais-tu oui?
-Je pense ben.
Brad prit la main d’Indiana dans la sienne.
-Indy, veux-tu venir au bal avec moi?
-Oui.

Brad se sentait tout joyeux. Sans même y penser, il prit le visage de sa belle entre ses mains en l’embrassa tendrement. Quand soudain… Boum! Un bruit sourd. Suivit d’un cri de douleur.


Brad se réveilla en sursaut. Il s’assit dans son lit et vit Flavien, se tenant le gros orteil, utiliser les nouveaux sacres du capitaine en maudissant le cadre de porte. Il s’assit sur son propre lit et regarda un scientifique à moitié endormit.
-Vous, aucun commentaire.
Brad hocha la tête et se recoucha. Il ferma les yeux.
-Oh, au fait, il faut se rendre dans la salle de commandement, fit Flavien. La fille qu’on a trouvé est viv…
Mais il ne termina pas sa phrase, constatant bien vite que son interlocuteur était endormit de nouveau.



*Si vous êtes en secondaire un, pensez pas que je vous traite de petits. Moi aussi, je suis en secondaire un.
**Suivit une grosse discussion sur un trip de Vas-y comme déguisement d’Halloween…
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:38

Chapitre 4, Indiana Auger

Dans la section cuisine de la salle de commandement, on pouvait observer une Indiana qui mangeait comme trois.
-C’est bon? demanda Pétrolia, surprise que ça cuisine ait un tel effet.
-Oh, oui! C’est excellent! J’ai jamais rien mangé d’aussi bon, répondit la capitaine.

Valence arriva, suivie de Flavien et Bob.
-Ou est Serge? se renseigna le capitaine Patenaude.
-En recharge de batterie, déclara sa blonde.
-Et Brad? Pas dans la douche, toujours?
-Non. Il est en recharge de batterie aussi, fit Flavien.
-…?
-Il s’est réveillé, je lui ai dit que le capitaine Auger était vivante pis j’ai même pas eu le temps de lui dire qu’il fallait aller dans la salle de commandement qu’il s’était déjà rendormit. J’ai décidé de le laisser dormir. Mais si vous voulez, je peux aller le réveiller.
-Ça va aller, fit Charles avec un sourire. Vous savez à quel point il est irritable à moitié endormit.

Le capitaine laissa à Flavien et Bob le soin de faire visiter le vaisseau à Indiana.
-Ça, c’est le poste de défense, déclara Bob. C’est ici qu’on vient pour se défendre.
Indiana hocha la tête d’un air amusé. Toutefois, derrière l’air moqueur avec lequel elle fixait Bob, Flavien décela de la fatigue dans les yeux de la jeune femme.
-Si vous voulez, capitaine Auger, je peux vous montrer ou vous allez dormir, proposa-t-il. On continuera la visite demain.
-Bonne idée.

Bob était allé se chercher un « petit » encas. Pendant ce temps, Flavien et Indiana étaient arrivés au dortoir.
-Vous pouvez dormir, capitaine Auger, fit Flavien en pointant le lit au-dessus de celui de Brad.
-Merci, répondit Indiana d’un ton reconnaissant.

Flavien sourit et partit. Mais Indiana n’avait pas dans l’intention de se coucher tout de suite. Elle était trop occupée à regarder Brad qui dormait. Elle s’assit à côté de lui. Ce qu’il pouvait être beau quand il dormait. Il avait la bouche légèrement entrouverte, ce qui lui donnait un air un peu niais, mais ça lui allait pas mal bien.

Elle dû cependant se résoudre à le réveiller. Elle voulait lui parler. Elle le prit par l’épaule et le secoua doucement.
-Brad, lui souffla-t-elle doucement à l’oreille. Brad.
Le scientifique ouvrit les yeux. L’air ensommeillé, il s’étira, bailla et s’assis avant de finalement regarder qui l’avait réveillé.

Il ne dit aucun mot. Il se contenta de rester bouche bée et de regarder la capitaine bouche bée. Puis, il sortit finalement de sa torpeur. Il murmura, l’air étonné :
-Indy? Indiana?
-Oui Brad. C’est moi.

Sans avertissement, il l’enlaça dans ses bras et la serra de toutes ses forces.
-Je suis tellement content de te voir.
-Pis moi donc. Savais-tu que t’étais beau quand tu dormais?
-Moi? Beau? Ça fait longtemps qu’on m’a pas dit ça, déclara Brad.
Il regarda Indiana dans les yeux.
-T’es encore plus belle que la dernière fois que je t’ai vu.
-Pis toi, t’as l’air plus fort. Est-ce que j’hallucine ou t’es plus costaud?
-J’m’en fou. J’t’aime.
Ils s’embrassèrent tendrement.

Au même moment, Pétrolia décida d’arriver dans le dortoir. Elle se frotta les yeux. Brad qui frenchait une fille? Im-po-ssi-ble.
-Heu... S’cusez-moi. J’espère que je dérange pas.
Les deux amoureux se séparèrent.
-Non, non. Vous nous dérangez pas, dit Indiana.
Pétrolia semblait encore surprise.
-Comment vous faites pour embrasser ça, demanda-t-elle en pointant Brad.
-Je franches-tu si mal que ça, se renseigna le scientifique, inquiet.
-T’embrasse très bien, le rassura Indiana avant de se tourner vers Pétrolia. Pis toi, t’as tu un problème avec lui pour avoir l’air aussi dégoûtée? ajouta-t-elle.
-Heu… non, répondit Pétrolia. C’est juste que Brad dit toujours que « C’est dégueulasse la manière qu’on a de s’échanger nos microbes. »
-Ben oui, mais si vous vous embrasseriez pas devant tout le monde, vous et Flavien, ça serait pas la même chose, se défendit le concerné.
-Il marque un point, là, fit Indiana.
-Ouen, peut-être, mais moi au moins, je connais Flavien, rétorqua Pétrolia.
-On s’est connu en secondaire cinq, moi et lui.
-Ah… S’cusez-moi d’abord. Je… Je vais vous laisser ensemble.
Elle partit.

Brad et Indiana se regardèrent.
-Je l’aime bien cette Pétrolia, dit la jeune femme. Elle est sympathique.
-Parle pour toi, répondit Brad.
Indiana lui fit des gros yeux.
-Michant.
-Moi? Michant? Oui.
Ils repartirent à s’embrasser.
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:40

Chapitre 5, Révélations

Pour une des rares fois depuis qu’il était sur le Romano-Fafard, Brad se sentait bien. Il était heureux. Pour une des rares fois dans sa vie, il souhaitait qu’un moment ne s’arrête jamais. Pour lui, seulement regarder Indiana dans les yeux, sans rien dire, sans rien faire, c’était le plus beau des passes-temps. Cela faisait bien une quinzaine de minutes qu’il la regardait sans rien dire.

Jusqu’à ce qu’elle se décide à briser le silence qui les unissait.
-Ça fait longtemps qu’on s’est pas vu.
-Mouen. J’avais peur que ça fasse trop longtemps. Que tu m’aimes pu.
Indiana sourit.
-Tu te souviens la veille de ton départ pour le Romano-Fafard. T’avais l’air désespéré.
-C’est parce que je l’étais!

« Demain, je vais partir sur un vaisseau. J’espère qu’on ira pas assez loin pour perdre contact avec la Terre. Je sais que je vais être sélectionné. Mon père à tout fait pour. Y’a payé des millions pour se débarrasser de moi et me rendre malheureux. Déjà que je voulais pas travailler dans l’aérospatial, et encore moins dans la science, il fallait vraiment qu’il m’oblige à faire cette mission là? Comme scientifique, en plus? Ben là, c’est évident. Quoi de plus l’fun que de détruire la vie de son fils unique? Sûrement pas le laisser vivre sa vie, faire des projets d’avenir avec sa blonde et avoir des enfants. Mais j’aimerais ça, moi, pouvoir décider mon chemin. Au moins, il m’a laissé partir en appart. Une chance que la loi l’y obligeait… »

Brad ferma sèchement son journal personnel. Au même moment, Indiana entra dans le salon.
-Qu’est-ce que t’écris? demanda-t-elle.
-Rien d’important, répondit le jeune scientifique. Je maudit mon père.
-Mmm… activité intéressante.

Elle l’embrassa sur la joue.
-Mais c’est vrai qui est chien ton père, admit l’étudiante capitaine.
-Une chance qui t’entend pas, fit Brad.
-Heille, c’est ben trop vrai, ça. Demain, j’te jure que je vais lui dire ma façon de penser en pleine face!
-NON!!! Fait surtout pas ça! Pitiééé! Il va me tuer, supplia Brad.
-Pourquoi il te tuerait?
-Parce que je t’ai choisis comme blonde.

Indiana soupira. Apparemment, elle n’arrivait pas à comprendre comment Brad pouvait avoir aussi peur de son père.
-C’est pas une raison, dit-elle doucement. Pis en plus, à cause de lui, j’te reverrai pas pendant longtemps. Peut-être même un an! Regarde, m’as lui dire ce que je pense, tu vas venir avec moi pis tu vas faire pareil, ok?
-C’est pas une bonne idée, protesta Brad. Là, il va…
-Heille! Ça va faire! T’as vingt-et-un ans. Ça fait vingt-et-un ans* que t’es soumis à ton père pis que t’obéis comme un esclave. Ressaisis-toi, lèves-toi debout pis prouve que t’es un homme! T’es pas un personnage de nintendo qu’il peut contrôler avec une tite manette, t’es son fils, Brad! Son fils! Même si le trois-quart du temps, ça paraît pas…
-Ouen. T’as raison. Chuis poche…

Voyant qu’il avait la tête basse, Indiana l’enlaça dans ses bras pour lui remonter le moral.


**********
Un peu plus tard dans la soirée, Flavien et Valence fouillait le vaisseau.
-Il reste le dortoir à faire, pis c’est tout, dit la psychologue d’un ton qui se voulait encourageant.
-Valence, ça sert à rien d’aller voir là, répéta Flavien pour ce qui était, selon lui, la centième fois. J’ai pas laissé les outils pour réparer Serge là. Je les ai perdus, c’est tout.
-Oui, mais faut regarder partout, juste au cas ou, fit Valence.
-Ça sert à rien, insista l’opérateur radar.
Valence poussa un soupir de découragement.

Au même moment, ils pénétrèrent dans le dortoir. Ils entendirent alors une voix.
-Faites pas trop de bruit. Vous allez la réveiller.
Les deux collègues se tournèrent pour voir Brad, mit-assis, mit-couché dans son lit, un livre à la main, qui pointait le lit du dessus ou la capitaine Auger dormait.

Valence resta surprise de l’attitude calme du scientifique.
-Depuis quand vous vous souciez des autres au juste? Surtout une personne que vous ne connaissez pas.
Brad l’ignora, purement et simplement. La psychologue fit signe à Flavien de partir.
-Ben là… C’est toi qui dit de venir ici pis après tu me dis de partir!
Valence resta de glace face aux protestations de son collègue qui fini par céder et partit.

La psychologue se dirigea vers Brad et s’assit à côté de lui. Elle sortit un bloc-note et un crayon de sa poche avant de s’adresser à lui.
-Vous avez l’air heureux comme jamais, Brad. Pouvez-vous me dire ce qui vous rend comme ça?
-Oui, je peux, répondit le scientifique.
-Ben dites-moi le!

Brad fit un grand sourire. C’était la première fois que Valence voyait ce qui semblait être le vrai sourire du scientifique. Sans méchanceté, sans mesquinerie, seulement un air joyeux.
-Ben, comment dire… Avant de quitter la Terre sur le Romano, j’avait une blonde. Pis, cette blonde là était elle aussi à l’académie spatiale, étudiante capitaine. Pis là, ça donnerait qu’elle est sur le vaisseau. Je l’ai retrouvée. Chuis en amour!!!
-Vous parlez du capitaine Auger? Mais pourquoi vous l’avez pas avoué plus tôt que vous la connaissiez, demanda Valence.
-Je sais pas. J’avais peur d’avoir l’air ridicule…
-Mais y’a rien de ridicule à aimer. C’est normal. C’est humain. C’est tout simplement merveilleux! Brad, je suis tellement contente pour vous!
Brad sourit de nouveau.

Une idée surgit alors dans la tête du la psychologue.
-Oh, heu… Vous que vous êtes de bonne humeur, c’est le temps rêvé pour une thérapie, non?
Le scientifique poussa un long soupir.
-Si je vous dit ce que vous voulez entendre, allez-vous me foutre la paix avec ça?
-Oui! Mon plus grand rêve va être réalisé! Après des années de travail acharné, m’a peut-être enfin savoir ce qui vous a rendu chien sal!!!
-Chien sal? Moi? Pff. Relaxez deux minutes. Pis posez-moi vos questions qu’on en finisse!



*On va dire qu’il a ça
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:41

Chapitre 6, La thérapie

Valence se calma et ouvrit son bloc-note.
-Bon, très bien. Brad Spitfire, quelle est votre plus grande déception?
-Vous le savez, répondit Brad. Vous l’avez vu dans le car-wash.
-Oui, mais pouvez-vous raconter ce qui s’est passé exactement?

Brad regarda le plancher. Valence devina ce qu’il avait.
-Je sais que c’est difficile, dit-elle, mais quand vous aurez commencé à parler, vous aller être plus léger pis tout va bien aller. Je vous le promet.
Le scientifique poussa un long soupir avant de se jeter à l’eau.
-M’a vous le dire ce qui s’est passé. Ça l’a commencé quand j’avais neuf ans, pis que mon père a appris que j’avais le premier rôle masculin dans casse-noisette, à l’école.

-Danseur de ballet! T’aurais pas pu vouloir devenir dentiste à place? Ou ben ébéniste? Cassier chez McDo? Éboueur? Président des États-Unis? Propriétaire de vision mondiale, au pire. Mais non. Il fallait que tu veuilles devenir danseur de ballet. Que tu fasses tout pour ridiculiser ton nom! Ben j’ai un scoop pour toi, mon homme. T’es un Spitfire. Les 30 dernières générations de Spitfire sont devenus scientifique pis tu vas faire pareil!

-Y’é pas fin, votre père, fit Valence.
-Ouen. Si vous pouviez savoir à quel point j’étais triste d’être traité de-même. Mais j’étais aussi ben ostineux.
-Vous? Ostineux? Envers votre père?
-Mmm… je pense que de tous les Spitfire, j’étais le seul qui s’obstinait autant avec son père. Mais c’est toujours lui qui gagnait…

-Pis si moi, j’aime pas ça la science? Pis que je veux pas devenir scientifique?
-Tu vas devenir scientifique pis tu vas aimer ça.
-Non. J’vais devenir scientifique pis j’aimerais pas ça.


-Mon père tait découragé. Je pense qui savait pus quoi faire de moi.
-J’le comprend presque. C’est vrai que vous étiez obstineux, dit Valence en souriant.
-Pis c’est ça qui m’a tué, ajouta sombrement Brad. Il s’est avancé la face à deux pouces de la mienne. Là, j’ai su que j’étais allé trop loin.

-Écoutes-moi ben, mon gars. T’as besoin d’apprendre c’est quoi la discipline. Je pense qu’un séjour dans un pensionnat te ferait pas de tord. Tu finis ta semaine pis tu change d’école!
- Mais…
-Pas de mais. C’est ma décision, pis c’est final.


-Pauvre vous, murmura Valence. On peux pas oublier quelqu’un à faire ce qui veux pas faire.
-Bah. Lui, il s’est donné le droit.
-C’est chien!
-Mouen.
Il semblait un peu triste. Valence crut même distinguer une larme couler le long de sa joue.

Mais Brad ne garda pas son air abattu très longtemps. Il reprit très rapidement son air de chien sal.
-C’étais-tu juste ça votre thérapie?
-Non.
Ça va tu être long?
-Ça va dépendre de votre coopération, répondit la psychologue.
Le scientifique poussa un long soupir.

Valence l’ignora et continua sa thérapie.
-Bon. Quelle est la plus belle expérience que vous avez vécu avec quelqu’un de votre famille?
-Ben… C’étais avec ma mère. J’avais quoi? Douze treize ans à peu près. Je m’étais fait planter à l’école. Pis d’aplomb, à part de ça. On m’a dit que ceux qui avaient fait ça avaient été arrêté. J’avais faillit mourir. J’avais perdu ben du sang pis j’ai été dans la coma pendant une semaine. Mais quand je me suis réveillé… Je sentais quelque chose qui me frottait la joue. J’avais mal partout. Tout ce que je me souvenais, c’était des coups, tous plus forts les uns que les autres.
-Pis vous appelez ça une belle expérience? s’étonna Valence.
-Attendez! J’ai pas fini, protesta Brad d’un ton agressif avant de reprendre plus calmement son récit. Bon, là, j’ai ouvert les yeux, pis j’ai vu ma mère. C’était elle qui me frottait la joue. Elle m’a sourit.

-Mman?
-J’t’ai sûre qu’on t’avait perdu, mon grand. Les médecins pensaient que tu te réveillerais jamais. Pour tout te dire, moi pis ton père, on avait déjà décidé quoi écrire sur ton épitaphe.
-J’ai faillit mourir?
-Oui.
(Silence)
-Pourquoi t’es fine avec moi tout d’un coup?
-C’est souvent quand on manque de perdre quelque chose qu’on se rend compte à quel point on y tient. Je l’ai jamais dit, mais je l’aime mon fils.
-Moi aussi je t’aime, m’man.


-C’était la première fois de ma vie que ma mère me disait qu’elle m’aimait. La seule fois aussi. Elle m’a donné un bec sur la joue. On s’est mit à parler de tout et de rien. J’étais tellement heureux.
-C’est d’ont ben cute!

C’était cute, oui, mais triste aussi. Valence se demandait comment un enfant pouvait continuer de vouloir vivre sans qu’on lui prouve régulièrement notre amour. C’était sûrement une des raisons qui avait rendu Brad si méprisant. Il n’avait jamais reçu d’amour, il n’était donc pas apte à en donner. Les morceaux se mettaient en place dans la tête de Valence. Elle commençait enfin à comprendre Brad.

Elle posa encore quelques questions, notant tout ce qui lui semblait important dans son fidèle bloc-note. Il ne lui restait plus qu’une question à poser. Pas que cette question soit importante pour la thérapie. Simplement qu’elle était curieuse.
-Heu… Brad? Je peux-tu vous poser une dernière question?
Il semblait commencer à trouver la présence de la psychologue pas mal agaçante.
-Allez-y , dit-il d’un ton légèrement agressif qui n’avait plus rien de poli.
-Heu… Est-ce que ça serait déjà arrivé que vous aillez tenté de vous… suicider?
Silence. Valence se demandait si elle aurait mieux fait de se taire.

Elle n’arrivait pas à lire sur le visage du scientifique si elle l’avait offensé ou quoi que ce soit. Son visage ne laissait paraître aucune émotion.

Puis, doucement, il lâcha un petit « presque ». La psychologue ne s’en étonna pas. Ce qui l’étonnait, c’est qu’il était encore en vie.
-Comment ça, presque, demanda-t-elle.
-À la dernière minute, on m’a convaincu de pas le faire, répondit le scientifique d’un ton glacial.
-Comment ça?
-C’est pas de vos affaires. Pis de toutes façons, vous le savez, vous étiez là.
-Hein?
-Si vous voulez ben me laisser tranquille, je pourrais peut-être me coucher pis dormir.
-Mais…
-Ciao bella. Pis si vous dites quoi que ce soit de ce que je vous ai dit, vous allez le regretter.

Consciente que c’était des paroles en l’air, Valence ne s’en occupa guère. Mais sachant que la patience de son patient envers elle était en jeu, elle promis quand même.
-Ce que vous m’avez dit restera confidentiel. Promis.
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:42

«J'me cherche. Mais j'ai beau fouiller partout, j'me trouve pas. Je cherche un sens à ma vie, mais j'en trouve pas. Même si ça s'est passé v'la une semaine, je ne m'en suis toujours pas remis. Mes parents ont essayés de me vendre dans une vente de garage! Ils m'haïssent tu vraiment au point de vouloir se débarrasser de moi? Si seulement quelqu'un aurait pu vouloir m'acheter, ils seraient contents. J'ai jamais été aussi triste de ma vie, pis ça, ce n'est pas peu dire.»
Journal personnel de Brad Spitfire, 15 ans

Chapitre 7, Valence la grande

Valence était couchée, ce soir là. Elle aurait aimé pouvoir parler à Charles. Mais premièrement, il patrouillait dans le vaisseau et deuxièmement, elle avait juré de se taire. Mais quand avait-elle vu quelqu'un sur le bord du suicide?

De plus, autre chose qui n'avait pas de sens, c'est que Brad était gaspésien et elle, montréalaise. Comment avait-elle pu le rencontrer alors que des milliers de kilomètres les séparaient? Elle n'était jamais allée en Gaspésie, ce qui éliminait le fait qu'elle ait pu le rencontrer là-bas. Ce devait donc être lui qui était déjà venu à Montréal. Mais quand et où avait-elle pu le croiser?

Elle se souvint alors d'un soir ou elle revenait de La Ronde avec ses amies. Elles étaient à pied, ayant maqué leur autobus. Mais pourquoi ce souvenir refaisait-il surface? Était-il la clé de tout ce mystère? Elle essaya de se remémorer la scène.

Furieuse, Valence remontait la rampe qui reliait l'Île Ste-Hélène au pont Jacques-cartier. Le dernier autobus était passé et elles l'avaient manqué. Elle et ses amie, Mariève et Karine*, devaient donc se rendre à Montréal pied en empruntant le pont. Un de leur parent les attendait à la sortie.
-C’est quoi l’idée de leur maudites grèves aux autobus? fit Karine. C’est pas les usagers qui leurs causent des problèmes pis c’est eux qui écopent!
Elle poussa un cri de fureur.
-Toi au moins, t’as pas mal à la cheville, se plaint Mariève.
Valence préféra se taire. Elle savait que si elle ouvrait la bouche, elle risquait de déverser sa fureur sur ces amis.

Elles marchèrent encore un bon bout de temps. Elles avaient fait à peu près la moitié du parcours quand Mariève leur fit remarquer un détail important.
-Regardez, là! Sur le chose qui sépare le trottoir de la rue.
-On dit la rambarde, corrigea Karine. Mais qu’est-ce que t’as vu au juste?
Valence, qui avait vu ce que Mariève pointait, répondit à la question.
-Y’as quelqu’un d’assis là!
Il y avait effectivement quelqu’un d’assis sur la rambarde.

En s’approchant de plus près, Valence constata que c’était un garçon.
-Y’é cute, fit Mariève. Pis y’as l’air de notre âge en plus!
-Bof, lui répondit Karine.

Valence allait entrer dans la conversation quand elle remarqua un détail sur les traits du garçon : il semblait abattu. « Oh, non », se dit-elle.
-Les filles?
Karine et Mariève stoppèrent leur discussion. Sachant qu’elle avait leur intention, elle commença :
-D’après vous, qu’est-ce qu’un gars qui a l’air déprimé à mort pis qui semble dans notre âge, soit autour de quinze ans, peut faire tout seul sur la rambarde d’un pont à cette heure là?
-Regarder le paysage en attendant quelqu’un d’en retard d’une demie-heure? suggéra Karine.
-Attendre le moment propice pour se jeter dans le vide? ajouta Mariève.
Valence leur jeta un regard noir alors qu’elles riaient comme des folles de cette dernière réplique.
-Attendez-moi ici.
Sans tenir compte des « Oh! Va-Val s’en va cruiser » de ses amies, Valence se dirigea vers le garçon.

Quand elle arriva à sa hauteur, elle leva la tête vers lui et dit :
-Salut!
Il leva la main en signe de bonjour.
-Ça te dérange si je m’assis à côté de toi?
Il la balaya rapidement d’un regard avant de secouer légèrement la tête.
-Merci.

Valence ne savait pas trop quoi dire. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle devait trouver un sujet de conversation rapidement.
-Il… Il fait beau, han?
Il se contenta de hausser les épaules.
-Qu’est-ce que tu fais de bon ici, toi?
Sans lever la tête, il lui répondit d’une voix morne :
-J’ai tu vraiment l’air de quelqu’un qui a le goût de jaser?
Il eu un sourire triste.
-J’me doute que tu voulais pas me débiner plus que je le suis déjà, mais c’est ça que tu fais.
-Si tu disais ce qui va pas, ça t’aiderais peut-être, suggéra Valence.
Le garçon la dévisagea étrangement.
-Me confier à une étrangère?
-Qu’on se connaisse ou pas, l’important, c’est que je t’écoute.
L’adolescent semblait prendre la proposition de Valence en considération.

Enfin, c’est que croyait cette dernière avant qu’il ne lui réponde.
-Pis pourquoi tu veux savoir ce que j’ai, au juste?
-Parce que t’as l’air d’un gars qui s’en vas faire une grosse, grosse bêtise, répondit Valence. Pis si je réussis pas à t’empêcher de faire cette bêtise là, je vais me sentir coupable toute ma vie.
Pour la première fois, l’adolescent regarda Valence dans les yeux. Elle fut troublée de toute la peine qu’elle y touva.

Il ouvrit la bouche, comme s’il s’était résigné à quelque chose. On aurait dit qu’il allait désinfecter une plaie mais qu’il avait peur que le peroxyde lui fasse mal.
-Mes parents me détestent. Pourtant, j’ai rein fait pour. Pis je les aime, comme tout enfant aime ses parents, messemble que c’est normal. Mais eux, ils s’en fouttent. Ils s’amusent de mon malheur. Ils ont détruit tous les espoir que j’avais au fond de moi. Après, ils ont voulu se débarrasser de moi, leur fils unique… en essayant de me vendre dans une vente de garage! Pis là, y’a eu un échange d’élève à l’école. Ceux qui participaient partaient pour Montréal pendant une semaine. Une semaine en dehors des murs du pensionnat. Déjà que Rimouski c’est à deux heures de route de chez moi, imagine Montréal! Le pire problème, c'est que durant cette semaine là, y'avait un autre élève qui venait s'installer chez nous. Pis moi, je voulais pas que personne prennent ma chambre. Je voulais pas participer à cet échange là. De toutes manières, j'avais vu Montréal assez souvent dans ma vie. Mais mon père a quand même signé l'autorisation en me disant que ça lui ferait du bien de m'avoir loin de lui pour une semaine.
Valence avait écouté le récit sans rien dire. Elle trouvait l'histoire vraiment triste.

Finalement, elle se décida à rompre le silence qui s'était installé en elle et le mystérieux garçon.
-Pis? Ça fais-tu du bien de se confier?
-Un peu, répondit son interlocuteur avec l'ombre d'un sourire.
-Tu ne feras pas de bêtise?
-Quel genre de bêtise? Me pitcher en bas du pont? Premièrement, ça serait pas une bêtise, mais un service pour l'humanité et deuxièmement, je suis pas assez twit pour grimper la barrière qui nous empêche de tomber en bas et risquer de tomber sur le trottoir pis me faire mal. C'est ben plus simple de se laisser tomber tête première dans rue.
-C'est pas ça que t'allais faire, toujours? demanda timidement Valence.
Le garçon baissa la tête.

Après quelques secondes contempler ses souliers, il hocha la tête.
-T'as… t'as pu l'intention de le faire encore toujours?
-Oui, je l’ai encore.
Il regarda la route.
-Faut juste que je passe par-dessus ma lâcheté pis…
-Ben voyons donc! coupa Valence. Passer par-dessus sa lâcheté, c’est pas se tuer! C’est vivre sa vie!
-Ça me sert à quoi de rester? J’ai pas d’amis, j’aime pas ce dans quoi j’étudie pis y’as même pas de prof qui m’apprécie. Je me fait planter à tous les jours après l’école pis y’as pas personne qui fait rien. Mon père cherche toujours à me rabaisser. Ma mère me renie, je nuis à tout le monde pis je suis bon à rien.
-Dis pas ça. Je suis certaine que c’est pas vrai tout…
-Comment tu peux savoir? Comment tu peux comprendre? Je sais que t’as des bonnes intentions, mais tu vis pas ce que je vis. Tu dois être le genre de fille que tout le monde aime. Tes parents sont fiers de toi, t’as des amis sur qui compter, t’as peut-être même un chum. Tu vis ta vie pis t’es heureuse. Tu réalise même pas à quel point t’es chanceuse. T’as sûrement même déjà boudé ta mère parce qu’elle voulait pas que tu fasses quelque chose parce qu’elle s’inquiétait pour toi. T’as une vie parfaite. Mais moi, j’ai rien de ce que t’as.
Valence baissa les yeux.

Jusqu’à maintenant, elle n’avait jamais réalisé que ce qu’elle croyait être normal de posséder était précieux. Elle n’avait jamais réalisé à quel point elle était heureuse.
-T’as raison, dit-elle en relevant la tête. Mais c’est pas des raisons pour pas vouloir continuer. T’as une vie devant toi pis tu vas la vivre, parole de Valence Leclerc! Là, tu vas nous suivre, moi pis des amies, jusqu’à Montréal, c’est tu clair?
-Oui, dit son interlocuteur sur un ton qui manquait de conviction.
-Ben viens-t’en. On y vas!


Elle avait réponse à sa question. Malheureusement, elle n’avait plus du tout sommeil. Même si le couvre-feu était passé, elle décida de se rendre à son bureau. Elle ne croyait pas sincèrement que Charles lui taperait sur les doigts s’il la voyait debout à cette heure. Surtout qu’elle allait travailler. « Toi, Valence, t’a enfin percé un des plus grand mystère de la vie, se dit-elle. Comment fonctionne le cerveau de Brad Spitfire… »



*Nom au hasard
Note: C'est un des derniers chapitres en flash-back, si ce n'est pas lui le dernier. L'action devrait bientôt commencer… dès que je ne serai plus bloquée.
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:45

Chapitre 8, Soupçons inexplicables

Charles faisait sa ronde de surveillance. Il arpentait seul le vaisseau. Il s’ennuyait. Il décida de se rendre à la salle de commandement. Peut-être y trouverait-il quelque chose à faire. Il se rendit donc dans la pièce en question.

Charles fut surprit d’y trouver le capitaine Auger qui griffonnait dans ce qui semblait être un journal de bord.
-Capitaine Auger.
La jeune femme sursauta, ferma son journal de bord et leva la tête vers Charles.
-Capitaine Patenaude. Vous n’êtes pas couché?
-Je dors jamais.
-Ah.
Bizarrement, la femme semblait contrariée par cette nouvelle.
-Quelque chose qui ne vas pas? demanda poliment Charles.
-Non, non. Tout est correct. Pourquoi?
-Rien. J’ai juste eu l’impression que… Enfin, bon. Trèves de bavardages…
Il fit un salut et s’assit sur son siège de capitaine. De là, il sorti des cartes stellaires, une feuille acétate et un marqueur.

Le capitaine commença écrire le tracé pour le prochain endroit à visiter : le système solaire Yvon-Potter.* Il y avait là trois planètes qui, selon les sondes, étaient possiblement habitables : Georgette-28, Lateral-360 et B-03.**

Il entendit un mouvement derrière lui. Il tourna la tête et vit Indiana se lever, lui faire un tata de la main et partir. Charles remarqua alors qu’elle avait oublié son journal de bord.
-Capitaine Auger? Capitaine Auger, vous m’entendez? Vous avez oublié votre journal de bord!
Mais aucune réponse. Apparemment, la concernée ne l’avait pas entendu. Charles se leva pour aller chercher l’objet en se promettant de le remettre à sa propriétaire le lendemain.

Quand il arriva pour ramasser le petit livre à la reliure de cuivre, un détail attira son attention. Le journal était ouvert et son nom était écrit en gros en haut de la page.
-Je devrais pas… Je devrais pas…
Sa curiosité l’emporta sur sa conscience. Il resta stupéfait de ce qu’il lut.

Charles Patenaude
Poste hiérarchique : Haut (très haut)
Force physique : Moyen/Grand
Force mentale : Grande
Capacités mentales (connaissances) : Moyen/Grand
État de santé : Parfait
Cote : 8/10

Pourquoi ces informations? s’était demandé Charles. Il continua sa lecture pour constater que tous les membres d’équipage étaient inscrits. Même Brad! C’était vraiment étrange. Il était clair qu’on leur cachait quelque chose.

Au même moment ou il avait cette pensée, la porte de la salle de commandement s’ouvrit pour laisser passer le capitaine Auger. Charles eut tout juste le temps de fermer le journal de bord et de le remettre sur la table. Indiana, qui ne semblait pas ne rien avoir remarqué, prit son bien, adressa un bonne nuit à Charles et sortit.

-Le lendemain matin-
Bob et Flavien étaient à leurs postes. Sous la supervision du capitaine, ils se préparaient à pénétrer dans la galaxie Yvon-Potter. Quelques manœuvres de Bob plus tard, Flavien, qui avait fini de donner ses directives au pilote, se tourna vers le capitaine.
-Nous sommes dans la galaxie Yvon-Potter, capitaine.
-Très bien. Bob, vous pouvez disposer. Flavien, restez ici, j’ai à vous parler.
Bob se mit au garde-à-vous et parti.

Flavien se raidit quand le capitaine s’approcha de lui.
-Heu… si c’est pour le gel dans le lit de Brad, commença nerveusement l’opérateur radar, j’vous jure qu’on je le ferai plus…
-Je sais pas de quoi vous parlez mais on règlera ça plus tard. Si je voulais vous voir, c’est parce que je sais que vous avez un sixième sens très développé. Je voulais donc vous demander si vous n’auriez pas remarqué quelque chose d’étrange chez le capitaine Auger.
-Non, rien capitaine. Si c’est pas qu’elle apprécie Brad…
-Vous êtes absolument certain qu’elle ne nous cache rien?
-Oui capitaine. Pourquoi?
-Oh, juste de même, pour le fun, là, menti Charles. Non, c’est juste que… Enfin, c’est sans importance. Vous pouvez disposer. Oh, et, j’y pense. Pouvez-vous m’envoyer Brad, s’il vous plaît.
-Bien capitaine.
Flavien se mit au garde-à-vous et tira sa révérence.

Tout en marchant dans les corridors, l’opérateur radar se demandait ce qui pouvait autant préoccuper le capitaine. Il entendit alors une voix derrière lui.
-Flavien!
Il s’arrêta, le temps de laisser Bob le rattraper.
-Quessé qui voulait, le capitaine? demanda le pilote une fois arrivé à la hauteur de son meilleur ami.
-Oh, rien. Rien d’important.
Bob semblait toutefois suspicieux.
-Joue pas à ça avec moi, Flav’. J’te connais trop pis je le sais quand tu me mens.
Flavien soupira.

Il releva la tête vers Bob.
-Ce que j’ai, c’est que je me demande ce qui peut autant stresser le capitaine. T’as pas remarqué qui semblait tendu.
-C’est vrai qu’il avait pas l’air dans son assiette.
-Il m’a demandé si j’avais vu quelque chose de bizarre chez le capitaine Auger.
-Toi, je sais pas. Mais moi, j’ai rien remarqué, fit Bob.
-C’est ça que j’ai répondu au capitaine. En passant, sais-tu y’é ou, Brad?
-Oui, dans douche en train de s’enlever le gel qui est passé de ses draps à sa peau. T’as vraiment eu une idée de génie, là-dessus, Flavien!
Ils prirent la direction des douches sans presser le pas, en discutant des meilleurs coups à Brad qu’ils avaient fait.

Au rythme ou ils avançaient, Flavien et Bob mirent une dizaine de minutes à faire un trajet qui leur en prenait normalement deux. L’opérateur radar cogna à la porte de la salle de bain.
-Brad? Brad!
Au bout d’un moment, la voix du scientifique se fit entendre.
-Je pourrais pas prendre ma douche tranquille pour une fois?
-C’est le capitaine qui m’envoie. Il veut vous voir.
-Est-ce que ça peut attendre que j’aille fini mon chapitre?
Flavien regarda au ciel en demanda patience au bon Dieu.
-Admettons, dit-il finalement.
-Merci!

Brad, assis dans son bain, un livre à la main, sourit de contentement. Ce qu’il aimait se détendre ainsi en laissant couler l’eau de la douche sur son corps. S’il passait autant de temps ainsi, c’était simplement parce que c’était le moment de la journée ou il se sentait le mieux. Le moment ou il oubliait ses soucis et savourait la vie pleinement. Ah! Que serait sa vie sans les douches?

Dès qu’il eut terminé son chapitre, Brad mit un signet dans son livre qu’il mit de côté. Il se leva, prit sa débarbouillette et se lava. Il mit ensuite du shampoing dans sa main pour faire de-même avec ses cheveux. Une fois qu’il fut rincé, séché et habillé, il se mit devant la pharmacie et y sorti un peigne, un rasoir et de la crème à barbe. Il se rasa avant de tenter, sans succès, de se peigner sans gel. Pourquoi Flavien et Bob avaient-ils vidé toutes ses réserves dans ses couvertures?

C’est les cheveux en batailles que Brad se rendit dans la salle de commandement. En chemin, il croisa Indiana. Elle lui fit un sourire radieux. Le scientifique croisa son regard et lui rendit son sourire.

Il continua son chemin. Il se sentait bizarre. Depuis hier qu’il avait remarqué ce détail mais il ne s’était pas vraiment laissé réfléchir là-dessus. Son cœur ne battait plus aussi fort quand il la voyait. Cette étincelle, ce petit quelque chose qui la rendait si intéressante, il avait disparut. Peut-être avait-elle changé. À moins que ce ne soit lui qui avait changé.

Brad entra dans la salle de commandement. Il se mit au garde-à-vous. Voyant que le capitaine n’avait pas vu qu’il était arrivé, il s’éclairci bruyamment la gorge pour montrer sa présence. Le capitaine se tourna.
-Ah! Bonjour, Brad. Repos.
Le scientifique vit, en cessant de « garde-à-vouter » que le capitaine regardait ses cheveux d’une drôle de manière.
-Quoi?
-Laissez-moi deviner. Vous vous êtes battus contre le peigne pis c’est pas vous qui a gagné, fit Charles en réprimant un rire.
-Très drôle… Non, c’est vos deux imbéciles de bord qui ont vidé mon gel dans mon lit.
Il passa une main dans ses cheveux.
-Pitié! Faut trouver une place ou y’en vendent. Je veux pas rester de-même toute ma vie!

Charles soupire, ignora son scientifique et demanda :
-Je sais que vous êtes très proche du capitaine Auger. Vous la connaissez mieux que tout le monde ici, et c’est donc pour ça que j’ai quelque chose à vous demander : Auriez-vous remarquer quelque chose qui n’est pas comme d’habitude chez elle?
-Non, répondit Brad. Non, si c’est pas qu’elle a un caractère moins explosif. Mais ça, c’est peut-être la maturité, tout simplement.
-C’est tout? Vous n’avez rien remarqué d’autre de spécial?
Brad réfléchit.
-Hum… Oui. Le je sais pas trop quoi qui faisait que c’était elle pis pas une autre, y’é pu là. Je sais pas y,é ou, mais…
-Très bien, Brad. Vous pouvez disposer.

Charles se retrouva de nouveau seul dans la salle de commandement. Il poussa un long soupir. Une chose était certaine. Indiana Auger lui cachait quelque chose et il saurait ce que c’était. Foie de Charles Patenaude!



*Oui, oui. Je vous le jure. C’est bien le fils de Harry Potter dans le tome 72, Harry Potter et le popcorn maléfique.
**Vive les vieux noms, mes jeux au flag-football et les jeux de Bingo!!!
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:45

Chapitre 9, Les sombres desseins d’Indiana

Un peu plus tard, Serge arriva dans la salle de commandement avec le matériel pour explorer la planète Lateral-360.* Charles ne s’en rendit même pas compte tellement il réfléchissait vite. Il était dans sa bulle et ne voulait être dérangé sous aucun prétexte.
-Capitaine?
La voix de Serge le ramena à la réalité.
-Quoi? dit-il plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu.
-Nous sommes prêts à aller explorer la planète Lateral-360.
-Qui ça, nous?
-Moi et Flavien.
Le capitaine soupira.
-Non. Je vais aller explorer cette planète. Et allez chercher le capitaine Auger. Elle vient avec moi. Allez aussi chercher Flavien pour qu’il nous téléphax, dit-il.
Serge s’exécuta sans rien dire et disposa.

Charles parti chercher et enfiler son scaphandre. Lorsqu’il fut de retour dans la salle de commandement, il y trouva Indiana prête à partir sur la planète et Flavien, prêt à les téléphaxer.
-Capitaine Auger, fit Charles à Indiana pour la saluer.
-Capitaine Patenaude, répondit cette dernière.
-Flavien, fit Charles à son opérateur radar.
Le jeune homme se dirigea vers le téléphax ou il entra les coordonnées de la planète à explorer.
-C’est fait capitaine.

Charles hocha la tête. Il pointa le téléphax au capitaine Auger qui s’y installa, avant que Flavien ne l’envoie sur Lateral-360. Charles s’installa à son tour sur le téléphax. Il entendit le bruit caractéristique de la machine qui se mettait en marche et se retrouva sur la planète.

Arrivé là, Charles se tourna vers la jeune femme qui observait la végétation qui les entouraient.
-C’est pareil comme les forêts du Québec, ici, fit-il. Ben, j’ai jamais vu de forêts, elles étaient toutes coupés quand je suis né, là. Mais si je me fis à ce que disaient mes parents, ça ressemblaient un peu à ça.
-Ah. C’est beau. On les fais-tu nos analyses, là?
-Heu, fit Charles, étonné du ton pressant de la capitaine, oui.

Le capitaine regarda une carte qu’il avait au préalable sorti d’une des poches de son scaphandre.
-Ah! Si on marche trois kilomètres vers le Sud, nous arriverons au cours d’eau le plus près de nous.
Indiana lut la carte par dessus l’épaule de Charles.
-On devrait plutôt aller à celui vers le Nord-Est. Il est à peine cent mètres plus loin et il est beaucoup plus gros, remarqua-t-elle.
-La grosseur d’un cours d’eau à pas d’importance, informa Charles.
-Pour les analyses non, approuva la capitaine, mais pour la vue… Un gros cours d’eau, c’est beaucoup plus beau. Pis en plus, cette planète semble être tout ce qu’il y a de plus hospitalier. Si le cour d’eau est beau, vous pourriez donner un petit congé d’une journée à votre équipage, non?
Charles réfléchit à cette proposition. Il était vrai qu’une journée de repos bien méritée serait la bienvenue.
-Bon, pourquoi pas. Allons-y.

Charles et Indiana avançaient depuis une quinzaine de minutes quand le son de petites vagues se fit entendre. Charles s’attendait à découvrir au tournant du petit sentier sur lequel ils s’étaient engagés un paysage paradisiaque. Mauvaise réponse. Il découvrit un grand lac entouré d’arbres. Tout était sombre. Une odeur de pourriture infestait les lieux. On aurait dit un lac dans un cimetière qui serait sorti d’un film d’épouvante.
-C’est assez morbide merci ici, han, fit Charles.
-Bof, lui répondit Indiana.
Charles lui fit une drôle de tête.
-On devrait prendre nos échantillons au plus vite pis sacrer notre camps de cette place là.
-Bof, fit de nouveau la capitaine.

Charles ne se préoccupa pas d’elle et sorti de ses poches un petit flacon ou il comptait y installer un échantillon d’eau. Il s’approcha du lac. Il s’agenouilla sur la berge. Il ouvrit son flacon. Il regarda l’eau. Il poussa un cri d’horreur, tomba par en arrière et se releva pour sauver sa dignité.

Charles regarda de nouveau dans le lac. Il avait bien vu. Il y avait un squelette. Le mort était vêtu d’un uniforme bleu et noir. « On dirait un membre d’équipage du Alfonso-Béchard, songea-t-il. Mais c’est impossible. À moins que je ne sache pas la vérité »

Charles se tourna vers Indiana qui affichait un sourire mauvais. On aurait dit que le diable s’était soudainement incarné en elle.
-C’est un de vos membres d’équipages dans le lac, han?
Elle hocha la tête.
-C’est vous qui l’avez tué, han?
Elle répondit de nouveau muettement par l’affirmative.
-Tout votre équipage y est passé, n’est-ce pas?
Son sourire s’élargit. Elle était apparemment contente que Charles comprenne aussi vite.
-Vous m’avez emmené ici pour m’éliminer moi aussi.
Elle hocha encore la tête.
-Vous m’aurez pas.

La capitaine haussa un sourcil. Elle avait l’air de considérer Charles aussi dangereux qu’un moustique. De son scaphandre, elle sorti une dague. L’arme était magnifique. Son manche en argent était incrusté de pierres précieuses et sa lame, qui semblait en fer, avait des genres de runes d’inscrit en or dessus.

Indiana leva son arme comme un pieu en s’approchant de Charles. Ce dernier avait beau s’auto fouiller du mieux qu’il pouvait, il n’arrivait pas à trouver son fusil. « Merde! Je l’es oublié à bord! », conclut-t-il.

Alors, contre toute attente, Charles vit un rayon de lumière. Indiana figea. « Un fusil paralysant! Quelqu’un est venu me chercher! » Surgit des buissons un homme que Charles ne connaissait pas. Il fit signe au capitaine de le suivre. Charles s’exécuta sans poser de questions.

L’homme se mit à courir dès que le capitaine l’eut rejoint. Ils coururent longtemps, longtemps, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent, complètements épuisés. Après avoir reprit son souffle, Charles demanda :
-Mais qui êtes-vous?
L’homme fit un sourire sincère.
-Ça n’as pas d’importance pour l’instant, dit-t-il avec un fort accent russe. Reprenons notre souffle et nous irons ensuite chez moi, Charles Patenaude. Quelqu’un nous y attend et je ne veux pas le laisser seul trop longtemps.
-D’accord.
« Eh, bien, se dit Charles. Cette capitaine Auger me cachait bien quelque chose! »



*Prononcer le 360 en anglais
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 27 Déc à 11:46

Chapitre 10, Questionnage

Charles regarda son sauveur. Il avait les cheveux auburn. Il était plutôt petit. Sur son nez en trompette reposait une paire de lunettes à la monture argentée. Il avait de grands yeux d’un vert profond. Son habit ressemblait à celui de Flavien, sauf pour le rouge qui était remplacé par du bleu.
-Êtes-vous un membre d’équipage du Alfonso-Béchard? demanda Charles.
-Oui. Je suis opérateur radar. Enfin, j’étais. On ne peut pas dire que je le suis encore puisque le vaisseau n’existe plus, répondit l’inconnu.
-Comment vous appelez-vous?
-Vivaneslav Stanislavki.
-Êtes-vous parent avec le grand Sergeï?
-C’est mon oncle. Quoique je ne l’ai jamais vu. Il était déjà sur Youri-2 avec sa femme Odile à ma naissance. Je ne le connais que par les dires de mon père.
-Vous êtes donc le cousin de Pétrolia, avança le capitaine.
-Pétrolia? répéta Vivaneslav d’un ton interrogateur.
-La fille de Sergeï et Odile!
-Heu… On dirait bien.

Les deux hommes avaient débuté une marche dans la forêt pour se rendre à quelque part. Ou? Charles l’ignorait. Il suivait Vivaneslav mais restait tout de même prudent. Qui lui disait que tout cela n’était pas un piège?
-Savez-vous pourquoi le capitaine Auger à tué les autres membres de l’équipage?
Vivaneslav s’arrêta brusquement et Charles lui fonça dedans.
-Jamais Indiana Auger n’aurait fait le moindre mal à ses membres d’équipage, dit l’opérateur radar d’un ton catégorique. Jamais!
-Mais pourtant…
-Ce n’est pas notre capitaine que vous avez vu. C’est un monstre qui a possédé le corps de notre capitaine pour mieux vous amadouer.
-Pouvez-vous m’expliquer ce que vous entendez par là? demanda Charles.
-Bien sûr. L’autre jour, moi, la capitaine Auger et Junos* sommes venus explorer cette planète. Elle semblait tout ce qu’il y a de plus accueillant. Nous étions certains d’avoir trouvés LA planète. C’était pour cela que nous avions permis à Junos de nous accompagner malgré son âge.
-Qui est Junos?
-Je vous le présenterai plus tard, assura Vivaneslav. Donc, nous sommes arrivés sur la planète. Nous nous sommes approchés du lac ou vous étiez tantôt, capitaine. J’avais un mauvais pressentiment. La capitaine Auger m’as dit d’éloigner Junos du lac le temps qu’elle prenne un échantillon d’eau, car il commençait à avoir peur. J’ai obéit.

À peine le lac fusse hors de ma vue que j’entendit un cri de terreur. Je suis repartis vers le lac. Là, j’ai vu ma capitaine devant un grand démon. Enfin, ce qui m’a semblé être un grand démon. Elle lui tirait dessus avec des charges destructrices, mais la bête continuait de la menacer de ses griffes. C’est alors que la bête de jeta sur elle. J’ai caché les yeux de Junos et j’ai vu une horreur. Le démon se désagrégeait, mais ma capitaine hurlait de douleur et était au sol, prise de violentes convulsions. Quand la bête eut complètement disparu, j’ai vu ma capitaine se relever. Une lueur maléfique brillait dans ses yeux. C’est alors que j’ai comprit. Le démon avait prit possession du corps de ma capitaine.

Prit de panique, j’ai appelé les autres membres d’équipage et ils sont arrivés dans les minutes qui ont suivis. Ils ne m’ont pas écouté et malgré le danger, ils se sont approchés comme si de rien n’était du démon et m’ont traités de fou. Je suis resté à distance et je les ai regardé approcher. Ils avaient l’air très joyeux. C’est alors qu’ils ont annoncés à ce qu’ils croyaient être notre capitaine que les radars avaient détectés un autre vaisseau, qui s’avérait être le votre, capitaine Patenaude. Nous connaissions tous le célèbre équipage du Romano-Fafard et même moi, je sentais l’excitation monter à l’idée de vous rencontrer tous. Avec un sourire malsain, le démon dit merci pour l’information

C’est alors qu’une genre de dague, qui semblait très précieuse, apparu dans sa main comme par magie. Tous les membres d’équipage du Alfonso-Béchard furent égorgés, un après l’autre. Ils avaient bien tentés de se défendre, oui, mais les charges destructrices ne semblaient avoir aucun effet sur le monstre qu’était devenu notre capitaine. Elle, elle jeta le corps de chacun dans le lac ou ils se décomposèrent à une vitesse inusitée.

Tremblant de peur, Junos me demanda ce qui se passait. Je ne puis lui répondre, car, moi-même, je n’en savais rien. Le démon remonta alors sur le vaisseau, nous laissant seul, moi et Junos, perdus sur une planète inconnue. C’est ça, là.
-Ayoye, fit Charles. Ça vous as fait une grosse journée. Ça fait longtemps que vous êtes ici?
-Environ une semaine. Venez, je vais vous emmener à notre campement. Vous pourrez y manger et vous reposer.

**********
-Capitaine? Capitaine! Si vous m’entendez, répondez, chantez, n’importe quoi. Mais faite quelque chose!!!
Depuis bientôt dix minutes que Flavien tentait de joindre le capitaine. Mais il n’avait pas reçu le moindre signe de vie et ça l’inquiétait au plus haut point.

Il poussa un profond soupir. Sortant de la salle de commandement, le technicien radar parti chercher Valence pour lui raconter ce qui se passait. Elle la trouva dans le dortoir à jouer aux cartes avec Pétrolia, observée par Serge et Bob. Flavien vit également Brad, endormis dans son lit, ses cheveux toujours aussi en bataille.
-J’arrive pas à rejoindre le capitaine, fit Flavien.
Valence releva la tête, inquiète.
-Penses-tu qui lui es arrivé quelque chose? demanda-t-elle.
-Je sais pas, mais on ferais mieux d’aller voir sur la planète. Ça m’inquiète un peu. Peut-être que lui pis le capitaine Auger sont dans le trouble.

Bob regarda Serge.
-Penses-tu à ce que je penses, Serge?
-Oh, oui, Bob.
Puis, s’adressa cette fois à Flavien, l’androïde continua :
-On va aller voir si ils sont correct, nous autre. Avec un peu de chance, c’est juste le micro du scaphandre du capitaine qui marche pas.
-Pis si on a pas de chance? fit Pétrolia.
-J’aime mieux pas y penser, dit Valence avant de se tourner vers le scientifique qui dormais. Pensez-vous qu’on devrait l’avertir? La capitaine Auger, c’est quand même sa blonde.
-Ça sert à rien de l’énerver pour rien tant qu’on est pas sûrs qui est arrivé quelque chose, fit Bob. Vous le connaissez, il pèterait une fuse.
Les autres approuvèrent.

-Dix minutes plus tard, dans la salle de commandement-
Bob était en scaphandre et Serge était en… en Serge dans le fond. Flavien était assis sur le siège du capitaine, prêt à recevoir les communications. Si jamais Bob et lui ne pouvaient plus se parler, c’était le téléphaxage d’urgence.
-Vous êtes prêts, demanda Pétrolia, proche du téléphax.
-Oui, assurèrent Serge et Bob.



*Après mon trip sur Médousa, voici mon trip sur le seigneur de Berrion! Tsé, dans les Amon Daragon, là. Messemble que plus la série avance, plus Junos est hot!
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mer 28 Déc à 11:06

Chapitre 11, La tristesse générale

Brad se réveilla en sursaut. Il avait mal dormi. Il avait la désagréable impression qu’il aurait bientôt une mauvaise surprise qui aurait un impact important sur sa vie. Il le sentait, et ça le stressait. De plus, il y avait pensé toute la nuit. Aimait-il encore Indiana ou non? La réponse était claire. Ce qu’elle avait d’unique, c’était disparu. Non, il ne l’aimait plus.

Le scientifique s’assit dans son lit. Il secoua la tête pour démêler ses pensées. Il soupira, se leva et se dirigea vers la salle de commandement ou il était certain de retrouver les autres.

En chemin, il croisa Valence qui semblait très préoccupée.
-Ça va, Valence?
-Han, fit cette dernière en s’apercevant de la présence du scientifique. Heu… Oui, oui. Ça va très bien.
-Essayez pas de me mentir. Je suis certain qu’il y a quelque chose qui vas pas.
Valence regarda Brad dans les yeux.
-On le retrouvera pas, le capitaine, han? On aura pas le droit de déployer assez d’énergie pour, han? Mais vous aller retrouver la capitaine Auger par exemple, han?
Brad savait ce que Valence voulait dire et il se senti coupable. Sans réfléchir, il la prit dans ses bras et la serra contre lui.
-On va le retrouver, Charles Patenaude. Même si il faut y passer des années, on va le retrouver, lui pis Indiana. Ici, c’est moi le second officier, pis j’ai décidé qu’on les trouverait tous les deux. Y’é sûrement rien arrivé de grave. Ils doivent aller aussi bien l’un que l’autre, assura le scientifique. En tout cas, je l’espère, rajouta-t-il dans sa barbe.

**********
Marchant dans la forêt depuis près d’une dizaine de minutes, Vivaneslav et Charles s’inquiétaient tous les deux. Charles, pour sa précieuse Valence, son quasi-fils Flavien et le reste de son équipage. Vivaneslav, lui, pour ce fameux Junos dont la capitaine Auger lui avait confié la garde.
-Qui est ce Junos, demanda Charles pour la x-ième fois.
-Ça fais au moins dix mille fois que je vous ai dit que nous allons le chercher et que vous le saurai rendu là, assura le cousin de Pétrolia.
Charles lui fit un signe de la main par en bas.
-Cinq mille fois?
Charles lui fit un signe de la main par en haut.
-Sept mille huit cent cinquante-trois fois?
Charles leva le pouce pour lui dire qu’il avait enfin la bonne réponse.

Dans le lointain, un chant se fit entendre. Une voix d’homme qui était familière au capitaine. Puis une deuxième qui couvrit la première.
-Qui est-ce? demanda Vivaneslav. Est-ce que ce sont des membres de votre équipage?
-Oui. C’est mon pilote et mon robot, répondit Charles. On devrait aller voir…
-Pas question! Allez-y si vous voulez, mais moi, je dois aller retrouver Junos. Ça fait trop longtemps qu’il est seul. J’espère juste qu’il ne lui est rien arrivé.
Charles soupira.
-C’est bon, je vous suis.

**********
Serge et Bob étaient maintenant sur la planète Latéral-360. Ils avançaient dans les bois sans trop savoir par ou aller.
-On devrait aller vers le nord, fit Serge.
-Non, non. On vas dans le sud. Tsé, dans le nord, il fait frette, pis dans le sud, c’est les destinations vacances, il doivent être là. Pi en plus, y’a plein d’affaire dans le sud.
-Plein d’affaire? Comme quoi?
-Ben, y’a La Ronde, après ça y’a Longueuil. Pis si on va plus dans le sud y’a Brossard…
-Ça c’est le sud de Montréal, Bob, expliqua l’androïde.
-Ouen, pis? C’est le sud pareil!
Serge soupira devant une telle idiotie. Une chance que les robots étaient incapables d’être découragés, parce que sinon, il ferait pas mal dur.

La marche était longue et ennuyante. Bob somnolait et Serge était moins vigilant.
-On devrait trouver quelque chose à faire pour rester éveillés comme il faut, proposa le robot.
-Ouen, bonne idée, approuva Bob. On chante des p’tites chansons, comme dans les camps de jour ou dans les randonnées.
-Bonne idée. En plus, si les capitaines nous entendent, ils vont venir nous voir.
Bob se mit à chanter à tut tête en faussant tellement qu’au lieu de se joindre à lui, Serge se boucha les oreilles.
-AU CLAIR DE LA LUNE, J’AI PÉTÉ DANS L’EAU. ÇA FAISAIT DES BULLES, C’ÉTAIT RIGOLOS. MA GRAND-MÈRE ARRIVE, AVEC UN COU…
-LE CIEL EST BLEU LA MER EST CALME, FARME TA YEULE PIS RAME!
Serge poussa un soupir de soulagement en voyant que son petit bout de chanson avait fait taire Bob.
-C’était pas une bonne idée de chanter, Bob, déclara Serge.
-Pourquoi?
-Parce que… C’est pas que tu chantes mal mais… Finalement, oui. C’est ça.

Ils marchèrent encore un peu.
-C’est quoi, ça? demanda Bob.
-Quoi? Quoi ça?
-Écoute.
Serge se concentra en entendit des pas.
-Y’a quelqu’un qui approche.
-On vas voir c’est qui ou on se sauve en courrant? fit Bob.
-On va voir.

Serge et Bob dégainèrent leurs armes et avancèrent prudemment vers la source des bruits de pas. Ils s’approchaient. Ils se préparèrent à tirer… et ils aperçurent Indiana.
-Capitaine Auger?!?
Bob et Serge eurent la même réaction étonnée.
-Salut les gonzos, fit la jeune femme. Qu’est-ce que vous faites ici?
Serge et Bob se regardèrent bêtement.
-Heu.. Salut. Heu… On était venus vous chercher, vous et le capitaine Patenaude, fit Bob.
-D’ailleurs, ou est notre capitaine? demanda Serge.
La mine d’Indiana s’assombrie.
-Il… Il est tombé tête première sur une roche alors que nous traversions une petite rivière. Il est tombé sans connaissance et le courrant l’a emporté, sans que je ne puisse rien faire pour le sauver. Avec la force du courrant, il était difficile pour moi de me déplacer. Je n’ai pas pu agir assez vite…
Les larmes lui montèrent au yeux. Elle avait l’air sincère. Bob et Serge s’échangèrent un regard désolé. Tous deux étaient attristés par la nouvelle.

Après un petit moment de silence, les deux hommes ramenèrent la capitaine au vaisseau, tout en réfléchissant à la manière dont ils allaient annoncer la mort de Charles Patenaude aux autres.

Quand ils furent de retour sur le Romano, ce fut avec une grande difficulté que la mort du capitaine fut annoncée. Après qu’Indiana eut de nouveau raconté son histoire, Valence fondit en larmes. Pétrolia tenta de la réconforter sans grand succès. Elle aussi, elle était ébranlée. Flavien, lui, ne voulait pas y croire. Il avait l’impression d’avoir perdu son père dans un accident de la route.

Brad resta calme. D’un geste brusque, il prit Indiana par le bras et la tira hors de la salle de commandement. Il avait affaire à elle.
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Jeu 29 Déc à 12:03

Chapitre 12, Discussion mouvementée

Brad tirait toujours Indiana par le bras.
-Brad, serre moins fort! Tu me fais mal, protesta cette dernière.
Sans même l’écouter, le scientifique, au contraire, serra son étreinte et la tira au centre de santé. Arrivé là, il la poussa violemment contre l’échelle du lit superposé et la prit par le collet, son visage à deux pouce de distance de celui de la jeune femme.
-Brad, j’aime pas ça quand t’agis comme ça. Tu m’fais peur…
-C’est toi qui m’fait peur, Indy, fit tout bas le scientifique. Pourquoi? Pourquoi t’as fais une écœuranterie comme ça?
-De quoi tu parle? J’ai rien fais du tout! C’est toi qui me brusque depuis tantôt.
-Oui, mais tu le mérites.
Il la lâcha.

Brad se mit à faire les cent pas devant Indiana qui s’était assise sur le lit du bas. Un lourd silence régnait entre eux. Puis, finalement, Brad releva la tête et consenti enfin à regarder de nouveau Indiana dans les yeux.
-Qu’est-ce que je fais, maintenant? Je cherche le corps du capitaine?
Tout aussi doucement, la jeune femme lui répond.
-Non, ce serait une perte de temps inutile. On devrait plutôt aller explorer une autre planète.
Brad souri.
-Je savais que tu dirais ça, Indiana. Je le savais.
-Comment ça?
Le scientifique lui lança un regard peiné.
-Parce que tu nous as menti.
Il cessa de faire les cent pas et s’immobilisa devant Indiana.

Le scientifique essayait de lire les pensés de la fille devant lui. Elle était mal à l’aise, c’était clair. Son attitude l’indiquait comme si elle avait porté un néon rouge vif et énorme sur elle sur lequel ses sentiments seraient gravés. Oui, il ne s’était pas trompé. Indiana lui avait menti. Il s’assit à côté d’elle et mit ses mains sur ses épaules.
-Quand le capitaine s’est « noyé », t’étais dans la rivière toi aussi, han?
-Oui.
-L’eau t’arrivais ou?
-Heu… À la taille, à peu près.
-T’es tu mouillé les cheveux?
-Oui, répondit Indiana qui semblait plus qu’étonné par cette question stupide.
Brad poussa un long soupir.

Le scientifique pointa les pantalons de la femme.
-Si t’étais dans la rivière, comment peux-tu expliquer ça?
-Quoi, ça?
-Ils sont secs! Complètement secs!
-Oui, mais… ils ont séchés, han. Tsé, il fait chaud sur cette planète là, rouspéta Indiana.
-Si t’aurais été dans une rivière, ils seraient peut-être secs, je te l’accorde, mais ils ne seraient certainement pas tout propres!
-Heu…
Sur ce coup là, la capitaine ne parvint pas à trouver aucune excuse.
-Pis tes cheveux, han? continua Brad. Quand ils viennent de sécher, ils sont toujours tout bouclés. Je t’ai vu assez de fois te les faire sécher au séchoir et que tu sois obligée de les brosser pendant une quinzaine de minutes pour qu’ils redeviennent normaux pour le savoir. Fais moi pas croire que tu t’es traînée une brosse sur Lateral-360, je te croirai pas.
Indiana baissa la tête.
-Pis fais pas le tite fi-fille à sa moman toute triste qui se fait chicaner ou le coup du « Oh, pardonne moi mon chéri », ça marcheras pas!
Brad levait de plus en plus le ton. Il ne s’en était pas rendu compte.

Se relavant, il se remit à faire les cent pas. Il n’accordait aucun regard à sa belle, qui elle avait les bras croisés sur la poitrine et semblait presque bouder. Brad, se calmant légèrement, reprit la parole.
-Pourquoi tu m’as menti sur une chose aussi importante?
Il n’eu que du silence comme réponse.
-Indiana, répond-moi.
Il ni eu pas plus de réaction chez la capitaine.

Brad soupira.
-On va aller chercher le corps du capitaine –s’il est mort, bien sûr- et on va pratiquer une autopsie.
-Que-oi?!?
-Si t’as rien à te reprocher pis que t’as dit la vérité, ça devrait pas te déranger. Pis en plus, j’ai promit à Valence que je retrouverait Charles Patenaude coûte que coûte. C’est ça que je vais faire, que tu le veuille ou non!

Indiana se leva à son tour. Elle attrapa Brad par le bras et dit :
-Faque asteure, tu écoutes plus les autres que moi, c’est ça? Je compte pu? Tu veux plus de moi.
Le scientifique regarda le plafond et demanda patience au bon Dieu.
-C’est pas ça, Indy. Regarde, tu m’as menti, pis pas rienque un peu, sur une affaire qui se fait pas de mentir dessus, fit-il d’un ton doux. La vrai Indiana Auger, celle que j’aimais et à qui je pouvais toujours faire confiance, elle est rendue ou? La petite étincelle dans tes yeux, ou est-ce qu’elle est partie?
-Ça, en clair, ça veut dire que tu m’aimes pu, hein?
-non, ça veut dire que j’aime une Indiana Auger, mais pas celle que j’ai sous les yeux.
Indiana lui lâcha le bras.

Un phénomène étrange se produit. L’espace d’une seconde, ses yeux se remplirent d’espoir et un léger sourire apparut sur son visage. L’espace de cette même seconde, ce qu’elle avait de magique réapparut aux yeux de Brad. L’espace d’une seconde, il senti son cœur battre comme le premier jour.

Cette seconde fut trop courte aux yeux du scientifique. La capitaine reprit son air boudeur. Depuis qu’elle était revenue sur le vaisseau que Brad avait l’impression qu’elle jouait la comédie. Seule cette seconde lui avait semblée réelle. Cette seconde lui avait ouvert les yeux : il ne doutait maintenant plus qu’Indiana jouait la comédie.

La regardant bizarrement, Brad lui demanda :
-Pourquoi tu fais semblant?
-Semblant de quoi?
-De tout.
La capitaine sorti de ses gonds.
-Tu me prend-tu pour une manipulatrice première ou quoi?!?
-Oui, répondit calmement Brad. Pis je trouve aussi que t’es une bonne comédienne.
Les yeux d’Indiana lançaient des éclairs. Une lueur meurtrière s’y fit voir. « C’est pas ma blonde, ça, pensa Brad. La seule fois depuis qu’on la retrouvé sur la planète Scrout que ça l’a été ma blonde, c’était cette fameuse seconde là. C’est son corps, mais pas sa tête. On dirait quasiment qu’elle est possédée… »

Le scientifique soupira de nouveau.
-On va aller chercher le corps du capitaine et…
-Pas question!
-Quoi, pas question? T’as pas à rouspéter ce que je dis!

C’est là que leur discussion déjà tendue se transforma en engueulade de force dix sur l’échelle de Lavoie (qui arrête à neuf).
-Tu pourrais prendre le temps ce que j’te dis, Brad Spitfire à place de me chercher des bébittes là ou y’en a pas!
-Pas des bébittes, des beubittes! C’est encore plus gros pis c’est encore plus poilu!* Pis je le sais que t’en cache à quelque part, des beubittes!
-Ben oui! C’est ça! Chuis rentrée sur le vaisseau en braillant à deux heures de l’après midis, pas à maison à quatre pattes à quatre heures du matin, contrairement à certains!
-Quoi!?! C’est à moi que t’ose dire ça, Indiana Auger?!? J’te rappel que la seule fois de ma vie ou j’ai prit une brosse, c’est le jour des mes dix-huit ans, contrairement à d’autre que c’était à chaque fois que y’avais d’l’alcool dans maison!
-Ouen, pis! C’est pas une raison de pas m’écouter quand j’te dis de pas descendre sur cette planète là pour chercher un corps! Ça prouve juste que tu me fais pas confiance!
-J’ai raison de pas te croire, parce que j’ai des preuves que tu me ment! Pis en plus, j’ai fait une promesse à Valence! Tu peux pas comprendre, tu tiens jamais ça des promesses!
Sur ce, Brad coupa la conversation et quitta le centre de santé.

Il marchait dans les corridors pour dépomper un peu. Il n’aurait pas fallu que Bob pointe le bout de son nez à se moment là pour lui foutre une raclée car c’est lui qui se serait retrouvé dans le plâtre.

Quand Brad arriva dans la salle de commandement, il trouva Flavien, Bob, Pétrolia et Serge qui tentaient de réconforter Valence. Il se joint à eux. Il ne dit rien, se contentant de mettre une main sur l’épaule de la psychologue. Tout le monde lui lança un regard étonné.

Au bout d’un moment, Brad s’adressa à Flavien et Serge.
-Venez avec moi. On descend chercher le capitaine sur Lateral-360. S’il est vraiment mort, nous lui feront des funérailles dignes de l’homme qu’il était. Mais j’ai toute les raisons de croire qu’il est encore vivant.
Valence arrêta de pleurer d’un coup sec un moment pour le regarder.
-Mais la capitaine Auger à dit qu’il était mort. Que ça servait à rien d’y aller…
-À se que je sache, c’est moi qui commande, ici, Valence, pas elle. Je vous ai fait une promesse et je compte la tenir dans la mesure du possible. Flavien, Serge, allez chercher votre matériel. On descend sur la planète.
Les deux hommes se mirent au garde-à-vous et obéirent en se lançant des regards étonnés.

Brad se tourna vers Pétrolia.
-S’il m’arrive quoi que se soit, je confie la charge du vaisseau à Flavien, comprit?
Pétrolia hocha la tête, elle aussi étonnée de la soudaine attitude brave et juste de Brad.


*Tit coucou à Stéphane des ateliers Gustave que j’avais en sixième année
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Ven 30 Déc à 14:51

Chapitre 13, Que faire?

Charles et Vivaneslav étaient arrivés en face d’une petite grotte. Vivaneslav s’était engouffré à l’intérieur avant de ressortir avec dans les bras, un bébé d’à peine un mois.
-Capitaine Patenaude,je vous présente Junos.
Charles regarda le bébé. Il était vraiment mignon. Et vraiment petit, aussi. Dire qu’il avait déjà été aussi petit que le nourrisson*…
-Il est vraiment cute, votre bébé, fit-il.
-C’est pas le mien, répondit Vivaneslav en riant. Il est né sur le Alfonso-Béchard.
-C’est l’enfant d’un des membres d’équipages?
-Bien sûr! C’est celui de…
Mais Charles ne pu cependant pas savoir tout de suite qui étaient les parents de Junos car il entendit une voix qui l’appelait.

Relevant le tête, Charles vit à quelques dizaines de mètres de lui…
-Capitaine!!!
-Flavien? Serge? Brad??? Que faites vous ici?
Serge et Flavien accoururent vers leur capitaine. Brad, comme à son habitude, traîna de la patte en arrière.

Flavien et Serge arrivèrent à la hauteur de leur capitaine. Le robot se mit au garde à vous et le technicien radar, trop content de voir son supérieur vivant, lui sauta dans les bras.
-Vous êtes vivant capitaine! C’est un miracle!!!
-J’vous l’avait dit.
Brad venait de les rejoindre. Il semblait furieux.
-Qu’avez-vous, Brad? Vous êtes déçu que je ne sois pas mort?
-Oui, mais pas pour la raison que vous pensez, répondit le scientifique. Je suis fru parce que j’avais raison pis qu’on nous as menti toute la gang. Une chance que je l’ai pas écouté, la maudite.
Flavien s’approcha du capitaine et lui murmura à l’oreille :
-Il devrait être fâché comme ça plus souvent. Je sais pas trop pourquoi, mais y’a carrément changé d’attitude. C’est même lui qui a insister pour venir vous chercher.
Charles hocha la tête pour faire signe qu’il avait comprit.

Brad tourna la tête vers Vivaneslav avant de demander :
-C’est qui lui?
-Ah, oui, dit Charles. J’avais oublié de faire les présentations!
Il présenta son équipage à Vivaneslav avant de présenter ce dernier à ses hommes.
-Heu… Sans vouloir vous offenser, Vivasav…
-Vivaneslav, corrigea le conserné. Et vous c’est Flavien, non?
-Oui, c’est ça. Alors, heu… Sans vouloir vous offenser, Vivaneslav, l’équipage complet du Alfonso-Béchard est pas sensé être mort?
L’opérateur radar soupira. Avec l’aide du capitaine, il raconta son histoire. Durant toute la narration, Brad murmura des paroles et sa colère sembla empirer. Jusqu’au bout ou l’on parla de ce fameux démon. Là, il sembla se calmer et la tristesse empli ses yeux.

Tout le monde avait écouté sans rien dire. Quand Vivaneslav eu finit son récit, Serge se tourna vers son supérieur.
-Il faut faire quelque chose. On peut sûrement se débarrasser de ce monstre là sans tuer la capitaine Auger.
-Sa vie serait tout de même en danger, répondit Charles. Faudrait faire un genre d’exorcisme. Pis un exorcisme, ça peut être dangereux.
-Et que ferait-on de se démon une fois qu’il serait sorti du corps de la capitaine? demanda Flavien.
Les hommes semblèrent réfléchir à la question.

Ce fut Vivaneslav le premier à proposer une solution.
-Si vous voulez mon avis, la seule chose qui pourra tuer ce démon, c’est sa propre dague. Il faudrait simplement la lui enlever et la lui enfoncer dans le cœur.
-Faudrait d’abord que notre monstre face apparaître sa dague, raisonna Serge.
-C’est pas compliqué, intervint Charles, j’ai juste à servir d’appât.
-Oui, mais enfoncer la dague dans le cœur de ce démon là, c’est enfoncer la dague dans le cœur d’Indy, fit Brad qui n’avait rien dit jusqu’à présent.
-Je sais, mais je ne vois personnellement aucune autre solution, Brad, répondit son supérieur. Il faudrait obliger le démon à sortir du corps de la capitaine. Si vous savez comment, je serais heureux de le savoir. Cela nous permettrait de sauver une vie.
Un lourd silence s’installa.

Ce fut Serge le premier à reprendre la parole.
-On pourrait toujours laisser le démon seul ici, ça nous permettrais d’éviter de l’éliminer.
-Quoi qu’il en soit, fit Vivaneslav en haussant les épaules, c’est à Brad de prendre la décision qu’il jugera la meilleure pour lui, sa partenaire et son fils.
Brad dévisagea longuement l’opérateur radar.
-Fils? Quel fils?
-Vous êtes bien un Spitfire, non? Et courrant comme c’est, Spitfire, vous devez être le seul sur votre vaisseau, non?
-Heu… Oui. Pourquoi?
-Ben, la capitaine Auger m’a dit que le père du bébé était sur le Romano-Fafard. Et comme son nom est Junos Spitfire-Auger, j’ai supposé que vous étiez le père, fit Vivaneslav. Je m’excuse si je me suis trompé.
Brad devint pâle comme un drap, avant de tomber dans les pommes.

Vivaneslav, inquiet, demanda;
-Est-ce qu’il va bien?
-L’émotion, lui répondit Flavien. De toutes manières, il est habitué d’être inconscient.

*********
Brad reprit conscience quelques minutes plus tard. On lui parlait, mais il n’écoutait pas. Non… Lui? Père d’un petit garçon? Qui avait pas plus d’un mois en plus. Il savait qu’environ dix mois plus tôt, Indiana était tombé enceinte. C’était à peine trois mois avant qu’il ne parte sur le Romano-Fafard. Elle était sensée s’être fait avorter, pourtant.
Brad ne voulait pas de l’enfant qu’elle portait. Pas qu’il n’aimait pas voir les marmots s’amuser, non, mais il avait peur d’élever sa descendance comme son propre père l’avait fait avant lui. Il avait peur de ne pas être assez présent, assez patient. Il avait peur de tout, dans le fond. En plus, à l’époque, il n’avait que 21 ans. C’était jeune pour avoir des enfants. Et 22, l’âge qu’il avait présentement, ce n’était pas mieux!

Il avait insisté pour accompagner Indiana le jour de son avortement. Il trouvait important d’être à ses côtés. Mais elle avait refusé. « Ça doit être parce qu’elle n’y est jamais allée », songea amèrement Brad.

En soupirant, il s’assit. Il avait retrouvé un peu de ses couleurs.
-Le petit. Je veux voir le petit.
Flavien, qui tenait Junos dans ses bras, le lui tendit. Brad le prit et l’approcha de lui.

Il lui parla alors quelques instants, même s’il était conscient que l’enfant ne comprenait rien de ce qu’il racontait. Il lui confia ses craintes, et tout et tout.
-Je vais bien m’occuper de toi, mon petit. J’en fait le serment. Pis on va la sauver, ta maman. Promis.
Brad leva la tête et s’adressa aux autres.
-J’ai une solution.



*Avouez que c’est dur à croire que nous avons tous été aussi petits (surtout pour ceux qui mesurent six/sept pieds…)
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Sam 31 Déc à 18:55

Chapitre 14, L’exorcisme (pas celui d’Emily Rose, là)

Brad était à son poste avec Flavien et Serge. Vivaneslav avait mit Junos dans la petit grotte il lui avait construis un lit de fortune quelques jours auparavant avant d’aller à son poste lui aussi. Il ne manquait plus que Charles qui n’avait pas encore donné de signal.

Sincèrement, Brad n’était pas pressé de commencer l’opération. Il n’avait aucune preuve que son truc marcherait. Tout dépendait de si l’eau de ce foutu lac était capable de faire sortir le démon du corps d’Indiana, si le démon allait faire apparaître sa dague, si le capitaine était assez vite pour la lui enlever, si Vivaneslav avait vu juste en disant que la dague pourrait tuer le démon, si… si… Trop de si!

Enfin, l’émetteur attaché à la ceinture de Flavien s’enclencha. On pu entendre la voix du capitaine en sortir.
-Je suis prêt. Go!
Flavien détacha l’émetteur de sa ceinture et le porta à sa bouche. Il parla dans le petit micro.
-Les filles? Bob?
Ce fut le pilote qui répondit.
-Flavien? L’avez-vous retrouvé?
-Oui, fit sombrement l’opérateur radar. La capitaine Auger avait raison. On a retrouvé son corps dans une petit rivière. On l’a emmené dans une petite grotte pour faire un genre de tombeau pis on l’a enterré. Vous devriez descendre en bas toute la gang, pour faire des funérailles.
Il y eu un silence. Plusieurs minutes sans que les deux amis n’échangent une parole. La seule chose qu’on entendait, c’était les sanglots étouffés de Valence en bruits de fond dans l’émetteur.
-On s’en vient, répondit finalement Bob. Juste le temps d’essuyer le plancher que Valence à mouillé en pleurant pis on arrive.

Il ne fallu même pas un dizaine de minutes pour que Pétrolia, Bob, Valence et Indiana n’arrivent sur la planète. Serge, Flavien et Brad, en bons comédiens, abordaient tous les trois une face d’enterrement. Valence pleurait d’une manière pas possible.

Brad, respectant son rôle, prit Indiana et l’emmena part, stratégiquement placé sous l’arbre dans lequel se tenait Vivaneslav. Il devait la retenir assez longtemps pour que Flavien et Serge aient le temps d’expliquer la situation aux autres. Il commença alors la mise en scène qu’il avait préparé.
-Indiana, je… je m’excuse de pas t’avoir cru. J’aurais dû te croire, pourtant. Est-ce que tu vas un jour me pardonner?
-Je… Je peux bien te donner le bénéfice du doute que c’est le stress qui t’as fait agir ainsi.
Brad sourit.
-Merci.
-En plus, t’as respecté ta promesse envers Valence, non. C’est quand même important, ça.
Le sourire de Brad s’élargie. C’était vraiment du gâteau!

Serge les appela tous les deux. C’était le signal que Brad attendait.
-Heille, les amoureux! C’est pas le temps de se faire des minouches! Envoyez ici!
Indiana fit mine de partir mais le scientifique la retint.
-Attend.
Elle s’immobilisa.
-Indy, reste là, rien ne presse.
-Il nous a appelé, non?
-Oui, mais, heu… Il a pas insisté, non?
« Grouille, Vivaneslav! J’pourrai pas la retenir encore ben, ben longtemps ici! »
-On devrait quand même y aller, fit la capitaine.
-Hum… Heu.. On devrait y aller?
-Oui.
-Tu dis qu’on devrait y aller? répéta Brad en haussant le ton.
-Désolé, fit une voix quelque part dans l’arbre au-dessus d’eux. Je n’avais pas entendu.

Indiana regarda dans l’arbre. Elle alla pour dire quelque chose quand elle vit Vivaneslav, mais ce dernier lui vida sa chaudière d’eau sur la tête, l’aspergeant totalement. La capitaine recracha de l’eau, mais, à part ça, rien ne se produit. La femme lui lança un regard assassin et sorti son arme de sa veste.

Vivaneslav descendit de son perchoir. Il se tourna vers Brad.
-Il ne se passe rien! Que fait-on?
-On se sauve parce qu’on a peur?
-Oui! C’est bon, ça!
Les deux hommes partirent au pas de course.

L’opérateur radar du Alfonso-Béchard s’écroula soudainement sur le sol. Brad le regarda et vit un grand rond de sang dans son dos. Il s’était fait tirer dessus! Brad regarda Indiana. Elle pointait son arme sur lui. Le scientifique regarda derrière lui. L’équipage arrivait, mais ils ne pourraient jamais agir à temps. Il regarda de nouveau la capitaine.
-As-tu une dernière volonté?
-Oui, répondit Brad. Apprendre le Oh, Canada et latin.
-Trop long!
Elle était à deux pas d’appuyer sur la gâchette de son arme quand elle fut prise de spasmes et de convulsions.

L’équipage complet était arrivé. Serge avait prit Vivaneslav et l’avait éloigné légèrement d’eux pour laisser à Pétrolia le loisir de l’examiner avant de retourner avec les autres faire un cercle autour d’Indiana. La capitaine, qui avait maintenant cinq armes de braquées sur elle, était pliée en deux sous l’effet de tremblements de plus en plus forts qui s’étaient prit d’elle.

Elle tomba à genoux sur le sol et laissa tomber son fusil par terre. Ils se produit alors un phénomène étrange. Ses spasmes s’arrêtèrent et elle fut victimes de haut-le-cœur puissants. Si puissant qu’elle finit par en perdre connaissance. Son corps fut entouré d’une genre de lumière noire, et de cette lumière apparut une forme indistincte qui grandissait et se développait de plus en plus.
-J’aime pas ça, j’aime pas ça, j’aime pas ça…
Intérieurement au bord d’une hystérie qu’il tentait de cacher de son mieux, Brad regardait la forme croître sur le corps de la femme de sa vie.

La lumière se dissipa. Il y eu des Oh! et des Ah! de surprise et de terreur de la part de Valence, Bob, Serge et Flavien. Même Pétrolia leva la tête de son patient pour regarder la chose. Brad, lui, était paralysé de terreur.

Des tonnes de muscles sur des pattes arrières qui semblaient agiles et rapides. Un corps bâtis pour le combat. Une lueur maléfique dans les yeux. Une tête pareille à celle que l’on imaginait pour les démon. La peau brune et lisse. Une drôle de queue qui servait de bélier pour éviter que son propriétaire ne tombe en pleine face.

Le démon était sorti du corps d’Indiana. Il semblait en beau maudit. Il poussa un cri de rage. Il était fin prêt pour un combat mortel. Et il n’avait pas l’intention de laisser son sang couler si facilement.
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Dim 1 Jan à 12:08

Chapitre 15, Révélation troublante d’une capitaine

Le démon poussa un deuxième cri de rage. Comme prévu, il fit apparaître sa petite dague dans ses mains. De son perchoir, Charles vit Flavien tirer sur le monstre. Apparemment, ce dernier ne s’en était même pas rendu compte!

Le capitaine passa à l’action. Il sauta en bas de son perchoir (qui était un arbre tout près du reste de son équipage) et atterrit sur le dos du monstre. Celui-ci, déstabilisé pas le poids de Charles, tomba à la renverse. Mais il se releva rapidement. Il mit une de ses énormes pattes arrière sur la poitrine du capitaine, couché sur le dos. Il leva sa dague et… D’un habile coup de pied, Charles frappa la main du démon qui tenait la dague.

Après un vol plané impressionnant, l’arme retomba sur le sol. Il y eu une seconde d’hésitation pendant laquelle personne ne fit un seul geste. Valence, la première bouger, se jeta sur la dague et la prit dans ses mains. Elle s’étonna du lourd poids de l’arme.
-Rendez-moi ça!!! tonna le démon.
-Parfait. Je vous l’envoie.
Brandissant la relique comme un javelot, Valence prit un élan et lança la dague en plein dans le cœur du démon. Ce qui eut pour effet…
-C’est tu normal qu’il ri au lieu de tomber mort à terre? demanda Pétrolia, qui avait enlevé sa veste pour la déchirer et en faire des bandages pour Vivaneslav.
En effet, la seule réaction du démon fut de sortir la dague de son cœur et de partir dans un grand rire sarcastique.

Le démon prit le capitaine, toujours écrase par sa patte, par la taille dans un de ses bras et de l’autre, il se saisit de Valence. La psychologue poussa un cri de terreur et se débattit avec fougue. Son amoureux, lui, se contenta de tenter d’éviter les coups de pieds dans le vide destinés au démon, mais il en reçu quand même un bon nombre.

Le monstre déploya ses deux énormes ailes et s’envola avec Charles et Valence. Flavien tira plusieurs fois sur le démon pour libérer son capitaine et son amie, mais il ne parvint uniquement qu’à avoir l’air fou. Il poussa une série de jurons tels que personne ne reconnu le langage habituel du jeune homme.
-Oh! Col**! Il est parti avec le capitaine pis Valence!!! Maudite bébitte!
Se calmant un peu, il se tourna vers le second officier, maintenant en charge des opérations.
-Brad? Quessé qu’on fait?
Il n’obtint aucune réponse du scientifique qui semblait paralysé de terreur. Pétrolia, qui avait terminé ses bandages, se leva et le gifla.
-Brad! Flavien vous a parlé!
-Je suis pas sourd! Pas besoin de me frapper, fit Brad en sortant de sa torpeur.
-Qu’est-ce qu’on fait, répéta Flavien.
-Je sais pas. Pis… Pourquoi c’est moi qui prend les décision, han?
-Parce que c’est vous le second officier, répondit Bob. Pis vous étiez super courageux dans le vaisseau, t’à l’heure. Vous preniez des décisions de-même, ajouta-t-il en claquant des doigts pour appuyer ses dires. Pourquoi vous l’êtes pus?
-T’à l’heure j’étais en maudit pis là, je le suis pus! Pis en plus, pourquoi y’é prendrait pas les décisions, lui, han? fit le scientifique en pointant l’opérateur radar. Y’é super bon pour garder son sang froid! Moi, j’ai trop peur pour donner une autre ordre que « fuyons ».
Flavien soupira.
-Il faut aller les chercher, déclara-t-il. Prenez vos armes. Sauf Pétrolia. Toi, tu reste ici. Tu vas emmener Vivaneslav et la capitaine Auger dans la grotte là-bas. Tu vas les surveiller. En même temps, tu tchèqueras si le bébé va bien.
-Un bébé? Quel bébé?
-Poses pas de question pis obéis. Serge, Bob, Brad, vous me suivez. On va aller sauver le capitaine et Valence.
Chacun se mirent au garde à vous et le groupe se sépara.

Pétrolia tenta de prendre Vivaneslav dans ses bras pour l’emmener là ou Flavien le lui avait ordonné. Elle réussit sans trop de difficulté. L’opérateur radar du Alfonso-Béchard était plutôt léger. « Chuis chanceuse qu’il soit petit, sinon, il serait plus pesant », songea la jeune femme.

Elle retourna ensuite chercher Indiana, qui était totalement inerte. Inquiète, Pétrolia prit ses signes vitaux et constata qu’ils étaient nuls. Elle prit alors une grande respiration et entreprit de faire le RCR*. Au bout de quelques minutes du traitement, la technicienne fut ravie de sentir une faible respiration et un poux, bien que lent et irrégulier. Pétrolia transporta ensuite la capitaine avec difficulté à la grotte. Elle était un peu plus lourde que son subalterne, mais portable quand même.

Rendue dans la grotte, Pétrolia s’assit en attendit. Elle entendit alors un pleur, plus loin dans la grotte. Avec méfiance, la technicienne sorti son arme et se laissa guider par les plaintes pour arriver devant un petit berceau de fortune dans lequel reposait un petit bébé.
-Oh! Salut, toi, fit-elle en prenant l’enfant. T’es donc ben beau! C’était de toi que Flavien parlait quand il me disait de m’occuper du bébé, non? Mais quessé que tu fais ici?
Pour seule réponse, le nourrisson cessa de pleurer et se blottit contre elle.

Avec le bébé dans les bras, Pétrolia retourna auprès de ses deux inconscients. Le petit recommença à pleurer, mais cette fois, Pétrolia eut beau faire des pieds et des mains, il continua de se plaindre.
-Qu’est-ce que t’as? T’es fatigué? T’as peur?
-Non, y’a juste faim.
La technicienne tourna la tête en constata avec surprise que la capitaine Auger s’était réveillée. Elle trouva, par un miracle dont Pétrolia ignorait l’origine, la force nécessaire pour s’asseoir.
-Oh, mon Dieu! Vous êtes vivante!
-Je sais que je suis exceptionnelle, mais un simple Indiana aurait suffit, plaisanta la jeune femme avec un clin d’œil et un sourire. Le « Dieu » était pas obligatoire.
Pétrolia lui rendit son sourire.

La capitaine demanda de prendre le bébé. Pétrolia le lui laissa. Elle fut surprise de voir la capitaine enlever sa veste et recouvrir le petit ainsi qu’elle même avec. On aurait dit qu’elle avait froid et il n’y avait plus trace du bébé qui avait mystérieusement cessé de pleurer.
-C’est votre fils, capitaine Aug…
-Je vous l’ai dit, ma chère, un simple Indiana est suffisant, coupa la mère.
-C’est votre fils, capi… diana, reprit Pétrolia.
La capitaine hocha la tête en souriant.
-Oui, comment j’aurais su qu’il avait faim, sinon? Et comment j’aurais pu l’allaiter?
Pétrolia se trouva niaiseuse d’avoir posé une question dont la réponse était aussi évidente.

Pour changer de sujet, elle dit :
-Y’é vraiment cute, votre garçon, han. il vous ressemble comme deux gouttes d’eaux. Sauf pour les yeux…
-Il a les yeux de son père, n’est-ce pas, fit la capitaine en soupirant. Pauvre lui. Plus tard, à l’école, il va se faire traiter de contraire d’Harry Potter**.
-Pourquoi il se ferait écoeurer? Un si beau garçon…
-Bof, c’est le fils de son père, quand même. Il pourra pas y échapper.
Pétrolia hocha la tête.
-C’est quoi son nom?
-Junos Spitfire-Auger, fit Indiana, qui ajouta, voyant le regard interrogateur de Pétrolia : J’ai toujours été une grande fan d’Amos Daragon. Bon, Brad aurait trouvé ça un peu toto de donner le nom d’un personnage à son enfant, mais… Ça aurait pu être pire. J’aurais pu l’appeler Caillou!
Les deux femmes se regardèrent quelques instants avant de partir d’un grand rire qui les libéra de leurs angoisses.

Elle parlèrent quelques temps de tout et de rien. La chimie se faisait très bien entre elles.
-Comment qu’on va savoir si le démon est mort ou pas, d’après vous, fit Pétrolia.
-Ça sera pas trop compliqué, répondit la jeune mère. Quand le démon mourra, je mourrai moi aussi.
Pétrolia écarquilla les yeux.
-Comment ça? Ça se peut pas? Il doit y avoir un moyen de vous sauver!
Indiana secoua la tête.
-Aucun. Mon corps à créé une dépendance au démon. Si le démon n’est plus dans les parages, mon corps ne pourra plus fonctionner. Et ça ne sert à rien d’appeler les gars pour leur dire d’épargner ce monstre, ajouta la femme en voyant Pétrolia pointer son émetteur radio. La distance qui me séparera du démon si nous partons me sera mortelle elle aussi. La seule façon de me sauver serait de me laisser sur la planète avec cette chose en liberté.
Après ces déclarations, Indiana fit faire son rot à Junos qui avait finit de boire d’un air tout naturel, comme si elle venait d’annoncer non pas sa mort, mais qu’un pot qu’elle trouvait laid était cassé, ou une autre chose toute aussi anodine.


*Réanimation cardio-respiratoire. En tout cas, messemble à 99.9 % que c’est ça…
**Pour les rares qui ne connaissent pas Harry Potter et pour ceux qui n’avait pas fait le lien, on disait de lui qu’il était pareil à son père, sauf pour les yeux qui étaient ceux de sa mère.
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Lun 2 Jan à 19:13

Chapitre 16, Interrogatoire

Guidé par ses sens exceptionnels, Flavien marchait dans la direction qu’il croyait la meilleure, suivi de Serge, Bob et Brad. Ce dernier ne semblait pas pressé d’arriver à destination.

Flavien se concentra sur Valence et le capitaine. Il devait les entendre, sentir leur présence, il devait… Un cri! L’opérateur reconnu la voix de sa collègue psychologue.
-On continue tout droit, fit-il. Courrez!

Les quatre hommes entreprirent une course effrénée dans la direction indiquée. Ils arrivèrent devant le lac ou, plus tôt, le capitaine avait manqué de se faire tuer. Flavien voyait maintenant clairement la situation précaire de son supérieur.

Le démon se posa et lâcha Charles et Valence. Il avait toujours sa dague dans la main. Il s’apprêtait à la rentrer dans le cœur d’un des deux membre d’équipage.

Serge se tourna vers Flavien et Brad.
-Si vous voulez mon avis, les gars, pour détruire le démon, il faut détruire la dague en premier. Sinon, en sachant que si on la lui entrait dans le cœur ça lui ferait rien, pourquoi il aurait ordonné à Valence de la lui rendre, tantôt?
Aucun des deux hommes n’eu le temps de répondre que Serge reprit :
-En tout cas, réfléchissez à ça, vous autres. Moi, je vais essayer de gagner du temps.
Là dessus il sorti du couvert des arbres et se posta devant le capitaine et Valence.

L’androïde avait peur, mais il fit comme si de rien n’était.
-Heille, toi, le pas beau, fit-il au démon. Si tu veux tuer quelqu’un, prend-toi en à quelqu’un de ta taille!
D’un signe de sa main qu’il cachait dans son dos, il fit comprendre à Valence et au capitaine de ne pas intervenir et de s’éloigner. Les deux amants reculèrent un peu.

Le démon qui semblait outré par cet énergumène qui s’était planté devant lui.
-Toi, tu me laisses détruire ces deux idiots et en échange, je te laisse la vie sauve.
-J’ai pas peur de la mort, répondit Serge.
-Parfait. Tu l’auras voulu!
Le démon entra sa dague en plein dans ce qu’il croyait être le cœur du robot et il l’envoya valser dans l’eau. Toutefois, comme Serge était un androïde, et que, par conséquent, il n’avait pas de cœur, il remonta à la surface de l’eau en crachant un peu d’eau qui lui était entré dans la bouche et sorti du lac.
-Depuis des décennies que j’attendait un adversaire digne de se nom. En voilà enfin un, fit le démon en souriant tandis que Serge se relevait sur la berge sans aucun signe de faiblesse.

Pendant ce temps, Brad et Flavien tentaient de trouver une solution à leur problème : comment éliminer ce foutu démon. Bob, lui, s’assurait de garder son émetteur ouvert pour que Serge ne perde aucun détail de la conversation. Après tout, l’androïde n’avait-il pas un récepteur dans les oreilles?
-On est tous d’accord sur un point, récapitula Brad. La dague a rapport là-dedans. Elle va jouer en notre faveur. Il suffit juste de savoir comment.
-Si l’eau du lac à réussi à faire sortir la bébitte du corps de la capitaine Auger, elle aussi, elle va peut-être nous servir.
-Mmm…
-Hum, hum…
Bob regarda les deux hommes.
-Si on mettait la dague dans l’eau du lac?
Brad et Flavien se regardèrent, avant de regarder Bob.
-Bob, t’es un géni!!!

Serge commençait à s’épuiser. Quand il était actif longtemps, ça batterie se déchargeait rapidement. Il entendit alors, dans son petit récepteur intégré à lui :
-Si on mettait la dague dans l’eau?
-Bob, t’es un géni!!!
Silence. Puis, la voix de Brad retenti, s’adressant à lui.
-Serge, tentez de mettre la dague dans l’eau. Au pire, si ça marche pas, gardez la dague! On est certains que vous en aurez de besoin. Comprit?
Comme le robot n’avait pas d’émetteur sur lui, il cria haut et fort :
-Oui, chef!

Rassemblant toute son énergie, Serge sauta sur le bras du démon. Serrant son poignet de toutes ses forces, il réussit à faire lâcher la dague au démon. Il y eu un moment d’hésitation durant lequel les deux adversaires se regardèrent.

Finalement, en même temps, ils bondirent sur la dague. Le démon s’en empara de justesse. Mais Serge s’était placé sur son dos et l’empêchait de se relever. L’androïde porta sa main gauche à sa bouche, et, d’un coup de dents, s’arracha un doigt.* De petites étincelles jaillirent de l’endroit se tenant quelques seconde auparavant son index. Souriant, il mit sa main dans le visage du démon qui se débattait, en s’arrangeant pour que les étincelles lui arrivent dans la bouche. Il allait électrocuter la bête.

Le monstre poussa un cri de douleur. Serge enleva sa main et eu le temps de s’emparer de la dague, le démon étant trop sonné pour l’en empêcher. Puis, il se rendit sur la rive du lac et au moment ou il allait jeter la dague à l’eau, il entendit un cri derrière lui.
-Non! Attendez!
Le démon s’était mit à genoux.
-Que voulez-vous? Je ferai n’importe quoi, mais ne faites pas ça!
Charles et Valence s’approchèrent. Flavien, Bob et Brad les rejoignirent.
-Serge, attendez, fit le capitaine avant de se tourner vers le démon. Vous, vous allez répondre à nos questions sans mentir et sans rien faire de stupide, comprit? Une seule mauvaise réponse, un seul geste brusque, et cette dague finira au fond du lac. C’est tu clair?
Le démon hocha la tête.

L’équipage s’était rassemblé en cercle autour du monstre et ils pointaient tous leur arme sur lui.
-Premièrement, qui êtes-vous? demanda Charles.
-Je me nomme Tricati. J’étais autrefois un habitant de cette planète.
-Et que étaient les habitants de cette planète? questionna Flavien.
-Oui, et pourquoi elle est devenue déserte? ajouta Brad.
-Nous étions un peuple nommé les Latériens. Nous menions une vie très semblable à la votre. Nous étions aussi arrogants, imprévisibles et peux soucieux de la nature. Toutefois, un jour, notre dieu, qui adorait la nature, se tanna de nous voir détruire notre environnement. Il décida donc de nous punir, en nous envoyant dans les abîmes de la planètes. Toute la population disparu alors de la surface de Lateral-360.
-Si les Latériens sont pus sur la planète, quessé vous faites ici? demanda Bob.
-Durant des années, j’ai fait des recherches pour savoir comment sortir de là. J’ai trouvé que je n’avais qu’à prendre le corps d’un autre pour y arriver.
-C’est donc pour ça que vous avez prit le corps de la capitaine Auger, han? avança Valence.
-Oui.
-Mais pourquoi avoir tué les membres d’équipages du Alfonso-Béchard? questionna Brad.
-Si je les tuait avec cette dague et que j’envoyais leur corps dans le lac, les miens pourrait prendre possessions des cadavres pour revenir à la surface. Enfin, dès que les corps seraient décomposés. Mais si la dague est détruite ils ne pourront pas revenir et…
-Oui, oui, coupa le capitaine. Dernière question : Pourquoi nous avoir tous côtés dans un petit carnet?
-Pour savoir quel serait votre valeur pour les miens. Si ça valait la peine de vous éliminer.
Le capitaine hocha le tête.
-Serge, dit-il en se tournant vers le robot, jetez la dague à l’eau.
-NON!!! Vous ne voulez pas tuer votre amie, non? Alors ne faites pas ça! Son corps est dépendant de ma présence depuis que j’en ai prit possession. Me tuer serait la tuer!

Charles regarda Brad. Le visage du scientifique n’affichait aucune expression. Le capitaine réfléchit. S’il n’éliminait pas le démon, il risquait la vie de tout ceux qui auraient le malheur de croiser son chemin. Mais s’il l’éliminait, la blonde de Brad mourrait. Il avait le choix entre sauver plusieurs vies d’inconnus ou la vie de la femme qu’aimait son scientifique.

Charles tourna la tête vers Valence, qui hocha la tête. Le choix à faire était évident.
-Serge, allez-y.
Serge jeta la dague à l’eau et Tricati s’effondra sur le sol, mort.

Au même moment ou le cœur du démon cessait de battre, une jeune mère mourrait.



*S’il s’est déjà arraché un bras, il peut s’arracher un doigt, on s’entend tu?
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Dino
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MessageSujet: Re: (FT) Mourir, c'est pas bon pour la santé, PG-PG13   Mar 3 Jan à 13:03

Chapitre 17, Condoléances

Brad regarda le monstre qui était immobile sur le sol.
-Y’é mort?
Les autres hochèrent la tête en cœur.
-Si y’é mort pis qu’il nous a pas menti, ça veut dire qu’elle est morte elle aussi, han?
De nouveau, les autres approuvèrent d’un signe de tête. Brad baissa les yeux. Il était clair qu’il retenait ses larmes. Valence s’approcha de lui et le serra dans ses bras. Le scientifique se laissa faire sans rien dire.

Il leva la tête vers Charles. Ce dernier se sentait mal. Il commençait même à se demander s’il avait fait le bon choix.
-Vous avez fait ça en vous disant que une vie contre peut-être plusieurs autres, c’était pas beaucoup, han?
Charles hocha la tête.
-Oui.
Il tenta de regarder le scientifique mais il ne fut pas capable de soutenir le regard accusateur de ce dernier.
-Vous auriez pu au moins me demander mon avis, dit Brad en repoussant doucement Valence.
-Je… J’ai pas pensé à ça sur le coup, avoua le capitaine, la tête basse. Qu’est-ce que vous auriez dit si je vous aurait demandé ce que vous en pensiez?
-J’aurais pensé que elle, elle n’aurait pas hésité, pis je vous aurait dit de le faire.
-Ben c’est peut-être mieux que je vous est rien demandé. Comme ça, vous aurez pas son décès sur la conscience toute votre vie, fit Charles.
-Vous avez raison, capitaine.
Brad se mit au garde-à-vous devant son supérieur quelques instants.

Flavien brisa le silence inconfortable qui régnait.
-On… On devrait peut-être aller rejoindre Pétrolia.
Les autres approuvèrent et se mirent en route.

Le trajet se fit dans le silence le plus complet. Ils arrivèrent à la petite grotte ou Pétrolia était sensée se trouver. Flavien entra le premier, suivit de Bob, Serge, Brad, Charles et finalement Valence.

Pétrolia était là, le petit Junos dans les bras. Le bébé pleurait avec une force étonnante pour un gamin d’à peine un mois. La technicienne se leva et tendit l’enfant à Brad.
-Il s’est mit à pleurer quand sa mère est tombé. C’était bizarre. Un instant elle me parlait et l’instant d’après, pouf! elle était morte. On aurait dit qu’elle avait eu une crise cardiaque!
Brad prit le bébé dans ses bras et le serra contre lui. Comme par magie, Junos arrêta de pleurer dès qu’il fut collé sur le corps de son père.

Le scientifique avait beaucoup de peine. Si Pétrolia avait parlé à Indiana, c’était parce qu’elle s’était réveillé. Et il n’avait même pas pu lui parler!
-Est ce que vous pourriez me laisser seul, s’il vous plaît? demanda-t-il.
-Bien sûr, Brad, répondit le capitaine.
À tour de rôle, chacun des membres d’équipage passa devant le scientifique pour lui donner ses condoléances. Tout d’abord Valence, qui lui fit une étreinte à en briser les os. Puis, Bob, Flavien et Serge, qui lui serrèrent la main avec un regard compatissant. Le robot, avant de sortir de le grotte, prit dans ses bras Vivaneslav qui était toujours inconscient.

Puis, Pétrolia s’approcha de lui et lui donna un baiser sur la jour.
-J’ai parlé juste une quinzaine de minutes avec elle, mais c’était juste assez pour me rendre compte à quel point elle était sympathique. Je comprend que vous l’aimiez autant.
La technicienne sourit à Brad qui lui rendit l’ombre d’un sourire.

Pétrolia sorti et le capitaine s’avança.
-Je… Je suis vraiment désolé, Brad. Je…
-Ça va, capitaine. Je sais, pas besoin d’en dire plus.
Le capitaine lui souri.
-Toutes mes sympathies, fit-il avant de sourire à son tour.
Brad se retrouva alors seul dans la grotte avec le petit Junos dans les bras.

Il s’approcha du corps de son amour et se mit à genoux.
-Pourquoi? Pourquoi t’es partie? En me laissant un bébé sur le dos en plus!
Brad était bien conscient qu’il parlait dans le vide, mais ça lui faisait du bien de lui dire ce qu’il avait sur le cœur.
-Indy… J’ai peur. Tout d’un coup que je sois un mauvais père? Tout d’un coup qu’il me déteste, plus tard? Tout d’un coup que je sois pas à la hauteur? Ou pire encore, tout d’un coup que je l’élève comme j’ai été élevé? Que j’agisse comme mon père à agit devant moi? Je t’aime, Indy! Comment je vais faire sans toi? À quoi ça me sert de rester dans ce bas monde?
Il s’approcha du cadavre encore chaud et déposa un baiser sur ses lèvres.

Brad senti une présence près de lui. Il tourna la tête et vit un spectre, près de lui. Celui de sa bien-aimée. Il ignorait si c’était une hallucination ou quoi, mais il sourit.
-Tu vas m’aider, han? Tu vas rester avec moi, han?
La spectre répondit par la négative d’un signe de la tête.
-Non, je pourrai pas rester. Si on m’a donné la permission de revenir uniquement parce que j’ai encore des choses à régler ici. Je suppose que tu savais déjà ça, qu’un fantôme n’apparaissait uniquement que lorsqu’il n’avait pas finit la tâche que l’on lui avait attribué sur terre lors de son vivant.
-Oui mais…
-Écoutes-moi, Brad. Essaie pas de m’interrompre. Promet-moi que tu vas t’occuper de Junos jusqu’à ta mort. Promet-moi que tu vas arrêter de t’en faire avec des balivernes et que tu seras un père modèle. Promet-moi que ton fils sera fier de dire que tu es son père quand il sera plus vieux et que toi, tu sera capable d’être fier de lui s’il fait quelque chose de bien. Promet-moi que tu seras toujours là pour lui. Promet-moi tout ça.
-Je… Mais… Je serai jamais capable de faire tout ça, se plaignit Brad. Mon père à raison. Je suis un bon à rien. Un lâche… Jamais je pourrai être capable de…
-Heille! Brad Spitfire! Ça va faire, les blessures de tes sentiments refoulés! Arrête de t’occuper de ce que ton père disait. S’il aurait raison, jamais je n’aurais sorti avec toi. Jamais je ne t’aurais laissé m’embrasser, et plus encore. Jamais je n’aurais eu un enfant avec toi.
Le scientifique avala sa salive.
-C’est bon. Je le promet.

Le spectre sourit. Il commença à pâlir.
-Reste encore un peu! Je t’en supplie, Indiana! fit Brad au bord des larmes.
-J’ai réglé ce que j’avais à régler. Je sais que tu vas faire une bonne job. Au revoir et bonne chance. Et n’oublie jamais que je t’aime.
-Moi aussi, je t’aime.
Le spectre disparut. Indiana Auger n’était maintenant plus qu’un souvenir. Brad avait de la difficulté à prendre conscience qu’il ne parlerait plus d’elle qu’au passé. Il n’était pas capable de l’assumer.

Oubliant tout son orgueil, Brad se mit à pleurer à chaudes larmes, son fils toujours dans ses bras. Ses pleurs réveillèrent l’enfant. Quand son père s’en rendit compte, il tenta de cesser de pleurer. Le visage de cet enfant lui remontait le moral. Il ressemblait tant à sa mère. Il était si beau.

Brad sourit au bébé.
-On vas la tenir ensemble, la promesse que j’ai fait à ta maman, ok?
Pour réponse, il n’obtint qu’un drôle de son qui ressemblait à un début de rire.
-Bon, t’es d’accord, on dirait, han.
Le bébé bailla à s’en décrocher la mâchoire.
-Au pire, si j’ai de la misère avec toi, Valence vas sûrement m’aider, han? Pétrolia, le capitaine pis Flavien vont sûrement m’aider aussi, han? Pis même Bob et Serge, han?
Le petit garçon fit ce qu’il était capable de faire qui se rapprochait le plus d’un sourire.
-C’est ton nom, déjà? Junos? Oui, c’est ça, Junos. Junos Spitfire-Auger. Ça sonne bien comme nom.
Brad sourit, attendrit par son fils qui se collait sur son torse pour avoir plus chaud.
-Toi pis moi, là, j’ai l’impression qu’on va bien s’entendre. Maintenant, dors si tu veux. On vas aller rejoindre les autres dehors, ok?
Brad se leva avec le sentiment qu’il tenait dans ses bras ce qui était et qui resterait sa plus grande fierté dans sa vie.

Fin
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