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 [FT] 1 - Cédric - Torture

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caporal_minville
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MessageSujet: [FT] 1 - Cédric - Torture   Sam 17 Sep à 19:46

Titre : Torture
Premier volet de la trilogie « Cédric »
Auteur : Carolyne Minville
Rating : PG13.
Note : Inspiré d’un m.e. s. avec Oli. J’ai pris des gros bouts du m.e. s., j’en ai enlevé des gros bouts et j’en ai ajouté d’autres.
Note 2 : Le premier volet est le pire de la trilogie.
Genre : Angst, sadique, drama.


No more blame I am destined to keep you sane.
Gotta rescue the flame.
Gotta rescue the flame in your heart.

No more blood, I will be there for you my love.
I will stand by your side.
The world has forsaken my girl.~
Not like the other girls, The Rasmus
-----------------------------------------------------------------------------------

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Dernière édition par le Lun 7 Nov à 12:03, édité 2 fois
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] 1 - Cédric - Torture   Sam 17 Sep à 19:47

Chapitre 1 : 5 jours avant exécution

« Même si l’horloge tourne à l’envers le péché que j’ai commis ne peut être effacé
la première et dernière personne qui m’a compris est détruite

Étais-tu trop gentille avec moi? La réflexion d’un traumatisme lointain
Je t’ai détruite, la dernière Suis-je un sadique? »
~ Cage, Dir en Grey

Son sourire était parti, volatilisé. Elle fixait le vide, mélancoliquement. Celle qui était toujours si enthousiasme s’est fait dérober son âme. Les yeux pleins d’eau, elle semblait attendre la fin de sa vie. Même l’homme qu’elle avait tant aimé ne pouvait la délivrer.

« Valence? Pourquoi tu ne me parles plus? Laisse-moi entrer! »

Elle s’était barricadée dans sa chambre pour pleurer seule. Elle ne voulait plus voir personne. C’était trop douloureux de sortir. Elle ne voulait pas retomber dans ce lieu maudit où elle a tout perdu. Elle avait tellement envie de mourir. Elle se sentait sale et vide… elle se sentait comme si elle était la dernière personne au monde.

Charles continuait de frapper dans la porte en vain. Qu’était-il arrivé à Valence pour qu’elle agisse aussi étrangement? Il serra les dents. Depuis la dernière thérapie avec Brad, elle était dans cet état.

« Le salaud! Il va le payer! »

La rage au cœur, il parcourut la moitié du vaisseau pour retrouver le scientifique. Le capitaine avait un très mauvais pressentiment. Il allait sûrement apprendre quelque chose de très douloureux. Il avait beau s’attendre au pire, mais était-il vraiment préparé à entendre la vérité?

Il trouva le scientifique au laboratoire. Il le traîna par le collet jusqu’à son bureau, le pas pressé. Brad ne dit pas un mot. Le brun savait très bien pourquoi il était convoqué dans le bureau. Il retint un rire alors qu’il imaginait le visage de l’autre homme quand ce dernier saurait tout.

Rendus au bureau, le capitaine barra la porte avec sa montre pour empêcher que l’interrogé ne s’enfuie. Le commandant saisi violemment le poignet du subordonné. Ce dernier sentait ses minces os craquer sous la force de l’étreinte. Le capitaine lui demanda :

« Qu’avez-vous fait à Valence pour qu’elle soit dans cet état? Elle ne veut plus que je rentre dans notre chambre ni me parler… »

On entendit un petit rire machiavélique de la part de Brad. « Non, mais quel idiot, pensait-il. Il devrait voir la face laide qu’il me fait! ».

« Je ne lui ai rien fait! »

Les yeux de Charles devinrent rouges de rage. Patenaude détestait vraiment qu’on se moque de lui et qu’on lui mente en plein nez. L’agressivité montait dans son ton de voix.

« Dites-moi-le!! »

L’ancien second officier rit encore plus en lui-même.

« Je lui ai juste montré qu’il existait du monde un million de fois plus talentueux que vous! »

Le blond ne semblait pas comprendre un moindre mot. Plus talentueux? Comment?

« Quoi? »

« Ah ça je ne peux pas le dire! Secret professionnel! »

Spitfire faisait languir son supérieur et s’était vraiment savoureux pour l’homme de sciences de voir tant de crainte dans les yeux de l’autre qui n’en pouvait plus d’attendre.

« Vous êtes mieux de me dire ce que vous lui avez fait, sinon… »

Pour appuyer sa menace, le commandant sortit une arme et la chargea. Il la posa sur la tempe du présumé témoin qui se résigna à parler.

« Je lui ai fait visiter les étoiles! »

« Mais nous sommes dans l’espace! C’est évident qu’on visite les étoiles! »

« C’était dans le sens figuré bien sûr. »

« Je ne comprends pas! »

« Quel naïf! Il lui faudrait un dessin pour comprendre, pensa Brad. ». Il sauta sur l’occasion pour l’insulter au passage :

« C’est normal! Vous n’êtes pas assez vieux pour ça! »

L’expression du chef ne changea pas :

« Comment ça pas assez vieux? »

C’était maintenant au tour de Brad de perdre patience.

« Laissez donc faire! »

Un cognement les fit sursauter tous les deux. C’était Flavien. Il semblait inquiet. Charles lui ouvrit la porte.

« Ça ne va pas, mon bon Flavien? »

Effectivement, il avait l’air affolé. Complètement essoufflé, on pouvait voir la sueur coulait sur son front. Entre deux respirations, il réussit à dire :

« Capitaine! Je passais devant la chambre où Valence s’était enfermé que je l’ai entendu crier et tomber. J’ai cogné pour savoir si tout allait bien et je n’ai pas eu de réponses. »

Les yeux du capitaine changèrent de couleur encore une fois. Il eut l’impression que son sang se glaçait tellement la peur le rongeait. Sa Valence… Il dut se retenir pour ne pas bégayer devant tout le monde.

« Je… Je vais voir… »

Il partit en courant, oubliant son interrogatoire. Brad le suivit de loin. Il n’avait vraiment pas prévu cela. Valence voulait-elle mettre fin à ses jours? Peut-être avait-il été vraiment trop loin.

Ils défoncèrent la porte de la chambre et les trois hommes entrèrent. Il y faisait très sombre et l’ambiance qui y régnait ferait rebrousser chemin même aux plus valeureux chevaliers. Néanmoins, le trio décida de poursuivre leur recherche. Flavien se servit de son oreille et fit part de ses observations :

« Je n’entends rien, capitaine. Même pas une respiration ou des pas-de-souris. »

Charles retint ses larmes. Il ne devait pas pleurer devant ses subordonnés, quand même! Fierté, Patenaude! Perdu dans ses pensées, il marcha sur quelque chose qui fit un bruit étrange. Brad sursauta et laissa sortir un cri aigu. Flavien se pencha et prit l’objet dans la main. Ce n’était qu’un vulgaire sac de croustilles. Soulagés, tous continuèrent leurs recherches. Brad s’enfargea dans ses pieds, Charles dans le scientifique et Flavien dans son commandant. Ils se retrouvèrent les trois dans une position assez cocasse. Soudainement, la lumière s’ouvrit, ce qui fit sursauter tous les hommes. Pétrolia se tenait dans le cadre de la porte. Elle rit un peu et remarqua :

« Ouin, on dirait que j’ai manqué le début du party! »

Ils se relevèrent tous. Flavien, tremblant de peur encore, lui dit :

« Écoute, Pétrolia, fais-moi plus jamais peur de même! »

La jeune femme s’excusa auprès des hommes. Charles lui demanda si elle avait vu Valence récemment.

« Oui. Je l’ai amené au centre de santé. Elle ne va vraiment pas bien. Elle pleure et est vraiment exténuée. Allez la voir, elle va sûrement vous expliquer. Sauf vous Brad. Elle ne veut pas voir de chien sale. »

Cette remarque blessa vraiment l’amour-propre du brun :

« Eille! C’est vrai que je suis chien, mais je ne suis pas sale! Je sors de la douche! »

Tout le monde alla au centre de santé. Brad les suivit, mais resta dans le cadre de la porte. Charles tapa lentement l’épaule de sa bien-aimée. Elle ouvrit les yeux, dans lesquels on pouvait voir toute sa détresse.

Charles prit la main de Valence dans la sienne. Jamais il n’avait vu la femme dans cet état. Ses yeux étaient toujours aussi vides. Tout en la rassurant, il lui demanda :

« Pourquoi es-tu comme ça? Qui t’as mis dans cet état? »

De grosses larmes se mirent à couler des yeux de la femme qui étaient rougis par la peine. Elle ressentait une grosse douleur en elle. Chaque mots sortirent avec difficulté de sa bouche, comme si chacun d’eux la blessait.

« C’était horrible… Il m’a… Brad m’a… souillée… Ne me touche pas… Je suis si sale… salie… »

Le capitaine se leva brusquement. Il courut, le regard froid, vers Brad, qui était toujours à la porte, et lui donna un violent coup au ventre. Sous la douleur, le scientifique plia en deux. Le commandant appela son second officier à la rescousse. Il lui donna quelques recommandations.

« Flavien, amenez-le au cachot. Barrez bien la porte et revenez vite. Je vous dirai alors mes instructions. »

L’opérateur radar prit alors Brad par le collet et le tira de force vers la cellule de détention. Au grand étonnement de tout le monde, le scientifique ne se débattit pas, ni ne se plaignit. Dès que la porte fut refermée, Charles retourna auprès de sa belle. Il lui caressa doucement le front et essaya de la réconforter.

« Ben non, Valence. Tu n’es pas sale! Tu es toujours aussi belle à mes yeux. Brad va payer très cher son geste. Je vais le faire souffrir et le fusilier. »

Valence savait que tout ira bien maintenant que son Charles était là. Cherchant le réconfort, elle se leva et le serra fort dans ses bras. Elle allait se montrer plus forte que Brad et elle allait passer au travers. Un peu surpris de ce geste, Charles lui déposa un léger baiser sur le front de la femme. En lui, il avait très peur que celle qu’il aime garde des séquelles permanentes de l’agression.

Dans le cachot, Brad était assit par terre silencieusement, la tête enfouie entre les mains. Il savait qu’il méritait d’être enfermé. Une fois encore, il avait laissé ses démons prendre le contrôle de lui. Il éclata en sanglots. Il savait qu’il avait besoin d’aide psychologique, mais rien n’avait pu lui être donné. De toute façon, qui allait le croire maintenant? Il avait violée la seule personne qui avait essayé de le changer, la seule personne qui aurait pu le sauver. Il ne s’était jamais senti aussi seul au monde. Il allait sûrement pourrir le reste de sa vie dans cette prison si sombre. Il n’aimait pas vraiment cette perspective, mais il l’a méritait.

Après une vingtaine de minutes, la porte s’ouvrit. Flavien était maintenant armé jusqu’aux dents. Le gardien annonça d’une voix neutre :

« Votre sort a été décidé. Dans 7 jours, vous serez exécuté devant tout l’équipage sur la planète Z-1989. La raison pour laquelle se sera fait sur la planète est pour ne pas que les planchers soient tachés. »

Alors, c’était ça son destin? Crever dans un spectacle donné pour ses bourreaux? Son cœur se serra un peu. Il allait mourir sans savoir ce qu’est d’aimer et d’être aimé. Il regrettait tellement son geste. Il se détestait tellement. Si c’était la seule manière d’être moindrement pardonné, il allait accepter sa sentence. La voix de Flavien vint le sortir de ses songes.

«D’ici là, vous passerez votre temps dans le cachot sans eau et sans nourriture. Vous n’avez le droit de sortir sous aucun cas. Oh, et un détail : vous allez devoir passer votre détention nu.

Une boule se forma dans la gorge de Brad. À genoux, il implora la bonté et la clémence du Soldat.

« Je vous en supplie, laissez-moi au moins mes vêtements! Les nuits sont froides à bord! Laissez-moi un peu de dignité! »

Le second officier resta de glace :

Sachant qu’il n’obtiendrait aucun gain de cause, le détenu se résigna à contrecœur. Sa veste, son gilet et ses pantalons se retrouvèrent par terre. Une fois qu’il eut enlevé son sous-vêtement, il se sentit exposé aux dangers extérieurs encore plus qu’à d’autre moments dans sa vie. L’opérateur radar mit de la paille dans un coin de la pièce en guise de lit, ramassa les vêtements avec des gants et sortit. Suivant les ordres de son seul supérieur, il colla sur la porte du cachot un écriteau inscrivant : « BRAD SPITFIRE, CHIEN PÉDOPHILE »

Avec un certain inconfort d’être ainsi exposé au froid, Brad alla se coucher dans la paille. La sensation était désagréable. Les brins de foin le démangeaient vraiment partout sur son corps. C’était inconfortable. Il ferma les yeux. Pour forcer le sommeil, il compta :

« Un mouton, deux moutons, trois moutons… »

+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+

Au centre de santé, Pétrolia jouait avec ses feuilles tout en donnant quelques recommandations au capitaine et à Valence.

« Capitaine, essayez de répondre à ses moindres demandes même si ce n’est pas facile. »

Ne voulant que le meilleur pour aider sa blonde, Charles acquiesça. Le médecin poursuivit :

« Pour que Valence se sente en sécurité, nous allons nous relayer et surveiller la porte d’entrée… »

Avant que le docteur n’ait le temps de terminer que la patiente lui demanda si elle allait dormir dans la chambre. Pétrolia lui répondit affirmativement alors la première intéressée donna son opinion :

« Je voudrais ravoir mon lit et dormir dans les bras de Charles. Je ne me sens en sécurité qu’avec lui. »

La rouquine décida de tenir compte de cette requête.

« Comme tu veux. Si jamais quelque chose ne va pas, appelez-moi sur-le-champ par l’intercom. Ce sont mes seules recommandations. »

Pétrolia lui sourit légèrement pour l’encourager et laissa le couple ensemble. Valence saisit fermement la main de Charles et lui demanda :

« Pouvons-nous y aller, maintenant? »

L’amoureux accepta volontiers et tous deux se mirent en route. Valence savait pourquoi elle aimait cet homme. Depuis qu’elle s’était confiée à lui et qu’il l’avait complimenté sur sa beauté, elle n’avait plus versé la moindre larme. Elle se sentait protégée de tout à ses côtés.

Ils arrivèrent à la chambre. La femme se mit dos à l’homme, se déshabilla et enfila son pyjama. Elle s’étendit sur le grand lit regarda son petit ami. Il écrivait dans son journal de bord. Remarquant qu’il était épié, il lui envoya un grand sourire. Ensuite, il se leva et se déshabilla à son tour. Il rejoint alors, en sous-vêtements, la femme qu’il aimait et la serra fort dans ses bras.

« Je ne laisserai plus jamais personne te faire du mal, juré. Je ne veux plus qu’on m’enlève encore ton précieux sourire. »

Valence ferma les yeux, la tête sur la poitrine de son amant. Elle se sentait si bien dans les bras de cet homme si fort. En tenta d’oublier son malheur et tomba endormie, si bien enlacée.

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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] 1 - Cédric - Torture   Dim 18 Sep à 10:43

Chapitre 2
4 JOURS AVANT EXÉCUTION
Œil pour œil, dent pour dent

« Ici, dépêche toi et demandes-en plus mets-le dans ta bouche, plus vite
Lèche le poison sans en manquer une goûte. Si tu manques une goûte…

Show, lie, mad, sexual
1 sad sexually, two sad sexually »~
Mitsu to Tsuba ~ Dir en Grey


Vers cinq heures du matin, l’équipage au complet fut réveillé par une grande plainte. Flavien fut le premier à l’entendre. Il accourut vers sa provenance, le cachot. L’opérateur radar aurait dû s’en douter avant. Le grand Brad Spitfire restait fidèle à ses habitudes.

« Pitié! J’ai envie d’aller au petit coin! Laissez-moi sortir un moment. Je vous en supplie! »

Le second officier resta impassible. Gardant son ton sévère dans la voix, il expliqua :

« Vous n’avez même pas le droit de sortir, même pas pour vous soulager. Faites donc un nœud dedans, je ne vous ferai aucun passe-droit. »

« Non! C’est impossible! C’est trop dégoûtant » pensa le détenu. Dans un état de panique, il demanda :

« Si j’ai vraiment, mais vraiment envie, je fais quoi? »

Avec désintérêt, Flavien lui répondit :

« Écoutez, ce n’est vraiment pas mon problème. Entre nous, vous ne serez pas capable de vous retenir à l’infini. Faites-vous installer un lampadaire et faites comme un chien. (Il baille). Bon ben, je vais me recoucher. »

Sur ces mots, il quitta vite l’endroit. Le scientifique essayait avec peine de se retenir. Ses yeux étaient rendus jaunes tant l’envie le terrassait. Alors qu’il était sur le point d’exploser, il dut se résoudre. Ça le répugnait vraiment, mais il n’avait guère le choix. Il alla dans le coin opposé à son lit de paille et…

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Le sommeil de Valence était agité depuis déjà un moment. Charles la regardait, intrigué. Ça l’attristait de la voir souffrir même en rêves. Il voudrait tant faire quelque chose pour l’aider. Il se sentait impuissant face à toute la situation et il détestait cela. Il caressa tout doucement le front de la belle, y enlevant les toutes dernières gouttes de sueur qui venaient d’apparaître. La jeune femme se réveilla en sursaut à cause de ce contact. Charles la supplia :

« Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider? Je n’en peux plus de te voir ainsi! Dis-moi quoi faire! »

La psy garda sa froideur. Ses yeux auraient pu glacer n’importe qui. Elle dit :

« Je veux tellement qu’il en souffre comme moi. Je veux tellement qu’il sache ce que j’éprouve en moi. Je veux qu’il apprenne que son geste était impardonnable. »

« Mais comment? »

« Si seulement il pouvait être violé lui aussi… »

La réflexion étonna un peu Charles. Il ne s’attendait vraiment pas à tant de violence dans ces propos. Comme il ferait n’importe quoi pour sa magnifique Valence…

« Ne t’inquiète pas… je vais m’en charger personnellement si ça peut te soulager. »

Il fallait l’avouer, cette sale besogne ne lui tentait pas plus que cela. Au contraire, ça lui levait le cœur au plus haut point. Il n’y avait absolument rien chez un homme qui pouvait vraiment exciter Charles… en plus, c’était aussi l’homme le plus maigrichon et le plus méprisable qu’il allait devoir baiser. Le capitaine en devenait vert de dégoût, mais croyait encore, malgré tout, que Valence avait raison.

Il effleura les cheveux de sa blonde du bout des doigts et la contempla, le sourire aux lèvres.

« Sais-tu, ma belle Valence, que je ferais tout pour toi? »

Pour la première fois depuis la sordide agression, Valence sourit légèrement à Charles. Elle s’assied et se blottit dans les bras de son amoureux.

« Charles? Est-ce que tu me trouves encore attirante malgré tout? »

« Oui, plus que jamais. »

« Tu me le jures, hein? »

« Juré craché! »
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Pétrolia était affairée à faire un test. C’était la deuxième fois qu’elle le faisait car elle voulait faire sur qu’elle ne s’était pas trompée. Elle versa, sur un appareil sophistiqué, une goutte du liquide qui se trouvait dans l’éprouvette. La jeune femme patienta le temps qu’il faut. Par la suite, le petit engin lui donna une série de chiffres que le médecin prit soin d’entrer dans l’ordinateur. Le résultat apparut immédiatement. Encore une fois, c’était positif. Comment allait-elle l’annoncer à Valence, à Charles ou même à Brad… Le jeune médecin s’enfouit le visage dans sa main.
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Il avait la gorge sèche. La soif lui procurait une sérieuse migraine. Brad attendait, couché dans la paille, l’heure de sa sentence ou de son trépas. Souvent, le démon en lui le dictait de tuer pour sauver sa peau mais le scientifique faisait taire cette insistante voix. Brad était malade mentalement, ce qui expliquait ses nombreux écarts de conduite. En effet, il avait une sorte de diable en lui qui le contrôlait, contre sa volonté. C’est ce démon qui l’a poussé à violer Valence. Brad se détestait d’avoir laissé son autre côté de lui prendre possession de son corps.

La porte s’ouvrant le sortit de ses pensées. Il tourna un peu la tête et vit le capitaine. Le supérieur semblait être dénudé d’émotion. Peut-être avait-il prit pitié, espérait Brad. Ce dernier demanda d’une voix faible :

« De l’eau… Puis-je avoir à boire? Je vous en prie… »

Charles ne dit pas un mot. Il prit son subordonné par les cheveux et le sortit violemment de la paille. Le froid des tuiles fit sursauter le détenu. Le capitaine maintenu l’autre homme au sol avec force au sol.

« Salaud, je vais te faire payer! »

Le prisonnier devina l’intention du commandant. Le pauvre tenta de se défendre et de supplier le pardon mais ses efforts furent vains. Il ferma les yeux sous la douleur… Au fond de lui, il savait qu’il méritait très bien cette sentence. Son corps et son cœur étaient en compote. Charles fit exprès de le faire souffrir et de l’humilier encore plus. Ça le répugnait vraiment devoir faire ça mais c’était pour Valence qu’il le faisait.

Après l’acte, le capitaine se releva immédiatement et remis ses pantalons. Il cracha ensuite sur Brad et le rua de coups. Il l’insulta au passage et repartit de pas rapide.

Pétrolia passait par hasard dans le corridor. Elle vit que le capitaine sortait du cachot. Elle attendit qu’il soit éloigné pour jeter un coup d’œil dans la pièce. Ce qu’elle vit l’étonna. En effet, Brad était assis, les jambes contre son menton, en terribles sanglots. Elle lui demanda, le cœur plein de compassion :

« Ça va, Brad? Qu’a-t-il fait? »

L’homme ne dit rien. Il se contenta de relever la tête. Pétrolia remarqua la fragilité du captif et les yeux pleins d’eau de ce dernier. Ce n’était plus le criminel qu’elle avait devant elle mais littéralement un enfant qui avait peur. Remplie de pitié, elle dût retenir ses larmes.

« Brad? Viens ici s’il te plait… »

La victime se leva tranquillement et se dirigea près de la porte du cachot. Il gardait la tête basse. La jeune femme essuya les larmes de l’homme, à travers les barreaux, du revers de sa main. Le pauvre fut assez étonné de ce geste. C’était la première fois que quelqu’un ne riait pas de ses sanglots mais tentait de les apaiser. Cette pensée le fit rougir un peu.

« Que s’est-il passé? Pourquoi pleures-tu seul? »

Brad vit, dans les yeux de la femme, une miséricorde immense. Il en fut vraiment troublé. Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait vraiment en sécurité auprès d’elle. Il se résigna à tout lui raconter.

« Il m’a violé… pour se venger… »

Un grand frisson glacé parcourut la femme. Elle ne s’attendait vraiment pas à une déclaration aussi sérieuse. Elle ne savait aucunement quoi faire. Devant l’impuissance de la jeune thérapeute, l’homme baissa les yeux et lui tourna le dos. Voyant cette réaction, Pétrolia lui confia :

« Ce n’est qu’un sadique. Il n’a vraiment pas le droit d’agir ainsi par vengeance. »

Brad lui fit face à nouveau. Sur ses joues, on pouvait constater que les larmes abondaient. Sa voix était pleine de désespoir. Il demanda :

« Je suis un monstre, n’est-ce pas? J’ai détruit la seule personne qui me comprenait… Je mérite cette torture, non? »

Pétrolia devait l’avouer. Une partie d’elle donnait raison à cette phrase du scientifique mais elle se devait de connaître la motivation profonde du crime avant de juger. Son plus pur instinct le lui dictait.

« Brad? Puis-je savoir ce qui t’a incité à faire cela à Valence? »

Le torrent reprit de plus belle. La douleur de ce souvenir trop récent le hantait. Devait-il faire confiance à la jeune femme qui lui tendait la main? Allait-elle le croire s’il avouerait tout? Ce genre de questions trottait dans la tête de Brad mais les yeux qu’il voyait le rassuraient.

« Je ne sais pas ce qui m’as pris. C’était comme si j’avais perdu le contrôle de moi-même, comme à chaque fois que je fais une méchanceté. Quand je suis revenu à la réalité, je me suis aperçu de mon crime. Il était trop tard pour réparer les pots cassés. J’ai tellement l’impression d’être contrôlé par un démon. Des fois, je ne suis totalement plus moi-même. Je crois que j’ai un problème mental mais je ne peux plus consuler à présent, la psy est traumatisée par ma faute… »

Pétrolia resta bouche bée par les révélations. Elle ne savait que faire. Elle regarda sa montre. C’était l’heure du rendez-vous de Valence. La docteure soupira. Elle expliqua à l’homme la raison pour laquelle elle devait partir et le rassura :

« Ne t’inquiète pas. Je vais t’aider. Je ne garantie pas que se sera aujourd’hui mais sois certain de ma solidarité. »

Elle partit là-dessus. Brad se senti attaqué à nouveau par une violente migraine. « Je dois être en train de tomber malade à cause de mes excellentes conditions d’hygiène. », pensa-t-il. Il alla se recoucher dans paille. La soif qui l’habitait est vraiment inconcevable pour nous.
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Pétrolia avait convoqué Charles et Valence. La nouvelle qu’elle avait à leur apprendre allait les bouleverser à coup sur. Sentant que les deux paires d’yeux la fixait, la femme ne savait que dire. Elle voulait vraiment être ailleurs et éviter de devoir leur annoncer la terrible réalité. Voyant que les convoqués s’impatientaient, elle commença :

« Si je vous ai fait venir ici, c’est parce que j’ai fait passer à Valence les tests usuels hier. Malheureusement, il s’avère que l’un d’entre eux ne donne pas le résultat escompté même après 4 essais. »

Charles et Valence se regardèrent avec peur. L’homme tenta :

« Pas le sida, toujours? »

« Non, pas du tout… aucune mts, elle est « clean » de ce côté. Je ne sais pas comment elle va le prendre mais… Valence est enceinte… »

La concernée lança un cri de désespoir et fondit en larmes. Charles la serra dans ses bras pour la consoler. Pétrolia baissa les yeux devant une telle scène.

« Quand vous aurez pris votre décision, dites-moi là… N’ayez aucune crainte, je ne vous jugerai aucunement, peu importe votre choix. »

Quand la future maman alla se coucher ce soir-là, elle repensa à tous les choix qu’elle pouvait prendre. Elle se questionna toute la nuit pour ne trouver qu’un semblant de réponse.

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MessageSujet: Re: [FT] 1 - Cédric - Torture   Lun 19 Sep à 20:02

Chapitre 3
3 jours avant exécution
À laisser ou à prendre

« Si seulement, si seulement pour maintenant les cicatrices que tu caches derrière ton gilet
Dans les bons vieux jours où le ciel était bleu, le rêve brisé et
À ma tristesse, l’évidence sans fin de mon crime,
Un soir sans fin de ce printemps »
~ Drain Away, Dir en Grey



Il avait chaud. La sueur coulait sur son front. Il avait tellement soif et tellement faim. La grosse migraine le suivait ainsi que la fièvre. Brad était vraiment malade. Avec optimisme, il ne se donnait qu’une journée à vivre tant il se sentait faible. Son état se détériorait à chaque instant. Il n’avait même plus la force d’éclater en sanglots. Le cachot empestait les excréments et plus personne n’osait passer par le corridor adjacent. Heureusement pour lui, les renforts ne tardèrent pas à arriver. Il fut tiré de son état semi-conscient par la douce voix de Pétrolia.

« Brad? Réveille-toi… Nous sommes venus t’aider… »

Il ouvrit les yeux avec peine. Il sentait son cœur battre dans ses oreilles. Il aperçut la jeune femme qui lui tendait la main pour l’aider à se relever. Il accepta l’aide et s’agrippa au membre. Il avait de la misère à se tenir debout sur ses deux jambes à cause de la fièvre. Tous deux sortirent du cachot. À l’extérieur, Bob et Flavien l’attendait. L’opérateur radar revêtit le détenu avec une chaude robe de chambre et lui donna une bouteille d’eau. Ensuite, la femme escorta le scientifique jusqu’à la douche en laissant les deux autres hommes nettoyer la cellule de détention qui n’était pas très propre. En chemin, Brad prit une gorgée d’eau. Quelle extase de pouvoir sentir le liquide bienfaiteur se frayer un chemin dans l’aride gorge.

Il entra dans la capsule de douche. Il se sentait si bien à présent. Bien sur, il était encore malade, mais la sensation de redevenir propre lui procura un semblant de bien-être. Par contre, il dut souvent se tenir contre la poignée pour ne pas tomber, tant il se sentait faible. Quand il eut terminé de se laver, il sortit. Pétrolia l’attendait avec une serviette et des vêtements tout propres. Il s’essuya et s’habilla rapidement. La jeune femme lui donna ensuite une barre de chocolat qu’il dévora avec plaisir. De retour au cachot, il constata tout ce que les deux hommes avaient fait durant son absence. La pièce sentait le « monsieur propre » et le lit de paille avait totalement disparu. Il avait été remplacé par un matelas gonflable et des couvertures bien chaudes. En voyant tout l’attention dont il avait été l’objet, il se mit à pleurer, ému.

« Je ne mérite pas ça! Pourquoi êtes-vous gentils avec moi? »

Flavien s’approcha de lui et déposa sa main sur l’épaule. Il lui expliqua par la suite :

« Ce n’est pas parce que quelqu’un est en prison qu’il n’a pas le droit à sa dignité. C’était vraiment sadique se que le capitaine a fait depuis le début. »

Pétrolia partit un instant et revint vite avec une capsule dans la main.

« Tiens, prends… ça devrait te soulager de ta fièvre. »

Le scientifique avala volontiers le médicament après avoir remercié ses sauveurs. Il s’étendit ensuite sous les couvertures. Pétrolia vint le border. Pour la première fois dans sa vie, Brad se sentait apprécié. Elle lui dit :

« Ne t’inquiète pas. On va te porter de l’eau et de la nourriture à chaque repas. De plus, on va te laisser aller aux toilettes… »

Soudain, il fut empli d’inquiétude :

« Si le capitaine apprend ça, il ne sera pas frustré? »

Pétrolia lui sourit légèrement :

« Ne t’inquiète pas. Il ne pourra pas faire grand-chose. Il sait aussi bien que nous qu’il n’avait pas à agir de la sorte. De plus, il pourrait être destitué par ce geste. »

Voyant qu’elle avait apaisé les craintes et la douleur du scientifique, elle sortit un ourson en peluche de son petit sac. Brad le reconnut vite… Mussolini! Il le prit vite et le serra contre lui. Pétrolia ne put s’empêcher de sourire en voyant la réaction de l’homme. Elle se leva et le salua. Il fit de même. Elle partit avec les deux autres gars.

Seul, Brad se coucha en petite boule à côté de Mussolini. De tout son cœur, il remerciait Pétrolia de l’avoir aidé. Elle était si gentille, si attentionnée… trop même. Son souvenir le remplit de joie. Tout heureux, il tomba vite endormi…
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Valence et Charles déjeunaient tranquillement. L’homme s’inquiétait beaucoup pour la femme qu’il aimait. Depuis qu’elle avait appris qu’elle était enceinte, elle ne lui avait pas adressé la parole. Elle semblait tellement perdue dans ses pensées. Il donnerait n’importe quoi pour qu’elle retrouve son sourire d’antan. Il décida de la sortir de son silence.

« Valence? Je t’en prie, parle-moi… on peut en discuter, tu sais? »

Elle le regarda longuement puis elle ouvrit finalement la bouche :

« Charles? Est-ce que tu m’aimes encore? »

Étonné par la question, il se dépêcha de démentir toute idée préconçue :

« Bien sûr, pourquoi me demandes-tu cela? »

Sans répondre, elle continua :

« Est-ce que tu m’aimerais malgré tout? »

« Bien oui! Je t’aimerai éternellement, tu le sais! »

« Même si je garde l’enfant? »

Charles manqua mourir en entendant son idée. Était-elle devenue folle? Garder cet enfant? C’était de la pure folie!

« Es-tu sérieuse? Veux-tu vraiment le garder? C’est un enfant du péché, je te rappelle. Tu vas revivre toute ta tristesse quand tu vas le voir. De plus, il risque de devenir aussi méprisable que son père. »

Elle se contenta de fixer le vide. Elle semblait mélancolique. Elle se leva.

« Je savais que tu ne voudrais pas. »

Ne lui laissant pas le temps de répondre quoi que se soit, elle quitta la pièce. La psychologue marcha longtemps dans le vaisseau, à la recherche de Pétrolia. Elle la trouva enfin au centre de santé. Elle demanda au docteur :

« Pétrolia, à ma place, que ferais-tu? »

Pétrolia ne savait vraiment pas quoi répondre. Elle tenta de trouver une réponse, mais ne voulait pas mal influencer Valence.

« Si j’étais toi, je ferais ce que mon cœur me dicterait de faire… »

« Et si Charles n’est pas d’accord avec ce que mon cœur me dicte? »

Pétrolia réfléchit. Elle eut une idée :

« Donne-moi trois raisons pour lesquelles tu voudrais garder l’enfant. Si tu en trouves trois, je te conseillerais de le garder… »

Après quelques minutes, la réponse sortit :

« Premièrement, j’ai toujours voulu un enfant. Deuxièmement, un enfant reste un enfant, peu importe qui est le père ou en quelles circonstances il a été conçu. Troisièmement, je crois que Charles est infertile. »

« Qu’est-ce qui te fais croire que Charles est infertile? »

Valence rougit jusqu’à la racine de ses cheveux.

« Tu me promets de ne pas lui dire? Depuis quelques mois, je ne prends plus la pilule et je troue les condoms en espérant de tomber enceinte. Ça ne marche pas. »

Pétrolia se mit à rire.

« T’as vraiment fait ça? Je n’en reviens pas! »

Voyant son amie rire en éclat, Valence ne put se retenir de faire pareil, pour la première fois depuis quelques jours. Pétrolia fut heureuse de voir que la psychologue riait à nouveau. Après quelques minutes ainsi, Pétrolia reprit le sujet :

« Tu sais, je peux faire passer un test à Charles pour voir si tes craintes sont fondées… »

« Ouais, peut-être… mais cet enfant, j’ai vraiment envie de le garder. Je m’en fous si Charles n’est pas d’accord avec moi. C’est ma vie et je la mène comme je veux. De plus, j’ai toujours été moralement contre l’avortement. »

« C’est toi qui le sait! »

Les filles discutèrent de tout et de rien durant une bonne heure. Par la suite, Valence partit. Pétrolia resongea à toute cette histoire. Brad avait le droit de savoir, avant de mourir, que Valence portait un enfant de lui. C’était son devoir de lui dire même si ça lui ferait de la peine. Elle lui dira… demain. Pas avant pour le laisser se reposer. Fatigué, il le prendrait moins bien. Elle sortit des outils et une boite et recommença à travailler sur le contenu de cette boite.
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Valence retourna voir Charles. Elle lui annonça sa décision.

« Charles, c’est décidé. Je garde le petit! »

Le capitaine était sans voix. Il ne pouvait pas comprendre l’intérêt de la femme à garder un enfant qui venait de telles circonstances.

« Es-tu obligée? Je veux dire, je ne sais pas pourquoi tu veux le garder. »

« Écoute Charles, c’est ma décision et je te demande de la respecter. Vas-tu t’occuper du petit avec moi? »

« Comment veux-tu que je m’occupe de l’enfant de Brad. C’est trop pour moi. Je le hais, je hais ses parents, je hais son enfant… Je hais tout ce qui a rapport à lui! »

Valence se vexa très vite :

« Comme ça tu me hais? Dis-le-moi que tu ne veux plus de moi! »

« Voyons! Tu ne comprends pas! Je t’aime, mais, élever le jeune de Brad, j’en serais incapable! »

« On sait bien! Monsieur est jaloux parce que lui ne sera jamais capable de me donner un enfant! »

« Hein? De quoi parles-tu? »

« T’es ben un homme, toi! Tu n’as pas remarqué que je ne prends plus mes pilules ni que je trouais les préservatifs? »

« Tu faisais ça? »

« Bien sur! J’voulais un enfant, mais tu me l’avais refusé l’autre jour! »

L’homme se tut totalement. Il était tellement frustré de se faire parler sur ce ton agressif. Il quitta la pièce pour prendre de l’air avant de « péter sa coche ». Comment osait-elle le traiter de la sorte? Il donna un coup de pied au mur.

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MessageSujet: Re: [FT] 1 - Cédric - Torture   Lun 19 Sep à 20:04

Chapitre 4
2 jours avant exécution
Le testament


« UNDER THE SUN
Dans les mains de ceux ne pouvant rien sauver,
Cendre, pleurs et silence...
Quelle cruauté que la lune arrive alors que le soleil part!
Même le futur a fermé ses yeux
Demandant au soleil brûlant, silence et... »
Saku, Dir en Grey



=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=



Il était libre… Il dansait dans le vaisseau. Le monde lui souriait et l’applaudissait. Il n’avait jamais été aussi heureux. Il venait d’être acquitté du crime, à son grand soulagement. Il pouvait faire ce qu’il voulait à présent, il était libre. Alors qu’il gambadait dans le corridor, il rencontra Pétrolia. Il lui adressa un bonjour :

« Bon matin, Pétrolia! Tu vas bien? »

« Ouais, toi? »

« C’est le plus beau jour de ma vie! »

Pétrolia lui lança un sourire coquin :

« Parlant de ça, faut que je te dise que je t’admire pour tout ce que tu as fait et aussi que… »

Elle l’attire contre elle et l’enlace. Brad se sentit tout bizarre. Il sentait le souffle du médecin dans son cou. Il avança la main pour caresser les cheveux de la femme quand soudain...


« Bon matin! Je t’apporte à déjeuner! »

Brad ouvrit un œil et ensuite l’autre. À son grand désespoir, il était toujours dans le cachot. Pourtant, son cœur se remplit de joie lorsqu’il aperçut Pétrolia. Il lui sourit légèrement, passa une main dans ses cheveux rebelles et lui dit :

« Bon matin! Ça va? »

Elle lui répondit aussi avec son plus beau sourire :

« Ouais! Toi? »

« Ben oui! »

Il jeta un regard au déjeuner. C’était des crêpes et elles semblaient délicieuses. Il y avait même du sirop d’érable et de la cassonade. Il prit une bouchée et demanda :

« C’est bon! C’est toi qui a fait ça? »

« Oui! Contente de voir que tu aimes ça! »

« J’aime ça? Non! J’adore ça! On dirait que mes papilles gustatives ont un orgasme![1] »

Pétrolia crampa à la remarque. C’était juste trop con. Ensuite, elle arrêta sèchement. Allait-elle lui dire maintenant ou attendre?

« Brad… faudrait que je te dises quelque chose… »

Brad la regarda intensément avec un sourire. Lui-même aurait quelque chose à lui dire.

« Moi d’abord. Je voudrais encore te remercier d’avoir tout fait pour m’aider hier et pour me tenir compagnie parce que j’en ai besoin. Je me sens si bien quand t’es là… »

Pétrolia se sentit gênée un peu. Les yeux de l’homme étaient si intenses et sincères. Elle rougit vraiment. Elle tentait de trouver le courage de tout lui avouer. Elle débuta :

« Écoute, Brad. Je dois te dire quelque chose d’important. Ça va te faire de la peine c’est sur… »

L’inquiétude gagna le scientifique. Cela semblait vraiment grave. Une boule se forma dans sa gorge. La docteure prit un air vraiment désolé.

« Tu sais, ton geste a eu plus de conséquences que se que l’on pourrait penser. Je suis désolé de te l’apprendre mais Valence porte un enfant de toi… »

Brad sentit le monde autour de lui se détruire. Il tomba à genoux et se mit à pleurer à chaudes larmes. Pétrolia mit sa main sur son dos et tenta de le consoler. Il voudrait tellement que toute sa vie recommence et que ses erreurs s’effacent.

« Je ne suis qu’un salaud… Pourquoi ai-je fais ça? »

Il se mit à frapper ses poings contre le sol. Pétrolia n’avait encore jamais vu un tel désespoir. Un malaise l’envahit. Elle voudrait tant l’aider encore mais elle savait qu’elle ne pouvait pas faire grand-chose. Après quelques minutes, il demanda :

« Que va-t-elle faire avec l’enfant? Le sais-tu? »

Pétrolia regarda par terre…

« Elle veut le garder, je crois mais Charles ne le veut pas. »

« Ah… »

Il s’assied et enfouit son visage dans ses mains. Il sentait que sa vie était vraiment finie. Il ne pouvait pas concevoir d’avoir détruit complètement la vie de Valence. Il voulait tellement mourir tout de suite. Sans même y penser, il serra Pétrolia dans ses bras et pleura un bon moment.

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Valence se promenait dans le romano fafard. Elle cherchait quelqu’un qui l’a comprendrait. Elle voulait parler à Pétrolia mais ne la trouvait pas. Elle passa à côté du cachot et y jeta un coup d’œil. Quelle fut sa surprise de voir la femme dans les bras de son agresseur! Elle continua son chemin, très frustrée.

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Après environ une demi-heure à pleurer, Brad sécha ses larmes. Il regarda la femme et lui dit :

« J’ai longuement réfléchit. Je vais donner la totalité de ma fortune à Valence pour l’aider… »

Pétrolia lui sourit et blottit sa tête contre la poitrine de l’homme. Il fut un peu étonné du geste mais ne le refuserait pas pour rien au monde. Il continua :

« À toi, je vais te donner mon journal de bord. Ce n’est pas grand-chose mais c’est une des choses auxquelles je tiens le plus. »

« Merci, j’apprécie beaucoup, tu sais! »

Il laissa ses doigts caresser les cheveux de la femme. Il aimait sentir le corps de la belle contre lui. Il sourit. Il se sentait si bien pour une fois. Une larme coula sur sa joue. Il l’essuya vit et s’expliqua :

« Je n’ai vraiment pas envie de mourir… je vais tellement m’ennuyer… de toi… »

Pétrolia fut vraiment effrayée par cette affirmation. Elle regarda l’homme directement dans les yeux pour tenter de lire se qu’ils disaient. Elle était vraiment troublée de l’affection qu’elle y trouvait. Elle se détacha de l’étreinte et se leva.

« Excuse-moi, je dois y aller. À tantôt! »

Elle partit vite, sans même laisser le temps de répondre au scientifique. Il regarda par terre et se recoucha dans son lit. Il espérait vraiment ne pas avoir perdu l’amitié de la femme. Il se remit à pleurer en pensant à toute sa vie.

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Charles alla trouver Valence. Il ne pouvait pas concevoir le fait qu’elle soit encore fâchée contre lui. Il l’a trouva en train de lire dans son bureau. Il entra :

« Écoute, Valence. Je tiens à m’excuser. C’est ta décision pour l’enfant et c’est ma responsabilité de la respecter. Je n’aurais pas du réagir comme ça hier… S’il te plait, dis-moi que tu ne m’en veux pas! »

La psy se retourna et lui fit un gros sourire.

« Je suis contente de tes excuses. Non, je ne t’en veux pas! Tu as le droit d’avoir tes opinions! C’est un peu de ma faute, je n’aurais pas du te bouder… »

Ils s’enlacèrent. Par la suite, elle demanda :

« Je vais prendre une sieste. Tu viens? »

Tous deux se dirigèrent vers leur chambre. Valence s’étendit sur son lit. Charles la rejoint. Il l’embrassa passionnément et la serra contre lui. Elle l’aimait tellement, c’était effrayant. Elle ferma les yeux pour se reposer. Charles en profita pour l’embrasser sur le cou. Elle lui sourit. Ensuite, il mit ses mains sur son ventre et l’embrassa là. Valence se mit à paniquer sous ce contact. Un flash de son agression vint la surprendre. Elle repoussa impulsivement Charles.

« Arrête Charles… Je ne veux pas… »

Un peu inquiet, le capitaine la regarda longuement :

« Excuse-moi. Je ne voulais pas te faire peur comme ça… C’était plus fort que moi. Pardonne-moi. »

Valence se calma un peu et finit par lui sourire.

« Ah, c’est pas grave. Je ne t’en veux pas. »

Elle se coucha et se laissa tomber dans les bras de Morphée.

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Vers l’heure du dîner, Pétrolia revint avec une assiette pour le détenu. Cette fois-ci, il ne dormait pas. Il dessinait sur un papier. En voyant la jeune femme entrer avec le repas, il leva les yeux. Il s’inquiéta tristement :

« Je ne t’ai pas fait trop peur tantôt? »

« Non! Je t’assure. Je t’apporte ton dîner, bon appétit. »

Brad commença à manger un peu son pâté au poulet [2]. Il mangea de bon cœur tout en discutant avec Pétrolia. Brad regarda la femme dans les yeux. Une idée lui passa par la tête. Il se leva et en sort son ourson en peluche et le tendit à Pétrolia. La rouquine le fixa avec un point d’interrogation dans les yeux.

« J’aimerais que tu le donnes à l’enfant de Valence quand il aura 5 ou 6 ans. »

« Tu sais aussi bien que moi que Valence ne voudra jamais que son jeune l’aie… »

« C’est la raison pour laquelle je veux que tu attendes qu’il soit assez vieux pour le cacher de sa mère. »

La femme savait que le geste était significatif pour l’homme. Elle prit le jouet dans ses mains. Elle savait que le banal objet avait aidé le scientifique à passer par-dessus les mauvais moments de sa vie. Elle était même étonnée qu’il s’en départît durant un des pires moments de son existence. Elle réfléchit un peu. Comment pouvait-elle refuser la dernière requête d’un homme détruit? Elle lui sourit.

« Oui, j’accepte. Je lui donnerai, c’est promis. Je peux faire ça pour toi! »

« Merci… tu remplis mon cœur de joie! »

Il se mit à pleurer doucement, totalement ému. Remarquant son réflexe, il essuya ses larmes.

« Pourquoi es-tu si gentille avec moi? Je suis la dernière personne qui le mérite. »

Elle sourit et avança sa main vers la joue du scientifique. Elle la caressa en essuyant ce qui restait d’eau.

« Je ne vois pas vraiment pourquoi je ne serais pas gentille… »

Brad sourit à son tour.

« Merci aussi d’être là alors que j’ai le plus besoin de compagnie! »

Pétrolia devait lui demander cette faveur. C’était ce dont elle rêvait le plus… fallait qu’elle trouve le courage de lui demander.

« Brad… tu me permets de… dormir sur ton épaule… un moment? »

L’homme fut un peu étonné de la demande mais ne la refuserais pour rien au monde. Depuis le temps qu’il souhaitait d’être considéré comme un ami…

« Bien sur ».

Ils passèrent l’après-midi ainsi enlacés, ne se souciant pas du temps qui passait et qui pressait. Pour eux, il avait cessé sa course pour leur laisser un répit bien mérité.


[1] : C’est ce que j’ai dit à la cafétéria l’autre jour en mangeant une galette au sucre à la crème lol

[2] Merci Mel!

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MessageSujet: Re: [FT] 1 - Cédric - Torture   Mar 11 Oct à 17:31

Chapitre 5
1 jour avant exécution
La dernière volonté

« Ici un peu d'eau pour l'arbre mort
Je vois tes réflexions dans l'eau sale
Rêves et aspirations, tes idéaux dans le grand ciel

Rouge passionné
La personne que j'ai tant aimé.

Les idéaux plus doux que
Les bonbons ne sont que des idéaux
No one wants the present
Pointe ton doigt
Au revoir
» ~ Dead Tree, Dir en Grey

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=



Pétrolia n’avait pas dormi de la nuit. Ça lui avait trotté dans la tête tout le temps. Ça la torturait, la rongeait, la tuait à petit feu. Brad ne pouvait pas mourir demain. C’est trop tôt. Elle ne voulait pas perdre un très bon ami. Alors elle prit la décision de supplier le Capitaine pour qu’il puisse revenir sur sa décision…

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Charles était réveillé depuis quelques heures. Il avait déjeuné seul et, maintenant, il consultait des rapports de sondes. Ses prédictions s’avéraient exactes. Le système solaire avoisinant contenait planète idéale pour l’exécution. Il sourit en pensant à cela. Serge entra dans la pièce. Le robot salua son supérieur.

« Bon matin capitaine! Comment allez-vous? »

« Très bien! Et vous? »

« Ouais! Avez-vous oublié quelque chose aujourd’hui? »

« Euh… non… je ne pense pas… »

« Ah bon, vous êtes sur? Dans mon disque dur, on m’indique que c’est une date très importante! »

Charles paniqua… Quel jour pouvait-on être? La St-Valentin? Non, c’était il y a deux mois… La fête des mères? Non, c’est le mois prochain… Noël? Impossible… Pâques? Peut-être… non! C’est jeudi… Pâques c’est dimanche! Même en ce forçant, l’homme ne pouvait pas retrouver quel événement pouvait être célébré aujourd’hui.

Valence fit son entrée dans la pièce. En voyant son amoureux, elle courut le serrer dans ses bras.

« Bon matin, Charles? Tu vas bien? »

« Ouais! Toi? »

« Super!!! »

À peine un instant depuis son arrivée, Flavien et Pétrolia entrèrent avec un gros gâteau ainsi que des cadeaux. Le reste de l’équipage était derrière eux (sauf Brad bien sur). Ils chantèrent tous, d’une même voix :

« Bonne fête Valence! Bonne fête Valence! Bonne fête, bonne fête, bonne fête Valence! »

La jeune femme rougit sous les chants de ses amis. Elle ne s’attendait pas à un tel honneur. Elle regarda tous les cadeaux des autres…

« Je ne sais pas quoi dire! Vous n’auriez pas dus! »

Le capitaine sentit un malaise le mener. Comment avait-il pu oublier un moment aussi important que l’anniversaire de sa blonde? Il se gifla mentalement et décida de ne pas trop avoir l’air suspect. Il embrassa la joue de la fêtée en lui souhaitant les usuels vœux.

Une montagne de cadeaux se dressait devant Valence. Elle n’en avait jamais vu autant de toute sa vie. La jeune femme ne pouvait pas le croire. Pétrolia prit une boîte enveloppée et la lui donna.

« Tiens, ça vient de moi et Flavien. J’espère que tu vas aimer! »

La psy ouvrit la boîte. À l’intérieur, elle y trouva une magnifique couverture pour enfant avec des fusées et des étoiles.

« Je savais que t’en aurais besoin. »

« Merci! C’est vraiment gentil de ta part! »

Ce fut le tour de Bob d’offrir son présent. Sans aucune surprise, c’était :

« Tiens! C’est une sculpture de Pogo gossé dans du chocolat! »
« C’est dont bien beau, Bob! Ça a dut te prendre du temps à faire ça! Merci!. »

Comme c’était l’intention qui comptait, Valence lui donna un baiser sur la joue en guise de remerciements. Pendant ce temps, Serge remarqua quelque chose :

« Euh.. Capitaine? Vous n’avez encore rien donné? »

Le commandant se mit à transpirer et à avoir très chaud. Il ignorait comment il pouvait faire pour se sortir de ce guet-apens. Heureusement, son amoureuse l’aida. Elle le serra contre elle et dit :

« Ce n’est pas grave Charles… Le plus important présent que tu pourrais me faire est d’être là pour moi et d’accepter l’enfant… »

Accepter l’enfant? Il n’était pas encore capable de se faire à l’idée. Ce n’était pas le sien. C’était celui de son pire ennemi, celui qui a toujours mis des bâtons dans ses roues. La colère le gagna un peu. Sans même répondre, il quitta la pièce et s’embarra dans son bureau.

Pétrolia coupa un morceau de gâteau pour tout le monde. Bob, bien sûr, eut la plus grosse pointe. Pétrolia cacha une pointe et expliqua qu’elle devait aller au petit coin. Personne ne fit attention à son départ.

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Pétrolia parcourut la moitié du vaisseau pour se rendre au cachot. Sans aucune surprise, elle y trouva le principal occupant en train de dormir. Elle entra doucement et s’assied à côté de lui. Elle l’observa un bout de temps. Il semblait si paisible dans son sommeil, comme si plus rien ne pouvait l’atteindre. La jeune femme était tout simplement fascinée par cet homme. Elle se ressaisit. Elle ne pouvait passer toute la journée là à attendre qu’il se réveille. Le médecin mit sa main sur l’épaule du détenu

« Euh… Brad? Réveille-toi! Je t’ai apporté quelque chose. »

Il eut peine à ouvrir un œil. Il réussit à s’asseoir sur son matelas et bailla. Il remarqua ensuite la présence de la femme. Il lui envoya un gros sourire et promena sa main dans ses cheveux ébouriffés. Elle lui répondit. Ces cheveux mêlés, ce début de barbe sur ce visage endormi donnait au scientifique un air mignon… « Ne pas penser à cela, surtout pas… », Songea-t-elle. La voix du savant la fit sursauter.

« Bon matin! Ça va? »

« Oui! Regarde ce que j’ai pour toi! »

Elle lui montra la grosse pointe de gâteau qu’elle avait subtilisé. Il se sentit si heureux de savoir que quelqu’un avait pensé à lui.

« Merci! T’es tellement gentille! Je n’arrive pas à y croire! »

Il se mit à manger son dernier dessert, le cœur léger, tout en discutant avec Pétrolia.

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Valence n’avait pas vu Charles depuis qu’elle lui avait posé la question. Elle était très inquiète pour lui. Elle le chercha partout dans le vaisseau. La psychologue voulut vérifier dans sa chambre mais celle-ci était barrée. Elle cogna.

« Charles! Laisse-moi entrer! Il faut que je te parle! »

Son amoureux prit la peine de lui répondre.

« Peux-tu repasser plus tard? Je suis très occupé! »

« Mais Charles! C’est important! »

La voix de Charles se fut plus insistante, plus agressive :

« Repasse plus tard, Valence! »

La femme décida de se résigner et de partir. Que pouvait bien avoir Charles pour qu’il soit si dur avec elle? Avant aujourd’hui, le couple s’était tout dit sans retenue… Valence réfléchit :

« Peut-être qu’il ne m’aime plus… »

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Quand Brad eut finit sa collation, il discuta un peu avec Pétrolia. Une idée lui rongeait l’esprit, le cœur, le corps… Il avait laissé cette pensée vieillir dans sa tête quelques jours et elle était devenue une obsession, une nécessité. Il s’en était fait à l’idée : il aimait la femme. Elle l’avait toujours attiré mais elle lui avait toujours semblé être distante avant ces derniers jours. Il lui demanda :

« Est-ce que j’ai le droit à une dernière volonté? »

La femme acquiesça. Comment pouvait-elle refuser la dernière volonté d’un homme qui devrait mourir le lendemain? Le scientifique se leva et se mit à genoux près de la « patenteuse ». . Il caressa doucement le visage de celle-ci et supplia :

« Je t’en prie… Ne me rejette pas. »

Il s’approcha d’elle et l’embrassa avec passion. Elle accepta l’avance et l’embrassa à son tour. Après quelques minutes, elle le repoussa. Le regard de la belle était vitreux. Un sentiment de culpabilité regagna Brad. Il baissa la tête. Le médecin tenta de le rassurer.

« Écoute. Il faut absolument que j’aille voir quelqu’un. C’est primordial. Je reviens bientôt. Promis. »

La jeune partit en courant hors de la pièce en laissant le pauvre homme dans tous ses états. Il dut retenir une larme.
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Valence n’en pouvait plus d’attendre avant de parler à Charles. Elle demanda à Serge de trouver le code permettant de débarrer la porte. Ce ne fut qu’une question de minutes. Lorsque la porte s’ouvrit, le décor qui s’offrait à la rouquine la laissa bouche bée.

« Charles? C’est toi qui a fait ça? »

« Oui… C’était sensé être une surprise mais comme tu ne voulais pas attendre. »

C’était étonnant. Charles avait construit une couchette pour le bébé ainsi qu’un mobile, une table pour changer les couches et une chaise berçante. Dans la couchette, on y trouvait la couverture qu’avaient donnée Flavien et Pétrolia.

« Charles… T’aurais pas du! Si tu savais comme je t’aime! »

Elle le serra fort contre elle et l’embrassa. Malheureusement pour le couple, Pétrolia vint gâcher le beau moment.

« Capitaine. Désolée de vous déranger mais je dois vous parler en privé… »

Un peu déçu, celui-ci se résigna. Il se détacha de l’étreinte et alla discuter la docteure.

« Écoutez Capitaine. J’ai une faveur à vous demander. Ce serait la meilleure chose que vous pourriez me faire… »

« Oui, allez-y… »

Pétrolia prit une grande inspiration et :

« Je vous en supplie, n’exécutez pas Brad demain. Il ne nuit à personne dans son cachot et il est repentant… »

Les yeux de Charles changèrent de couleur. La colère le gagna :

« Ma décision est finale et vous ne me ferez pas plier! »

La jeune femme se débattit avec toute la conviction qu’il y avait en elle :

« S’il vous plait! C’est la seule chose que je vous demande. Il est inoffensif. Il a seulement besoin d’une thérapie et de quelqu’un qui l’écoute! »

« BRAD VA MOURIR DEMAIN! EST-CE CLAIR? »

Les larmes montèrent vite aux yeux de Pétrolia. Elle avait de la peine à les retenir.

« Capitaine! Essayez de me comprendre… Je l’aime! »

Le commandant ne s’attendrit pas du tout suite à cette révélation. Au contraire, il devint encore plus autoritaire.

« Il me semblait aussi avoir remarqué un changement dans votre comportement… Il doit payer de ses gestes et il sera fusillé demain à la première heure. Veuillez regagner vos quartiers maintenant. J’ai d’autres choses plus importantes à faire! »

Voyant qu’elle n’obtiendrait jamais bien de cause, elle partit et regagna le cachot. En entrant, elle fondit en larmes. Le scientifique lui demanda :

« Mais voyons, Pétrolia! Qu’as-tu? »

« Le capitaine ne veut pas oublier la peine qu’il te réserve… Je ne veux pas que tu meures… »

Elle le serra si fort contre elle qu’il crut qu’il allait s’étouffer. Il tenta de la rassurer.

« C’est peut-être mieux que je parte. Après tout, j’ai quand même commis un crime impardonnable. Je t’en prie, ne pleure plus pour ça. J’ai encore plus de mal à accepter mon destin. »

Elle le regarda droit dans les yeux :

« Tu vas tellement me manquer! Pourquoi est-ce que je n’ai rien fait pour toi avant que je sache que tu allais inévitablement mourir? Pourquoi n’ai-je pas passé de temps avec toi avant cela? »

Avec regrets, l’homme lui dit.

« C’est du passé, maintenant. Pars, je t’en supplie. Si le capitaine te voit ici, il va se fâcher contre toi… »

« Non! J’veux passer les derniers moments avec toi! »

Il s’assied contre le mur et elle vient le rejoindre dans ses bras. Un silence de mort régnait. Personne n’osait parler pour briser le moment et ramener la triste réalité à l’ordre du jour. Cette triste réalité à laquelle ils pensaient tous deux…
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=




« Pluie, pourquoi ne tombes-tu pas?
Qui effacera toute ta tristesse
Car je pries pour qu'elle se calme?

C'est comme si je te connaissais depuis bien avant ma naissance

Je te regardais dans ton dos
Jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce que je parte
Marchant sous la pluie
As-tu cru qu'il s'agissait de moi?

Quand la pluie tombe, pensant à moi, deviendras-tu plus fort?
Je pars, il y aura une trace de moi, OVER THE RAINBOW

Désolé

Depuis ma naissance j'ai été méchant
Avant que je ne disparaisse de ce monde

Dans un passé où j'ai souhaité devenir une meilleure personne
D’une terre normale où je suis devenu méchant
Tu deviendras méchant aussi
Mais je te suivrai comme je l'ai toujours fait

Quand la pluie tombe, pensant à moi, deviendras-tu plus fort?
Je pars, il y aura une trace de moi, OVER THE RAINBOW

Je prie pour que la pluie tombe
Je prie pour devenir la pluie
Je prie pour devenir la pluie

Je suis désolé, même si tu me quittes, je t'attendrai

Pluie, pourquoi ne tombes-tu pas?
Qui effacera toute ta tristesse
Puisque je prie pour que la pluie se calme
Et pour que je devienne la pluie
» Over the Rainbow ~The Trax

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MessageSujet: Re: [FT] 1 - Cédric - Torture   Mar 11 Oct à 17:32

Chapitre 6
Jour de l’exécution

« J’ai attendu le matin
La jeune fille pour qui danser voulait tout dire,
Enlacée dans mes bras.
Parce que toi, son plus cher ami
N’est plus là pour la saluer désormais. »~ Itoshisa ha fuhai tsuki ~ Dir en Grey





Le cadran dans la chambre de Charles sonna. Déjà 6 heures… Il se leva et se dirigea vers le poste de défense. Rendu sur place, il vérifia si Serge était bien rechargé. Le capitaine prit une arme et se mit à la frotter pour la faire briller. Il a démonta pour être certain de son bon fonctionnement et la remonta. Il fit de même pour une deuxième arme. Il les donna toutes deux à Serge et quitta la pièce. Le commandant alla réveiller les autres membres d’équipage et les fit descendre sur la planète Z-1989. Il se dirigea ensuite vers le cachot. Son principal occupant dormait presque. Charles donna un gros coup de pied dans le ventre de celui-ci.

« On se réveille! Ce n’est plus le temps de se prélasser! »

Le scientifique sursauta. Il aurait préféré un autre réveil pour sa dernière journée. Il se leva debout en regardant son supérieur. Celui-ci le prit de dos et menotta les mains du condamné. Charles le tira vers le téléfax. Rendus, ils descendirent tous deux sur la planète.

Tout le monde attendait en bas… Valence tentait de consoler Pétrolia mais ne pouvait empêcher le torrent de larmes de couler le long des joues de cette dernière. Les deux gars arrivèrent enfin. Brad promena un regard plein de regrets dans le petit groupe. Il constata la tristesse du médecin. Il baissa les yeux. Il aurait tout fait pour n’avoir jamais à voir toute cette détresse. Pétrolia s’approcha du condamné. Elle lui avoua :

« J’ai tellement besoin de toi! Je ne peux accepter ton destin! Si tu savais comme je… »

Charles eut le culot d’interrompe la femme.

« Dégagez! Les adieux c’était hier ! »

Brad la regarda tristement et tenta de la rassurer.

« N’aie pas peur pour moi. Tout ira bien. Sois forte. Je t’aime telle… AAAHHHHH! »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase car un violent coup de poing dans le ventre le fit hurler de douleur. Il lança un regard assassin à Charles, de qui provenait le coup. Tant pis s’il ne pouvait plus rien dire à Pétrolia, pensa le scientifique. De toute façon, il avait tout écrit dans son journal personnel. Il l’a contempla en silence. La peine lui montait alors qu’il réalisa qu’il ne reverrait plus jamais ce doux visage. Une boule se forma dans sa gorge et, pour la première fois, il eut véritablement peur de mourir.

Serge attacha le pauvre homme sur une chaise. Ce dernier n’offrit aucune résistance. Puis, il fut bâillonné. Il ferma les yeux pour ne pas voir la douleur de la femme qu’il aimait mais dût vite les ouvrir quand on le fouetta et le menaça.

« Si vous n’ouvrez pas les yeux bientôt, on va empirer la torture! »

Il exécuta l’ordre. Il manqua crier de douleur en sentant la corde dure pénétrer dans sa chair jusqu’à atteindre le sang. C’était inhumain. Dans son coin, Charles refoula un rire mal placé. Il pensa : « c’est bien fait pour lui! Enfin je peux voir l’agresseur de ma belle Valence souffrir! »

Après un moment, Serge serra le fouet et sortit un couteau. Il défit le baillon de l’exécuté, sortit la langue de la bouche de celui-ci, aligna le couteau vers elle et se mit à couper. Le mal était si vif que Brad sentit ses yeux piquer et des perles d’eau en tombèrent. Quand la langue tomba sur le sol, Serge réserva le même sort aux orteils, doigts, oreilles et yeux de la victime. Par la suite, il alla au pantalon de Brad. Il baissa la fermeture éclair. Il était près à couper le…

Tût!

Nous nous retrouvâmes dans un énorme bureau parsemé de caméras, de micros, d’ordinateurs et tout le tralala. Une bonne femme était assise derrière un immense bureau. Un thème musical se fit entendre ainsi qu’une étrange voix.

« Le téléjournal de 22 heures, animé par Jojo Laplante. »

La présentatrice se mit à lire :

« Bonsoir mesdames et messieurs. Aujourd’hui, le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, est secoué par le scandale lié à sa consommation antérieure de Pepsi bleu, couleur allant à l’encontre des valeurs de son parti politique… »

Une gang de lecteurs, assis devant l’écran à regarder les nouvelles, se plaignirent :

« Remettez-le au poste de tantôt! C’était bon! »

Alors, on reprit la télécommande et on le remit à l’épisode de Torture.

Brad cria vraiment fort alors qu’on l’amputait de son membre le plus sensible. Le capitaine se mit à rire en assistant à cette castration. Le reste de l’équipage se compta chanceux de ne pas avoir déjeuné sinon ils auraient dû régurgiter le repas. Valence proposa à son « chum » :

« Charles? Tu ne crois pas que c’est le temps d’en finir? J’vais être malade! »

L’homme accepta la demande. Il demanda à son fidèle androïde de sortir l’arme et d’en finir avec se qu’il restait de Brad. Il exécuta : il prit l’arme et tira sur Brad. Le scientifique se sentit faiblir. Le commandant ordonna à son équipage de regagner le vaisseau et de laisser le coupable crever seul. Tout le monde obéit… sauf Pétrolia bien sur. Elle resta auprès de l’homme qu’elle aimait et épongeait les plaies de ce dernier avec une guenille. Le poison qu’avait tiré Serge avait commencé à faire effet. Brad sentait sa fin venir. Avec ce qui lui restait de force, il se mit à taper sur sa veste. Pétrolia regarda à l’intérieur de celle-ci et y trouva le journal personnel du bientôt défunt. Elle sourit, l’embrassa sur le front et lui chuchota :

« Repose en paix, mon beau. Je veillerai sur ta descendance. Je ne t’oublierai jamais. »

Dès qu’elle eut finit de prononcer ces paroles, un violent spasme parcourut le corps du martyr. La jeune femme vérifia la respiration et le pouls de l’homme inconscient mais tout deux étaient nuls. Elle se leva. Avant de partir, elle lança un regard au cadavre de la personne qu’elle avait tant aimé. Dès qu’elle mit un pied à bord du Romano-Fafard, elle éclata en sanglots. Cherchant du réconfort, elle sortit le journal personnel et remarqua qu’il contenait un signet. Elle ouvrit le cahier à la page correspondante. À sa grande surprise, elle y trouva une lettre qui lui était dédiée. Elle se retira dans sa chambre, sortit Mussolini et lut ce qui était adressé à elle seulement.

« Ma très chère Pétrolia,

Je ne pourrai jamais trouver les mots pour te remercier. J’ai tellement été heureux que tu sois là pour moi. Tu as mis du baume sur les plaies que je croyais trop vives pour être guéries. En pensant à toi, mon cœur se réchauffe. Reste comme tu es, tu rendras certainement ton entourage heureux. Sache que je t’aimerai toujours.

Cette nuit, j’ai eu une vision. Elle concernait l’enfant de Valence, le fils que je ne verrai jamais. Cette vision m’a attristé.

Il sera détesté de tous sans qu’il n’est rien fait pour le mérité. Son origine créera des préjugés à tout le monde. Ses demi-frères et sa demi-sœur le persécuteront, son beau-père le reniera. Il sera seul au monde. Je t’en prie, aide-le. Fais le pour moi.

Je te fais entièrement confiance sur tout. Tu es la seule femme que j’ai réellement aimée. J’aurais voulu passer le reste de ma vie à tes côtés mais cette perspective m’est à jamais impossible. Je t’aime… ça me déchire. Tu es la femme la plus merveilleuse que j’ai rencontrée. Je suis tellement sincère, crois moi.

Je t’aimerai toujours,

Brad »

Elle se mit encore à pleurer. Soudainement, Flavien entra dans la pièce:

« Ça va pas, Pet?»

Elle se jeta dans les bras de l'homme et pleura un moment. Flavien... Il avait toujours été là pour elle. Elle se laissa border par la chaleurs de ces bras forts. Brad... son amour était partit....

Fin

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