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 [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)

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kristaline
Maîtresse du Forum


Nombre de messages : 389
Date d'inscription : 04/02/2005

MessageSujet: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 9:02

Voici le petit formulaire à la manière de fanfiction.net...

Titre: Au-delà de mon contrôle…
Auteur : M@rie
E-mail : marie7680@hotmail.com
Avertissement: Euh....si vous aimez pas les morts, je vous conseille pas de lire ça! Sourtout notre chère Alex! Lit pas ça, sinon, t'aura ma mort sur ta consience
Spoilers du film : Aucun....
Genre : drame/romance

Résumé général: La mort dans l'âme, Pétrolia se retrouve, en un instant, dans une situation sans issue, basculante. Convaincue que le renversement est bel et bien pris pour de bon dans sa réalité, elle plonge en pleine dépression. Et du jour au lendemain, tout perd son sens, et elle se retrouve bien malgré elle dans une position inconfortable moralement, au-delà de son contrôle...

Disclaimer: Tout l'univers de Dans une galaxie près appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard, tous les autres personnages viennent de ma pure imagination (vraiment banale en passant!).
Notes sur la fic: Voici des repères pour la fic. Cette fic se situe environ quelques semaines après la fin de la mmmission. Le perso principal est Pétrolia. Les bouts ou c'est écrit en ''il'', c'est avec Pétrolia et ses pensées sont en italique. Pour les autres personages, c'est écrit ''PDV''. Le point de vue du personnage, c'est à dire en ''Je''
Note: S.V.P !!! Reviews!!!!!!!!! Je veux savoir si vous aimer!!!

Bonne lecture!

M@rie








Prologue

La vue de ton corps mutilé, mon cher petit frère, me répugne, me dégoûte…
Je ne comprends pas pourquoi tu as osé faire ça. Se suicider pour se donner de l’importance à cause de sa jalousie, se n’est pas une façon de régler ses problèmes Ça tu peux me croire. Ses derniers temps avant ce triste suicide, tu avais changé, je ne te reconnaissais plus. Tu n’étais plus le même Vladimir que je connaissais. Comment peut- t’on devenir aussi jaloux et méprisable en si peu de temps? C’est pratiquement insensé….

Tu m’as dis, dans cette lettre, que tu as laissé, que tu te vengeras même après ta mort et je pourrais te répondre en haussant un sourcil que je connais déjà toute ta vengeance. Cela peut-être paraître bizarre mais c’est vrai. Tu as toujours été envieux de l’amour que je porte à Odile. Je sais que tu aimais toi aussi mais qu’elle t’a repoussé. Elle t’a pourtant dit des centaines de fois que elle ne t’aimait qu’en ami, Pourquoi n’as-tu pas ouvris les yeux et vu qu’elle ne voulait pas de toi et que tu pouvais rien n’y faire? Tu as été si idiot de continuer à lui faire la cour même si on est présentement fiancé de plus peu, elle et moi. Tu emporterais avec toi mes désirs qui te serviront appât pour ta vengeance, je le sais très bien. Odile m’a dis lorsque je l’ai rencontré qu’elle voulait avoir des enfants et tu savais que moi aussi j’en voulais. J’ai bien peur que tu ne te venge pas sur moi mais sur ce qui comptera le plus pour moi dans les prochaines années. Mais tu ne m’auras pas facilement. Oh non, jamais je te laisserais faire, je donnerai ma vie pour t’arrête, mon cher frère. Tu peux en être sûr et certain, Vladimir!

Tout ça me dépasse totalement. Peut- t’on aimer quelqu’un au point de devenir suicidaire? Oh, quand Odile va apprendre, elle va s’en vouloir pour le reste de ses jours! C’est pour ça que tu la fais, n’es ce pas? Tu savais qu’elle est sensible, douce, et parfois même trop gentille envers les gens. C’est pour la faire souffrir que tu la fais, pour la voir se morfondre de ce suicide en sachant que c’est sa faute si tu as commis cette horrible action. Tu es si cruel, si monstrueux de faire ça à une fille comme Odile que ça me fais vomir.

As-tu au moins penser à toute la peine que ton geste fera? Nos pauvres parents, quand il renterons de voyage, ils seront bouleverser par ce geste. Une chance que je suis rester pour moi-même découvrir ton corps pratiquement décapité. Je n’ose pas imaginer la scène si mère aurais fait la découverte à ma place. Elle qui est si sensible, elle ne serrait jamais remis…

Un jour, Vladimir, je sais que l’ heure de ta vengeance sonnera et que tu viendra venger de ta misérable existence contre moi et Odile mais ce jour sera aussi synonyme de triomphe pour moi car je peux t’assurer que je te laisserai pas gagner cette guerre entreprise. Sois-en certain. Car à partir de ce moment c’est moi qui ai sur les épaules le poids pénible de l’avenir des Stanislavski…


Dernière édition par le Ven 16 Juin à 9:27, édité 1 fois
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 9:10

01. La réalité n'est pas toujours ce que l'on désire...

« Voilà aujourd’hui, 126 jours, répartis dans 18 semaines que cet enfer démesuré me retint prisonnière. Oui, je compte les heures, les minutes, même les secondes qui m’afflige de ce drame qui me semble si gigantesque que je n’ose pas en voir l’étendue de mon geste qui ma coûter la liberté. La liberté de faire comme bon me semble lorsque je veux. Mais comment j’aurais pu choisir la facilité dans tout cela? Je regrette tellement d’avoir tombé dans le piège de cette possibilité presque horrifiante qui m’aurait pu me destiné à une autre vie…meilleure. Oui, un jour ou l’autre, cet acte me sera bénéfique et m’apportera bonheur et joie mais en attendant ce jour presque inconcevable, je sombre dans le néant de ma pauvre vie complètement idiote. J’ai impression que tout mon monde s’écroule autour de moi, que plus rien ne me semble joyeux pour moi. Que je semble tomber dans une espèce de dépression totale qui ressemble étrangement à un gouffre sans fond.

Serai-je en train de regretter d’avoir repousser la seringue? Oh, je n’en ai aucune idée! Comment je peux m’imaginer cela? J’ai seulement suivi mon cœur. Mais m’aurait-il guidé vers la mauvaise voie? Non…ça ne se peut pas! De toute façon, il est trop tard pour changer d’avis, je ne peux plus reculer en arrière. J’ai fais ce choix et je vais le tenir jusqu’au bout, je sais que je peux le faire avec conviction. Mais qu’en penserons les autres lorsque je leur annonçai? Pourtant, j’essaye, j’essaye, encore et encore mais toutes mes vaines tentatives se sont résumer en un échec total l’unes après les autres. J’en suis incapable! Ils vont bien finir par s’en apercevoir un jour, mais je voudrai tant qu’ils l’apprennent de ma propre bouche, même si je sais que je ne trouverai jamais le courage suffisant pour le faire. Comment? Comment le trouver? Jamais, au grand jamais, je n’ai du faire une chose aussi désespérée; Avouer.

Mais malgré tout, quelque chose ne tourne pas rond en ce moment. Mais qu’est ce qui m’arrive ? Je me sens si impuissante, si faible. Qu’es qui ce passe avec moi ? On dirait que quelqu’un me retire mon énergie, comme si je n’avais plus aucunes forces en moi. Je me sens si fatiguée à chaque effort même le plus ’’normal’’ du monde. Je n’ai plus le moral depuis quelques jours, moi qui suis si souriante en tout temps. J’ai toujours envie de fondre en larmes, être toujours seule, sans savoir exactement pourquoi. C’est tellement bizarre…

Mais qu’es qui est le plus atroce, c’est qu’on dirait que le reste de l’équipage m’évite, me fuis comme la peste, comme si j’étais une horrible bestiole répugnante. Pourtant, il y a quelques temps, ils ne semblaient pas agir comme ça avec moi. C’est arrivé si brusquement, Qu’est que j’ai bien pu faire ? J’ai beau essayé d’être gentille, de me faire pardonner. Cela n’arrange rien du tout…

On pourrait croire qu’ils ont envie soudaine de se sauver en courant quand j’entre dans la même pièce qu’eux. Es-ce que j’ai été aussi méchante à ce point ? Je n’en sais rien.

Mais il faut que je découvre la vérité. Peut importe le prix à payer, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que je la découvre… Oui, je vais la découvrir ou je ne m’appelle plus Pétrolia Parenteau-Staneslavski!…»

Allez, ne pense plus à cela…Se dit-elle intérieurement



Pétrolia referma son journal d’un coup sec, les yeux brillants de larmes et le glissa sous son oreiller. En se retournant sur le coté, le vertige envahit son corps et la nausée s’empara d’elle. Elle plaqua sa main contre sa bouche et se dirigea en courant vers les toilettes. Les Haut-le-cœur l’emporta sur le reste de son corps et elle régurgita. Elle se releva péniblement après quelques minutes interminables et tira la chasse d’eau. Elle rinça la bouche et essuya avec un papier hygiénique. Elle écarquilla les yeux en le regardant, une matière visqueuse écarlate y dégoulinait. Mais qu’est ce que c’était? Elle n’avait rien mangé de rouge…

Elle effleura la substance avec le bout de son doigt. A cet instant, c’est là qu’elle comprit que ce n’était pas du vomi mais du sang. Elle lança le papier dans la toilette, pétrifiée par la surprise, abasourdie.

Un vent glacial traversa la pièce d’un coup. Elle fut assaillie par cette brise inattendue. Elle se sentait étourdie, envoûtée, par une puissance inconnue qui semblait contrôler son esprit. Son corps était affaibli et une sensation bizarre l’empoignant. Son cerveau semblait littéralement possédé… Soudainement, une douleur lancinante envahit son corps. Elle attrapa son ventre à deux mains comme pour repousser la douleur.


Non pas ça! Pas ça!


Mais, à l’instant où elle se figea en prenant appuie au mur, peur de défaillir, elle ne supportant plus la douleur intense qui la fessait terriblement souffrir. Elle essaya de reprendre son souffle, mais rien à faire la douleur paraissait s’accentuer au fur et à mesure que le temps passait au rythme de ses gémissements étouffés. Elle n’en pouvait plus, il fallait qu’elle alerte quelqu’un à tout prix. Elle prit une profonde inspiration et sortit de la salle de bain en vacillant de tout son corps. Elle se rapprochait peu à peu de la porte coulissante, mais celle-ci lui paraissait si lointaine.

-Allez, vas-y, encore un petit effort, ça y est presque, Murmura t’elle en serrant les dents.

Elle avançait à petit pas, en s’arrêtant de temps à l’autre pour éviter de chuter. Toutes ses forces s’étaient envolées et sa vue s’était brouillée. Tout était confus autour d’elle, trop même…

-Encore un peu et quelqu’un viendra à mon secours...

Puis elle s’effondra, au milieu de la pièce, à bout de force…


PDV Valence

Je me sentai si bizarre, même trop…C’est une sensation étrange qui m’empoignait par intérieur et je savais que ce n’est absolument pas normal. Qu’es qui ce passe? Je me sentais si étourdie comme si j’avais horrible impression d’avoir été dans un manège de parc d’attraction un peu trop longtemps. Comme si des milliers de couteau me transperçaient la chair et que mon sang est souillé de poison. Je ne savai pas ce qui m’arrivait depuis tout à l’heure mais cela est excessivement mystérieux à mon goût....

J’avais le vertige à force d’embrasser Charles et j’avais si peur de tomber que je me retenai à lui de toutes mes forces. Lui, il ne s’en apercevait pas, bien sûr, mais ne vallait mieux ne pas l’inquiéter pour rien, c’était sûrement passager, même si mon corps me criait tout le contraire. C’est pour cela que je lui ai rien dit. Ah, moi et mon orgueil!

Je n’en pouvais plus, il fallait que ça cesse!... Je me reculai de notre étreinte de façon à stopper le vertige qui s’est emparé de moi, sans succès.

-Ça va, Valence? Me murmura t’il tout près de l’oreille.

Oh! Moi et les mensonges, ident…

-Je me sens pas très bien tout simplement, je…je vais aller me reposer, si tu veux, Bafouillai-je nerveusement.

Qu’es que je peux être mauvaise menteuse!

-Vas-y, alors. À temps tôt…

Je me forçai à lui sourire bêtement et je me levais en posant un baiser sur sa joue. Je tournai les talons et je quittai la pièce d’un pas rapide. Au fur et à mesure que je voyais défiler les couloirs devant moi, je sentai la douleur s’intensifier en moi qui me faissait souffrir plus que tout.

Où la trouver ?...Le dortoir… Pourquoi n’ai-je pas pensé plus tôt?...

Je pénétrai dans la pièce en poussant une plainte en la voyant évanouis par terre. Je traversai la salle et je m’accroupi du mieux que je pu près de son corps en lui secouant doucement l’épaule. J’esquivai un petit sourire de joie en la voyant ouvrir les paupières et se redresser faiblement avant de s’écrouler dans les bras. Ahurie, j’exclamai une petite lamentation.

-Pétrolia, qu’es qui c’est passé? Demandai-je, hébété
-Je...ne…sais…pas, murmura t’elle d’une voix brisée presque inaudible. Valence, va-t’en, vite…sauve-toi…

Elle délirait. J’en étais sûre. Elle était beaucoup trop mal en point pour parler sérieusement.

-Non, calme-toi…tout va bien aller, Disais-je d’un ton assurant et doux. Je vais...
-Val…ence, Coupa t’elle en haletant bruyamment. S’il te plait… ne reste.pas… je ne tiendrai pas longtemps!...
-Qu’es que tu veux dire?
-Je…je…suis…comme...VITE, SAUVE TOI!

Elle se tenant le ventre avec une telle poigne, les traits de son visage déformés par la douleur, que j’avais impression qu’elle en avait plus encaissé de souffrance que moi, aujourd’hui.

-Ne sois pas stupide. Laisse-moi t’emmener au centre de santé et…
-N…NON! Va-t’en...V...Val…ence…
-Allez, laisse-moi t’aider.

Elle essaya de se lever en me repoussant vainement. La pauvre. Elle était vraiment trop faible et elle continuait à se battre. Je la plaignais.

-S…s’il…te...p…plait…sauve…t…toi!...j’y…arrive...plus! ...j’y…arrive...plus!

Elle s’écroula à genoux sur le sol – Ou plutôt la face à environ quelque centimètre du sol. Je m’approcha d’elle et je lui pris les épaules pour la soulever, quand elle me semblait bizarre. Elle gémit quelques secondes avant de cracher par- terre un flot de sang. Je m’apprêtai à la soulever mais moi aussi j’étais trop faible pour continuer. Il me semblait que à chaque seconde que j’étais avec elle, mon énergie se dissipait peu à peu. Plus elle régurgitait, plus je me sentais étourdie et prête à perdre connaissance à rien. Soudain, tout bascula.

Une douleur intolérable provenant de mes deux tempes me prit assaut d’un coup. Jamais je n’avais ressenti cela auparavant, on aurait dit que mon cerveau allait exploser, ma tête était en feu. Je me suis attrapé le front à deux mains tout en lâchant Pétrolia qui tomba face contre terre sans que je l’ai voulu la lâchée. J’avais impression que la fin approcha tellement je me sentais bizarre. Puis, j’ai compris que j’aurais du m’en aller en la voyant se redresser complètement vive…

Fin du PDV


Je sais plus où je suis, je n’en sais rien… J’entends crier mais je ne sais pas à qui appartient cette voix ; je ne vois que du noir… Du noir partout autour de moi…
Mais où je me trouve? Comment allez aider cette personne? Comment retrouver mes esprits? Tant de questions flottent dans ma tête sans que je puisse y trouver réponse…Oh secours!...Je me sens prisonnière, prisonnière de ma conscience!... Je ne veux que sortir de cet endroit…



-Tu…tu sais pourquoi elle est dans cet…cet état ? Demanda une voix anxieuse.
-Non, je l’ai trouvé comme ça, inanimé, Répondit une autre voix plus grave.
-Et Valence? Elle est tombée dans... le…c…coma en fessant attaquer…Tu sais qui ça pourrait être? Dit la voix mal assurée.
-Je ne sais pas trop… c’est trop bizarre, si tu veux mon avis…
-Tu as raison…

Elle entendait des voix qui murmuraient autour d’elle, des paroles qu’elle ne pouvait comprendre. Les voix étaient si éloignées pour elle. Elle ne les entendait qu’à peine…

La douleur lui transperçait le corps, tel une lame de poignard. Chaque centimètre carré la fessant terriblement souffrir comme si son corps se consumait à petit feu. Elle n’avait aucune idée où elle se trouvait ou à qui appartenait les voix qui se trouvaient près d’elle ou encore de se qui s’était passé antérieurement mais la seule chose sûre était que la douleur était insupportable.

-Ça me…me donne la frousse de la voir comme ça, Susurra la voix bégayante.
Soudainement, elle ouvrit les paupières. Tout était embrouillé et flou, elle n’y voyait rien. Elle cligna des yeux et distingua vaguement les silhouettes de Flavien et de Bob.
-Pétrolia! Tu nous as fais une des ces frayeurs ! S’exclama Flavien en passant sa main dans ses cheveux de jubilation. Tu vas bien ?
-Plus ou moins, Dit t’elle en se redressant péniblement. J’ai mal partout, surtout à la tête, mais ça va. Qu’es qui c’est passé ? Je me souviens juste que je me suis sentie étourdie et je me suis évanouie…
-Je n’en sais rien, Répondit Bob. Je t’ai trouvé inconsciente dans le dortoir..
avec… Valence…
-Qu’es que tu veux dire? Demanda Pétrolia, hébété, en se frottant les yeux du revers de sa main.

Bob hésita en échangeant un regard horrifié avec Flavien.

-Euh…Valence a été attaqué et elle est présentement dans le coma, Bredouilla Bob. Toi aussi, je suppose, tu étais couverte de blessures et de sang quand on t’a amené ici, moi et Flavien…
-Je peux la voir?…
-Pétrolia, Intervit Flavien. Je ne suis pas sûr que discuter avec quelqu’un d’inconscient soit une très bonne chose à faire pour paraître normal. Le mieux c’est que tu te reposes pour instant si tu ne veux pas que ça se reproduise. Tu pourras la voir plus tard de toute façon, Ajouta t’il d’un ton catégorique.
-Flavien n’a pas tort, Pétrolia…
-C’est beau, j’ai compris! S’indigna t’elle en poussant une sorte de grognement rauque.
-On va te laisser seule, maintenant, d’accord ? Dit Bob.
-Ouais, d’accord…

Bob déposa un baiser sur son front et fit volte-face suivit de Flavien. Puis, ils quittèrent la pièce en disparaissant au loin.

Une fois seule, elle se prit le visage dans ses mains et respira profondément. Elle n’avait pas envie de se reposer.

Elle était dépassée par cela. Bob et Flavien ont dit qu’elle était couverte de sang. Ce pourrais t’il que…

Non! Je refuse d’y croire! Je n’aurais jamais fait ça! Valence est mon amie! Mon amie!

Mais d’où viens tout ce sang, alors?…

Ce n’est pas moi! Ce n’est pas moi! Je ne peux pas l’avoir fait! Je ne suis pas une meurtrière! Ce n’est pas moi qui a fait ça!

D’aussi long qu’elle se souvienne, elle avait vomi du sang. Peut-être es-ce cela?

Mais non! Franchement, j’aurais vu que j’étais taché de sang! Je ne suis pas une imbécile! Ce n’est pas moi qui ai attaqué Valence!

Alors qui cela pourrait bien être?…

Elle n’eu pas le temps de répondre à cette question et de jouer au détective. La douleur intensifia d’un coup. C’était tout simplement irréel, comme si son esprit était embaumé d’un épais brouillard de souffrance. Pétrolia n’y comprenait rien, absolument rien… Elle se sentit faible... trop faible… Elle glissa du lit, se retrouvant sur le sol, inanimée …
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 9:11

Elle s’était réveillée, quelques heures plus tard, mais elle gardait les paupières fermées. Une personne l’enlaçait et la serrait dans ses bras. Elle avait sa tête sur son épaule sans savoir véritablement qui était l’autre personne. Elle se risqua à ouvrir les yeux. Tout était nébuleux autour d’elle. Des images floues virevoltaient de tous les sens. Elle eu beaucoup de mal à se redresser mais elle y parvenait au bout d’un moment. Elle cligna des yeux et soudain tout lui paru plus clair, le centre de santé était plongé dans le noir total, c’est pour ça quelque ne voyait rien.Une question envahit la tête de Pétrolia. ,’’Qu’es qui c’était passé?’’.

- Bonne nuit, Pétrolia...

Flavien la regardait avec passion et ses yeux marrons (NDA: Je marque marrons mais c’est à cause que je me souviens plus quelque couleur sont ceux de Claude Legault!…Désolée!) brillaient plus que d’habitude. Le cœur de Pétrolia s’emballa en le voyant. Elle se redressa de étreinte de Flavien en tenant la compresse humide qu’elle avait sur le front et la déposa dans le petit bol rempli d’eau fraîche, posé sur le sol tout près d’elle. Elle se sentait déjà mieux. Elle remit, derrière ses oreilles, les quelles boucles rousse rebelles, commplètement nerveuse de cette situation.

- Flavien ? Qu’es que …tu n’as… je n’ai …il… il... ne s’est rien… passer...? Bredouilla T’elle maladroitement.

- Parle moins fort, Ordonna Flavien dans un murmure. Les autres sont en train de dormir, il ne faut pas les réveiller…

Il lui montra sa montre. Il était minuit trente et des poussières.

- Et pourquoi tu me poses cette question? Ajouta t’il en fonçant les sourcils.

La couleur du teint de Pétrolia, en cet instant, rivalisait avec celle de ses cheveux.

-Simplement que je trouvais ça…bizarre…que…que…
-Ah, ça… j’ai pensé qu’il fallait que tu te réveille en douceur… tu avais l’air d’être morte tellement tu avais plus de force en toi.
- Mais qu’es que tu fais alors ? Il n’y a pas un couvre-feu, par hasard ?
-Quand on a du allés se coucher, j’ai remarqué que tu n’était pas là. Alors, je suis venu voir et…et…

Il ne finit pas le reste de sa phrase, trop effrayé pour parler.

- Pourquoi es-tu resté ? Ça fait presque une heure que les autres dorment…
- Mais pour toi, idiote, Murmura Flavien à son oreille.
Pétrolia se sentit rougir.
- Tu sais pourquoi tu t’es encore évanouie? Renchérit-il

Non! Tout mais pas ça!

Elle avala sa salive avec difficulté. Elle en savait parfaitement la cause mais pas question d’en dire quoi que ce soit.

Il se leva en lui tendant une main pour l’aider à se relever, pour en faire de même, en la fixant d’un regard qui tirait sur la méfiance.

-Tu n’as toujours pas répondu à ma question…
-Pourquoi j’aurais l’envie d’y répondre ? Marmonna t-elle d’un ton agacé
-Tu sais, tu n’es pas obligé d’être bête avec moi car tu…
-Je fais ce qui me plains de faire! Compris? Coupa Pétrolia, exaspérée.
-Ah bon? Et pourquoi je serai obligé de supporter que tu déverses sur moi tes frustrations? Répondit Flavien d’un ton sec.
-Tu n’as vraiment aucune idée de se que je peux vivre en se moment! S’indigna celle-ci, en tremblant de tout son corps.
-Vraiment?...Et qu’es que je suis censé ne rien comprendre, moi qui suis si crétin?...

Elle avait la sensation de bouillir de rage, prête à exploser à chaque seconde. Ils se rapprochaient l’un de l’autre sans s’en rendre compte. Ce n’était vraiment pas se qui préoccupait Pétrolia en cet instant.

Tenir le coup…tenir le coup…ne lui dit pas…résiste…

-Allez, j’attends toujours ta réponse, Pétrolia…

Elle sentait les larmes emplirent ses yeux. Elle voulait que fuir cette situation. Que ça cesse. Elle souhait tant qu’il la laisse tranquille pour ne pas à subir un des interrogatoires de l’inspecteur Bouchard en personne.

-Réponds donc, Pétrolia. Ne nie rien. Je sais que tu veux me mentir.

Elle inspira profondément, essayant de se calmer, se retenant du mieux qu’elle pouvait pour ne pas pleurer. Jamais elle n’avait éprouvé ce sentiment qui lui servait de torture depuis des semaines entières aussi fortement. Elle voulait tant que tout s’arrête maintenant même si en était impossible, elle était incapable de stopper cette impression désagréable.

Non…ne pas lui dire…ne tente rien…

Il était trop poche, elle aussi.

Allez, vas-y, si tu veux qu’il le sache ou ne lui dit rien si tu veux encore garder ça pour toi, enfouit dans tes moindres pensées... Vaux mieux tard que jamais. Allez…

-Je…je…dois… te dire…que…je…suis…Bredouilla t-elle.

Elle marqua une pause, essayant de retrouver son sang froid, elle perdait le contrôle! Elle se redit compte alors qu’ils étaient trop près l’un de l’autre. Trop près…

-Tu es quoi? Demanda Flavien, soudainement intrigué.

Elle avait de plus en plus l’impression de vivre un véritable interrogatoire. Devant cela, elle craqua.

-Oh! Et pourquoi, pourquoi je te le dirai? S’écria Pétrolia ...
-Parce que…tu... est vraiment bizarre et que…

Puis, la catastrophe éclata.

Les lèvres se pesèrent l’une contre l’autre en un fougueux baiser. Lorsqu’elle vu se qu’elle faisait, brutalement, elle le repoussa et le gifla de toutes ses forces. Déstabilisé, il posa sa main sur sa joue droite en la fixant, hébété.

-Je te déteste! Je te hais! Tu ne sais vraiment pas ce que tu es en train de faire! Cria presque Pétrolia.
-Pétrolia, attends, qu’es que…

Elle lui lança un dernier regard noir et fit volte-face, furieuse, en quittant la pièce.

-…j’ai fais…

Pétrolia passa sa main sur la peau gelé du corps inconscient de Valence en versant des flots de larmes. Il n’avait plu de doute, elle savait qui avait fait ça; c’était elle. Celle-ci n’avait aucune idée du pourquoi du comment mais elle avait deviné, simplement…Elle avait voulu le nier mais elle ne pouvait plus en voyant son état lamentable. Pétrolia pleurait toute les lames de son corps, n’ayant aucunement sommeil, elle se sentait si seule si idiote à n’avoir personne à qui se confier de ce qu’il lui arrivait. Elle s’écoula contre la Capsule ou Valence était maintenue en vie en enfouissant son visage entre ses mains, se sentait complètement ridicule.

Valence aurait été la seule à la comprendre…mais plus jamais ne serait le cas…Pourquoi avait t-elle fait ça sans le voir? Comment!? Elle avait envie d’hurler de toutes ses forces, sa mélancolie et sa colère mais elle ne pouvait pas, elle n’arriva pas à crie, elle devait tout garder pour elle-même. Elle avait mal, si mal. Une douleur inimaginable, une douleur incessante et millions de fois pire que tout, que trop peu de gens aurait pu en saisir le sens. C’était tout simplement intolérable! Tout ça… ça détruisait sa vie…pourquoi diable avait-elle fait cela? Parce qu’elle en a décidée ainsi mais aurait-elle pris la mauvaise direction?

OH! C’est si déroutant!

Elle voulait tant être comprise, juste cela… mais que diront t’ils face à ça? S’ils savaient…s’ils savaient…

Elle avait l’impression que son estomac se tortillait puis disparaît en fumée et qu’elle avait plus entrailles. Elle haïssait cette sensation. Elle se sentait si mal qu’il lui semblait qu’elle était submergée de malheurs, la vie lui avait encore mit une fois des bâtons dans les roues. Mais il n’y avait que tristesse s et désastres dans sa vie, alors pourquoi pas d’autres pour la détruire encore plus? Allez, c’est ça jouons avec la pauvre et pitoyable Pétrolia…

Comme si elle était une espèce de marionnette qu’on pouvait manier à sa manière. Jamais elle ne s’était sentie aussi seule, personne ne pouvait la comprendre, personne…

-Je veux que ça cesse! J’en ai marre! Murmura t’elle, la voix déchirée par des sanglots incontrôlables. Je suis qu’une…pauvre idiote!...

Elle fit glisser ses mains le long de son visage et s’appuya la tête contre son poing. Les larmes coulaient comme jamais et elle ne fessait rien pour s’empêcher de sangloter.

-J’en ai assez!...Je suis si…stupide...
-Pourquoi dit tu cela? Dit une voix.


PDV Brad

Je sentai la fatigue qui s’emparait de moi lorsque je relisai pour la énième fois les calculs d’analyse de sol que je venais tout juste de faire, essayant de les comprendre mais je savais que c’était peine perdue, je n’avais plus la tête à travailler. Je m’étais quasiment endormis sur mon bureau lorsqu’un de cri déchaîné me fit sursauter, me tirant de mon simili sommeil. Je pensais que j’étais le seul encore debout à cette heure si tardive…

Je remplaçai mes feuilles de calculs puis je les rangaient à vue d’œil pour demain. Le rapport de sonde peut bien attendre que je me repose…

Je traversai donc les couloirs à grandes enjambés, agité par des bâillements qui me semblaient durer une éternité, souhaitant seulement me coucher au plus vite, lorsque je me figea au beau milieu de couloir B12. Je perçu quelques sanglots lointains, on aurait dit que ça venait de la salle des regénéresances. Mais comment, c’était irréel?!...

Je me décidai à aller jeter un coup d’œil, puis je pousse la porte discrètement. Elle était là, recroquevillée à coté de la coupole de Valence et elle semblait être au comble du malheur. Est-ce que c’est c’est elle qui a crié tout à l’heure?...

Je m’approchai tout doucement d’elle, mais elle ne semblait pas avoir remarquée ma présence…

-J’en ai assez!...Je suis si…stupide...
-Pourquoi dit tu cela? Demandais-je.

Elle retourna la tête en ma direction, alertée par ma remarque, en poussant un sanglot que j’interpréta comme un soupir de soulagement.

-Oh, c’est vous, je croyais que…

Elle ne finit pas sa phrase, elle semblait trop abattue pour parler. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu pitié d’elle et j’ai décidé d’être gentil avec. Pitié et moi, mit ensemble fessait un drôle de mélange à mes yeux…

-Qu’es qui ce passe? Disais-je en assoyant à coté d’elle.
-Je…rien… rien…
-Tu n’as pas à me mentir, tu peux te confier si tu te sens tellement seule…

Elle me regarda, les yeux remplis de larmes, d’un air bizarre, comme si c’était la première fois qu’elle me voyait.

-C... comment… Balbutia t-elle d’un air ahuri.
-On n’a pas besoin d’être voyant pour savoir ce que les gens pensent, Pétrolia…

Elle me sourit faiblement en baissant la tête.

-Ça vous a déjà arrivé d’avoir fait un choix déchirant avec certitude et après de douter de tout sans que vous avez pu revenir en arrière? Murmura t’elle d’une petite voix à peine audible.
-Tout le monde a déjà ressentit cela, Répondis-je, personne n’est épargné, personne… c’est ce qui vous angoisse?
-En quelques sortes, oui…oui…pourquoi faut-il toujours souffrir quand la vie nous empêche de vivre une existence qui pourrait être…normale?
-Sûrement pour réaliser les répercutions de nos actes et voir comment les gens autour de nous nous considèrent, savoir qui on est dans cet univers débile…
-Vous voyez vraiment des avantages à cette torture? Moi, je n’y vois que des…
-Inconvénients? Voyons, Pétrolia, il faut simplement trouver le courage de passer par-dessus…euh…ces moments que vous vivez…
-Vous semblez vous connaître en la matière, pas vrai?

Je lui adressai un petit sourire qu’elle me redit timidement en reniflant.

-On peut dire cela. Mais chacun doit savoir ce qu’il est bon pour lui et ce qu’il ne l’es pas dans ces périodes difficiles.…
-C... comment on fait pour savoir ça? Demanda t-elle, maladroitement.

Je soupirai, ne sachant pas trop quoi lui répondre puis un ange passa.

-Au fond de nous, on le sait. Mais il faut connaître comment on va découvrir cela pour mieux nous comprendre intellectuellement. Il ne faut jamais oublier que la réalité n’est pas toujours ce que l’on désire…
-Ouais…ouais…vous avez raison…
-Qu’es qui vous angoisse ces temps-ci?

Elle rougit légèrement.

-Oh, je ne sais pas si…Commença t-elle.
-Vous savez, Pétrolia, vous êtes pas obliger de me le dire, je sais très bien que…que…vous ne m’aimez pas vraiment et que vous ne voulez sûrement pas vous confier à quelqu’un comme moi…
-Non, ce n’est pas ça, Me coupa t-elle. Vous êtes peut-être même le seul qui peut comprendre ce que je ressens mais c’est juste que… je ne sais pas si je suis prête à relever ça…
-D’accord mais si vous avez besoin de vous confier, n’hésiter pas…
-Je le ferais, promis…

Elle se leva et tourna les talons pour quitta la pièce.

-Pétrolia…

Elle se retourna en ma direction en me souriant paisiblement.

-Oui?
-Ayez confiance. L’espoir vous sauvera…

Fin du PDV
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 9:14

02. Tout le monde a quelque chose à cacher...

Du blanc, que du blanc, elle ne voyait que ça tout autour d’elle.

Elle marchait là où rien ne lui inspirait confiance, elle n’avait vaine idée de qu’est était cet…endroit…qui s’étendait à perte de vue, comme s’il n’avait pas de fin. Elle se sentait étourdie par ce vide immense comme si elle suffoquait sa continuelle séance de martyre. Elle avança lentement, mal assurée, complètement ébahie et terrifiée par ce néant même si était infime. Elle sentait curieusement une certaine antipathie pour ce rien, car pour elle cela signifiait sa pénible solitude insoutenable à ses yeux.

Innocemment, Pétrolia ne semblait voir le danger approché mais il était pourtant là….

Une main frigorifiée se posa sur son épaule… Elle se retournant vivement en sursautant, poussant un petit cri de terreur étouffé. Mais il n’y avait rien devant elle… rien…du vide…que du vide….

-Alors? On fait moins la bonne comme ça, tu crois pas? Dit une voix mélodieuse.

Pétrolia ouvrit la bouche. Complètement ahurie.

Cette voix… comment est-ce possible?...

Elle tourna la tête vers sa droite, trempée d’une sueur froide, appréhendant ce qu’elle allait voir.

-Co…comment? Bredouilla t-elle, se sentait pleine de remords d’un coup.

Un sourire horrible passa sur le visage fantomatique de Valence.

-On dirait que tu es plus peureuse que lorsque tu fais ces…choses, non?

Elle recula au rythme des pas de Valence qui avançait vers elle, menaçante. Puis, elle perdit pied, se retrouva sur le sol, impuissante d’un coup. Valence se figea devant elle en lui adressant un sourire narquois penchant sur la répugnance.

-Écoute… j’te…jures que j’ai… jamais…voulu te…
-Pourtant, tu as osé, Coupa Valence, son sourire odieux s’élargissant. Tu ne peux pas en dire le contraire.
-Mais je…
-Rien de se que tu peux dire, Pétrolia, n’effacera tes actes.

Valence s’approcha d’elle tandis que Pétrolia s’efforçait de reculer en glissant sur le sol, tant bien que mal. Elle était prit au piège.

-Non…non… tu sais très bien autant que moi que je n’ai jamais voulu te faire du mal…
-On ne peut pas effacer les traces du passé. C’est fait et tu n’y peux rien, Pétrolia.

La mâchoire pendue, elle regarda Valence d’un air désespéré.

Elle la croyait coupable…elle!...

-Ce que tu vis, Pétrolia, ça gâche peut-être ta vie mais ça te rend aussi aveugle. Aveugle de comprendre que j’avais confiance en toi.
-Mais…

Elle écarquilla les yeux de surprise, complément hébété.

-Attends, comment sais-tu que je…

Valence éclata d’un rire presque diabolique qui n’était certainement pas le sien.

-Comment on ne peut pas comprendre en te voyant agir? Il n’y a qu’un imbécile pour pas s’en apercevoir!

Pétrolia semblait être terrassé d’une terreur infinie à cet instant Elle le savait… Même si elle avait tout fait pour que cet horrible secret reste enfoui pendant tout ce temps pour lui éviter ce qu’elle craignait tant ; la réaction des autres...

-Mais tu ne te rends pas compte que les autres existent autour de toi. Tu n’en as pas la moindre idée, Pétrolia.
-Non! Pas du tout! Je sais très bien que vous êtes là!
-…c’est pour ça que tu l’as fais, non? Dit Valence, restant indifférente à la remarque de Pétrolia. Simplement pour te faire remarquer, n’est ce pas?
-Non! Non! Je n’ai jamais voulu!

Valence s’agenouilla près d’elle en lui attrapant l’avant bras d’une telle poigne que Pétrolia fut prise d’une vive douleur.

-Mais tu l’as fait… n’oublie jamais… tu l’as fait…

Un claquement de doigt lointain se fit entendre puis elle se sentit tomber dans une longue longue, longue chute et puis, plus rien…


-Nooooooonnnn!

Son cri résonna alors en échos dans le silence pensant tandis qu’elle se retrouva accoté sur le tronc d’arbre, la tête lourde, affligée d’un mal de crâne intense et le corps flageolant, trépidant de frissons incontrôlables. La respiration accélérée et saccadée, elle tâtonna nerveusement son ventre ayant l’impression d’être seule dans son univers à présent.

Un rêve… Ce n’était qu’un rêve… un simple rêve…

Pourtant, il lui avait semblé si réel.

Non… je me suis simplement qu’endormit en attendant le téléchargement des prélèvements, déjà terminé depuis longtemps...

Elle se redressa en remplissant son sac des échantillons pris qui s’étaient éparpillé un peu partout près d’elle. Soudain elle se sentit asphyxié, sachant très bien ce qu’il lui arrivait. Elle étouffait comme si elle étouffait toute sa haine envers l’univers entier. Elle toussotait face au sol, connaissant bien la suite et ce qui par malheur arriva. La crise d'hémoptysie* emporta sur son corps, devant de plus en plus faible à force de cracher.

Des larmes de désespoir commerçaient à couler le long de ses joues, mais elle s’en foutait La tristesse était devenue son refuge, alors à quoi s’en empêcher? Elle se sentait stupide comme ça mais elle s’en fichait carrément, elle n’était que ça après tout… Elle poussant alors une plainte déchirante en prenant à deux mains son ventre empoigné d’une douleur atroce.

Personne ne pouvait venir à son secours, tout le monde l’ignorait, personne ne s’intéressait à ses problèmes ni même à elle. Et de toute façon, personne n’était dans ce coin de la planète mise à part elle et…

-PÉTROLIA!...

Puis, elle vit le sol approcher trop rapidement…

Elle ouvrit doucement les paupières, complètement déboussolée par la réalité qui continuait malgré tout de tourner autour d’elle.

-Alors, vous vous sentez bien? Murmura une voix près d’elle.

Il lui prit un certain temps avant de revenir à la normale, essayant de trouver dans sa mémoire à qui appartenait cette voix si familière. Puis, elle essaya vainement de se relever sans succès, ne sachant pas trop pourquoi elle se sentait aussi malheureuse.

-Non… je… je me sens mal, Articula t-elle du mieux qu’elle pu.
-Je sais, Dit Brad, doucement.

Il tenta de l’aider à ce redresser mais elle s’écroula alors dans ses bras, agitée de sanglots.

-Mais, ça peut aller, Ajouta t-elle d’une petite voix à peine perceptible.

Soudain elle réalisa se qui la rendait si triste en se rappelant ce qui s’était passé antérieurement.

-J’en peux plus…Marmonna Pétrolia. ’Sais même plus ou trouver le courage de résister…
-Je te comprends… je sais… je sais, Répéta Brad en lui caressant les cheveux, essayant de calmer une Pétrolia complètement abattue.
-J’me déteste… J’ai constamment l’impression d’avoir fait le mauvais choix… C’est tu normal?

Elle tourna son regard exorbité, noyé de larmes vers Brad. Celui-ci en fit de même en observant sa mine piteuse qui ne lui ressemblait en aucun point. Le teint pâle, désemparée, prise de haut-le-cœur, elle s’accrochait à son étreinte, tremblante de tout son corps.

-Bien sûr, c’est même très normal.
-…j’imagine même que c’est moi seule qui me fait souffrir, Dit t-elle comme si rien n’était, alors qu’elle lui paraissait normal de dire cette pensée à voix haute à cet instant.
-Ne dis pas ça. Non….tu n’es pour rien…tu as fait le bon choix, je t’assure.
Tout ce qu’il disait lui fessait croire qu’il le savait mais comment? Elle ne l’avait dit à personne.
-Vous…vous le savez? Bredouilla t-elle.

Il devina alors ce qui ce passait dans la tête de Pétrolia. Il fixa le regard brumeux de Pétrolia qui attendait sa terrible réponse. Il finit par après à hocher la tête en disait un faible ’’Ouais’’.

-Comment? Souffla Pétrolia coupé par un sanglot aiguë.

D’un bref signe de tête, Brad désigna le scanner portatif.

-Seulement que quelques minutes…
-Je suis tellement conne de pleurer pour ÇA!
-Non, tu en as parfaitement le droit, Pétrolia…
-…

Elle en avait assez de se torturer pour ça, elle en avait assez de supporter la peur de voir ce qu’elle avait empiré. Elle n’en pouvait plus. Tout ce qu’elle voulait c’est d’en avoir le cœur net.

-Vous m’en voulez? Demanda t-elle, timidement.
-Pourquoi, j’t’en voudrais? Répondit t-il dans un murmure.
-Je ne sais pas, que je vous en ait pas parler plutôt…
-Bien sûr que non…Tu n’as pas à t’en faire pour ça.
-Mais… les autres, eux? Balbutia Pétrolia.
-Ils comprendront.
-Et si ce n’est pas le cas? Moi, j’ne me fais pas encore à l’idée que je ne peux plus reculer? Alors, POURQUOI?
-Il faut simplement accepter le pire et le meilleur…eux, aussi devront le faire

Elle savait ce qu’il voulait dire mais il lui semblait que cela était inconnu pour elle.

-J’y arrive pas! J’en suis incapable!
-Bien sûr que oui! La reprit presque immédiatement Brad.

Il inspira en la regardant versée toutes les larmes de son corps, décontenancé lui aussi tout autant qu’elle.

-Il faut changer, Pétrolia.
-Mais, je sens comme si je ne pouvais pas le faire!
-Tout le monde peut le faire…
-Non, pas moi, j’ne peux pas…

Elle tourna la tête en fermant les paupières, anéantie par un chagrin qui lui semblait sans fin. La détresse semblait submergée son corps à force de pleurer toutes ses larmes tant refoulées en elle si insipides et sans fondement pour elle mais elle ne semblait pas en saisir le véritable sens. Rien n’était de plus lamentable que sa prison à elle, une prison qui la retenait enfermée dans l’ombre, qu’alimenter par l’amertume et le goût amer de la solitude. La fameuse mélancolie était devenue sa seule amie persistante depuis tout ce temps qui lui semblait avoir duré une éternité. Jamais cette là la lâcherais, jamais…

Elle réalisa en cet instant une chose étrange, quelque chose qui lui était tout à fat inconnu jusqu’à présent ; pour la première fois, elle se sentait en sécurité, rassurée, confiante avec lui. Elle était bien dans ses bras. Il la comprenait. Il comprenait ampleur de cette souffrance, lui aussi l’avais vécue, lui aussi était passé par-là. Il savait qu’est était sa peine. C’est ce que avait tant voulu, qu’on la comprenne, elle n’avait demandé que ça. Maintenant, elle l’avait. Simplement.
Elle ouvrit alors les yeux, s’arrêtant de pleurer d’un coup, prise d’un élan de confiance soudainement. Chose qu’elle n’avait jamais ressenti depuis longtemps, depuis trop longtemps.

-Il… il y a tant de choses que je…je vous cache qui… m’empêche carrément de continuer. Je me sens tellement… im…impuissante que je n’y arrive p…pas. Je voudrais tant me sortir de cet enfer mais… je ne sais pas comment!... Bafouilla t-elle.
-Il faut y arriver. Croyez en vous. Il ne faut pas abandonner et…
Brad saisit sa main avec vigueur, elle tourna la tête vers lui, surprise, en se plongeant dans son regard.
-….’ne lâchez pas. Je serai avec vous. On sera deux à combattre la vie. Après tout, ce n’est pas une simple maladie qui va vous arrêtez, VOUS! Il ne faut pas stoppez au moindre obstacle.

Un des rares sourires depuis elle ne-savait-trop-quand apparu sur son visage. Si elle n’avait jamais su qu’il lui avait fait passer un scanner, elle aurait sûrement pensé qu’il avait un véritable don de clairvoyance.

-Ouais mais c’est que… j’ai tellement d’idées noires, Brad. Pensez-vous que je peux encore continuer? Murmura t-elle d’une petite voix.
-Bien sûr. Il fait que les éliminer unes après les autres. Vous en serez capable?

Elle hocha la tête lentement

-Et si jamais ce n’est pas le cas, je voudrais que vous sachiez que il n’est jamais trop tard pour changer… N’oublie pas ça, Pétrolia.

Elle lui adressa un petit sourie timide en murmurant :

-Brad, je dois t’avouer que… c’est moi qui ait attaqué Valence, sans le vouloir…
-QUOI?...
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 9:16

PDV Flavien
-Pendant ce temps-


-On n’a pas à se presser…On a encore jusqu’à 16 heures, Disais-je en tendant à Bob le flacon rempli d’eau qui le rangea presque aussitôt dans son sac. Et si on n’a pas terminé, on a toute la journée de demain.

Je me relevai en me tournant vers lui, qui me regardait d’un drôle d’air.

-Quoi? Qu’éssé qui a?
-Tu ne m’as pas encore dit pourquoi elle agit comme ça avec toi. Répondit t-il tranquillement
-Oh ça, j’sais pas. Mais si tu l’avais vu, juste à y penser j’en ai des frissons.
-T’es sûr que t’as rien fait?
-Non, j’ai rien fais, enfin, pas à ce que je sache. Je ne pense pas avoir fait quelque chose qui la blesserais...Marmonnai-je.
-Anyway, pour elle, oui…
-Qu’es que ça serait, alors? Demandai-je.

Il haussa les épaules, ignorant la réponse.

-Parle-lui en.
-Oh non. Qu’es tu veux que j’y dise? ’’Salut, j’veux juste savoir pourquoi tu me déteste tellement, si ça te dérange pas trop’’. Pas question de faire ça, Bob
-Elle est peut-être plus fâchée.
-’Sais pas mais de toutes façons, elle m’en veut sûrement encore.
-Mais vous avez juste…
-…agit en moment de haine, Complétai-je. Je pense que j’t’ai assez répété que je n’aurais jamais fait sinon.
-Ouin mais…
-Tu crois qu’elle m’en veut que pour ça?
-Moi? J’pense juste que c’est plus que ça

J’ouvris la bouche ne sachant pas trop quoi répondre à Bob.

-Qu’es tu…tu veux dire?
-Elle nous cache quelque chose de grave.
-Qu’es qui serait assez fâcheux pour qu’elle agisse comme ça avec moi?
-J’sais pas. Mais elle ne la sûrement dit à personne.
-Pourquoi, alors?
-Elle ne doit pas savoir comment le dire.

Je me figeais d’un coup, pétrifié par la surprise.

-Attends. Elle…elle a essayé de me le dire, hier soir mais elle a comme… changé d’avis et je l’ai jamais su.
-Tu me naises là, j’espère!?
-Pentoute.
-Pas vrai! Il faut vraiment que tu lui reparles de ça!

J’hésitais, anxieux de la suite mais je finis par acquiescer au bout d’un moment.

-Bon, o.k… Assez perdu de temps, viens, on va finir les analyses. Ajoutai-je en lui fessant un signe de la main qui signifiait d’avancer.

Fin du PDV


Les yeux exorbités par la stupéfaction, Brad tenait Pétrolia serré contre lui avec une telle force qu’il lui fessait presque mal. Mais aucuns des deux ne semblait s’en préoccuper ni même en porter la moindre attention comme si cela leurs donnait du courage. Aucuns des deux ne pouvaient dire pourquoi leurs réaction étaient totalement bizarres, voir mêmes anormales. Rien ne semblait se passer entre eux. Ils restaient là, sans bouger, ni faire le moindre geste. Ils continueraient de se regarder fixement, impassibles. Nulles réactions précises ne se dessina sur leurs visages qui semblaient pétrifiés par la terreur augmenter par celle de l’autre. Elle, elle avait l’impression d’avoir relevé toute l’antipathie de ce que vivait, de s’avoir vider le cœur sans le vouloir, d’avoir confié ses pensées les plus secrètes à lui, son pire ennemi. Lui, il avait l’impression qu’un bloc de glace lui tombait lourdement dans l’estomac à force de la regarder. Tout deux, ils ne savaient pas quoi penser de l’autre en cet instant hors du commun. Tous deux, partageait le même univers à présent mais ils en avaient nullement conscience.

-Je suis navrée. Je… je n’aurais pas du vous le dire, Murmura Pétrolia, brisant le lourd silence qui régnait entre les deux.
-Non, vous…vous avez bien fait. Vous êtes sérieuse?
-J’ai bien peur que oui…
-Oh, Pétrolia, pourquoi?
-Je n’en sais rien! Je ne sais plus! C’est comme un vide dans mon existence, je me rappelle de rien, rien…
-Mais comment?...
- J’ne sais pas! Oh, j’ai si peur que ça se reproduise!
-Au lieu de vous effrayer sur la suite, pourquoi vous ne fessez tout pour pas que ça se reproduise? Souffla t-il à son oreille.
-Comment je fais ça, moi?
-C’est à vous de trouver. Pas à moi.
-Est ce que vous me pensez coupable? Dit t-elle, en appréhendant la réponse.
-Non, je suis sûr que tout ça n’est pas de votre faute. Assura Brad.

Elle se sentit complètement rassurée d’un coup

-Merci de me soutenir, Brad.
-Vous le méritez bien.
-C’est… c’est gentil à vous.

Puis, à ce moment, ils réalisèrent tous les deux qu’ils étaient tout les deux du même coté, ensembles. Ce fut Pétrolia qui le déclara à voix haute, au bout d’un moment.

-On a au moins un point en communs, vous et moi. Notre vie est un enfer, on fait partit du même monde.

Un sourire apparu sur le visage de Brad, qui retira de sa poche un couteau suisse, dépliant la plus longue lame. Il l’appuya alors contre la paume de sa main, traçant une ligne sur elle en esquivant une petite plainte. La peau fendue commençait ainsi à se remplir de sang lorsqu’il tendit le couteau à Pétrolia en disant :

-Coupez-vous.

Celle-ci, abasourdie, poussant une petite exclamant comme si elle n’avait rien compris ce qu’il venait de dire. C’était pourtant le cas.

-Hein? Quoi?...
-J’ai dis, coupez-vous la main, Fit Brad, plus clairement.

Elle saisit le couteau à contrecoeur, la main tremblante, puis elle exécuta en grimaçant. Puis, soudainement, elle compris ce que Brad voulait faire en lui remettant.

-Alors, à jamais?
-A jamais! Répéta t’elle, assurée.

Leurs mains se pressaient alors l’une contre l’autre.

Il lui sourit. Elle lui rendit, radieuse.

Puis, il se passa une chose merveilleuse qui resterait gravés dans leurs mémoires à tout jamais, les lèvres de Brad touchèrent les siennes, se laissant emportés dans un sentiment qui leurs étaient totalement disparus depuis longtemps ; le bonheur.
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 9:19

On aurait dit que plus rien n’avait le même bon vieux sens sombre depuis qu’elle semblait libérée du terrible secret, qu’il l’avait tant affligée de souffrances démesurées, depuis qu’elle le partageait, que quelqu’un savait sa douleur. Malgré toute cette haine qu’elle avait éprouvé envers lui, elle se sentait comprise et confiante de continuer grâce à lui. Elle se sentait même prête à se confier davantage sur cela, ce qu’elle n’aurait jamais ressenti sans lui. Elle se sentait de mieux en mieux, que peu à peu, elle retrouvait le sourire, même prête à commencer à l’accepter. Tout ça, elle lui devait. À lui, son pire ennemi. C’était incroyable. Franchement, elle avait l’impression d’être délivrée de cet enfer, peut-être pour ça que cette drôle de pensée dominait son esprit : En finir.

Pourtant, elle se sentait si loin de la guérison, de la lumière tant espérée.

La liberté totale était si loin d’elle comme si elle ne pouvait jamais atteindre. Mais elle sentait quand même que le fardeau était moins lourd à porter depuis qu’il était deux à en avoir conscience.

Sans savoir pourquoi, ce mot, qui aurait pu passer considérablement banal pour quelqu’un de normal, était pour elle tout se qui hantait son esprit. Mort. À savoir pourquoi elle développait des idées noires sans le vouloir. Et à savoir pourquoi elle glissa un poignard dans son sac, le lendemain, en se préparant pour se téléfaxer sur la planète Wolke**…

Elle entra donc dans la salle de commandement, ce matin-là, ayant un petit sourire à la seule pensée ses intentions au coin des lèvres, qui aurait pu passer pour un simple sourire innocent. Elle jeta un coup d’œil rapide aux autres, tous déjà là. Peut importe si elle était arrivée la dernière…

-Ah! Pétrolia! Vous voilà enfin! S’exclama Charles. Je disais donc que je vous donne 2 heures pour terminés les prélèvements et ensuite on en fait Analyse. Compris?...

Les autres approuvèrent d’un brève signe de tête.

-Téléfaxage!...

Alors qu’elle prenait place dans le téléfax, Brad debout devant elle lui chuchota des paroles que seule elle pu entendre.

-Tenez bon.

Elle lui adressa un clin d’œil complice puis elle fut téléfaxée.

Alors que tous s’étaient téléfaxés sur Wolke, en une rangée, ils écoutaient patiemment le capitaine former les équipes de 2. Elle lui semblait qu’elle eut un infarctus en entendant le capitaine la placée avec Flavien. Ils se séparaient alors en les petits groupes en prenant un chemin différent chacun, avançait difficilement dans la vive végétation.

Son teint pris une teinte rosée quand elle croisait le regard de Flavien, ce qu’elle avait évité depuis le début, ne fessant que regarder sinistrement le sol qui étendait vers elle.

Il lui adressa un petit sourire, comme s’il essayait de ce faire pardonner mais pourtant, elle ne fessait que marmonner des jurons contre lui dans sa tête depuis tout à l’heure.

-Alors…euh… ça va? Demanda Flavien, désespérément de trouver un sujet de conversation.
-Ouais, ouais… Grogna t-elle.
-Tu es sûre ?

Elle poussa un faible ’’oui’’ crispé, ne prêtant que d’attention à l’horizon devant eux.

Subitement, il changea de sujet.

-Qu’es que t’as?

Déconcentrée, elle tourna la tête vers lui.

-Quoi? Qu’es tu veux dire?
-Euh, pourquoi tu te conduis comme ça, avec moi?

Ah, le salaud! Comment ose t-il!? Vraiment pas question que je lui dise!

Elle pressa le pas, enragée, essayant de le semer avant qu’il la rattrape. Elle poussa un soupir, en levant les yeux au ciel un instant.

-C’est dur à comprendre pour toi ou quoi? Je ne veux pas t’en parler!
-Mais tu…
-J’ai RIEN à te dire, o.k.?
-Oh, oui, tu as des tonnes de choses à me dire …
-J’ne veux pas, c’est clair?
-Écoute, je sais que tu es en colère contre moi mais je veux juste savoir pourquoi!
-Ne non… aucune chance. Laisse tomber, Flavien.
-Mais…
-J’ai rien à justifier!

Il la regardait, fixement, et sans ciller.

-Vraiment? Alors pourquoi tu sembles aussi bizarre?

Elle éclata de rire de cette derrière remarque comme s’il s’agissait d’une plaisanterie particulièrement hilarante.

’’Il peut toujours rêver’’, Pensa t-elle, docilement.

-Moi? Bizarre? Où tu vas chercher ces trucs-là?

Il ne répondit pas, continuer de la fixer.

-Vraiment, qu’est qui te fait penser çà? Ajouta t-elle.

Soudain, il s’avança vers elle en la forçant à s’arrêter, lui empoignant le bras.

-Toi? Qu’est qui te prends à la fin? J’te reconnais même plus!

Pour elle, ce fut la goutte d’eau qui fessait déborder le vase. Sa colère si retenue explosa d’un coup, se débarrassant de l’emprise du Flavien d’un geste brusque.
Il lui semblait à cet instant que plus rien n’exister en elle que sa haine pour lui. Qu’elle était désespérément seule, seule avec lui dans cette dense végétation de la planète Wolke. Rien ne s’arrêtera jamais. Jamais. Pour elle, cette dure vérité lui éclatait en plein visage. La lumière de la liberté s’était éteinte. Pour toujours. Jamais elle ne serait libre.

Il n’avait aucune idée de ampleur de sa peine, de son amertume envers lui. Sûrement n’en serait jamais le cas. Elle le détestait tellement… tellement…
Sa colère qui empoissant son corps emporta le dur combat que menait pour s’empêcher vainement de ne pas lui crier tout ce qui lui passait par la tête. Qui se passait malheureusement.

-Bien, très bien. Tu veux la vérité, Bouchard? S’emporta t-elle, irritée.

Il hocha la tête en chuchotant un simple ’’oui’’.

-Pourtant la vérité est difficile à encaisser mais il faut l’accepter. Même moi, je me sens encore dépassée par elle. Bien qu’il faudra que je cède devant elle avec ce que je vais faire, j’en aurais plus d’autre choix. Mais toi, Bouchard, penses-tu vraiment être plus fort que moi ou plus faible?

Elle ne lui laissa aucunement le temps de rétorquer et elle le poussa par terre, lui y écroula contre le sol, immobilisé presque incapable de faire un simple geste.

-Cette vérité complètement insignifiante pour toi, Bouchard, est pour moi tout mon univers, Rugit Pétrolia, hors d’elle. C’est pourtant que tu détruit ma vie parce que je…

Elle s’interrompit, s’apercevant de sa démesurée gaffe qu’elle était en train de réaliser.

Elle resta là, la bouche grande ouverte, prête à dire la suite mais elle en était incapable, incapable de le faire. Qu’es qu’elle était en train de faire pour l’amour?... Elle avait essayé de lui dire! De lui dire! Encore une fois!

Elle referma la mâchoire en expirant pour se calme, se retourna d’un geste violent en continuant son chemin comme si Flavien existait plus.

Flavien remarqua alors en la voyant s’éloignée qu’elle avait laissé tombée sans le remarquer un petit livre noir qu’elle traînait de puis tout à l’heure.

Il tendit la main pour l’attraper en sachant qu’il pourrait y trouver toutes les réponses à toutes ses plus profondes questions sur elle. C’était son journal intime.
Il hésita alors à le lire un peu en le contemplant drôlement. Il ne pouvait pas. C’était totalement personnel, c’était qu’à elle a savoir son contenu, c’était ses secrets. Mais il éprouvait un tel désir ardent de savoir ce qu’il la troublait. Sa curiosité emporta alors et il ouvrit le livre.

Il tourna rapidement les pages de la fin complètement vides pour se retrouver quelques pages plus loin, la journée d’hier.

"Je ne sais pas si c’est normal mais je me sens tellement confuse dans mes sentiments. Je ne sais même plus ce que j’éprouve! Je me sens mal et bien en même temps. J’ai toujours cette bonne veille tristesse en moi mais on dirait que je me sens un peu plus soulagée d’être enfin comprise .J’ai simplement eu ce que j’ai demandé mais pourtant… Oh, serait-il possible de commencer à respecter quelqu’un qu’on a tant maudit? J’en sais rien mais une chose est sûre : Brad m’a vraiment aidé. Sûrement trop…vraiment, je ne sais pas pourquoi je pense à vouloir faire cet acte. Mais je ne sais que je ne le ferais pas pour moi mais pour lui, pour son bonheur, parce que je l’aime. Je ne veux pas qu’il lui arrive malheur, je veux que son bien c’est pour ça que…"

Il fonça les sourcils, ne comprenant absolument rien à se qu’elle racontais. Décidément, mêmes ses pensées étaient aussi étranges qu’elle.

-Peut-être qu’elle explique mieux avant?! Marmonna Flavien à lui-même.

Il tourna un bon nombre de pages frénétiquement avant qu’il ne s’aperçoive qu’il avait sauté 2 mois complets.

-Oh, peut importe…

"Misère! Comment j’ai pu! Comment j’ai pu oser! Je m’en veux tellement! Dire que juste à y penser j’en ai encore des remords sur la conscience... Qu’es qui m’a pris de vouloir le faire, bon sang! Une vraie chance que j’ai repoussé cette idée pour de bon! Je ne pouvais pas. Je n’avais pas le droit! Je n’avais pas le droit de faire ça!..."

-Elle ne pourrait pas être un peu plus explicite pour une fois? Grogna t-il en trouvant un peu plus long dans ce texte, quelque chose qui attira son attention.

"…Oh, pourquoi donc j’ai tomber dans ce piège malsain qu’es l’avortement? Mais je pense que je peux être une bonne maman toute de même, je ne suis pas égoïste, je l’ai fais pour mon enfant. Même si je sais très bien que je ne pourrais plus reculer. C’est inévitable. Mais vraiment, dire que je ne suis même pas capable de prendre la nouvelle –malgré que ça fait déjà deux semaines que je le sais! Mais je suis comme incapable de choisir. Oh, vraiment tout mais pas ce mot terrible, choisir! C’est sûrement le plus cruel de la langue Française! Mais là, je sais plus quoi pensé. D’un coté, j’en veux de ce bébé mais je ne veux pas qu’il ait cette maladie inhumaine- si elle est génitale pour mon cas.- En d’autres mots, si je le garde, je me sentirais coupable de lui donner cette maladie et si je me fais avorter, je me sentirais tellement assassine même i ce n’est qu’un embryon. Lequel est le mieux? Oh, que diront les autres en l’apprenant? Pourront t-il comprendre le choix que je ferais?..."

Flavien referma le journal, n’en supportant pas plus, sans mot. Pétrolia, enceinte?...


-----------------------------------------











* Crachat de Sang. Espèce de thenicque que j'ai pogné pendant mes nombreuses recherches...
**Nuage en Allemand. Ne me demandez pas ou j'ai appris ça, il ne s'agit qu'un des rares mots que je sais en cette langue
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:49

03. Éternelle souffrance


PDV Flavien

L’ébahissement de cette révélation qui me semblait si saisissante à mes yeux se dessina alors sur mon visage pétrifié lorsque je laissais le journal glisser doucement entre ses mains chancelantes sans même m’en rendre compte au début. Personne n’aurait sûrement pu dire avec précision qu’es que je ressentais à ce moment, moi-même ne le savais pas exactement. Je n’en avais pas la moindre idée. Jamais je n’avais éprouvé quelque chose d’aussi incompréhensible. Je détestais plus que tout cette déplaisante sensation. Mais je ne pouvais rien faire, rien dire, je ne pouvais pas. J’étais beaucoup trop médusé pour cela. C’était comme si je ne vivais pas cette situation, je la voyais comme si je regardais un simple film, impuissant. Ou encore, quand on est un témoin d’une terrorisante scène mais on ne peut pas intervenir, voyant le malheur des autres passer dans nos yeux estomaqués de surprise, même si on voudrais tant aidé celui dans le trouble néanmoins nous on est trop consterné pour cela. Mais moi, je n’étais pas un simple témoin comme ça mais plutôt, celui qui vivait cela. Pourtant, je ne le vivais pas entièrement et c’était pour moi inconcevable de pouvoir m’imaginer cela.

Je me sentais étourdi subitement, ayant le vertige, comme si mon corps ne voulait plus soutenir mon poids. J’étais aussi impuissant physiquement que mentalement. Intolérable était sûrement le meilleur qualificatif pour décrire ma douleur, qui était si forte que j’avais la sensation qu’elle me déchirait les entrailles sauvagement. Mon esprit ne semblait pas comprendre ce qui lui arrivait même si j’avais bien peur de la suite. Qu’es qui ce passait avec moi?...

Je n’avais nullement idée depuis combien de temps je suis resté comme ça, le regard perdu dans le vide, restant figé, assis par terre comme une statue, la douleur me fessant souffrir intensément. Chose sûre, c’est que des interminables minutes se sont écoulées, et moi, je savais plus quoi penser de tout ça, d’elle, de moi-même. Voire que je n’avais pas compris la moitié de ce que j’avais lu, je ne pouvais m’empêcher de me mêlé dans ce que je savais, dans mes souvenirs, dans tout ce que je ne saisissant absolument pas. Je me fessais tellement de scénarios qui étaient sûrement pour la plupart invraisemblables que je me mélangeais dans mes pensées, entre la vérité et la fiction. Je ne sais même pas pourquoi je continuais ainsi à le faire quand je savais que tout cela dépassait les limites de ce qu’il est exact ou non.

Je me suis alors souvenu des paroles qu’elle m’avait dites sur la vérité, furieuse contre moi à ce moment-là, saisissant alors son double sens pourtant tellement évident.

’’ Pourtant la vérité est difficile à encaisser mais il faut l’accepter. Même moi, je me sens encore dépassée par elle. Bien qu’il faudra que je cède devant elle avec ce que je vais faire, j’en aurais plus d’autre choix. Mais toi, Bouchard, penses-tu vraiment être plus fort que moi ou plus faible?’’

Je n’arrivais pas à y croire. Elle allait oser, et moi, crétin comme je suis, je l’ai laissée complètement seule tout ce temps! C’était franchement horrifiant pour moi. Je me suis dépêché à me relever tout en ramassant son journal, me marmonnant à moi-même les pires insultes qui me passait par la tête, piquant alors un sprint vers la direction par laquelle elle était partie. Sachant que une perte de temps serait fatale dans ce cas. Elle allait se suicider!...

Fin du PDV
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:50

-Un peu avant-

Une autre veine se brisait alors, inlassablement, sous la tranchante lame, pour une autre fois, pour d’autres Ecchymoses, qui recouvrant déjà la totalité ses bras entre-mélangé avec de l’hémoglobine jaillissant de partout. Ce sang coulait doucement le long de son poignet, qui lui semblait désigner l’aversion de son geste, au rythme de ses pleurs submergés de vérité qui la culpabilisait terriblement de faire ça, sans qu’elle puisse se résigner d’arrêter. Elle semblait trop dérangée dans son esprit pour savoir ce qu’elle était en train de faire véritablement. Elle se répétait sans cesse dans sa tête ’’Mais qu’es ce j’fais, moi? J’perds vraiment la tête!’’, ne pouvant pas du tout y rétorquer, ignorante de cette maudite réponse. Mais elle le méritait ce calvaire, sans nul doute, après tout, ce n’était que les moments les plus horribles de sa vie, ceux qui détruisaient son existence toute entière. Eux qui l'avait guidés vers le délire total.

Pétrolia se sentait mal, trop mal, c’était atroce comment elle le ressentait avec autant de force. Simplement intolérable. Pas juste à cause du couteau qui pénétrait un peu plus sa chair, détruisant tout sur son passage mais aussi son âme qui était tourmentée, souffrante au plus haut. Mais pourtant, sa vie n’est que chaos répété et elle ne voyait pas comment la changer, oui, il en avait une, une issue mais celle-ci était si inatteignable. Jamais elle ne la trouverait. Malgré cela, était-elle en train de la trouvée en se poignardant? Ou ne fessait que s’anéantir un peu plus à chaque blessure qu’elle se fessait sans acharnement de savoir se qui se passait avec elle? Ou encore simplement en train de se vider peu à peu de son sang sans souhaiter s’arrêter? Qu'est ce qu'elle était en train de s'affliger?

Mais rien, rien… ce n’est rien…

Comment ça RIEN? Vraiment? R-I-E-N ? J’ai dis rien, moi?


Pourquoi se répéta t-elle cette chose aussi méprisante? C’était bien l’inverse de ce qu’elle pensait véritablement. Mais elle pensait les deux versions en même temps, comme si elle ne cédait pas devant une ou l’autre. Elle ne comprenait pas. Pourtant à quoi ça servait de comprendre? Pourquoi comprendre? Comprendre… ça ne n’aidait à rien pour vouloir fuir la réalité, celle qu’on désirer seulement voir disparaître en temps de crise, qu’elle n’existe plus dans ce monde ignoble. Pour Pétrolia, c’était presque le cas, cette réalité s’envolait en fumée.

Encore une autre veine et une autre…

Qu’est qui lui arrivait? Qu’est qu’elle fessait pour l’amour?

Comment répondre aux milles et une questions complètement déroutantes qui erraient docilement dans sa tête?

Moi, y répondre? Impossible. Totalement impossible…

Qu’est que Valence aurait pensé d’elle en la voyant faire, elle qui avait toujours cru en elle, qui l’avait soutenu, qui l’avait aider, qu’aurait t-elle fait ou dit? Voyant qu’elle perdait le goût de vivre et la tête aussi? Lui en aurait-elle encore voulu de ses actes qui lui étaient encore totalement inconnus? Est-ce qu’elle pourrais lui exprimer un jour son état de détresse et ses remords intenses, que elle n’avait jamais, au grand jamais, espérer le faire puisqu’elle tenais à Valence?

Non, Valence n’aurait rien fait contre moi, elle aurait juste compris pourquoi je le fais, voilà…

Aussi stupéfiant que cela puisse être, Pétrolia avait pas seulement oublier la notion du temps ou le sens de la vraie vie mais aussi de se qui se passait autour d’elle et même en elle. Tout ce qu’elle savait avec exactitude c’est qu’elle pataugeait dans son propre sang, attendant sans repris que cette suite si sinistre se passe. Même si elle n’était consciente que de cela, plus rien ne comptait pour elle. Franchement rien. Tout ce qu’il lui importait, c’était de continuer à se s’automutiler, sans broncher, peut importe ce qui lui arrivait ensuite.

Un autre coup, une blessure plus profonde…

Le couteau pénétra un fois de plus sa peau, la plongeant un peu plus dans la démence à chaque douloureux coup donné. La lame qui tranchait tout et rien lui donnait la vague impression que la détresse quittait son corps en fumée. C’était difficile à croire dans son cas, mais cet acte morbide la détruisant en même temps qu’il la sauvait. Lorsqu’elle laissa le couteau immobile une seconde, s’enfonçant dans sa peau l’instant d’après, elle poussa un sanglot sourd qui ressemblait étrangement à une lamentation de sa part, se coupait alors les dernières veines du poignet droit, les unes après les autres

Une autre, autre…

Elle se sentait tellement faible, tellement dérangée, se perdant dans sa folie, dans son esprit aussi. C’était comme si, à force de sangloter, sa tête était embaumée d’un épais voile de délire. Seule, elle pensait tristement que ce supplice était bientôt fini, il allait s’éteindre comme un braisier qui prendre fin.

Comme si rien n’existait plus tout autour d’elle, s’étant figé. Plus rien ne comptait plus que se meurtrir tant et aussi longtemps que possible. Vraiment, cette détestable démence lui en voulait beaucoup, l’habitant d’un coup. Mais Pétrolia savait que cela avait toujours été en elle sans faire complètement surface. Ce qui se produisait à ce moment horrifiant.

Encore se mutiler, continuer à se mutiler…

Jamais elle ne s’était sentie aussi bizarre, aussi anormale de ce qu’elle était habituellement. Était-elle encore elle? Était-elle encore la vraie Pétrolia? Son corps lui criait ’’oui!’’, mais son esprit, lui, hurlait ’’non!’’.

Qui croire? Qui?...

Alors que cette question résonnait en échos dans sa tête, elle changea de poignet, les deux bras déjà ensanglantés, prise de vertiges démesurés, ayant la sensation pratiquement véridique de délirer totalement. Son cœur semblait chavirer à force de battre à tout rompre, comme s’il voulait lui défoncer sauvagement la poitrine malgré qu’elle essayait vainement de respirer normalement, sachant que c’était perdu d’avance. Aucune partie de son corps ne semblait vouloir fonctionner comme il le faut.

Se mutiler, toujours se mutiler…

Ça la dépassait. Elle le savait. Cette voleuse d’âmes était là , avec elle, l’épilant, la scrutant, n’attendant que le moment fatidique pour la coincer. La mort était près, si près…

Mais tant j’viverai, je me mutilerai, compris la mort?...

Anéantie, sur le point de s’évanouir ou même de décéder, c’était comme si elle était prise au piège, ne pouvais plus s’en sortir, à jamais. Elle l’était comme jamais été et pour Pétrolia, c’était le comble du malheur. La mort était près trop près…

Laisse moi tranquille, mort! J'te suivrais bien assez vite de toute façon!...

Elle ne voulait rien savoir de cette idiote pillarde, mais elle était là, malgré tout, et elle en s’en irait qu’après l’avoir emporté. C’était inévitable. Elle était près, vraiment trop près.

Va-t’en! Va-t’en, je t’ai dis! Tu veux gagné à ce p’tit jeu? T’as déjà gagné, figures-toi! Ce n’est qu’une question de minutes, même pas! Alors, fiche le camp!

Tu veux vraiment me voir me démolir encore plus fort? Très bien! Reste! Mais je ne cèderais pas comme ça! Ça en prendra plus que ça pour m’avoir!...


Elle fit claquer ses doigts rougit par le sang qui lui semblait impur de sa main droite libre, qui était sérieusement en piteux état plus le temps avait passer, plus les coups donnés avait été violents. La gauche méritait aussi le même sort… Elle était si près elle, la fameuse mort, tellement près.

Mutiler son corps, encore et encore…

Pour elle, la mort s'approchait, la vie s'éloignait. Pourtant, il n'avait rien là, c'est tout ce qu'elle désirait mais elle ne semblait pas le savoir réellement. Peut-être est ce un acte qui pourrait sembler bouleversant pour certaines personnes, et complètement lâche pour d'autres mais pour elle tout cela prenait son véritable sens, ça la guidait vers la mort. Jadis, la mort lui aurait était parfaitement inconnue, même effrayante par moment mais aujourd'hui c'était bien tout le connaître qui se produisait. Mais elle le savait, dans quelques minutes, la mort s'emporterait à jamais et tout se terminera, tout. Ça allait se terminer, pour l’éternité. Elle était engloutit, engloutit par la mort. C’était vrai, cette fois.

Plus fort, se mutiler plus fort…

Elle ne savait pas pourquoi elle tentait de trouver de l’espoir quand il n’en avait nul part. Espoir, vraiment! Ce mot s’était comme envolé d’un coup de son vocabulaire.

Pourquoi continuer? Se demanda intérieurement Pétrolia, alors que n’avait presque plus de force en elle quand elle en finit avec son poignet gauche, quelques secondes plus tard, dans le même lamentable état, pour commencer avec les jambes d’un coup de couteau sec.

Pourquoi espérer pour les six autres quand elle en était juste inapte pour elle? Pourquoi elle le fessait? C’était tellement stupide de sa part! Mais elle continuait pareil.

Se couper, se couper…

La noirceur la prenait, la lumière était éteinte depuis longtemps. Comme si elle menait un vif combat entre la prison et la liberté. Mais elle n’avait aucune idée de pourquoi elle persistait à se battre. Seulement que cette fois, rien n’en valait plus la peine, elle ne pouvait plus vaincre.

Allez, encore se couper...

Les images horribles de ce qui c’était passé antérieurement lui revenait une fois de plus en tête à mesure qu’elle se lésait de plus en plus rapidement, plus le sang jaillissait à gros bouillon de toutes ses blessures comme s’il n’avait plus de coagulation qui se fessait. Pourquoi elle ne se fessait plus? Mais c’était peu opportun pour elle. Elle avait la nausée à juste penser des événements passés. Ou s’était simplement comme ça? Elle n’aurait pas pu faire pire que d’exprimer sa colère, celle qui a failli tout gâcher. Tout. Pourquoi avait-elle perdu la tête?! Oh, elle était une simple idiote!

Se couper, se couper comme jamais sans arrêt, ça sera une bonne punition pour moi…

Au moins, elle était bien comme ça, bon, à moitié sur la limite de la mort, mais elle l’allait avoir ce qu’elle voulait ; mourir, espérant en elle, se blessant de toutes ses forces, que personne ne la trouve avant qu’elle s’assassine. C’était trop pour elle, en voulait en finir pour de bon!

Bravo, mort! Tu vois? Tu as gagné, moi j’ai perdu! Tu veux l’âme de la stupide Pétrolia, maintenant?

Laissant toutes les larmes de son corps coulées une dernière fois, l’esprit dérangé qui se perdant dans ses pensées insoutenables et amères, elle laissa tombé le couteau couvert de rouge vif par terre lorsqu’elle ne voulait que ne pas seulement se blesser gravement mais aussi se tuer, ne supportant plus la douleur qui l’affligeait aux jambes et partout ailleurs ou le couteau avait pénétré.

Bien, mort, sert-toi comme tu veux, moi, je n’en ai rien à foutre!

Elle s’accrochait au sol verdoyant, trop faible au point de ne plus pouvoir supporter son propre poids, constant avec terreur ce qu’elle avait déjà fait. Voulait-elle allez plus loin que cette atrocité?

Oui! Oui! C’est tout ce que je veux, mourir…

-Tu sais, j’irais pas plus loin dans mes conneries, Fit-elle d’une drôle de voix étouffée. J’sais très bien que je leur nuis! J’vais arrêter ça…. et… je t’éviterai le pire, en te donnant que le meilleur, et on sera éternellement ensemble…
ensemble…

Frissonnant, sentant son corps s’allumer subitement par cette folie, elle saisit le poignard, le contemplant, nonchalant dans sa tête.

-J’t’en supplie! Pardonne-moi! Pardonne-moi! J’fais ça pour toi, que pour toi! Implora t-elle. Il ne sera pas pour moi, j’te jure!

Elle détourna la lame effroyablement acérée qui avait déjà servit à le prouver, vers sa poitrine d’un geste grossièrement maladroit. Se sentant habitée par une force inconnue qui semblait lui donner l’ultime courage de poser ce geste terrible. Elle ferma les paupières, comptait difficilement dans sa tête les décisives seconde qui la tenait entre les deux mondes de l’existence humaine.

1… 2… 3... GO! Adieu la vie, bonjour la mort! Mais disons plutôt… euh… adieu éternelle souffrance, bonjour liberté!...

Avalant péniblement sa salive, elle avança le poignard vers elle, sachant que la lame devait voyager à une vitesse folle et qu’elle devait se trouver beaucoup trop près de sa peau. Soudain, elle le su tandis qu’un cri à fendre l’âme résonna.

C’est fini, tout est fini…
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:52

04. Pouvons-nous un jour nous pardonner ?

Peu de gens le savent réellement. Et encore mois l’ont déjà vécus un jour ou l’autre. L’âge important que peu dans cette situation dépassait les limites presque indépassables de l'insolite. Bien, si on met à part ce ridicule stéréotype qui courant depuis une éternité laissant croire que les personnes âgées étaient plus exposées aux risques de l’être. Je voudrais bien retrouver celui qui a commencé a racontés toutes ces balivernes pour lui dire ma façon de penser. Il saura bien que personne n’est à l’abri. Bon, il faut que dire que oublier ce qu’on a vécu est une chose assez navrante pour ces pauvres gens, ne vous imaginer pas l’inverse de ce que je veux vous dire, mais qu’arrive t-il quand on sais pas ce qu’on a pas la moindre idée de ce qu’on a pu faire?

Ou lorsqu’on vit des interminables période de blanc, pendant lesquelles on pense que on a jamais fait une chose puisque qu’on se souviens de rien, simplement rien, même si au fond de nous, on sais pertinemment qu’on l’a vécu? Ou pire encore, on ignore la suite d’un événement, en étant de cette façon dans l’ignorance la plus totale, sans savoir pourquoi on est dans cet état? Y’a-t-il un moyen de comprendre? Un moyen de s’en sortir? Quoique, l’amnésie et ce sentiment particulier sont si éloignés l’un de l’autre. Alors est-ce que ça veut dire d’une manière subtile qu’on est en train de perdre la tête? Et si ça se reproduisait plusieurs fois, qu’est ce que cela veut signifier? Est-ce un signe concret pour annoncer quelque chose? Le futur est-il plus malsain avec cela ou aura-t-il des répercutions aussi astronomiques soit t-elles qu’on se lasse de vouloir les compter tellement il en aura?

Mais avec ça, avons-nous peur de la suite des choses? Une peur simple ou plutôt extravagante, différente de toute les autres? Pourquoi avoir la trouille de toute façon quand on sait encaisser la vérité? Oui, car la vérité est un peu comme un gros ballon que l’on dégonfle d’une façon brutale, un jour, elle finie toujours par nous éclater en plein visage. Mais avoir peur donne t-il du courage dans un sens, ou c’est en voyant ces peurs se réaliser qu’on en gagne? Les deux peuvent t-ils s’appliquer? Néanmoins, une chose est certaine, tout cela dépend de chaque individu.

On pourrait sûrement comparer la vie à un coup de poing en plein visage. Bon, vous allez sûrement me dire que cette comparaison est totalement débile, malgré cela, elle est pourtant sérieusement vraie. Un jour, on se croit invincible, implacable, on existe bêtement sans se préoccuper de rien, le lendemain, on se retrouve à sombrer dans un néant infime, hors, on ne sait pas comment se sortir de là. Et plus on s’enfonce, moins ont a de chance de remonter la pente. Ça c’est certain. On sait jamais se qui peut nous arriver, jamais on ne peut savoir de toute façon. La vie n’est que surprise en surprise et on peut pas connaître avec exactitude si notre destinée est déjà décidée d’avance ou si c’est nous qui doit la mener du bon sens, la tracer, la voir t–elle qu’elle est en espérant toujours pouvoir la changer. Le coup de poing, lui, est totalement semblable. On croit souvent que ça ne nous fera jamais mal, que on est trop fort pour ressentir la moindre douleur mais lorsqu’il est donné violemment, on devient alors tout le contraire de ce que nous avons pensé, faible, impuissant, vulnérable. Peut importe si c’est carrément bête. moi je le pense. Car ces deux choses se ressemble étrangement. Même trop quelques fois. Pourtant, qu’arrive t-il quand on compare une vie pitoyable avec ce coup de poing? Et cette destinée dans ce cas, pouvons nous la découvrir à l’avance où il faut vivre jour pour jour? Avons-nous l’éternité pour la réaliser ou c’est, disons le, impossible? Pouvons nous voir celles des autres? Savons nous au moins que demain sera peut-être meilleur qu’aujourd’hui et que c’est qu’un nouveau départ, oubliant les erreurs qu’on a pu commis?

Mais les erreurs des passés servent pourtant à former et à faire mûrir les gens de la bonne façon, car il faut, bien sûr, les accepter toutes ces erreurs et passe l’éponge, pour mieux savoir les choses et les gestes dont on ne doit plus répétés. Mais que faut t-il faire quand on ne sait même pas ce qu’on à fait mais cependant qu’on sent les erreurs même si on sait pas quelles sont t-elles? Avons-nous la volonté nécessaire pour savoir comment régler ce problème? Et avons-nous la force de pouvoir se pardonner nous-même dans ces moments moindrement incomplets? Il en est sûrement concevable pour ceux complets mais cela en est-il le même sort pour ceux incomplets ou c’est totalement impensable de le faire? Je me le demande bien.

’’Est-ce que j’pourrais me pardonner un jour?’’, ce fut la première pensée de maman à son réveil, ne sachant pas comment elle était arrivée là, je le sais simplement parce que je dois bien connaître cette histoire par cœur aux nombre de fois que je me la suis faite racontée.



Tout était nébuleux et flou autour d’elle, des formes, des couleurs, virevoltaient, lui donné le tournis, augmenté par les haut-le-cœur qui persistaient, elle n’y voyait rien. Elle cilla des yeux une fois, une autre, et encore une, jusqu’à temps que tout redevienne à la normale.

Son corps semblait être transpercé par des centaines d’épées invisibles, elle était prise d’une violente fièvre, la peau recouverte de bandages couverts de sang séché, sous lesquels des insoutenables douleurs localisées la rongeait. La mine sûrement affreuse à voir, étourdie, prête à retomber dans l’inconscience, elle se sentait affreusement mal. Et elle savait pertinemment que son impuissance physique n’allait que lui nuire.

Depuis combien de temps elle fixait le plafond? Depuis quand elle s’était éveillée? Comment de temps ça lui prendrait avant de tout recommencer?...

La tête lourde, elle était hantée par un sentiment trop étrange à son goût, c’était comme si elle avait un blanc de mémoire. Mais pas un comme tout les autres, un vrai prolongé et prononcé, tel si elle aurait manqué un bout de sa vie qui la concernait. Pourquoi elle était ici? Pourquoi n’avait-elle pas pu en finir? Pourquoi elle n’arrivait plus à se souvenir de qu’est qui c’était passé après qu’elle a voulu tout arrêter en se suicidant? Et pourquoi elle regardait ce satané plafond sans éprouver la moindre lassitude à son égard?

Mais si elle avait essayait de se tuer, elle était peut-être inerte sur ce lit, sans que personne le sache? Alors pourquoi elle se sentait si vivante? A moins que c’est ça la mort? Être vivant toutefois personne le sait? Après tout, personne n’en a en aucun cas eu une réponse claire et précise. Si c’était assurément ça, elle s’était imaginée le pire face à la mort.

Vivante ou Mort?...

Qu’est qu’elle était? Savait-elle au moins?

Elle avait osé. Elle l’avait fait. Mais pire, elle avait déjouée la mort. Ça l’étonnait totalement

Plus elle se remémorait ce qu’elle savait, plus elle se sentait confuse, confuse dans ses sentiments, dans ce qu’elle ressentait véritablement. Même pire, elle ne savait même pas pourquoi elle avait l’envie de vouloir éprouver un état de morosité encore plus grand qu’elle ne vivait déjà. Qui voudrait encore plus sombrer? Franchement, personne n’est assez bête pour cela. Tel si son coeur se fendait en deux, elle avait la mauvaise impression d’être trahie, trahie par elle, elle… sa pire ennemie. Qu’avait t-elle fait? Qu’est qu’elle a fait? Pourquoi elle s’était encore détruite un peu plus cette fois?....

Des frissons la parcouraient simplement qu’à y penser, la tête soutenue de ses mains sur oreiller tandis qu’un profond soupir s’expira de sa bouche. Elle se détestait, se détestait comme elle n’avait jamais éprouvé une haine si prononcée si exorbitante envers quiconque auparavant. Elle n’avait jamais pensé un jour éprouvé cela mais cette fois, c’était pourtant ce qui produisait. Par sa faute, elle se retrouvait comme ça, encore plus désespérée et désemparée qu’avant. C’était sa seule et unique faute. Elle se sentait si tombante qu’elle cru un instant qu’elle avait le vertige sans tomber pour autant avant de se rendre contre que ce n’était son esprit qu’il n’était comme ça. Pourquoi avait-elle survécu? Pourquoi fallait-il qu’elle ait encore le poids de ses problèmes et ceux que les autres lui ajoutaient sur ses épaules lâches, prêtes à laisser tout ça s’envoler. Qu’est qu’elle fessait encore ici? Avait t-elle encore sa place? Savait-elle encore pourquoi elle était là?...

On aurait dit qu’elle était en chute libre, voyant le sol approché de plus en plus vite, allant s’écraser d’un moment a l’autre, n’attendant qu’on sauve, elle étant totalement incapable. Incapable de tout et de rien. Elle serra les dents, cette rage envers elle-même la saisissant d’une telle force, ne sachant même pas comment la contenir. Une envie soudaine de pleurer la saisissait, mais les larmes refusaient de vouloir noyer sa détresse une autre fois. Pourquoi le voudraient–elles de toute façon?

Elle détourna enfin le regard du plafond vers la gauche, se perdant dans ses pensées. Innocemment, elle ne prêtait plus attention à rien, sans d’ailleurs savoir pourquoi. La scène lui semblait irréelle, totalement invraisemblable, comme si elle était entrain de vivre un rêve étrangement lié à la réalité. D’ailleurs, rêvait-elle pour de vrai? Qu’est qui se passait? Pourquoi elle se sentait aussi mal à l’aise tout d’un coup, aussi tétanisée était-elle en le réalisant? Elle était incapable d’avoir une pensée rationnelle dans tout ça mais peut-être que c’était authentique? Pourquoi était-elle aussi ignorante pour savoir ce qui était vrai ou non?

Elle avait l’impression d’être dans un état second, une sorte de transe où l’étrange y est roi. Elle ne pouvait plus tenir le coup, elle n’y arrivait pas. Plus rien n’avait plus d’importance à ses yeux que savoir ce qui s’était passé antérieurement, pour combler le vide qui étalait dans ses souvenirs sombres. Il fallait qu’elle sache, ce n’était que ça qu’elle souhaitait, savoir. Simplement.



Elle ne savait pas où elle allait ni qui elle cherchait en particulier mais elle continuais de chercher quelqu’un qui voudrait répondre à ces mille et une questions qui vagabondaient dans son esprit. Même si cela fessait plusieurs minutes qu’elle arpentait les couloirs en vain, elle continuer de marcher sans se lasser.

Allez, n’importe qui, n’importe qui…

Clap, clap, clap, clap…

On pouvait entendre au loin, les ronronnements bruyants du moteur. Le bruit de ses pas résonnant en échos dans ce silence intolérable. Vraiment, c’était trop sinistre à son goût. Dire qu’habituellement, le vaisseau était rempli d’une atmosphère joyeuse emplie de bruits et d’agitations, elle aurait tant voulu que cela soit ainsi en ce moment.

Clap, clap, clap, clap…

Se mordillant péniblement la langue jusqu'à ce que le liquide chaud emplisse sa bouche, elle tournait le coin d’un corridor et…

BANG.

Le choc se passait en un éclair pour Pétrolia. Fermant les yeux, elle évita de le voir

-Aïe! Tu ne pourrais pas regarder où tu marches… Pétrolia? Qu’est que tu fais?

Elle rouvrit les paupières, incrédule de la suite, se reculant d’un pas.

-Pourrais te demander la même chose, Dédaigna t-elle.
-Ne joue pas à ça avec moi!

Un sourire méprisant passa sur son visage, tandis qu’elle dévisageait Flavien.

-Jouer à quoi? Demanda t-elle sur un ton faussement intéressé.

Il soupira d’un air exaspéré.

-Arrête!
-Arrêter quoi? S’étonna Pétrolia, toujours de son faux ton
-De faire ça!
-C’est quoi ’’ça’’?
-Veux tu bien, Pétrolia! S’exclama Flavien. Qu’est que tu fessais?
-Mais rien. Rétorqua t-elle, souriant malicieusement de plus belle. Pourquoi tu me demanda cela?
-Dis la vérité!
-Moi aussi, j’pourrais te demander des choses comme ça –Qu’est que t’a au visage?- moi aussi je pourrais.

Flavien, qui allait lui répliquer, ferma immédiatement la bouche d’un air anxieux. Des blessures sillonnaient sa face, se traçant une route sous les nombreux bleus, moitié couvert de pansements.

-C’pas drôle!
-De quoi tu parles? S’écria Pétrolia, retrouvant une attitude plus normale.
-Fait pas l’ignorante! Tu le sais très bien!
-Mais non! De quoi tu…

Elle ne finit pas sa phrase, se retrouvant à le fixer avec étonnement une seconde, s’écrasant subitement contre le mur près d’elle sous effet d’un violent coup de poing l’instant d’après. Qu’est qui lui avait prit? Pourquoi avait-il fait ça? Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser que ça elle le méritait même si elle n’avait aucunement idée de la cause exacte.

-Comment tu oses dire ça? Après ça en plus! S’irrita Flavien.
-Tu veux bien m’expliquer à la fin!
-Pourquoi tu fais semblant de ne pas comprendre?
-J’comprends pas, non plus, Insista Pétrolia.
-C’est ça. J’te crois tellement!
-Alors explique-moi donc pourquoi je me rappelle pu de rien après tenté de me suicider?

Jamais elle aurait pensé pu dire ces paroles à haute voix avec ce ton aussi assuré, aussi confiant, mais pourtant c’est ce qui s’était produit malgré cela. Pourquoi donc elle avait mentionné cela? Savait-il au moins qu’elle s’était mutilée après leur dernière ’’conversation’’? Savait-il pourquoi elle l’avait fait cela? Savait-il qu’elle s’enfonçait de plus en plus sans que personne le remarquer, ne prête attention à elle ni à ces promblèmes qui la martyrisais dans un état de solitude et détresse avancée qui la retenait en emprise.

Restant sur ses gardes, Flavien marmonna :

-Qu’est que tu racontes? Tu va quand même pas me faire croire que…
-Je ne blague pas.
-T’es sûre? Demanda Flavien.

Elle hocha la tête puis ferma les yeux une seconde comme si elle ne voulant pas voir ce qu’est qui allait se produire.

-Tu ne peux pas savoir. Tu ne peux pas savoir comme je me sens. Je ne sais plus où j’en suis, avec tous ces démons qui me hantent, et quand plus je ne sais même pas pourquoi tout n’as pas tourner comme je l’espérais.
-Non arrête, c’est idiot ce que tu dis là.

Elle le regarda à nouveau, se forçant à esquiver une grimace de répugnance en recommençant à mâchouiller plus fortement sa langue un moment avant de répliquer sur un ton calme mais semblant forcé:

-Même si c’est idiot, c’est ce que je vis.
-Mais…
-Tu ne comprendras jamais, toi! S'énerva t-elle.

Toujours plaquée contre le mur, elle ne pouvait qu’une profonde répugnance envers lui en le fixant d’un air méprisable. Elle le détestait, tellement. Et dire qu’elle avait pensé à lui excuser. Si Flavien ne semblait pas démontrer qu’il voulait son pardon, elle n’allait simplement pas lui pardonner. Aussi facile que ça. Elle s’en foutait, il n’aurait qu’à regretter, il le mérite bien de toute façon après tout ce qu’il lui a fait endurer…

-O.K! Très bien! J’vais te le dire qu’est qui c’est passé! Mais calme toi!...
-Vas-y.

Il inspira profondément et commença son récit :

-Je l’ai compris trop tard. Je me suis dépêché comme j’ai pu courir aussi vite que mes jambes pouvaient mais une perte de temps était fatale dans ce… cas… C’est ce qui est arrivé. Je t’ai vu faire en arrivant dans la carrière où tu te trouvais. Je suis arrivé, essoufflé, et je t’ai vu faire, j’ai pu que crié. Je ne sais pas trop mais quand j’ai vu le couteau se détacher de ta main et tomber par terre, suivis de près par toi, j’ai cru le pire, que tu étais morte, j’ai paniqué.
Je me suis approché vers ton corps entouré de tout ce sang, incertain si je voulais rester. J’ai bien vite vu que tu respirais faiblement, je t’ai prise dans mes bras, en te serrant de toutes mes forces, comme si je voulais vérifier que ce pas un effet de mon imagination. Un peu après, j’ai remarqué que tu commençais à revenir à toi.
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:53

-Ça va? Demanda t-il, remarquant son air blême, sûrement dû à l’énorme perte de sang.

NON ÇA NE VA PAS! Pensa Pétrolia. Il ne fallait qu’un aveugle ou un imbécile pour ne pas le remarquer.

-L…l… laisse-moi tranquille.
-Non, je reste.
-J’t’ai dis de f…ficher le camp!
-Tu ne peux pas rester seule dans cet état. Tu as vu ce que tu t’es fait?

Bien qu’elle pensait le contraire, elle murmura faiblement.

-Je suis très consciente de ce que je fais, c’est clair?
-Moi, je te dis que non!
-JE VAIS ASSEZ BIEN POUR SAVOIR QUE JE POSE COMME GESTE! S’écria t-elle.
-Écoute Pétrolia, ce n’est pas que tu vis une mauvaise passe que tu dois faire ça, Dit t-il, essayant de garder son sang froid.
-TU NE SAIS MÊME PAS POURQUOI J’AI PU OSER!

Elle essaya de se défaire de lui, qui la retenait plus fort, puis il lui enfila une gifle en plein visage pour la calmer.

-Ressaisit toi, Pétrolia!
-NE ME TOUCHE PAS!

Se débattant furieusement du mieux qu’elle pouvais, elle espérée sans aller à tout jamais, trop faible pour résister.

-Tu veux que je te lâche? Très bien! Mais qu’est qui arrivera après? Tu vas encore recommencer? Tu comprends pas ou quoi? Tu as déjà essayé! Imagine la suite! Si tu n’as pas assez de bon sens pour voir la réalité en face, tu aurais vu que je veux juste t’aider! Mais comme c’est toi qui décide, aller, vas-y, c’est surtout pas moi qui va te retenir!

Flavien la laissa en lui passant le couteau couvert de sang dans sa main droite gravement blessée, celle-ci se releva péniblement, semblant pétrifiée, la bouche grande ouverte, les yeux exorbités, grands ouverts.

-Alors, qu’est que tu attends? Va t-en.
-Je… Commença t-elle, vaguement.
-Non, j’te dis, va en finir. Si tu ne veux pas qu’on t’aide, alors vaut mieux que tu le tentes encore si c’est ça que tu désires. Tu ne crois pas?

Elle renonça à répliquer, incapable de savoir quoi lui dire. Pétrolia se retourna en tremblant, n’osant plus le regarder. Elle avança quelques mètres, ne sachant pas ce qu’elle allait faire, hors de question de faire ce qui lui demander même si au fond d’elle, c’était tout ce que voulait. Puis, elle se figea.

’’Et si jamais ce n’est pas le cas, je voudrais que vous sachiez que il n’est jamais trop tard pour changer… N’oublie pas ça, Pétrolia.’’, les paroles que lui avaient dit Brad lui alors revenait en tête. Elle réalisa qu’elle pouvait encore faire modifier les choses. Elle le pouvait. Encore. Si elle devait allée jusqu'à bout pour y arriver, elle allait le faire. Elle ne savait pas pourquoi cette idée lui traversa l’esprit à ce moment mais elle décida de le faire.

Doucement, très doucement, elle fit volte-face vers lui, laissa tomber le poignard près de son matériel en saisissant le révolver qu’elle avait posé près de là. Elle lui lança le fusil, Flavien l’attrapa le regardant, lui, et Pétrolia en alternance, une expression d’étonnement qui se dessinait sur son visage lorsqu’elle s’assit à sa droite.

-Qu’est que… Commença t-il.
-Laisse-moi parler. Si tu veux savoir, menace-moi, si je n’y arrive pas, t me tue, si je stoppe parce que je ne suis pas capable, tu me tue.
-Quoi? Non!
-Fait ce que je te dis de faire, sinon c’est moi qui le fais, sur le champ.
-Non, je veux pas faire ça, moi!
-Fait-le!

D’un geste trépidant, trempé d’une sueur froide, il place difficilement le fusil sur la trempe gauche de Pétrolia, mettant un doigt sur la gâchette, ayant l’appréhension de faire une grosse gaffe en appuyant sur celle-ci. Qu’est qui lui passait par la tête? Qu’est qui lui prenait? Il ne voulait pas la voir mourir et ni même de la tuer s’il obéissait. Cette situation lui semblait sans issue possible. Il avait peur, si peur.

-Prêt? Demanda t-elle visiblement très calme, sans s’inquiéter de rien.
-Euh, je… oui…
-Bien.

Il ne savait pas comment elle fessait pour rester aussi sereine dans cette situation plutôt effrayante, comme si rien n’était. Elle avala sa salive, le regard perdu dans le vide, ne semblant pas du tout de se préoccuper de rien pour tout l’or du monde.

-Bon, qu’est que tu veux savoir?
-Euh… Qu’est qui te troubles?
-Un peu plus précis, peut-être? Dit t-elle en guise de réponse.

Il commença à bredouiller des ’’euh’’ comme s’il s’agissait du seul mot de son vocabulaire.

-…Pourquoi tu me détestes?
-Je t’ai demandé de me poser une question PRÉCISE, pas une qui en engendre des dizaines d’autres.
-Euh… d’accord…. euh…
-Tu ne peux pas changer de mot? Ça devient lassant! Allez, autre question.

Il ne répondit pas, tremblant de tout son corps, étonné par son attitude. Comme s’il ne parlait plus à même personne.

-J’voudrais savoir… qu’est que tu as essayé de me dire… tant tôt…

Une vague de chaleur, tel un Tsunami engloutissant tout sur son passage, envahit d’un coup. Oubliant toutes les difficultés qu’elles avaient déjà eu quand elle voulait lui annoncer, elle murmura :

-J’suis enceinte.
-Hein?
-Pas de bla-bla inutile. Continue.

Respirant profondément, elle se sentit alors beaucoup mieux.

-De…de qui tu l’es?...
-De…OH! TUE MOI! J’y arrive plus!

Surpris, il ne pu que bafouiller ces simples paroles :

-Que… quoi?
-Tue moi!
-NON! J’veux pas le faire!
-Tire, Flavien, j’t’en supplie, tire!

Son cœur battait la chamade tandis qu’il tremblait de terreur tellement il arrivait pas à le tenir en place. Il ne pouvait pas le faire, il ne pouvait pas. Jamais de toute façon. Non, elle était folle. Elle savait très bien qu’il ne voulait pas. Qu’est qui arrivait avec elle? C’était que de la pure démence mais elle ne semblait pas le voir. Il avait l’impression de faire un simple cauchemar mais cette fois, la tournure dramatique qu’ils prenaient inlassablement semblait se produire réellement. Des milliers de pensées s’entassaient à la fois dans son esprit déjà trop rempli. C’était comme si rien ne semblait plus le troubler que ça. Il n’était pas un assassin et jamais il ne le saurait…
-TUE MOI!
Il ne savait pas trop pourquoi il avait fait ça mais il lâcha la gâchette, puis elle tomba sur lui, inerte.
Enfin, oui, il l’était.



-…Je n’y arrivais tout simplement pas à y croire. Je l’avais fais. Puis je me suis rendu compte que tu n’étais qu’évanoui quand j’ai tiré, que la balle avait été plus loin. Et puis, il a eu cette douleur que j’ai ressentis à la tête, puis tu m’a attaqué mais je me souviens plus très bien ce que tu as fais car j’étais tellement faible. C’est ça.

Il marqua une pause et poursuivis :

-Mais je me demande tellement tu l’as fais et…. Ah, j’oubliais que tu as laissé traîner ça la dernière fois au tu été ’’consciente’’

Il lui lança son journal, elle l’attrapa d’un air terrifié.

-Alors? C’est vrai que t’es enceinte?
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:55

05. Il y a des choses qui ne s’effacent jamais

Si le savoir elle-même, dans son cas, était une chose assez frappante, apprendre que lui le savait sans avoir d’ailleurs passé par elle, certes, était une toute autre. Révéler est t-il plus douloureux que savoir? Comme si tout s’était mis à tourner à l’envers sans qu’elle n’y prête pas attention, elle aussi semblait sous le choc, sans savoir quoi faire de plus, de moins. Quoi faire maintenant? Maintenant le secret était découvert?

Sûrement que rien n’aurait plus l’affecter autant que cela, même s’il se produirait une gigantesque explosion devant elle, jamais elle s’en préoccuperait. Elle ne savait pas quoi faire, ni dire, ni même penser. Ce n’était pas possible. Non, ce n’était pas réel. Surtout après tout ce qu’elle avait fait pour éviter cette situation déplaisante, qu’on pourrait même de qualifiée de passablement affreuse, qui, devant ces yeux terrifiés, s’exhibait à son grand désarroi. Jamais elle ne l’avait souhaitée, tout ce qu’elle aurait désirée, c’était d’être sûre que cet secret serait relevé que par elle, pas par quelqu’un d’autre ou par autre chose. Ni par son journal personnel.

Comment a-t-il pu oser? Il le savait. Il n’avait pas le droit. Il ne pouvait pas. Son estomac se noua légèrement à la seule pensée, regardant le livre intensément, que il n’avait pas une seule page qui ne mentionnait pas ces cinq mois et demi, de torture continuelle et de souffrance excessive. Comment n’aurait t-il pas pu lire tout les faits? Elle le rangea dans sa poche?*, annihilée.

Plus rien ne saurait comme avant, tout cela ne le saura plus en aucun cas… jamais…

Jamais… Jamais… Jamais…

Ce mot résonnait en boucle dans sa tête, martelant intensément ses pensés.

Ses jambes fléchirent sous l’énorme choc de cette sombre remarque qu’elle venait d’assimiler d’une manière assez insipide pour un autre mais tellement brutale pour elle. Appuyée contre le mur, elle se recroquevilla, les tremblements s’accentuant plus le temps défilait, comme si elle voulait se protéger de cette dure réalité. Cette peur, cette crainte, cette terreur qui la submergeait, aussi grande était t-elle, semblait aussi présente en elle que Pétrolia pensa que c’était qu’une illusion. Une simple illusion. Est-ce que s’en était une? Mais qu’est qu’elle pouvait faire dans tout cela? Elle se reconnaissait même plus pour dire ce qu’elle allait faire, ce qu’elle pensait de toute cela. Qu’est qui allait advenir d’elle? Plus elle sombrait, plus tout s’écroulait devant ses yeux. Mais personne ne semblait s’en rendre compte.

Une fois encore, elle recommença à se mordre la langue jusqu’au sang. C’était sa façon à elle de se savoir bien vivante, bien réelle, d’être certaine qu’elle ne perdrait pas le contrôle de ses sentiments ou de ce que pourrait bien dire. Mais elle savait tant que on ne pouvait pas se surveiller entièrement.

-C’est quoi ce silence insolent? Dit Flavien, rompant alors le long mutisme, qui s’était installer entre eux depuis fort longtemps déjà, d’une manière assez raide.

Elle leva les yeux vers lui, en tremblant comme une feuille, intérieurement comme extérieurement. Si Pétrolia n’aurait jamais su qu’il y’avais un mur derrière elle, sûrement aurait-elle reculé de terreur. Peut-être qu’à première vue cette scène n’avait rien d’effrayant même pour elle, c’était toutes ces appréhensions qui se réalisaient systématiquement. Elle referma encore plus fortement ses jambes entres ses bras, comme si ça lui donne plus d’hardiesse.

Non… reste tranquille… tranquille…

-Qu’est que tu penses que c’est? Marmonna t-elle, d’un ton ironique.

Qu’est qui lui prenait de vouloir gagner du temps quand elle savait pertinemment ce qui allait arriver malgré tout ce qu’elle pourra dire ou faire? Pourquoi le fessait t-elle? Le cœur gros, Pétrolia sentit sa gorge se nouer face à l’émotion présente qui s’emparait d’elle intensément : L’angoisse.

Respire par le nez, reste assise bien sagement sans rien faire… allez…. Ne fait pas de gaffe… pas de gaffe, cette fois… je ne vais pas empirer les choses, je vais pas le faire…

-Et qu’est que c’est censé signifier?
-C’est pourtant simple, messemble. Rien.

Ça va aller… tout va bien aller… il faut que je garde mon sang froid… il faut que je me calme… je ne vais pas m’énerver… pas m’énerver…

-Oh, arrête, je sais très bien que tu mens. Tu vas quand même pas me faire croire que tu le penses. Dis dont la vérité.

Non… non… calme-toi, Pétrolia, calme toi…

Mais pourtant, à ce moment précis, la rage explosa en elle, ne pouvant plus se retenir plus longtemps.

-BIEN SÛR QUE JE LE SUIS! Hurla t-elle. BIEN SÛR QUE J’ATTENDS UN BÉBÉ!

Elle n’en dit pas plus, se taisant alors. Elle savait qu’il ne poserait pas de questions pour l’instant, et c’était beaucoup mieux comme ça.

Non mais vraiment! Je suis sûrement la plus grande idiote du monde entier!

Alors que ses cris résonnaient dans le couloir, sous le regard mi-ahuri mi-terrorisé de Flavien, elle mordait sa langue, plus fort que jamais cette fois. Elle n’avait pas à y croire, croire qu’elle aurait pu dire un truc pareil de cette façon. Non, c’était fini. Elle ne pouvait plus fuir cela, elle était prise au piège dans cette situation qui lui semblait, à ses yeux, interminable.

Rectification : De l’univers

Elle en avait plus qu’assez. Subitement, elle se releva, l’esprit agité de ce sentiment d’antipathie envers lui, qui lui fessait sentir que sa place n’était pas ici, avec Flavien. Sans même lui adresser le moindre regard, elle tournait les talons, se dirigeant vers le dortoir qui était tout près.

Quand elle y entra, elle était toujours bouillante d’une colère sans repris. Elle n’avait qu’avancer de quelques pas dans la pièce déserte que la voix de Flavien s’éleva :

-Attends! Tu ne peux pas t’en aller comme si rien n’était!

De dos à lui, elle lui répondit froidement en se figeant :

-Mais oui. Oui, je peux très bien!
-Non! T’as pas le droit! Insista Flavien.

L’aversion la saisissant d’une telle force, elle se retourna vivement, provocant un sursaut chez Flavien.

-Et toi, pourquoi tu aurais le droit de savoir? Pourquoi TU pourrais savoir, dis-moi!
-Qu’est que tu veux dire?
-T’as pas besoin de faire l’innocent! Tu le sais très bien! T’as jamais été là, personne n’a été quand j’en avais le plus besoin! S’écriant t-elle, prise d’un élan de haine intense, voulant déverser tout ce qu’elle avait sur le coeur. Moi, j’étais au comble de la détresse, même de tout ce qu’on peut pas imaginer! Mais personne ne se préoccupait de moi, tout le monde se fichait de moi! Et…
-Tu te trompe, je me fiche pas de toi. Tu n’es jamais venue vers moi, c’est totalement différent. L’interrompra t-il.
-Non. Non. Tu te fiches pas mal de moi encore aujourd’hui. Même que tu te fiches carrément de moi! Qu’es que ça peut te faire tout mes p’tits problèmes? Répliqua Pétrolia, brusquement. T’as sûrement pas envie t’entendre les lamentations sombres d’une fille comme moi, non? Ni de me voir perdre l’envie de vivre, pas vrai? Ça te tentais pas de voir que j’étais – Au plutôt, je suis- au bord du gouffre?...
-Tu sais très bien qu’on tient à toi, Pétrolia, tu le sais! Jamais on n’aurait laissé faire ça si on…
-Il EST LA LE PROMBLÈME! Le coupa t-elle, férocement. VOUS NE L’AVEZ PAS VU!

Plus elle cria sa colère, plus elle se sentait libérée de celle-ci, sans l’être totalement. Mais elle savait que le pire était à venir, s’était comme l’effet cocotte, bientôt, tout laissait porter à croire qu’elle allait extérioriser toute cette histoire d’une manière dont elle n’avait en aucun cas espéré faire. Ou peut-être l’avait réalisée quand cela ce produit?...

Elle se jeta sur lui, le frappant violemment au visage, lui fendant la lèvre au premier coup de poing, ceux-ci qui pleuvaient de partout, ajouter de gifles douloureuses, déversant toute cette amertume qui s’étalait en elle. Flavien, lui, n’essayait même de se défendre, d’esquiver les coups, elle en avait tant besoin pour exprimer ses sentiments qui étaient profondément enfouit en elle. Il le savait pertinemment.

-Ça fait 5 mois et demi! 5 MOIS ET DEMI! Que ça me démolie et que je m’enfonce dans cet enfer! Et personne ne l’a pas remarqué! Personne! Moi, je ne pouvais pas me tourner vers vous, surtout pas vers toi! Comment j’aurais pu de toute façon?
-Qu’es que tu veux dire? Dit t-il entre deux coups effrénés.
-Ce que je veux dire! Ce que je veux dire! Elle est bien bonne! Qu’est que tu crois, bon sang!?

Frappant encore et encore, désespérée, détruite, elle ne pouvait que ça. Tout ça, ne lui ressemblait pas du tout mais qu’est qui lui ressemblait de toute façon?...

-Pourquoi j’aurais pu te parler de ça normalement quand j’étais dans un état de chagrin entier et que tout cela nous relie!? Comment j’aurais pu faire ça, dis-moi! Renchérit Pétrolia d’un ton sifflant.
-Nous relie? S’étonna t-il. T’as jamais songé à te faire soigner, Pétrolia?
-Vraiment, ouvre les yeux, Flavien!

Il se passa alors un pénible instant pendant lequel Flavien réfléchissait difficilement, assaillit par de nombreux coups des plus violents.

-Non! C’est impossible! S’exclama t-il, enfin.
-Oh oui. Oui, ça l’est! Je suis désolée que le monde ne soit pas comme tu l’espérais mais c’est vrai! Tu m’entends, VRAI! Comment veux tu qu’il en soit autrement? Tout correspond! Tout!
-Comment as-tu pu cacher ça tout ce temps? Demanda t-il, le souffle coupé par un autre coup de poing au ventre.
-J’avais trop peur de votre réaction, même moi je n’étais pas encore sûre de faire le bon choix. Qu’est que je pouvais faire devant cela? Rien, j’étais impuissante et seule!
-Mais…
-Comment je pouvais venir vers vous quand je ne le savais pas moi-même qu’est qui allait advenir?! Rugit t-elle. Comment?
-Alors, pourquoi tu ne t’es pas fait avorter si…

Avorter.

Avorter.

Il a dit avorter?

Il l’a vraiment dit?

Ce n’est pas mon imagination, cette fois?


Ce mot si horrifiant, si terrifiant pour elle, en devenait presque tabou. Comment pouvait t-il le dire devant elle? Comment pouvait t-il? Il n’avait pas le droit de faire ça.

-NE PRONONCE PLUS JAMAIS CE MOT! Vociféra t-elle de toute son âme.

Encore le frapper, encore, encore… Ne faire que ça… que ça…

Sous toute cette colère qui l’habituait, elle ne savait pas. Elle ne savait pas pourquoi elle le fessait, pourquoi elle vidait ces émotions sur lui de cette façon. C’était comme si elle se trompait d’ennemi.

Mais c’est lui! C’est lui!… Il est tellement… tellement…

Pourtant, elle était incapable de l’insulter, les mots ne viennent pas. Ils restaient dans sa gorge, s’éteindraient là. Il ne mérite pas ça, il ne mérite pas qu’elle s’empenne à lui. Elle ne pouvait faire ça. Il était pour rien. Simplement rien.

C’est ma faute, pas la sienne

Et, quand cette pensée lui traversa son esprit, elle s’arrêta net, le lâcha, celui-ci perdit pied.

Pétrolia réalisa alors, en le regardant par terre un bref moment avant qu’il se relève, hébétée, que tout ce sang qui coulait tout près de sa bouche, n’était pas simplement du à ses nombreuses blessures dans la bouche qu’elle s’était occasionné depuis tout à l’heure. Elle commença à étouffer à ce moment. Étouffée comme jamais. Elle se dirigea vers les toilettes d’un pas rapide**. Elle s’écroulait devant celle-ci, crachotant tout ce sang qui emplissait sa bouche. Elle tira la chasse d’eau quelques minutes plus tard, toujours aussi faible.

-Tu vas bien? Demanda Flavien, sous le cadre de la porte.
-Qu’est que ça peut bien te faire? Ça te serre à quoi de savoir si je vais bien ou non? Dit-elle d’un ton glacial, fixant le couvercle de la cuvette.

Il croisa alors les bras quand elle détourna son regard vers lui, visiblement agacé.

-Qu’es que t’as?
-La tuberculose miliaire***. Mais en quoi ça peut t’importer?
-Tu veux arrêter?
-Non. Répliqua t-elle d’un ton sec.
-Et pourquoi tu ne veux pas que je te parle d’avor… ?
-Si tu savais, tu comprendrais. Dit t-elle en le coupant, ne voulant pas entendre une deuxième fois tout ce qui reliait ce mot, surtout pas ’’avortement’’.

Elle réalisa alors, en disant ses paroles, que c’était seulement à cause d’elle que cette histoire avait pris cette tournure, qu’elle avait fait naufrage.

-Alors, veux tu bien m’expliquer?
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:56

Effervescente de tremblements, elle pris d’une main vacillante la seringue rempli d’un anesthésique local, sautant sur le lit d’un bond raide, se sentait légère, flottante, comment si elle savait que elle allait bientôt tomber dans l’inconscience.

Pétrolia ne savait même pas pourquoi elle était là, en pleine nuit en plus. Oui, il fallait dire qu’elle n’aurait certainement jamais eu le courage de le faire le jour lorsque tout le monde pourrait la surprendre, innocemment. Donc elle était bien contrainte de le faire. Mais qu’est qui lui prenait de faire ça? Qu’est qu’elle allait faire véritablement? Pourquoi elle se sentait si décontenancée quand elle en avait décidé ainsi? Se sentirait-elle coupable après les 10 minutes les plus interminables de sa vie?

Elle essaya de se calmer, vainement, sentant son cœur battre à tout rompre. Incapable de savoir qu’elle ressentait ou pourquoi elle ne semblait pas aussi déterminée à poser ce geste qu’elle ne l’avais cru en finissant par arriver à cette horrible conclusion après ces longs jours où elle avait nager inlassablement en pleine confusion. Savait-elle au moins si c’était la bonne chose à faire? Le savait-elle malgré toute cette pagaye dans sa vie? Elle posa l’aiguille à coté d’elle, ne voulant le faire lorsqu’elle se sentirait un peu mieux.

Elle se prit le visage dans les mains, respirant profondément, toujours aux prises de trépidations incontrôlables. Les vertiges s’emparant elle à ce moment ainsi que la nausée. On aurait dit qu’elle n’arrivait même plus à plus à sangloter, comme si toutes les larmes de son corps s’étaient toutes envolés tellement elle l’avait fait auparavant.

Des fois, il lui arrivait de se chercher, de savoir pourquoi sa vie lui échappait. Souvent, elle avait l’impression de ne pas vivre et réaliser pleinement ce qu’elle fait ou ce qu’elle dit. C’était un peu ce qui ce passait en cet instant. Elle ne savait même pas pourquoi elle le ressentait mais c’est comme si, elle me demande si c’était elle qui vivait la situation ou si c’était un autre. Comment pouvait t-elle pensé ça? Pourquoi s’imaginait-elle cela? Elle lâcha un profond soupir et elle empoigna la seringue. Elle la dirigeait vers le bas de son corps lentement, ajouter de vacillement.

Allez, ça serait bientôt fini…

Elle se stoppa, expirant une bouffée d’air, se sentant sur le bord de l’évanouissement.

Tout ça va se terminer, courage…

Elle avança l’aiguille d’une hésitation presque externe, comme si elle était plus certaine de vouloir le faire.

Encore un peu et tout ne seraient plus que dans tes souvenirs…

Mais le voulait-elle vraiment?

Bien sûr, c’est pas ce que j’ai décidé?...

Elle arrivait bientôt à la hauteur désirée, se sentant encore plus confuse que précédemment. Elle s’apprêta alors à aller ’’geler’’ le col de l’utérus mais soudain elle lâcha la seringue, comme si elle la repoussa avec dégoût. Celle-ci tomba par-terre, se fendant à quelques endroits, déversant son contenu sur le sol. Pétrolia n’y fit pas attention pour le moment, trop anéantie pour cela.

Quelle gaffe j’allais encore faire, moi? Songea t-elle amèrement.



Son récit terminé, elle se leva, le regard brillant de larmes, passa devant lui sans oser le regard, tandis qu’il se précipita vers elle. Arrivant à sa hauteur, il arrêta d’un mouvement de bras qui lui barrait le passage.

-Où tu vas? On n’en a pas encore finit toi et moi.
-Ailleurs qu’ici, en tout cas. Dit-elle en guise de réponse.

Pétrolia le contourna, franchit que quelques pas avant de se raviser un instant. Elle se retourna et s’approcha de lui d’un pas décidé. Elle lui cracha en plein visage, il s'essuya alors machinalement du revers de la main.

-Tu sais, je m’en fous carrément de savoir que tu m’as sauvé la vie, moi, je voulais que mourir. Salut.

Puis, devant le regard penaud de Flavien, elle quitta le dortoir comme un ouragan…

-Il va falloir sérieusement penser à te faire soigner, toi! Dit-t-il en lui criant presque ceci.



-Oh! Juste à y penser, j’en ai des frissons! Qu’est qui m’a pris? Marmonna t-elle, implorante.
-Tu n’as que voulu vider ce trop plein d’émotions que tu avais, Dit Brad, la regarda gémir tandis qu’il lui refaisait son pansement. C’est pas si grave que ça.
-Mais quand même, imagine, maintenant il le sait. Qu’est qui va arriver ? Tu crois qu’il – Aie ça fait mal! - m’en voudra?

Brad qui venait de resserrer le dernier bandage de son poignet gauche, lui répondit d’un ton qui se voulait apaisant :

-Flavien est un gars compréhensif, il te pardonnera, c’est certain.
-Même si…
-Oui, même si tu as fais ça, Sourit-il. Il comprendra, j’te dis. Après tout, si tu as fait ce choix sans lui, tu peux bien continuer sans lui encore…

Regardant toutes ses blessures sanglantes recouvrent de pansement, elle réalisa alors l’ampleur de ce qu’elle avait osé faire, de ce qui lui avait fait perdre la tête, perdre la notion, d’une simplicité surprenante, de la vie, de tout se qu’on ne pouvait aucunement imaginer dans les moment de bonheur. Aussi grandes que ces idées étaient t-elles. Ces démons, qui ne voulaient qu’amplifier son accablement presque total, la hantaient, la martyrisaient, l’obsédaient d’une morbide façon, sans relâche. Inévitablement, ils lui glaçaient le sang, la terrifiaient, comme s’ils étaient qu’une phobie, rien de plus, mais pour elle, cela prenait une proportion qui lui semblait infinie. Elle n’avait pas conscience pourquoi ça lui fessait un tel effet qui la laissa meurtri mais une chose était certaine ; Tout n’était qu’un terrible commencement. Qu’avait t-elle faite? Elle n’avait qu’accroître sa soif de vouloir que cela se finisse sans que ça soit possible. Était-elle autant rendue bas pour en venir à se ruiner encore plus? De le retenter encore une autre fois de se poignarder espérant en conséquence de quitter ce monde insensé?
-J’t’en supplie, sort moi de cet enfer! Aide moi! Articula faiblement Pétrolia, la voix éraillée, brisée
-Bien sûr. Alors reprends-toi ! Ensemble, on y arrivera. Je te jures.

Ils se laissèrent alors allés dans un baiser enflammé, secret. Oubliant cet univers qui continuait de tourner tout autour d’eux, oubliant cette haine qu’ils avaient déjà partagée avec cette passion qui s’allumaient en eux, oubliant malheurs et détresse qui les unissent, oubliant tout et rien. Qu’est qui oubliait véritablement? Mais ils ne s’en préoccupant pas, ça n’avait plus d’importance à leurs yeux. Rien n‘était plus angoissant, rien.

-Je suis vivante, n’est ce pas? Fit Pétrolia, la voix vacillante, se détachant de ce baiser qui les retenait prisonniers. Je ne suis pas en train de rêver cette fois?

Un sourire radieux éclaira le visage de Brad qui murmura ’’Oui, cette fois, c’est vrai’’ tandis que cette passion s’enflamma d’un coup dans un baiser fougueux, s’abandonnèrent dans le plaisir, lorsqu’ils tombèrent du lit du centre de santé, les deux revivant de nouveau.


















* Bon, oui, je sais son uniforme comporte pas de poches mais je voulais juste m’en débarrasser! Faites si pas attention!

** ’’-Ou tu vas?
- Vomir.’’…

^ _ ^, oh, moi et ma stupide obsession de La vie, la vie…

*** Deuxième stade de la tuberculose. Demander moi pas comment elle l’a eu, je le sais pas moi-même! Je veux juste dire qu’il n’aurait pas d’explication face à ça. Seulement vous dire que Pétrolia est seulement atteinte, pas porteuse de la bactérie.
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:57

Effervescente de tremblements, elle pris d’une main vacillante la seringue rempli d’un anesthésique local, sautant sur le lit d’un bond raide, se sentait légère, flottante, comment si elle savait que elle allait bientôt tomber dans l’inconscience.

Pétrolia ne savait même pas pourquoi elle était là, en pleine nuit en plus. Oui, il fallait dire qu’elle n’aurait certainement jamais eu le courage de le faire le jour lorsque tout le monde pourrait la surprendre, innocemment. Donc elle était bien contrainte de le faire. Mais qu’est qui lui prenait de faire ça? Qu’est qu’elle allait faire véritablement? Pourquoi elle se sentait si décontenancée quand elle en avait décidé ainsi? Se sentirait-elle coupable après les 10 minutes les plus interminables de sa vie?

Elle essaya de se calmer, vainement, sentant son cœur battre à tout rompre. Incapable de savoir qu’elle ressentait ou pourquoi elle ne semblait pas aussi déterminée à poser ce geste qu’elle ne l’avais cru en finissant par arriver à cette horrible conclusion après ces longs jours où elle avait nager inlassablement en pleine confusion. Savait-elle au moins si c’était la bonne chose à faire? Le savait-elle malgré toute cette pagaye dans sa vie? Elle posa l’aiguille à coté d’elle, ne voulant le faire lorsqu’elle se sentirait un peu mieux.

Elle se prit le visage dans les mains, respirant profondément, toujours aux prises de trépidations incontrôlables. Les vertiges s’emparant elle à ce moment ainsi que la nausée. On aurait dit qu’elle n’arrivait même plus à plus à sangloter, comme si toutes les larmes de son corps s’étaient toutes envolés tellement elle l’avait fait auparavant.

Des fois, il lui arrivait de se chercher, de savoir pourquoi sa vie lui échappait. Souvent, elle avait l’impression de ne pas vivre et réaliser pleinement ce qu’elle fait ou ce qu’elle dit. C’était un peu ce qui ce passait en cet instant. Elle ne savait même pas pourquoi elle le ressentait mais c’est comme si, elle me demande si c’était elle qui vivait la situation ou si c’était un autre. Comment pouvait t-elle pensé ça? Pourquoi s’imaginait-elle cela? Elle lâcha un profond soupir et elle empoigna la seringue. Elle la dirigeait vers le bas de son corps lentement, ajouter de vacillement.

Allez, ça serait bientôt fini…

Elle se stoppa, expirant une bouffée d’air, se sentant sur le bord de l’évanouissement.

Tout ça va se terminer, courage…

Elle avança l’aiguille d’une hésitation presque externe, comme si elle était plus certaine de vouloir le faire.

Encore un peu et tout ne seraient plus que dans tes souvenirs…

Mais le voulait-elle vraiment?

Bien sûr, c’est pas ce que j’ai décidé?...

Elle arrivait bientôt à la hauteur désirée, se sentant encore plus confuse que précédemment. Elle s’apprêta alors à aller ’’geler’’ le col de l’utérus mais soudain elle lâcha la seringue, comme si elle la repoussa avec dégoût. Celle-ci tomba par-terre, se fendant à quelques endroits, déversant son contenu sur le sol. Pétrolia n’y fit pas attention pour le moment, trop anéantie pour cela.

Quelle gaffe j’allais encore faire, moi? Songea t-elle amèrement.



Son récit terminé, elle se leva, le regard brillant de larmes, passa devant lui sans oser le regard, tandis qu’il se précipita vers elle. Arrivant à sa hauteur, il arrêta d’un mouvement de bras qui lui barrait le passage.

-Où tu vas? On n’en a pas encore finit toi et moi.
-Ailleurs qu’ici, en tout cas. Dit-elle en guise de réponse.

Pétrolia le contourna, franchit que quelques pas avant de se raviser un instant. Elle se retourna et s’approcha de lui d’un pas décidé. Elle lui cracha en plein visage, il s'essuya alors machinalement du revers de la main.

-Tu sais, je m’en fous carrément de savoir que tu m’as sauvé la vie, moi, je voulais que mourir. Salut.

Puis, devant le regard penaud de Flavien, elle quitta le dortoir comme un ouragan…

-Il va falloir sérieusement penser à te faire soigner, toi! Dit-t-il en lui criant presque ceci.



-Oh! Juste à y penser, j’en ai des frissons! Qu’est qui m’a pris? Marmonna t-elle, implorante.
-Tu n’as que voulu vider ce trop plein d’émotions que tu avais, Dit Brad, la regarda gémir tandis qu’il lui refaisait son pansement. C’est pas si grave que ça.
-Mais quand même, imagine, maintenant il le sait. Qu’est qui va arriver ? Tu crois qu’il – Aie ça fait mal! - m’en voudra?

Brad qui venait de resserrer le dernier bandage de son poignet gauche, lui répondit d’un ton qui se voulait apaisant :

-Flavien est un gars compréhensif, il te pardonnera, c’est certain.
-Même si…
-Oui, même si tu as fais ça, Sourit-il. Il comprendra, j’te dis. Après tout, si tu as fait ce choix sans lui, tu peux bien continuer sans lui encore…

Regardant toutes ses blessures sanglantes recouvrent de pansement, elle réalisa alors l’ampleur de ce qu’elle avait osé faire, de ce qui lui avait fait perdre la tête, perdre la notion, d’une simplicité surprenante, de la vie, de tout se qu’on ne pouvait aucunement imaginer dans les moment de bonheur. Aussi grandes que ces idées étaient t-elles. Ces démons, qui ne voulaient qu’amplifier son accablement presque total, la hantaient, la martyrisaient, l’obsédaient d’une morbide façon, sans relâche. Inévitablement, ils lui glaçaient le sang, la terrifiaient, comme s’ils étaient qu’une phobie, rien de plus, mais pour elle, cela prenait une proportion qui lui semblait infinie. Elle n’avait pas conscience pourquoi ça lui fessait un tel effet qui la laissa meurtri mais une chose était certaine ; Tout n’était qu’un terrible commencement. Qu’avait t-elle faite? Elle n’avait qu’accroître sa soif de vouloir que cela se finisse sans que ça soit possible. Était-elle autant rendue bas pour en venir à se ruiner encore plus? De le retenter encore une autre fois de se poignarder espérant en conséquence de quitter ce monde insensé?
-J’t’en supplie, sort moi de cet enfer! Aide moi! Articula faiblement Pétrolia, la voix éraillée, brisée
-Bien sûr. Alors reprends-toi ! Ensemble, on y arrivera. Je te jures.

Ils se laissèrent alors allés dans un baiser enflammé, secret. Oubliant cet univers qui continuait de tourner tout autour d’eux, oubliant cette haine qu’ils avaient déjà partagée avec cette passion qui s’allumaient en eux, oubliant malheurs et détresse qui les unissent, oubliant tout et rien. Qu’est qui oubliait véritablement? Mais ils ne s’en préoccupant pas, ça n’avait plus d’importance à leurs yeux. Rien n‘était plus angoissant, rien.

-Je suis vivante, n’est ce pas? Fit Pétrolia, la voix vacillante, se détachant de ce baiser qui les retenait prisonniers. Je ne suis pas en train de rêver cette fois?

Un sourire radieux éclaira le visage de Brad qui murmura ’’Oui, cette fois, c’est vrai’’ tandis que cette passion s’enflamma d’un coup dans un baiser fougueux, s’abandonnèrent dans le plaisir, lorsqu’ils tombèrent du lit du centre de santé, les deux revivant de nouveau.


















* Bon, oui, je sais son uniforme comporte pas de poches mais je voulais juste m’en débarrasser! Faites si pas attention!

** ’’-Ou tu vas?
- Vomir.’’…

^ _ ^, oh, moi et ma stupide obsession de La vie, la vie…

*** Deuxième stade de la tuberculose. Demander moi pas comment elle l’a eu, je le sais pas moi-même! Je veux juste dire qu’il n’aurait pas d’explication face à ça. Seulement vous dire que Pétrolia est seulement atteinte, pas porteuse de la bactérie.
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 17:58

06. Ainsi soit l’histoire du commencement

« 15 Mai.

A celui qui trouvera cette lettre,

Larmes ne sont que, pour moi, douleur de plus dans un calvaire éternel, tout simplement. Mais jamais personne d’autre que moi-même ne pourrait en saisir le véritable sens. Les phrases du genre ’’Je te comprends, Vlad, ça doit être dur’’, c’est comme si ces paroles sont aussi coupantes que des larmes de rasoir quand je les entends. Ils ne savaient pas. Ils n’en ont aucune idée. Je ne vois pas comment on peut dire ça quand on n’a jamais vécus ça, qu’on est condamné au bonheur! Alors, sûrement est-ce le fait que cette torture, c’est mon univers tout entier? J’en sais rien, mais étant un fardeau de trop pour les autres, je me demande bien à quoi sert la vie quand on ne fait que souffrir. Tout ce que je sais, c’est qu’assurément, c’est que personne ne se soucis d’un jeune garçon dans l’ombre. Personne. Je sais que je n’ai pas tort en tout cas.

Peut-être que ce minime rien que j’espère ne se réalisera jamais. Être accepté comme je suis n’est sûrement que rêve impossible. Et après on va dire que impossible n’existe pas… franchement. Oh, mais je dois me rendre à l’évidence, j’espère trop à des choses inconcevables, à des penses trop belles pour être vraies, c’est inévitable. Portant. Il n’y a que les vautours qui me veulent. Disparaître de ce monde me suffira amplement. C’est que la douleur est trop immense que rares sont ceux qui pourraient vraiment comprendre cette souffrance et cette ampleur.

J’en peux plus. J’ai assez de problèmes comme ça pour en plus supporter ce monde complètement idiot, d’encaisser les insultes sur moi, les unes après les autres. De voir et réaliser comment l’univers tout entier m’en veut quand je suis innocent. Espoir, ça n’existe plus, d’ailleurs ça n’a aucunement existé. Même pas dans mes pensés. La force que j’attends depuis toujours pour continuer ne veut pas de moi. Elle ne viendra jamais. Mais à quoi bon? Pourquoi continuer dans un enfer quand on peut et libéré par un seul moyen? Je n’en vois pas la raison.

Je ne peux plus encaisser de douleur, je peux plus en supporter d’avantage. Toutefois, j’en ai tellement peu conscience. Je ne fais que résister, accepter cela encore et encore … Je ne sais même pas pourquoi je le fais encore. Je m’entends toujours à ce que ça change quand ça n’arrivera jamais. En aucun cas.

Bonheur ne fait pas partit de mon vocabulaire. Ça l’ait depuis le début de mon existence. Alors, est-ce la raison pour laquelle je ne ferai nullement bouger les choses? Pourquoi il n’y a que moi qui en sois incapable? Il faut bien que je m’y fasse, tout restera aussi pathétique et insouciant du tort que ce monde me fait subir. Et moi, le rêveur délaissé, je leurs pardonne! Je ne sais même pas pourquoi je fais ça. Ils ne méritent pas qu’on leurs pardonne. Oh, pourquoi je dois autant agir avec mon cœur? Pourquoi? POURQUOI?

Ça non plus ça ne changera pas. On a voulu que je sois ainsi. Ce que je voudrais que ceux qui me causent malheurs soient punis à leurs justes valeurs. Je voudrais tant me venger, tant que ma cause ne soit pas perdue comme dans un tribunal. Ce que je peux les détester!

Non, je me déteste pas, je maudis ceux préférablement tout ceux qui ont fait que je sois rendu pour eux, un espèce de punching ball psychologique. On dirait qu’ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont insensibles et dénudés d’émotions envers moi. Ils ne voient pas que ces ’’souffre-douleur’’ ont des sentiments face à ces imbécillités que ces personnes leurs font endurer même s’ils n’ont rien fait. Ils sont trop égocentriques ou quoi? Mais c’est ça que je ressens et que je voudrais que ça cesse, j’en ai marre de tout cela. Je ne comprends pas pourquoi il sont comme ça et je ne comprendrai, ça c’est sûr et certain.

Si vous saviez ce que j’endure.

J’ouvre les yeux à chacun de mes réveils, et je n’ai que pour seule envie de les refermer, pour ne plus observer ce monde si horrible qu’il serait stupide d’espérer du changement, j’hais vivre. J’hais ma vie.

Ma vie n’est pas un paradis, c’est bien loin d’être cela. Moi, je me sens étouffé par la imbécillité des gens qui croire que la leur est la meilleure, la plus belle, la plus insensible aux soucis. Et la mienne, n’est que drames sur drames. Quelques fois, j’ai impression de couler de plus en plus bas, que je pique du nez dans le vide infini de l’être humain. Qu’est que signifie une vie normale et paisible? Moi, je ne le sais pas. Ma vie n’est qu’un rien parmi tant d’autres. Je voudrais tant que ce poids du désespoir qui pèse continuellement sur moi s’en ait si je pose ce geste. J’en ai assez avoir des bâtons dans les roues, je suis las de cela.

Même cet amour envers Odile ne m’apporte rien. Pas de nouveau espoirs, pas de courage, pas de force de résister. Comme si c’était vain. Elle se fout de moi, elle ne veut pas de moi, mais pourtant je continue toujours à l’aimer, sans qu’elle me remarque, sans qu’elle porte attention à moi. Elle ne s’intéresse qu’à mon crétin de frère. Je l’aime toujours malgré tout. L’amour est-il aussi cruel que la vie?...

Mais cette fois, je jure de prendre ma revanche, même après ma mort et de leurs donner une bonne leçon à celui qui a particulièrement détruit ma vie à petit feu. Je vais me venger de tout cela, de toute cette douleur que j’ai pu éprouver depuis ma naissance. Si vous pensez vraiment que je suis le genre de garçon qu’on peut insulter librement sans représailles, eh bien c’est que vous vous trompez royalement. Je ne suis pas de cette catégorie. Je ne laisserais plus personne me marcher sur les pieds à l’avenir. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer! Soyez certains de cette riposte, car vous avez ma parole.

Cruellement,

V.S

P.S. Sergai, n’oublie jamais cette phrase, espérons qu’elle t’hantera ;

’’privé de Bonheur, Donnant le même sort à ce lien qui unira le Malheur d’autrui, Celui qui a première vue semble Pitoyable, Brisera un jour le Silence de son existence, Fatalement, oui, car Bientôt sera la Vengeance de celui dans L’oublis’’ »



Un frémissement de papier, un claquement sec qui résonnait sur quelque chose en particulier, puis un bruit sourd se fit entendre dans la maison vide comme si on poussait une chaise le long d’un parquet de bois….

L’immobilité pèse d’un coup, sûrement si une personne qui aurait été là en ce moment aurait trouvé que ce lourd silence ne présageait rien de bon. La tension est à son comble.

Soudain quelqu’un bouge, son souffle devenant plus court, un poids dans le ventre, il s’exécute.

Vladimir monta alors sur la chaise, saisissant la corde de ses mains moites. Il y passa donc la tête. Il haïssait la sensation de la corde au cou mais il savait que il ne pouvait plus reculer. C’était fini.

Puis le même bruit sourd retenti… mais particularisé cette fois…

La chaise tombant alors sur le sol, lui, les pieds ne touchant plus le sol, la corde serrée autour de sa tête, se balançant dangereusement sous une cadence régulière dans le vide d’une vie.

Un cri s’éleva alors, brisant le silence de la maison.

Quelqu’un pleure, quelqu’un s’étrange, quelqu’un meurt sous d’intenses douleurs et de profondes souffrances. Personne ne peut l’aider. La vie s’enfuit.

L’ombre m’a eu, m’a vaincu, je peux rien n’y faire, Pensa t-il, étouffant, manquant d’air, pris d’un élan de rage.

Il n’avait plus d’espérance. Le jeune homme le savait.

Puis un déchirement ce fit, une profonde cicatrice commençait à se creusé, que du rouge partout, le sang jaillissant comme jamais.

Il cri, il hurle de toute la puissance de ses poumons, vainement. Il ne peut plus rien faire. Il est impuissant.

La douleur est atroce, insoutenable. Il avait raison, l’ombre a réussi à l’avoir.

Brusquement, cet être n’est plus qu’un cadavre qui ne bouge plus, pendu, au bout de sa peine. Tout est détruit en cet instant, il est inerte, son corps pendant sans vie.

Quelques heures plus tard, son frère découvre le cadavre, sachant pertinemment que la vengeance de Vladimir allait s’effectuer. Lui, il n’en avait pas peur. Il savait ce qu’il allait arriver par la suite.
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 22:46

07. Seulement pour exister

-Attends, tu ne veux pas dire que… toi et… et…, Bredouilla Valence, incapable de finir sa phrase.

Elle hocha la tête d’un air abattu, la regardant faire les cents pas devant elle, arpentant son minuscule bureau.

Les jours, les semaines, avait défilés à une vitesse démente devant ses yeux, tellement qu’elle ne souhaitait qu’arrêter le temps pour qu’elle puisse enfin respirer. De vivre à son aise.

Les incidents passés ne semblaient pas être remontés à la surface, Flavien s’était comme tait. D’ailleurs, ils ne s’étaient pas reparlés de tout ça depuis ce jour que Pétrolia essayait tant bien que mal d’effacer en vain de ses souvenirs, en fait, ils ne se parlait qu’à peine, et quand cela arrivait, ce n’était que pour se dire des banalités.

Mais pourtant, elle ne savait même pas quoi lui dire, elle n’avait pas encore envie de tout détruire, une plus fois, comme si elle le voudrait…. Malgré tout, elle savait pourtant que elle devrait le faire un jour ou l’autre. C’était pour cela qu’elle le craignait. Cette réaction, elle ne pourra plus la fuir. Elle en sera obligée. Et sûrement qu’elle ferait encore une erreur…

Néanmoins, elle ne comprenait pas elle avait constamment peur de cela. Même si elle avait resté anxieuse, intimidée devant le regard perplexe des autres qui la contemplaient fixement, ne comprenant rien du tout à sa réaction plus que curieuse, pendant une éternité, elle était pourtant parvenue à le dire aux autres. Alors pourquoi seulement lui?

Peut-être que elle s’était imaginée la scène des centaines de fois dans sa tête, tellement qu’elle n’avait jamais prévu certains détails ou qu’elle s’était considérablement basée sur des choses qui n’arriveront jamais dans son cas. Jamais. C’était évident. Et elle a tellement gaffé que toutes ses tentatives vaines, tout ses échecs qu’elles avaient provoqués, l’avait emmené à confondre la réalité et ces scénarios préfabriqués, qu’elle se fondait autant sur l’irréel? Sinon, elle ne savait pas trouver d’explications sensées.

Le mieux dans tout cette histoire, c’était qu’elle avait enfin réussis à se faire pardonner auprès de Valence, ce qui lui redonnait un peu de joie de vivre, ignorant toujours la cause exacte de tout ce chambardement. Elle en avait assez de ne pouvoir rien faire.

Elle était pourtant là, assise dans le bureau de Valence, pour une première thérapie, qui lui aurait semblé deux fois plus bénéfique antérieurement.

-J’ai vraiment dû manquer un épisode important, moi, Ajouta celle-ci, d’un ton stupéfait, en passant une main dans ses cheveux.

L’ébahissement et l’incompréhension s’affichaient sur son visage tandis que Pétrolia ouvrit la bouche pour lui rétorquer qu’elle ne comprenait pas réellement, mais aucun son n’en sortit. Elle ne pouvait pas, elle était impuissante devant le regard pénétrant de Valence. Elle pouvait y arriver, ce n'est pas si difficile. Il suffit d'aligner convenablement les mots les uns après les autres. Ce n’était juste une phrase, après tout, seulement une. Un poids sur le cœur, elle se tortillait nerveusement sur son banc, retrouvant soudainement la voix. Mais une voix affreusement aiguë qui ne lui semblait pas la sienne.

-Vas-y, moque-toi de moi…

Les mots n’avaient pas sortit comme elle l’espérait, en fait, ce n’était pas du tout cela qu’elle a vainement voulu dire.

Elle ne pouvait dire qu’est ce que Valence avait l’air de ressentir après ces paroles brusques jusqu’à temps qu’elle sembla se figer devant elle.

-Et pourquoi je me moquerais de toi? Demanda t-elle, s’appuyant contre la table.

Ce fut alors à son tour d’être prise de lacune. Son problème n’était aucunement réglé, voire si la solution sautait aux yeux.

Elle avait tort de l’ignorer.

Son cœur battait trop fort, même beaucoup trop, comme s’il allait exploser d’une seconde à l’autre. Au contraire de tous ces efforts pour rester impassible, elle demeurait aussi tracassée, la volonté et la force l’abandonnèrent, laissant place à une lâcheté pertinente.

Ces paroles, ces mots, ces syllabes qu’elle compris, qu’elle confondait maladroitement, déformant le véritable sens.

-Arrêtes d’être humble, ça me déranges pas de toute façon.
-Je crois que tu ne saisis pas ce que je te dis, Pétrolia, Fit Valence, en se tirant une chaise devant elle. Pour quelle raison, je rirais de toi?

Comprendre, c’est un peu comme si on reçoit une décharge électrique qui nous parcoure le corps, ça se passe en quelques secondes dans les deux cas. C’est ce qu’elle ressentait en entendant cela.

-Hein, quoi !? Fit-elle, s’écriant cela d’une voix étouffée. Pourquoi tu dis ça ?
-Ça me parait évident. On choisi pas ce qui peut arriver ni qui on aime mais c’est quand même… étonnant.

Le teint de Pétrolia s’empourpra alors.

-Fait toi en pas, ça n’a rien de drôle. Assura Valence.
-Non… non… c’est pas ça. Dit Pétrolia à mi-voix.
-C’est quoi alors?
-Il y a pire.
-Pire? Qu’est qui pourrait être pire?

Elle devenue soudainement intéressée, attendant ce que Pétrolia avait murmuré d’un ton nonchalant.

-Tout, bien sûr. Tout.

Pourquoi il fait si chaud d’un coup? Pensa t-elle en ouvrant la bouche pour continuer son récit, son inquiétude face à cela s’accentuant d’une manière considérablement effarante.



Perdue.

Complètement perdue.

Voila tout ce qu’elle était, perdue cet état de déchéance perpétuel en elle, dans ce profond mutisme qui était devenu son cocon où elle se lovait jour et nuit. Elle seule, enfermée dans sa bulle protectrice. Une cadence infernale de sa chute vers les ténèbres, anhélations dans ce travail acharné de vouloir s’en sortir, sans succès, inutilement. Peut-être que tout était vain? Et elle ne le savait pas?...

Elle ouvrit alors les paupières, un de ces réveils comme elle n’en avait jamais connu auparavant. Mélange de quiétude et d’euphorie qui la fessait renaître. C’était étrange, elle ne savait pas ce que ressentait, tel si cela fessait des lustres qu’elle avait pu apprécier ce sentiment qui lui était maintenant presque inconnu. Le bien-être. Ça faisait si longtemps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de sourire, comme si elle en avait était privée durant ce moment terriblement sombre. Pourquoi n’en avait-elle pas eu le droit plus tôt?

Elle voulait juste se sentir bien pendant tout ce temps. Est-ce que c’était trop demandé? Cela faisait si longtemps qu’elle avait pu que souhaiter, souhaiter sans connaître la suite, de redécouvrir cet état de béatitude. Juste savoir qu’elle songea que ses vœux seraient un jour ou l’autre exaucés, lui donnait un peu de détermination. Cependant, elle tombait en disgrâce depuis des mois, qu’elle en avait presque oublié cette sensation d’allégresse qu’elle avait déjà connue, qui, jusqu’à maintenant était enfouie au plus creux d’elle.

Celle-ci ayant le regard égaré dans le vide du plafond, elle se noyait dans ses pensés intenables. Son esprit moussé de celles-ci.

Elle tourna le regard vers Brad, toujours enlacé à elle, étant dans l’inconscience, plongé dans des rêves doux et sans soucis*.

Ce fut alors que cet état si désiré pendant une éternité s’envola à son grand désespoir.

Or, une larme, une seule et unique goutte d’eau salée, coula lentement le long de sa joue. Puis une autre, et une autre…

Est-ce que je pleure réellement, moi?

Oui, pleurer. C’est ce qu’elle fessait.

Il lui était maintes fois de ne plus se rendre compte qu’elle versait ses pleurs, c’était tellement ordinaire dans son cas, que il n’avait rien de plus familier dans cette souffrance incessante. Mais elle ne savait pas pourquoi elle pleurait cette fois. Ou peut-être n’était-ce que le fruit de son imagination? Elle n’en avait nullement idée. Personne n’aurait pu comprendre quand elle-même ne se comprenait pas.

En son for intérieur, elle gémissait, elle gémissait sa perdition, une lueur d'ignorance totale éclairait son visage.

Alors qu’elle continuait de gémir, elle venait de comprendre. S’arrêtant net.

Tant de fois dans ce moment sombre, il l’avait soutenu, aidé, comprise et elle ne l’avait jamais remercié véritablement de son aide, lui avait dit qu’elle se sentait bien, en confiance avec lui. Jamais elle ne l’avait fait. Point sur la situation : elle était indubitablement ce qui peut plus se faire en matière d’imbécile.

Elle se rappela alors, les larmes la rappelant à l’ordre, qu’est ce qui lui avait dit peu avant qu’ils sombrent ensemble dans ce plaisir mutuel qu’est l’orgasme.

’’Tu sais, j’ai la certitude que toi et moi réunis, on ne peut pas flancher. On peut arriver à vivre normalement de nouveau. Seulement pour exister…’’

Elle, elle ne lui avait même pas répondu, pourtant, il avait si raison. Aucun d’eux ne comprenait ce qui lui arrivait mais ils ne savaient qu’une chose.

Il l’aimait.

Elle l’aimait.

Tout simplement.

Et c’était ce qui leur permettait à tous deux de continuer. Continuer malgré tous ses obstacles que la vie imposait sans ménagements. Ils pouvaient vaincre tout ça.

Ce fut sûrement pour cela que les pleurs se stoppaient, car elle avait réalisé qu'elle n'était plus seule dans cette lutte dont la terminaison n’était pas décidée d’avance.

De l’enfer au paradis. Deux choses si éloignés l’une de l’autre. Est-ce qu’ils sont atteignable tout les deux? L’enfer, il n’a pas de doute à avoir là-dessus, mais le paradis?...

Elle serra si fort les poings qu’elle sentit ses ongles s’enfoncer lentement dans ses paumes. Elle allait y arriver. Quoi qu’il adviendra, elle y arriva.

Une idée éclaira son esprit d’une drôle de manière. Elle sourit malicieusement à cette pensée. Elle se retourna alors entièrement vers Brad, lui secouant doucement l’épaule, satisfaite d’avoir fait la lumière dans ses pensés obscures.

-Brad… Brad..., Murmura t-elle.

Celui-ci remua un peu, se réveillant lentement, tourna la tête vers Pétrolia.

-Hmm… Quoi? Demanda Brad, d’une voix rauque, ensommeillée.
-Je… je voulais… j’avais besoin de te dire ça car… Commença t-elle, la voix vibrante, tremblante. En fait, je voudrais que…

Elle se stoppa, déglutit avec difficulté, incapable de continuer à bafouiller comme une idiote

-Prends ton temps, et ça va bien aller. La rassura Brad.
-Bon… euh… je sais que ça pourrait paraître bizarre pour toi et que quand les autres vont le savoir ils vont sûrement m’ostracisé de leur vie et aussi que… euh…
-Reste calme et dis-le. Après on verra d’accord?

Il resserra leur étreinte doucement après avoir dit ses paroles, comme s’il savait qu’elle en avait besoin.

-Je… Je… Tu voudrais devenir le parrain de mon enfant?...

Ça y est. C’est fait. Elle l’a dit. La vérité s'est enfin déversée de sa bouche en quelques secondes.

Brad fut alors pris d’un violent sursaut, le sang lui fit trois tour, le cœur qui fit un bond, lui prenait quelques secondes avait de comprendre ce qu’il arrivait tel si son cerveau était embrouillé.

-Mais… mais je comprendrais très bien si tu refuses… après tout je peux être seule et…
-Bien sûr que je veux, Le coupa Brad.
-Tu veux vraiment? Insista t-elle.
-Oui.

Elle eut un sourire gêné.

-Tu est merveilleuse, toi, Murmura Brad en se penchant pour l’embrasser.
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 11 Fév à 22:47

Une voix, inconnue mais qui lui rappelait vaguement quelque chose sans le comprendre, résonnait dans un murmure froid et distant. Des paroles imperceptibles approchaient Qu’est que ça voulait dire? A-t-il une réponse ?...

Plus les murmures avançaient, plus la voix s’était rapprochée.

C’était étrange… elle ne voyait que du noir, du noir partout. Ne sachant même pas ou elle se trouvait ou comment se sortir de là.

Elle avait envie de hurler. Sa rage, son angoisse, sa faiblesse.

Quoiqu'il y avait pire, on aurait dit qu'elle ne se sentait pas réellement son propre corps, comme si elle flottait. Cependant, elle ne souhaitait que ça se finisse

Puis un éclat doré l’éblouit…



PDV Brad

-Qu’est que… Nooon…. Noooon… Implora t-elle tout bas, les yeux toujours fermés, le teint livide.

Elle avait murmuré ces éphémères mots, ces paroles presque incompréhensives, comme si elle parlait à quelqu'un, mais une personne menaçante à tout point de vue….

Délirait-elle? Rêvait-elle? Je ne savais pas quoi faire, je me sentais impuissant devant cela, je pouvais rien faire pour elle, mis à part la dévisager, troublé, désirant seulement qu’elle se réveille au plus vite.

Depuis que je l’avais trouvé endormie, je m’inquiétais à son sujet. Ça faisait des jours qu’elle faisait des cauchemars, mais pas de cette envergure.

Qu’est qui lui arrivait?...



Elle se sentait étrange, drôle, sans être en manque de peur.

Une silhouette sombre apparue, mais elle était dans l’incapacité de distinguer les traits du visage de l’homme.

-Qu’est que… Nooon…. Noooon…, Se lamenta Pétrolia, tout bas.

Un regard qui la dévorait, un sourire ignoble, puis le revers d’une main mauvaise qui se posait sur sa joue, puis glissa jusqu’à son front, se retourna du côté de la paume dans une fugace caresse.

Sa première impression fut de ressentir ce grand frisson le long de son dos, comme si on l’aurait plongée dans de l’eau glacée, espérant de toutes ces forces, désarmée, qu'il retira sa main promptement car ayant la tête en feu, elle endurait qu’à peine cela. Elle serra les dents, faisant de son mieux pour ne pas se tordre de douleur et paraître le plus normal possible. Puis il retira enfin sa main au plus grand bonheur de Pétrolia. Mais il lui semblait que ses jambes voulaient se déborder à ce moment.

-C’est bien comme ça, tu ne trouves pas? Mais, tu sais, Pétrooolia, Dit la voix curieusement flûtée de l’homme, qui avait volontairement fait rouler les lettres de nom. Tu supportes ça très mal, je te croyais beaucoup plus forte. Ce n’était pas prévu. Quand même, pourquoi se plaindre quand ça facilitera la tâche? Rajouta t-il à lui-même.

Elle n’avait aucune idée de ce que tout cela voulait dire, de quoi parlait-il? On aurait dire qu’il parlait comme si c’était deux amis très proches qui parlaient, quand il ne lui inspirait pas confiance et qu'elle ne savait pas qu’il était.

L’homme semblait deviner ce qui se passait dans sa tête, soudainement

-Penses donc à cette pauvre Valence, Pétrooolia, elle aurait été déçue que tu ne comprennes pas la situation, après tout ça. Ait un peu de bon sens…
-Non! Vous n’avez pas le droit de parler de ça! Vous ne pouvez pas! Arrêtez! Murmura t-elle, gémissante, suppliante.



Une autre phrase sans sens, et une autre… comme si elle entretenait une conversation.

J’avais ma réponse. Elle me sautait aux yeux, il n’avait plus de doute à avoir.

Elle délirait.

Je me sentais inutile, impuissant. Je ne savais pas quoi faire face à ça. Fallait-il que je la réveille ou non? Qu’est que je pouvais faire de toute façon mis à part cela, elle était que plongée dans le royaume des rêves et moi, j’était là à la regarder bêtement.



-Bien sûr que j’ai le droit. Tu es mienne, maintenant, ne l’oublies pas. Tu es à moi, rien qu’à moi.

Il s’approcha si près d’elle que les ténèbres s’enfuirent pour qu’elle puisse enfin percevoir son interlocuteur. Un visage fantomatique apparut, ce qui attira son attention. Il était si pâle, une peau laiteuse qui lui paraissait presque irréel. Comment pouvait-on paraître si vif de corps avec ça? Il était élancé mais assez bâtit pour autant. Ce qui redonnait cependant vie au visage, c’était des yeux chocolat qui brillaient, éclairant celui-ci.

L’homme semblait alors dérangé par Pétrolia qui continuait de le fixer, pensant intérieurement quelque chose qui lui apparaissait comme absurde, illogique.

Il ressemble tellement à mon père, mais on dirait qu’il est… mort…

Il passait sa main sur sa nuque et tassant alors quelques mèches de cheveux aubruns vers l’avant. Comme s’il voulait dissimuler quelque chose. C’est ce que Pétrolia crut immédiatement.

-Pourquoi je serais à vous? Je n’appartiens à personne. Répondit un peu tardivement Pétrolia, restant toujours impassible. Et laissez-moi vous dire que…

Une gifle bien appliquée la fit taire, projetant sa tête vers l’arrière.

-Ne redis plus jamais ça! Tu es vraiment pitoyable, ma chère Pétrooolia, tu ne sais même pas que tu n’as aucune chance contre moi! Hurla t-il, d’un ton cassant. Mais alors, tu devrais le savoir bientôt.

Son calme fuit. L’hargne s’empara d’elle. Amertume devenant une amie bien fidèle en ce moment.

Folle de rage, désemparée, elle ajouta à sa remarque cinglante :

-Et pourquoi donc? On ne se connaît même pas! Ça n’a pas de sens ce que vous dites !
-C’est ce que tu crois…
-Mais de quoi vous par… ?

Une sensation curieuse s’ajouta à l’antipathie qui fleurissait en elle, comme si son corps était devenu en ébullition, en feu. Sans savoir d’où ça provenait. Elle se sentit alors ballotter dangereusement.

-Tu vois? Tu ne fais pas le poids contre moi. Si tu es trop sotte pour savoir qui je suis, tu le sauras bien vite, Pétrooolia. C’est comme si c’était depuis que tu es à ma merci…
-Qu’es…
-Tu verras, tu verras…

Il disparut soudainement sous l’expression interdite de Pétrolia.

Que venait-il de se passer? Certainement pas ce qu’elle venait de voir, en tout cas. Qu’est qui voulait dire? Tout ça annonçait-il quelque chose de particulier?

Puis un claquement de doigt.



Elle se réveilla subitement en sursaut, un air décontenancé éclairant son visage. Il lui fallut quelques secondes pour remettre les événements en ordre et qu’elle ne m’aperçoive.

Elle tourna la tête de tout sens, observant le décor du dortoir, elle sembla vérifier si elle ne rêvait plus. Son regard vitreux se posa alors sur moi.

-Qu’est qui c’est passé? Demanda t-elle.
-Rien, ce n’était qu’un mauvais rêve.
-Il me paraissait tellement réel. Affirma Pétrolia.
-Tu ne peux pas savoir pour moi, ça l’était aussi…

Elle remarqua, alors que je lui répondais, mon air béat.

-Pourquoi tu souris?
-Moi? Tu veux vraiment savoir?
-Mouais.
-Alors, il faut que tu viennes avec moi, tu n’en croiras pas tes yeux! Et c’est justement pour ça que je suis venu.
-Pourquoi?

Je posa mes lèvres contres les siennes pour la faire taire, murmurant par la suite :

-Chut, tu verras. Viens, dépêche.

J’attrapa sa main, l’aidais à se lever, la traînant hors la pièce.

Une course effrénée à travers les couloirs du vaisseau s’est suivie. Elle, complètement éberluée, me suivait comme elle pouvait.

-Attends! Tu pourrais au moins me dire où on va! Haleta t-elle au bout d’un moment.

Je m’arrêta net, me retourna vers elle, tout aussi enchanté que tout à l’heure.

-Te faire pardonner…

Fin du PDV (Pour l’instant !)

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* Hakuna Matata… Razz
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Sam 12 Fév à 12:55

08. À la dérive

Ce fut sûrement un des réveils des plus brutaux qu’elle avait connu que très rarement. Mais chacun était aussi détestable que les autres. Déjà en ouvrant les paupières, elle eut un choc.

Elle gisait sur le sol, du rouge sillonnant celui-ci, le corps aussi couvert de sang, une douleur lancinante, déplaisante, l’empoignant. Les deux yeux grand ouverts, Pétrolia ne bougeait pas d’un centimètre, elle ne voulait pas bouger. D’ailleurs, elle doutait de pouvoir le faire pleinement.

-Non… non… non… pas encore… pas maintenant…

Un haut-le-cœur l’envahit au même moment, le teint blafard, elle se retourna sur le coté pour vomir.

Tétanisée par la terreur, elle venait de réaliser ce qui venait de se produire.

Elle avait fait une rechute. La bactérie résistait peut-être aux médicaments même si elle avait suivit le traitement à la lettre. Et ça, signifiait que…

Pétrolia déglutit avec difficulté, ne voulant même pas il penser. Et dire qu’elle venait juste de retrouver cette envie de vivre. Elle compris alors que son arrêt de mort était signé depuis longtemps.

Depuis trop longtemps sans qu’elle ne le réalise.

-C’est fini pour moi, ça ne marchera jamais. Murmura t-elle en s’essuyant la bouche d’un geste maladroit.

Les secondes passaient, les minutes défilaient sans le moindre bruit autre que sa respiration trépidante, sans un dérisoire mouvement. Rien ne se passait. Elle ne fessait que scruter le plafond ave une telle intensité, sachant clairement que c’était encore le seul point de fixation sûr pour le moment.

Comprendre. Comprendre le passé avant le présent…

Il fallait qu’elle assimile les événements avant de connaître la suite. Il le fallait…



PDV Brad

-Je crois que je te suis pas, S’étonna Pétrolia dans un souffle.

Elle était resté figée, décontenancée. Je dus tellement sentir son incrédulité que ça me semblait étrange cette réaction.

-Parfait, c’est bien mieux comme ça, Assurais-je. Beaucoup mieux.

La compréhension ne semblait pas la prendre, mais je ne savais pas comment ça pourrait être possible dans les circonstances.

-Mieux? Pourquoi ça serait mieux?
-C’est pas ce que tu voulais?
-Mais de quoi tu parles?! Grommela t-elle, d’un ton exaspéré.

Je savais très bien qu’elle n’avait pas envie de jouer aux devinettes avec moi mais je ne pouvais pas faire autrement que de la faire patienter.

-C’est pourtant clair, tu ne saisis pas?
-Si tu veux bien m’expliquer, Brad, oui je saisirai! S’impatienta Pétrolia.
-Non. Allez viens et tu vas voir…

WOW! Qu’est que je peux être idiot de la faire attendre! Elle ne savait plus qu’est qui se passait. Moi non plus, je ne savais plus qu’est qui se passait. Aucun de nous deux ne comprenait ce qu’il arrivait.

Vraiment bête mon idée. Qu’est-ce qu’elle allait pensé de moi, maintenant?

Et ce fut donc repartit pour une autre séquence d’une course interminable…

-Tu vas voir, tu vas pas y croire. Marmonnais-je, d’un ton enjoué. Même moi je ne comprends pas comment mais bon, comme je sais que ça te rend coupable et que…
-Qu’est-ce que tu racontes, enfin! S’écria Pétrolia.
-Si tu veux vraiment gâcher la surprise, je n’ai rien compte pour te le dire.

A contrecoeur, elle se tut, mécontente.

Un lourd silence s’installa entre nous deux, seul l’échos de nos pas et notre respiration ahanante était perceptible. C’était intenable.

Mais il avait pire que cela, le vertige me prenait, je me sentais étourdi, faible dans tout les sens, je n’avais jamais ressenti une sensation pareille auparavant. Je ne savais pas ce qui m’arrivait et j’en avais peur. Terriblement peur.

Des bruits de pas… j’en avais entendu au loin mais je n’en portait pas attention. À ce moment là, j’ignorais tout. Je n'avais même pas eu idée que ça soit relié à cette histoire.

Brusquement, je la plaquais sur le mur.

-Allez, c’est maintenant ou jamais. Moi, je reste ici, je attendrai, d’accord?

Elle ne répondit pas, trop étonné pour le faire.

Un sourire passa sur mon visage, devant son ignorance. Je lui montra d’un laconique signe de la main la porte qui se trouvait à sa gauche. Celle-ci, toujours dans la naïveté de la situation, obéie sans broncher.

Elle avança quelques pas en direction de celle-ci, toutefois au moment de la franchir, elle se figeait instantanément.

-Pétrolia? Tu vas bien?

Les traits de son visage se crispèrent comme si une vive douleur l’avait pris, elle serra les poings, marmonna en ses dents du mieux qu’elle pu.

-Oui. Mais ça… ça recommence.
-Quoi? Qu’est qui recommence? M’écriais-je, médusé.

Elle ne me rétorqua pas, en fait elle ne fit pas un geste, moi je n’avais toujours pas idée de ce qui pouvait bien lui arriver.

-Qu’est qui recommence, Pétrolia?...

Elle me répondit enfin mais de la façon inespérée, inattendue.

-Va t’en, Brad… va t’en…
-Non! Pas avant que tu me dises qu’est-ce qui recommence.
-Pas le temps de… t’expliquer. Sauve toi! Vite… Je pourrai pas… je peux pas tenir… plus longtemps…

Je m’approchai d’elle, l’attrapant par les épaules pour qu’elle me regarde en face, la secouant furieusement. La douleur devenant plus que vive.

-Qu’est-ce qui se passe? Disais-je, d’une voix atone. Je vais partir que quand tu vas me répondre!

Elle exhibait une expression violente de souffrance comme si elle luttait, ne fessant pas attention à ma remarque, sous les balancements que je provoquais.

-J’t’en su... supplie, sauve toi! Res… reste pas avec m… moi…

Je ne comprends pas. Je ne comprends plus.
Qu’est qui lui arrivait?

-QU’EST QUI CE PASSE ??? Hurlais-je en répétant le plus fort possible.

Dans un silence absolu après mes paroles, elle essaya de me repousser vainement, quand je le tenais de plus en plus fort. Chaque mouvement, chaque phrase qu’elle disait semblaient être un véritable effort.

Je vit le désespoir inscrit sur son visage suppliant, presque au bord des larmes, au moment où elle fit une dernière tentative, sous la lourde et anormale atmosphère qui imprégnait le couloir.

-Brad… Brad… ne r… este p… pas ici… j‘t’en p… p… prie! Arcticula t-elle, abbatue.

Je suis resté malgré tout. Je ne voulais pas la laisser seule, même si elle souhaitait que je file ailleurs.

D’un coup, je sentis mon corps engourdi revenir à lui bizarrement. Mais vraiment pas comme je le souhaitais.

Une sensation atroce, insoutenable au niveau de mes tempes m’envahit. Quelque chose comme je n’en avais jamais vécu avant. Cherchant à tâtons mon front, je suis tombé à la reverse, affaibli de plus en plus.

J’étais trop absorbé dans cet état malaisé pour continuer, je ne pouvais pas, j’en avais plus la force.

La vision nébuleuse, un frisson parcourant le long de mon échine lorsque je sentis son poing enter violemment en contact avec mon visage.

Encore, encore, encore…

J’étouffais, je ne savais plus qu’est qui m’arrivait.

Je ne restais immobile, trop impuissant pour bouger, à me faire lapider un peu plus à mesure que le temps passait par tout et n’importe quoi.

Quelque chose de tranchant, sans identifier l’objet, me fendait, me déchirait alors la peau du visage et du corps. J’essayais de me débattre mais je n’y arrivais pas, j’avais l’impression de voir la mort de près.

Un horrible cri me monta à la gorge mais j’étais incapable d’ouvrir la bouche pour hurler ce son suraigu, il mourut donc là.

De longues minutes s'écoulèrent, je restais là, trop faible, à me faire massacrer, elle, elle s’acharnant sur moi avec une telle violence.

Tout ce que je savais avec exactitude, c’était que je souffrais, que le sang jaillissait, comme si la vie s’échappait de moi à gros brouillon.

Quelqu’un s’exclama nos noms d’un ton sidéré, lointainement à mes oreilles. Je ne reconnus pas la voix mais je savais que cette personne allait peut-être pouvoir m’aider.

De l’aide, enfin…

Mais je me trompais.

Je sentis sa main se posé contre mon front cuisant et tout bascula.

La souffrance empira, montant en moi. Une chaleur ardente s’empara de moi, ma respiration devant difficile et je pensais que j’allais manquer d’air si ça continuait. Décédé asphyxié en me fessant agresser me semblait très peu agréable comme mort.

Mes sens se brouillaient peu à peu, je savais pas se qui m’arrivait et sûrement que je ne voulait pas le savoir.

Le pire était à venir.

Sans le vouloir et sans comprendre pourquoi je me suis relevé d’un bond et puis ce fut plus moi qui fus assailli à ce moment.

Fin du PDV
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Sam 12 Fév à 12:55

Ce fut comme si elle venait d’être frappé par la foudre. Hébétée, interdite, elle venait de comprendre ce passé effroyable. Tout, sans exemption.

Pétrolia se risqua à contrecoeur à détourner la tête et arrêter de regarder sans cesse le plafond. Étouffant une exclamation d’horreur en voyant cela, elle eut impression de recevoir une gifle particulièrement douloureuse.

Deux.

Pas un seul.

Deux, inconscients à cet instant, le tort étant déjà fait. Causé par elle.

Elle se releva à quatre pattes, empoignant le bras de celui le plus proche, comme si elle essaya d’avoir l’exactitude de ce qu’elle voyait. Elle serra le bras de toutes ses forces en articulant :

-B… Br... Brad…Brad… Ré… réveille-toi…

C’était vain elle le lâcha aussi tôt avoir réalisé qu’elle perdait inévitablement son temps.

Elle jeta un coup d’œil à Charles pour évaluer ses chances de le réveiller.

Il semblait moins mal en point que Brad mais était par contre plus blessé. En fait, Pétrolia le supposait puisque les deux avaient le visage aussi exsangue que l’autre

À quoi bon, vaut mieux essayer…

Faites qu’ils ne soient pas morts, par pitié! Il ne faut pas… je pourrais pas le supporter… Faites qu’ils ne soient pas morts!... Songea t-elle, se dirigea difficilement vers Charles, s’agripper à son bras d’une forte poigne.

-Capi… capitaine… capitaine… s’il vous plait… allez…

Allez, il va se réveiller, il va se réveiller… Il n’est pas mort, il ne peut l’être…

Quelqu’un semblait avoir écouté ses lamentations sordides qui se révélaient être des pensées, il commença à remuer. Elle le lâcha alors, un petit sourire aux lèvres.

Il ouvrit une paupière, puis un autre, cligna des yeux pour enfin la remarquer.

-P… Pétrolia? Demanda t’il avec une nuance d’insécurité dans la voix.

Elle hocha timidement la tête, ayant impression d’avoir créé un véritable chaos.

Ce qui est sûrement le cas, Pensa t-elle amèrement.

-Je… m…m’excuse... Je…ne vou... voulais… pas….Capitaine… ce n’est… pas moi… pas moi…
-Ce n’est pas vous. Pas vous. Répéta Charles d’une voix caverneuse. Je… je l’ai compris quand... et Brad, aussi…

Elle ne savait pas quoi dire sous ses paroles, elle éprouvait une telle reconnaissance envers Charles qu’elle en oubliait comment lui dire.

-Venez, je vous emmène au centre de santé, Finit par ajouter Pétrolia.



Quand elle revint dans le même corridor, devant la même porte, Pétrolia ressentit comme une sorte de culpabilité, de responsabilité face à ce qui s’était passé. Ça lui semblait étrange de retourner au même endroit comme dans ce qu’on dit sur les meurtriers, qu’ils revenaient toujours sur les lieux du crime. Et maintenant, elle le faisait…

Allons donc, je ne suis pas une meurtrière…

Mais elle en croyait que le contraire. En fait, elle avait passé si proche de l’être…

Pétrolia franchit la porte, ébahie. Qu’est-ce que Brad voulait qu’elle fasse dans la salle des régénérescences?

Elle ouvrit les lumières, et avança à petits pas, lentement, incertaine, dans la pièce silencieuse, Le seul bruit encore perceptible était les battements réguliers et sourds d’un moniteur cardiaque à l’autre bout.

’’Te faire pardonner’’, voilà ce qu’il voulait, mais quoi? Son regard scruta la salle à la recherche d’un indice, d’un élément, quelque chose… n’importe quoi qui pourrait l’aider à saisir.

Mais il n’avait rien qui pourrait l’aider. Les seules personnes ici, étaient Serge 3 en recharge de batterie et Valence, toujours entre la vie et la mort. Elle fit volte-face et s’apprêtait à quitter, exaspérée, la pièce quand…

Valence. C’est ça… c’est ça…

La stupeur s’affichant sur son visage, elle se retourna vivement, en chancelant, les larmes lui montaient aux yeux, la bouche ouverte d'ébahissement.

Pétrolia traversa la moitié de la salle des régénérescences et arriva près de la coupole de la psychologue, sans y croire. Brad avait raison. Elle avait l’occasion de ce faire pardonner, d’extérioriser ses remords les plus profonds. Valence se réveillait.

Elle se tira une chaise, ouvrit la coupole et essayant de comprendre ce miracle qui produisait sous ses yeux émerveillés. C’était tellement insensé que ça en paraissait réel à présent. Comme si elle rêvait mais qu’elle voulait y rester, pas se réveiller.

Le sourire fendu jusqu’au oreilles, elle contemplait la scène d’un air qui se voulait détaché de toute émotion sans avoir réussi, elle s’en fichait complètement de toute façon.

Il s’écoula donc de longues minutes pendant lesquelles, Pétrolia regardait Valence reprendre petit à petit conscience avec la réalité. Ça ne la dérangeait pas nullement d’attendre autant, mais elle commençait à se demandait sérieusement si elle devait allé l’annoncer au autre ou rester ici pour le moment

Et alors, le silence qui avait été toujours présent dans la pièce, se rompit.

Un murmure, inaudible, dans une indistinction profonde, tellement que Pétrolia dut se pencher vers elle pour l’entendre répété les mots.

Elle se rendit ainsi compte que chaque mot était pour Valence un effort considérable.

-’lia? Je… je suis… m… morte?
-Non. Bien sûr que non. Tu te sens comment?

Valence haussa les épaules d’un air indifférent.

-Au… aucune id… idée… sens pu… mon c… corps
-Ça doit être normal, dit Pétrolia, en évaluant sa température. Vaut mieux ça, pour éviter de bouger trop pour l’instant.
-Je… suis là de… depuis combien… de temps? Souffla Valence.
-Presque qu’un mois. Tu sais on commençait vraiment à se faire du soucis pour toi, -moi en particulier- et si ça aurait continuer comme ça, on avait plus d’autres choix que de… de… de… de te débrancher, Répondit Pétrolia, en remuant sur sa chaise, nerveuse.

L’indifférence et l’insouciance n’étaient vraiment pas son fort, elle sut alors que ça ne pouvait que dérouter sur cela.

-Valence, écoute, je te jures que j’ai jamais voulu, jamais voulu le faire, ce n’était pas m…

Elle s’interrompit sous l’effet de l’étonnement.

Valence, devenue bizarrement différente de il avait une seconde, tremblante de tout son corps, la mine pâle, la fixait avec des yeux écarquillés en s’accrochant au bras de Pétolia, toujours ahurie.

-J’ai… j’ai compris que… que tu étais… en… danger, Hoqueta t-elle, tandis que les tremblement s’accentuait. F… Flav… Flavien aussi. Compris… avant lumière b… blanche… très, très, très b… blanche…

Elle s’approcha de Valence et l'étreignit avec force pour la rassurer mais elle réalisa bien vite qu’elle-même ne l’était pas…

-Quelle lumière? Demanda Pétrolia, intéressée.
-’sais… sais pas. J’ai vu… lumière quand… je suis tombée in... inanimée… depuis au… aussi…
-Dans le coma, tu dis?
-O… oui.

Par delà l’épaule de Valence, le regard perdu dans le vide, elle se rappela du souvenir de ce cauchemar marquant fait il y a des semaines de ça. Elle s’était retrouvée dans un espace complètement blanc, avant de voir ses démons. Cependant, lorsqu’il lui arrivait le même genre de vision nocturne, tout était noir et obscur, sans lumière, étant toujours seule –mise à part le dernier-. Qu’est que ça voulait dire?

Le blanc symbolise la paix, donc les victimes, le noir le deuil, donc moi. Songea t-elle. Et si Valence a vu du blanc considérablement intense, c’est qu’on en voit quand on est dans le coma.

Ce résonnement lui semblait très probable, suffira de le vérifier à présent.

-Écoute, lança enfin Pétrolia. Je ne sais pas ce qui va m’arriver, se passer avec moi – D’ailleurs, je crois que ça l’est aussi actuellement- mais je peux t’assurer que je vais tout faire pour mettre un peu de bon dans la fin de cette histoire, pour pas qu’elle se finisse complètement mal. Ça, je te le promets.

Pendant quelques instants après avoir prononcés ces paroles, réalisant cela en sentant le corps toujours vacillant de Valence qui lui faisait penser à des convulsions, Pétrolia douta fort que tout pourrait un jour se finir positivement. C’était plutôt impossible que d’autre chose. Et surtout, comment pouvait t-elle le faire quand elle et tout autour de soi était à la dérive?...

-On peut toujours croire que ça se produira, Dit-elle à haute voix.
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Sam 12 Fév à 12:57

09. On n’échappe pas à son destin

PDV Flavien

’’Si tu lis un jour ces lignes,

Toi, tu comprends la situation, moi aussi je devrais la comprendre. Cependant, je n’y arrive pas. En fait, ça ne se passe pas du tout comme je le voudrais. Je voudrais tant parvenir à rétablir dans l’ordre cette histoire mais tout m’en empêche.

Je sais pourquoi tu me maudis autant et moi aussi, je m’haïs en ce moment. Je ne peux même pas accepter la vérité en face, je me cherche tellement, je suis incapable de perdre les choses en mains. Je ne sais vraiment plus ce qui m’arrive, c’et comme si je me reconnaissait plus.

Donc, je veux changer les événements, je veux enfin accepter les faits tels qu’ils sont. C’est pour cela qu’on se reparle. C’est peut-être peine perdue de mon coté, j’ai conscience que tu éprouves de la haine à mon égard, mais moi, je me lance, j’essayai jusqu'au bout, je….’’


D’un geste enragé, je froissa en boule la lettre et la déposa dans ma poche, poussa un profond soupir d’abattement en lança le crayon à l’autre bout de la pièce.

C’était fichu, il avait plus d’autres options, d’issue possible….

Je laissais tomber ma tête sur le matelas, l’enfonçant profondément, humant l’odeur de l’étoffe. Celui-ci devint promptement imbibé d’eau salée, toutefois je m’en préoccupa pas une seule seconde.

Je voulais voir la noirceur, la véritable souffrance de cet état douloureux duquel elle vivait. Je voulais seulement comprendre. Je ne savais pas ce qui était le mieux dans tout ça, ignorance ou compréhension?

Oh, mais quand même, je ne rêvais pas de l’impossible, désirait simplement vivre comme avant.

Après tout, était-ce l’impossible? Car tout avait changé brusquement, plus rien ne saurais comme avant.

Et ça me ramenait encore à cette parole, comme si c’était mon pire cauchemar.

’’Bien sûr que je le suis! Bien sûr que j’attends un bébé.’’

Je savais que c’était inutile de faire semblant de ne pas saisir plus longtemps, c’était vrai.

Mais mon problème à moi, c’était que j’étais incapable de l’accepter.

Pourquoi j’avais autant de mal à laisser tomber l’irréel pour admettre la réalité. A savoir que ça l’était, vrai?...

Ces questions allaient-ils trouvés réponses?

J’essayai d’être fort, mais entre nous deux, c’était elle qui l’était, forte. En fait, elle était beaucoup plus que moi. Elle commençait à remonter la pente quand moi, je n’y arrivais pas. Pourtant, je voulais reste debout me tenir droit et invincible néanmoins c’était à peine si j’y parvenais. Tout m’échappais, tout était trop compliqué pour moi, beaucoup trop compliqué.

J’enfonçais ma tête encore plus fortement en songeant sinistrement.

Il faut que je comprenne, il faut que je comprenne, il faut que je comprenne…

Mais j’arrivais à rien, c’était vain.

-Aider-moi, aider-moi à comprendre, Murmurais-je a quiconque aurait ou m’entendre d’une voix étranglée.

Pourtant, personne ne vint à mon secours….

Je restais donc comme ce, sanglotant, lové en position fœtale, les bras replier autour de moi, tandis que le temps défilait à une vitesse de torture, comme s’il s’était écoulées des heures avant qu’il se passe quoique ce soit.

Je redressais vivement la tête, manquant d’air frais, essayant de respirer normalement sans succès apparent. J’étouffais, je me sentais mal moralement et physiquement.

Cette voix… elle revenait…

Je me suis attraper la tête comme pour qu la douleur passe, tout tournait autour de moi, j’avais le tournis, ma respiration devenant de plus en plus difficile.

Tue-le!... tue-le!... la fille ne peut rien... ne peut rien…. elle ne peut pas!... tue-le !… TUE-LE!...

Insoutenable.

Atroce.

Intolérable.

Je ne tenais plus le coup, je pouvais plus.

Je me sentis alors faire une chute et puis, je sombrais dans le néant, douloureusement.

Fin du PDV



-Et alors? Demanda Valence, penchée au-dessus d’un bloc-notes dans lequel elle y griffonnait fébrilement.
-Alors quoi? S'hébétait Pétrolia
-Qu’est qui est arrivé à Brad après? Précisa t-elle, en relevant la tête vers elle, la regardant fixement.
-Ben euh… il s’est réveillé quelques heures ap… après toi et pour tout te dire, il avait l’air aussi sonné que moi après une attaque.

Valence s’était soudainement remis à écrire, tournant une page de temps à l’autre, en marmonnant quelques paroles complètement Incompréhensives.

-Vraiment? Questionna Valence, ébahie.
-Ouais mais je sais pas ce que ça veut dire.
-C’est bizarre… très bizarre…

Celle-ci poussa alors une petite exclamation de joie, qui fit tressaillir Pétrolia, en déchirant deux pages de son carnet en gribouillant quelque chose dessus d’un geste énergumène.

-Je crois que j’ai trouvé une partie de l’énigme, Annonça t-elle, rayonnante.

Valence poussa la première feuille vers Pétrolia en demanda clairement :

-Ça te dit quelque chose?

Empoignant le morceau de papier, elle se canalisa toutes ses pensés pour interpréter ce qui y était inscrit.

V. L. F. B. B. S. C. P. B. D. M.

-Euh… c’est… c’est les initiales des membres d’équipage? Proposa Pétrolia, incertaine.
-Exactement. Assura Valence avec un large sourire. Et ça maintenant? Renchérit-elle en glissant alors le deuxième papier vers l’avant.

B. D. M. C. P. B. S. F. B. V. L.

Observant la feuille de papier, essayant de trouver dans sa mémoire quelque chose qui pourrait l’aider.

Qu’est que c’est lettres signifiait? Qu’est qu’elle voulait dire?...



Une petite fille rousse à l’air innocent, un sourire radieux éclairant sa frimousse, observait son père à la carrure bâtie faire les cents pas devant elle, disant en alternance une série de lettres.

-Pourquoi il faut que je saches ça?
-Écoute-moi bien, Pétrolia, Disait-il, la mine sinistre. Il faut que tu les apprennes simplement, c’est très important.
-Pourquoi? Répéta la fillette, intriguée.

L’homme s’arrêta net et vint se pencher à la hauteur de celle-ci,

-Je ne peux pas te le dire pour l’instant, mais il faut que tu t’en rappelles, tu comprends?
-Oui, Répondit la petite. Je vais les apprendre.
-C’est bien ça, Sourit Sergai.




-C’est… c’est les mêmes lettres que l’autre. Par contre, elles sont inversées. Répondit Pétrolia, toujours concentrer sur le papier dans ses mains. Et… c’est ce que j’ai du apprendre par cœur plus jeune.
-Oui. Tu m’avais déjà dis ça mais…
-J’ai jamais pu savoir pourquoi ni comment, mes parents ne voulaient jamais me répondre. Compléta-elle en laissant tomber la feuille sur la table.
-Ben, maintenant, on a une réponse plus ou moins lucide. Mais on peut toujours essayer.
-Je ne comprends pas pourquoi ça nous aiderait à avoir la vérité.

Valence eut beau vouloir cacher ce sourire satisfait en voyant l’air niais de Pétrolia, elle n’y arrivait pas.

-Ce que tu peut être naïve, Pétrolia. Bon, regarde bien. (Elle montra le premier papier de son index) Ça démontre l’ordre croissant des agressions fait par toi et celui-ci (Puis le deuxième) l’ordre décroissant. Ce qui veut dire que tes parents t’ont faire apprendre, en occurrence, ces lettres, c’était un espèce d’avertissement. Ils savaient que les attaques allaient avoir lieu, sûrement qu’ils voulaient te faire part de ce danger que tu courrais.
-Comment pouvaient-ils savoir? Murmura t-elle, le souffle court.
-Aucune idée mais de toute évidence, c’est un peu comme si tu aurais pu éviter des attaques si tu avais compris avant. Mais bon, tu peux toujours empêcher celle-là (Elle montra les initiales de Bob).
-Mais de quelle manière je m’y prends pour faire ça?
-Je crois que… Commença Valence.

Un bruit de cognement contre un mur se fit entendre à leur gauche puis quelqu’un s’éclaircit la gorge. D’un même geste, les deux filles tournèrent la tête, abasourdies de cette interruption si matinale, en la direction de la source du bruit. Bob, qui se tenait dans le cadre de porte, l’air troublé, marmonnant à voix basse :

-Euh… désolé de vous dérangez mais… le capitaine a besoin de toi, Valence.
-D’accord. Tu peux rester avec Pétrolia pendant ce temps-là?

L’étonnement et l’indignation passaient sur son visage en entendant ces paroles. Pourquoi aurait-elle besoin de surveillance? Elle n’était pas folle à lier, tout de même, seulement dépressive et mélancolique.

Mais elle semblait avoir son plan, devina Pétrolia en la voyant lui adresser un petit sourire en coin. Malgré tout, elle ne se douta pas que ce plan allait tourner à la catastrophe.

-Bien sur, Répondit Bob, imperturbable.

Valence hocha la tête et quitta alors la pièce et le centre de santé, Bob, lui, s’assit à coté d’elle.

-Qu’est qui ce passe? Demanda Pétrolia en se tournant vers lui.
-Ben en me réveillant, j’ai remarqué que Flavien était évanoui, et quand je suis revenu avec le capitaine pour avoir de l’aide, il avait disparu. Mais c’est bizarre car il n’aurait pas pu se réveiller comme ça en si peu de temps.

Elle plaqua sa main contre sa bouche pendant un instant un frisson lui traversant l’échine.

-Bob… Dit-elle, difficilement. Je peux te dire quelque chose… que je n’ai jamais dit à quelqu’un avant?
-Ouais, vas-y…
-Depuis quelques temps, je fais des drôles de rêves… et un de ceci… c’était comme… une espèce de vision… et dans ce rêve, bien, je vois… Flavien mourir… tué… tué par moi…
-Comment?
-Je sais pas mais tu sais que je…
-Oui. Quand même, tu penses que ça peut arriver?
-’Sais pas. J’veux pas… j’veux pas…

Elle ne savait pas comment finir cette phrase, elle ne voulait plus l’achever, peur de fondre en larmes.

-Écoute, tu m’a dis que tu savais la fin de cette histoire et…
-Une partie seulement, Rectifia Pétrolia, tracassée.
-O.K, débord, alors il faut simplement te dire que tu des morceaux de puzzle et tu peux en découvrir beaucoup plus…
-Oui, oui… tu as raison.
-Moi, par contre, en ce moment je sens vraiment que c’est fini pour moi.

Consternée, elle poussait une petite exclamation de terreur.

-Pourquoi tu dis ça?
-Je… je me sens mal… je pense que…
-Tu… je ne…
-Pétrolia, rends ta grossesse à terme, même si est pas à moi ce petit, et sois heureuse avec Brad, s’il te plait.
-Oui mais comment sait-tu que je…
-Pourquoi tu seras autant avec lui sinon?
-Bob, je te jures que je voulais pas te…
-Je le sais très bien.

Il lui adressa un sourire radieux, qu’elle lui rendit sans hésiter.

Toutefois brusquement, il la plaqua violemment contre lui, de toutes ses forces, avec une poigne crispée, il la retenait.

-Qu’est qui a? Exacerba Pétrolia.
-Fermes les yeux, Dit Bob en guise de réponse, ayant un air vigilant sur le visage.
-Mais pourquoi? S’étonna t-elle.
-Fait qu’est que je te dis. Et tu ne les ouvres que quand ça serra fini pour moi. Tu as compris?

Elle ne saisissait pas entièrement ce que Bob voulait dire mais elle murmura tout de même cela :

-Oui, d’accord.

Obéissant dans la confusion la plus intolérable qu’elle n’ait jamais connu, un silence s’en suivis. Rien de plus compliquer pour la désarçonner une fois encore.

-Promets-moi que tu vivras jusqu’au bout, Pet, Dit enfin Bob, au bout d’un moment.
-Je survivrai, promis.

Elle se força à se concentrer sur cette pensée tandis que le seul bruit de la scène devint sitôt au ralenti pour elle. Sachant très bien que l’acte le plus terrorisant, qu’elle avait toujours pensé exécuter elle-même avec tout cela, inévitablement était en train de ce produire.

Vivre, vivre, je dois vivre… A tout prix…

Le bruit d’une gâchette relâchée prestement…

Rester en vie, quoi qu’il advienne…

Un hurlement de supplice résonnant d’une manière brutale à ses oreilles, comprenant instantanément la situation…

Il le faut, il le faut…

Bob tomba à la reverse lorsqu’elle essaya de bouger pour se retenir à lui, s’écroulant sur le sol….

Ne pas mourir, ne pas mourir…

Un rire cruel qui s’élevait…

Je dois le faire, il ne faut pas que j’abandonne…

Elle ouvrit alors les paupières, et à ce moment là, Pétrolia crut que sa raison avait basculée. Et elle, s’était jetée de haut, qu’elle tombait et avait l’impression qu’elle n’atteindrait jamais le sol, ne voyant pas qu’il approchait. Tandis qu’elle tombait une dernière fois. La fin approchait. Rien pouvant empêcher cette conclusion de s’effectuer.

Elle s’effondra par terre, en larmes, sur le corps trépassé et couvert de rouge rubis de Bob, ne voulant pas accepter ce qu’elle voyait. S’en était trop pour elle. Trop d’émotions, trop de faits, trop peu de compréhension dans cette histoire…

Ce n’était pas vrai, ça ne se pouvait pas… Si c’est une blague, elle n’est pas drôle du tout… non, c’est insensé…

Elle ne savait pas pourquoi elle pensait que c’était un canular, quand elle savait très bien que c’était invraisemblable mais elle sentait vraiment qu’elle allait devenir folle si ça continuait de cette manière.

Et à cet instant, elle poussa une vocifération féroce comme si elle espérait vainement qu’il allait ce relever, toujours vivant et souriant, et elle verrait que c’était qu’une simple illusion. Car elle ne savait pas ce qu’elle vivait.

-NOOOOOOON, BOOOOOB!!!

Son propre cri l’avait ramenée à la sinistre réalité, devant l’évidence. Elle jeta alors au regard apeuré autour d’elle, sentant le sang chaud de Bob couler sur elle, les sanglots incessants s’intensifiant.

Elle se redresser, à quatre pattes, du corps de Bob, et découvrit avec répulsion et effroi son bourreau qui sévissait en ce cas.

Livide, son visage était fermé, ne reflétant aucune émotion visible, comme s’il était insensible à ce qui venait de ce produire, il venait de commettre un meurtre et il ne semblait éprouver rien, pas de remords, pas de regrets. L’arme toujours pointé vers elle, il la fixait sans ciller, impassible.

-T… toi? Parvint à articuler Pétrolia.

Un sourire machiavélique passa sur sa figure tandis qu’elle savait que cette antipathie n’était pas ce qu’il était dans sa relation avec elle normalement. C’était elle qui devait le haïr, pas le contraire.

-Moi, Rétorqua Flavien, d’un ton doucereux.

Une sensation de léthargie profonde, une sensation de froid fulgurant donnant place à l’engourdissement total, l’agrippa puis la dernière chose qu’elle vit avant de tomber dans le néant, c’est le visage celui-ci, devant soudainement triomphant.
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kristaline
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Sam 12 Fév à 12:58

10. Faut-il croire au destin ?

PDV Brad

Pour la troisième fois, je relus mes notes sur l’échantillon de sécrétion respiratoires, et encore une fois, elles me paraissaient tellement anormales. Malgré le traitement rigoureux, la bacille Koch* et il avait risques de complications possibles graves, des souches résistantes aux médicaments commençait à ce faire voir. Et pourtant, elle m’avait dit que elle avait fait comme il le fallait, scrupuleusement. La seule chose possible était l’oubli de prises, mais il n’en avait pas eu et dans ce cas, je ne comprenais plus la situation. Comment ça aurait pu se produire?

Accablé, je poussai un profond soupir de découragement, je me penchai vers le microscope, collant mon œil droit contre l’oculaire, pour vérifier si je me trompais. J’eus à peine le temps de commencer à vérifier mes observations qu’un bruit sonore provenant plus loin dans le laboratoire me fit violemment sursauter.

Prudemment, je me suis retourné, et pas pas, je vérifiai le contenu des étagères qui défilaient devant moi j'étais sûr que c’était un bruit de verre qu’on déplace que j’ai entendu, j’en était certain. Mais il n’y avait personne ici. Du moins, c’est ce que j’espérais.

J’allai alors avancer de quels mètres quand je remarquais enfin l’endroit précis ou cet étrange son avait résonné. Il me manquait un erlenmeyer rempli d’un anesthésique local. Mais qui avait besoin d’un tel produit secrètement.

Je saisis mon poignet gauche en un éclair, appuyant sur l’intercom #1.

-Capitaine, Murmurai-je, tout bas.

BIP…

-Oui?
-Je… je pense que il se…

Je me suis arrêté de parler quand un autre bruit de verre avait retentit, un fracas cette fois, comme si on en brisait.

-Brad? Tout va bien?

Je ne répondis pas, tendant brusquement l’oreille. Et un autre semblant.

C’était comme si on voulait attirer mon attention

-Brad? Répéta la voix de Charles, Qu’est qui ce passe?
-Euh… je… il se passe que…

Encore un autre.

Je me suis figé un instant, puis lentement, je me suis retourné. Et ensuite… le néant.



-Vous êtes sûr que vous ne vous souveniez pas de ce que vous avez vu après que vous êtes retourné? Redemanda Charles qui se frottait sans cesse le nez.
-Pour la troisième fois, capitaine, non, je m’en souviens pas. Murmurai-je, lassé.
-C’est étrange ça. Commenta aussitôt une autre voix.

Je fermai les yeux, recroquevillé contre le comptoir le plus proche, me prenant quelques secondes avant de reconnaître la propriétaire de la voix qui amorçait une conversation avec le capitaine.

Me concentrant sur la sensation de froideur sur mon front par la glace, je me demandai sérieusement et avec confusion, ce qui se passait avec moi.

On aurait dit que j’étais en train de perdre la raison, au loin, je percevais des voix éloignées, inconnues….

-Oh, j’t’en pris, Vlad, c’est insensé, ça devient beaucoup trop exagéré! Pourquoi t’as fais ça? Disait la première voix, d’un ton rageur.
-Ça va me servir à en faire un peu plus. Répondit calmement la deuxième voix, plus flûtée cette fois.
-Te servir… se servir… franchement! Ça ne sert pas! C’est de la pure cruauté! Qu’est tu vas faire après? S’énerva la première.
-Tu l’sais très bien, continuer cette vengeance.
-Écoute, tu peux me faire souffrir autant que tu veux, ça je m’en fous. Mais que tu le fasses sur des personnes innocentes, là…
-Tu vois pas que je le fais sur toi, indirectement, Ironisa la deuxième.
-Oui, c’est ma fille, mais je, peut-être, sauf que…, Bafouilla la première.

Je ne su jamais ce que la deuxième voix répliqua. Tout s’arrêta soudainement. J’ai relevé la tête et l’écrasai contre le comptoir, essayant sans succès que je n’étais pas en train de devenir fou.

Les voix étaient différentes cette fois-ci, beaucoup plus rapprochées, qui me semblaient étrangement familières.

-Qu’est qui a? Exaspéra une voix féminine.
-Fermes les yeux, Dit une autre voix, masculine.
-Mais pourquoi? S'ahurit t-elle.
-Fait qu’est que je te dis. Et tu ne les ouvres que quand ça serra fini pour moi. Tu as compris?
-Oui, d’accord. Répondit tout bas la première après un instant.

Ça me disait tellement quelque choses ces voix, mais quoi?...

-Promets-moi que tu vivras jusqu’au bout, Pet, Dit la deuxième voix, après un moment de silence.
-Je survivrai, promis.

Je l’ai! Je l’ai!... Bob et Pétrolia.

Et le capitaine qui avait envoyer Bob chercher Valence, il était sûrement resté avec elle. Il y avait cette idée de vie et de mort entre eux….

Je compris alors ce que j’avais vu en me retournant. Il m’avait fait voir, par un moyen que j’ignorais ces deux scènes. Et il m’a condamné à m’évanouir après.

Je me suis relevé péniblement, entendant encore les voix devenait de plus en plus lointaines qui m’affligeais toujours, pour me diriger vers Valence et Charles, parlaient fébrilement de mon accident, quand je les interrompis :

- Il… il s’est passé quelque chose de g… grave, Parvenais-je à articuler.

Fin du PDV



Horrible, trop horrible cette impression d’amorcer une dernière chute dans le gouffre sans fin de son existence. Affreux, si affreux ce mal être. Infinie, tellement infinie cette douleur, tranchante, acérée, déchirante…

Ignorance, incompréhension totale. C’était comme si tout lui échappait. Qu’est qui lui échappait exactement? Pétrolia n’en savait rien. Chose sûre, c’était qu’elle en avait connaissance de tout lui échappait. Était-ce une lacune que ses derniers souvenirs, si vagues, si embrouillés, il lui manquait tellement d’éléments pour comprendre ce qui se passait réellement?

Souffrance dans son âme, dans sa chair, dans sa tête,…

Sous ses paupières closes, du blanc, que du blanc, un blanc de neige, un blanc assommant, persistant. Depuis son réveil, elle ne voyait que ça.

-Ça va aller maintenant, tout va bien aller, t’inquiètes pas, Dit une voix cristalline, qui lui semblait pourtant si lointaine à ses oreilles. Je vais essayer d’arranger ça. Je ne te ferais pas de mal….

Arranger ça? Qu’est que ça voulait dire? Qu’aillait-il lui arriver?...

Encore qu’elle refusa de s’interroger sur des choses dont elle ignorait les réponses. Valait mieux que ça se finisse qu’endurer autant. Et avec un peu de chance, elle s’apercevrait peut-être que tout n’était qu’une simple illusion.

Une douce, futile chaleur s’installa donc en elle, chassant systématiquement cette douleur qui en devenait insupportable et cette violente fièvre, un regain d’énergie la prenant. Elle ouvrit alors les yeux, croyait que tout était terminé. Sans que ça le soit totalement….

Il avait toujours du blanc, du blanc partout, sa vision était blanche, purement blanche.

Elle cilla, agacée de cette couleur laiteuse.

Blanc, blanc, toujours et encore blanc.

Elle recommencer une nouvelle fois, troublée par tant de déséquilibre.

Toujours, ce fichu blanc.

Avait-elle perdu la vision ou quoi? Était condamnée à voir cela pour le reste de ses jours?

Elle bascula alors sur le coté, dans le vide, vomissant tout ce qu’elle avait dans son estomac complètement révulsé, la bouche devenant pâteuse, emplit d’un goût désagréable, entremêlé d’un goût ayant un air familier qu’elle connaissait tellement bien, écœurant, le goût du sang… Elle se redressa difficilement, son corps engourdit, retrouvant l’usage de la vue, sous une difficulté accrue de respirer normalement.

Mais ce n’était pas du tout l’endroit dans lequel elle avait pensé se réveiller. Or, ce lieu lui était totalement inconnu.

Un lit aux couleurs écarlates lui apparu plus nettement au-dessous d’elle, contre un mur, puis le décor d’une pièce qui s’averrait être une chambre sinistre, au décor négligé, ayant quasiment l’air d’un salon.

Et là, à la place de la flaque nauséabonde qui avait mystérieusement disparue, se tenait une petite fille d’une douzaine d’année, qui, à la grande surprise de Pétrolia, lui ressemblait étrangement à quelques exemptions près. C’était une rouquine à la silhouette frêle et aux cheveux lisses et soyeux, qui tombait en cascade dans son dos, des yeux marron pétillants illuminait un visage aux trains fins. Mais ce qui attira vraiment son attention, c’est qu’elle était d’une pâleur presque inquiétante, qu’il lui paraissait anormal d’avoir l’air d’être aussi en forme.

La fille rompit alors la première le profond silence installé entre les deux :

-Salut Pétrolia, Dit-elle, avec un sourire. Tu vas bien, maintenant?
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Sam 12 Fév à 12:59

PDV de Flavien

Comment fessais-je pour rester en vie comme ça? Je ne pouvais rien faire, j’étais sans défenses, désarmé, et je doutais fort d’être en état de pouvoir le faire, ni quoique ce soit d’autre à vrai dire. Surtout dans de telles conditions.

Comment fessais-je pour vivre avec ça? Ce poids sur ma conscience, sur mon cœur, m’apparaissais comme un obstacle, si lourd à porter, si pesant à saisir que je me senti chanceler à cette répétitive pensée.

Le cliquetis des chaînes me rappela sitôt à l’ordre, relisant que je ne le pouvais pas. Enfin, j’aurais chuté si ce n’était pas que j’étais attaché sur ce mur glacé dans l’obscurité la plus totale de ce cachot humide.

Oui, c’était trop pour moi. Même que je ne comprenais pas pourquoi j’arrivais à le supporter de cette façon, mais le supportais-je vraiment?...

En fait, plus mon esprit se remémorait sans relâche les derniers événements, plus je me sentais coupable, le seul et unique responsable de ce chaos, ce chambardement. Je m’en voulais tellement, mais en revanche, j’ignorais carrément pourquoi n’avais-je pas vu plutôt que c’était moi le fautif. C’était pour cela que je l’avais réalisé trop tard, comme tout d’ailleurs. Cependant, je savais que ce n’était pas ma faute dans ce cas.

Je baissai alors la tête, les regrets m’attaquaient une énième fois dont je ne prenais plus la peine de compter, tentant vainement de détendre mes membres endoloris et engourdis par une trop longue immobilité. Bizarrement, je ne ressentais plus aucune souffrance face à ses nombreuses blessures grâce à cette lente et écrasante anesthésie de ses sens qui permet l’indifférence de la douleur, même dans les actes les plus cruels et barbares, qui ne finissait pas par dégeler. Pour le moment, du moins.

J’aurais dû au moins douter, de ne pas supposer que ces pertes de mémoires occasionnelles étaient dues au surmenage ou à l’instabilité mentale que je vivais, peu- importe les idioties que je m’étais mis naïvement en tête pour les justifier.

De toute façon, je n’avais aucune idée pourquoi j’avais réagi comme ça en l’apprenant, en comprenant enfin, même que j’étais pratiquement certain qu’ils étaient en train de se payer ma tête. Malgré leurs airs compatissant en me voyant sidéré et complètement abattu.

Pourtant, quand j’avais vu la porte du cachot s’ouvrir, la lumière envahissant mon champ de vision, j’avais cru que ce calvaire était bientôt terminé, et ça au plus profond de moi. Et je le présumais toujours en fait. Excepté que la lumière pouvait aussi être synonyme de souffrance. Mais je n’avais jamais été aussi heureux de voir de la clarté et non pas les ténèbres qui l’entouraient depuis des heures entières.

Toutefois, je ne savait plus exactement depuis quand j’étais dans cet endroit et aucune chance de pouvait lire l’heure dans cet état. J’étais peut-être là depuis plus longtemps que je le jugeais. J’avais complètement perdu toute notion du temps. Il aurait pu s’écouler des jours, des semaines, voire des mois, sans que je ne s’en rende compte. Le temps, ça n’existait plus pour moi.

Quand il avait distingué leurs silhouettes sombres, il avait esquivé un faible sourire sans trop savoir pourquoi. Il aurait été heureux de voir n’importe qui le sauver, il lui aurait même été agréable de revoir Brad.

J’étouffai un petit rire amer envers moi en pensant ça. Je ne comprenais pas encore pourquoi je pensais ceci, l’équipage du Romano Fafard devrait sûrement ignorer l’endroit ou je me trouvais, et il était certainement impossible pour eux de me retrouver, quand moi-même ne savais pas ou je me trouvais.

Puis, lorsque j’avais contemplé les visages de cette fillette – Salvianna, si je me
souvenais bien – et de cet homme qu’il m’avait pris quels instants à identifier par la photo que j’avais vu trois ans plus tôt, j’avais tout de suite songé que j’étais en train de rêver, me préparant intérieurement à me réveiller en sursaut. Et ensuite, concevoir que ce n’était qu’un long et terrible cauchemar. Mais pas de réveil, pas de cauchemar, que des révélations, juste des révélations. Renversantes disons…

Je n’arrivais pas à y croire au début. Pourquoi moi? Pourquoi c’était moi et pas un autre? Oui, sûrement que personne n’aurait pu deviné que je… que je… que j’exécutais ces actes. Pourtant, cette haine qu’elle éprouvait envers moi persistait et il avait de quoi il avoir des doutes là-dessus et que ça apparaisse comme suspect. Mais de tout manière, moi-même je n’aurais jamais pu me relier avec ce qu’il arrivait.

Je n’avais jamais voulu lui causer un peu plus de tort. Et encore moins lui faire du mal. Pourtant, c’est ce que j’avais fait. Voire si c’était sous ma volonté. C’était ma faute du début à la fin.

Les larmes aux yeux, je me giflai mentalement. J’essayais tant bien que mal que refoulé ces larmes qui menaçaient de m’engloutir, soupirant brusquement. Il ne fallait pas que je laisse ma douleur se déversée. Je ne devais pas m’apitoyer sur mon sort, que je maudissais d’être le mien, d’être aussi horrible. Je ne pouvais pas me permettre de faiblir, je devais être fort. Il le fallait.

Ça ne me détruira pas moralement comme ça parvenu à l’anéantir physiquement…. Ça ne me détruira pas… Ça ne me détruira pas…

Cela se répéta dans mon esprit, convaincu de pouvoir trouver un peu de courage en lui. Moi qui avais voulu comprendre sa détresse, j’étais servi à présent….

Fin du PDV



L’ahurissement l’installa en elle, qui ouvrit la bouche pour répondre mais Pétrolia ne trouvait rien d’intelligent à dire. Elle se contenta que de fixer la petite fille, complètement reversée, la forçant à répéter sa question :

-Tu vas bien, maintenant?
-O….oui. Tu… tu sais co… comment je m’appelle? Finit par réagir Pétrolia.
-Bien sûr que je le sais. Qu’est que tu crois? Que je ne te connais pas? Que tu ne me connais pas?...
-Qu’est que… tu veux dire? Je… euh… on ne se connaît pas!

La fille eut un sourire radieux en voyant l’expression encore plus stupéfaite de Pétrolia.

-Mais oui, on se connaît! Insista t-elle, d’un ton enjoué. Tu ne sais vraiment pas?

Les yeux écarquillés, Pétrolia hocha la tête négativement. L’adolescente, toujours aussi amusée, les mains derrières le dos, se balançait sur place d’en avant en arrière.

-C’est peut-être à cause que quelques minutes, n’est ce pas?

De quoi parlait-elle? Elle avait l’impression de sombrer une autre fois à force de ne rien comprendre.

-Réfléchis, Pétrolia, c’est pourtant simple….

Son cerveau était pourtant en train de penser à pleine capacité, cherchant vainement dans sa mémoire, dans ses moindres souvenirs qui ressemblait à cette jeune fille. Mais rien ne lui venait. Surtout quelqu’un qu’elle aurait vu que quelques minutes.

-Voyons, Pétrolia, Sourit la fille. C’est si facile au fond.

Facile, facile… Facile pour la petite, oui. Elle, nageant en pleine confusion, ça lui paraissait presque inconcevable.

-Et dire que tu comprends pas après tout, les malheurs et bouleversements Dit-elle d’un ton rêveur.

Des malheurs? Bouleversements?... Vraiment, plus elle lui donnait d’indices, plus il lui semblait invraisemblable de pouvoir l’identifier. Cependant, elle pensait vraiment qu’elle serait capable de la reconnaître.

-Tu ne vois vraiment pas?
-Franchement, non… non, je vois pas.

La fille gloussa un instant, puis reprit soudainement son sérieux.

-Tu sais, tu me connais très bien, sauf que tu ne peux pas le saisir pour le moment.
-Alors… pourquoi tu ne l’as pas dis plutôt?
-Tu pouvais comprendre tout de même.
-Dis-moi le. Marmonna Pétrolia, irritée.

Devant l’air las de Pétrolia, l’adolescente céda enfin :

-D’accord… d’accord…

Elle attrapa une mèche de cheveux rousse et la entortilla sur son doigt et la tortilla, un sourire fendant son visage jusqu’aux oreilles.

-Tu est ma mère, Commença t-elle.

Sa mère? Elle? Maman?... Instinctivement, Pétrolia posa sa main sur son ventre arrondi, comme frappé par la foudre.

-Et moi, je suis ta fille, Compléta t-elle, rayonnante, amusée par la réaction de Pétrolia.

Non, c’est impossible, Pensa t-elle, ébahie.

------------------

















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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 29 Juil à 19:03

11. La vérité est parfois plus qu’invraisemblable


Le souffle coupé, elle vérifia une deuxième, puis une troisième fois, pour avoir la certitude totale d’encore porter cette petite vie en elle. La conviction d’un simple esprit dérangé par un déluge émotionnel. Avoir la preuve d’une hallucination particulièrement improbable. Que tout n’était rien de plus que le travail de son subconscient qui dépassait les limites de l’étonnant. Rien de plus…

Mais l’image de la petite fille, SA fille, devant elle, effaçait tout trace de l’hypothèse de cette vision. Oubliant ces faibles et dérisoires efforts de se convaincre de la fausseté qu’elle observait fixement, Pétrolia s’évadait dans cela mais si elle ne savait pas si c’était un piège ou chose dangereuse. Rien ne lui importait face à ça. Si elle devait en souffrir, elle voulait le faire inconsciente et en paix. Elle savait parfaitement cette douleur était beaucoup moins déplaisante que toutes les autres réunies, parce que on ne la sentait pas entièrement, comme si on l’ignorait dans ces moments, on pouvait la contrôler à sa guise. Et elle l’avait déjà au combien connue.

Pourtant, pas question de ce laisser charmer totalement.

Reste sur tes gardes, Fit la voix hautaine de sa conscience.

La situation présente lui empêchait néanmoins de se concentrer sur cette pensée, tout la déstabilisait. Peu importe ce qui allait arriver, tout serait aussi inexplicable, compliqué. L’esprit en tumulte, elle savait plus quoi faire.

Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, ni de ce qui lui est arrivé, ni pourquoi elle était dans cet endroit mystérieux, ni de ce qui ce passait. Il avait nombreuses raisons de devenir méfiant. Pourquoi elle n’y arrivait pas?

Se douter… se douter de quelque chose… n’importe quoi…

C’est quand même pas si difficile de remonter à la surface, dans le monde réel. Le monde RÉEL…

Elle, qui avait ignoré pourquoi elle ne pouvait pas, réalisa enfin. Devant cet affrontement de regard, perdu d’avance, prunelles contre prunelles, incapables de s’arracher de l’autre, qu’elle s’en fessait pour rien, qu’elle s’en fichait un peu de ce jeu du doute

-Ça… ça se peut pas. Finit par dire Pétrolia, déroutée. C’est une erreur.
-Oh non, il n’a pas d’erreur. Il n’en a jamais eu.
-Je veux dire que… je suis toujours enceinte, c’est irréel que tu puisses…
-Être devant toi à ce moment? Acheva la petite fille. Bien sûr que c’est possible.
-N… non! C’est sûr que c’est pas vrai du tout!
-Tu devrais croire ce que tu vois, Pétrolia. Ça t’éviterais de trop te mêlée. Conseilla t-elle, d’un ton assuré, garantissant.

Stupéfaite au plus haut point, ces paroles se répétaient sans arrêt dans sa tête, comme si elle voulait le faire réellement.

Qu’est qui lui arrivait, à la fin? D’habitude dans ces cas là, on devient défiant, pas complètement sotte, troublée par l’insolite et l'ignorance des faits. Remonter à la surface lui était aussi difficile? Immerger de l’eau était si inaccessible?

Elle devait se permettre de changer d’attitude. Elle ne devait pas y croire…

-Donne-toi pas cette peine. Tout est absolument normal. Toi et moi, du moins.

Un sursaut l’attaqua violemment qui la fit quitter ses lourdes pensées d’un air ébranlée.

-Je… Je… Je…, Parvit à balbutier Pétrolia, assimilant enfin l’énigmatique qui planait.
-Ça va aller, Rassura la petite de sa voix fluette. J’ne te ferais rien de méchant, j’y suis pour rien, moi.
-Je… je sais. Compléta t-elle.
-Tout le reste des choses est en train de devenir diabolique. Faut que tu sois encore plus forte, Pétrolia.
-J’arrive même plus à me démêler dans tout ça. Mais je le serai. Acquiesça celle-ci, reprenant son sang froid.

Elle lui adressa un sourire encourageant et dit, toujours avec son air joyeux :

-Tu sais, il y a tant de choses que je voudrais savoir de toi.
-Moi aussi, Souffla Pétrolia, la voix rauque.
-Je me demande tellement pourquoi tu penses que c’est moi qui va te tuer.
-J’ai… j’ai jamais pensé une telle chose, S’étonna t-elle, en baissant le regard pour vérifier si elle disait vrai.
-Bien peut-être que oui mais tu le penseras. Simplement que j’ai toujours confiance, j’aurais toujours confiance. Tu verras que je…

Elle s’interrompit alors, observant, intriguée, par ce qui lui arrivait. Son image disparaissait progressivement, devenant de plus en plus nébuleuse, les couleurs se mélangeant entre elles, devant un ensemble d’étincelles flottantes, vaporeuses. Un arc-en-ciel virevoltant de tout sens, se mélangeait lui-même, les coloris devenant pâles.

-Attends! Je…

Allez, il faut que j’sache, je ne peux plus attendre. Même si ce n’était pas vraiment la réalité que je vis!

-Comment j’vais t’apeller? Lança soudainement Pétrolia, le cœur battant la chamade.
-Stella, Murmura t-elle, pratiquement imperceptible

Plus rien… le vide devant elle…

Elle étouffa difficilement une petite exclamation d’étonnement, la main posée sur son ventre, médusée. Était t-elle en train de devenir démente ou quoi? Perdait-elle encore la raison?

-Je suis désolée, je pouvais plus tenir. Et bien sûr que non, t’es pas folle. Dit une autre voix, cristalline cette fois.

La propriétaire de la voix, qu’elle avait déjà entendu en ce réveillant, apparaissant de nulle part, pour s’asseoir à ses cotes. Il s’agissait d’une jeune adolescente, aux cheveux lustrés teintés noirs coupés court, habillée de couleurs sombres, le teint blafard, les traits tirés, qui semblait apparemment épuisée.

-Qu’est… qu’est que ça veut dire ’’Je pouvais plus tenir’’? Demande timidement Pétrolia.
-Oh, ça veut dire ce que ça veut dire. C’est moi qui t’ai fait voir ça, Répondit la fille, une expression indéfinissable sur le visage.
-Hein?! C’est impossible que…
-Ça l’ait. Assura t-elle.

Retombant mollement contre les oreillers, elle eut la brève impression de manque d’air à force de vouloir remonter à la surface sans y arriver. Un être invisible lui enfonçait la tête dans l’eau sans cesse et ça ne lui permettait que de ce noyer dans l'insolite. Et elle qui ne savait pas nager…

A quand une bouée de sauvetage pour l’esprit?

-Alors, je ne comprends pas, Commenta Pétrolia, désarçonnée.
-C’est compréhensif. Sauf que je ne sais pas si je suis la meilleure personne pour te raconter cette histoire.
-Aucune importance.
-Qu’est que tu veux savoir?
-Pourquoi tu… je veux dire pourquoi cette… vision?

D’un air accablé, l’adolescente baissa la tête en susurrant :

-Le seul moyen d’éviter que ça se produise. Il peut le faire beaucoup plus de fois, maintenant que tu es près de lui. Sans intermédiaire de qui que ce soit.
-Quoi?
-L’état de possession est seulement évitable quand on est à un certain point heureux, tu comprends? Expliqua plus clairement la jeune fille, la respiration bruyante. Et comme la tristesse ou tout ce qui se rattache à ça est vraiment vulnérable, j’ai pensé que il valait mieux ne pas aggraver les choses en lui donnant le pouvoir de le faire. Et ça parce que tu voudrais…
-Voir ma fille avant ma mort, Compléta Pétrolia, dans un murmure.

Désemparée, elle ajouta :

-Tu sais ça? Mais comment?
-Je sais beaucoup plus de choses sur toi que tu ne le penses. Répliqua t-elle, un sourire malicieux sur le visage. Pis je ne pouvais pas te laisser comme ça, il fallait que j’intervienne. Même si on a un lien très fort, c’était vraiment dur, à cause que je forçais pour te réveiller, depuis tout à l’heure.
-Notre lien? S’étonna Pétrolia. Tu ne pourrais pas être plus claire?
-C’est plus difficile dans les circonstances. Mais je vais te montrer.

Elle ferma les yeux et pendant un instant, il ne se passa absolument rien. Enfin, c’est ce que cru Pétrolia. Puis, elle sentit s’installer en elle une sensation de douce chaleur ensuite une autre s’apparentant à une curieuse légèreté dans tous ces moindres mouvements. Toutefois, cela ne dura pas plus de quelques secondes avant que tout revienne à la normale, lorsque la fille claqua des doigts, cillant.

-Tu vois? Quand on a un certain lien avec quelqu’un, il devient plus facile de pénétrer son esprit. Mais quand c’est une connaissance éloignée ou un étranger, ça devient plus ardu de le faire. Pour moi, c’est énormément facile puisque que je suis ta demi-sœur.

Wooohooo!!! Un instant!

J’ai bien entendu?

Demi-sœur?


La situation pris alors une tournure passablement insensée pour Pétrolia, la stupeur et le surprenant la clouait littéralement sur place.

-Ce n’est pas possible. Mes parents sont… morts… depuis longtemps… et… tu es beaucoup plus jeune que moi, Bafouilla celle-ci, ahurie.

La fille éclata ainsi de rire, s’en étranglant presque, comme si c’était pour elle la plaisanterie de l’année. Sauf que il n’avait absolument rien de drôle dans ce que Pétrolia avait dit, pensa celle-ci.

-Arrête! Qu’est qui te prends? S’indigna t-elle, renfrognée.
-C’est ce que tu penses!...

Elle s’arrêta brusquement, sous air grave de Pétrolia, et ajouta en toussotant :

-Tu ignores beaucoup de choses, ma pauvre Pétrolia.
-Peut-être mais je ne vois pas pourquoi tu as cette attitude. Rétorqua t-elle en fonçant les sourcils. Ils sont morts quand j’avais 15 ans et toi, toi… tu dois bien en avoir…
-Tout juste treize ans. Compléta la fille, rieuse.
-Bon, écoute,…

Elle allait prononcer son nom mais elle s’aperçut bien vite qu’elle ne connaissait pas. Par chance, elle vint à son secours.

-Salvianna.
-…Salvianna, on a 14 ans* de différence, ça me parait totalement faux de penser qu’on a un quelconque lien de sang ou de paren…
-Tu veux des preuves? Hein? Dit t-elle, sèchement, en perdant soudainement son air radieux.
-Euh… je… enfin…

Sans attendre que Pétrolia ait pu compléter une seule phrase ayant de l’allure, elle s’exclama :

-En veux-tu, en v’la !!

Elle plaqua sa main contre le front de Pétrolia, sans prévenir. Puis, tout devenu flou…
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 29 Juil à 19:04

-Tu ne peux pas faire ça! Tu ne peux pas! S’emporta une voix avec fureur. Qu’est qui te prends? Franchement, Odile, ressaisis-toi!
-S’il te plait, essayes de comprendre, c’est déjà assez éprouvant comme ça, Implora une autre, sanglotante.
-Justement !! Ça le sera encore plus, si tu le fais!

L'obscurité de la petite pièce était seulement dissipée par la faible lueur d’une lampe et dans cette noirceur qu occupaient leurs vies respectives, une femme et un homme se confrontaient, se disputant l’avenir d’un être.
Odile, vacillante, le dévisagea faire les cents pas devant elle et crut y lire une expression fugitive de désespoir, faiblesse face à ce qu’il vivait, qui en ressortit d’une manière étrange dans le son voix :
-Tu sais très bien que ce sera pire, soupira t-il, s’obligeant à retrouver son calme.
-Je t’ai dis que je vais garder cet enfant, même si tu t’y opposes, Sergai. Rétorqua t-elle sur un ton assuré.

Il s’arrêta à ce moment précis d’arpenter la pièce en tournant la tête vers elle.

-Ce n’est pas que je m’y oppose, c’est que en le gardant, tu lui donnes ce qu’il a toujours voulu. Que vous soyez ensemble, unis… Expliqua Sergai, d’un ton crispé.

Elle voyait très bien qu’il ne voulait pas perdre son sang froid devant la situation, qu’il voulait la raisonner, mais il était sur le point de craquer, et il lui semblait qu’il valait la peine de ne pas s’aventurer sur un terrain risqué, miné. Sur lequel un pas de travers était fatal, tout explosait à la figure.

-Non… c’pas ça, Murmura t-elle, prudemment.

Odile se rendit ainsi compte de sa gaffe, que même le chemin opposé était lui aussi très périlleux. Elle éprouvait assez d’empathie envers lui pour le connaître aussi bien.

-Tu vois donc pas ce qu’il te fait subir ou quoi? S’écria t-il, en montant le ton.
-J’t’en pris, Sergai, Gémit-elle, dissuadée de pouvoir faire valoir ses raisons de cette manière.
-IL TE VIOLE !!! TU T’EN RENDS DONC PAS COMPTE?! Je croyais que après tout ce que tu as vécus, que tu seras plus raisonnable que ça!

Et elle n’avait pas tort…

-C’est toi qui ne te rends pas compte de la situation de ce bébé. Répondit Odile, restante assez calme devant les paroles de son mari.
-Qu’est que tu racontes?
-Je n’ai pas à te rappeler la position de Vladimir, j’espère…

Après un moment, il répondit, sans saisir :

-Ben sûr que non et puis?
-Et tu crois que je suis normale? Demanda t-elle, impassible.
-Mais oui… Pourquoi? De quoi tu parles, Odile?
-C’est que cet enfant ne sera pas normal avec un père comme Vlad.
-Dans le sens de… Commença Sergai.
-… Il ne m’a pas fait subir tout ça pour rien, quand il aurait très bien pu le faire quand on était plus jeune.

Et sous un air grave et maussade, elle ajouta :

-Il n’y a que deux possibilités dans cette histoire, soit que il va l’aider à ruiner la vie
Pétrolia à un rien quand tout va commencer ou il va nous aider. Parce que Vladimir sait très bien ce que représente ce gamin et son anormalité. Et comme personne n’est assez irréfléchi pour coopérer dans une telle chose, je veux qu’il voie le jour… Tu comprends maintenant?

Consterné, Sergai hocha positivement la tête.


Elle ne ressentait plus la peur, la répugnance s’était évaporé depuis le temps, la douleur lui faisait seulement serrer les dents, voila longtemps qu’elle essayait de la mettre de coté. Mais ce tourment entravait constamment le moindre de ses mouvements. Tant bien que mal, elle voulait restée absente de ce supplice répétitif, pour ne plus jamais éprouver cela en intensité.

Ce n’était pas de l’habitude, toutefois, c’était seulement la perspective d’échapper un jour ou l’autre de ce martyre qui lui donnait la force de résister. De se garder en vie.

Elle avait toujours crut contrôler cela, rester imperturbable, intouchable moralement. Pourtant cette fois-ci, cette fois-ci, toutes ses forces semblaient l’avoir abandonnées, son corps qui refusaient ses désespérés débattements faibles, incapable de repousser les mains avides qui la touchaient. Presque incapable de bouger.

Elle le voyait au-dessus d’elle, la dominant complètement, abusant de ce sentiment de puissance malsaine contre elle, et ça la terrassait. Il souriait en observant sa victime complètement sans défense, qui donnait raison à Odile, dégoûtée, de penser qu’elle ne pouvait rien contre lui. Qu’elle n’était qu’une loque pour Vladimir.

Indifférent aux larmes qui coulaient sur les joues, sans connaître le tort qu’il lui causait, l’ignorant même, il semblait - comme généralement - prendre goût aux coups de boutoir et le contact gluant du sang qu’elle perdait, ravi par la soumission involontaire d’Odile.

-Calme toi… calme toi… je t’en pris… clame toi…

-COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME! Comment veux-tu, dis-moi!

-Pité … laisse-moi t’expliquer… arrête!... tu ne sais pas tout… Vlad…, Tenta t-elle,

Il la frappa sauvagement au visage, déchaîné.

-Il n’a rien à expliquer.

L’attrapant par les épaules, il la força à le scruter dans le blanc des yeux. A ce moment, Odile tourna la tête d’un autre coté, accablée, exténuée. Incapable d’en faire autrement. Ça ne menait peut-être pas à grand-chose excepté qu’un fugace espoir traversait son cœur, se voulant donner le courage nécessaire pour le défier comme elle le pourrait.

-Regarde-moi!

Le barrage tiendra… le barrage tiendra… il ne s’écroulera pas… il ne tombera pas…

-Quand je veux que tu me regardes, TU ME REGARDES!

Elle gardait ces dernières forces pour lui tenir tête et elle en a avaient bien besoin tandis qu’il tentait d’obliger Odile à obéir.

Mais le barrage fut détruit, le courant tumultueux emportant les débris avec force au loin.

Il la pris et la plaqua contre le mur, son crâne entrant violemment en contact contre celui-ci. La douleur et le sang lui battant aux tempes, bourdonnant dans son cerveau. Elle se sentit presque sur le point de défaillir. Il utilisa même une autre arme pour la faire souffrir. Profitant de sa position injurieuse, il exhiba un sourire méprisable devant le regard humide d’Odile qui, sans le vouloir, le fixait.

-J’espère que j’ai été clair?

Elle n’avait même plus le goût d’approuver son écœurement, quoi qu’il fasse.

-C’est lui, han? C’est ENCORE lui?

Odile ne dit rien, trop apeurée, trop horrifiée pour le faire, essayant inutilement de chasser la douleur de son corps brisé, mutilé.

-RÉPONDS-MOI!

Elle ne put retenir un frisson de dégoût, lui, il devenait de plus en plus violent.

-JE T’AI DIS DE ME RÉPONDRE! Cria t-il, sur un point imminent de sa fureur.
-N… non! Larmoya t-elle, finalement.

Elle poussa alors un hurlement particulièrement effrayant, à faire glacer le sang, au comble du martyre, ne tenant plus le coup.

-Je t’en supplie… arrête…
-Si tu me mens…, Menaça t-il, pris d’une rage sans borne
-Je… je ne te mens…p…pas! S’il te plait…

La douleur se stoppa quelques peu, mais le regard toujours noir de Vladimir lui inspirait le pire….



Une fillette brunette, en pleurs, qui subissait le même sort exécrable que sa mère, implorant, suppliant, se débattant inutilement, dans de ultimes efforts. Hors, ses lamentations étaient oubliées et elle se faisait maîtriser par plus fort que soi… Le miroir lui renvoyait l’image d’une petite fille à la vie atroce et particulière, le désespoir qui était un de ses amis de longue dâte. La gorge serrée, elle entreprit de se teindre les cheveux…Pour ne plus voir ce qu’elle était… Cette force en elle, elle devait la contrôler, sinon, ce serait le chaos, mais pour l’instant, l’incapacité l’habitait… Le sang qui s’étendait sur elle, lui disait, en croisant le regard de son bourreau que tout n’était que chaos malgré tout. Que tout s’anéantissait…
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 29 Juil à 19:04

Salvianna retira enfin sa main, ce fut alors que Pétrolia, étourdie, se sentit vaciller, sa colère disparue, elle demanda :

-Ça te suffit?
-Oui, je… je crois…
-Tu sais, moi aussi, je suis un accident, peut-être plus une erreur mais bon… Dit t-elle en montrant d’une signe de tête le ventre de Pétrolia.

Un accident… Elle avait totalement raison…

-Ce que tu m’as montré, c’est que ma – euh, nôtre – mère t’as eu de ce…
-…. Vladimir…
-… et que tu est née de cette haine?
-Exactement. Certifia t-elle. Tu commences à comprendre, Pétrolia.
-Alors on est ou, ici?
-Sur Némésis. Une planète индефинитно. *
-Une quoi?
-C’est le nom qu’on donne aux planètes qui sont indécelable par les radars ou autre appareils de détection.
-Donc, personne ne peut les retrouver? Commenta Pétrolia.
-Ouais, c’est en plein ça. Et ça vaut mieux pour tout le monde. Ici, ça ressemble beaucoup à…
-L’enfer, Compléta une voix derrière les deux.

Cette fois, elle crut véritablement manqué d’air quand elle retourna la tête. Blêmissant, elle savait que tout allait de travers, à contre-courant...

Pétrolia ne comprenait plus rien, elle perdait le contrôle d’elle-même, sans savoir comment le reprendre. Quoi dire? Quoi faire? Quoi penser? Surtout, quoi ressentir?

Pourquoi fallait-il que les choses soient virées aussi incompréhensibles? Elles frôlaient même l'inimaginable et tout lui paraissait sans sens.

-Quelque chose ne va pas? Demanda la petite voix claironnante de Salvianna, lointaine à ses oreilles.

Néanmoins, elle semblait beaucoup trop absorbée par ce qu’elle voyait pour pouvoir lui assurer calmement que tout allait bien.

Son père… devant elle…

Elle avait aussi raison sur ce point, beaucoup de choses lui étaient inconnues. Une série de pensées se répétaient ainsi en boucle dans son esprit, hormis qu’elles ne voulaient rien, sans but, imbéciles. Elle en fut assaillit de toute part jusqu'à ce que…

Son étonnement, qui avait resté bloqué dans sa gorge, se déroba, se déboucha en une seule phrase, sous l’effet de l’émoi :

-Y’a tu quelqu’un qui veut bien me dire ce qui ce passe!?

Elle dévisagea successivement les autres, découragée par tant de choses autant intrigantes.

-T’affole pas, c’est juste que… Commença Salvianna.
-QUE TOUT LE MONDE SAUF MOI SAIT CE QUI M’ARRIVE DEPUIS DES MOIS*!!! Fulmina t-elle, d’un ton tonitruant.

Sur ces paroles, elle sentit le revers d’une main entrer brutalement en contact avec sa joue. Pétrifié, elle cilla.

-C’est pour ça qu’on ne t’a rien dit! Parce que si tu l’aurais su, tout aurait empiré encore plus! Riposta Sergai, d’un ton sévère.

Elle tourna le regard vers Salvianna qui l’observait elle aussi, d’un air détaché, validant cette intervention par un léger hochement de tête. Et en revenant à son père, elle marmonna, contrariée :

-Mais vous le saviez.
-C’est pour ça que a voulu te donner un indice pour que tu le découvres toi-même au moment venu. Tu ne crois quand même pas qu’on pouvait te laisser dans une telle situation sans rien faire.
-Le moment venu? Répéta t-elle, lentement, l’ignorance dans la voix. C’est quoi le moment venu?
-Cette vengeance.

Il se tira une chaise devant le lit ou deux filles étaient assises d’un geste las et renchérit :

-Sa vengeance.

Elle ne put s’empêcher de laisser sortit une sorte exclamation d'incapacité de saisir.

Une vengeance? Qui lui en voudrait autant?

-Je sais que ça peut être frustrant et sûrement très déroutant – O.k, carrément déroutant, Reticifia t-il en la voyant lui lancer un regard confus - pour toi, Pétrolia, et même après ce que tu vas entendre, puisque des personnes irresponsables de ce qui se passe y sont mêlés. Mais dis-toi que ce n’est pas ta faute, aucune personne en fait, juste lui. Seulement lui.

Elle acquiesça, incapable de dire si c’était la curiosité, l’appréhension ou l’excitation prenait le dessus en elle et qui capitulaient.

-Bon, première des choses, c’est que je ne suis pas enfant unique comme tu le pensais, comme je t’ai dis. En fait, j’avais… ou plutôt j’ai un frère nommé Vladimir. Pourquoi je parle au passé? Tu verras – C’était quelqu’un de très troublé, assez renfermé et méconnu des autres. A l’époque, on était de jeunes vingtaines follement amoureux de la même personne ; ta mère. Je la connaissais depuis longtemps, lui beaucoup moins que moi, et surtout j’étais en couple avec Odile. Je crois que tu as une certaine expérience avec les triangles amoureux, pas vrai?
-J’ai plutôt une maîtrise complète dans ce domaine, Précisa Pétrolia, le teint rosis, mal assurée.
-Tu vas mieux comprendre de cette façon, Continua t-il. Donc, Odile ne voulait pas rien savoir de lui cependant il continuait pareil d’être dans ses jambes, et il le réalisait bien. Il était toujours en furie devant nous, et extrêmement jaloux. Une jalousie maladive, si tu veux mon avis. Or les choses ont vraiment dégénérées. Au printemps de cette année là, lorsque tes grands-parents étaient en vacances et que moi, j’étais très rarement à la maison à cause de la relation insupportable qui s’était tissé entre moi et Vlad, il s’est suicidé. Il n’avait plus à résister plus longtemps, de tenir sa vie. Sauf qu’il avait décidé de ce venger.
-Qu’est que tu veux dire. Il est mort, il n’aurait pas pu.
-C’est exactement ce que j’ai pensé au début, Révéla t-il. Il y a juste que on ne connaît suffisamment pas le royaume des morts pour savoir ce qui s’y passe. Il est partit trop brusquement pour y rester.
-Qu’est qui est arrivé, alors?
-Il est devenu un esprit frappeur.
-Pis sa vengeance?
-Avec cette position, il pouvait amplement l’exécuter. Expliqua Sergai. Et elle constituait à vouloir te donner le même genre de vie infernale qu’il a eu.

Complètement indignée, Pétrolia s’écria :

-Je lui ai rien fais, moi! Pourquoi il m’en voudrait?!
-Je sais, je sais, Dit t-il, compatissant. Simplement, rends toi pour toi à l’évidence. Tu es née d’une union qu’il maudissait par-dessus tout puisqu’il aurait voulu qu’il soit à ma place. Il a toujours été très différent des autres de cette manière...

Et si c’était lui qu’elle avait déjà vu dans un de ses rêves étranges? Lui qu’elle avait presque pris pour son père, qu’elle avait pensé une chose absolument idiote à ce moment en l’observant : ’’mais on dirait qu’il est… mort…’’

-Alors, il m’a forcée, sous ma volonté à… à agresser les membres d’équipage pour détruire ma vie? Résuma t-elle, comprenant peu à peu.
-Premièrement, qu’est qui te dis qu’il c’est pris de cette manière? Ensuite, comment il aurait pu la détruire au complet de cette manière?

La compréhension retomba d’un coup.

-Hein!?
-Pétrolia, tu ne t’ai jamais demandé, questionner à savoir pourquoi tout ça t’arrivait en même temps?
-Ben oui. Qu’est que ça à voir avec ça?
-Qu’est que ça à voir? Tout… tout… C’est qu’il n’a pas choisi n’importe quel moment insignifiant de ta vie. Il a entendu que tu sois assez vulnérable physiologiquement et physiquement pour se faciliter la tache et t’ajouter des malheurs supplémentaires. A la fin, tu aurais totalement anéantie.
-Pourquoi il ne s’aurait pas pris comme ça? Demanda t-elle, saisie.
-La possession est impossible quand deux personnes sont considérablement éloignées l’une de l’autre. Il faut donc quelqu’un pour assurer la possession, qui soit proche de la personne contrôlée. Dans le fond, c’est simplement mental pour cette personne de transition, excepté quand on veut aussi la posséder ou une victime quelconque*.
-Donc, quelqu’un proche de moi était aussi dans ma situation? Commenta Pétrolia.
-Bien sûr.

Il lui adressa un petit sourire en coin et rajouta :

-Est-ce que tu sais qui n’aurait pas paru suspect à tes yeux? Qui le fessait, inconsciemment, comme toi? Sans que tu t’en aperçoives? Sais-tu?

Le souvenir inopportun et ignoble, d’elle, ensanglantée, en larmes, le corps pesé contre un autre sans vie, lui revenu immédiatement en tête. Et quand s’était redressé, elle l’avait observé, terrifiée.

-Oui. Murmura Pétrolia. C’est… c’est Flavien.

D’un air lugubre, elle réalisait qu’elle se sentait meurtrie, trahie, sans l’être réellement.

-Tu sais, cette haine que tu as envers lui, ça aidait juste à camoufler encore plus la situation.

Non… ce n’est pas de la haine.

Pétrolia réalisa aussi cela à ces paroles.

Elle aurait beau essayé de vraiment le détester, au fond, elle ne le pourrait jamais. Elle s’était mise en tête, maintes fois convaincue que de l’aversion grandissante, et pendant tout ce temps, c’était l’inverse en elle. Elle n’avait jamais voulu l’accepter, c’est pour cela qu’elle avait cherché à cacher cette vérité.

Il n’avait peut-être pas compris ce qu’elle vivait, malgré cela, il avait oser s’intéressée à elle quand il avait vu cette fausse haine qu’elle laissait ressortir, paraître. Il ne s’était pas complètement fiché d’elle, après tout… Et pendant tout ce temps, elle-même se mentait….

C’était seulement elle la fautive dans tout ça, la rage au cœur, la sombre haine était pour soi. Elle était devenue son propre bourreau. Elle se détruisait elle-même. Pétrolia se sentit si honteuse, ne le supportant pas. Et plus personne ne supportait de voir ça, cette image de cette jeune femme troublée, minant son moral en solitaire.

Elle s’était vraiment trompé d’ennemi*…

-Je… je le déteste pas. Dit enfin Pétrolia, avouant ses torts. Pas vraiment, en tout cas. Euh… qu’est qui lui arrivait quand j’attaquais les gens?
-Pratiquement comme toi, en pire.
-En pire? Tu veux qu’il y a pire?
-Oh, oui. Il n’avait que la voix de Vlad qui le forçait à passer à l’acte, intérieurement combiné avec la douleur que les victimes ont, c’était vraiment difficile de pouvoir résister, sans aucune possibilité de révolte, pour lui, que le contrôle total.
-C’est quoi la douleur? Interrogea t-elle, en se grattant la tête, l’air interdit.
-Avant, elles ont toujours un certain malaise en eux, Expliqua Salvianna, qui était resté silencieuse depuis tout à l’heure. Et quand tu ressens la tienne et après celles des autres, une douleur affreuse aux tempes, c’est comme un signal, que il a le parfait partage de toi et qu’il peut les massacrer car elles deviennent beaucoup trop faibles pour se défendre efficacement.
-Et la sensation de froid que j’avais?
-A cause de lui, quand on est contact avec un esprit, on a toujours cette impression. Expliqua t-elle. Surtout ce type, là.
-Et toi, c’est de la chaleur?

Salvianna lui sourit et dit :

-T’as tout compris.
-Et pourquoi je me souviens de rien après que ça se produit?
-Ça? C’est moi.
-Toi? Mais je croyais que…
-Oui, oui. C’est le même procédé. En fait, je t’ai pas mal aidé dans tout. Je pense que tu n’aurais pas voulu savoir ce que tu as fait à tes amis?
-Euh… non, pas vraiment.

Et troublée, Pétrolia rajouta :

-Qu’est t’as fait d’autre?
-Ben, plein de petites choses, Répondit Salvianna en haussant les épaules d’un geste timide. Comme par exemple, j’ai essayé de minimiser les impacts sur les victimes, sinon certaines seraient déjà toutes mortes et je leurs ait fait voir la situation, ce qui leurs arrivaient, que toi et Flavien étaient maîtriser…

Mais elle le savait depuis longtemps qu’elles ne la haïssaient pas…

Pourquoi ni n’avait-elle pas pensé plus tôt?

-...pour pas qu’ils te veulent inutilement, sinon, ça aurait tout compliqué pour rien.
-Je peux vous demander autre chose?

D’un même signe de tête, ils acceptaient.

-Qu’est qui est arrivé pour que toi et maman vous m’abandonnez? Dit-elle, à l’adresse de son père.
-Elle pensait que tu étais mort, Expliqua Salvianna en pouffant subtilement de rire.

Il lui semblait qu’il avait quelque chose d’étrange dans cette phrase sans pourvoir le percevoir pour autant.

-C’est que cette année là, il devenu menaçant, beaucoup plus puissant puisqu’il utilisait les pouvoirs de possession à la perfection, et ils nous semble beaucoup plus prudent de rester près de lui pour mieux de surveiller et le surveiller. Il était vivant en ne l’étant pas réellement. Sauf que il a aussi commencé à violer ta mère, elle a toujours compris pourquoi, et quand Salvia est venu au monde, il l’a tué.

AH! Elle avait vu juste. Il avait vraiment quelque chose d’étran…

-…Il l’a tué? S’exclama alors Pétrolia, la gorgée serrée.
-Oui, Répondit Sergai en hochant la tête.
-Pourquoi? Demanda t-elle, un sentiment curieux s’emparant de son corps ; l’amertume envers elle mélangé à l’affliction.
-Il n’avait plus besoin d’elle. Odile ne lui servait à rien.
-Et comme j’ai refusé de collaborer, j’ai reçu le même sort très jeune. Ajouta Salvianna d’un ton sombre. Mais depuis des mois, c’est de toi qu’il prenait plaisir à abattre le malheur sur toi.
-Mais c’est impossible. Tu n’aurais pas pu avoir d’enfant si petite, Remarqua Pétrolia.
-Oui, cependant, il ne l’a fait que pour déverser sa frustration sur moi.
-Ah… Fit-elle, simplement, ne sachant pas trop quoi répondre.

Troublée par l’atmosphère morose qu’elle avait créé, elle changea rapidement de sujet pour moins le ressentir aussi fortement :

-Qu’est que je fais ici, alors?
-Il t’a emmené pour continuer ce qu’il a entrepris. Répondit son père d’un air compréhensif de son geste vain pour moins éprouver de tels sentiments en même temps, être confrontée à soi-même.

Une espèce de ténébreuse curiosité l’envahit alors, la poussant à poser cette question embarrassante :

-Est… est qui va vouloir me tuer?

Elle avait visé juste. Un malaise emprenait la pièce, l’embarras s’installant entre eux à son intervention intimidante, elle-même perplexe de la réponse.

Et enfin, Sergai rompit ce trouble.

-Probablement.



*La différence est inventée par moi! On n’a jamais précisé l’âge de Pétrolia, alors…
* Némésis : Déesse Grèce de la vengeance. Индефинитно : Indéfini en russe… en fait, je crois… ce n’est pas sûr!
*Pour vous situez, il s’est passé 3 mois et des poussières depuis le début de l’histoire.
*Voir chapitre 7.
*Voir chapitre 5.
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M@rie
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MessageSujet: Re: [FT] Au-delà de mon contrôle (R) (de M@rie)   Ven 29 Juil à 19:05

affraid ! Annonce ! affraid

Il y a quelques mois, j'avais complètement laissé tombé cette fic, j'étais vraiment down dans l'temps, c'était ma première fic DUG publié et je voulais tout lâcher à chaque chapitre qui me prenait une éternité à écrire. Je l'ai fait sur le chapitre 12 : Spleen et l'épilogue que j'ai jamais posté.

Mais en fouillant dans des vieux brouillons raturés, j'ai trouvé cette fic, avec un p'tit commentaire d'une muse perdue de vue. Elle savait me consoler et me supporter et relisant son message, j'ai décidé d'amilioer la fin et écrire une suite sur la p'tite Stella et Salvia.

Donc, je reprend cette fic. Je sais pas quand je vais la poster mais en attemdamt je vous laisse un extrait déja mieux que le premier jet.


J'espère que j'ai fait un bon choix confused


------------------

Elle s’évapora, partie, au-dessus de tout, déconnectée et frivole, elle avait atteint le point de rupture. Elle se sentait petite fille innocente qui ne s’en faisait pour rien, éternelle, définitive.

La souffrance qui avait diminué de véhémence était toujours là mais elle rendait son corps plus léger, plus analgésique. Ça faisait pourtant tellement mal, son abdomen durci de douleurs diffuses. Pesant. Une suave acmé berçait son être, elle plongeait, brisée, dans sa perte se donnant entièrement.

Elle eu une bouffée de chaleur, tressaillant, elle voulu quitter ce paradis terrestre. Ne plus recevoir le superficiel chuintement du vent qui claquait sur sa figure en feu, ne plus voir ce qui s’offrait à elle, par delà l’horizon. Et pendant un instant, elle crut ne plus respirer, de ne plus être insufflée. Elle entendait pourtant le boucan sonore, que l’appareil faisait pour la ventilée, en sourdine.

Revenir à elle. Revenir à cette aventure désagréable qu’elle voulait autant quitter.

-Pétrolia! Pétrolia!!
-H… hein?! Qu… oi …!?

D’où venait-elle ? Elle était ailleurs que dans ce paysage sans limites? Qu’est qui lui arrivait à cet endroit?

-Tu es en train de tout loupé!

Elle s’écrasa, sur l’herbe, avant de comprendre. Elle ne se reconnaissait plus.

Elle réouvrit les yeux avec une facilité imprévue, emplis de gris et d’ambre, couleurs vaporeuses se transformaient en plafond et néons éblouissants après quelques secondes d’incertitudes, au même rythme que des cillements lourds. Son cerveau la délaissait, se balançait de ce qui pourrait bien lui arriver. Il en avait sa claque.

Elle tourna sa tête vers la provenance de la remarque, souriant bêtement à Brad, elle repris alors un peu de poil de la bête en le voyant près de lui, qui ne l’avait pas laissée s’échappée complètement.

-Eh, bien, félicitations ! dit-il indulgent et un peu intimidé devant son expression déconfite.

------------------


Dernière édition par le Lun 20 Nov à 23:47, édité 1 fois
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