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 [OS][G] Le rideau tombe, les masques se brisent

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drakys
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MessageSujet: [OS][G] Le rideau tombe, les masques se brisent   Ven 7 Oct à 11:14

Le rideau tombe, les masques se brisent
par drakys
classement; G
avertissement; pas à moi. à claude legault / pierre-yves bernard. pour le challenge de 60 minutes sous le thème de regret decontrelamontre (http://www.livejournal.com/community/contrelamontre/) anyhow. spoilers subtiles comme. pour 'hasta luego' (épisode 2-14).
notes; définitivement le truc de 'galaxie...' le plus sérieux que j'ai écrit. faut pas s'attendre que je redonne dans le genre sous peu. ...faudrait que j'évite aux personnages de faire trop d'introspection. XD
pour la version avec le formatage juste: http://elventroublemakers.net/saabisu/ff/gal_masque.pdf (attention hein, c'est en .pdf, donc si votre ordinateur est capricieux, je suggère un clic-droit et sauver sous...)

Immobile. Complète immobilité. Couché sur le dos, la tête posée sur ses bras repliés. Une couverture tirée jusqu'à la poitrine, un pli parfaitement droit qui s'arrêtait, perpendiculaire, au milieu de la fermeture éclair de son chandail. Il regardait le plafond – le dessous de la couchette au-dessus de sa tête – avec une fixité troublante.
Troublé, voilà ce qui décrivait bien son état d'esprit.
Il entendait sa respiration, celle des deux autres hommes qui partageaient la cabine avec lui. Seuls sons qui trompaient la lourdeur de ses pensées. La sienne semblait copier la leur dans une parfaite régularité. Brisée par l'occasionnel ronflement ou le murmure d'un rêveur.
Il soupira, sa poitrine se soulevant et se creusant soudainement moins régulièrement le temps que la longue bouffée d'oxygène se rende à ses poumons, les remplisse et les vide.
Son souffle redevint régulier, le sommeil toujours absent ayant cédé sa place à la culpabilité.
Une partie de lui voulait hurler, se déchaîner jusqu'à le déchirer, lui permettre de ne plus avoir à faire face. Faire face aux autres: à leur écoeurement, leur haine. À cette lueur dans leurs yeux qui traduisait trop bien leurs pensées. Face à lui-même, une torture infiniment plus insidieuse.

Il y avait tant qu'il n'avait pas voulu. Tant qu'il avait désiré sans l'obtenir.
Des rêves, chimères tortueuses et terribles qui hantaient sans cesse les tréfonds de son esprit. Des rêves d'enfant, bafoués dans les rires moqueurs et l'implacabilité des conventions. Opprimés par des volontés implacables et des décisions échappant à son contrôle.
Des actions, gestes posés sans vraiment de préméditation. Des actions idiotes, entreprises sans penser plus long que sa propre satisfaction. Des échecs constants pour son égoïsme, dans une parodie ridicule de lutte du bien contre le mal.
Qu'est-ce qui était bien, qu'est-ce qui était mal dans le fond?
Miroir de l'âme, de larmes. Délire qui défaisait le flux habituellement parfait de ses pensées.

Il secoua la tête, brisant l'immobilité qui l'enchaînait.

Il n'aurait pas dû la dénoncer.
Tout le problème était là. Étalé en une seule phrase d'une simplicité grossière. Sept mots alignés pour former l'essence même de l'épine qui le torturait depuis... depuis… Combien de temps avait passé? Combien de jours amers, d'heures blessantes, de minutes trop longues et de secondes violentes s'étaient écoulés?
Le temps importait peu: tous les jours, heures, minutes et secondes étaient des siècles pour lui.
La décision avait été stupide, sans but. Sans raison valable. Pourquoi? continuait-il à se répéter. Cela ne lui avait rien rapporter, sauf la satisfaction précaire de dénoncer pire – meilleur – menteur que lui. Pourquoi alors? Il n'arrivait jamais à trouver une raison valable, une explication valable.
Il voulait blâmer son éducation. C'était ce qu'on lui avait appris, c'était le véritable héritage familial passé de génération en génération. Blesser, exploiter, profiter. Oui, ce n'avait été qu'un réflexe conditionné: pourquoi chercher une réponse plus loin?
Parce que cette réponse n'était pas suffisante.
Parce que cette réponse ne lui faisait pas supporter mieux le dégoût qu'il voyait tous les jours sur le visage des autres. Qu'il n'acceptait pas plus facilement l'isolement dans lequel il s'était involontairement – volontairement – fourré.
Parce que cette réponse lui faisait réaliser à quel point il était stupide.

Il se tourna sur le côté, la symétrie parfaite d'une seconde plus tôt défaite par le mouvement. Il regarda le mur, glissa lentement jusqu'à ce que son front le touche. Le froid délicieusement cruel de la paroi métallique le calma quelque peu. Un baume glacé contre son âme brûlante, brûlée.
"Je m'excuse."
Ses lèvres avaient à peine bougées, dérangées par à peine un souffle dans lequel les mots se perdirent. Il ferma les yeux, comme si ses paupières étaient trop lourdes. Comme s'il ne voulait pas que les larmes se mettent à rouler sur ses joues.
Personne ne l'entendit. Personne n'entendrait jamais ses mots.
C'était plus facile de porter un masque que de montrer les faiblesses de son vrai visage.

(novembre 2003)
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