Dug-fanfics

Fanfictions
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 (FT) Cretacy Park, PG13

Aller en bas 
AuteurMessage
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: (FT) Cretacy Park, PG13   Mar 30 Aoû à 11:59

Titre : Cretacy Park
Auteur : Une fille d’on le surnom est Dino
Résumé : L’équipage arrive sur une planète peuplée de dinosaures. Pendant ce temps, leurs parents partent à leur recherche.
Genre : Action
Disclamer : Tout l’univers de galaxie appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard, sauf les personnages que j’ai inventé. Les personnages à qui j’ai donné un caractère d’on le nom est dans la série (père de Brad, mère de Bob) appartiennent à… heu… on va dire les auteurs et moi à 50-50.
Note : C’est la suite de 12 ans.
Avertissement : PG13. Oui, vous avez bien lu. C’est ma première fic ainsi. Ce n’est pas à cause que c’est une histoire à l’eau de rose, mais bien à cause de certaines scènes d’action ou le sang est au rendez-vous. Il y aura un lexique à la fin de chaque chapitre pour les mots moins courants. (style « Deinonycheirus ») Si vous n’aimez pas les scènes ou la vie des gens est en danger à cause d’animaux dangereux ou que vous n’êtes pas capable d’écouter Jurassic Parc sans être dans les bras de votre maman, cette fic n’est pas pour vous.

Compris? Maintenant, on commence!


Dernière édition par le Ven 23 Déc à 17:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacu Park   Mar 30 Aoû à 15:11

Chapitre 1, Les mamans, partie 1

Elles attendaient leurs maris et conjoints dans la maison de Marie-Anne et Alexandre. Elles avaient si hâte qu’ils reviennent pour savoir si tous ensemble, ils pourraient partir dans cette mission de sauvetage. Pour sauver qui? Voilà à quoi elles pensaient.

Marie-Anne Patenaude pensait au soir ou son fils était entré à la maison avec la promotion de sa vie.

PVD/flash-back Marie-Anne

Je faisait le lavage. Ouen. La grosse affaire. Je savais que Charles allait bientôt arriver. J’avais fait le souper. De la lasagne. Son repas préféré. Je sentais déjà la délicieuse odeur de la sauce et du fromage fondu sur les pâtes chaudes.

J’entendis cogner à la porte. Je partit ouvrir. C’était Charles. Je le fit entrer.
-Assis-toi donc, mon grand, dis-je en ramenant une mèche de ses cheveux châtains derrière son oreille. Ton père va bientôt arriver.
Il s’assit et huma l’ait.
-Mmm. T’as fait de la lasagne.
-Ouen. Je sais à quel point t’aime ça.
-Quessé tu veux. Je retiens de mon père.
Il fit un grand sourire.

Un silence s’installa durant lequel je sortit du Pepsi du frigidaire. Charles reprit la parole.
-J’ai une grande nouvelle à t’annoncer, mam.
-Qui est?
-Tu la sauras quand pap va arriver.

Mam et pap. Il continuait de nous appeler comme ça, moi et Alexandre, depuis qu’il avait appris à parler.
-Tu sais que j’haïs ça quand tu fais ça, remarquais-je.
-Quessé tu veux, je retiens de mon père, fit Charles.
Je souris.
-Heille! T’es tu partit en grand trip sur cette phrase là, toi. Deux fois en cinq minutes! Tu fais comme ton père.
J’étais certaine qu’il allait répéter la même phrase, mais à la place, il dit un proverbe muffé.
-Ah. Tel père tel… tel éphone donc à ta blonde, elle vient d’appeler.
Silence.
-Quessé tu veux, je retiens de ma mère, fit Charles en riant.
-Y’était comme temps que tu change de disque! répliquais-je.
Eh oui. Cette habitude de ne jamais se souvenir des proverbes venait de moi. Mais c’Est quoi l’ idée aussi de rendre célèbre des phrases aussi bizarres?

On cogna de nouveau à la porte. Je me hâtais de répondre. Alexandre, mon mari, entra et s’assis à côté de son fils. Celui-ci me dit de m’asseoir.
-Mam, pap. J’ai une grande nouvelle pour vous. J’ai eu une promotion. Pis pas une petite. Je suis capitaine.

Le plus beau jour de ma vie. J’étais si fière pour lui en ce moment. Fière pour lui et fière de lui.

Fin du PVD

Marie-Anne sourit à ce souvenir. Cependant, Sonia Lemay-Aucoeur, en face d’elle, semblait penser à quelque chose de plus triste. À quoi pensait-elle?

PVD/flash back Sonia

Jerry claqua furieusement la porte de la maison derrière lui. Une petite maison, tout ce qui a de plus normal, contrairement à ce que certains pensaient.

Il se tourna vers notre fils unique.
-Je m’en vais à la banque chercher les quinze millions que tu viens de me faire perdre. Quand je vais revenir, t’es mieux de pas être dans mon champ de vision. Sinon… Il pourrait me prendre l’envie de t’envoyer faire du benji sur le pont Jacques-Cartier avec des bottes de ciment pis pas d’élastique.*
-Je préférais, répondit notre fils d’un ton hautain.
Je poussais un soupir et regardait mon conjoint partir de la maison en claquant la porte derrière lui. Je savais bien que c’étais des paroles en l’air.

Sans même prendre la peine d’ouvrir les stores pour me faire de la lumière, je m’assis sur le sofa du salon et ouvrit mon journal intime. Je commençait à écrire ma journée.

Brad avait été demander de l’aide au fils adoptif de madame Béliveau, Flavien Bouchard, pour assembler toutes les pièces du puzzle et prouver que son propre père était coupable d’une fraude de quinze millions.**

Je me concentrais à mon écriture quand une petite voix me fit lever la tête.
-Maman?
-Quessé qui a, Brad?
-Penses-tu que j’ai ben fait de m’arranger pour que justice soit faite?
Je replongeais le nez dans mon livre.
-Pff.
-C’est pas une réponse.
-As-tu ben fait de mettre ton père en maudit pis de nous mettre tous les trois dans le trouble, fis-je. Maintenant, on a des dettes énormes à payer. Le pire, c’est que je vais devoir commencer à travailler.

Il s’assit à côté de moi.
-Tu me déteste, han?
-J’ai jamais dit que je te détestait, répondis-je sans lever les yeux de ce que j’écrivais.
-Tu te fou de moi, d’abord.
Je poussais un long soupir de découragement.
-Ben non.
-On peux-tu parler?
-Pas le temps.

Il croisa les bras.
-Si tu te fou pas de moi, pourquoi t’es jamais là quand j’en ai de besoin? Pourquoi t’as jamais le temps de parler, han?
Je refermais mon journal. De toutes manières, il faisait trop sombre pour pouvoir écrire quoi que ce soit comme il faut.
-Vas donc dans ta chambra avant que ton père arrive, toi.
Une larme coula sur sa joue, mais je ne m’en occupais pas le moins du monde.

Fin du PVD

Sonia n’était pas fière d’avoir accordé si peut d’attention à son fils. Elle se tourna vers Mélanie Leclerc, qui, elle, semblait penser à quelque chose de plus heureux.

PVD/flash back Mélanie

-M’man?
Je levais la tête de toutes les paperasses sur mon bureau pour regarder ma fille, Valence, à l’entrée de mon cabinet de psychologue.
-Entre, ma puce, fis-je.

Elle s’assit sur la chaise devant moi.
-Aujourd’hui, à l’école, j’ai réglé une grosse chicane qui durait depuis des années entre deux personnes, juste ne usant de psychologie.
-Je suis fière de toi, lui dis-je. Il faut toujours chercher à emmener la paix entre les gens. Il faut utiliser la psychologie pour cela et pas pour autre chose.
Valence sourit.

Elle semblait sûre d’elle. Elle me regarda dans les yeux.
-Je veux faire comme toi, plus tard. Je veux devenir psychologue.
-Je vais t’encourager là-dedans, Valence. Promis. Tu vas en avoir besoin. Être psychologue, c’est pas un métier facile.

Elle baissa la tête, l’air abattue.
-Qu’est-ce qui a?
-Ben, fit-elle. Je me suis renseignée sur le prix des études. Pis ça coûte cher en maudit.
-Vas-t’en étudier psy dans l’aérospatiale, ça coûte pas une cent, assurais-je.
-T’as vraiment une solution à tout, toi, m’man!
-Y’as-tu une mère qui est pas comme ça?
Elle me sourit.

-C’est quoi le cas le plus tuff que t’as traité?
-Les cas, tu veux dire. C’est quand la justice te demande l’état psychologique d’un détenu pour savoir s’il peut être remit en liberté sans danger.
-Pourquoi? demanda Valence.
-Parce que t’as beaucoup de pression. Imagine que tu te trompes. Quelqu’un peut rester en prison pour rien à cause de ça. Ou ben encore, tu peux te retrouver avec un fou furieux en liberté. C’est très sérieux.
-Ah. Ben, asteure, je sais de pas m’en aller en psychologie judiciaire!
Elle partit d’un grand rire.

Ah, ma grande fille. J’étais pas mal contente de son choix. Pas parce qu’elle faisait comme moi, mais bien parce que je suis certaine que son métier la rendra heureuse.

-Merci pour tes conseils, m’man, fit-elle.
Elle se leva et fit mine de partir, mais, avant qu’elle n’en eut le temps, je la retint.
-Valence, oublie jamais que le métier que t’as choisis est très sérieux et qu’il y aura sûrement des bouts de tes études ou tu voudra abandonner. Mais ne fait jamais cette bêtise, OK.
-OK.

Fin du PVD

Ah, souvenirs, souvenirs. Sa grande fille l’avait réalisé, son rêve. Mélanie se tourna vers Bob Marcelin*** qui elle aussi, semblait penser à quelque chose de heureux.

PVD/flash-back Bob

La première journée d’école de mon garçon, Bob. Déjà. Comme le temps passe vite. Julien, mon conjoint, semblait penser la même chose.

Nous sommes allés chercher Bob à l’école ensemble. Si vous lui aviez vu le sourire qu’il avait dans la face.
-Pis, comment ça été ta première journée, demanda Julien.
-Très bien.
-T’es tu fais des nouveaux amis, demandais-je.
-Oh, oui! Il s’appel Flavien*/*. On s’amuse super gros ensemble.
-Ça, c’est le fun! fis-je.

Un petit silence. Julien démarra la voiture. Nous sommes arrivés à la maison. Une fois entré, Bob me posa une frôle de question.
-Mommy, c’est quoi une famille d’accueil?
-Pourquoi tu veux savoir ça? demandais-je.
-Parce que c’est là que Flavien habite.
-Ben, une famille d’accueil, tu vas là quand tes parents peuvent plus s’occuper de toi. Il y a d’autres gens qui s’occupent de toi comme des parents.
-Comme une deuxième maman pis un deuxième papa?
-C’est à peu près ça.
-Ah.

Une question me tracassait.
-Flavien t’as tu dit c’est sa combientième famille?
-Oui. Il a dit que c’est sa cinquième.
-Sais-tu il a quel âge?
-Oui. Il a quatre ans.
Cinq familles d’accueil pour un petit gars de quatre ans? Pauvre tit pet. Pis moi qui trouvait que j’était malchanceuse la fois ou ma mère m’avait envoyé chez ma tante pour une semaine…

L’heure du souper arriva. Tout comme Julien, Bob mangea comme un cochon.
-Aimes-tu ça, l’école, demanda Julien.
-Beaucoup! Presque autant que vous!
Je regardais Julien. Comme moi, il avait souris à cette remarque.
-As-tu appris des choses aujourd’hui?
-Oui. J’ai appris que le bout le plus le fun de l’école, c’est quand la cloche sonne à trois heures et demi.
-Il apprend vite, remarquais-je.
Julien rit.
-Tout comme toi!

Fin du PVD

Entendrait-elle un jour la voix de son fils? Seul le temps le dirait. Camille Béliveau, femme de la maison de la douzième et dernière famille d’accueil de Flavien, semblait penser la même chose.


Dernière édition par le Mar 30 Aoû à 15:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Mar 30 Aoû à 15:13

Chapitre 1, Les mamans, partie 2

PVD/flash-back Camille

J’arrivais devant l’orphelinat. Comme mon conjoint travaillait, j’avais dû y aller seule. Dommage qu’il n’est pas pu se libérer. Quoique… Il est camionneur et était partit vers les États-Unis samedi dernier et j’avais eu la nouvelle qu’on pourrait adopter mardi. Je l’avais appelé sur son cellulaire, bien sûr, pour lui dire la bonne chose.

J’ai pénétré dans le bâtiment à l’ancienne et j’attendis sur le seuil de la porte. Le directeur arriva, suivit d’un petit garçon à l’air timide.
-Bonjour madame Béliveau.
-Bonjour monsieur Latreille.*//*
-Je vous présente Flavien Bouchard.
Il se tourna ensuite vers le petit garçon.
-Flavien, elle c’est madame Béliveau, et elle s’occupera de toi.

Flavien me fit un sourire timide. Je me penchais vers lui.
-Appel-moi Camille, OK?
-OK?

Une heure plus tard, nous étions partis. Dans le rétroviseur de la voiture, je regardais Flavien.
-Tu parles pas beaucoup, toi, hein?
-Dans mon ancienne famille d’accueil, c’était quand même trop.
Je fis un sourire.
-Avec moi, là, tu vas pouvoir dire ce que tu veux, quand tu le veux.
Il me rendit mon sourire.

J’arrêtais la voiture devant un dépanneur.
-Viens. Tu peux demander ce que tu veux, en autant que j’aie assez d’argent sur moi pour le payer.
-Merci madame, dit-il poliment.
-Camille, le repris-je.
-Merci Camille.

Il faut dire qu’il n’était pas très exigent. Il me demanda simplement un sac de chips. Pauvre petit. Au nombre de famille d’accueil qu’il avait eu. D’après ce qu’avait dit le directeur de l’orphelinat, c’était sa douzième. Il avait pourtant seulement dix ans!

Arrivés à la maison, je lui montrait sa chambre.
-Je sais que C’est pas super grand mais…
-Ben voyons donc! C’est super cool!
Bon. Au moins, il aimait sa nouvelle maison.

Fin du PVD

Elle revoyait encore le petit Flavien. Puis, le Flavien quelques jours avant le début de la mission. Audrey Desjardins semblait penser à quelque chose du genre.

PVD/flash-back Audrey

J’étais assez contente. Vous pouvez pas savoir comment j’étais contente. Cela faisait un mois que Falbo était au camps d’aérospatiale. Il sortait aujourd’hui et il avait promis de venir me voir, moi, sa vieille mère. Je poussais un soupir. Que son enfant rentre dans les forces aérospatiales canadiennes en tant que mercenaire, ça donne un coup de vieux.

J’entendis cogner à la porte. Je me hâtais de répondre. Devinez qui était là? Eh oui! Falbo! Je le serrais dans mes bras.
-M’man! Je pensais que tu serais contente de me voir. Pas que t’essaierait de m’étouffer! Tu moi pas! Je tiens trop à la vie!

Je l’ai lâché. Je l’avais peut-être serré un petit peu fort. Mais il exagérait un peu! Il retenait de son père pour ça.
-Rentre, fis-je.
Il entra et partit s’asseoir dans le salon.

-J’ai l’impression que ça fait des années que je t’ai pas vu.
-Exagère pas.
Bon. J’avais peut-être un petit peu mentit quand j’ai dit qu’il exagérait comme son père. J’ai comme tout d’un coup l’impression qu’il retiendrait plus de moi… Enfin, bon. C’est pas vraiment important.

Je me suis assise à côté de lui.
-Comment ça été, demandais-je.
-Bof. Je vais voir Cristal un peu plus souvent.
Cristal était sa blonde. Elle travaillait dans une station service sur la lune.
-Comment ça?
-Le Romano-Fafard va tinquer là un bon bout de temps.
-Quoi le rapport?
-Bof. Le mercenaire pis le médecin, c’était la fédération, et non le capitaine qui les choisissait.
-Et?
-Ben… J’ai été sélectionner! Je suis le mercenaire dans la plus grande mission de tous les temps! J’embarque dans le Romano-Fafard samedi prochain!
-Félicitation! Pis as-tu hâte de commencer la mission?
-La mmmission, tu veux dire.
En prononçant le mot « mmmission », il regarda le plafond. Je regardais dans la même direction que lui.
-Quessé tu tchèques?
-Rien. J’imite le capitaine. Il fait toujours ça.
-Au moins, avec un capitaine de-même, t’es sûr de pas t’ennuyer!

Fin du PVD

Penser à son fils faisait un peu mal à Audrey. Isabelle Romario semblait penser la même chose.

PVD/flash back Isabelle

Mirabella était dans les buts. Si elle arrêtait le tir de pénalité de l’équipe adverse, les Tigres, son équipe à elle, gagnait le tournois de soccer provincial. Assise sur un banc, je croisait les doigts pour elle.

Le marqueur adverse s’avança. Mirabella se mit au milieu du but. Elle regarda dans ma direction et leva le pouce avec un grand sourire. Le tir, et… Eh oui! Mirabella avait arrêté le ballon! J’étais vraiment contente pour elle.

Dès qu’elle le put (autrement dit, dès que les accolades des membres de l’équipe furent terminés) elle vint me voir.
-J’ai réussi.
-Bravo! fis-je en la serrant dans mes bras.
-Ben, dix ans de soccer, ça paraît un moment donné! Depuis que j’ai cinq ans que j’arrête des ballons.
-Ouen, pis. Moi, ça fait ben depuis que je suis née que j’écoute de la musique à la radio pis je suis pas meilleure.
Elle me regarda croche.
-Ben quoi?
-Ben trop vrai, ça, fit Mirabella.
Elle sourit.

-Mirabella!
Nous avons levé la tête. Son coach l’appelait.
-Vient-en. Ils prennent une photo de l’équipe.
-Ça me fait penser que j’ai oublié mon kodak, remarquais-je.
Le sourire de Mirabella grandit.
-Il faut que j’y aille. À t’a l’heure m’man!
-À t’a l’heure Mira.
Et elle partit, la tête haute.

Deux heures plus tard, nous étions à la maison.
-J’ai faim, fit Mirabella.
-Quessé tu veux manger? demandais-je.
-Heu…
-Heille. J’ai une idée. On attend que ton père aille fini de travailler pis on se call une grosse pizza extra peperonni.
-Yes sir!
Je la regardait croche.
-Heu… Je dirais pas non.
-Parfait.

Je me dirigeais vers la cuisine et appelait son père -qui est aussi mon mari- Guillaume.
-Soupe pas avant d’arriver. On mange de la piz’.
-En quel honneur, demanda-t-il.
-Mira va se faire un plaisir de te le dire elle même.
-Bon, ben. À tantôt. La, il faut que je te laisse, on est débordé.
-Bey.
-Bey.
Je raccrochais. Guillaume était souvent débordé. Normal, vu qu’il était cuisinier dans un restaurent achalandé.

Je partis rejoindre Mirabella dans le salon.
-Tout est réglé.
-Merci m’man!

Fin du PVD

Chacune des mères présente avait quelque chose de positif à raconter sur sa progéniture. Eh oui, même Sonia. C’est juste qu’elle n’avait jamais cherché quoi.
-Pensez-vous qu’on va les revoirs, demanda Audrey.
-Ben oui, assura Marie-Anne. On va les retrouver.
-Si ils sont encore vivants, rappela Sonia.
-J’te dit que t’a le dont de désespérer les gens, toi, souffla Bob.
-Arrêtez donc de vous engueuler, fit Camille.
-Ouen, soutint Mélanie. Par respect pour les enfants.
-Pourvu que nos hommes réussissent ce qu’on attend d’eux, fit Isabelle.
-Mmm, approuvèrent les autres.



*N’essayez pas ça à la maison. Wink C’est une idée qui me vient du film de Karmina 2.
**Il était pas si inutile que ça le premier chapitre de 12 ans, hein?
***Bob a déjà dit que sa mère s’appel Bob. Et comme Marcelin est son deuxième nom de famille, il est logique que ce soit le nom de sa mère.
*/*Flavien à rencontré Bob quand il avait 4 ans. Il a 23 ans dans la saison quatre, et dans la genèse, qui est chronologiquement avant la saison un, il a donc 19 ans et il dit qu’il connaît Bob depuis 15 ans. C’est possible qu’ils se soient rencontré à l’école.
*//* Un tit coucou à Réal Béland et à son célèbre personnage
Note : Les parents de l’équipage ont des noms d’ados? Shocked Ben oui. Il sont nés entre la fin des années 80 et le début des années 90.
Note 2: Mon chapitre n'est pas fait pour être en deux partis. Il était juste trop long pour que je puisse le publier en entier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Mer 31 Aoû à 17:06

Chapitre 2, Entre gars

Un PT-Cruiser bleu parcourrait les rues de Mont-Réal. À l’intérieur, sept hommes déterminés et… perdus.
-Moi, je vous dit qu’on aurait dû tourner à gauche à la troisième lumière après Sherbrooke, déclara Keven Gotta, le père de Falbo Gotta.
-Hein non. C’est après la station de métro sur Berry qu’on aurait dû tourner. Ça fait une demie-heure que je le dis, rouspéta Francis Beaudry-Dubuc, dernier père adoptif de Flavien Bouchard.
-Vous y êtes pas pantoute, fit Julien Dieudonné, le « daddy » de Bob Dieudonné-Marcelin. Il fallait prendre la direction de la place Dupuis.
-Ben voyons donc! C’est sur Ste-Cathrine qu’il fallait aller! rétorqua Alexandre Patenaude, « pap » du célèbre Charles Patenaude.

Guillaume Romario, père de Mirabella Romario, arrêta la voiture dans le parking d’un PFK.*
-On va ou! Je suis tout fourré! Je sais pus ou aller. On devrait peut-être s’informer, dit-il.
-Pas question. On va trouver notre chemin tout seul, déclara Mathieu Leclerc, père de Valence Leclerc. On a rienque à sortir une carte routière pis chercher la rue dessus.
Jerry Spitfire, père de Brad Spitfire, fit un grand sourire.
-Pas besoin, assura-t-il. Moi, je connais le chemin par cœur.
-Pourquoi tu l’as pas dit plutôt, Jerry, demanda Francis.
-Jerry? répéta Keven. Messemblait que c’était Rich son nom.
-Non. Le monde s’est mit à me surnommer Rich parce que j’ai fait fortune avec ma compagnie, fit Jerry.
-Je répète ma question, fit Francis, agacé qu’on ne lui réponde pas. Pourquoi tu nous l’as pas dit plus de bonne heure que tu connaissais le chemin.
-C’était ben plus le fun de vous laisser chercher votre chemin!
-Pendant ce temps là, c’est mon gaz que je gaspille, remarqua Guillaume. Pis je sais pas si vous êtes au courrant, mais le gaz est rendu à cinq et soixante-douze point trois.
-Heille! Ça va faire les enfantillages! C’est quoi le chemin?! fit Alexandre.
-On descend trois rue par là pis on tourne. Après ça, on se rend à la lumière pis on va à droite. On continu tout droit pis on arrive droit devant le building de la fédération, répondit Jerry.
-Bon ben, on y va, fit Guillaume.

Nous sommes en 2042. La situation sur la planète découverte par le capitaine Patenaude et son équipage, Tous, est plus que catastrophique. Le compte de banque des parents de l’équipage, inquiet, à été complètement détruit par le coup des recherches, le paiement des déménagements et le poush-poush en cacane. (Hein oui. Les mamans en mettent encore dans le stock d’édu de leurs enfants disparus. Ça ce peux-tu!) Résultats : les parents se meurent sous l’inquiétude. Il faut donc trouver un vaisseau spatial pour y voyager quatorze tatas. Les parents se tournent alors vers la fédération planétaire de la première puissance mondiale : le Ca-Nada. Ces la persévérance de ces parents qui permit l’envol, le 28 octobre 2042, de cette demande à l’aide à la fédération, pour retrouver les enfants qui sont disparus, là, ou la main de l’homme, n’a jamais mit le pied.

Ces sept pères se rendait au bureau de la fédération planétaire canadienne pour une raison fort simple : leurs enfants avaient disparus depuis bientôt quatre ans. Sept jeunes gens qui étaient partis trouver une nouvelle planète pour y déménager six milliards de tatas. Et ils on réussis, mais, quand les terriens étaient arrivés, il n’y avait plus aucune trace du Romano-Fafard, ni des héros à l’intérieur. Leurs parents avaient donc tous emménagés à Laval, dans l’espoir que leurs efforts réunis dans les recherches les aideraient. Mais ils avaient échoués.

En désespoir de cause, tout le monde avait convenu de demander au président de la fédération le droit de louer un vaisseau spatial pour tenter de chercher dans l’espace. Personne n’avait encore envoyé qui que ce soit à la recherche du Romano-Fafard. Il fallait que ça change.

Sur Tous, les noms des grandes villes et des pays étaient identiques à ceux sur Terre, sauf pour l’orthographe. Ainsi, le Canada était devenu le Ca-Nada, Montréal, Mont-Réal, la Chine, Lachine et Lachine, la Chine (Ben oui, le pays et la ville on switcher d’orthographe). Il y avait aussi Londres qui était devenu Longdre et la Russie, la Russe Ie.

Quand à New-York, Washington et les États-Unis, c’était devenu Nouille-York, Ouache-Igton et les États-Zu-Nids.

Il y avait eu assez de place sur la planète pour créer, sur les plus belles terres, sept nouveaux pays, respectivement Cépé, Béesse, Véelle, Bédéaime, Èfebay, Aime-Èrre et Èfegé.**

Guillaume avait suivit à la lettre les instruction qu’on lui avait données. Ils étaient maintenant devant un immense gratte-ciel d’environ deux cents étages.
-C’est big! s’exclama Mathieu.
-Plus big tu meurs, appuya Julien.

Les sept hommes entrèrent dans l’édifice. Voyant qu’ils regardaient autours d’eux et qu’ils n’avaient pas l’air de savoir ou aller, la réceptionniste à l’entrée vint les voir.
-Bienvenus au bureau de la fédération planétaire ca-nadienne. Cherchez-vous quelque chose?
-Heu, oui. Nous cherchons le président de la fédération, répondit Alexandre.
-Ce n’est pas n’importe qui qui peut avoir accès au président. À moins d’avoir de très bons arguments.
-Dites qu’on est les pères des membres d’équipage du Romano-Fafard, fit Keven.
-J’ai dit un bon argument, pas une bonne excuse, reprit la réceptionniste.
-Ben, quessé qu’on est sensés donner comme argument? demanda Julien.
-Si vous trouvez pas, c’est que vous en avez pas.
Elle fit mine de partir, mais Mathieu la retint.
-Minute, vous! On va vous en trouver, des arguments, assura-t-il, avant de se tourner vers ses compagnons et de demander : Y’as-tu quelqu’un qui a une idée?
Jerry sourit et s’avança. Il s’adressa ensuite à la réceptionniste.
-Avez-vous déjà rêvé de voyager?
-Ben oui. Comme tout le monde.
-Cinq cents milles, en auriez vous assez?
Il sortit un chéquier d’une poche dans son blouson.

Dix minutes plus tard, les sept hommes et la femme se dirigeaient vers le bureau du président de la fédération. Julien se tourna vers Francis.
-Comment y’a fait pour penser à un affaire pareil? demanda-t-il.
-Comment tu penses que son père faisait pour qu’il aie des beaux bulletins? répondit Francis. ***
Julien afficha une expression d’incrédulité.

Après une interminable marche, ils arrivèrent enfin à destination. La réceptionniste, rayonnante, cogna à une porte sur laquelle on pouvait lire : Richard Vigneault, président.
-Entrez, fit une voix à l’intérieur.
La réceptionniste ouvrit la porte et invita les pères à pénétrer dans la pièce qui s’avéra être un bureau dans le même style que les hauts placés politiques. Elle partit ensuite.
-Beau bureau, fit Julien en regardant autour de lui.
-Bien le merci, répondit l’homme assis derrière un ordinateur, au fond de la pièce.
-C‘est vous, le président de la fédération? demanda Keven.
-Ouaip.

Il s’avança vers Alexandre.
-Richard Vigneault, enchanté, dit-il en tendant la main.
Alexandre la serra.
-Moi, je suis Alexandre Patenaude, dit le père du capitaine… à la manière du capitaine. Je suis le père de Charles Patenaude. Nous sommes venus vous demander si vous pouviez nous prêter un vaisseau pour que nous puissions chercher, et, peut-être même, retrouver nos enfants.
-Séchez, répondit monsieur Vigneault en riant.
-Heille, explosa Keven. Avez-vous déjà perdu un enfant, vous? Moi, je suis certain que s’il sont partis, c’est parce qu’il y a trop de sans cœur comme vous sur Terre, pis qu’ils voulaient pas voir Tous se détruire. Ils voulaient pas voir quatre ans de recherche se détruire sous leur yeux!
-Ouen, soutint Guillaume. Nos fils pis nos filles sont peut-être en danger de mort! On a aucune preuve que votre version officielle est réelle, pis que le Romano à été détruit, l’équipage avec lui. On a aucune preuve que nos enfants sont décédés pis en tant que parents, on va tout faire pour les retrouver!
-Ouen, pis c’est pas vous qui va nous en empêcher, fit Francis. Il faut vraiment être cheap. On vous demande même pas de mains-d’œuvre, on est prêt à y aller nous mêmes dans l’espace. Tsé, vous… vous êtes vraiment poche.
-Je peux peut-être vous fournir un vaisseau, mais il va falloir l’acheter, fit monsieur Vigneault.
-Combien, demanda Mathieu.
-Cinq millions.
-Oh boy! Attendez, on va sortir pour délibérer.

Les sept hommes sortirent du bureau et fermèrent la porte derrière eux.
-On fait comment pour trouver cinq millions? fit Alexandre. Il faut trouver une solution, sinon, on aura jamais de vaisseau.
-Comment on fait pour ramasser autant de fonds? demanda Mathieu. On lave des chars? On vends des palettes de chocolats? On appel J.E. pis on se plein de la fédération?
-Il faut trouver une solution. On a rienque à dire tout ce qui nous passe par la tête pis on va finir par dire quelque chose d’intelligent, proposa Guillaume.
-Bonne idée, approuva Francis. Heu… On fait une grande marche dans Mont-Réal.
-On vend nos vieux chandails des Nordiques de Québec, ajouta Keven.
-T’a encore un chandail des Nordiques, toi? s’étonna Julien.
-C’est pas notre sujet de discussion, observa Alexandre.
-Ouen. Grouillez-vous à avoir une brillante idée, les gars, pressa Guillaume.

À la suite de cette phrase, des idées toutes plus farfelues les unes que les autres surgirent de tout les sens.
-On engage Marie-Hélène pis on lui demande de faire un spectacle et on garde cinquante% des profits.
-On vend des pogos.
-On vend des pets en conserve.
-On fait un show de ballet jazz.
-On vend des gratteux pis on met comme prix une cabane à moineaux.
-On kidnappe… heu... Harry Potter pis on demande cinq millions comme rançon.
-Je vais chanter des chansons aux fenêtres d’un millionnaire. De la manière que je chante, il va nous donner des fonds juste pour pus m’entendre.
-On vend Spitfire Corporation.
-Es-tu fou, toi, intervint Jerry. Non, ce qu’il faudrait, c’est que quelqu’un d’entre nous connaisse quelqu’un qui a ben du cash pis qui pourrait nous donner des fonds.
Les têtes se tournèrent vers lui.
-On connaît déjà ce quelqu’un là, je pense, fit Mathieu. Crache le cash, p’tit casque!



*Poulet Frit Kentucky, pour ceux qui l’ignore.
**La pognez-vous? C.P, B.S., V.L, B.D.M., F.B., M.R et F.G. Ce sont les initiales de l’équipage durant la première saison! Charles Patenaude, Brad Spitfire, Valence Leclerc, Bob Dieudonné-Marcelin, Flavien Bouchard, Mirabella Romario et Falbo Gotta.
***Dans 12 ans, on a appris que Flavien, Bob et Brad venaient du même village. Il est donc possibles que leurs pères (adoptifs dans le cas de Flavien) soient aussi originaire de là et qu’ils aient été à la même école.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Lun 5 Sep à 12:31

Chapitre 3, À bord du Romano

Sommeil. Tout le monde dort à bord du Romano-Fafard. Bob, lui, a cependant du mal à ne pas se réveiller.

Une voix forte, dans sa tête.
-Dans la série les rêves de Bob, le rêve numéro 358 intitulé : La marche infernale.
Rien n’était très clair. Bob marchait sur un chemin, au beau milieu d’une forêt. Une forêt tropicale d’on la majorité des plantes lui était inconnues.

Il vit alors un groupe de petits animaux. Pas plus gros que des poules, on aurait dit des dinosaures miniatures qui courraient sur leurs pattes arrières. Il tourna la tête et vit un des gars dans le parc Jurassique, le professeur Grant. Il s’exprimait avec la voix de Brad.
-Compsognatus*. C’est le Crétacé. Tout laisse penser qu’on verra un Rex. Bob, avertit le capitaine. Sinon, on verra vraiment des Rex. Pas le Trias. Pas le Jurassique. Craint le Crétacé!**

Puis, il disparut en laissant place à un autre personnage du même film, Ellie Seatler, qui parlait avec la voix de Pétrolia.
-On oublie Jurassique. Pense à Crétacé, Bob. BOB!!! Pense à nous. Il faut pas y aller. Pense à Crétacé. Plus dangereux, Bob. Plus dangereux. On risque de voir un Rex. On va servir de pogos à des Rex, Bob. Dit non au capitaine pour le Crétacé!!!

Et elle disparut. Tout comme l’autre avant elle, elle semblait terrorisée par les « Rex ». Ils voulaient l’avertir. Mais il ne comprenait rien à ce qu’ils disaient.

Bob reprit sa marche. Il croisa…
-Jaqueline?!?
Elle poussa un petit cri et se métamorphosa sous ses yeux. Ses airs de montres avaient disparus pour laisser place à une fillette d’environ quatre ans.
-Bonjour, mononque Bob. Maman Brad est avec nous. Pis mononque Flavien. Pis mon parrain.*** Pis aussi mononque Serge. Pis en plus, y’a une fille avec nous. Une ados. Dis ça à votre experte. Dis le à Pétrolia. OK mononque Bob?
-Heu, OK, répondit Bob.
Et la fillette se volatilisa.

Bob, surpris de cette étrange apparition, continua son chemin. Il ne savait pas ce qui l’attendait. Il faisait ce rêve pour la première fois.

Il marcha à peu près cinq minutes. Il entra dans une clairière. Il y régnait une forte odeur de décomposition et de sang séché qui lui leva le cœur. Un peu partout, des cadavres d’immenses animaux mutilés. Certaines parties de certaines carcasses étaient à quelques mètres de leurs propriétaires légitimes. D’autres avaient complètements disparues. Des plaies béantes laissaient voir l’intérieur des cadavres. Aucun doute possible. Ces animaux avaient été tué par de puissants prédateurs.

Au milieu des corps, il y avait un modèle réduit de vaisseau spatial, semblable au Romano-Fafard, mais pas identique. Ce drôle de détail dans un paysage si morbide attira l’attention de Bob.

Il s’approcha de l’objet. Quand il s’avança, le vaisseau semblait se transformer en une boîte, qui s’ouvrit dès que Bob fut assez près pour en voir le contenu. Des cartes. Il s’agenouilla à côté de la boîte et prit les cartes. C’était des cartes d’assurance maladie. Il y en avait quatorze en tout.
-Quessé que des « cartes-soleils » peuvent faire ici?
Il remarqua cependant à nouveau un détail étrange. Cinq cartes étaient rouge et neuf étaient vertes.

Il lu les noms écrits dessus les cartes vertes. Audrey Desjardins, Mélanie Leclerc, Marie-Anne Patenaude, Camille Béliveau, Sonia Lemay-Aucoeur, Isabelle Romario, Bob Marcelin... Bob Marcelin? Qu’est-ce que la carte de sa mère faisait là? Comme pour avec madame Béliveau, il continua sa lecture. Guillaume Romario, Julien Dieudonné… Tient, la carte de son père.

Il prit ensuite les cartes rouges. Bizarrement, elles étaient toutes signées. Comme si leurs propriétaires s’attendaient à mourir.

Il lu les noms. Alexandre Patenaude, Mathieu Leclerc, Francis Beaudry-Dubuc, Keven Gotta.

Quand Bob toucha la dernière carte, il la lâcha précipitamment. Elle était recouverte d’un liquide rougeâtre. « Du sang », pensa Bob. Elle était pleines de trous et de longs sillons en forme de faux, comme une griffe. Le nom sur le devant de la carte était illisible. Il la retourna donc pour voir la signature à l’endos. Il parvint à déchiffrer une partit du nom malgré le grand trou en plein milieu. Jer…ire.

En dessous du nom, en grosses lettre, il y avait une inscription. « DCD, DEINY, SLA, BS ». Qu’est-ce que cela signifiait? Est-ce que ça voulait dire quelque chose, au moins? Il ne savait pas.

Il entendit la voix de Flavien.
-Bob! Réveilles-toi!
-Hein?
Bob se réveilla en sursaut. Flavien était penché au-dessus de lui et le regardait avec inquiétude, tout en le secouant.
-T’as tu fait un cauchemar? T’arrêtait pas de bouger dans ton sommeil.
-Heu, ben, c’était pas vraiment un cauchemar, répondit Bob. C’était plus un rêve bizarre.
-Ah. Ben vient-en. Sinon, on va être en retard pour déjeuner, le presse Flavien.
-J’arrive!

Tout était redevenu comme avant sur le Romano-Fafard. Enfin, presque. Catherine, Évelyne et Amanda avaient laissé de côté leurs vêtements de citadins pour un uniforme. Bob mangeait moins de pogos qu’avant. Il avait même réussis à perdre quelques livres. Pétrolia était plus sûre d’elle que jamais dans ses inventions. Serge était impeccablement réparé et avait gardé son look de Serge-1, ne s’étant pas fait mordre par Évelyne. Il avait cependant été amélioré et avait récupéré ses 1001 fonctions, bien qu’il puisse redevenir Serge par lui-même et qu’il n’avait plus de zapette. Le capitaine prenait des photos de toutes les planètes qu’il visitait et les plaçaient dans un album souvenir. Il avait une collection de plus de cinq cents photos. Brad était redevenu le punching bag du vaisseau. Cependant, il était maintenant aussi fiable que les autres pour les missions dangereuses, bien qu’on ne puisse pas compter sur lui pour faire le ménage. Il avait maintenant une peur bleue des thérapies. Valence, n’ayant plus de patient régulier, cherchait désespérément des problèmes à soigner. Mais elle s’était promis de ne plus jamais utiliser la méthode des dix jours! Flavien, lui, avait gagné beaucoup d’estime de soit. Il considérait le capitaine comme un père plus que jamais et s’appliquait avec Bob à jouer le plus de tours aux autres possible. Voilà, c’est à peu près ça.

Dans la salle de commandement étaient réunis Amanda, Serge, Flavien, Bob, Brad, Catherine et le capitaine qui jouaient à un jeu qui consistait à donner l’information la plus inutile possible.*/*
-Il n’y a que les maringouins femelles qui boivent du sang, commença Flavien.
-J’ai mieux, fit Catherine. Il paraît que les souliers de bowlings sont laids pour que personnes veuille les voler.
-C’est réussi, admit le capitaine. Mais saviez-vous que les deux principales saveurs de gomme balloune étaient initialement vanille et thé des bois?
-J’ai encore plus inutile, assura Bob. C’est pas un pogo si c’est pas écrit sur le bâton.
-Pour être une information inutile, c’est inutile, déclara Amanda. Mais saviez-vous que plus une poule est vieille, plus ses œufs sont gros?
-Moi, j’ai mieux, fit Serge. Les lobes d’oreilles servent uniquement à se mettre des boucles d’oreilles.
-Moi aussi, j’ai quelque chose d’inutile à dire, scanda Brad. Saviez-vous que dans la salle 11 du cinéma Guzzo Méga-Plex Jacques-Cartier 14, à Longueuil, il y a sept rangées de trois sièges, une rangée de dix sièges et onze rangées de seize sièges, soit un total de 207 sièges?
Tout le monde le regarda croche.
-Je l’ai aient comptés.
-Ah, répondirent les autres.

Le jeu continua. Il fut interrompu lorsque rentra le rapport de la sonde numéro trois. Le capitaine se leva aller chercher la feuille qu’il tendit à Brad. Ce dernier la lu.
-Tout semble parfait. Faudrait juste la visiter, dit-il finalement après un long silence.
-Quel est le nom de cette planète, déjà, demanda le capitaine.
-Crétacia.
-Crétacia, répéta Bob.

Il repensa à son rêve. Crétacé, Crétacia. Oh, non!
-Capitaine, il faut pas aller sur cette planète là, déclara-t-il. C’est trop dangereux.
-Pourquoi donc, Bob, demanda le capitaine.
-Parce que. J’ai fait un rêve.
-Vous l’avez fait trois fois, Bob?
-Non. Une fois. Mais il était en couleur. C’est un avertissement. *//* Cette planète là est dangereuse.
Le capitaine se tourna vers Brad.
-Y a-t-il de l’eau sur cette planète?
-Oui capitaine.
-Très bien. Nous allons remplir nos réserves et repartir. Est-ce que cela vous convient, Bob?
-Oui capitaine.
-Parfait. Flavien, Serge, Brad, et moi, nous allons sur Crétacia.
-Pis moi, fit Bob.
-Vous resterez ici avec les filles. J’ai promis à Évelyne que je l’emmènerais avec nous sur la prochaine planète à visiter.
-C’est pas un peu dangereux, demanda Flavien.
-Une promesse est une promesse. Je dois la respecter. À moins qu’Amanda ne s’y oppose.
-Ben… Si ça vous dérange pas, moi, je la pense assez responsable pour vous suivre, dit la mère de la jeune fille.

Bob avait un mauvais pressentiment. Quelque chose de grave allait arriver.



*Un des plus petits dinosaures connus. Il avait la taille d’un poulet.
**Les trois époques de l’aire secondaire.
***Souvenez-vous que c’est le capitaine que Brad a nommé parrain.
*/*Tout ce qui est écrit là est vrai. Oui, oui. Même pour le cinéma. Moi aussi, j’ai compté les sièges. (Suffit d’être pas pire en multiplication!)
*//*Une autre preuve que le chapitre un de 12 ans était pas inutile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Mer 7 Sep à 16:44

Chapitre 4, Crétacia

Le capitaine enfilait son scaphandre quand Valence arriva et lui tendit une gourde d’eau.
-Fais attention à toi, Charles.
-Inquiètes-toi pas, Valence, répondit-il. Quessé tu veux qui arrives? Que le vaisseau s’écrase pis que vous nous perdiez dans une jungle pleine d’animaux sauvages?
-Niaises pas, gros niaiseux.
-Faut ben que je niaise si je suis niaiseux, han?
Voyant que Valence n’avait pas le cœur à rire, il la serra dans ses bras et sortit un livre de ses poches intitulé « Rassurer pour les capitaines qui ont terminés une mission consistant à trouver une planète pour y déménager 6 milliards de tatas »* qu’il lu dans le dos de sa blonde. Il serra ensuite le livre dans ses poches.
-Le… Le pire qu’il puisse arriver est que mon chat sa fasse faucher par une voiture, dit-il.
Valence se défit de son étreinte et le dévisagea.
-Oui. Enfin, bon, fit le capitaine, gêné. Ce que je veux dire, c’est qui a pas de danger.
-Mais le rêve de Bob…
-Il a pas fait son rêve trois fois. On est correct. On a vu des planètes dangereuses, mais là, c’est pas le cas, Valence. Et comme le disait le grand Jules César : À chaque jour suffit sa peine d’emprisonnement.

Valence le dévisagea de nouveau. Elle se fiait à Bob à cent pour cent. Quelque chose ne tournerait pas rond. Elle fit part de son inquiétude à Charles en déformant un proverbe, elle aussi. Mais au lieu de le rendre drôle, elle le transforma de proverbe optimiste à proverbe pessimiste.
-Le grand Jules César, il disait autre chose, aussi. Il disait : Après la pluie, tu te rends compte que les fenêtres du char sont ouvertes.
-Heille! Tu me vole mon genre! protesta Charles en souriant.
-Ah. C’est la vie, fit Valence.
Et ils s’embrassèrent.

*Plus tard *
-Tout est près pour l’exploration de la planète Crétacia, capitaine, annonça Flavien.
-Bien. Allez me chercher Brad, Serge et Évelyne, on s’en va là bas.

Flavien obéit. Pendant ce temps, le capitaine ouvrit son journal de bord et commença à écrire.
-Aujourd’hui, on visite une planète qui, selon les sondes, serait magnifique. Cependant, Bob à fait un rêve qui l’inquiète beaucoup. Son inquiétude à semé des doutes dans l’esprit de Valence. Elle aussi, elle s’inquiète. Mais bon… Il ne devrait pas rien arriver, non?

Flavien revint dans la salle de commandement.
-Tout le monde est là, capitaine.
-Merci Flavien.

**********
Non sans protestations, Jerry avait finalement accepté de payer le vaisseau. Cela faisait maintenant à peu près une semaine que les quatorze parents étaient dans l’espace.

Audrey, assise sur son lit, feuilletait un petit album photo qu’elle gardait toujours sur elle. Ses souvenirs les plus précieux étaient à l’intérieur. C’était son porte-bonheur. Elle leva la tête quand elle entendit la porte du dortoir s’ouvrir. Sonia était entrée dans le dortoir.
-Salut.
-Salut, fit la nouvelle venue. Quessé tu tchèques?
-Des photos.
-Je peux voir?
-Ben oui.

Sonia s’assis à côté d’Audrey.
-C’est qui le petit gars là?
-Falbo, répondit Audrey. C’est mon fils unique. Là dessus, y’a cinq ans. Il vient de perdre sa première dent.
-Ah. C’est pour ça qui a l’air du roché Percé!**

Audrey ne fit aucun commentaire. Elle se contenta de demander :
-Pis toi, t’en as-tu des photos de ton gars?
-Ben… J’en ai une de quand il est né. C’était la première fois que je l’avais dans mes bras.
-On! C’est donc ben cute!
-Ouen, approuva Sonia. C’est pas mal la seule photo de lui que j’ai de cute.
-Comment ça, demanda Audrey.
-Ben… Sur les autres, c’est photos d’école.
-Voyons donc! C’est cute, des photos d’école, fit Audrey.
-Ça le serait si y’aurais pas le nez cassé, des yeux au beurre noir, enfin, bref. Toutes les patentes qu’il y a quand on se fait planter tous les soirs après l’école, répondit Sonia.
-Tous les soirs!!! Mais c’est inacceptable! T’as dû te retrouver te plaindre souvent à la direction de l’école.
-Ben non. Brad, c’est un Spitfire. Pis les Spitfire, ça fait cent-cinquante générations qu’ils se font planter.
-Pauv’ tit pit.

**********
*Après le « Plus tard » de tout à l’heure *

Les quatre hommes et l’adolescente étaient sur la planète Crétacia à la recherche du point d’eau décrit par la sonde.
-Chu tannée. Il fait chaud. J’en ai plein le dos,*** se plaignit Évelyne.
-Une chance que t’as chantes pas, fit Flavien. Je t’ai déjà entendu chanter toi, pis…
-Quoi le rapport?
-C’est juste qu’il y a une vieille toune sur Terre avec ces paroles là dedans.
-Vous avez finit de parler pour ne rien dire, demanda le capitaine.
-Non. On fait juste commencer, répondit Évelyne.
-Au secours, murmura Brad.
-Vous vous êtes en danger, Brad? demanda Serge.
-Ben non. C’est une expression, maudite canisse imbécile!
-M’a vous en faire, moi, une canisse imbécile!
-Heille! Ça va faire!
Tout le monde se tut suite à ce cri du capitaine.

La troupe marcha encore un peu. Au bout d’un moment, le capitaine, à la tête du groupe, trébucha sur une bosse dans le sol.
-Ayoye!
Il se releva et regarda ce qui l’avait fait tomber. Un long os blanc portant des traces de morsures était incrusté dans le sol. Brad se pencha pour l’examiner.
-On dirait un fémur d’Iguanodon. */*
-Un quoi???

Brad, découragé qu’aucun de ses collègues ne connaisse cet animal, répondit à la question.
-Ordre des Ornothopodes, famille des Iquanodontidés.
-???
-C’est un dinosaure à bec de canard! Un Hadrosaure!
-Pis c’est tu dangereux, ça? demanda le capitaine.
-Non. C’est comme une grosse vache préhistorique, mais en moins cave.

Brad se pencha et creusa à côté de l’os. Il trouva uniquement un genre de pic. Ça ressemblait un peu à une corne, mais sans rien pour la soutenir.
-C’est jeune, fit-il.
-De quessé? demanda Serge.
-C’est pas fossilisé. C’est pas normal. On dirait presque que l’animal à été tué il y a environ… un mois.
-Comment vous savez ça, demanda Flavien.
-Ben, j’avais un oncle qui était paléontologue*//*, pis c’était le seul membre de ma famille qui m’appréciait et dont j’aimais la compagnie. Il m’emmenait souvent en expédition avec lui. Même quand mon père m’a inscrit à l’académie spatiale, il m’emmenait passer une dizaine de jours au milieu de nul part avec son équipe. Il m’a promis que quand la mission serait finie, il m’engagerait à temps plein.
-C’est votre oncle qui vous a donné le goût de la paléontologie je suppose, fit Serge.
-Tout à fait, répondit le scientifique.

-Heu, s’cusez-moi, fit Évelyne d’une petite voix haut perchée, mais on devrait pas se grouiller à prendre notre eau pis partir au plus vite?
-Vous avez raison, Évelyne, fit le capitaine. Moins longtemps on sera ici, mieux ça sera. On y v… Ça va, Flavien?

Flavien fixait un arbre. Ou, plus précisément, la cime d’un arbre. Ou plus précisément encore, une tête de la grosseur de celle d’un cheval qui mâchait des feuilles à la cime de l’arbre.
-Pis ça, c’est quoi, fit Flavien d’une voix brisée par des claquements de dents. Pour manger des feuilles hautes de-même, ça doit être gros en maudit!
-Je vois pas pourquoi tu t’inquiètes, déclara Serge. Tu viens de le dire. « Pour manger des feuilles ».
Flavien cessa de trembler.
-J’ai l’air fou, moi là.

Le capitaine regarda la chose avec un regard curieux.
-Mes amis. Nous voici en face d’un animal inconnu. Il nous faut nous poser une question, et cette question, je la formulerais comme l’a fait le grand Jules César avant moi : Quessé ça?
Tout le monde le dévisagea, sans pour autant faire de commentaire.




*Méchant titre de livre! Mais c’est l’idéal pour lui, non?
**Phrase de Charles Lafortune à petit gars de l’école des fans qui avait une dent en moins
*** « Y’a du monde », de Danny Bédard
*/*Premier dinosaure identifié
*//* Spécialiste des fossiles, au cas ou vous l’ignoriez.
Note: L'histoire es-tu correct? Merci de me laisser un tit commentaire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Sam 10 Sep à 16:07

Chapitre 5, Let’s go, gang!

-Quessé ça, répéta le capitaine.
-On peut pas dire grand chose. On voit rien que une tête, remarqua Flavien.
-C’est gros, fit Évelyne. C’est tu méchant, ou ben c’est juste une autre grosse vache en moins cave?

L’animal tourna la tête vers eux.
-Il nous a vus, observa Serge.
En effet, la chose avança d’un pas lourd dans leur direction. On pouvait maintenant la voir en entier. Un coup long de plusieurs mètres et une queue tout aussi délirante. Quatre pattes semblables à des poutres. Une tête étonnamment petite à comparée de la grosseur du corps. En fait, l’estomac de l’animal était assez gros qu’il aurait pu servir de parking à des autobus scolaires! Même Serge, qui faisait au moins six pieds, arrivait au genou de l’animal. Et encore, il devait se mettre sur la pointe des pieds et lever les bras en l’air. La chose avait pleins de petites bosses dur le dos, des genres de plaques osseuses.

Brad s’approcha de l’animal sans hésiter, puis, il se tourna vers le capitaine.
-Je sais c’est quoi, moi!

**********
Dans le Romano-Fafard, Valence regardait par le hublot de la salle de commandement. Elle entendit la porte de la pièce s’ouvrir et se retourna pour voir qui était entré.
-Ah. C’est vous, Amanda.
-Lâche-moi le vous. Je suis pas si vieille que ça! J’ai juste six ans de plus que toi.
-Pas de trouble avec ça, moi, répondit Valence.

Amanda s’installa à côté d’elle et regarda par le hublot à son tour. On pouvait y voir Crétacia dans toute sa splendeur.
-C’est beau, han, fit Valence au bout d’un moment.
-Oui, répondit Amanda. Penses-tu que c’est dangereux, là-bas, ajouta-t-elle après un autre lourd silence.
-Tu t’inquiètes pour Évelyne, han?
-C’est un peu normal.
Valence soupira.
-Aucune idée. Les sondes disent qu’il y a une forme de vie intelligente. Reste à savoir si elle est pacifique.
-Pourvu qu’ils leur arrive rien, fit sombrement Amanda.

Valence approuva d’un hochement de tête. Puis, elle vit du mouvement par le hublot.
-Quessé ça? fit-elle.
-Quoi, ça?
Elle vit un nouveau mouvement.
-Ça, là!
-C’est une astéroïde, je pense, fit Amanda. Pis en v’la un autre.
-Oh non, fit Valence, Oh, non!

Elle se dirigea vers l’intercom au pas de course.
-Alerte bleu pas de marin! Alerte bleu pas de marin! Une pluie d’astéroïde s’en vient et notre opérateur radar est sur une planète!

À peine cinq minutes plus tard, tout le monde était dans la salle de commandement. Valence se dirigea vers le siège du capitaine et appuya sur un bouton pour contacter par radio les membres d’équipage sur Crétacia.
-Charles! Charles! Dit à Flavien de se téléphaxer à bord au plus vite!

**********
-Si vous savez c’est quoi, dites-nous le, Brad!
-C’est un des rares sauropodes* du Crétacé supérieur, nommé Saltasaurus.
Tout le monde resta bouche bée, n’ayant pas compris deux mot de la phrase du scientifique.
-C’est un long-cou qui s’appel Saltasaure pis qui à vécu à la toute fin de l’aire des dinosaures. Pis à cette époque là, il reste plus beaucoup de long-cous.
-Ah!
-Mais comment ça se fait qui a des dinosaures ici, demanda Flavien. C’est pas normal!
-C’est quoi un dinosaure, demanda Évelyne.
-Un groupe d’animaux terriens… disparus il y a entre 65 et 70 millions d’années, répondit Serge.
-C’est donc ben hot, fit la jeune fille.
-Hot peut-être, mais pas normal, fit le capitaine. Il faut savoir ce qui se passe. Brad, l’animal d’ont vous avez trouvé l’os tantôt, à quel époque appartenait-il? ajouta-t-il en se tournant vers le scientifique
-Crétacé supérieur.
-Et le Sal… Sal… Sal affaire, dire ces noms là. En tout cas, la grosse bébitte, elle vit au…
-Crétacé supérieur.
-Hum…

Flavien prit alors la parole.
-Ça veut dire que pas mal tout les animaux ici datent de cette époque là?
-Ouen, répondirent les autres en cœur.
-Pis le Crétacé supérieur, c’est la fin des dinosaures?
-Ouen.
-Faque, il reste rien deux trois bébittes inoffensives qui mangent du gazon à longueur de journée. Rien à voir avec les gros machins de Jurassic Park, han?
-Pas vraiment, répondit Brad. Premièrement, la gazon, ça l’existe pas encore.** Pis deuxièmement, dans le film, toutes les époques sont mélangées. Autrement dit, j’ai vraiment pas envie que les prédateurs qui dans le coin prennent du fun à nous bouffer.
-Voulez-vous dire qu’on va avoir à se battre contre des raptors? demanda le capitaine.
-Non. Je pense pas. Les raptors habitent pas à la même place que les Saltasaures*/*. Non, je pense qu’on est à quelque part dans le coin des États et du Canada. On risque de voir les cousins des raptors, les Deinonychus.
-C’est tu dangereux, ça, demanda Évelyne.
-Pff. Ça mesure à peu près deux mètres de haut. C’est gros, c’est méchants pis c’est brillant.
-On est dans la schnoute, ça veut dire, intervint Flavien. Si c’est vrai qui a peut-être des… heu… On va les appeler les Deiny, ça va être moins compliqué!
-Excellente idée, Flavien, fit le capitaine.

Il se tourna vers Brad.
-De quoi d’autre devrons-nous nous méfier en allant chercher cette eau?
Le scientifique resta silencieux.
-Brad! Je vous ai posé une question!
-Il va falloir se méfier du roi des reptiles tyranniques.
-…?
-Je vais reprendre. Avec le nom latin de l’animal, cette fois: Il faut se méfier du Tyrannosaurus Rex.*//*
-Vous voulez pas dire…

Le capitaine commença à se frotter le nez nerveusement. Flavien chargea son arme en jetant autour de lui des regards méfiants. Évelyne semblait totalement perdue. Après tout, étant Maiasaurienne, elle ne savait pas de quoi les autres parlaient, elle. Serge tapait sur son ordinateur central dans le but de chercher des informations utiles et Brad avait l’air de réfléchir au meilleur moyen de partir.

Serge se tourna vers le capitaine.
-J’ai toujours pas trouvé la définition de Tyrannosaurus Rex dans mes bandes de données.
-C’est un T-Rex, Serge. Un T-Rex.
-J’ai toujours pas de définition.
-Vous saurez quand vous le verrez.
Le capitaine se tourna ensuite vers son équipage.
-On retourne va chercher notre eau et on retourne vers le téléphax au plus vite. Let’s go, gang!



*Le vrai nom de la famille des long-cous
**C’est vraiment vrai, ça.
*/*Pour les besoins de la cause, on va dire que les Saltasaures vivaient en Amérique du Nord, OK.
*//* Ouf! Avec un nom long de-même, je félicite celui qui a décidé de l’appeler T-Rex!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Dim 11 Sep à 13:28

Chapitre 6, La pluie d’astéroïdes

Valence attendait avec impatience que Charles répondent quand enfin, elle entendit la radio gricher.
-Qu’y a-t-il, Valence?
-Il nous faut Flavien! répondit la psychologue. Une pluie d’astéroïdes s’en vient pis Bob peut pas manier le vaisseau sans Flavien!
-Nous arrivons.

Valence jeta un regard inquiet vers le hublot.

**********
Charles, Brad, Flavien, Serge et Évelyne repartirent sur leurs pas et se dirigèrent à toute vitesse vers le téléphax. Malheureusement, quelqu’un les attendait.

On pouvait partout voir des traces de luttes entre animaux géants : troncs d’arbres arrachés, sol piétiné, et, au comble du malheur, un téléphax écrasé par un énorme cadavre.
-Heille, fit Évelyne qui avait reconnu un Saltasaure en la carcasse, la bébitte qui a tué ça, elle devait être grosse en maudit!

En effet. L’animal avait été tué. Des bouts de chairs sanguinolents étaient étendus un peu partout. Et le coupable leva son énorme tête de derrière sa proie, se laissant ainsi voir par l’équipage. Des dents pointues comme des poignards, rouges du sang de sa victime, un bout de chair gros comme un quartier de bœuf dans la gueule, le Tyrannosaure regardait les cinq humains avec un regard qui semblait presque amusé.

Une deuxième tête apparut. Puis, une troisième, une quatrième et une cinquième.
-Serge, Évelyne. C’est ça un T-Rex, déclara Flavien.
-Ils chassent donc vraiment en bande*, s’étonna Brad.
-Ça l’a dont ben des petits bras, fit la goule. Je suis prête à parier qu’il est même pas capable de toucher sa bouche. Ça doit pas être pratique pour mettre du rouge à lèvres, ça!
- Il est peut-être incapable de faire ça, mais il est capable de soulever à peu près 250 kilos par bras, annonça son « frère ».
-Trois humains, un robot pis une goule contre cinq monstres comme ça, vous pariez pour qui, demanda Serge.
-Pas pour nous autre, répondirent les autres.

Le capitaine soupira. Il sentit le regard d’une des créatures se poser sur eux. Puis un autre. Un autre. Les animaux les regardaient tous. Il comprit. Ils étaient la proie.
-Fuyons!
-Non! Bougez pas!
-Brad, c’est moi le capitaine. Si on reste ici, on va se faire tuer.
Le scientifique ne répondit pas. Il s’assit par terre avec un sourire moqueur et cessa de bouger. Il figea littéralement.
-On y va, pressa le capitaine.

**********
Pétrolia était derrière Bob et regardait dehors par le hublot avec anxiété.
-Flavien arrivera jamais à temps!
-Non, il va arriver, affirma le pilote. Si y’é capable, il va arriver.

Valence ne supportait plus le silence de la radio. Elle appuya sur l’émetteur.
-Charles! Grouillez-vous!
Des grésillements, puis, la voix de son bien-aimé.
-On peut pus remonter à bord! Le téléphax est brisé.
Pétrolia se joint à Valence, suivit d’Amanda et de Catherine.
-Réparez-le, s’tafaire, fit la technicienne. M’a vous dire quoi faire.
La voix de Flavien se fit entendre.
-C’est pas si facile que ça. Le téléphax est en miettes. Il a été écrasé!
-Par quoi, demanda Amanda.
-Par un animal mort, répondit le capitaine. Pis là, Brad est resté devant les gros monstres. Il doit être mort à l’heure qui est!
-Envoyez-nous un autre téléphax! fit Flavien.
-Impossible, dit sombrement Catherine. On en a pas d’autres.

**********
-On en a pas d’autres.
Cette phrase résonna dans la tête d’Évelyne. Quelle idiote elle avait été! Jamais elle n’aurait dû accompagner les adultes. Maintenant, elle payait le prix de son insistance. À bout de souffle, elle continuait de courir dans le but de semer les Tyrannosaures. Serge lui tenait la main et la tirait à moitié pour la faire aller plus vite.

Le capitaine regarda derrière lui. Grave erreur. Il vit que les prédateurs commençaient à s’épuiser. Bonne nouvelle. Mais il ne vit pas cependant qu’il fonçait droit vers un trou. Il s’enfargea dedans et tomba par terre. Sa tête heurta la racine d’un arbre de plein fouet. Tout devint noir. Il sombra dans l’inconscience.

Flavien le remarqua. Il s’arrêta aussitôt. Il essaya de prendre son capitaine sur ses épaules, mais il tremblait tellement qu’il n’y parvint pas. Serge vint le rejoindre. Il prit le capitaine et tendit Évelyne au technicien radar.

Serge leva la tête. Trop tard. Les animaux étaient très près. Le premier chargea droit sur lui. Mais bizarrement, il s’effondra. Serge eut tout juste le temps de se tasser pour ne pas se faire écraser. Le robot releva la tête. Il entendit le bruit d’un fusil paralysant. Tsiou! Il se tourna vers Flavien, qui hocha la tête en serrant Évelyne contre lui.
-Les filles pis Bob, déduit-il.
-Impossible, fit Serge. Le téléphax est pété.

Mais un autre « tsiou » retentit. Une troisième bête s’effondra. Tsiou! La quatrième la suivit. Le cinquième tyrannosaure regarda ses proies, puis, ses semblables. Apparemment, le jeu n’en valait pas la chandelle car il s’enfuit dans la forêt.

Marchant lentement entre les animaux paralysés, Brad se pointa alors le bout du nez.
-Je vous avait dit de pas bouger! dit-il avec un grand sourire franc.

**********
Sur le vaisseau, Catherine regarda autour d’elle et se décida finalement.
-Bob, dit-elle. Je vais l’utiliser, moi, le radar.
-Tu sais comment ça marche, s’étonna le pilote.
-C’est tout comme.

Elle se dirigea vers le poste de Flavien et enleva son collier. Elle le posa sur le radar et alors, toutes les fonctions du radar devinrent claires.
-Un des grands funs d’être médium!
Bob commença à piloter à travers les premiers astéroïdes avec l’aide de Catherine qui s’avérait être une excellente opératrice.

Mais la tempête s’épaissis. Et pas juste un peu. Par le hublot, on ne voyait plus que de la roche, de la roche et… de la pierre!** Bob recevait tellement d’alertes de Catherine que son cerveau ne parvenait plus à les analyser.

PAF! Le pire se produit. La vaisseau heurta un astéroïde. PAF! Un deuxième. PAF! PAF! PAPAPAPAPAF! Tout le monde dans le Romano-Fafard était sonné. Bob eu tout juste le temps d’éviter un nouvel astéroïde avant qu’un autre heurte les moteurs.

Et le Romano sombra vers la planète Crétacia. De peine et de misère, Bob parvint tant bien que mal à ce que l’écrasement ne soit pas trop brutal. Mais aussitôt que son bolide toucha le sol, le choc lui fit perdre connaissance avant même qu’il n’est pus dire « Ouf ».

Autour du Romano-Fafard, une troupe de dinosaures s’activait déjà à trouver des survivants. Pour les sauver ou les bouffer? Allez savoir.



*Eh oui. Certains savants pensent que les T-Rex s’associaient pour la chasse.
**Vous pensiez que j’allais encore parler de roche, hein?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Dim 18 Sep à 10:36

Chapitre 7, Les p’tits bollés du Crétacé

Amanda se réveilla. Tous son corps était engourdis. Dans un effort surhumain, elle s’assis pour regarder autour d’elle. Elle vit d’abord Bob. Puis Catherine. Valence. Pétrolia. Tous inconscients.

Elle se laissa tomber sur le dos, lâchant une plainte de douleur. Elle avait si sommeil. Était-elle morte? Avait-elle survécut au crash du vaisseau. En tout cas, si c’était ça la mort, ça faisait drôlement mal. Ce qui n’était pas logique. Amanda en vint donc à la conclusion qu’elle était tout ce qui a de plus vivant.

Elle ferma les yeux. Dormir. Elle voulait dormir. Quand soudain… Un bruit! Elle entrouvrit les paupières. Une créature l’observait. C’était quoi au juste, ce machin? Sa fatigue l’emporta sur sa curiosité.

**********
-Vous êtes pas mort!?!
Flavien était grandement surpris de voir Brad indemne. Il était resté immobile et s’en était sortis sans rien. Absolument RIEN sauf son habituel air supérieur.
-J’étais sûre qu’ils t’avaient bouffé! fit Évelyne.

Flavien lâcha l’adolescente qui sauta dans les bras de Brad. Ce dernier fit un grand sourire sans méchanceté- ce qui était très, mais alors très rare chez lui- et enlaça Évelyne dans ses bras. Il reprit cependant son habituel air de chien sal lorsqu’il vit que Flavien avait remarqué ce détail. L’opérateur radar sourit intérieurement. Cette Maiasaurienne en avait sûrement plus fait en 24 heures que Valence en huit ans.

Charles reprit conscience et Serge le posa par terre. Le capitaine regarda autour de lui, et, confus, il se tourna vers les autres.
-Et comme disais le grand Jules César : Quessé je fais ici, moi?*
-Dur? proposa Brad qui avait lâché Évelyne.
-Arg! Vous, taisez-vous! Oh fait, vous êtes pas sensé être mort?
-Heille gang, souhaitiez-vous sa mort, coudonc? demanda Évelyne.
Personne ne répondit. Serge prit alors la parole.
-Je pense que t’as ta réponse.

Le capitaine semblait toutefois se demander autre chose.
-Brad. Vous êtes resté planté devant ces grosses bébittes là pis vous vous en êtes sortis indemne. Explications.
-C’est très simple, capitaine, fit le scientifique.
Il se plaça à côté de Charles.
-La vision de tout prédateur est basée sur le mouvement. Il voit ce qui est immobile mais n’y porte pas attention.
-Ben oui. C’est ça, coupa Flavien. Vous êtes en train de dire que les prédateurs sont assez épais pour pas prendre une proie immobile pis allez chercher celle qui fait du cent à l’heure.

Brad fit un de ces sourires arrogants dont lui seul avait le secret.** Il s’approcha de l’opérateur radar et mit sa main à droite de sa tête. Flavien n’eut pour seul réaction que de dévisager longuement Brad. Le scientifique fit un sourire plus grand en voyant l’air ignorant des autres.

Il enleva sa main. Puis, sans avertissement, il la fit passer le plus rapidement possible à côté de Flavien, qui tourna la tête.
-Vous voyez. Vous avez porté attention à ma main quand elle a bougé, mais pas quand elle était immobile. Si c’est bon pour l’homme, un des prédateurs terrestres les plus meurtriers, c’est aussi bon pour les lions, les hiboux, les crocodiles, les requins et les dinosaures carnivores. Cependant, si nous serions tous restés immobile, n’ayant rien pour détourné leur attention, les Tyrannosaurus Rex nous auraient tués l’un après l’autre.
-C’est le fun qu’on le sache, ça, fit Serge.
-Ça peut toujours nous être utile de le savoir, ajouta le capitaine.

Flavien soupira. Encore des ennuis en perspective…

**********
Pétrolia sentait quelque chose la secouer. Elle se réveilla. Elle garda les yeux fermés. Elle se sentit encore secouée. Agacée, elle regarda ce qui osait la déranger. Elle eut la surprise de sa vie.

Devant elle se tenait un dinosaure de la grandeur d’un homme plutôt petit ou d’un grand adolescent. Il avait un corps de forme semblable à ce que l’on pouvait voir des animaux carnivores dans le parc Jurassique : mains à trois doigts, pieds semblables à des serres d’oiseaux, queue raide et longue, bref, un véritable dinosaure. Bizarrement, sa peau, verte sur le dos et jaune sur le ventre et le dessous des pattes et de la queue, comme dans le cou et le dessous de la bouche, semblait huileuse. Il avait de grands yeux jaunes et globuleux qui étaient placés devant le tête, comme les humains. Mais un peu sur le dessus, comme les grenouilles. On aurait dit Yoshi. Un Yoshi vert et jaune, mais sans l’air inoffensif du personnage de nintendo. Un éclat d’intelligence brillait dans les yeux de l’animal.

-T’es presque pareil comme Yoshi, dit Pétrolia. À part la couleur, là, t’es pratiquement pareil.
-De quessé?
Pétrolia fut très, très, très surprise de voir l’animal lui répondre.
-Tu parle?!?
-Hein? Pas vrai.
Le caractère sarcastique de l’animal la surprit encore plus.
-T’es quoi, au juste?
-Je suis un Troodon.*** Et toi, tu es une humaine, c’est bien cela?
Normalement, les E.T. les appelaient « Terriens », et non « Humains ».
-Oui, je suis humaine, répondit Pétrolia.
-Il n’y a que trois humains sur cette planète. Deux Terriens et une Cryotenne.
-Une Cryotenne?
-Je t’expliquerai plus tard, quand tes amis serons réveillés.

Pétrolia regarda autour d’elle et constata que d’autres Troodon s’occupaient de ses amis inconscient.
-Au fait, mon nom est Luirio. Je suis le chef de mon village.
La jeune femme fut étonnée par un nom si court.
-Moi, mon nom est Pétrolia Parenteau-Stanislavski. Je suis technicienne à bord du Romano-Fafard.

Luirio semblait soudain agité. Il poussa une série de cris qui sonnaient étrangement « animal sauvage » et se tourna vers Pétrolia.
-Nous connaissons le Romano-Fafard! Nous savons qu’elle est votre mission! Mais nous ne savons pas voyager dans l’espace. Nous ne pourrons pas vous fournir de vaisseau. Nous avons dit la même chose à ceux qui son arrivés avant vous.
-Le capitaine? demanda Pétrolia.
-Non. Je ne crois pas qu’ils soient capitaine. Mais vous devez forcément les connaître, puisque vous venez du même vaisseau.
-Le Romano est brisé. Il faut le réparer, pressa le jeune femme.
-Désolé. Nous ne disposons pas de la technologie nécessaire, dit Luigio d’un ton peiné. Nous vous offrons cependant hospitalité sur notre planète. Bienvenue sur Crétacia!



*Cette phrase ne vient pas de moi. Elle vient d’un de mes amis qui imitait le capitaine pour un jeu. Le thème était « Charles Patenaude rencontre Hermione Granger ». Merci Jean-Mi!
**Venez pas me dire que Stéphane Crête l’a lui aussi, c’est tu clair?
***Dents blessantes. Ça m’étonnerait qu’il aie ressemblé à Yoshi pour vrai, mais ça me tentait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Sam 24 Sep à 14:39

Chapitre 8, Découvertes sans canal D

Les parents commençaient à s’inquiéter sérieusement. Mathieu, Guillaume et Keven parlaient justement de ça.
-On a aucune trace du Romano pis nos réserves d’eau pis de bouffe commencent à baisser, fit le père de Valence.
-Faut pas perdre espoir. Chu certain qu’on va les trouver, rétorqua Guillaume.
-Pis, en plus, la sonde qu’on a envoyé dit qu’il y a des humains sur cette planète, rappela Keven. Reste à savoir si ce sont eux.
-Si c’est pas eux, va falloir retourner sur Tous, fit sombrement Guillaume. On aura pas ben, ben le choix.

Au même moment, le rapport de sonde arriva. Celui de la planète Crétacia.
-Ils sont là!!! fit Mathieu. C’est ben eux!!! On les a retrouvés!!!
-Mais y’a aucune trace du Romano-Fafard, dit Keven.
-Ils sont là quand même.

* Plus tard *

Tout le monde était dans la salle de commandement. Il avait été décidé que cinq personnes iraient sur la planète : Alexandre Patenaude, Mathieu Leclerc, Francis Beaudry-Dubuc, Keven Gotta et Jerry Spitfire. Guillaume et Julien étaient déçus de ne pas pouvoir y aller, amis il ne cherchèrent pas à contredire la décision générale.

Le cinq hommes avaient pris des armes, au cas ou. Ils embrassèrent leurs femmes, dirent au revoir à tout le monde et se téléphaxèrent sur la planète.

*Encore plus tard que le *Plus tard* de tantôt*

Les cinq hommes avançaient avec difficulté dans l’épaisse forêt tropicale. Sous la chaleur étouffante et dans la végétation luxuriante, chaque pas supplémentaire représentais un défis.

Mais ils ne perdaient pas espoir. Ils avançaient ensemble. Jusqu’à ce que…
-Ouache! Quessé qui sent de même? s’exclama Francis.
-Ça sent la chair en putréfaction, fit Alexandre.
-Pis qu’est-ce qui peut sentir ça, demanda Mathieu.
-Un cadavre, répondit Keven. Mais ou il est, ça, mystère et boulle de gomme.
-Faux, coupa Jerry. Le v’la ton cadavre.

Il pointa une véritable montagne de viande. Alexandre s’approcha prudemment. Il s’enfargea dans quelque chose et tomba tête première sur le corps.
-Beurk!
Il se dépêcha de se relever et regarda sur quoi il avait trébuché. Et il vit…
-Un œuf, s’étonna Keven. C’est un œuf! On est dans un nid.
-Mais quel genre d’oiseau peut pondre ça, demanda Jerry. C’est plus gros qu’un œuf d’autruche!
-Peut-être un dinosaure, suggéra bêtement Francis.
-Franchement, dit Mathieu. Tout le monde sais bien que les dinosaures, ça existe pus.
-Ça existe pus sur Terre, continua le père adoptif de Flavien, mais qui dit que ça existe pas dans l’espace? Han, han, han?
-Vos gueules, coupa sèchement Jerry. Si y’a un œuf, y’a sûrement des parents à quelque part. Pis à en juger part la grosseur de l’œuf pis le paquet de steak haché à côté, ils doivent pas être commodes.

Tout le monde se tut. Les paroles du scientifique et homme d’affaires étaient très sensés. Enfin, presque…
-Si y’avait des parents, ils nous auraient déjà entendu, déclara Keven.
-Ils nous ont entendus, aussi, fit Mathieu en pointant un animal gigantesque.

Plus petit qu’un tyrannosaure, les griffes des pattes avants dangereusement développés, des pics osseux reliés par une voile sur le dos, certains étant aussi grand qu’un gars de 6 pieds 2, l’animal les regardaient avec un air mauvais de bête affamée.

-Heille, je l’ai déjà vu dans Jurassic Park 3, lui, annonça Alexandre. Si je me souviens bien, ça s’appel un Spinosaure.
-Moi, je me fous de savoir comment ça s’appel, rétorqua Jerry. Tant que je suis capable de le semer. Run for your life!!!
Les autres approuvèrent d’un hochement de tête.

Ils partirent dans la direction opposée au dinosaure plus vite que Roadrunner qui veut se sauver du coyote. Le Spinosaure les suivi quelques instant avant de revenir vers son nid.

Au bout de cinq minutes de course, les hommes arrêtèrent de fuir pour reprendre leurs souffle.
-Tout le monde sais bien que ça existe pus les dinosaures, fit Francis à Mathieu qui était maintenant loin de faire le fier.
-Tout le monde sais bien qu’on peut se tromper, fit ce dernier.
-Pourquoi ils nous a pas poursuivit? demanda Alexandre.
Les regards se tournèrent vers Jerry.
-Wow, menute vous autres. Chu scientifique, pas biologiste, psychologue ou paléontologue.
-Ils défendait son nid, il chassait pas, supposa Keven. Pis en plus, avec le tas de viande qu’on a vu, je pense pas qu’il avait besoin d’autre bouffe.

On entendit un éclat de rire au loin.
-On va par là, décida Alexandre. Qui dit rire dit humain. Qui dit humain dit nos enfants.

**********
Après Pétrolia, la première à se réveiller fut Catherine. Suivit ensuite tous les autres. Quand la gang entière fut réveillé, Luirio leur offra à manger.
-Quand vous aurez terminés, nous partirons vers le village, dit-il.

Il entreprit alors d’expliquer certaines certaine choses, alors que les filles et bob l’écoutaient avec passion.
-Au début, les Troodons étaient des animaux d’origine terrienne. Nous avions des technologies développées et des vaisseau qui voyageaient plus vite que la lumière. Malheureusement, tout ça c’est du passé. Un jour, nous avons observé une comète géante qui se dirigeait vers la Terre. Nous savions qu’elle signifierait notre extinction si nous restions sur Terre. Nous avons donc envoyé sept personnes dans l’espace dans l’espoir de trouver une nouvelle planète ou y déménager notre race.* au bout de six mois à peine, les explorateurs ont trouvés la planète idéale. Il n’y avait qu’un problème : Nous ne voulions pas que les autres dinosaures disparaissent définitivement eux aussi. Et nous n’avions pas de place dans nos vaisseau pour les emmener avec nous.
-Mais vous m’avez dit que vous possédez pas de vaisseau, observa Pétrolia.
-Attendez au moins que j’aie fini mon histoire. Donc, reprit Luirio, nos vaisseaux étaient trop petits. Nous avons donc créé une nouvelle technologie : La cryotion. Le principe est simple. Nous avons créé des formes de vie de la grosseur d’un microbe. Nous les avons ensuite lâchés lousse sur la planète. Ces particules étaient assez petites pour être respirée par les animaux, qui tombaient alors enceinte. Une fois les bébés nés, ils ne ressemblaient pas du tout aux parents. Ils pouvaient ensuite mesurer plus de deux mètres de hauts. Puis, ils rétrécissaient jusqu’à disparaître, avant de réapparaître ici, sur Crétacia, avec la forme de bébés de l’espèce à laquelle appartenait le parent. Nous avions donc sauvés les espèces de notre planète. Mais tout à tourné au cauchemar quand nous sommes arrivés dans l’atmosphère de Crétacia. Presque tout nos vaisseau ont explosés. La moitié de la population est morte ce jour là. Pire encore, le vaisseau qui contenait les particules de cryotion a explosé, et ce faisant, a éparpillé son contenu à mille années lumières à la ronde. Le trois quart des Cryoteins qui sont arrivés ici étaient dangereux et nous avons dû les éliminer. Or, il y a quatre ans, un Cryotein, ou une Cryotenne, pour être plus précis, est arrivé sur la planète sous la forme d’une humaine. Puisqu’il y avait déjà des humains venant de la Terre qui étaient arrivés trois ans plus tôt, ils se sont occupés d’elle.

Un silence suivit le discourt de Luirio. Silence que Pétrolia se décida à briser.
-Ça vous fait une méchantes grosse journée, han?



*Ça vous rappel pas quelque chose, ça?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Dim 2 Oct à 11:08

Chapitre 9, Robinson Crusoé sur l’île de Gilligan qui à été déplacé sur Isla Sorna

Le capitaine regardait ses collègues. Il revenait d’aller chasser un espèce d’oiseau qu’il, avait tué avec son arme pour le repas. Tous semblaient fatigués, effrayé, mais loin d’être finis. Ils méritaient bien de manger un peu. Chacun tentait de faire sa part.

Flavien tentait de contacter les filles et Bob sur le vaisseau. Il ignorait que c’était inutile. Malgré toutes ses tentatives infructueuses, il continuait d’essayer.

Serge montait un camp. Il paraissait dans son attitude que ses batteries étaient faible et qu’il allait bientôt tomber sur le sol, pas mieux qu’inutilisable. Mais il persévérait pour que si, par malheur, tout le monde devait rester sur la planète pour la nuit, ils auraient au moins un abris.

Brad semblait calme. Il serrait Évelyne dans ses bras pour lui donner du courage. Le capitaine sourit. Son scientifique agissait en vrai grand frère. Il donnait de l’espoir à l’adolescente, restait calme et la réconfortait, même si lui-même devait être mort de peur.

Le capitaine alluma un feu. Il entreprit de déplumer sa proie.
-Ouache! fit Évelyne.
-C’est ça ou tu passes en dessous de la table, dit calmement Charles.

Flavien arriva, accompagné de Serge.
-Capitaine, on a un problème, fit l’opérateur radar. Serge se décharge trop rapidement pis j’arrive pas à contacter le vaisseau.
-J’avais remarqué, Flavien. Faites ce que vous pouvez faire pis laissez faire pour le reste.
-Oui, mais, capitaine, il y a une solution pour le problème de Serge. La batterie de la radio fonctionne à l’énergie solaire. Donc, même si elle est déchargée, c’est pas un problème. Je pourrais l’installer sur Serge, pis il serait correct.
-C’est pas un problème, ça, dit Charles. C’est même une excellente nouvelle!
-Pas tout à fait, capitaine, rétorqua Flavien. Si je fais ça, je perd la radio.

Charles se frotta le nez. Tous surent alors qu’il réfléchissait. Après quelques secondes à se frotter, il se tourna vers son second officier et dit :
-Faites-le, Flavien. Si ça peut sauver Serge, faites-le. Serge vas nous être trop utile dans cette… cette heu… cette place là, pour qu’on puisse le perdre.
Flavien se mit au garde-à-vous et commença l’opération.

Brad regarda l’oiseau que le capitaine avait finit de déplumer d’un air dédaigneux.
-On va manger du poulet préhistorique pour souper, fit Charles. Ça vous cause tu un problème?
-Non, pas vraiment. Cet oiseau est en fait un mélange entre oiseau et dinosaure, fit Brad. Autrement dit, on va manger un lézard plumé. C’est plus ça qui me lève le cœur.
Le capitaine regarda l’oiseau d’un air qui était devenu aussi dégoûté que celui de Brad. Manger un lézard à plumes…

Le scientifique demanda Évelyne d’aller rejoindre Flavien et Serge. Il avait à parler au capitaine et il ne voulait pas effrayer la jeune fille. Évelyne obéit et Brad se tourna vers son supérieur.
-Auriez-vous quelque chose de tranchant? demanda Charles en pointant l’oiseau/lézard. Si on veut pourvoir le faire cuire, faudrait peut-être le couper.
-Beurk, répondit Brad en prenant un petit couteau suisse dans son sac accroché sur sa ceinture.
-Moi aussi je trouve ça beurk, Brad. Mais on a pas le choix.

Le capitaine enfonça la lame du couteau dans l’animal.
-Pensez-vous qu’on a une chance de survivre jusqu’à ce que le Romano nous trouve?
-Ça dépend, capitaine.
-Dépendre de quoi?
-Notre ruse et notre intelligence. Les prédateurs ici sont très puissants. On pourra pas se défendre par la force si on est attaqués. Il va falloir utiliser le plus grand atout qu’on a sur eux : la force de réfléchir. Eux, ils agissent par instinct. Ils pensent. Ils agissent point.
-Bon, une bonne nouvelle! fit Charles. Enfin! Quelque chose de positif avec rien en arrière.
-Pas exactement, capitaine, coupa le scientifique. Sinon, je serais plus calme que ça.
-Dites-moi que c’est rien de trop grave, Brad. Je vous en supplie.
-Désolé. Mais je peux pas. On est pogné avec un gros danger!

Le capitaine soupira. Était-il prêt à entendre un autre problème?
-Bon, allez-y, dit-il finalement.
Brad prit une grande respiration et se jeta à l’eau.
-Les Deinonychus.
-…
-Droméosauridé*, trois mètre de long pour deux mètres de haut. Extrêmement intelligent.
-Ah. Sont pas si gros. Ils doivent pas être dangereux tant que ça, fit le capitaine.
-Moi, honnêtement, j’ai peur, déclara Brad. J’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Bon, y’a peut-être la fois ou je suis allé chez le dentiste pour me faire arracher une dent… En tout cas, ces animaux sont brillants. Ils chassent en meutes et sont plus précis que des soldats de l’armé américaine. Mais ce qui me fait le plus peur, c’est surtout leur griffes. À chaque patte arrières, ils ont une griffe plus grosse que les autres en forme de faux qui mesure 18 centimètres.
-Vous… vous êtes pas sérieux?
-J’ai tu l’air de niaiser?

Charles se tourna vers Flavien et l’interpella. Lorsque l’officier arriva, le capitaine lui fit part de la situation. Flavien resta muet.
-Surtout, pas un mot à Évelyne.
-Bien capitaine, répondit le technicien radar.
Il fit mine de s’en aller. Mais le capitaine reprit la parole et il revint à reculons.
-Oh, et autre chose : n’oubliez pas que ceci n’est que la pointe de… de la pizza, alors, restez prudent.
-Bien capitaine.
Flavien fit de nouveau mine de partir mais la voix du capitaine le fit encore revenir à reculons.
-Autre chose… Non, c’est beau. J’avais rien à dire, finalement.

Flavien partit pour vrai. Il sourit. Encore un proverbe à la Patenaude!



*Pour vous donner un idée, tout les membres de cette famille ressemble aux Vélociraptor dans Jurassic Park.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Dim 2 Oct à 11:15

Chapitre 10, Retrouvailles

Les cinq pères continuaient d’avancer dans la direction ou ils avaient entendu un rire.
-Pourquoi on retourne pas sur le vaisseau? demanda Jerry.
-T’es tu fous? Pis abandonner les enfants ici? répondit Francis qui semblait scandalisé.
-Ça, y’en est pas question! fit sèchement Alexandre. On est ici pis on partiras pas sans les flots. C’est tu clair?
-Pffff.
-Oh, Jerry, franchement, dit Keven. Tu donne même pas d’efforts pour retrouver ton fils unique. Faut être vraiment sans-cœur.
-Dépend du fils en questions, rétroqua le père du scientifique du Romano-Fafard. Si c’Est un fils muffé…
-J’vois pas c’est quoi tu peux autant lui reprocher, déclara Mathieu. Un enfant, c’est ça qu’on a de plus précieux. Faut leur donner le plus d’amour possible.
-Pffff.*
-Ça sert à rien de l’ostiner, les gars, intervint Francis. Il s’est jamais vraiment occupé de son fils.
-C’est quand même plate pour le…
-BBBBBRRRROUUUAAAAAAARRRR!!!!!!!!!

Alexandre ne finit pas sa phrase. Il fit signe au autres de se taire. Le grognement d’animal qui venait de se faire entendre ne lui inspirait rien de bon.

Les cinq hommes continuèrent leur marche en silence. Jusqu’à ce qu’ils entendent un son qui sonnait bizarre dans la forêt tropicale. Une conversations. Des femmes et un homme, ainsi qu’une créature qui n’était visiblement pas humaine.

Mathieu s’approcha de la source des voix. Il en avait reconnu une. Sans se soucier d’Alexandre qui lui ordonnait de revenir, il passa la tête par un buisson. Il vit une clairière. Et au milieu de cette clairière, discutant avec d’autres gens, il y avait…
-VALENCE!!!!! MA GRANDE!!!! CHUIS-TU CONTENT DE TE VOIR SAINE ET SAUVE!!!

La femme qui discutait n’eut même pas le temps de réaliser qu’on lui parlait que son père l’avait enlacé dans ses bras. Quand elle réalisa enfin qui l’avait attrapée ainsi, elle se contenta de dire, stupéfaire :
-Quessé tu fais ici?

Les autres qui accompagnaient Mathieu arrivèrent. Bob se tourna vers Francis. Les deux hommes se serrèrent chaleureusement la main.
-Hey m’sieu Beaudry!
-Hey Bob! **

Jerry se tenait à l’écart, regardant d’un air surpris Amanda, Catherine, Pétrolia, ainsi que Luirio et ses hommes. Keven et Alexandre semblaient cependant inquiet.
-Ou est Charles?
-Pis Falbo?
-Ils sont pas avec vous?
-Sont pas morts, toujours?

Pétrolia et Valence se lancèrent un regard qui signifiait « Quessé qu’on dit? ». Ce fut finalement Catherine qui brisa le silence.
-On sait pas ou ils se trouvent. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils sont sur la planète avec Serge, Brad et Évelyne.
-Évelyne, c’est ma fille, précisa Amanda qui prenait la parole pour la première fois depuis son arrivé sur Crétacia.

Luirio décida lui aussi de prendre la parole.
-Qui êtes vous?
Ce fut Alexandre, en bon leader, qui répondit.
-Je suis Alexandre Patenaude, père du capitaine Charles Patenaude. Voici mes compatriotes : Mathieu Leclerc, qui, comme vous avez pu le remarquer, est le père de Valence Leclerc. Lui, c’est Francis Beadry-Dubuc, dernier père adoptif de Flavien Bouchard. Keven Gotta est le père de Falbo Gotta et Jerry Spitfire, celui de Brad Spitfire. Et vous, qui êtes vous?
Il pointa regarda Luirio et pointa Amanda, Catherine et Pétrolia.

Bob répondit à la question.
-Ben, Luirio, on l’a rencontré ici. Pétrolia, on l’a trouvé sur le Youpi…
-Youri, souffla la jeune femme.
-C’est ça, le Youri-2 pis Amanda et Catherine, on les a rencontrée sur Maiasaura.

La nuit étant tombé, installés autour d’un feu de camp, tout le monde se prépara pour la nuit.

*Le lendemain*

Francis s’était réveillé tôt. Il se leva et regarda l’aurore naissante. C’était un spectacle magnifique.
-C’est beau, han?
Francis sursauta. Il se tourna et vit Catherine, qui s’assit à côté de lui. Il continua de regarder l’horizon. Il se décida enfin à ouvrir la bouche.
-Pensez-vous qu’ils sont encore vivants?
-Oui, assura Catherine d’un ton ferme.
-Comment vous pouvez en être aussi sûre?
-Je le sais, c’est tout. Mon collier me l’a dit.

Francis fut un peu surpris de cette réponse.
-Est-ce que votre collier peut vous dire ben des choses?
-Oui, répondit la médium. Beaucoup. Comme, par exemple, les coordonnés du téléphax.
-Vous les connaissez? s’étonna le père adoptif.
-Oui. Vous n’aurez pas besoin de venir nous porter là-bas. Vous pourrez plutôt vous concentrer à trouver les gars et Évelyne.
-Bonne idée.
-Restez tout de même prudent.
-Mouais.

Peu à peu, tout le monde se réveilla. Au bout d’environ une heure, tout le monde était prêt. Les filles et Bob étaient partis vers le téléphax. Les pères recevaient les conseils de survie de Luirio.
-En aucun cas ne vous séparez. Plus grand sera le danger quand moins nombreux vous serez.
-Connaissez-vous Yoda, demanda Keven.

Un des Troodon s’approcha de Luirio et poussa quelques grognements, celui-ci approuva d’un hochement de tête.
-Nous devons partir, fit le chef. Bonne chance à vous, Terriens. Essayez de revenir à votre vaisseau en plus d’un morceau…

Alexandre, Mathieu, Jerry, Keven et Francis se regardèrent mutuellement. Mmm… Trouver les autres ne s’annonçait pas de tout repos…



*On se demande pas de qui Brad tient ça.
**Ça ne vous rappel pas un certain Germain Langlois? Hey Denis! Hey Nico! Hey Mélanie!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Mar 11 Oct à 16:24

Chapitre 11, Tricératops Horribus et Euoplocéphalus

Bob repensa à son rêve. Il était important, mais pourquoi?
-Regardez ces plantes là! C’est donc ben beau! s’extasia Valence en pointant un genre de palmier miniature.
-C’est des cycas, l’informa Pétrolia.
Bob avait remarqué depuis longtemps que Pétrolia semblait être une experte en flore préhistorique. Mais il continuait de penser à son rêve, tentant d’ignorer le bruit autour de lui.

Il revit alors la petite fille ne laquelle c’était transformée Jaqueline.
« -Bonjour, mononque Bob. Maman Brad est avec nous. Pis mononque Flavien. Pis mon parrain. Pis aussi mononque Serge. Pis en plus, y’a une fille avec nous. Une ados. Dis ça à votre experte. Dis le à Pétrolia. OK mononque Bob? »
La seule civilisation qu’il y avait était sûrement celle de Luirio.* Le cerveau de Bob marchait à cent milles à l’heure. Enfin, disons cinq milles. On parle de Bob quand même.

Mais la vérité était si simple à comprendre qu’elle crevait les yeux. Bob se tourna vers Pétrolia.
-Ti-Pet?
-Oui Bob, répondit la jeune femme en interrompant son discourt à Valence, Catherine et Amanda sur les plantes à fleurs.
-J’pense que Flavien, le capitaine, Serge, Évelyne pis Brad sont dans le village de Luirio.

**********
Ce matin là, Évelyne se réveilla tôt. Elle regarda autour d’elle. Ce qu’elle vit la laissa bouche bée. Après quelque secondes sans réaction, elle sortit de sa torpeur.
-Aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!
Un cri si aigu qu’il réveilla tout le monde.

Brad, les tympans douloureux, regarda ce qui effrayait tant Évelyne. Il eut rapidement sa réponse. Le scientifique se leva rapidement et mit sa main devant la bouche de sa « sœur » pour la faire taire, ses oreilles criant grâce. Il serra la jeune fille contre lui et dit :
-Inquiètes-toi pas ma grande. Ils te feront pas de mal. Si tu serais terrienne, tu saurais que les Tricérapos Horribus sont inoffensifs si on les attaque pas.

Évelyne resta perplexe. Elle se blotit un peu plus dans les bras du scientifique. Elle s’y sentait en sécurité. Mais observant la réaction de ses compagnons d’infortune, elle vu vite que Brad avait raison.

Flavien lançait des regards ébahis aux animaux. Même s’il savait l’opération risquée, il s’approcha de l’un deux et mit sa main sur son flanc. L’animal n’eut pour seule réaction de lui lancer un regard qui se voulait bienveillant. Flavien fit signe aux autres d’approcher.

Serge, lui, ne savais pas trop comment réagir. Depuis qu’ils étaient arrivés ici que ses systèmes lui criaient que tout cela était impossible. Tous ses systèmes, sauf ses yeux qui lui disaient le contraire. Il ne savait pas trop qui croire.

Le capitaine, lui, était comme Flavien, émerveillé. Il se sentait en sécurité pour la première fois depuis son arrivée sur Crétacia. Tricératops. Il avait tant inventé de combat avec une figurine miniature de l’animal dans son enfance. Tant d’aventures il avait imaginé. Aujourd’hui, il voyait cet animal en vrai, comme dans un rêve.

Brad, lui, voyait plutôt l’intérêt scientifique de la chose. Combien de paléontologues auraient payés des prix inimaginables pour seulement voir un photo de ces animaux? Il réalisait la chance qu’il avait. Un sourire radieux, il serra Évelyne encore plus fort dans ses bras avant de l’embrasser sur la joue.

Un silence s’était installé. Le capitaine le rompu.
-Mes zamis. Nous voyons quelque chose qu’aucun autre homme n’a jamais pu voir. Nous voyons les habitants de notre planète évolués, vifs, rapides et forts, alors que les mammifères n’étaient à l’époque que de vulgaires souris.
-Ça peut être dangereux une souris, han, coupa Brad.**
Le capitaine l’ignora, comme à son habitude.
-Nous avons une chance inouïe, malgré notre malchance. Alors, je veux que vous le réalisiez comme il faut. Et je finirais cette parabole en vous disant que voir ces animaux est un message d’espoir pour nous. Et comme le disait le proverbe : L’avenir appartient à ceux qui… se couchent tard, parce que le party vient de commencer.***
Personne ne fit de commentaire. À la place, ils se mirent en route pour découvrir ce qu’il y avait autour de leur campement.

Quittant les Tricératops pour l’instant, ils commencèrent l’exploration. Un dinosaure étrange les intercepta. Poussant des cris étranges, on aurait dit qu’il voulait leur parler.
-Heu… fit le capitaine.
L’animal était couvert de plaques osseuses. Le ventre jaune et le dos bleu, il avait, au bout de la queue, une grosse massue. Il semblait aussi redoutable qu’un tank. Même ses paupières étaient recouvertes de plaques osseuses. Quatre pics lui entourait la tête.
-Brad, qu’est-ce que c’est? demanda Flavien.
-Un Euoplocéphalus, répondit le scientifique. Herbivore. Pas besoin de s’inquiéter. Mais je pense qu’il veut nous montrer quelque chose…

En effet, l’Euoplocéphalus poussait des petits cris en faisant des mouvements saccadés.
-Je pense qu’il veut qu’on le suive, fit le capitaine.
-Franchement! C’est un dinosaure, pas Lassie! protesta Brad.
-Moi, je suis d’accord avec le capitaine, coupa Flavien.
-Y’é donc ben hot, lui! déclara Évelyne.
L’animal semblait avoir comprit que les humains devant lui avaient saisis son message. Il prit la marche, devant les membres d’équipages qui le suivirent, un peu surpris.

*Une heure plus tard*
-On est ou? Ça fait des jours qu’on marche! Je suis crevé, fatiqué, tanné…
-Non Brad.
Le capitaine se tourna vers Serge.
-Serge. Faites comprendre à l’oplofétalusse que nous prenons une pause.
Serge fit ce que le capitaine lui demandait.

Pendant que les adultes discutaient et ne s’occupaient pas d’elle, Évelyne se pencha vers Brad, encore inconscient sur le sol. Elle mit sa main sur la joue du scientifique, puis dans ses cheveux qu’elle se mit à ébouriffer doucement. Elle s’approcha un peu de lui, posa ses lèvres sur les siennes… Mais il reprit connaissance au même moment, obligeant la jeune fille à se tasser.

Brad cligna les yeux, confus. Puis, il remarqua Évelyne, assise à côté de lui.
-C’est drôle, fit-il. J’ai comme eu l’impression que tu…
-Que je? demanda Évelyne, mal à l’aise.
Le scientifique ne répondit pas. Il se redressa, secoua la tête avant de dire bêtement :
-Rien. J’ai trop de stress pis ça me donne des hallucinations.
-Ah.

Évelyne était soulagée qu’il n’ai tien remarqué. Comment aurait-elle pu lui expliquer son geste? Elle ne s’imaginait pas arriver devant lui et lui dire « Salut! C’est parce que quand je t’ai connu, t’étais dans mon âge, pis mon kick à pas voulu partir même si je savais que t’avait en réalité quatorze ans de plus que moi! » Elle aurait l’air trop idiote. Elle se contentait donc de garder ses sentiments refoulés au creux d’elle même.

Brad, pour ça part, s’était cogné le crâne sur une roche en tombant inconscient. Il voyait flou et avait un mal de chien.

Le capitaine ramena tout le monde à l’ordre.
-On continue notre chemin.
Guidés par le dinosaure, ils arrivèrent bientôt au pied d’une immense cité.



*Au cas ou vous l’auriez pas encore remarqué, je cherchais un nom pas très commun pour Luirio. J’ai alors décidé de mélanger le nom de 2 frères très connus : Luigi et Mario!
**Voir « La créature »
***L’avenir appartient à ceux qui se couchent tard… Une phrase que j’ai apprit dans les annonces de Jonathan Bleu. Le Bleu au pouvoir!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Entrevues   Sam 15 Oct à 20:03

Chapitre 12, Retour au bercail

-Le téléphax est tout droit, annonça Amanda qui consultait la carte donnée par le père du capitaine.
-Quand est-ce qu’on arrive, s’informa Pétrolia.
-Encore un kilomètre et demi, répondit la mère. Si on y va en courrant, on devrait y être dans environ dix/quinze minutes.

Catherine écoutait tout cela d’une oreille. Elle était certaine qu’ils étaient suivis. Elle se garda cependant de toute remarque. Mais un mauvais pressentiment la grugeait de l’intérieur.

Valence, qui menait la marche, s’arrêta soudainement. Devant elle se tenais un animal d’environ la grandeur de Serge. Des yeux intelligents, un regard rusé, un air de bête affamé. Tout ça sur le même visage.
-Quelqu’un qui sait c’est quoi ça?
-Moi, je pense que je la sais! déclara Pétrolia. Mon père avait un vieil encyclopédie de plantes préhistoriques. Dedans, y’avaient aussi quelques animaux. Y’avait celui-là dedans. Des Denichorus… Doneinochus… Dynochucus.
Elle sembla perdre patience.
-Des Deiny, là, bon!

Le « Deiny, là, bon! » regardait les quatre femmes et l’homme devant lui. Il poussa un petit cri.
-On devrait peut-être y aller, suggéra Bob.
Les autres approuvèrent d’un hochement de tête et firent volte-face. Ce qu’ils ignoraient, c’est ce que Brad avait dit au capitaine plus tôt. Les Deinonychus n’étaient pas réputés pour leur bêtise. Ils encerclaient leur proie pour les piéger et ensuite les tuer. Ce qui arriva.

-CRYYYYAAAAAAARR!!!!
Un Deiny avait surgit d’un buisson et bloquait maintenant accès au groupe. Pétrolia fit un pas vers la gauche. Un Deiny apparut. Un pas vers la droite de la part de Valence. Un autre Deiny. En fait, une demi-douzaine de Deiny les entouraient.
-Sont pas drolets ces Denis là!*
-Deiny, Bob. Deiny, corrigea Pétrolia.

Catherine, sans que personne ne s’en aperçoive, avait enlevé son collier de médium. Le serrant dans sa main, elle murmurait des paroles pour elle-même.
-Découvre ta puissance et accorde-là à celle qui te porte. Prêtes main forte à ta maîtresse, celle à qui tu dois ton salut. Fais ton devoir. Moi, Catherine Toupin, millième porteuse de la ligné des médiums choisies par la déesse du matin qui fait apparaître l’aurore, Zaria-Zarenitsa**, je te l’ordonne!
Après ces étranges paroles, elle lança son collier en l’air. Le bijou devint lumineux. À peine eut-il atteint le sol qu’une vive lumière verte s’en dégagea.
-Fermez les yeux! cria Catherine, avant de obéir elle-même à son propre ordre.

Au bout de quelques minutes, la lumière s’évapora. Tous ouvrirent les yeux et découvrirent un étranges spectacle. Les Deiny étaient sur le sol, paralysés.
-On devrait peut-être partir d’ici avant qu’il se réveille, proposa Valence.

Ce jour là, un nouveau record fut fait : un kilomètres et demi en deux minutes, trois secondes! Bob s’approcha du téléphax.
-Allô? C’est Bob. Vous m’entendez?
Une voix très familière lui répondit.
-Bob! Mon garçon! On va vous téléphaxer à bord.

*Dix minutes plus tard*
Tous étaient dans la salle de commandement. Les mamans avaient vérifié l’état de leurs enfants; Amanda, Catherine et Pétrolia s’étaient présentée; les parents s’inquiétèrent pour leurs enfants absents et on demanda finalement ou étaient les autres.
-Le capitaine, Brad, Flavien, Évelyne pis Serge sont dans le village de Luirio, affirma Bob.
-Bob fait des rêves prémonitoires, expliqua Pétrolia. Il m’a dit ça tantôt pis je lui ai répondu qu’on utiliserais la radio une fois arriver dans le vaisseau pour dire ou aller à ceux qui les cherchent.

Mais LA question n’était pas encore posée. Ce fut de la bouge d’Audrey qu’elle sortie.
-Ou est Falbo?
-C’est vrai qu’il pas là, renchérit Guillaume. Vous l’avez pas nommé pour dire qu’il était dans le village. Vous avez pas non plus parlé de ma fille.
-C’est vrai, ajouta Isabelle. Elle est ou, Mirabella, là-dedans?
Valence, en tant que psychologue, fut chargée d’annoncer la triste nouvelle.
-On heu… les a comme, comment dire… perdu? Sur une tite planète?
-Pas sérieux…

Un silence de mort entra dans la pièce. Plus personne n’osait parler. Ce fut finalement Amanda qui brisa le silence.
-C’est sûr que ça doit être tuff à apprendre pour un parent que son enfant est disparu. Je peux comprendre. À l’heure qu’il est, ma fille est peut-être morte à cause d’une bébitte quelconque sur Crétacia. Mais faut avertir vos hommes au plus vite de se diriger vers le village dit par Bob si on veux pus perdre personne, ok?

D’un geste craintif, Camille, mère adoptive de Flavien, se dirigea vers le radio. Elle appuya sur l’émetteur et dit d’une voix timide :
-Heu… Francis?
Grichements. Puis…
-Camille? Chuis content de t’entendre! On cherche encore Flavien pis les autres pis…
-On sait ou ils sont, coupa Camille. Ils sont dans un village, à quelque part sur la planète.
-Ouf. Ça nous aide gros, ça. En tout cas, merci quand même.
-10/4.
Camille mit fin à la communication.

*Trois heures après le dix minutes plus tard de tantôt*
Bob circulait dans les couloirs, sans buts précis. Il s’arrêta devant une feuille affiché sur un babillard. Il y avait un tableau dessus, dans lequel il était inscrit…

Membre Position Mère Père
Charles Patenaude Capitaine Marie-Anne Patenaude Alexandre Patenaude
Valence Leclerc Psychologue Mélanie Leclerc Mathieu Leclerc
Brad Spitfire Scientifique Sonia Lemay-Aucoeur Jerry Spitfire

Bob stoppa net sa lecture. Il se rappela les détails de son rêve . Une carte trouée et tachée de sang. Ce « Jer…ire » n’était nul autre que Jerry Spitfire. L’inscription écrite sur la carte prenait maintenant un sens. « DCD, DEINY, SLA, BS ». DCD signifiait décédé. DEINY. L’homme allait mourir tué par des Deiny. SLA, BS… Les initiales de la conjointe et du fils du scientifique et homme d’affaire. Tout était logique.

Bob, maintenant certain de ce qu’il avançait, alla trouver Sonia. Il arriva dans la salle de commandement ou se tenait quatre femmes. Bob reconnu facilement celle qu’il cherchait. Brad avait exactement les mêmes yeux qu’elle.

Bob s’avança.
-Heu.. S’cusez-moi madame Lemay. Est-ce que je pourrais vous parler deux minutes?
-Oui, pourquoi?
-Venez.
Il la fit sortir de la salle de commandement et dit :
-Madame Lemay, votre conjoint sortira pas vivant de cette histoire là.***



*Denny Drolets!
**Vive les lexiques mythologique à la fin des Amos Daragon!!!
***Est-ce que quelqu’un avait fait le lien que le rêve de Bob prédisait cela?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Certacy   Sam 29 Oct à 11:58

Chapitre13, Blessures

Ils marchaient depuis environ cinq minutes. Flavien entendit alors un petit plouf! Il se tourna et vit Brad qui était tombé par terre dans une flaque de boue.
-Brad, relevez-vous. Pas le temps de faire le cave ni de prendre un pause.
Le scientifique ne réagit pas.
-Brad? Brad!
Aucun mouvement. Flavien stoppa sa marche. Les autres l’imitèrent. Il se dirigea vers le scientifique et le retourna sur le dos. Il remarqua immédiatement que Brad était inconscient.
-Qu’est-ce qu’il a?
-Depuis qu’il s’est réveillé du « Non Brad » qu’il a l’air perdu, dit Évelyne.

Flavien passa sa main derrière la tête de Brad. Il ne mit pas longtemps à trouver une grosse bosse.
-Y’as du tomber la tête sur une roche ou quelque chose du genre. Y’a eu un choc au crâne.
-À cause de nom « Non Brad »? demanda le capitaine.
-C’est pas de votre faute, capitaine. C’est juste la manière qu’il est tombé. Ça rien à voir avec le « Non Brad ».

Serge s’approcha. Il prit la place de Flavien et tapota la joue du scientifique pour le réveiller. Après quelques secondes de ce traitement, Brad ouvrit les yeux.
-Brad? Comment vous sentez-vous?
-C’est pas juste! Comment chuis sensé le savoir? Vous aviez dit qui avait pas d’examen aujourd’hui. J’ai pas étudié, moi!
-Brad, c’est pas un examen, fit Serge. Je veux juste avoir une idée de votre état de santé général.
-Pis asteure, les profs jouent les docteurs, han?
Dès qu’il eut terminé cette phrase, il tomba par en arrière, inconscient.

Le capitaine s’adressa à Serge qui s’était relevé.
-Y’é tu correct?
-Ben, y’as des chances que Flavien ait raison pis qu’il soit tombé tête première sur une roche. Il a alors eut un choc crânien. C’est ça qui lui a fait perdre connaissance. C’est aussi ça qui fait qu’il divague un peu. Des hallucinations, des pertes de consciences régulières, on pourra pas se fier sur lui pendant un tit boute. Il faut qu’il se repose pis qu’il fasse très attention à sa tête.
-Il va pas mourir, toujours?
-Non, je ne crois pas, capitaine.
Charles soupira.
-Très bien. Serge, vous porterez Brad. On se remet en route.

De la marche. Encore de la marche. Guidés par un euplélus… otoplocélus… un dinosaure ammanché comme un tank. Évelyne se décourageait vite. Elle était épuisée, tannée, exaspérée. Quand soudain…

Ils étaient au sommet d’une colline. De son flan, ils purent observer une immense cité illuminée dans la nuit tombante. La ville était d’une beauté à couper le souffle. On pouvait admirer de grandes demeures dans des couleurs poudres. Du rose, du bleu, du vert, du mauve… de touts les modèles possibles. Les lampadaires donnaient des flash de lumière qui se reflétait comme un prisme et qui donnaient des lueurs multicolores au paysage. Il y avait un étrange brillement, comme si de la poussière d’étoile s’était posée sur la cité. C’était tout simplement…
-Magnifique!
-Iréel!
-Impressionnant!
-Trop cool!
-C’était sûrement ça que le dino voulait nous montrer! fit Flavien.

Le capitaine se tourna vers Serge.
-Essayez de réveiller Brad. C’est parce qu’il est chien sal qu’il peut pas voir ça.
Le robot approuva d’un hochement de tête. Il tenta de réveiller le scientifique qu’il portait depuis tantôt. Mais rien à faire. La respiration un peu plus lente que tout à l’heure, son état s’aggravait. Le scientifique risquait de garder de graves séquelles de cet incident… s’il se réveillait un jour. Il lui fallait les premiers soins au plus vite.
-Capitaine, dit le robot, vous ne pourrez pas passer par la flan de la colline pour vous rendre là-bas. C’est trop à pic et trop rocailleux. Sans équipement, ce serait du suicide pour un humain.
-J’avais remarqué, Serge. Je suis pas…
-Il vous faudra redescendre par ou vous êtes montés et contourner la colline, coupa le robot. Je vous donne environ 24 heures de marche sans arrêts. Je suppose que l’euplocéphalus vous montrera le chemin. Mais, je donne pas 24 heures à Brad sans soin si on veut pas finir avec un scientifique qui a un ACV sévère. Moi, je suis capable de passer par le flan de la colline. Si je le fais, j’arrive au village dans une heure gros max. Une heure gros max à Brad sans soin.

Le capitaine se frotta le nez. Il savait ou Serge voulait en venir. Il savait aussi que le robot ne risquait pas de se perdre. Mais s’il se faisait attaquer? En plus de perdre son scientifique, Charles perdait son homme à tout faire.

Le capitaine poussa un long soupir de découragement.
-Allez-y, Serge.
Serge se mit au garde-à-vous (autant que l’on puisse le faire quand on a quelqu’un dans les bras), plaça Brad sur son épaule et partit.

Charles se tourna vers son équipage.
-On se rend là-bas. Pas de pause, pas d’arrêt. Go!

Ils se mirent en marche. Flavien remarqua qu’Évelyne ne semblait pas dans son assiette. Il s’approcha d’elle.
-Ça va?
Le goule releva la tête.
-Hein? Heu… Oui, oui, ça va.
-Qu’est-ce que t’as?
-J’ai rien, fit la jeune fille.
Flavien sourit.
-Fait pas ta tuff avec moi. Je le sais qui a quelque chose qui te stress.
Évelyne soupira.
-Y’arrivera rien à Serge, han?
-Tu le connais. Y’as rien de plus fort que notre robot!

Évelyne sourit à son tour, mais ne semblait pas rassurée pour autant.
-Brad va être correct, han?
Flavien baissa la tête. Il n’en savait rien. Tout ce qu’il savait, c’était qu’une blessure à la tête est toujours dangereuse. Que ce soit planter en pleine face sur la glace ou tomber tête première sur une roche, comme dans le cas présent, il pouvait y avoir un bleu si on était chanceux et la mort si on l’était moins. Et être incapable de rassurer la jeune fille sur ce point sans mentir bouleversait l’opérateur radar au plus haut point.
-Je le sais pas, Évelyne.

Flavien vit la mine triste de l’adolescente.
-Je sais que Brad est comme un frère pour toi, mais tu n’y est pour rien et tu peux pas non plus rien y faire.
-Brad est plus qu’un frère pour moi, corrigea Évelyne.
Flavien ne demanda pas à la jeune fille de préciser ce qu’elle entendait par « plus qu’un frère ». Il était trop occuper à combattre le sommeil et à marcher, marcher, marcher et encore marcher.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Sam 5 Nov à 17:52

Chapitre 14, Troovilia

Cela n’avait prit que vingt minutes à Serge pour atteindre sa destination. Dès qu’il fut arrivé, des créatures étranges qui s’identifiaient comme étant des Troodons l’avaient accueillis. Ils lui avaient demandés ce qu’il était, d’ou il venait et le motif de sa présence. Serge avait répondu à toutes les questions et avait montré une grande coopération.

Brad avait été emmené dans un genre d’hôpital. Les Troodons avaient proposés à Serge une visite de leur citée. Qu’elle ne fut pas sa surprise quand on désigna une fillette d’environ cinq ans pour guide. Une fillette… humaine! Les cheveux longs et noirs, séparés sur le côté. Vêtue d’une robe faite à partir de feuillage. Grande pour son âge mais très maigrichonne.

La fillette s’était présentée comme étant une cryotenne nommé Jaqueline*. Elle avait répondu à toutes les questions de Serge avec la précision d’une horloge suisse. Elle avait expliqué en détail ce qu’était la cryotion et qu’un humain à quelque part dans l’univers avait un jour respiré la particule qu’elle avait été, avant de donner naissance à un monstre qui avait grossis, grossis, puis rétréci et finalement disparu avant de réapparaître sur Crétacia sous la forme d’un bébé humain. Deux vrais humains étaient déjà sur la planète depuis quelques années, ils s’étaient donc occupés d’elle.
-Mais qu’est-ce que ces humains-là faisaient ici? demanda Serge.
-Aucune idée, répondit Jaqueline. Vous leur demanderez quand vous les verrez.

Serge était étonné par cette enfant. Elle s’exprimait avec facilité sur des sujets complexes avec lesquels un jeune de dix ans aurait eu de la misère à suivre. « Ça doit être ça un enfant prodige », se dit-il.

La visite de la ville s’avéra agréable. La ville, nommée Troovilia, était magnifique et regorgeait de trésors tous plus magnifiques les uns que les autres. Serge se plaisait à faire le tour de cette petite citée mais Jaqueline le ramena à la réalité.
-Il faudrait qu’on rentre. Mir va s’inquiéter.
-Qui est Mir? demanda Serge.
-Une de ceux qui s’occupent de moi.

Serge et Jaqueline arrivèrent à l’hôpital ou Brad était soigné. Là, ils virent une femme d’une trentaine d’année –Serge supposa que c’était « Mir »- qui discutait avec des Troodons vêtus d’un sarrau de docteur. La femme leva les yeux vers eux.
-Ah! Bonjour, fit-elle. Le gars que vous avez emmené va être correct, ajouta-t-elle en se tournant vers Serge. Il va lui falloir ben du repos pis des Tilenol, mais ça va aller quand même.
-Y’as-tu repris conscience? s’informa Serge.
-Une fois, il s’est réveillé un ou deux minutes pour dire un paquet d’affaires pas de sens pis y’é repartit à l’état inconscient.
Serge hocha la tête. Il était soulagé. Et un scientifique sans séquelles graves, un!

**********
De leur côté, les membres de la troupe du capitaine arrivèrent au village tard dans la soirée. Des Troodons, apparemment avertis de leur présence par Serge, vinrent les voir et les emmenèrent dans un genre d’hôpital. Là, ils trouvèrent l’androïde. Il discutait avec une femme qui avait une fillette sur les genoux.

Dès le premier regard, Flavien reconnu la femme.
-Mirabella???
Elle se tourna vers lui.
-Flavien???
Après que Mirabella ai fait débarquer Jaqueline de ses genoux, ils sautèrent dans les bras l’un de l’autre, heureux de retrouver un ami dans un endroit si étrange.

Mirabella lâcha Flavien et se tourna vers le capitaine.
-Je suis désolé pour de ce qui vous est arrivé à vous et Falbo, dit Charles.
-C’est pas de votre faute, capitaine. J’aurais dû me douter que vous ne me jetteriez jamais lousse dans l’espace. J’ai été conne.
-Non, quand j’ai vu que Brad vous avait dit la sentence que j’aurais pu vous donner, j’aurais dû dire que je ne ferais jamais quelque chose d’aussi horrible. À cause de ça, je vous ai perdu vous et Falbo.
Il la serra dans ses bras.

Serge se leva, demanda timidement à Mirabella, Flavien et le capitaine :
-Vous vous connaissez?
Charles se tourna vers lui.
-Serge, je vous présente Mirabella Romario. Elle était médecin à bord du Romano-Fafard avant votre arrivé. Nous l’avons perdus sur une planète végétale, elle ainsi que notre mercenaire, Falbo Gotta.
Le capitaine expliqua à Serge ce qui c’était passé.
-Le salaud, dit le robot en parlant de Brad. La belle humainerie qu’il a fait!
Charles sourit. Mirabella aussi.
-Je l’aime ben, lui. Qui c’est?
-Serge, notre androïde, conçu par Pétrolia Parenteau-Stanislavski. Nous les avons trouvé peu après votre disparition sur la station orbitale russe Youri-2.
-Ah.

Flavien, qui avait peu parlé jusqu’à présent, posa une question.
-Y’é ou Falbo au juste?
-Y’a fait une overdose de lait au chocolat. Y’é à la maison pis il doit dormir, répondit Mirabella.

Pendant que les adultes parlaient, Évelyne s’était mise à explorer l’hôpital. Elle avait ensuite cherché la chambre de Brad. Elle le regarda, prit dans ce qui semblait être un coma léger. Une infirmière troudonne qui venait changer les bandages sur la tête du scientifique se tourna vers elle.
-Avec les médicaments qu’on lui a donné tantôt, il devrait se réveiller bientôt. Il devrait aussi avoir retrouvé sa raison.
-Merci de l’information, répondit calmement Évelyne.

L’infirmière finit sa besogne et tira sa révérence. Évelyne, elle, attendait que Brad se réveille. Comme l’infirmière l’avait prédit, cela ne fut pas long, et son regard avait retrouvé toute l’intelligence qu’il avait perdu suite à sa chute.
-Heille! Salut Évelyne. Chuis content de te voir.
Évelyne sourit.

Quelque chose en elle lui disait que c’était le moment ou jamais. Il était de bonne humeur et reposé. Elle prit une grande respiration et se jeta à l’eau.
-Brad?
-Hum, hum.
-Ben, heu, tsé que t’as passé un bout dans le corps d’un gars de mon âge, han. Quand je t’ai connu, dans ma tête, t’avais douze ans.
-Hum, hum.
-Ben tsé, quand on côtoie longtemps un gars de notre âge comme ça qui prend soin de nous, il arrive parfois qu’une fille ressente plus que de l’amour fraternel pour le garçon en question. Pis que ça change pas quand elle apprend que le gars est plus vieux qu’elle pensait.
Le scientifique ne fit pas de « hum, hum » cette fois là. Évelyne se dépêcha d’en finir.
-Brad, je t’aime.

Il hocha la tête, sans rien dire. Qui aurait pu croire que lui, Brad Spitfire, chien sal par excellence, se retrouverait dans une situation comme ça un jour? Il était mal à l’aise et triste en même temps. Comment dire ce qu’il devait dire.

Il réfléchit quelques instants et dit;
-Évelyne, moi aussi je t’aime, mais…
L’adolescente eut un grand sourire
-..mais pas de la manière que tu voudrais, termina Brad.

Le sourire d’Évelyne disparut.
-Qu’est-ce que tu veux dire par là?
-T’es jeune, t’as tout ton temps devant toi, expliqua Brad. Pour moi, t’es ma tite sœur, rien d’autre. Je suis là pour t’aimer comme un frère, pas comme un chum.
-Mais…
-Pas de mais, Évelyne, coupa doucement le scientifique. Dis-toi que t’es la personne pour qui j’ai le plus d’affection. J’avais jamais apprécié personne avant de te connaître. Tu m’as fait découvrir l’amitié. T’es celle qui a la plus grande place dans mon cœur et je ferais tout pour toi. Malheureusement, tu me demande de te donner une place plus grande que ce que je suis capable de donner à quelqu’un. C’est pas toi, c’est moi qui suit pas fait pour les histoires de roses. Pis j’en vivrai sûrement jamais. Pis en plus, t’es jeune. J’ai le double de ton âge. J’aurais l’air d’un maniaque ou quelque chose du genre. Tu comprend?
Évelyne hocha la tête.

Elle était triste, très triste. Mais elle comprenait. Elle avait le cœur gros.
-Brad, est que tu me permet de…
-Oui, bien sûr.
Il s’assit dans son lit et écarta les bras. Évelyne vint s’y réfugier. « Pauvre elle, dit Brad en la serrant contre lui. Elle a choisis le pire qu’elle puisse choisir… » Il poussa un long soupir.



*Je donne un beigne au t’chocolat à celui ou celle qui identifie correctement cette fille!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Dim 27 Nov à 16:58

Chapitre 15, Retrouvailles de pères et fils

Mirabella était en train d’expliquer à Serge, Flavien et Charles la manière d’ont elle était arrivée sur Crétacia avec Falbo.

Un jour, un certain capitaine Bibault était arrivé sur leur tite planète. Falbo avait expliqué ce qu’ils faisaient là et le capitaine Bibault, jugeant apparemment que cette planète n’était pas faite pour eux, leur proposa de les embarquer jusqu’à une planète qui serait meilleure pour eux. C’est avec joie que Mirabella et Falbo avaient acceptés l’offre.

Ils étaient donc montés à bord du vaisseau du capitaine Bibault. Au bout de quelques mois de recherches infructueuses, le capitaine Bibault leur avait demandé d’ou ils venaient. Falbo avait alors répondu qu’ils venaient de la Terre et lui avait parlé de la mission.

Sans avertissement, le capitaine Bibault les avait abandonnés sur la première planète ou il était possible de survivre, même si elle était dangereuse. Mirabella et Falbo s’étaient construit un petit camps dans les arbres pour éviter de se faire dévorer.

Un bon jour, cependant –ils étaient sur la planète depuis environ une semaine- un des habitants de la planète les avait trouvé et leur avait proposé de l’accompagner jusqu’à leur citée. C’est alors que les deux ex-membres d’équipages furent accueillis à bras ouverts par les Troodons.
-Ils étaient supers fins avec nous. Ils nous ont trouvés un logis et nous ont traités en égaux, conclut Mirabella.
-Sont dont ben gentils eux autres, fit le capitaine.
-Ouen. Pis y’as à peu près cinq ans, les troodons on reçus un signal qui indiquait qu’il y avait un nouveau cryotein, ou plutôt, une nouvelle cryotenne, qui était arrivé sur la planète. Vu qu’elle avait une forme humaine, c’est moi pis Falbo qui s’en sont occupée.
-C’est quoi une cryotenne? demanda Flavien.
Mirabella expliqua ce que c’était.

Un flash se fit alors dans la tête du capitaine.
-Mais… c’est impossible… Si ce que vous dites est vrai, ça voudrait dire que cette petite est la fille de… Brad?
Mirabella regarda Jaqueline.
-Messemblais aussi que sa face me rappelais quelqu’un!
Elle sourit.

Flavien lui demanda alors si Falbo pouvait venir les rejoindre.
-Faudrait que je l’appel. Mais je vois pas pourquoi il viendrait pas, répondit Mirabella.
-Cool! Ça fait tellement longtemps qu’on s’est pas vu!
Le capitaine prit la parole.
-Mirabella, contactez Falbo. Flavien, vous pouvez la suivre si vous voulez. Serge, vous venez avec moi. On va voir dans quel état est Brad. Jaqueline, vous avez…
-Pourquoi vous vouvoyez un enfant de cinq ans? demanda Flavien.
-Jaqueline, tu as le choix de venir avec moi et Serge ou d’aller avec Mirabella et Flavien.
La petite fille regarda l’ex-médecin qui hocha la tête, puis le capitaine et dit :
-M’a venir avec vous.
-Parfait. Go!

**********
Flavien et Mirabella attendait Falbo depuis quelques minutes. Ils lui avaient téléphonés pas longtemps auparavant. Flavien avait hâte de revoir son vieil ami. Il scruta l’horizon avec sa vision de e.t.. Il aperçut bientôt la frimousse blonde du mercenaire au loin.
-FALBO!!!
-FLAVIEN!!!

Falbo couru les rejoindre. Quand il fut arrivé, sans retenue, lui et Flavien se jetèrent dans les bras l’un de l’autre, avant de se séparer sous le regard amusé de Mirabella.
-Rit pas, toi, fit sèchement Falbo.
« J’aurais peut-être mieux fait de me taire, moi, », se dit-il tout de suite après. Ses paroles avaient eux l’effet d’une bombe qui fit exploser de rire la fausse-ex-médecin-de-la-fédération-planétaire-canadienne-terrienne.*

Le rire Mirabella eu à son tour l’effet de faire exploser Falbo et Flavien qui partirent à cramper. Ils restèrent de longues minutes à rire pour rien.

Au bout d’un moment, Flavien eut cependant assez de sérieux pour rappeler aux autres que le capitaine les attendait à l’intérieur. Tous trois se dirigèrent vers la porte d’entrée de l’hôpital. Mais Flavien s’arrêta. Il était certain d’avoir entendu son nom.
-Qu’est-ce qui a? demanda Mirabella qui l’avait vu s’arrêter.
-Chut!

Flavien se concentra. Il entendit de nouveau son nom.
-Flavien!
Il connaissait cette voix. Il la connaissait. À qui appartenait-elle?
-Par ici, Flavien!
Il tourna la tête en direction de la voix. Il fut stupéfait de voir cinq hommes, en tenue noire et bleue qui avançait vers eux. Parmi ces étrangers se trouvait…
-Francis???
…son père adoptif.

Falbo regardait la même direction que Flavien. Lui aussi, il voyait quelqu’un qu’il connaissait.
-Papa??? Qu’est-ce tu fou ici???
Francis Beaudry-Dubuc et Keven Gotta accoururent vers leurs fils.

**********
-Jaqueline? T’es pas morte?
Charles n’avait jamais vu un tel éclat de joie et de surprise dans les yeux de son scientifique que lorsqu’il prononça ces mots. Il avait prit la fillette dans ses bras et l’avait serré contre lui.

Le capitaine avait alors expliqué, avec l’aide de Serge, ce que la cryotenne faisait ici, la mésaventure de Falbo et Mirabella avec le capitaine Bibault et toutes les autres choses qu’il devait savoir. Pendant tout ce temps, Brad avait écouté sans rien dire. Charles présageait en le regardant qu’il ferait un aussi bon « père » avec Jaqueline que « frère » avec Évelyne. Cette dernière les avaient écouté sans rien dire. Elle n’avait pas fait rien qui laissait prédire ce qu’elle pensait.

Flavien, Mirbella et Falbo arrivèrent une demie-heure plus tard. Avec eux, Charles fut étonné de voir cinq autres personnes, dont…
-Pap?
-Papa? ajouta Brad en regardant son père à lui.
Le capitaine se jeta dans les bras de son père tandis que Brad eut pour réaction de se coucher et de ramener ses couvertures sous son menton.
-Quessé tu fou ici, toi? demanda-t-il à l’adresse de son père d’un ton sec.
-J’ai suivi les autres qui sont venus chercher leurs enfants.

Sentant l’ambiance électrique dans l’air, le capitaine jugea préférable de sortir de la chambre.
-Hum… J’m’en va me prendre un café. Y’as tu quelqu’un qui vient?
-Moi, je prendrais bien un chocolat chaud, répondit Flavien.
La pièce se vida à coup de répliques du genre.

Il ne restait plus maintenant que Brad et Jerry.
-Pourquoi t’es venu ici?
-Parce que t’es mon fils.
Brad lui adressa un regard qui montrait tout son scepticisme à cette idée.
-Parce que t’as mère à insisté pour venir parce que t’es son fils pis que j’était pas pour la laisser partir toute seule vers les confins de l’univers, corrigea le père.
Brad hocha la tête pour faire signe qu’il avait comprit.

Un silence lourd régnait entre les deux hommes. Aucun des deux ne semblait vouloir le briser.
-Regarde ou je suis rendu, fit finalement Brad.
-T’as pas à te plaindre, répondit Jerry. T’es le plus grand des scientifiques de la Terre –après moi dans le temps- tout le monde connaît ton nom, qui d’ailleurs va sûrement finir dans les livres d’histoire juste en dessous de celui du capitaine Patenaude, t’es héritier de millions de dollars pis tu vas pouvoir prendre ta retraite le jour ou tu mettras le pied sur Tous sans à avoir à travailler plus longtemps. Quessé tu veux de plus?
-J’ai tout ce que j’ai de besoin. L’équipage, même si ça paraît pas toujours, ces mes amis. J’ai une sœur, pis même si on a pas les mêmes parents, c’est ma sœur pareil. Pis je te dois rien. Tu m’as rien donné pis sache que je m’en souviendrait toujours.

Les paroles de Brad affectaient Jerry plus qu’il ne voulait le laisser paraître.
-Quoique tu vas dire, tu resteras toujours mon enfant, assura-t-il.
-Quoique tu vas dire pour réparer tes tords, tu seras jamais d’autres choses que celui qui m’a mit au monde. Tu seras pas mon père, parce qu’une relation parent/enfant, c’est plus qu’un lien de sang. Je suis peut-être ton enfant, mais certainement pas ton fils.

Sans adresser le moindre autre mot à Brad, Jerry sorti de la chambre d’hôpital, la tête basse. Il aurait dû s’écouter au lieu de répondre aux désirs de sa femme et rester sans enfants…

Il sorti de l’hôpital. Il croisa Alexandre et le capitaine qui se parlaient et semblaient joyeux.
-Ou tu vas? demanda Alexandre.
-Prendre une marche.
-Part pas trop longtemps. On vas appeler les filles pour qu’elles nous envoient le téléphax dans à peu près une heure.



*Elle pourrait pas avoir une job moins longue à écrire, elle?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dino
Fanfickeur(euse)
Fanfickeur(euse)
avatar

Nombre de messages : 366
Localisation : Une ville qui à fait la guerre entre Lachine et les États-Unis
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Cretacy   Dim 4 Déc à 15:39

Chapitre 16, La fin d’une aventure, la fin d’un homme

Jerry marchait dans la forêt depuis quelque temps. Ayant toujours marché en ligne droite, il ne s’était pas perdu, puisqu’il lui était facile de revenir sur ses pas. Le scientifique et homme d’affaires leva les yeux au ciel. Il commençait à faire noir. Il devrait peut-être rentrer.

Jerry fit demi tour tout en continuant de penser aux dures paroles de Brad. Son fils avait raison, et il le savait. Ce qu’il pouvait regretter maintenant. S’il aurait laisser Brad faire ce qu’il voulait, il ne serait pas en train de marcher dans cette foutue forêt à culpabiliser. Il était plus affecté par les paroles de son fils qu’il ne voulait le laisser paraître. Beaucoup plus.

Jerry poussa un long soupir et continua sa marche, les mains dans les poches. Il entendit soudain un grognement. Relevant la tête et cessant de contempler ses souliers, il tenta de trouver d’ou venait le bruit en scrutant le paysage autour de lui mais il en fut incapable. De arbres, des arbres et des arbres. C’était tout ce qu’il voyait. Il se dit qu’il avait dû halluciner, mais resta tout de même sur ses gardes.

Un pied devant l’autre. Gauche, droite. Il avait hâte d’arriver et commençait à avoir soif. Une, deux, une, deux. Il pressa le pas. Il voulait être rentré avant la nuit. Le grognement qu’il avait entendu l’inquiétait un peu.

Son pied heurta quelque chose et il tomba tête première sur le sol. Murmurant une pluie de juron, il regarda ce dans quoi il avait trébuché. Une queue longue et rigide. Le propriétaire de la queue regardait Jerry avec un regard gourmand.

Bien qu’il ne soit pas expert en paléontologie, il pu reconnaître l’animal devant lui. Il s’agissait d’un Deinonychus. Subito presto, Jerry se releva. Il regarda l’animal par dans yeux. S’il aurait mieux connut les Deinys, il aurait pu prédire l’attaque par derrière qui s’ensuit. Il aurait pu empêcher les dinosaures de l’ouvrir et de le dévorer sans même prendre la peine de le tuer d’abord.

Dans la nuit naissante, on pu entendre un cri d’horreur d’un ton de décibel à rendre sourd n’importe qui. Puis, ce fut le son d’un cri de douleur encore plus fort qui se fit entendre. Enfin, après quelques minutes à entendre des hurlements digne d’un condamné à mort, on pu écouter la chose la plus effroyable de toutes : le silence.

**********
Guillaume, Audrey, Isabelle, Valence, Pétrolia et Amanda attendaient avec impatience le téléphaxage des gens sur la planète. Tout le monde était dans la salle de commandement, mais c’était quand même eux les plus impatients.

Le bruit distinctif de l’enclenchement du téléphax se fit entendre. Évelyne apparut, épuisée mais souriante.
-Maman!
-Évelyne!
Amanda serra sa fille dans ses bras. Ce qu’elle avait pu être inquiète! Évelyne, elle, croisa le regard de Catherine.
-Tu leur à montré que les filles sont pas bonnes juste à se plaindre, toujours, Ève?
-Non. Je leur est montré que les filles, les goules et les Maiasauriennes ne sont pas juste bonnes à se plaindre. Les trois en même temps, Cat, répondit la rescapée en riant.

Le téléphax se fit de nouveau entendre. Ce fut alors Mirabella qui apparut.
-M’man? P’pa?
-Mirabella!!!
Guillaume et Isabelle serrèrent leur fille contre eux un après l’autre. Valence adressa à la fausse médecin un sourire resplendissant et Pétrolia, un regard d’incompréhension.
-Je t’expliquerait qui c’est plus tard, lui dit Valence.

Nouveau bruit de téléphax. Ce fut cette fois Falbo qui pointa son nez, rapidement suivi par son père, Keven. Le jeune homme n’eut même pas le temps de réagir que ça mère lui avait sauté dans les bras.
-Falbo!
-Moi aussi, je suis content de te voir, han, dit Falbo, à moitié étouffé.
-Audrey, serre moins fort, tu vas l’asphyxier, avertis Keven.

Le téléphax s’enclencha une nouvelle fois. Apparut alors Mathieu (Valence et Mélanie lui firent un grand sourire), Serge (Pétrolia lui ordonna d’aller se recharger), Jaqueline et Brad (lui et Sonia échangèrent un sourire froid) et finalement, Flavien et Francis.
-Flavien, s’exclamèrent Camille et Pétrolia.
Toutes deux se jetèrent sur lui. Francis se retint de rire.
-Qu’est-ce qui a? demanda Flavien.
-Ouen! T’as du succès avec les filles, toi!
L’opérateur radar rougit.

Le téléphax s’activa une dernière fois et Alexandre et Charles furent transférés sur le vaisseau. Valence sauta dans les bras de son amoureux et le couvrit de baiser sous le regard incrédule des parents des deux tourtereaux. Quand elle eut finit, Marie-Anne s’approcha et serra son fils contre elle.

Sonia continuait de regarder le téléphax comme si elle espérait qu’il s’enclenche à nouveau. Mais rien ne se produit. Brad s’approcha d’elle.
-Qu’est-ce que t’attend?
-Ton père. Il… il arrive pas.
-Quelle perspicacité.
-Reste poli avec moi!
-Je reste poli si je veux.

Consciente qu’elle n’aurait aucune réponse de la part de son fils unique, Sonia parti voir Alexandre qui tait en compagnie de sa femme, son fils, Valence et ses parents et lui demanda :
-Ou est Jerry?
-Sincèrement ou tu préfères que je te mente?
-Pourquoi tu dis ça?
Mathieu, voyant qu’Alexandre semblait mal à l’aise de répondre, dit timidement :
-Ben heu… Il est allé prendre une marche. Pis, heu.. Il est pas encore revenu. On vas aller le chercher, inquiètes-toi pas, mais… On s’est dit que ça irait plus vite avec le radar.

**********
Alexandre, Charles, Francis et Flavien étaient de nouveau sur Crétacia. Brad avait voulu les suivre, mais sa blessure trop récente à la tête l’obligea à rester à bord du vaisseau.

Les quatre hommes s’étaient téléphaxés près d’un endroit ou le radar avait détecté de l’ADN humain. Chacun était armé d’un fusil à charges multiples : paralysante, débilitante et destructrice. Si un dinosaure carnivore osait se pointer le bout d’une griffe, pow! il n’aurait même pas le temps de les attaquer qu’il serait à terre.

Ils avancèrent. Soudain, Francis s’arrêta. Il pointa une bande de Deinys qui grignotaient une carcasse. On ne pouvait voir que du sang, et il manquait tellement de chair qu’on ne pouvait pas dire à quel animal appartenait le cadavre.

Enfin, un indice que les Deinys n’avaient pas dévoré pouvait les aider. L’indice en question avait été projeté un peu plus loin. Flavien, qui avait les meilleurs réflexes, parti le chercher. Les Deinys, trop occupés à se disputer des morceaux de viandes, ne lui portèrent aucune attention.

**********
-Pis? L’avez-vous retrouvé?
-Y’é tu correct.
Charles, le premier à être téléphaxé à bord, répondit à Brad et sa mère.
-On l’a retrouvé. Enfin, ce qu’ils on pas voulu.
-Quessé vous voulez dire par « tout ce qu’ils ont pas voulus »? demanda Brad.
-Dites moi que Bob avait pas raison, murmura Sonia pour elle-même. Dites moi qu’il s’est trompé.

Charles confirma cependant les dires du pilote. Il montra la botte tachée de sang qu’il cachait derrière son dos.

Faim
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: (FT) Cretacy Park, PG13   

Revenir en haut Aller en bas
 
(FT) Cretacy Park, PG13
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Linkin Park
» Mansfield Park vu par Nabokov
» [atelier neogarou-haldir]REPARATION T-REX of Jurassic Park
» Exposition au Park Music à Arlon
» Ikebukuro West Gate Park

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dug-fanfics :: La planète Fanfic :: La bibliothèque de Serge-
Sauter vers: