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 [FT] 2 - Cédric - Rejet

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caporal_minville
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MessageSujet: [FT] 2 - Cédric - Rejet   Lun 7 Nov à 12:04

Titre : Rejet
Auteur : Caporal_Minville
Rating : PG à PG 13
Genre : Drame, un peu de fantastique

Dédicaces: Je dédies cette fic à mon ami Cédric Wink . Enjoy Smile




Prologue

« Né programmé pour tout cramer
Génération d’agités
» ~ Polyester Môme ~ Pleymo.

------------------------------------------------------------------------------------------------

C’en était rendu la routine. À chaque nuit vers trois heures, le couple était tiré du sommeil par des cris et des pleurs. La femme se réveilla avec peine cette soirée-là. Elle aurait tellement besoin de dormir. Elle se retourna et ferma les yeux un moment. Malheureusement, pour elle, son amoureux lui rappela son devoir.

« Valence, ton jeune t’appelle. »

La mère se résigna à se lever. Elle se leva et chercha à tâtons pour sa robe de chambre. La pièce était tellement sombre que Valence manqua trébucher à quelques reprises. Dès qu’elle le trouva, elle le revêtit et quitta la pièce. La psychologue fut momentanément aveuglée par la vive lueur des néons du corridor. Heureusement pour elle, la chambre de son enfant était la porte d’en face. Valence entra. Elle alla rejoindre le poupon qui se lamentait encore et le prit dans ses bras pour le réconforter.

« Qu’as-tu, Cédric? T’as faim? »

Elle l’apporta avec elle dans la cuisine et fit réchauffer le biberon du petit. Lorsqu’il fut à point, elle fit boire son fils. Alors que ce dernier ce calmait, la mère l’observa longuement. C’était le portrait caché de son père. Au plus grand désespoir de Valence. Lorsque le tout-petit garçon eut terminé de boire, il s’endormit bien vite dans les réconfortants bras maternels. La jeune femme alla le reporter dans la couchette et retourna se coucher. Charles l’attendait et la dévisageait :

« Valence, je ne suis plus capable de me rendormir à cause de TON jeune. »

Valence soupira et répondit, exaspérée :

« Écoute Charles, tu me fais toujours le même discours à chaque soir. Laisse-moi donc tranquille avec ça! »

Charles poursuivit quand même`

« Je suis capitaine! J’ai besoin de toutes mes heures de sommeil pour bien commander! »

Voyant que sa remarque tomba dans l’oreille d’un sourd, il se résigna et changea de sujet tristement :

« Pourquoi as-tu gardé l’enfant alors que tu savais que j’allais redevenir fertile? »

« C’était ma décision et je te le demande de la respecter. »

Charles, frustré de se faire remettre à l’ordre, se retourna et maudit l’enfant dans sa tête. Un lourd silence envahit la pièce durant un bon quart d’heure. Valence se demandait si elle devait le dire à l’homme ou non. Finalement, elle plia :

« Charles? Dors-tu? »

« Non, Pourquoi? »

« J’ai quelque chose à t’annoncer… »

« Ouais… »

« Je suis enceinte de toi cette fois… »

_________________
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Dernière édition par le Dim 19 Mar à 17:52, édité 2 fois
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] 2 - Cédric - Rejet   Lun 7 Nov à 12:06

Chapitre 1
Le présent



« Right, left, front and back, it overflows with despair and pain
They say this anger, this emotion and this passion is all a lie
Wither...
I’m not even trying to justify myself


Under the name of Justice
You can’t break my soul
Under the name of Justice
Kill yourself
Think, you moron
» ~ Cleaver Sleazoid ~ Dir en Grey

+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+

Sept années avaient passées depuis l’exécution de Brad. La vie avait repris son cours normal. Pétrolia avait fait une dépression après la mort de son ami. Celle-ci dura environ six mois, mais maintenant elle est complètement guérie. Au moment où j’écris ces lignes, elle se laisse même courtiser par Flavien comme avant. Charles et Valence vivent heureux. Neuf mois après l’agression, Valence mit au monde un beau garçon qu’elle nomma Cédric. Par la suite, elle eut trois enfants de Charles : les jumeaux Jean-François et Nicolas, âgés de 5 ans, ainsi que la petite Olivia qui venait de fêter ses trois ans. Le capitaine aimait beaucoup ses enfants. Il passait une bonne partie de son temps en leur compagnie. Cependant, il faisait tout pour éviter Cédric…

Bon, je crois avoir tout dit… L’histoire peut enfin commencer!
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+

C’était un matin bien normal. Cédric était seul dans sa chambre. Il jouait tristement avec des petites voitures. Comme à l’habitude, il se lassa vite et délaissa ses jouets. Il prit un tout petit livre, s’étendit sur son lit et le lut. Valence vint le déranger précisément à ce moment-là.

« Cédric? Habille-toi mon chou! Nous allons bientôt descendre sur la planète! »

Le garçon ne regarda pas sa mère. Il se contenta seulement de demander :

« Est-ce que le Capitaine et les jumeaux y seront? »

« Bien oui… »

L’enfant se mit dos à son parent et replongea son nez dans son livre. Il ne voulait tellement pas revoir ses bourreaux. Les jumeaux faisaient tout pleins de mauvais coups qu’ils mettaient sur son dos. Charles, quant à lui, trouvait la moindre excuse pour blâmer son beau-fils à tout bout de champ. Cédric les détestait tellement. Pourquoi ils ne le laissaient pas tranquille? Pourquoi devait-il les endurer jour et nuit? Voyant que son fils semblait fâché, Valence s’assied à côté de lui et lui caressa doucement les cheveux. Elle était un peu inquiète pour lui.

« Qu’est-ce qui se passe avec toi? Tu passes toutes tes journées seul dans ta chambre sans parler à personne… »

L’expression sur le visage de Cédric devint très sévère et très sombre.

« Ils me détestent. Ils sont toujours sur mon dos. »

« Voyons donc Cédric! Ça ne se peut pas! Tu te trompes! »

« Je te le jure! »

Il était rouge de colère. Valence tenta de le prendre dans ses bras pour le rassurer, mais il l’a repoussa avec force. Elle tenta de motiver les agissements de son amoureux.

« Essaie de comprendre ton beau père… il travaille beaucoup ces derniers temps. De plus tu n’es pas son fils et tu aimerais qu’il agisse comme s’il serait ton père. Ce n’est pas facile pour lui! »

« Je n’ai jamais demandé ça! J’voudrais juste qu’il me laisse tranquille! »

Voyant que rien ne fera changer d’idées le petit, elle fouilla dans la garde-robe de celui-ci et en sortit des vêtements chauds.

« Habille-toi Cédric. Ça va te faire du bien de prendre l’air dehors. »

Il se résigna et s’habilla vite. De toute façon, personne ne l’avait jamais cru et ce n’est pas aujourd’hui que ça aurait changé. Qui pourrait penser que leur bon capitaine pourrait lui décerner autant de haine? Il ne détestait tellement et détestait les aveugles qui le suivaient au pied de la lettre. L’enfant arriva juste à temps dans la salle de commandement pour entendre les ordres de missions. Oli était dans les bras de son papa et fit des saluts à sa maman et à Cédric.

« B’ jour Maman ! B’ jour Céd’ ic ! »

Tout de suite après, le capitaine donna ses instructions. Tout le long de celles-ci, sa fille prit des faces très sérieuses pour faire rire les autres et imitait son père.

« Ok ! Voici le plan de match pour aujourd'hui! Je descendrai sur la planète avec Valence et les enfants pour qu’ils puissent passer une belle journée en plein air tandis que Serge et Flavien rempliront les réservoirs d’eau du vaisseau. Question? Action! »

Oli fit de même :

« Quessions ? Assion ! »

Après ce discourt, tout le monde partit s’habiller. Charles aida volontiers ses enfants à se vêtir, mais ne fit rien pour le pauvre Cédric qui était tout mêlé dans sa veste. Après tout, ce n’était pas son fils alors pourquoi devrait-il lever le petit doigt pour lui? Cédrit finit par laisser tomber la veste par terre. Voyant que le petit avait besoin d’aide et que Valence était occupée avec les jumeaux, Pétrolia lui offrit son aide.

« Veux-tu que je t’aide, Cédric? »

C’était si rare qu’on lui propose de l’aide alors il accepta. Tandis qu’elle mettait la veste rouge sur les épaules du garçon, elle constata à quel point il était le portrait craché de son père. Assez mince, le même nez, le même regard suppliant de l’attention, même manière de parler… elle sourit et pensa : « Tu serais tellement fier de ton fils, Brad. Regarde comme il est grand est fort. ». Quand elle eut terminé d’habiller Cédric, tout le monde était téléfax sauf lui et le Capitaine. Le commandant le blâma sévèrement :

« Dépêche! Arrête de niaiser ! Je n’ai pas toute ma journée à perdre! »

Il prit fortement le bras de l’enfant, le poussa dans le téléfax et l’envoya sur la planète. Pétrolia le regarda avec reproches, mais Charles s’en foutait.

« Pétrolia, allez donc au centre de santé au cas où il y aurait des blessés. »

Elle accepta l’ordre, mais ne changea pas d’émotions. Elle partit avant de se fâcher davantage. Charles se téléfax sur la planète.

Valence, Charles et les enfants se retrouvèrent dans un champ. À environ cent mètres de là, il y avait un énorme citronnier. Le père décida d’y amener les enfants. Comme à l’habitude, Cédric traînait un peu de la patte. Il suivait les autres de loin et était perdu dans ses pensées. Les jumeaux, Jean-François et Nicolas, quittèrent un moment leurs parents en riant machiavéliquement. Nicolas alla derrière Cédric et le poussa tandis que J-F lui fit une jambette. Le pauvre n’eut pas le temps de voir le duo agir. Il tomba tête première sur une grosse roche et perdit connaissance. Nicolas défait les lacets de l’inconscient pour se déculpabiliser et Jean-François lui donna des coups de pieds.

« Debout, moumoune ! »

Charles avait tout vu depuis le début, mais ne fit rien. Il se contenta d’appeler sa blonde.

« Valence! Ton jeune c’est ENCORE enfargé ! »

Valence courut, alertée de savoir que son fils aîné était dans les pommes. Quand elle le vit, elle le transporta dans ses bras près du téléfax. Elle voulait monter à bord avec lui, mais les jumeaux la supplièrent de rester en bas avec eux alors en demanda à Pétrolia de venir chercher Cédric. Le médecin arriva sur le champ et amena vite le blessé à bord où elle lui fit passer un scanneur. Heureusement pour lui, il n’en garderait aucune séquelle sauf un mal de tête bénin lors des jours qui suivront. Quelques minutes plus tard, Cédric ouvrit ses yeux. Que pouvait-il faire dans cette pièce? Une migraine lui rappela tout. Il serra les dents, fâché contre ses stupides demi-frères. Pétrolia vint lui parler pour le calmer.

« Ça va mieux, Cédric? »

Le regard sans émotion, il dit :

« Je les déteste! »

La femme lui fit un triste sourire :

« Ouais, je comprends cela. »

Elle se leva d’un bond comme si elle venait de se rappeler de quelque chose d’important.

« Je reviens! J’ai quelque chose pour toi! »

Le docteur quitta la pièce en courrant. Elle revint dans un court laps de temps avec un vieil ourson dans les mains. Cédric la regarda, intrigué. Pétrolia lui donna le jouet. L’enfant l’observa longuement. Il avait tellement l’impression de l’avoir déjà vu avant. Pétrolia expliqua :

« Quelques temps avant sa mort, ton père m’a confié cet ours pour te le donner quand tu aurait vers six ans. Ton père l’avait tout le temps avec lui. L’objet lui servait de réconfort quand tout allait mal pour lui, une sorte de porte-bonheur. Désormais, il t’appartient. »

Les yeux du fils du scientifique devinrent gros. Pétrolia connaissait donc son père?

« J’aimerais que tu me parles de mon père, je t’en supplie. »

Pétrolia hésita un peu, mais se plia :

« Je ne sais pas si je devrais… Ok ! Ton père était un homme incompris par les autres alors il était toujours laissé de côté. Il a finit par en devenir fou à force d’être délaissé et méprisé. Sa folie lui a fait faire la pire erreur de sa vie, celle qui lui a coûté la vie. »

« Dis, tu l’aimais mon papa? »

Pétrolia baissa les yeux et avoua :

« Oui… »

Cédric serra son nouvel ami contre lui et sourit pour la première fois depuis des lustres. Il était si heureux d’avoir hérité d’un cadeau lourd de significations. Malheureusement, il dut faire un rapide retour à la triste réalité.

« Je crois que tu devrais retourner sur la planète. Ta mère se meure d’inquiétude. »

Il baissa la tête et se rendit à la salle de commandement d’où Pétrolia le téléfax pour qu’il puisse rejoindre les siens. Dès qu'il fut repartit, elle songea à ces quelques lignes dans le journal de Brad.

"Il sera détesté de tous sans qu’il n’est rien fait pour le mérité. Son origine créera des préjugés à tout le monde. Ses demi-frères et sa demi-sœur le persécuteront, son beau-père le reniera. Il sera seul au monde.". Et s'il avait raison?

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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] 2 - Cédric - Rejet   Lun 7 Nov à 12:08

Chapitre 2
Le souhait


« On ne le flatte pas on rit de lui
La différence inquiète les gosses bêtes
Qui se payent sa tête par jalousie il en pâtit et le mal se reflète
L'incubé est en danger, clair ! Pour les visions qui lui incombent
Rock est un môme en bombe mais doit rester poli et s' taire
» ~ Polyester Mome ~ Pleymo




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Pendant que les enfants jouaient à la tague autour du citronnier, Valence discuta avec son amoureux. Il ne sembla vraiment pas ouvert sur le sujet, comme à l’habitude.

« Charles ? Tu ne trouves pas que Cédric tombe très souvent ces temps-ci ? »

Il ne se contenta que de répondre très méchamment :

« Il tient de son père. Il est fait croche. »

Valence se fâcha un peu.

« T’es bien gentil avec lui ! C’est effrayant ! Ne trouves-tu pas que tu es un peu dur avec lui ? Tu donnes un mauvais exemple aux enfants ! »

« C’est pas de ma faute si les jumeaux ne sont pas capable de le sentir. Ils ont raison aussi ! Regarde comme ton jeune est moumoune ! Il fait juste pleurer. De plus, il est anti-social ! »

« T’exagères encore, Charles ! J’aimerais juste que tu fasses attention à ce que tu dis devant les enfants… »

Charles se frustra. Il prit un air très violent et cria :

« Ben oui ! C’est de la faute de ton stupide jeune pis c’est moi qui doit changer ! C’est toujours pareil avec toi ! Ouvre-toi les yeux un peu et tu verrais à quel point c’est une mauviette ! »

Cédric venait d’arriver et marchait vers sa mère et son beau-père lorsqu’il entendit ce dernier gueuler ça. L’enfant savait que c’était de lui qu’on parlait. La remarque le blessa profondément mais refoula toute émotion qui pourrait le faire passer pour plus « mauviette » qu’avant. Il marcha plus lentement et Valence le remarqua. Elle courut le rejoindre, inquiète.

« Cédric ? Ta tête va bien ? Je suis tellement contente de voir que tu vas bien ! »

« J’ai juste un peu mal mais ça va. »

Valence réalisa la discussion qu’elle venait d’avoir avec le capitaine. Elle se mit à craindre quelque chose.

« As-tu entendu ton beau-père hurler quelque chose ? »

Cédric mentit bien sur.

« Non, pas du tout… pourquoi ? »

« Pour savoir ! »

Elle sentit une grosse charge tomber de ses épaules. S’il avait fallut qu’il entende un mot ça aurait pu le bouleverser très profondément. Cédric s’approcha des autres enfants et leur demanda s’il pouvait jouer. Bien sur, il fut refusé très vite. Valence ne voulait pas trop lui parler car elle jouait maintenant avec les autres aussi.

Se sentant envahi d’une énorme solitude, il alla s’asseoir un peu plus loin pour regarder les autres jouer. Il sortit son nouvel ourson de son sac à dos et le regarda longuement. Ses pensées vagabondèrent un bon moment. Les rires des autres lui parvinrent dans ses oreilles et il ressentit une grande peine. Pourquoi n’était-il pas accepté des autres ? Pourtant, ils avaient tout en commun ou presque : ils vivaient sous le même toit, avaient la même mère, côtoyaient les mêmes gens… Pourquoi étaient-ils si cruels ? Gagné par la migraine, il s’étendit par terre et serra l’ours contre lui et ferma les yeux. Il aurait tellement voulu être moindrement apprécié. Il se sentait si inutile dans la vie. Pourquoi était-il au monde si c’était pour être la risée de ses demi-frères ? Si seulement il avait la réponse. Si seulement quelqu’un pourrait l’aimer vraiment. Si seulement il pourrait avoir un père comme ses demi-frères et sa demi-sœur. Il voudrait tellement quelqu’un qui viendrait le border le soir, qui lui montrerait toutes les choses qu’un père montre normalement à son fils. Les yeux pleins d’eau, il changea de bord pour être dos aux autres. Son petit corps était parcourut d’énormes sanglots. Il en tremblait.

« Papa, pourquoi est-ce que je ne suis pas avec toi comme les autres enfants sont avec leur père ? Pourquoi est-ce moi qui suis seul ? Pourquoi personne ne m’aime ? Je n’ai rien fait pourtant… »

Une grande brise de vent envahit la planète. Cédric ne la remarqua pas, trop occupé à s’apitoyer sur son sort. Une main vint le toucher sur l’épaule. Il ne réagit pas. Soudain, une voix lui murmura :

« Cédric… regarde-moi, Cédric. »

Cédric ne réagit pas même si cette voix lui semblait si familière et lui apportait une étrange sensation. La voix répéta.

« Cédric, ouvre tes yeux et regarde-moi. »

Il finit par obéir. La première chose qu’il vit est une main qui essuyait ses larmes. Il s’assied et regarda l’homme devant lui. Il était inconnu mais semblait le reconnaître.

« Comment savez-vous mon nom ? »

L’étranger vit s’asseoir en face du petit garçon. L’inconnu lui sourit longuement et sincèrement. Il ignora la question et demanda au jeune :

« Dis, tu me passes Mussolini un instant ? Ça fait un méchant bout que je ne l’ai pas vu. »

L’enfant lui prêta son cadeau. L’homme laissa ses doigts balader sur l’ourson. Rien qu’en le tenant entre ses mains, de nombreux souvenirs tristes lui revinrent en mémoire. Avant de craquer il le redonna au garçon.

« Tiens, je te le rends. Prends en bien soin, tu veux ? »

Cédric était fasciné par lui. Il ne savait que dire et le regardait avec des yeux intrigués. Il finit par trouver la question.

« Qui êtes-vous au juste et que faites-vous ? »

L’étrange inconnu se contenta de répondre.

« Je te regarde d’en haut depuis ta naissance. Quand tu te sentais triste et que tu pleurais, je te serrais dans mes bras. Je venais te border toutes les nuits même si tu ne pouvais me voir. Quand tu faisais quelque chose de bien, j’étais si fier de toi, même si tu ignorais mon existence. Quand que t’es demi-frères et ton beau-père te rejetait, je pleurais en silence de te voir si seul. J’rêvais du jour où tu pourrais me voir enfin et que tu puisses m’entendre. Si tu savais à quel point j’ai attendu ce moment… »

Il laissa quelques larmes perler de ses yeux et tomber sur le long de ses joues. Cédric crut deviner qui était l’homme.

« Dites… est-ce que c’est vous… mon père ? »

L’homme acquiesça et ouvrit grand ses bras pour que l’enfant vienne s’y blottir… et c’est ce qu’il fit. Brad le serra contre lui, ému. Après un instant, Cédric se détacha et regarda son père avec un regard plein de reproches.

« Pourquoi n’étais-tu jamais là avant ? Pourquoi m’as-tu laissé seul ? »

Brad baissa la tête et dit :

« Je ne pouvais pas… et je ne pourrai pas être longtemps avec toi. Je n’ai pas le droit. Si on me découvre dans le royaume des vivants, on va m’envoyer en enfer avec tous les méchants de ce monde. Je peux juste te regarder sans intervenir mais je n’étais plus capable de rester là sans rien faire, fallait que j’agisse. »

Il mit ses deux mains sur l’épaule de son fils et le regarda avec sérieux :

« Écoute, ne te laisse pas démolir par tous les jaloux autour de toi. Tu es plus intelligent qu’eux et plus sage. Si tu te soucies de ce que les autres te disent tu vas finir comme j’ai fini, seul au monde. Vis ta vie comme tu l’entends. Je serai toujours à tes côtés. »

Cédric prit un air triste.

« Tu vas repartir tantôt, hein ? »

Le spectre acquiesça tristement. Il ne voulait tellement pas partir maintenant mais rester avec son descendant. Celui-ci répondit :

« Je veux que tu m’amènes avec toi. Les autres me font tellement de peine. Ma vie est invivable. Je veux partir avec toi. »

« Tu ne peux pas mourir. Tu es trop jeune. T’as toute une vie devant toi et je reviendrai quelques fois. Je te le jure. J’te conseillerai en rêves, promis. »

Voyant qu’il commençait à disparaître, Brad conseilla à son jeune d’aller jouer avec sa mère mais il ne l’écouta pas. L’ancien scientifique se dépêcha de lui dire au revoir et disparut de la planète. Cédric le regarda partir tristement.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pétrolia faisait le ménage du centre de santé. Elle détestait cette corvée mais il fallait bien que quelqu’un le fasse. Aveuglément, elle tendit sa main vers le balai. Elle le rata mais quelqu’un le lui donna dans sa main. Elle dit, reconnaissante.

« Merci. »

En se retournant, elle sursauta et pâlit. Qu’est-ce que Brad faisait là ? N’était-il pas mort ? Elle s’éloigna un peu, terrorisée. Brad lui sourit :

« Bonjour… ça va ? »

Toujours effrayée, elle ne put rien dire. Le spectre expliqua sa présence.

« Écoute, je vais aller droit au but. J’ai un très mauvais pressentiment. J’ai quitté momentanément le royaume des morts pour aller vous prévenir mais si je me fais surprendre je risque gros… »

Il s’approcha doucement d’elle et lui caressa doucement la joue pour la rassurer. Elle tremblait de tout son corps.

« Pétrolia, ne crains rien… c’est moi… je ne te veux aucun mal. »

Le fantôme eut un flash. Il devait absolument partir d’ici une minute. Il paniqua. Voyant que Pétrolia était trop en état de choc pour réagir, il l’a supplia :

« Je t’en prie ! Écoute-moi ! C’est grave. Pétrolia ! Tu es la personne en qui j’ai eu le plus confiance ! J’ai besoin de toi ! C’est important. »

30 secondes…

« Pétrolia ! Il va arriver quelque chose de grave, je te le jure ! Je dois te dire c’est quoi ! »

20 secondes…

Brad se sentit rejeté et incompris. Il en était triste.

« Tu ne me crois pas, hein ? Je te comprends. Je dois partir… au revoir… »

10 secondes…

Il embrassa doucement la femme sur le front et lui dit :

« S’il te plait, protège Cédric… »

Il l’a regarda pour une dernière fois et se volatilisant. Dès qu’il fut parti, Pétrolia tomba sans connaissance par terre, son cerveau effaçant ce dernier évènement.

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MessageSujet: Re: [FT] 2 - Cédric - Rejet   Lun 7 Nov à 12:12

Chapitre 3
Le début des ennuis…

« L’esprit amer, mes rêves à la mer
Je ne sais même plus, pour qui, pour quoi…
Je marche encore et je me bats
Soldat en vain sans lendemain.
À quoi ça sert?
» ~ Sommes-nous ~ Pleymo

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Cédric était à nouveau triste et se sentait seul au monde encore une fois. Il aurait donné la lune pour que son père puisse rester un peu avec lui. Il soupira et laissa son regard se balader autour de lui. Il remarqua que sa « famille » était en train de s’amuser. Ils s’étendirent sur une couverture pour faire une sieste tous ensembles. Ils semblaient si paisibles sans se soucier du garçon délaissé. Cédric sentit une grosse boule se former au plus profond de sa gorge. Tristement, il serra son ourson dans son sac à dos et se prépara à retourner à bord, où peut-être, espérons-le, on aura une once d’attention à lui prêter. Voyant que son enfant s’ennuyait à mourir tout seul, Valence se décolla de son amoureux, qui dormait profondément, et fit signe à son fils de venir se coucher avec eux. Cédric laissa son sac au pied de l’arbre et rejoignit sa mère. Elle lui sourit gentiment. Il ferma les yeux. Il était si bien, endormit paisiblement mais plusieurs heures plus tard, Charles le réveilla :

« Eille le flot! Réveille-toi! C’est le temps de partir! »

Cédric sursauta. Il bailla et se frotta les yeux pour se réveiller un peu. Charles recommença à bougonner.

« Dépêche-toi! Nous t’attendons pour repartir vers les confins de l’univers! »

Cédric se leva et marcha avec son beau-père. Il ne restait que les deux sur la planète. Arrivé près du téléfax, le jeune garçon se mit à paniquer. Il avait oublié son sac à dos avec Mussolini sous le citronnier. Il demanda au commandant de faire demi-tour pour qu’ils puissent aller le chercher. Telle fut la réponse :

« Tu n’aurais pas pu le remarquer avant? Je n’ai pas juste ça à faire de mes journées! »

Charles avait prit un ton et une expression vraiment sévère. Sachant qu’il avait mérité les réprimandes, l’enfant baissa la tête et bredouilla quelques excuses. Voyant qu’il avait été un peu trop dur avec le petit, Patenaude prit un ton plus calme et expliqua.

« Écoute, la responsabilité ça s’apprend tôt. Attends-moi, je vais chercher ton sac. »

Le capitaine se mit à courir vers le citronnier. Cédric était étonné du revirement de situation. Son beau-père faisait quelque chose pour l’aider? Étonnant… l’homme revint vite avec le sac dans une main et Mussolini dans l’autre. Charles avait l’air très fâché. Cédric soupira. Chassez le naturel et il revient au galop! Le capitaine disputa Cédric en désignant l’ourson :

« Penses-tu que je ne sais pas se que s’est que ça? Je t’interdis de l’avoir en ta possession. Je vais le brûler ce soir! »

Cédric éclata en larmes. Il ne voulait pas perdre ce précieux cadeau car pour lui il était très précieux. C’était le seul souvenir qu’il lui restait de son père. D’une voix tremblante, le petit bonhomme implora la grâce de son beau-père.

« Pas Mussy, je vous en supplie! Ayez pitié! »

En entendant Cédric dire ce dernier mot sur le même ton que Brad le disait, Charles sentit la rage le mener.

« Hey mon jeune! Je ne veux plus JAMAIS t’entendre parler sur ce ton. Ma décision est finale. Essaie de comprendre… Si ta mère revoit ce jouet, elle va avoir de la peine… »

« De la peine? C’est stupide », pensa Cédric. Il détestait tellement Charles de vouloir détruire tout ce qui avait un peu d’importance à ses yeux. Pourquoi le cruel capitaine s’amusait-il à lui pourrir la vie? Il tenta une dernière fois :

« C’est un cadeau de Pétrolia. J’aimerais vraiment le garder, s’il vous plait. »

Il avait une expression piteuse sur son visage mais Charles ne se laissa pas gagner.

« C’EST PÉTROLIA QUI T’A DONNÉ ÇA? Attends qu’on retourne à bord, elle va le regretter! »

Sur ces mots, Charles téléfaxa vite Cédric et monta à bord lui aussi. Dès qu’il fut arrivé, il chercha pour la femme. Le petit le suivit. Lorsqu’il eut trouvé Pétrolia, qui venait de se réveiller, il lui mit l’ours au nez.

« J’ignore comment vous l’avez eu mais comment avec-vous OSÉ le donner à Cédric? »

Pétrolia essaya de les défendre tous deux en mentant.

« C’est un cadeau que j’avais reçu avant la mort de Brad… Cédric l’a vu traîner dans le centre de santé et le trouvait « cute » alors je le lui ai donné. Je ne lui ai jamais dit de qui ça venait. »

Le garçon approuva ce qu’elle venait de dire. Charles se mit à démembrer le jouet et à jeter les morceaux par terre. Il marcha ensuite dessus.

« Ah pis gardez-le donc, ce vieux nounours miteux et puant! »

Le commandant quitta vite la pièce avant de commettre un meurtre. À l’intérieur, Cédric se dirigea vers son jouet. Ce dernier était si mal en point que l’on pourrait croire qu’il sortait d’un champs de bataille. Le petit garçon se mit à pleurer en constatant l’ampleur des dommages. Le salaud. Il allait le faire payer cher pour ça!

« Il est tout brisé… Le salaud l’a tout brisé! Comment a-t-il pu? Je le hais! »

Pétrolia tenta de le rassurer. Elle mit sa main sur l’épaule du triste enfant.

« Écoute, ce n’est pas si grave. Je vais le recoudre immédiatement et il sera aussi beau qu’avant, je te le promets. »

« Non, ce n’est pas ça… Il est TOUJOURS sur mon dos! Je ne suis plus capable de le tolérer. Pourquoi est-ce qu’il m’haït autant? Pourquoi fait-il tout pour me rendre malheureux? »

Il vint se blottir dans les bras du médecin en sanglotant. Elle lui caressa doucement les cheveux en pur réconfort. Elle ne savait tellement pas quoi faire pour l’enfant. Elle lui confia :

« Écoute, si jamais tu veux parler à quelqu’un, je suis là. Je ne suis pas parent avec toi mais je m’en voudrais à mourir si quelque chose devait t’arriver. »

L’enfant lui sourit. La femme prit les restes de l’ourson et commença à le confectionner. Le garçon lui parlait tout ce temps.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Charles venait de sortir de la douche. Il se faisait beau car sa blonde l’avait convié à un souper en tête à tête, sans les enfants. Il sortit son rasoir et laissa la lame lui enlever sa pilosité superflue. Il se lava ensuite la figure et appliqua quelques gouttes de son parfum préféré sur son cou. Il vit un bras étranger dans le miroir. Il se retourna et remarqua :

« Brad? Que faites-vous ici? »

Le spectre ne lui répondit pas tout de suite. Il le plaqua violemment par terre et lui asséna un violent coup de poing dans le visage.

« Sale con. De quel droit te permets-tu d’harceler mon fils? Tu mériterais juste que je laisse pour mort sur l’autoroute! »

Charles avait peine à rouvrir les yeux.

« Si vous n’êtes pas satisfait de mon éducation, vous aviez juste à l’élever vous-même! »

Brad sourit :

« C’est ce que je vais faire. Vous allez vivre un enfer, attendez-vous à cela. Je reviens. Je vais faire mes valises. »

Le fantôme disparut. Charles se pinça. Le dernier évènement semblait être un rêve mais le sang coulant de son nez lui confirma que c’était vraiment la réalité. Le capitaine avait encore la chienne. Il se mit à trembler. Il savait que sa vie était changée à jamais.

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MessageSujet: Re: [FT] 2 - Cédric - Rejet   Lun 7 Nov à 12:14

Chapitre 4 : Changement de camps

« Je reste l’insolent
Et toi l’intolérant » ~ l’insolent - Pleymo





Valence regarda sa montre. Dix-neuf heures… Charles aurait du être là il y a une heure. Elle soupira. Comment son amoureux aurait-il pu la laisser seule et l’oublier? Elle avait mit sa plus belle robe que pour lui… Elle soupira et décida d’attendre encore un moment.

Dans la salle de bain, Charles paniquait. Il fixait son reflet dans le miroir. Comment allait-il pouvoir se présenter ainsi devant la femme qu’il aime? Il avait le visage défait par l’attaque qu’il avait subie. Non, il ne pouvait pas perdre la face devant Valence. Il prit sa montre et décida de la contacter.

« Valence? Écoute, je ne veux pas te faire de peine mais je ne peux pas aller à notre rendez-vous. J’ai eu plus de travail que se que je croyais… »

Valence n’en cru pas ses oreilles. Elle se fâcha et répondit amèrement.

« Ben oui! Le travail c’est plus important que notre couple! »

« Ce n’est pas ça, je te jure… »

« Charles! T’es toujours comme ça! Tu es si distant! »

Charles éprouva un profond malaise. Il avoua :

« Ok, je t’ai menti. Si je te disais la vérité, tu ne me croirais pas. »

« Pourquoi pas? »

« Je me suis fait attaquer par… Brad… »

Valence se frustra encore plus. Comment pouvait-il oser se moquer d’elle avec un tel mensonge?

« Charles, t’hallucine! Cesse tes mensonges! »

« Je te le jure sur la tête de mon père, sur la tête de mes neveux… sur ta tête. »

« Je ne te crois pas! C’est impossible! »

« Je le savais que tu ne me croirais pas! »

« C’est impossible! Ça ne se peut pas! »

Valence lui ferma la communication au nez. Elle était vraiment dans tous ses états. Charles devrait vraiment avoir honte de mentir autant, pensa-t-elle. Elle ramassa la table. Elle aurait vraiment voulu avoir un punching bag près d’elle en ce moment précis.

La psychologue ramassa vite la pièce et partit de celle-ci. La jeune femme marcha vers son bureau mais une main l’attira vers une armoire à balai. Elle n’eut pas le temps de voir son assaillant mais dit instinctivement :

« Charles, touche-moi pas! Tu m’énerves! Je vais te les faire ravaler, tes mensonges! »

Une main vint se poser sur la bouche de la psy pour l’empêcher de parler. L’autre main vint l’enlacer par la taille. La femme sentit vite un souffle dans son cou. Elle roula des yeux. Une voix familière vint lui chuchoter dans le creux de son oreille.

« Alors, ma belle, tu t’es ennuyé de moi durant mon absence… »

Valence sursauta. Cette voix n’appartenait vraiment pas à Charles… mais à Brad? Elle fit volte-face et constata que c’était bel et bel l’ancien scientifique qui se tenait devant elle. Il avait un sourire méchant, quasiment sadique. Valence sentit un grand frisson la parcourir. Elle figea d’effroi. Après un instant de tentative, elle réussit à bégayer :

« Que… faites… vous… ici?... »

Le revenant rit un peu et expliqua :

« J’ai bien le droit de venir te voir, ma tendre! »

Elle grimaça de dégoût et tenta de quitter la minuscule pièce mais s’aperçut que la porte était barrée. Le fantôme la ramena contre lui. Elle se débattit du mieux qu’elle le put et se mit à crier pour attirer l’attention de quelqu’un dehors qui pourrait l’aider.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Cédric passait par là avec son ourson fraîchement réparé. Il entendit les plaintes de sa mère. Il s’empressa de courir vers l’armoire à balai et ouvrit la porte. Sa mère s’enfuit en courant. L’enfant regarda à l’intérieur de la petite pièce. Il n’y vit rien. Il se demandait se qui avait bien pu se passer pour que sa mère panique comme ça.

Le petit garçon regagna sa chambre car le corridor n’est pas l’endroit de choix pour réfléchir. En entrant dans la pièce, il remarqua que quelqu’un était couché sur son lit et lisait. Cédric s’approcha de lui.

« Que faites-vous là, sur mon lit? »

L’homme baissa son livre et dévoila son visage. Cédric figea en voyant son père.

« Cédric… si tu savais combien tu m’as fais honte... »

Cédric se sentit un peu coupable mais ne savait pas de quoi. Brad poursuivit.

« Tu m’as empêché d’avoir du fun avec ta mère… ce n’était pas gentil de ta part. »

Cédric essaya de se défendre :

« Oui mais maman voulait sortir. Je ne savais pas que c’était mal. »

Le spectre se leva du petit lit et prit un air vraiment sévère. Il menaça son propre fils.

« Écoute, jeune morveux, je ne veux plus JAMAIS que t’interviennes dans ce que je fais sinon ça va aller TRÈS mal. Tu m’as compris? »

Cédric hocha de la tête en tremblant. Spitfire remarqua vite ce réflexe de peur.

« Un autre truc. Endurcit toi. Être moumoune ça mène à rien de bon dans la vie. »

Le plus vieux quitta la pièce. Encore terrorisé, Cédric s’assied dans un coin de la pièce et serra le jouet en peluche contre lui pour trouver le réconfort. Pourquoi son père était-il devenu si agressif? Il était pourtant si gentil tout à l’heure…

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MessageSujet: Re: [FT] 2 - Cédric - Rejet   Mar 27 Déc à 12:35

Et Bien, après plusieurs mois d'attente, voici la suite comme cadeau de Noel! Bonne lecture Razz

Chapitre 5 : La goutte faisant déborder le vase.

Valence avait couru la moitié du vaisseau pour regagner la chambre qu’elle partageait avec son amoureux. Était-il toujours fâché contre elle? Accepterait-il les excuses de la dame? La femme entra dans la pièce, épuisée et tremblante. Dès qu’elle le vit, elle se jeta dans les bras de son bon capitaine qui la regardait, stupéfait.

« Valence? T’es blême… Que s’est-il passé? »

La pauvre éclata en sanglots tout en se blottissant contre la poitrine si invitante de son homme. La triste adulte se sentit un peu plus en sécurité quand les bras de la personne qu’elle aimait vinrent l’entourer. Valence n’eut point besoin de se confier; son bel homme le devina :

« Brad t’as fait des menaces, c’est ça? »

La femme apeurée se contenta d’hocher la tête. Le jeune capitaine la serra encore plus contre lui et tenta de la rassurer du mieux qu’il le put. Il tenta, par la même occasion, de stopper le torrent de larmes s’écroulant de ses yeux. Lui-même était pétrifié de savoir qu’un spectre s’en prenait non seulement à lui mais aussi à sa blonde qu’il aimait tellement. Il maudit le défunt scientifique de leur faire vivre un tel cauchemar.

Ils restèrent ainsi, figés et effrayés, durant un bon moment jusqu’à ce qu’on cogne à la porte. Valence s’approcha de celle-ci, craintive :

« Qui est-ce? »

Une voix d’enfant se fit entendre.

« C’est moi, maman. »

Valence reconnut vite son fils aîné et le laissa entrer. Celui-ci semblait vidé de la moindre émotion tant il était sous le choc. Il dit, néanmoins :

« Maman. J’peux dormir avec vous ce soir? J’ai peur… »

L’idée ne plut vraiment pas à Charles qui dévisagea le petit garçon. Il chuchota pour que seulement Valence entende :

« Crime, ‘y’é ben fifi… »

Valence lança un regard sombre à son conjoint et s’agenouilla près de Cédric pour mieux lui parler. Elle lui demanda :

« Toi aussi, hein? Toi aussi tu t’es fais menacé? »

Cédric acquiesça timidement, craignant d’être jugé. Sa mère le serra fort dans ses bras, retenant ses larmes de rage. Elle avoua :

« Moi aussi, tu sais… et ton beau-père s’est fait arrangé le portrait par lui. »

Charles, pour la première fois, eut une dose de sympathie. Il n’aimait pas Cédric mais c’était quand même inhumain d’effrayer un enfant. Il le serra dans ses bras, même si ça le dégoûtait, à son tour pour le consoler.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

La petite famille est allée vite se coucher, se serrant entre eux pour se rassurer. Malgré les efforts qu’ils y mettaient, aucun ne réussit à s’endormir ni même à s’assoupir. Pourtant, tout le monde était silencieux et attendait que la nuit passe. Vers les trois heures, ils entendirent des pas. Ils se collèrent encore plus, totalement effrayés et puis, la porte s’ouvrit. On entendit une petite voix :

« J’ai peur… j’veux dormir avec vous aussi. »

C’était la petite Oli. Maman lui fit vite signe de les rejoindre. Dès que la fillette toucha le lit, il y eut un gros éclair bleu poudre, une détonation et un miaulement. Le petit groupe se rapprocha et constata que bébé Oli avait disparut, laissant place à un chaton. L’animal avait de grands yeux tristes, comme s’il implorait de reprendre sa forme originale. Valence prit le petit minou dans ses bras, regardant le plafond avec rage.

« Mon salaud. Je sais que c’est de ta faute. Tu vas payer bien cher ça, je te le jure! Brad Spitfire, tu devrais avoir honte de t’en prendre à une famille modèle! »

Brad apparut tel un génie malveillant. Il leur envoya son sourire le plus machiavélique. Valence tenta de le frapper mais s’électrocuta.

« ‘tention, ma jolie. Tu vas te faire mal pour rien. »

Valence se mit à lui lancer les pires insultes existants mais celles-ci ne semblait pas atteindre le spectre. Celui-ci soupira, après quelques minutes, et fit apparaître un dictionnaire. Le bouquin frappa fortement la femme derrière sa tête et la psy perdit connaissance. L’intrus se mit à rire fortement.

« Ha ha ha! J’vous énerve, hein? C’est seulement le commencement. Vous n’aviez pas le droit de me condamner à mort sur un vaisseau canadien! »

Minou Oli se rapprocha de Brad pour se frotter à lui, comme fait n’importe lequel félin en voyant un être humain, mais l’ancien vivant lui donna un bon coup de pied, choquant les gens ici. Charles, atterré, se mit à hurler sa colère :

« DITES-MOI SE QUE VOUS FOUTEZ ICI, BORDEL! RETOURNEZ DONC DANS VOTRE TROU! »

Brad pointa le rebelle du doigt, le faisant léviter. Il le fit virevolter un peu partout dans la pièce avant de le laisser tomber avec violence sur le sol. Le fou s’expliqua ensuite :

« Que voulez-vous? C’est tellement plate le royaume des morts! Je suis venu m’amuser ici à la place! »

Cédric se leva :

« Laisse donc mon beau-père et ma mère tranquilles! Pars de ma vie! Je te croyais gentil mais t’es le pire salaud que j’ai vu de ma vie! »

Brad vint s’asseoir à côté de son fils, très calme :

« Tu sais, mon cher Cédric, ce que je t’ai dis tantôt? Se serait dommage de l’oublier et de devoir mourir pour un simple oubli… »

Le jeune audacieux le gifla, se brûlant la main.

« J’m’en fous de crever! Si c’est moi que tu veux, tues-moi mais laisse les autres tranquilles! »

Brad semblait bien se marrer de l’attitude rebelle de son garçon :

« Tu es un petit comique, toi! T’es pas Spitfire pour rien! »

Après ces mots, le spectre disparut sans réparer ses dégâts. Valence reprit conscience peu après. Elle dit :

« Non, ça n’a plus d’allure. On ne peut pas vivre comme ça. Il va revenir encore et encore nous visiter… »

Le garçonnet était vraiment désespéré.

« Que faire, ‘man? On n’est pas assez fort pour l’arrêter ni remonter le temps! »

Charles eut un éclair de génie. Son regard illuminé, il demanda à Valence de le suivre un moment.

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MessageSujet: Re: [FT] 2 - Cédric - Rejet   Dim 19 Mar à 17:52

Chapitre 6 : Fuir les problèmes ne résous rien

Charles escorta Valence vers une pièce que personne sauf lui ne connaissait. À l’intérieur, il ouvrit la lumière pour exposer une machine spéciale. L’on ne saurait dire d’où elle vient. Le capitaine remarqua la fascination de son amoureuse mais, sachant que le temps pressait, il lui demanda à quand remonte la première apparition de Brad et pourquoi il était venu. Valence supposa :

« Je crois qu’il est venu cet après-midi pour emplir la tête de Cédric de mensonges... Selon moi, originalement, il est venu parce que son fils se sentait mal aimé. »

Charles baissa la tête, se sentant responsable des récents évènements, puis se ressaisit :

« Si on retourne dans le temps et que je m’occuperais plus de Cédric, tu crois que ça changerais quelque chose? »

Valence fronça les sourcils en guise de réflexion.

« Je ne sais pas. Se serait possible… mais comment ferait-on pour remonter le temps? »

Charles pointa la machine.

« Avant que je l’interdise de créer des inventions, Pétrolia avait réussit à confectionner ça. Embarque en premier. »

Valence prit place dans la machine. Charles expliqua :

« Je nous envoie dans le temps où tu étais enceinte des jumeaux, là où il était encore temps de changer le futur. »

Valence lui sourit.

« C’est peut-être la dernière solution. J’accepte! »

Charles l’embrassa doucement sur le front et appuya sur un bouton. Valence disparut immédiatement.

Charles prit place lui aussi. Il prit une grande inspiration pour calmer le stress qui lui montait à la tête et mit sa main près de l’interrupteur. Cédric entra dans sa pièce.

« Qu’est-ce que c’est?, demanda le petit garçon. Où es partie maman? Pourquoi a-t-elle disparu? »

Charles se leva et s’approcha de lui. Il le détestait toujours autant mais tentait de faire un effort pour bien être poli avec lui.

« Ta maman, elle est parti changer le présent. J’y vais bientôt. »

Les yeux de Cédric se remplirent d’eau. Le pauvre enfant semblait si vulnérable. Il répondit, d’une voix tremblante :

« Et moi? Vous me laissez seul contre le fou? »

Charles eut pitié du garçonnet et lui sourit légèrement en lui expliquant :

« On va revenir. On va chasser le méchant. Juré. »

Cédric essuya les larmes sur sa joue.

« Merci. Attention à vous deux. »

Charles, sachant qu’il n’avait rien à perdre, se sentant un peu coupable en même temps, prit la parole.

« Écoute, Cédric. J’m’excuse pour avoir agi bêtement avec toi. J’ai vraiment été égoïste. Dans le fond, t’es vraiment un grand gars intelligent et gentil. J’me demande comment j’ai fait pour être aveugle. »

Les larmes revinrent vite dans les yeux de Cédric, ému. Pour le jeune, c’était tellement impossible comme moment. Il y avait rêvé toute la vie, c’était tellement irréel. Le petit serra son beau-père dans ses bras, pleurant de joie. Charles le serra contre lui, tentant de se racheter auprès de lui. Puis, après quelques minutes, il se défit de l’étreinte.

« Désolé, Cédric. Je dois y aller. »

Charles le salua et embarqua dans la machine. Il lui fit un dernier sourire avant de disparaître dans le temps.

Le néant et puis…

Un tourbillon de couleur…

Juste du bleu ciel là… c’est mêlant.

Une ombre?

L’ombre devint de plus en plus précise. Une voix familière se fit entendre.

« On échange de changer le cours du temps, hein? Tant pis pour vous. J’vais vous envoyer dans le futur au lieu du passé. »

Ensuite, un fou rire assourdissant.

Encore le foutu néant.

Fin de rejet

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