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 [FT] Désespér-amour (par Caporal_Minville et Misfitmy)

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caporal_minville
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MessageSujet: [FT] Désespér-amour (par Caporal_Minville et Misfitmy)   Sam 17 Sep à 10:14

Chapitre 1 : un secret lourd de conséquences

Plus rien ne sera plus jamais pareil.

Il y a quelques jours, la vie de Brad a changé définitivement. Dès qu’il fermait les yeux, il revivait ce moment intense. Depuis cet événement, le scientifique s’est aussi mit à craindre pour sa sécurité. C’était fou et les conséquences seront sûrement désastreuses mais le geste a été tellement spontané qu’il ne put être arrêté.

Le capitaine semblait se douter de quelque chose. Il était de plus en plus méchant avec Brad. Ce matin encore, le supérieur s’est fâché. Alors que Brad se faisait tirer des roches, Bob et Flavien se sont mis à parler fort. Charles, les nerfs à fleur de peau, frappa Brad dans la figure. C’était la première fois que le commandant se laisser diriger par cet instinct de violence. Résultat de se défoulement? Un bel œil au beurre noir.

Brad redoutait les foudres du capitaine. Il décida de se rendre à la salle de commandement. Il y vit Valence. Ayant besoin d’attention et de réconfort, il s’assied à côté d’elle en soupirant. Voyant l’état du visage de l’homme, elle lui demanda :

« Bon… qu’est-ce qu’ils t’ont encore fait? »

Sachant qu’il pouvait se confier complètement à la jeune femme, il répondit :

« C’est le capitaine, il est frustré contre moi. »

Le visage de Valence changea de couleur en entendant cette phrase. S’il fallait que son amoureux se doute de quelque chose, se serait l’enfer dans le vaisseau. Alarmée, elle réussit à dire :

« Mais pourquoi donc? »

Brad baissa légèrement les yeux.

« Je sais pas trop… Je pense qu’il ne veut plus que je te parle. »

Envahie par la pitié, Valence le serra dans ses bras pour le rassurer. Il se mit à pleurer. Il voudrait tellement se vider le cœur et lui avouer tout se qui le submergeait depuis ces derniers jours. Il n’eut malheureusement pas le temps de parler car le chef arriva. Il avait l’air très jaloux de voir un autre homme dans les bras de sa bien-aimée.

«BRAD SPITFIRE! Mais que faites-vous ici? »

Le scientifique sursauta. En voyant l’expression de colère dans le visage du Capitaine, Brad recommença à avoir peur. Il se détacha de Valence et vint s’asseoir par terre, les jambes ramenées à son visage et il se mit à pleurer en silence. La psychologue tenta de calmer le « volcan Patenaude ».

« Charles, Brad ne va pas bien du tout… Je ne sais pas ce que tu lui fais subir mais arrête. »

La jeune femme réussit à faire plier son chum car il se résigna. Il quitta la salle de commandement très frustré. Valence se leva et s’assied à côté de l’homme de sciences. Il renifla et demanda :

« Qu’ai-je fais pour qu’il se fâche comme ça? »

« J’espère que c’est pas à propos de l’autre jour… »

L’autre jour? Brad ressentit la nostalgie du moment. Pourquoi une simple impulsion serait-elle lourde de conséquences? S’il fallait que ça se sache…

« L’autre jour? Me semblait qu’on ne dirait rien au Capitaine à ce sujet? »

Valence sourit légèrement pour monter sa bonne foi. Elle craignait la réaction de Charles.

« Ne t’en fais pas, je ne lui dirai pas. C’est confidentiel. »

Valence repensa à ce moment… elle soupira et chuchota :

« Ce qu’on a fait… »

Brad détestait vivre ainsi dans le secret et dans la crainte de ses conséquences. Il eut une idée totalement folle et sûrement irréalisable :

« Et si on s’enfuit loin d’ici? »

« On ne peut pas fuir nos problèmes comme ça, Brad. Ça ne se fait pas. »

« On ne peut pas lui dire aussi… il va virer fou… »

Valence était inquiète et ça paraissait. Elle était visiblement plus nerveuse.

« On va garder ça pour nous un moment, lui dit-elle, d’ici à ce qu’on trouve une solution. »

Brad regarda intensément Valence. Il prit une des mains de la psychologue et lui avoua ce qu’il ressentait :

« Je ne veux pas que le capitaine nous sépare… je ne peux envisager un lendemain sans toi. »

Ce n’était pas la première fois que Brad lui faisait ce genre de remarques depuis les derniers jours. Elle lui expliqua :

«Brad, je t’aime bien mais toi et moi… c’est impossible, tu comprends? »

L’homme aux cheveux si bien placés était trop au courant de cette cruelle réalité. Il baissa la tête, sur le bord des larmes.

« Je le sais fort bien… »

Ça faisait beaucoup de peine à la rousse de voir Brad dans cet état pitoyable mais il n’y avait rien qu’elle puisse faire sauf le réconforter. Au plus profond d’elle, l’affection que cet homme lui portait la troublait au plus haut point.

«Brad! Reprends-toi!... euh, j’veux dire vous… argh! Je suis toute mélangée! »

« Moi aussi… »

La porte de la salle de commandement s’ouvrit, ce qui fit interrompre cette conversation. Ce ne serait pas la première fois que le médecin espionnerait les autres membres de l’équipage. Valence prit les devants et demanda à l’autre fille :

« Tu es là depuis combien de temps? »

Les deux cachottiers reçurent bien vite leur réponse :

« Ça ne fait même pas deux secondes! »

Une exclamation de soulagement sortit de la bouche de Brad et de Valence.

« Fiou! », dit le scientifique.

« Ouf! J’ai eu peur!» avoua la psychologue.

Pétrolia voudrait bien savoir ce qu’ils ont à cacher. Depuis quelques jours, ils semblaient anormaux.

« Peur de? »

Brad, impulsivement, se mit à crier :

« RIEN! »

Valence recommença à être nerveuse. Elle débita à une vitesse folle :

« Mais rien Pétrolia! Rien, Niet! Tout va full pine! Ça va bien! Ça peut pas aller mieux !»

Elle quitta la pièce d’un pas rapide pour éviter de s’échapper sur le sujet. Pétrolia était dorénavant seule avec Brad. Elle lui demanda :

« Auriez-vous vu Flavien? Ça fait un moment que je le cherche… »

Brad réfléchit quelques secondes.

« J’l’ai pas vu mais il doit être dans le dortoir. »

Elle lui sourit, le remercia et partit. Arrivée au dortoir, la docteure vit son amant plongé dans un profond sommeil. Elle le réveilla. Les yeux piquants, encore endormi, Flavien remarqua Pétrolia.

« Kessé qui ya? »

« Rien rien, justifia-t-elle. Je n’avais rien à faire. »

« Viens donc dormir avec moi d’abord… »

Elle monta le rejoindre et se coucha à côté de lui. Elle contempla le visage calme de l’homme. Pétrolia voulait vivre avec lui, bâtir une famille…

« Flavien? Voudras-tu me faire un enfant un jour? »

« Ouais… un jour.»

Il sourit à l’idée… Flavien serra très fort Pétrolia contre lui. Durant ce moment romantique, Pétrolia le remercia et lui confia :

« Je t’aime Flavien. »

Malheureusement pour elle, cette réplique fut suivie d’un ronflement de la part du jeune homme. Le médecin se fâcha :

« Eille! Tu me ronfles dans la face! »

Flavien se réveilla à nouveau et vit l’expression de son amoureuse.

« Désolé… je ne l’ai pas fait exprès… »

« Je sais… Mais c’est quand même insultant! »

« Je ne le referai plus, promis! »

Il attira la jeune femme plus près et l’embrassa. Ils dormirent ensuite une bonne partie de l’avant-midi.

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Dernière édition par le Sam 17 Sep à 10:18, édité 1 fois
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caporal_minville
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MessageSujet: Re: [FT] Désespér-amour (par Caporal_Minville et Misfitmy)   Sam 17 Sep à 10:15

Chapitre 2 : Risqué tel Roméo et Juliette

Valence ne pouvait plus vivre ainsi. Elle sentait tellement mal de garder en elle ce secret. C’était peut-être risqué mais elle devait en parler avec son amoureux. Peut-être allait-il mieux le prendre que ce qu’elle prévoyait? Elle le vit entrer dans la salle de commandement alors elle l’aborda :

« Charles? J’ai quelque chose de très important à te dire. »

« Oui?»

Elle agit un peu bizarrement. Elle était très nerveuse. Elle prit une grande respiration et commença :

« Charles… tu sais que je t’aime, hein? »

Il lui fit un sourire craquant. La psychologue avait peur de voir celui-ci disparaître. Elle tourna autour du pot, craignant d’aborder le sujet.

« Depuis bien des années, on se dit tout et on ne se cache rien. »

Des traits d’impatience commencèrent à apparaître sur le visage de Charles. Il semblait avoir hâte qu’elle se décide à parler.

« Oui, tu as raison mais, que se passe-t-il? »

Valence semblait encore plus nerveuse. Elle supplia :

« Tu me promets de ne pas te fâcher, hein? Tu me le promets? »

« Quoi? »

Honteuse, Valence se mit à regarder par terre.

« Eh bien… moi et Brad… euh… Brad et moi… euh… bien… »

Brade passait par là. Dès qu’il entendit son nom, il alla se cacher. Il observa le reste de la conversation.

« Brad et moi, on a… »

Tant pis si elle allait mentir. Elle n’avait ni le cœur, ni le courage de tout avouer.

« On a fait le lavage ensemble! »

Elle serra Charles dans se bras. Il était un peu étonné de cette réaction.

« C’est bien ça. Cette corvée a été faite. Je n’aurai pas besoin de la faire avec Pétrolia. »

« T’es pas fâché? »

« Bien non! C’était au tour de Pétrolia et moi mais tu viens de le faire. Merci. »

Parlant ainsi de Brad avec Charles, Valence se remémora le visage défait du scientifique :

« Pourquoi es-tu si méchant avec Brad? Il m’a parlé de ce que tu lui a fait tout à l’heure. »

Charles redevint tout de suite sérieux, comme s’il voulait éviter le sujet.

« C’est parce qu’il est méchant avec nous. »

« Ce n’est pas une raison? »

« Regarde Valence! C’est fait, c’est fait! »

Valence se frustra légèrement. Comment un capitaine pouvait-il être aussi déplaisant avec son scientifique? Comment ça va finir quand Charles va apprendre la vérité? La guerre? Elle ne veut même pas y penser.

« Oui c’est fait, mais on sait tous les deux que tu vas recommencer sans arrêt! »

Charles avait de la misère à garder son sang froid. Pour qui se prenait-elle pour remettre ses gestes en question?

« Ok, tu diras à Brad que je m’excuse! »

Avant de perdre le contrôle, il quitta la pièce. Valence soupira. Après s’être assuré que le commandant soit suffisamment éloigné, Brad sortit de sa cachette et dit à Valence :

« T’as pas eu le courage de lui dire? »

Valence était surprise de voir l’homme.

« Brad! Qu’est-ce que vous faites là? »

« J’passais par là et je vous ai entendu parler de moi, expliqua-t-il»

« T’as pas d’affaires à nous espionner! »

Voyant la réaction de Valence, Brad prit un air sincèrement désolé.

« J’m’excuse… j’voulais pas… c’était plus fort que moi… »

« Ça va… c’est pas grave… »

Brad regarda Valence dans les yeux. Il semblait tellement désespéré.

« J’en peux plus de vivre avec notre secret. Il est si lourd de conséquences… J’voudrais remonter le temps pour que rien ne soit arrivé. »

C’était trop tentant, Valence saisit l’occasion et blagua :

« Pourquoi? Je ne suis pas bonne au lit? »

Voyant que le scientifique semblait trop préoccupé pour rire, elle reprit son sérieux et confia :

« Non, sérieux, je te comprends. Moi non plus je n’y arrive pas. »

Brad se rapprocha d’elle et chuchota :

« Le pire, c’est de savoir que je dois tout oublier. Jamais je ne pourrai. Pour une fois, j’étais bien dans ma peau… »

Valence fixait Brad. Les lèvres de ce dernier semblaient devenir magnétiques. Elle dut faire des efforts surhumains pour essayer de s’exprimer avec cohérence.

« Brad… il faut oublier ça… il faut oublier ça… il le faut, euh… »

La tentation était trop forte pour qu’elle puisse y résister. Elle y céda. Elle rapprocha ses propres lèvres de celles de l’homme. Brad fit le reste des pas et l’embrassa tout doucement. Ils savaient tous les deux que c’était fou, sans espoir, et désespéré mais pour le moment, les conséquences semblaient être si distantes. Les risques leur semblaient inexistants. La voix de Pétrolia les sortit de leur bulle.

« Oh boy! »

Serge, qui la précédait, avait lui aussi vu la scène.

« Ouais, y’a de l’amour dans l’air! »

Sur la défensive, Brad se détacha de Valence, celle-ci se défendit :

« C’est pas du tout se que vous croyez! »

Serge, perplexe, demanda :

« C’est quoi d’abord? »

Brad ne savait vraiment plus quoi dire. Valence tenta de s’expliquer :

« Euh… c’est une pièce de Shakespeare… oui! C’est Roméo et Juliette! »

Brad approuva se que Valence venait de dire. Serge se retourna vers Pétrolia :

« C’est dont bien cute! »

Pétrolia complimenta les deux ‘’acteurs’’ :

« Vous l’avez à merveille! On aurait vraiment cru que c’était vrai! Vous vous seriez mérité un métrostar! »

Soudainement, Serge posa la question redoutée :

« C’est quand que vous la présentez? »

Valence n’avait pas vraiment le temps de trouver une date. Elle se résigna et laissa la tâche à son ‘’équipier’’.

« Euh… Brad va vous dire ça! »

Sur l’impulsion du moment, Brad sortit la première chose qui lui vint par la tête :

« Euh… C’est… à la fête du capitaine! »

Pétrolia se réjouit à l’annonce de la date.

« J’ai bien hâte de voir ça! »

Serge, aussi, mit du sien :

« J’ai hâte à demain! »

Brad avala sa salive avec difficulté… demain? Il venait de se mettre avec Valence, dans le sens figuré bien sur, dans de beaux draps. Il avait intérêt à apprendre toute la pièce d’ici là sinon il serait cuit. Valence, aussi, réalisa l’urgence de la situation :

« Ah oui, c’est vrai… on a intérêt à ce pratiquer! »

« Ouais… »

Valence eut une idée. Pourquoi ne pas leur demander de faire partie de la pièce? Si elle et Brad auraient de la difficulté dans le texte, ça paraîtrait moins…

« Il nous manque des comédiens… Ça ne vous tenterait pas de participer?»

« Ok, mais seulement si Pétrolia participe elle aussi! »

Il ne manquait plus que la réponse de la jeune fille. Elle se réveilla et finit par répondre :

« Jouer dans Roméo et Juliette? Pourquoi pas? »

Valence sortit quatre scénarios d’une armoire. Elle en donna tout d’abord aux deux nouveaux puis, rendue à Brad, elle le lui tendit en disant :

« Tiens, mon Roméo! »

Pétrolia regarda les deux avec étonnement. Il y avait quelque chose d’anormal entre les deux… elle demanda :

« Valence? Quand est-ce qu’on commence? »

« Tout de suite, Pétrolia. Tu vas faire Lady Capulet et Serge, tu vas faire Tybalt… Commençons… »

(Pour nous mettre dans l’ambiance, les prochaines répliques vont être écrites comme un scénario)

BRAD
(lisant)
Juliette… oh ma Juliette…

VALENCE
Roméo… oh Roméo… notre amour est impossible. Si ma mère, Lady Capulet, nous surprenais, se serait la fin.

BRAD
Ma Juliette, je le sais fort bien mais, donnez-moi votre tendre baiser.

VALENCE
Oh oui… mais Charles… euh je veux dire Lady Capulet pourrait nous surprendre!

BRAD
J’m’en fous… embrassez-moi…

PÉTROLIA
(joue très mal son rôle)
Mais, ma fille! Que fais-tu là avec lui?

BRAD
Lady, j’aime votre fille. Je ne peux plus vivre dans elle…

PÉTROLIA
(rit)
Ben, sortez de son corps!

BRAD
Oups… sans elle je veux dire!

VALENCE
Roméo, c’est de la folie. Nous sommes dans des clans ennemis!

BRAD
Je le sais… mais, depuis la première fois que je vous ai vue, je ne peux vivre sans vous.

VALENCE
(à Pétrolia)
Mère! Nous nous aimons et si je ne peux l’aimer, autant mourir!

PÉTROLIA
Mais fille! C’est lui ou moi!

VALENCE
Mère, je t’aime comme une fille peut aimer sa mère et comme l’eau qui coule tout le long de mes joues mais j’aime Brad… euh… Roméo

(fin de la partie scénario)

Brad ferma son cahier de scénario :

« Bon ben… j’pense que ça va être bon pour demain. J’ai hâte de voir la face que le capitaine va faire. »

Valence ajouta :

« J’espère que ça va lui plaire... Pétrolia, Serge, vous êtes vraiment bons!»

Pétrolia sourit et remercia Valence. Ensuite, elle eut une drôle de pensée. Elle demanda à la psychologue :

« Valence? Est-ce que Brad embrasse bien? »

Valence rougit un peu et elle répondit :

« Pas vraiment, non. »

« Ah ben… j’me suis trompée. Je pensais qu’il embrassait bien. »

Brad baissa la tête. La remarque de Valence l’avait attristé. Il tenta de le cacher. Pétrolia eut une autre idée :

« Est-ce que je peux l’embrasser? Juste pour voir…»

Avant que le concerné n’ait le temps de répondre, Valence laissa sortir, au grand étonnement de tout le monde, un gros ‘’ NON!’’. Brad tenta, le mieux possible, d’expliquer ce refus.

« Non, parce que ça risque de me mêler dans mon rôle demain. J’vais oublier avec qui je joue. »

Pétrolia se résigna, un peu déçue. Valence s’approcha de Brad. Ce qu’elle lui chuchota l’étonna complètement :

« Désolée. Je ne veux pas te perdre. »

Se sentant un peu de trop, Pétrolia quitta la pièce pour aller se coucher. Serge, lui, partit pour recharger ses batteries. Valence profita de ce moment pour s’expliquer :

« Excuse-moi, Brad. Tu embrasses très bien mais je ne voulais pas qu’elle se doute de quelque chose. »

« Merci… »

« De rien! »

Les deux étaient un petit peut mal à l’aise. Ils cherchaient les mots pour briser ce silence un peu trop lourd à leur goût. Ils se contemplaient sans bruit. Brad désirait tellement la jeune femme. Il voudrait tellement la serrer contre lui, l’embrasser, passer sa vie avec elle. Plus que tout, il voulait qu’elle l’aime, autant que lui pouvait l’aimer. Valence fut totalement surprise par l’intensité de l’affection que contenaient les yeux du scientifique.

« Brad, est-ce que tu m’aimes vraiment?)

Il sourit légèrement. Ses joues prirent une magnifique teinte rosée :

« Faut vraiment que je réponde?»

Brad prit une grande inspiration. Il avait peur de ne pas être cru mais savait qu’il devait le dire alors il avoua :

« Oui… je ne peux vivre sans toi. Je t’aime tellement. »

Valence le regarda intensément sans mot dire. L’affection qu’il lui portait la touchait mais la troublait aussi. Si Brad lui poserait la même question, saurait-elle lui répondre? Elle devait y réfléchir plus longtemps.

« Il faut que j’aille me coucher, fais attention à toi. »

Brad n’eut pas le temps de rien ajouter car elle quitta vite la pièce. Il baissa les yeux et décida de se coucher lui aussi. Il eut peine à s’endormir car il se questionna longuement. Lorsqu’il réussit à s’assoupir, il rêva de Valence.

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MessageSujet: Re: [FT] Désespér-amour (par Caporal_Minville et Misfitmy)   Sam 17 Sep à 10:16

Chapitre 3 : Une fête gâchée et trois cœurs brisés

Il était tôt le matin quand l’équipage fut réveillé par le capitaine. Malgré quelques protestations des subordonnés, tous s’habillèrent et allèrent déjeuner. Valence y était déjà avec Charles quand Brad entra. Le scientifique envoya un long regard désespéré à la femme qu’il aimait. Valence, mal à l’aise, lui sourit en coin, détourna son regard et l’ignora. Flavien, qui venait de rentrer, remarqua la fixation que Brad avait sur Valence.

« Youhou? Ça va, Brad? On dirait que vous êtes dans la lune… »

Brad, qui était dans son monde, sursauta en entendant la voix de l’opérateur radar. Le brun tenta de s’expliquer :

« Ah… ben c’est parce que je n’ai pas trop dormi de la nuit… »

Flavien avait l’air de se douter de quelque chose. Il le regardait comme s’il était un suspect interrogé dans une affaire de meurtre.

« Vous ne trouvez pas ça étrange? Vous êtes un peu trop calme ces temps ci? »

Afin de cacher son jeu, Brad fit un faux sourire et assura :

« Je sais, mais je prépare le coup du siècle!»

La discussion ainsi close, les deux hommes se mirent à manger. À la table du Capitaine, tout semblait normal. Le commandant discutait avec son amoureuse. Sans aucun avertissement, elle le prit dans ses bras, l’embrassa sur la joue et dit :

« Bonne fête mon amour! »

Le silence envahit la salle. C’est vrai! C’était aujourd’hui la fête du Capitaine Patenaude! Des souhaits lui parvinrent de tous les coins de la pièce. Le fêté serra fort sa bien-aimée contre lui. Jaloux de l’attention que Valence donnait à Charles, Brad sortit de la pièce et alla dans le corridor, histoire de se calmer les nerfs. Personne ne le retint car ils étaient tous trop affairés à féliciter leur commandant. Ce dernier sourit et remercia ses troupes :

« Ah ben merci tout le monde! Je ne pensais pas que vous vous en seriez rappelés… »

Valence avait remarqué le départ de Brad. Elle voulait tant l’aider mais ne savait pas comment s’y prendre. Un sentiment d’impuissance commença à lui ronger l’intérieur de son âme. Elle sortit de ses pensées quand Charles mit son bras autour de son cou. Pétrolia demanda discrètement à l’homme :

« Pis, vous êtes rendu à quel âge, là? »

En guise de réponse, il regarda Valence dans les yeux et dit :

« Quand on aime, on a toujours l’âge qu’on a présentement.»

Voyant que la réponse ne satisfaisait pas du tout Pétrolia, la psychologue lui révéla la vérité :

« 38 ans! »

Charles se vexa un peu mais le rire joyeux de la jeune femme le calma :

« Valence! Tu n’avais pas d’affaire à dire ça! »

« Excuse-moi! C’était une joke, mon gros loup! »

Après Pétrolia, c’était au tour de Serge de poser une question embarrassante :

« Pis, Capitaine? Quand allez-vous vous marier et avoir des enfants? »

Brad, du corridor, avait bien entendu la question. Il s’assied par terre et prit sa tête entre ses mains. Un mariage? Jamais il ne pourra passer par-dessus ça. De tout son cœur, il espéra que Valence refuse.

Dans la cafétéria, le petit couple fut étonné de cette question. Charles renvoya la question.

« Réponds à cette question, mon amour. »

Il y eut un long silence. Valence était complètement bouche bée. Que pouvait-elle répondre? Inconsciemment, elle se remémora les derniers jours. Il lui revient en tête la peine que Brad aurait en sachant la nouvelle, le lien qui les unissaient malgré eux. Valence tenta de se sauver de la question :

« Si tu m’en aurait parlé avant, on aurait pu en discuter. »

Hors de toutes attentes, le capitaine mit un genou par terre, prit la main de Valence et lui posa LA question :

« Veux-tu m’épouser? »

Brad était encore plus triste. Il pleurait à chaudes larmes en se frappant la tête sur ses mains. Il fallait qu’elle refuse. Il le fallait. Il donnerait n’importe quoi pour qu’elle dise non. Il se sentait tellement mal.

Valence ressentit un profond malaise. Elle ne voulait pas blesser Brad ou Charles alors elle réfléchit à ce qu’elle aimerait le plus. Ne pouvant prendre une décision satisfaisante, elle regarda Charles. Son regard plein d’espoir la fit plier.

« Oui… je le veux… »

Le cœur complètement défait, Brad se mit à courir dans le vaisseau. « C’est impossible, je suis dans un cauchemar! ». Il répétait cette phrase dans tête. Il entra dans le dortoir et se mit à tout détruire. Son monde s’effrondrait autour de lui. Il aurait tant voulu le retenir dans sa chute. Il sentait que son cœur allait se déchirer sous la douleur.

Quelques minutes plus tard, Pétrolia dut aller au dortoir pour chercher des verres. En entrant, elle vit le capharnaüm qu’est devenue la pièce. Elle remarqua aussi Brad, totalement essoufflé et en sanglots.

« Brad? Vous ne venez pas fêter? »

Brad prit un bas encore propre et le tira vers Pétrolia. L’homme paraissait tellement frustré, au bout du rouleau.

« Non! Partez! »

Brad s’assit sur son lit, la tête basse, Il voulait tellement être seul.

« Qu’est-ce qui se passe? Vous n’allez pas bien? »

« C’est pas de vos affaires… PARTEZ! »

Voyant que Brad était désemparé, la jeune femme courut chercher Valence. Quand elles arrivèrent dans la pièce, elles virent Brad couché en boule dans son lit. On l’entendait clairement pleurer et renifler. Valence fut étonnée par l’état de la pièce. Elle mit une main dans le dos de Brad, comme pour le consoler. Elle chuchota le prénom du désespéré, comme une mère qui tenterait de réconforter son enfant. Il devint plus tendu. D’un cri de détresse, il lança :

« Je t’haïs! Tu me fais visiter les étoiles et le lendemain tu me plonges en enfer! »

Valence tenta en vain de s’expliquer :

« Que voulais-tu que je dise? Charles me regardait avec plein d’espoir et tout le monde me fixait… »

Brad ne voulu rien entendre. Il bouda comme un enfant et dit :

« Je ne veux pas que tu te marries avec le capitaine… pas après la journée d’hier… »

Valence compatissait vraiment avec la douleur de Brad. Elle aurait tant voulu le lui éviter. Ça lui brisait le cœur de le voir aussi triste.

« Je ne sais pas quoi te dire… Je t’aime mais avec Charles c’est différent. »

Brad resta muet. Il fixa le vide, perdu dans ses pensées. Il était plongé dans un sombre enfer intérieur. Serge arriva avec le reste de l’équipage.

« Venez voir la pièce de théâtre!», invita l’androïde.

La pièce? C’est bien la dernière chose que Brad voulait faire. Il grommela :

« J’veux rien savoir de la pièce! »

Serge. Insouciant, lui demanda :

« Comment ça?»

« Ça ne me tante plus. J’veux la paix!»

Charles se demanda se qu’il pouvait bien se passer avec Brad. Valence n’en pouvait plus de son secret… de ses secrets. Elle était fatiguée de les traîner avec elle. Il fallait vraiment que ça sorte. Sans y penser, elle se mit à crier :

« J’en peux plus! Charles, j’ai couché avec Brad… »

Les yeux du capitaine changèrent de couleur [1]. Jamais il n’avait été aussi frustré.

« Oh ma salope de voyage! [2] »

« Charles, je t’aime… j’aime aussi Brad et j’aime le chant des oiseaux… mais je ne suis plus capable de vivre ainsi. »

Valence éclata en sanglots. Brad se leva et tenta de la consoler. Elle le repoussa, au plus grand désespoir du scientifique. Elle poursuivit :

« Aussi, je suis enceinte de l’un de vous deux… »

La rage de Charles quadrupla. Il se mit à engueuler la pauvre femme infidèle.

« Quand je pense que je t’ai demandé en mariage… hors de ma vue, sale pute!»

Il l’a gifla violemment. Le choc était si fort que l’on entendait le coup partout dans le vaisseau. Ensuite, Charles bouscula Brad et quitta la pièce. Valence, en sanglots, alla se réfugier dans la salle des machines pour pleurer en paix. Brad la suivit en courant.

« Reviens! Valence! »




[1] Mon prof de maths dit toujours ça quand elle commence à se fâcher. J’ai adapté ce bout là en plein cours de maths.

[2] Expression favorite de mon meilleur ami

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MessageSujet: Re: [FT] Désespér-amour (par Caporal_Minville et Misfitmy)   Sam 17 Sep à 10:16

Chapitre 4 : La guerre

Brad arriva dans la salle des machines. Il y vit Valence pleurer toutes les larmes de son corps. Les chutes du Niagara n’avaient l’air que de vulgaires robinets comparé au débit à lequel coulaient les larmes de Valence. Brad, triste, eut beaucoup de misère à retenir les siennes. Il s’approcha de la femme qu’il aimait et la serra dans ses bras en s’excusant.

« Valence, je suis désolé… tout est de ma faute. »

Pour ajouter à la culpabilité du scientifique, Valence le repoussa :

« Vas t’en! Je veux être seule! »

Très déçu d’être impuissant face au désarroi de Valence, il alla dans un coin, s’assied par terre et pleura lui aussi. Flavien entra dans la pièce et vit les deux pleurer. Il s’approcha de la psychologue et mis sa main sur l’épaule de la femme.

« Valence, ne t’en fais pas… le capitaine est juste un peu fatigué. Ce n’était pas la meilleure journée pour lui avouer… »

Valence mit sa tête sur les épaules de l’opérateur radar.

« Je sais... mais… je sais pas! »

Elle lui tomba dans les bras. Il fit tout pour réconforter son amie.

« Il va se calmer et redevenir comme avant. Il a juste eu un choc. Il va avoir tout oublié demain… »

Valence prit un air de petite fille naïve et demanda :

« Tu le crois? »

« Ben… pas vraiment… »

La blonde éclata à nouveau en sanglots. Flavien essaya de lui remonter le moral. Pétrolia fit alors son apparition dans la pièce. Elle vit qu’il y avait tant de tristesse concentrée ici.

« Euh... ça va pas? »

Flavien expliqua à Pétrolia :

« C’est le capitaine… Il est encore fâché contre Valence. »

Voyant que Brad était tout seul de son bord, elle décide de s’asseoir à côté de lui. Sa présence fut vite refusée par le scientifique.

« Laissez-moi tranquille… s’il vous plait… »

Brad cachait ses larmes et se demandait comment Valence pouvait préférer être consolée par ‘’le demi-et’’ que par lui. Pétrolia sourit gentiment à Brad et alla un peu plus loin. Soudain, la psychologue se leva en criant :

« Ah! J’en ai assez! »

Elle se mit à courir vers le SAS. Elle fut vite suivie par Brad et les autres.

« Valence! Si tu te tues, j’y vais avec toi! »

Valence avait un regard très froid. Elle bouscula Brad et continua son chemin. Le pauvre homme supplia la femme :

« J’veux mourir avec toi, Valence… ou vivre avec toi… »

« Dégage!! »

Au SAS, elle fut arrêtée par Flavien. Il se plaça devant elle.

« On ne passe pas! Le SAS est verrouillé, meilleure chance la prochaine fois! »

Valence le frappa et Flavien tomba comme une mouche. Elle avertit les autres membres de l’équipage :

« Allez-vous en! C’est ma vie et je fais ce que je veux avec! »

Brad savait qu’elle n’était pas elle-même. Il avait tellement peur qu’elle s’enlève la vie. Comment allait-il pouvoir vivre sal la femme pour qui il a tant souffert et qu’il a aimé? Il avait plus à perdre que les autres. Elle était la seule qui l’écoutait, la seule qui lui parlait.

« Valence, s’il te plait, ne te tues pas… Je t’aime et je ne peux vivre sans toi. Pitié, tu es la seule personne qui compte pour moi. »

Au grand étonnement de tout le monde, Valence figea. Elle resta muette et immobile. Elle semblait être perdue dans ses pensées.

Bob et Pétrolia, assis sur une chaise, regardaient la scène. Ils étaient assis confortablement sur une chaise et mangeaient du pop-corn.

« Pis mon Bob, dit Pétrolia, comment tu penses que ça va finir?»

Voyant que ses paroles n’ont fait que figer Valence, Brad se mit à pleurer comme jamais il n’avait jamais pleuré. Avec se qu’il y a de plus sincère, il promit :

« Je vais t’aimer… vous aimez… toi et l’enfant mais, je t’en prie, meurs pas. »

Charles arriva à ce moment. Valence regarda vers en haut. On dirait que tout devenait flou. Les images tournèrent autour d’elle. Son souffle s’arrêta et le monde autour prit la couleur noir. Valence s’évanouit. Brad réussit à l’attraper avant qu’elle ne se blesse contre le mur. Fâché, il cria à Charles.

« Sale impuissant! Vous allez laisser Valence mourir. Vous êtes aussi inutile qu’un meuble… aussi inutile que Serge! »

Le pauvre scientifique se retourna vers Valence et lui dit doucement :

« Je te jure que je vais faire un bon père, ne meurs pas. »

Le capitaine, inquiet pour Valence, ordonna à Flavien, toujours inconscient :

« Flavien! Amenez vite Valence au centre de santé!»

Avant que l’opérateur radar ne se réveille, Brad courrut vers le laboratoire avec Valence dans les bras. Il barra la porte pour ne pas que Charles et les autres ne rentrent et déposa la femme par terre. Il rejoint ensuite la femme.

« Réveille-toi, Valence…»

Elle ouvrit les yeux et vit Brad, accroupi près d’elle. Il semblait si inquiet. Elle ignorait pourquoi elle était ici.

« Voyons… qu’est-ce qui c’est passé?»

Brad était si heureux. Valence était en vie! Elle serait sûrement frustrée d’entendre qu’elle a été enlevée alors il décida de mentir :

« Je t’ai sauvée, le capitaine voulait te tuer… »

« Pour vrai?»

Brad acquiesça. Il promena ses doigts dans les longs cheveux de Valence. Il était tellement soulagé de pouvoir lui parler. Il ne se soucia pas des gros cognements sur la porte donnés par Charles. Brad continua :

« Promets-moi que tu resteras en vie pour moi et que tu ne mourras pas… »

Brad se coucha, collé sur Valence. Flattée par toute cette attention, Valence se laissa aller dans les bras de Morphée. Charles vint détruire ce beau moment. Le capitaine défonça la porte en faisant un bruit énorme :

« Vous n’êtes qu’un salaud, Brad Spitfire!»

Le scientifique répondit tristement :

« Vous ne faites rien pour l’aider. Elle veut se tuer par votre faute. Je ne veux pas qu’elle meure sinon je mais me retrouver seul au monde.»

Charles se fâcha.

« Vous dites n’importe quoi! Valence ne vous aime pas!»

« Et alors? Moi je l’aime et si elle se tue, je vais vous lapider!»

Charles prit un air faussement offensé :

« Ah ouin? Allez, venez me battre!»

Charles montra ses poings et se mit à sautiller comme le ferait un boxer. Brad sortit de sa botte un pistolet.

« Argument de taille, hein?»

Charles figea, effrayé par l’arme. Pétrolia avertit les deux hommes :

« Hey! Ça va faire! Si vous aimez Valence, allez-vous battre ailleurs que devant elle!»

Brad serra son arme où il avait prise.

« De toutes façons, je l’aurais serrée. Je ne veux pas perdre un moment avec elle pour me battre avec un lâche!»

Un lâche? Non seulement il avait séduit sa blonde, le voilà qui l’insulte? Charles ne put contrôler sa rage. Il lui sauta au visage et l’étrangla. Brad suffoqua. Il avait peine à respirer. Il se sentait au bord de l’évanouissement quand Flavien les sépara :

« Hey! Ça suffit! Je suis sûre que Valence n’aurait pas voulu que vous vous battiez devant elle!»

Pétrolia prit Valence par les pieds et demanda à Serge de l’aider. Tout deux emmenèrent Valence dans le centre de santé. Les autres les suivirent. Arrivés, Pétrolia examina Valence et la plaça sous le scanner. La docteure donna son diagnostic.

« Ce n’est rien de grave. Elle s’est juste écroulée à cause d’une extrême fatigue causée par l’insomnie des derniers jours. »

Brad prit la main de Valence. Charles frappa Brad et le fit lâcher la main. Il le prit ensuite par le collet et le souleva de terre.

« Mon écoeurant!»

Brad tenta de se de se défendre :

« J’ai rien faite! Laissez-moi donc tranquille!»

Valence, semi consciente, se mit à parler dans son sommeil. Tout le monde se tut pour écouter attentivement son monologue.

« J’aime Charles! Quand il m’embrasse, le vaisseau arrête de tourner. J’aime aussi Brad! Je me sens si bien dans ses bras!»

Brad rougit un peu et tenta de cacher sa réaction au Capitaine. Il réussit à sortir :

« C’est vrai que tu aimes être avec moi? »

Charles lâcha Brad. Le commandant s’approcha de sa belle pour essayer d’écouter. Soudain, il ordonna :

« Sortez tous de la pièce, sauf Brad! J’ai des choses à régler!»

L’ordre fut exécuté. Brad demanda à Charles se qu’il voulait. Le capitaine répondit :

« Brad, nous avons un gros problème à régler, vous ne croyez pas? Ce n’est pas en se tapant dessus qu’on va le régler.»

« Ouais mais, que voulez-vous que je fasse?»

« Je ne sais pas. Moi aussi je suis tout mélangé. Réglons notre chicane une fois pour toute. Valence attend un enfant, il faut faire quelque chose! »

Brad regarda par terre. Il savait que c’est ainsi que tout finira pour lui. Il va être seul jusqu’à la fin de sa vie. Il aurait tellement voulu être à la place de Charles.

« C’est peine perdue pour moi. Elle va vous choisir comme père, j’en suis sur…»

« C’est comme évident… Quoi qu’il en soit, je vais essayer de lui parler!»

Charles s’approcha de Valence et l’appela. Voyant qu’elle ne répondait pas, il gifla Valence quatre fois. Brad paniqua en voyant tant de violence.

« Qu’est-ce que vous faites?»

Valence se réveilla en se demandant ce qui se passait. Charles, fier, expliqua que des ‘’claques dans la face’’ marchaient toujours quand il fallait réveiller quelqu’un. Il expliqua ensuite la situation à la jeune femme :

« Moi et Brad, nous nous sommes mis d’accord. Il faut faire quelque chose. »

Valence répondit :

« Vous avez raison… Qu’est-ce qu’on fait?»

Brad prit la parole :

« C’est toi qui va choisir qui de nous tu veux. »

Valence avala difficilement. Choisir? Ça va être dur. Elle savait que l’un des deux allait avoir le cœur brisé. Elle avait beau peser le pour et le contre de chacun mais elle n’arrivait pas à une réponse satisfaisante.

« Je ne suis pas capable. Charles, tu es si raisonnable et toujours là pour moi. Brad, tu es tellement adorable et attentionné.»

Brad rougit un peu. Il savait que le combat était perdu d’avance. Il allait se sacrifier. Il n’avait pas d’autres choix. Une boule se forma dans sa gorge et les larmes lui vinrent aux yeux. Il tenta de les cacher.

« Vous alliez tellement bien ensemble et c’est de ma faute tout se qui arrive. C’est normal que je laisse ma place. »

Valence fut prise de pitié pour le scientifique. Il paraissait si désespéré, comme s’il était devant un ravin qu’il ne pourrait contourner. La jeune femme lui fit cette remarque :

« T’es ben cute de faire ça… Es-tu vraiment prêt à faire ça?»

Avec une grande détresse, il répondit :

« Je ne le sais vraiment pas mais je n’ai pas le choix. »

Le capitaine n’a pas remarqué la grande tristesse de son subordonné et rival. Le supérieur passa à autre chose :

« Bon, le problème numéro 1 est réglé, passons au deuxième. Depuis combien de temps tu es enceinte? »

La femme hésita à dire le nombre de jours.

« Euh… quelques temps? »

Le commandant continua son interrogatoire.

« Combien de fois vous avez … faites ça?»

Cette fois, ce fut Brad qui répondit à la question :

« Seulement une fois…»

Valence continua :

« Il y a 16 jours, la journée où Charles et moi étions en chicane.»

Charles ne changea pas. Son impression resta la même, comme si les événements ne le dérangeait pas du tout. Avant de partir, il dit :

« En tous les cas, Pétrolia va te passer un scanner demain pour savoir qui est le père. J’y vais, bye!»

Il quitta la pièce et laissa Brad et Valence seuls. Brad savait qu’il ne pourrait plus revivre ses derniers jours avec Valence. Ça lui faisait mal de savoir qu’il ne pourrait plus jamais la serrer dans ses bras, l’embrasser… Il ne pourra plus jamais aller en thérapie seul sans être confronté à la méfiance des autres. Une boule se forma dans sa gorge. Avec de la difficulté à parler, il réussit à prononcer :

« Je vais y aller aussi. Je suis très fatigué… à demain! »

Valence retient l’homme pour ne pas qu’il s’en aille. Elle comprenait toute la détresse qu’il pouvait ressentir. Elle-même se sentait aussi mal que lui. Elle se faisait beaucoup de soucis pour le pauvre scientifique.

« Je ne veux pas que tu te culpabilises avec ça. Tout est de ma faute. »

Brad tenta de la rassurer. Allait-il lui avouer sa vive douleur?

« Ne t’inquiète pas, ça va aller. C’est juste que… ah non, oublie ça.»

Valence insista pour savoir se que Brad voulait lui dire. Il se mit à pleurer à chaudes larmes. La psy l’enlaça pour le réconforter. Il réussit à avouer :

« Tu vas tellement me manquer! »

Elle lui révèle qu’elle aussi va s’ennuyer de lui. Elle s’approcha de lui et lui chuchota son terrible secret :

« C’est toi qui est le père de mon enfant. »

En entendant cette phrase, Brad sentit une partie de lui se détruire. Toute sa vie, il allait voir un enfant lui ressemblant vivre avec un autre père. Ce petit prolongement de lui-même vivra sûrement dans l’ignorance. Il ne saura jamais qui était réellement son paternel. Brad se détacha de la femme et marcha sans se retourner vers le dortoir. Il se coucha dans son propre lit et versa toutes les larmes de son corps. La vie était si cruelle pour lui.

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MessageSujet: Re: [FT] Désespér-amour (par Caporal_Minville et Misfitmy)   Sam 17 Sep à 10:17

Chapitre 5- La folie d’une mère

Brad n’a pas été capable de fermer l’œil de la nuit. Il a passé en revue les 15 derniers jours, s’attardant plus longtemps sur la veille. Il s’était longuement apitoyé sur son sort et a pleuré.

Le matin, il sursauta en entendant un cri de mort. Le scientifique se demanda d’où aurait pu provenir ce cri. Un vague pressentiment le parcourut. Le capitaine fit son entrée, pâle comme un drap. Brad lui demanda se qu’il se passait. Le commandant bégaya :

« Va… va… Valence… »

Brad se leva d’un bond et se précipita au centre de santé en courant. S’il fallait qu’il soit arrivé quelque chose à Valence, il ne se le pardonnerait jamais. La scène qu’il vit au centre de santé le bouleversa. Valence était assise avec un couteau dans le ventre. Brad se mit à crier :

« Non! Valence!»

La jeune femme le fixait. Elle perdait beaucoup de son sang. Elle motiva son geste avec une voix agonisante :

« Je savais que cet enfant ne te plairait pas alors je m’en suis débarrassé.»

« Ne parles pas, Valence! Ça te vide de ton sang. Étends-toi sur le lit.»

Valence fit ce que l’homme lui a recommandé. Voyant la peur et la terreur dans les yeux de celui-ci, elle tenta de le rassurer.

« Ne t’en fais pas pour moi, je ne vais pas mourir. »

Brad se mit à trembler comme une feuille au vent et à pleurer. Pétrolia et Flavien entrèrent dans la pièce. Ils eurent de la difficulté à cacher leur surprise de voir leur amie dans cet état. Brad se mit à implorer la docteure :

« Faites quelque chose pour Valence! Je ne veux pas qu’elle meure… »

Pétrolia se mit à paniquer à son tour.

« Mais… mais… je ne sais pas quoi faire! »

Flavien eut une idée et il se porta volontaire pour l’accomplir :

« Je reviens… je vais chercher Serge! »

Il déguerpit à la vitesse de l’éclair. Brad, quant à lui, n’avait jamais eu aussi peur de sa vie. La ligne qui séparait son calme à la folie était bien courte.

« Essayez des points de sutures… ou quelque chose d’autre… »

« Bien, dans l’utérus, ce n’est pas très évident. En plus, si je rate mon coup, elle ne pourra peut-être jamais plus avoir d’enfants ou faire l’amour sans que ça lui fasse mal. »

Brad était encore plus blême que Charles ne l’était tout-à-l’heure.

« Argh! Aidez-la! Elle se vide de son sang.»

Pétrolia finit enfin par réagir :

« Il faut stopper l’hémorragie! »

Brad paniqua :

« Je ne sais pas comment faire! C’est vous le médecin à bord!»

Pétrolia regarda pour quelque chose dans l’armoire. Elle tassa tout ce qui était inutile. Le paquet qu’elle cherchait était dans fin fond. Elle jeta tout par terre et le sortit. À l’intérieur, il y avait des torchons qu’elle lança à Brad.

« Prends ces guenilles de coton et exerce une pression sur son ventre! »

Brad fit se que Pétrolia lui avait conseillé sans perdre de temps. Déjà, le saignement se mit à diminuer. Flavien arriva enfin avec Serge. L’opérateur radar signala leur arrivée :

« Nous voici! »

L’androïde s’informa au petit groupe :

« Avez-vous arrêté l’hémorragie?»

Le médecin lui confirma :

« C’est ce qu’on fait ! »

Serge poursuivit :

« Bien. Ensuite, je l’opérai. »

Dès que Valence arrêta de saigner, tout le monde quitta la pièce à l’exception de Serge et de son assistante. Trois heures passèrent. Personne n’a eu l’appétit pour déjeuner. La tension qui traversait les gens leur en avait coupé. Tout le monde espérait que Valence s’en sorte. Serge sortit enfin avec les dernières nouvelles.

« L’opération a été un franc succès. J’ai du lui faire deux transfusions mais son état est stable. »

Un soupir de soulagement parcourut l’assemblée. Ce qu’il était bon de savoir que leur grande amie n’était plus en danger de mort! Charles demanda à Serge :

« Est-ce que je peux la voir deux minutes? »

Serge lui sourit tristement et le lui refusa gentiment :

« Non, désolé. Elle doit se reposer quelques heures encore. Vous comprendrez qu’elle est très fatiguée. »

Sachant que la femme pour qui il aurait tout donné se portait bien, Brad sentit un poids énorme s’envoler mais il était quand même triste. Toute la gamme d’émotions par lesquelles il venait de passer l’avait exténué.

« Bon bien, je vais me recoucher. Je feel mal… »

En entendant cette phrase, le capitaine se rappela se qu’il devait annoncer à son scientifique. Il le retint en lui disant :

« Attendez, Brad! Est-ce que je peux vous parler en privé? »

Le subordonné accepta et suivit son chef jusqu’au dortoir. Rendus là-bas, Charles retira sa veste et la tendit à Brad. Ce dernier fut un peu étonné de ce geste. Le capitaine commença :

« Brad, je sais que c’est très éprouvant pour vous et je vous comprends, même si vous avez couché avec ma Valence. (Il a levé le ton au mot ‘’ma’’ pour indiquer qu’elle lui appartenait. Il prit une grande inspiration). Nous en avons discuté, Valence et moi, bien avant l’incident de ce matin, et nous sommes venus à la conclusion que je devrais vous laisser mon poste de capitaine pour toute la semaine. »

Brad le dévisagea. Il ne voyait vraiment pas l’utilité d’accepter la tâche dans un moment comme celui-là. Si ça lui avait été demandé quelques semaines plus tard, il aurait été beaucoup plus réceptif à l’idée.

« Je ne veux pas pour le moment. La seule chose que je désire est à jamais inaccessible alors j’aimerais avoir la paix. »

L’homme de pouvoir ignora la réplique de son membre d’équipage et insista :

« Ça va vous redonner confiance en vous-même! Je sais que c’est votre rêve depuis le début du voyage et ça me fait plaisir de prendre un congé! »

Le capitaine l’aida à mettre sa veste, lui donna une tape d’encouragement et partit. Laissé à lui-même, Brad réfléchit un peu sur son sort. Serge le sortit de ses songes.

« Allo Brad! »

« Allo Serge… »

Le robot avait rapidement été mis au courant du nouveau poste de Brad. L’androïde lui demanda comment il trouvait cela être capitaine. Le nouveau commandant avoua qu’il n’avait pas vraiment le goût de l’être maintenant. Serge l’encouragea :

« Vous savez, la veste vous va très bien même si vous êtes trop mince et squelettique. »

Brad eut une idée. Il allait se servir de son grade pour aller rendre une petite visite :

« Vous avez raison… puis-je visiter Valence?»

Le robot approuva sans problèmes :

« Comme vous le voulez! Elle s’était réveillée juste avant que je parte. Pétrolia l’a branché à l’insuline. Elle est incroyable la petite Pétrolia, hein? »

Brad bredouilla de minces excuses et partit aussi vite qu’une ferrari pour retrouver Valence. Quand il arriva au centre de santé, Pétrolia veillait attentivement sur la femme. Brad alla au chevet de celle qu’il aimait et s’informa de l’état de santé de celle-ci :

« Valence, c’est moi. Comment vas-tu?»

Elle reconnaît vite la voix du scientifique malgré l’état dans lequel elle se trouvait. Elle lui fit un gros sourire et le rassura :

« Je vais beaucoup mieux… toi?»

Pétrolia de les laisser seuls. Elle quitta le centre de santé pour passer un peu de temps avec Flavien. Dès que la porte fut fermée, Brad avoua :

« J’ai cru que j’allais crever de peur. Ne refais plus jamais ça, s’il te plait. »

Valence baissa la tête, honteuse. C’est vrai qu’elle avait agi très excessivement. Elle le réalisait maintenant.

« Je suis désolée. Je ne voulais pas te faire peur. Je savais que tu ne voulais pas de cet enfant. Je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris mais là je suis rendue avec 10 points de sutures.»

« Tu as manqué mourir! J’ai craint le pire pour toi. »

Il se retourna pour masquer qu’il pleurait et poursuivit avec une grosse boule dans la gorge :

« Comment veux-tu que je vive le reste de ma vie si je ne peux plus te revoir? »

Valence s’assied sur son lit. Chaque mouvement lui faisait mal au ventre. La jeune femme fixa l’homme attristé. Elle entendait clairement les sanglots de Brad.

« Arrête, Brad. Tu exagères encore. »

L’homme troublé se vexa un peu :

« Non! Je n’exagère pas! Je savais que tu ne pouvais pas me comprendre.»

L’instinct de psychologue reprit possession de la femme. Elle voulait tellement savoir ce que le pauvre voulait dire par là.

« Ne pas comprendre quoi? Explique-moi.»

Brad décida enfin de laisser celle qu’il aime voir ses états d’âmes. Il lui fit face. Valence put lire, dans le visage défait par les larmes, tout l’amour et toute la douleur du scientifique. En dix ans de métiers, la rouquine n’avait jamais vu une expression aussi intense et sincère.

« Valence, tu sais ce que j’éprouve pou toi. Pourquoi tu t’es mutilé? En te voyant souffrir comme ça, j’avais juste envie de mourir moi aussi. »

« J’en vaux pas la peine!»

Brad se sentit incompris, comme s’il parlait à un mur :

« C’est ce que je disais. Tu ne me comprends pas.»

Un peu frustré, Brad alla pour quitter la salle sans se retourner. L’appel de Valence le stoppa.

« Reste, reste avec moi… »

Elle avait l’air tout aussi désemparée que lui. Brad l’a regarda tristement.

« Pourquoi devrais-je rester? Pour que je souffre davantage? »

Valence ne sut quoi répondre. Elle savait qu’il y avait en partie raison. Elle voudrait trouver les mots pour qu’il demeure avec elle un moment. Elle voudrait être réconfortée par ses bras. Quelques larmes lui coulèrent des yeux et formèrent deux belles rivières sur les joues de la convalescente. Brad remarqua les deux chutes :

« Valence? Ça ne va pas? »

Valence regardait Brad avec le regard d’une enfant perdue. Ne sachant quoi faire, le visiteur vint s’asseoir à côté. Il passa sa main dans ses cheveux. Que pouvait-il dire ou faire pour enrayer la tristesse de la femme? Il se sentait tellement impuissant et inutile. À son plus grand étonnement, elle vint le rejoindre par terre. Elle prit le bras de Brad et s’entoura avec. Le propriétaire du bras la serra contre lui. Ils savaient tous les deux que c’était la dernière fois qu’ils seraient ainsi enlacés. Ils souhaitaient que ce moment dure éternellement.

« Que mon cœur éclate et ne soit que ruine fumante… je te comprends enfin. », chuchota très bas Valence. Si bas que Brad n’entendit rien. Elle ferma les yeux et tenta de s’endormir. Il lui déposa un doux baiser sur le front de celle-ci et il ferma les yeux à son tour.

Une demi-heure plus tard, Pétrolia entra dans la pièce. Il était l’heure de réexaminer sa patiente. Elle fut un peu surprise de voir les deux par terre, enlacés et endormis. Elle rit un peu et dit pour les réveiller :

« Oups… Est-ce que je dérange?»

Brad fut le premier à ouvrir les yeux. Il rougit légèrement en voyant qu’il était observé. Valence, quant à elle, ne réagit pas, comme si elle n’avait rien entendu. Pétrolia expliqua pourquoi elle était là :

« Excusez-moi de vous déranger mais il faut que je réexamine Valence. »

Valence ne réagit pas en entendant son nom. Brad tenta de la réveiller mais elle ne donna aucun signe. Pétrolia se mit de la partie et essayèrent quelques minutes. Brad brassa un peu l’endormie et versa quelques larmes :

« Valence? Ne meurs pas là! Je t’en prie! Pitié!»

Sans dire un mot, elle ouvrit les yeux, se leva et se coucha sur le scanneur. Pétrolia fit fonctionner l’appareil et lut le rapport :

« Le scanner m’indique que tout va bien. Elle aura quelques douleurs au ventre mais c’est tout. »

Valence fixait le vide et ne disait pas un mot. Brad se faisait du mauvais sang pour elle.

« Valence, parle-moi. Dis-moi que tu vas bien.»

Au grand étonnement de tout le monde, elle se leva et se dirigea vers la porte. Brad l’appela mais se fut sans résultat. Mais que manigançait encore Valence. Dès qu’elle eut quitté la pièce, le capitaine ordonna à Pétrolia :

« Allez chercher le capitaine… Charles, je veux dire. Il faut empêcher Valence de faire une nouvelle folie!»

À peine eut-il terminé sa phrase que Brad se mit à courir pour rattraper Valence. Pétrolia, elle, chercha pour Charles.

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MessageSujet: Re: [FT] Désespér-amour (par Caporal_Minville et Misfitmy)   Sam 17 Sep à 10:18

Chapitre 6 : L’amour désespéré mène à l’impardonnable (version du forum)

Note: La version non-coupée se trouve dans la section NC-17



Pétrolia avait parcouru une bonne partie du vaisseau en vain; Charles était introuvable. Elle en avait assez de jouer à ‘’où est Charlie’’. Dès qu’elle vit Serge, elle lui posa la question. Celui-ci lui répondit que Charles était allé en régénérescence car il était très épuisé. Pétrolia, écoeurée de marchée, s’assit quelques temps au dortoir. Elle avertirait Brad par la suite… si elle le trouverait.

Brad, pendant ce temps, avait suivi Valence jusqu’à la chambre de Charles [1]. Elle enleva ses bottes et s’allongea sous les couvertures du grand lit. Elle fixait le vide et ne semblait toujours pas remarquer la présence de l’intrus. Il lui parlait mais elle ne l’entendait pas. Soudainement, quelques larmes apparurent dans les yeux de Valence. Il la rejoint vite essuya les larmes de la femme.

« Valence… Pourquoi es-tu si triste? »

Aucune réponse. Brad posa ses mains sur les joues de la belle. Sans trop y penser, il l’embrassa doucement. Elle était glaciale. Perdue dans la spirale de ses pensées, elle ne le remarquait même pas. L’homme, voyant que la psychologue ne le repoussait pas, continua à l’embrasser. Il descendit. Il laissa une lignée de baisers, partant des lèvres pour finir à la base du cou. Il aimait sentir la tendre chair sur sa bouche. Ses mains tentaient d’enlever la jaquette d’hôpital de sa patiente [2]. Après quelques essais, le vêtement inutile prit le chemin du plancher.

****************************************************************************

De longues minutes passèrent. En tentant de retrouver son souffle, Brad sourit légèrement à Valence. Alors qu’il essaya de lui caresser ses doux cheveux, il remarqua les yeux rouges de rage et vitreux de la rousse. Un profond sentiment de culpabilité le rongea. Il se sentait vraiment mal. Comment avait-il pu abuser de la femme qu’il aimait plus que tout alors qu’elle était si vulnérable? Comment avait-il pu laisser ce désir égoïste prendre possession de son être? S’il y avait eu une machine à remonter le temps tout près, il se serait précipité dedans. Il n’était qu’un salaud. Une grosse boule se forma tout au creux de sa gorge et il pleura un coup. Il regarda sa victime dans les yeux.

« Pardonne-moi, s’il te plait… je ne sais pas se qu’il m’a prit.»

Brad surveillait la moindre réaction de Valence. Il l’a vit froncer encore plus ses sourcils et serrer les dents. Elle semblait vraiment frustrée. On entendit un « non » presque silencieux. Cette réponse blessa vraiment profondément Brad. Il savait qu’elle ne le pardonnerait sûrement jamais. Il se rhabilla et s’assied par terre pour pleurer toutes les larmes de son cœur. Valence fixait toujours le plafond. Son cœur devenait de plus en plus noir. Il semblait ne pas avoir d’âme dans le corps de la femme tellement elle semblait distante. Elle dit d’un ton féroce, menaçant mais toujours bas :

« Comment as-tu pu me faire ça? »

Brad se détestait. Il ne s’était jamais senti comme ça. Il ne savait vraiment pas comment s’en sortir. Il ne voulait plus vivre car il savait qu’il serait encore plus méprisé. Dès que la nouvelle se saurait, il n’allait avoir plus personne sur qui se fier; sa seule confidente était maintenant victime et elle lui en voudrait. Il vit un couteau sur la table tout près. Si seulement cet objet pourrait le libérer. L’homme prit l’arme et commença à se mutiler avec.

« Je suis un idiot! Je suis un salaud! Je suis un infaaaaaaaame! Je suis un sans-aaaaaaaaaame! [3] Je me déteste tellement. Je veux disparaître d’ici et oublier. »

Valence continuait de regarder le plafont. Avec l’énergie du désespoir, elle réussit à lâcher un véritable cri de mort :

« MEURS! »

Brad entendit Valence crier. Ce qu’elle avait dit le blessa profondément. Elle voulait vraiment qu’il meure? Elle ne voulait vraiment plus le revoir? Elle n’était vraiment pas prête à lui pardonner? La douleur lui rongeait son pauvre cœur. Il se défonça complètement les veines de son poignet. Au sang se mêlaient les larmes de la culpabilité profonde qui l’habitait. Valence regarda ses orteils. Elle leur ordonna de se lever pour qu’elle puisse achever Brad mais son corps refusa de lui obéir.

Brad se vidait complètement de son sang. La magnifique moquette blanche devint de plus en plus tachée de rouge. La douleur physique qu’il éprouvait était un million de fois inférieure à celle qu’il éprouvait mentalement.

Valence trouva enfin la force. Elle se leva d’un bond et resta droite, nue au plein milieu de la pièce. Elle lui envoya son regard ravageur. Elle semblait vraiment vouloir le tuer. Ses yeux étaient si sombres de rage. Brad se mit à genou et baissa la tête.

« Achève-moi donc. Je n’en peux plus de vivre, de souffrir et, surtout, de te faire souffrir. Je n’ai été qu’un obstacle dans ta vie. Je me déteste. Tues moi, Valence, et délivre-moi en te délivrant. »

Valence lui répondit, d’un ton cruel et détachant chaque syllabe :

« Tu as osé me toucher! »

C’était la première fois qu’elle était frustrée ainsi. Le torrent de larmes coulant des yeux de Brad s’intensifia. Il reprit l’arme et s’ouvrit l’autre poignet. Il se mutilait partout, du torse jusqu’aux jambes.

« Je ne voulais pas, Valence. Je t’aime tellement. J’ai perdu le contrôle. »

Elle lui arracha sèchement son couteau et le lança à l’autre bout de la pièce. Elle regardait toujours l’homme en répétant la même phrase :

« Tu as osé me toucher! »

C’était vraiment la pire journée de la vie du scientifique. Son visage était défait par les larmes et par les coupures qu’il s’était lui-même infligées. Il lui demanda :

« Est-ce que ça t’es déjà arrivé d’aimer quelqu’un désespérément de savoir que c’était sans espoir? Est-ce que la personne que t’aimait s’est moqué de toi en se fiança avec le gars d’à côté? La personne que t’aime s’est-elle débarrassé de la dernière partie de toi en elle? Je n’en peux plus de t’aimer. J’en perds le contrôle! »

L’expression de la femme ne changea pas. Elle le prit par le cou et le gifla de toutes ses forces. Elle cria:

« COMMENT AS-TU PU ME FAIRE ÇA? »

Brad savait que sa fin arrivait. Il saignait les dernières gouttes de son corps. Il lui sourit légèrement, comme heureux de partir :

« Je t’ai tant aimé, je t’aime encore et t’aimerai toujours! »

Dès qu’il finit ses mots, il perdit connaissance. Valence lui sauta dessus et l’attaqua violemment de toutes ses forces. Elle pleurait en le frappant. Elle s’arrêta subitement, remarquant qu’il était en train de rendre l’âme. La respiration de l’homme était très faible. Elle paniqua. Finalement, elle ne voulait pas tant que ça qu’il meure. La femme le prit dans ses bras et le posa sur le lit. Elle prit une couverture pour calmer ses plaies. Elle pleurait beaucoup mais tentait aussi de le soigner du mieux qu’elle le pouvait. Il ne pouvait pas la quitter comme ça, se serait trop cruel. Elle avait encore terriblement besoin de lui. Elle lui en voulait beaucoup de l’avoir violée mais l’aimait trop pour rester plantée là sans l’aider. Ne sachant plus quoi faire, elle mit sa main sur son front et le regarda. Elle lui chuchota, comme une prière :

« Dis-moi quoi faire, s’il te plait! »

Valence entendit des pas à l’extérieur de la chambre. C’était sa chance. Elle cria à l’aide comme elle n’avait jamais crié auparavant. Ensuite, elle prit le corps et lui supplia :

« Brad, réveille-toi! Je t’en prie. J’ai tant besoin encore de toi. »

Entendant les plaintes de son amie, Pétrolia entra dans la pièce. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit un Brad ensanglanté dans les bras d’une Valence encore nue qui pleurait. Elle comprit tout de suite se qui avait du se passer.

« Valence? Qu’est-ce qui se passe? »

« Brad va mourir et je suis totalement impuissante! »

« Je vois ça… »

Pétrolia s’approcha de lui et vérifia son pouls et sa respiration. Ils étaient très faibles, sur le point de s’arrêter. Elle prit sa main et demanda à Serge du sang pour une transfusion, du fil pour les points de suture et des pansements. Elle demanda ensuite à Valence de s’habiller. La pauvre tira sa robe de chambre et l’enfila. Elle ne voulait plus lâcher Brad une seconde. Le médecin revérifia le pouls du patient. Il s’était carrément arrêté. Elle tenta les techniques de réanimations mais c’était peine perdue. Serge entra avec le matériel mais il était trop tard. C’est à bout de souffle que Pétrolia dut annoncer la: macabre nouvelle :

« Je suis désolée… il est mort. »

Valence lâcha un « NON! » qui déchira le cœur de tout le monde. Brad avait une face d’ange, comme s’il était heureux de quitter l’enfer qui le suivait depuis quelques jours. Valence brassa le corps vide de vie.

« Non! Tu ne peux pas mourir! Je… je… Je t’aime Brad! J’ai besoin de toi! Tu n’as pas le droit! »

Elle lui déposa un doux baiser sur les lèvres froides. Au grand désespoir de Valence, Brad ne parla pas, ne respira pas, ne la rassura pas. Tous ceux qui assistaient à cette scène ne purent s’empêcher de verser quelques larmes. C’était trop douloureux pour tout le monde. Pétrolia serra Valence dans ses bras pour la réconforter mais aussi pour trouver son propre réconfort.

On dit que le pire deuil à faire, après celui de perdre son enfant, est de perdre la personne que l’on aime. Surtout si c’est un suicide.






[1] C’est aussi la chambre de Valence Razz Razz

[2] Ça fait un boute qu’elle était au centre de santé. Elle devait en porter une 

[3] J’avais la toune « la désise » de daniel boucher dans la tête cette journée là Razz

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