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 (FT) 12 ans, PG

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Dino
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MessageSujet: (FT) 12 ans, PG   Jeu 18 Aoû à 9:47

Titre : 12 ans
Auteure : Ben là… Si vous êtes pas capable de le savoir tout seuls…
Résumer : Après la désastreuse thérapie de Brad, tout est redevenu presque comme avant sur le Romano-Fafard. Mais lors de la visite d’une planète possiblement habitable, tous se retrouvent avec le physique de leurs douze ans… Comment et pourquoi? À vous de lire.
Disclamer : Tout l’univers de Dug appartient à Claude Legault et Pierre-Yeves Bernard. Mais cependant, tout ceux dans l’histoire d’ont vous n’avez jamais entendu parler sont des idées de moi, moi et moi!!!
Note : Il n’est pas obligatoire d’avoir lu « Comment changer son Brad en dix jours » au préalable, mais c’est préférable. C’est un peu comme une suite, parce qui j’y ferait beaucoup allusion.
Note 2 : Pour les besoins de l’histoire, j’ai inventé un âge possible pour les personnages. Flavien est le plus jeune et on sait qu’il a vingt-trois ans dans la saison quatre. Un ans plus tard, il aura donc 24 ans. Il est le plus jeune de l’équipage. Mais rien n’empêche que Pétrolia n’aie qu’un mois ou deux de plus que lui et aurait le même âge. Il resterait le plus jeune. On sais qu’à l’école, il était en même année que Bob. On parle de leur sixième (film) et de leur secondaire deux (Caïn et Abel). On va dire qu’il est né après le trente septembre. Il aurait donc 25 ans. Dans la saison deux, on apprend deux âges différents du capitaine, soit vingt-six ou vingt-huit ans. («Up Tempo » et « Le fou ») On va dire qu’il est au milieu et qu’il a vingt-sept ans. Trois ans plus tard, il aurait 30 ans. Et il devrait être le plus vieux de la mission. Pour Brad et Valence, on a aucun indice. Mais dans ma fic « Le passé face à vous », ils ont 26 ans. On va leurs donner le même âge. Et Serge… Pétrolia l’a construit à quinze ans. Vingt-quatre moins quinze égale neuf. Serge à donc 9 ans.

Chapitre 1, Le vol des Spitfire

Flavien et Bob étaient deux jeunes garçons comme les autres. Ils allaient commencer leur premier secondaire bientôt. Âgés de onze et douze ans, les deux jeunes mangeaient une poutine au restaurant ce midi là quand Flavien remarqua un journal laissé sur une table.
-Heille, Bob. Tchèque ça.

Il se leva pour bien voir le titre de la une.
-Quinze million à Cap-Chat,*lut-il à voit haute.
-Heille, c’est dans notre village, ça, remarqua Bob.
Flavien prit le journal dans ses mains et le ramena à sa table.
-Une fraude de quinze millions de dollars à été découverte dans le village de Cap-Chat ce mardi. En effet, depuis bientôt dix ans, l’énergie des éoliennes de la ville a été détournée pour les biens personnels d’un grand scientifique et homme d’affaire, Jerry Spitfire, alias Rich.** Spitfire aurait utilisé son système alimenter sa demeure -elle aussi dans le village- en électricité pour éviter de payer ses factures d’Hydro-Québec, fraudant l’état pour près de quinze millions de dollars.

Flavien ne lut pas l’article plus longtemps. Il leva la tête vers Bob.
-Ça, ça veut dire que la rumeur qui dit que les Spitfire sont des chiens sals, c’est vrai, fit-il.
-Non, on l’est pas tous, répondit une voix.

Flavien et Bob se tournèrent et découvrirent que la voix appartenait à Brad Spitfire, le fils de la famille. Il était de notoriété publique que le garçon de treize ans détestait son père depuis qu’il l’avait envoyé dans un pensionna à Rimouski. Mais puisqu’il ne parlait pratiquement jamais à personne, nul ne savait s’il avait hérité du caractère de sa famille.
-Quessé tu veux? demanda Bob.
-De l’aide, répondit Brad.

Il se tourna vers Flavien.
-C’est toi, Flavien Bouchard, han.
-Heu, oui, répondit Flavien, étonné que Brad connaisse son nom.
Brad lui tendit un dossier.
-Je te propose un deal. J’ai entendu dire que t’était rusé comme dix. Pis ça va être utile.
Tu m’aide à mettre mon père dans le trouble, pis ne échange, je te donne la chose que tu désire le plus. Dans les limites du possible, bien sûr… J’vais revenir ici demain à midi. Si t’es là, c’est que t’accepte le marché. Si t’es pas là, ça veut dire que tu refuses.
Et il partit.

Bob regarda Flavien.
-Penses-tu qu’on peut faire confiance à un Spitfire? demanda-t-il.
Flavien allait répondre que non, mais il eu une drôle de sensation. Il avait des papillons dans le ventre et l’impression qu’une voix chuchotait à son oreille.
-Ne jamais se fier au nom d’une personne… Ne jamais se fier au nom d’une personne…

Cette phrase revenait sans arrêt dans sa tête. Et plus Flavien allait pour dire non, plus la voix se faisait forte. Finalement, Flavien secoua la tête et répondit :
-Aucune idée.
-Pourquoi tu parles aussi fort?

La voix s’était arrêtée. Il avait entendu la réplique de Bob. Il avait presque crié, sans s’en apercevoir.
-S’cuse-moi, Bob. Mais j’ai une drôle de sensation. C’est comme si… heu… genre…
-Pas besoin de m’expliquer, fit Bob. Ça l’air trop compliqué. Je risque de saigner du nez.

Flavien sourit. Puis, il se rappela soudainement quelque chose.
-Tu m’avais pas dit que t’avais fait un rêve deux fois avec le p’tit Spitfire dedans, toi?
-Heu, oui. Pourquoi, demanda Bob.
-Raconte-le.

Flavien savait pertinemment que si Bob faisait ce rêve une autre fois, il allait se réaliser. Peut-être que ce rêve éclairerait Flavien sur cette voix étrange.
-Bon, commença Bob. Ben, ça commence qu’on est sur un vaisseau spatial. Moi, je suis pilote. Toi, t’es au radar pis Brad y’é scientifique. Dans mon rêve, tu sort avec la technicienne.
-De quoi qu’elle à l’air, demanda Flavien.
-Nomber one! En tout cas. On est sur un vaisseau. Pis là, on arrive sur une planète. Pis là, on se fait tirer dessus. Pis là, je me réveille.
-Encourageant, murmura Flavien.

Ce soir là, Flavien se coucha et repensa aux évènements de la journée. Il s’endormi paisiblement. Il allait faire un rêve, et grâce à ce rêve, peut-être changerait-il un peu le futur. Peut-être, tout dépendait de lui…



*Village natal de mon père, en Gaspésie. C’est vraiment beau, là-bas!
**Explication de Paminformatic dans la section « Fanfics collectives ». Réponse à la question quinze de « Tout ce que vous vous êtes demandé sur Dug ».


Dernière édition par le Dim 28 Aoû à 16:56, édité 2 fois
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Dino
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MessageSujet: 12 ans   Jeu 18 Aoû à 12:14

Chapitre 2, Les talents

-Une photo en souvenir. Une larme, un soupir*
Valence chantait cette mélodie des années deux milles.
-Tu lui a fermé les yeux. Ton ventre s’est rempli de feu.
Tout l’équipage l’écoutait.

C’était Flavien qui avait eu l’idée. Une démonstration de talents. Et Charles n’en était pas déçut. Dire qu’avant, il trouvait qu’elle chantait comme une sirène de police. Elle s’était tant améliorée. Sa voix était maintenant si douce. Si mélodieuse.

-« Un ange qui passe », de Annie Villeneuve, déclara Serge à la fin de la chanson.
Des applaudissements surgirent de toutes parts.
-Merci. Merci, fit Valence en s’inclinant.

-Maintenant, au tour de Charles Patenaude! déclara Serge.
Le capitaine, le teint légèrement rosé, s’avança.
-Ben, heu… J’ai… écrit un poème. Je… Je vais le lire à voix haute. Ça s’appel « Terre ».
-Depuis quand vous écrivez des poèmes? Demanda avec une drôle de face.

Le capitaine l’ignora et commença sa lecture. **
Des lacs aux montagnes
En passant par les lagons
Les contrées d’Espagne
Et la tendresse d’un chaton

Qui a-t-il de plus beau que la Terre
Avec ses animaux et ses richesses nombreuses
Le vent qui souffle au dessus de la mer
Que l’humanité est chanceuse

On a gaspillé et on a pollué
On a tout détruit de ces terres si fertiles
On a tant tué les gens détestés
La vie qui s’envole comme des volatiles

Nous cherchons si loin pour trouver le paradis
Mais y avons nous droit après toutes nos erreurs
Nous cherchons si loin et risquons nos vies
J’espère réussir sans céder à des leurres

Un silence accompagna la fin des paroles du capitaine. Ces paroles portaient à réflexion.

Enfin, après un long silence, Charles eu droit à de bruyants applaudissement. Qui aurait pu penser que le capitaine était un poète? Les mots si biens choisis sonnaient bien et en même temps, ils signifiaient quelque chose de profond : On a perdu la Terre, pis là, on écope.

-Et après cette performance, heu… poèmifique, dit Serge à la blague, voici Brad Spitfire!
Les regards se tournèrent vers Brad. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il avait réussi à la gagner, l’amitié qu’il recherchait tant. Il était devenu un membre d’équipage à part entière. Et lui et Pétrolia étaient maintenant inséparables. Mais là, il ne semblait pas très avide de montrer ses talents…

-Envoye mon Brad, fit Pétrolia pour l’encourager. Vas-y! T’es capable.
-Ben, non, je le suis pas, affirma ce dernier. Purement et simplement parce que j’en ai pas, de talent.
Pétrolia lui fit de gros yeux.
-Tout le monde à un talent.
-Pas moi.
-Voyons Brad, intervint le capitaine, je suis certain que vous êtes pas le trente centimètres qui confirme la règle.
Tous se tournèrent vers lui. Personne n’osa faire de commentaires.

Pétrolia se leva pour aller chercher une feuille, un aiguisoir et un crayon de plomb avec une efface au bout. Elle prit ensuite Valence par le bras et l’assis sur une chaise. Elle lui dit de se tenir immobile et se tourna vers Brad, qui poussa un profond soupir. Et il se mit à dessiner.

Tout le monde, sauf Valence, était derrière lui. Au bout de dix minutes, il obtint une photo en noir et blanc de la psychologue.
-Ayoye, murmura Flavien. Si on m’avait dit que Brad était bon en dessin, je l’aurais jamais cru.
-Pff, fit Brad, qui semblait insatisfait de son œuvre.
-Hum, s’cusez-moi, mais heu… Je peux-tu bouger?

Tout le monde regarda Valence, encore assise sur sa chaise et hochèrent la tête. Elle se précipita pour voir le dessin.
-Bravo! fit-elle à Brad.
Celui-ci regardait toujours la feuille de papier d’un air dédaigneux.

Après lui, virent Flavien, qui fit joua de la guitare. Il prit un grand soin de ne pas jouer du Paul Piché. Mesure de précaution…***

Ensuite, vint Pétrolia, qui avait terminé de mettre au point son fusil fillisant.*^* Elle avait alors démontré ses talents de patenteuse en changeant les gars en fille et en les ramenant à la normale.
-J’ai juste pas encore trouvé comment changer les filles en gars, déclara-t-elle. Je peux ramener un gars en gars, mais pas changer une vraie femme en homme.

Après Pétrolia, ce fut le tour de Bob. Ce dernier déclara qu’il ferait le dîner. Chacun avait eu l’occasion de goûter à la cuisine de Bob et savait qu’il était excellant cuisinier.

Et finalement, Serge. Or, il s’avéra que Serge était un imitateur hors-pair. Il utilisait la fonction 001, soit la fonction Serge-3, et il était meilleur qu’en prenant la fonction d’imitateur!
-Merci. Merci, fit serge en s’inclinant après son numéro, avec la voix exacte de Flavien.

Au même moment, un « bip » sonore se fit entendre.
-Ah. Le rapport de sonde de la planète Maiasaura*/* est arrivé, déclara le capitaine. Espérons qu’il nous dise que la planète est bonne pour nous sept. Car comme le disait le Grand-Schtroumpfs…
-Le Grand-Schtroumpfs, répéta Valence, surprise.
-J’ai déjà massacré pratiquement tout les proverbes de Jules César.




*Je sais pas pourquoi, mais j’avais ça dans la tête, pis j’avais vraiment envie de l’écrire.
** Soyez indulgents. Je n’ai aucun talent pour écrire des poèmes.
***Ben oui. Il avait peur de réveiller Steve!
*^*Je vous avait dit que je ferais des allusions à « Comment changer son Brad en dix jours ».
*/* Maiasaura signifie « maman reptile ». Et vu que « Maman Brad est un de mes épisodes préférés, ben, j’ai choisi ce nom là. C’est du latin, si je ne trompe pas.

Note : Ce chapitre vous semblera inutile, mais il ne l’est pas. Il nous fait découvrir les talents de l’équipage pour une raison bien précise.
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MessageSujet: 12 ans   Ven 19 Aoû à 12:46

Chapitre 3, Blanche lumière

Brad lisait le rapport de sonde.
-Qu’est-ce que ça dit, demanda le capitaine, impatient.
-Relaxez, répondit Brad d’un ton quand même assez poli. Il faut que je lise ce qui est écrit avant de vous le dire.
-Vous pourriez lire à voix haute, Brad, proposa Serge.
Le scientifique se contenta de lui lancer un drôle de regard.

Il finit de lire la feuille et fit son rapport.
-Ben, tout est beau. C’est pas gros pour une race entière, mais c’est gigantesque pour sept personnes. Je penses ben qu’on peut s’installer là.
-Y a-t-il une espèce intelligente ? demanda le capitaine.
-Oui. Mais ils sont rien que deux milliards. Il faudrait aller les voir pour savoirs s’ils sont pacifique. C’est le genre de chose que le rapport de sonde peut pas dire, ça.
-Très bien.

Le capitaine se dirigea vers l’intercom. Il pesa sur le bouton et dit :
-Tout l’équipage est demandé dans la salle de commandement. Nous avons peut-être trouvé une place ou nous installer tout les sept.

Il ne fallut que dix minutes pour que l’équipage en entier soit sur Maiasaura. Ils s’étaient téléphaxés non-loin d’une grande ville. Ils se mirent en route. Mais juste avant, le capitaine se tourna vers Pétrolia.
-Pourquoi emmener un fusil fillisant ?
-On sait jamais, répondit celle-ci.
Elle tira un coup en l’air, juste pour le fun d’appuyer sur la gâchette.

À peine l’éclair rose du fusil eut-il le temps d’atteindre le ciel qu’un flash d’une lumière blanche éblouissante obligea l’équipage à fermer les yeux. Le flash ne dura pas plus longtemps que celui d’un appareil photo, mais ils fallut une bonne demie douzaine de minutes avant que qui que ce soit puisse ouvrir les yeux.

Flavien y parvint en premier.
-Pétrolia ?
-Quoi, répondit la jeune femme qui venait de réussir à regarder son chum.
-Fait pu jamais ça.
Pétrolia fit un petit sourire gêné.

La marche vers la ville ne fut pas très longue. Elle dura à peine quinze minutes. Quand ils arrivèrent, ils constatèrent avec surprise que les habitants étaient des humains! Des humains qui vaquaient à leurs occupations routinière sans même accorder un regard à l’équipage.

Des maisons semblables à ceux de la Terre se dressaient partout. On pouvait voir un dépanneur au bout de la rue. Des voitures identiques aux Terriennes à quelques différences près étaient stationnées ça et là. Elle n’avaient pas aucun endroit pour laisser entrer du gaz. Le capitaine en vit une en marche. Elle ne faisait aucun bruit et le tuyau d’échappement laissait passer de la vapeur.

Des enfants couraient partout, en s’amusant comme des petits fous. Le capitaine vit même un groupe d’adolescent qui semblaient jouer au soccer. Des jeunes filles qui parlaient d’un film vu dernièrement au cinéma, des sacs de vêtements sous les bras.

Aucun doute possible. Ils étaient dans un secteur résidentiel humain!
-Bon ben, on va même pouvoir déménager en ville sans se faire remarquer, observa le capitaine.
-Pas tout à fait, fit Serge.
En effet, Serge, avec sa grandeur et sa carrure, ses fils et le métal qui le recouvrait, il attirait l’attention pour dix. Les passants lui jetaient des regards étonnés.
-On rentre au vaisseau, déclara le capitaine.

Il était assis sur son siège de capitaine. Sa merveilleuse Valence sur les genoux, il réfléchissait.

Peut-être que ces humains étaient plus écologistes que les Terriens. Il n’avait pas vu d’usine polluantes, de gaz d’échappement derrière les voitures et de déchets sur le sol. Mais cela ne voulait pas dire qu’il n’y en avait pas.

-À quoi tu penses ?
Charles revint à la réalité. La voix de Valence l’avait réveillé.
-Quoi ?
-J’ai demandé à quoi tu pensais, répéta Valence.
-On vient de trouver des humains qui ne sont pas des Terriens. Comment ça se fait ? Est-ce qu’on peut leurs faire confiance ? Sont-ils parents avec nous ?
Valence l’embrassa doucement et lui sourit.
-Inquiète-toi pas, Charles. Ça va aller, promis Valence. On ira les voir demain.
-OK, approuva le capitaine. Valence, peux-tu aller me chercher Flavien, s’il te plait ?
-J’y vas.
Elle l’embrassa de nouveau et partit.

Quelques minutes plus tard, Flavien arriva.
-Valence a dit que vous vouliez me voir, capitaine, dit-il.
-Exact, Flavien.
Le capitaine se leva et fit face à son second officier.
-Quand ce… ce flash de lumière blanche est apparut, avez-vous ressenti quelque chose ? C’est que, je sais que vous avez un sixième sens très développé et… Enfin, bref, avez-vous eu un mauvais pressentiment ?
-Pas vraiment, capitaine. J’ai juste eu l’impression de rajeunir. Ça devait être une lumière bienfaitrice. À moins que ce soit rien qu’un effet de mon imagination.
-Bien. Vous pouvez disposer.
Flavien se mit au garde-à-vous et partit.

Charles aussi avait eu l’impression de rajeunir. Il n’aimait pas ça. Il ne savait pas pourquoi, mais il n’aimait pas ça.

Finalement, il se dit que son imagination lui jouait des tours. Il bailla longuement et s’étira. Il parti ensuite se coucher. Il ne dormais jamais, mais s’étendre lui faisait du bien. Surtout quand quelque chose le tracassait.

Il se rendit d’abord vers les toilettes. Il se brossa les dents. Quand son regard croisa son reflet dans la glace de la pharmacie, le capitaine eu une étrange impression. Il du se regarder longuement pour être sûr de ne pas se tromper, mais il dû se rendre à l’évidence : ses cheveux étaient moins longs.

Il cligna les yeux dans une expression d’incompréhension se dirigea vers sa cabine. C’était sûrement son imagination qui lui jouait des tours encore une fois. Mais pourtant, un sentiment de malaise continuait de l’envahir. Pourtant, Flavien n’avait rien ressenti.

Il se trompait, pensait-il. Mais il ne se doutait pas à quel point il avait raison…
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MessageSujet: 12 ans   Sam 20 Aoû à 10:10

Chapitre 4, Ados de nouveau

Ce matin-là, Serge-10 ouvrit les yeux de bonne heure. Il sauta en bas de son lit avec l’intention d’aller dans la salle de commandement. Mais aussitôt qu’il sortit du dortoir, il revint sur ses pas. Quelque chose clochait.

Il regarda tout le monde. Les pieds de Brad arrivaient une bonne dizaine de centimètres moins loin qu’à la normale. Bob avait maigri d’une manière incroyable. Flavien flottait dans ses vêtements et Pétrolia avait les dents qui auraient biens besoins de broches.

Serge se regarda alors dans le hublot du dortoir. Il s’approcha, jusqu’à voir son reflet dans la vitre. Plus aucune trace d’androïde. Il ressemblait comme deux gouttes d’eau à un humain. Comme sa première version. Plus de fils, plus rien.

Il fut prit d’un élan de panique. Comment étais-ce possible ? Il n’avait pas vidé sa tinque à émotions pourtant. Cette pensée le paniqua d’avantage. Il était redevenu Serge. Serge, point final. Pas de numéro. La première version du robot qu’il était.
-Oh, boy. Je dois encore dormir, à matin, moi.

Il se secoua la tête. Une seule façon de confirmer ses soupçons. Il se rendit à son lit et ouvrit le tiroir qui lui servait de base. Il y avait deux tournevis : un rouge et un bleu. Il les prit les deux. Ses craintes étaient confirmées. Il était incapable de les différencier par la couleur ! Il ne faisait plus la différence entre le rouge et le bleu. Comme Serge tout court.*
-J’ai reculé dans l’évolution de neuf versions, constata-t-il amèrement.

Il entendit un cri venant des toilettes. Valence. Il courra la rejoindre. Bizarrement, il ne s’inquiétait pas pour elle. Il était trop préoccupé par Pétrolia. « Oh non, pensa-t-il. Je suis programmé pour défendre Pétrolia. Si Valence a un problème, je vais avoir de la misère à la protéger ! » Mais il ne se découragea pas pour autant.

Il arriva dans les toilettes. Il y découvrit une petite fille d’une dizaine d’année.
-Valence ?
La fillette se tourna vers lui.
-Serge ! Toi aussi t’a rajeunit.
-T’as quel âge, là ?
-Douze ans d’âge physique, je penses. Pis vingt-six d’âge mental.

Valence avait rétrécit et le haut de son pyjamas lui arrivait aux genoux. On aurait dit une petite fille qui s’était amusé à fouiller dans le garde-robe de sa mère.

-T’assez-vous donc que je puisse passer, Serge.
L’androïde se tourna. Un garçon, pas plus vieux que Valence, s’avançait vers lui. Serge le reconnu immédiatement à cause de sa façon de s’exprimer.
-Brad ?dit-il en cœur avec Valence.
-Quoi ? répondit le scientifique. ‘Argardez-moi pas de-même.

Il remarqua apparemment Valence.
-Vous vous êtes fait couper les cheveux ?
-Oui, c’est Serge-1 qui l’a fait en plus, répliqua la psychologue.
-Serge-1? Serge-1! Serge-1 est mort dans un jeu vidéo.**
-Ben, merci, fit Serge.

Brad se tourna vers lui, visiblement amusé. Mais son sourire disparut quand il constata qu’il avait bien sous les yeux Serge, première version.
-Vous êtes donc ben grand, tout d’un coup, fit Brad en levant la tête pour regarder le robot.
-C’est vous qui a rétrécis. Pas moi qui a grandit.
-…

Serge le prit et le plaça devant le miroir des toilettes.
-Heille ! J’ai douze ans, s’exclama Brad.
-Pis moi aussi, rappela Valence.
-Pis moi aussi, ajouta Serge.

Valence regarda le robot.
-T’a pas neuf ans, toi ?
-J’ai neuf ans d’âge humain. Pour les robots, une année pour vous, c’est trois ans pour nous. J’ai vint-sept ans. Ben, entre zéro et dix-huit d’âge physique, en tout cas.

Il se regarda dans le miroir. Il avait été Serge-1 de sa création à ses dix-huit ans.*** Dans son cas, ce n’était pas une certitude absolue qu’il avait douze ans, mais c’est ce que laissaient penser les événements.

-Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? demanda Valence, avant de se répondre à elle-même. Le flash de lumière quand on est allés sur Maiasaura.
-Oui, pis c’est sûrement sur Maiasaura qu’on va trouver réponse à nos questions, déduit Serge. Qu’en pensez-vous, Brad ? Brad ?

Serge s’aperçut que le scientifique était devant le miroir et qu’il tentait tant bien que mal de lisser ses cheveux du revers de la main, mais sans succès.
-Y’as pas personne qui va me faire sortir d’ici tant que je serais pas peigné comme du monde, déclara-t-il.
-Laissez donc vos cheveux de-même, Brad. Ça vous fait super ben. Vous êtes tout cute comme ça, assura Valence.
-Han ouen ?
-Ben oui.
-OK d’abord, accepta finalement Brad.

Ils arrivèrent tout les trois dans la salle de commandement. Là, se trouvaient déjà le capitaine et Pétrolia, qui se tourna vers Brad et se jeta sur lui avant de se mettre à l’embrasser. Brad eu l’air assez surpris.
-Flavien ! s’exclama Pétrolia entre deux embrassades.
-Heu, Pétrolia, c’est parce que… commença Brad.
Mais il fut interrompu par un autre baiser.

C’est à ce moment que Flavien arriva dans la salle, accompagné de Bob.
-Pétrolia ! Quessé tu fais là ? demanda l’opérateur radar.
Pétrolia lâcha Brad.
-T’es pas Flavien ?
-Non. Depuis t’a l’heure que j’essaie de te dire que je suis Brad.
Il semblait de plus en plus confus. Pétrolia qui le prenait pour Flavien ? Il se secoua la tête un peu pour tenter de se « démélanger », mais sans succès.

Pétrolia se tourna vers Flavien.
-S’cuse-moi, Flavinou. Je vois pas comment j’ai pu faire pour me tromper. Je suis toute mêlée.
-Bof. C’est pas grave, Pétrolia. Tant que tu recommences pas…
-On peux-tu passer aux choses sérieuses, maintenant ? demanda le capitaine.

Tout le monde avait radicalement changé. Flavien, les cheveux plus longs que normalement et encore plus rebelles que d’habitude, avait rétréci, comme tout les autres. Maintenant, cependant, à part cela, il était identique à aujourd’hui.

Le capitaine n’avait plus son look « tablette », au plus grand soulagement de Valence. Il avait une rosette du côté droit et le toupet en l’air. Ses cheveux châtain-blonds étaient maintenant plus foncés, presque bruns. Ses yeux bleus viraient plus sur le gris clair. Les épaules de sa veste lui arrivaient presque au coude !

Pétrolia abordait une crinière impressionnante. Ses cheveux bouclés lui arrivaient à la taille. Elle s’était fait deux couettes hautes. Le résulta était magnifique. Cependant, ses dents blanches étaient croches. Elle tentait justement de se fabriquer des broches.

Bob était identique. Seuls ses kilos en moins et ses cheveux coupés court laissaient prédirent un changement. Autre différence notable : Il devait tenir son pantalon pour éviter qu’il ne tombe au sol. Flavien lui passa donc sa ceinture.

Valence, malgré ses cheveux courts qui lui arrivaient aux épaules, était parfaitement reconnaissable. Elle s’était fait une queue basse et regardait le résultat dans un miroir de poche.

Brad, lui, était celui qui avait le plus changé. La seule chose qu’il avait conservé : sa séparation sur le côté. Les cheveux en batailles et le teint légèrement plus bronzé, il avait énormément gagné en beauté. Il n’était plus vraiment reconnaissable.

En fait, cela n’étonna pas vraiment Valence que Pétrolia l’aie confondu avec Flavien. Elle aussi, elle avait pensé la même chose avant que le scientifique n’ouvre la bouche.

Tous se tournèrent vers le capitaine et se mirent au garde-à-vous.
-On va retourner sur Maiasaura pour chercher des indices. On se sépare en trois équipes. Questions ? Action !



*Voir « Le transistor »
**Voir « Virtuellement vôtre »
***J’ai calculé. Il a vingt-sept ans (robot). Il a pété pour devenir Serge-2 il y a trois ans, donc, neuf ans robot. Vingt-sept moins neuf égal dix-huit. Il est donc devenu Serge-2 à ses dix-huit ans de robot et il est revenu à ses douze ans de robot, Serge-1.
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MessageSujet: 12 ans   Sam 20 Aoû à 14:49

Chapitre 5, Catherine Toupin

La première équipe, composée du capitaine et de Valence, parti à la recherche du chef de la ville. Ils arrivèrent devant ce qui semblait être un palais de justice.
-On pourrais aller s’informer, proposa Valence.
-Pas besoin, affirma le capitaine.
-Charles, répliqua Valence, agacée. Ça fait une heure qu’on tourne en rond. On sais même pas à quoi il ressemble, le building qu’on cherche.
-Mouen. T’as peut-être raison.

Le couple entra dans l’établissement. Il se rendirent à la réception. Là, une femme les interpella.
-Heille ! Qu’est-ce que vous faites ici, les jeunes.
Charles se retourna.
-On cherche celui qui dirige cette ville. Pouvez-vous nous dire ou est son bureau ?
Le femme les dévisagea longuement. Finalement, elle leur donna les précieuses indications.

Valence et le capitaine prirent le chemin indiqué par la femme.
-Elle a dit qu’on verrait une grosse bâtisse rouge, rappela Valence.
-Là, indiqua Charles.

Un sublime bâtiment rouge se dressait devant eux. Près d’une vingtaine d’étages. Les vitre des fenêtres étaient en réalités des diamants transparents d’une pureté inimaginable. Le cadre de porte de l’entré principal était incrusté de pierres précieuses et de métaux rares : Or, rubis, argent, améthyste, gravelle…
-D’la gravelle ? fit le capitaine.
Valence se tourna vers lui.
-Ben oui, Charles. De la gravelle. D’après Flavien et Pétrolia, c’est une des roches les plus raffinées de l’univers. Autrement dit, on est riches, sur Terre. Même qui paraît que la Terre doit un vaisseau plein de gravelle aux frère clôtures.
-…
-Ouen, c’est bizarre.

Ils pénétrèrent dans le bâtiment. Un homme les arrêta.
-Qui êtes-vous ?
-Je suis Charles Patenaude, capitaine du Romano-Faf…
-Un enfant peut pas être capitaine, remarqua l’homme.
-On est des adultes, assura Valence.
-Vous venez d’ou ? demanda l’homme.

Le capitaine consulta Valence du regard. Elle hocha la tête.
-Nous venons de la Terre.
-Ah. Oui. J’ai entendu parler d’un équipage terrien porté disparut. Des rumeurs locales disent qu’ils ont fuit Tous pour éviter de revoir les leurs, déclara l’homme.
-Les rumeurs disent vrai, fit le capitaine.

L’homme sourit.
-Je suis Amand Toupin**. Je suis le maire cette ville.
-Ah, s’exclama Valence. On vous cherchait, justement.
-Attendez-moi ici.

Il partit. Le capitaine se tourna vers Valence.
-Il fait quoi, d’après toi ?
-Aucune idée, répondit la psychologue.

Au même moment, Armand revient, une fillette d’à peu près douze ans sur les talons. Une jeune fille avec deux lulus basses, les cheveux roux foncés. Ces yeux bleus sombres exprimaient l’incompréhension.
-Voici ma fille, Catherine, déclara Armand. Elle s’occupera de vous.
Et il partit de nouveau.

Catherine se tourna vers Valence et Charles.
-Salut.
-Salut, firent les deux terriens en cœur.
-Comme ça, vous venez de la Terre.
-Oui, répondit Valence. Si tu te doutais à quel point c’est pourri là-bas. Tout est pollué.
-Je sais. On a envoyé des Maiasauriens chez vous. Quel surprise on a eu quand on a su que les terriens étaient des humains !
-Pis nous, quel surprise on a eu quand on a su que les Maiasauriens étaient de notre race ! déclara le capitaine.
-Les terriens connaissent notre planète ? s’étonna Catherine.
-Pas vraiment. C’est juste que nous autres, on a voyagé dans l’espace pendant des années, expliqua Valence.
-Va vraiment falloir que vous me racontiez votre histoire. En tout cas. Quessé vous voulez ?

Valence regarda son chum. Il s’adressa à Catherine.
-On est des adultes. Mais on a été changés en enfants. Je sais pas trop comment…
-Pas de problème. Je vais vous arranger ça, assura Catherine. Si vous voulez bien me suivre.
Elle les conduits dehors et ils marchèrent durant un bon bout dans la rue.



*Voir « Jim et Jules ».
**Un tit hommage à ma chanteuse préférée, Marie-Chantale Toupin.
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MessageSujet: 12 ans   Dim 21 Aoû à 11:31

Chapitre 6, Quessé qui se passe chez les gars ?

Bob Flavien et Serge avaient été chargés de visiter la bibliothèque. Peut-être y trouveraient-ils réponse à leur énigme : que c’était-il passé ?

Mais il restait un gros problème. Ils ignoraient ou se trouvait la bibliothèque. Et ce, c’est si il y en avait une, bien sûr.
-Ça devrait pas être difficile à trouver, une grosse maison pleine de livres, fit Bob.
-Ouen, admit Flavien.
-Faudrait peut-être savoir si y’en a une, bibliothèque, rappela Serge.
-On devrait peut-être s’informer, remarqua Bob.
-Pas besoin, assura Flavien.
-Pourquoi ?
-Parce qu’est là, la bibli.

Flavien pointa une grosse bâtisse.
-On dirait la grande bibliothèque de Montréal, fit Serge.
Bob était presque d’accord avec lui. L’immeuble ne ressemblait pas à celui de Montréal. Il était identique à quelques exceptions près. Par exemple, les fenêtres n’étaient pas teintés de bleue, mais de mauve. Et aussi, la bâtisse maiasauriennne semblait moins vielle. Plus jeune. Et Bob était près à parier qu’elle n’avait jamais enduré des grosse chaleurs.

Il pénétrèrent dans la bibliothèque. À l’intérieur, ou l’on retournait les livres, une inscriptions en lettres de bronze était écrite sur le mur. On pouvait y lire « Bibliothèque municipale de Saurolophus*, succursale Tami-Lamare ».
-Drôle de nom pour une ville, constata Serge.
-…
-Ben oui, Bob, expliqua Flavien. Si c’est marqué que c’est la bibliothèque municipale, le nom qui suit, c’est celui de la ville. Pis si après, c’est marqué le nom de la bibliothèque ou on est.
-Ah, OK. Je comprend toujours pas, mais je suis sûr que t’a raison, déclara Bob.
Cette réponse lui valu un regard étonné de ses compagnons.

Les trois hommes (ou adolescents, allez savoir) se dirigèrent vers le rayon des sciences. Ils prirent des heures et des heures à fouiller dans des gros volumes et de encyclopédies. Il vérifièrent les titres de tout les livres, épluchant au passage tout ceux qui pouvaient être pour eux. Rien.

Il se dirigèrent alors vers le rayon de médecine. Ils passèrent des heures et des heures à vérifier s’il n’y avait pas une maladie ou une allergie qui pouvait causer de tels effets. Flavien en trouva une : l’allergie aux dinosaures.
-C’est pas ça, assura Serge. De nous sept, Brad est le seul qui est allergique aux dinosaures.**
-Heille, j’ai trouvé quelque chose ! s’exclama Bob.

Serge et Flavien se précipitèrent vers lui. Bob entreprit de lire ce qui était écrit.
-Manger des pogos est une excellente manière de gagner des protéines. En effet, un pogo contiendrait plus de vitamines que les légumes verts.
Il termina sa lecture.
-En quoi c’est sensé nous aider, ça, demanda Serge.
-En rien. C’est juste que maintenant, j’ai une bonne excuse pour pas manger mon brocolis pis mes choux de bruxelles !
-Il va falloir que je me souvienne de ce truc là, déclara Flavien.

Une heure plus tard, c’est un Flavien, un Bob et un Serge complètement désespérés qui sortirent de la bibliothèque. Ils n’avaient rien trouvé, en dehors du nouveau truc de Bob. Flavien était si déçu. Lui qui aurait tant voulu trouver la solution, ou, au moins, une pite pour pouvoir rendre service au capitaine.

Le capitaine… Il le considérait comme son père. Il faut dire que Flavien avait été trimballé d’une famille d’accueil à l’autre durant toute son enfance. Le capitaine était son modèle. Son héros. Son… Son wow.*** Il avait été si heureux qu’il l’est nommé second officier. Pas parce qu’il était promu, non. Mais plutôt parce qu’il avait eu la preuve que le capitaine lui faisait confiance.

-On va ou, demanda Bob, sortant Flavien de sa rêverie.
-On va au téléphax, je suppose, répondit Flavien.
-Ça sera pas nécessaire.
La dernière voix appartenait au capitaine Patenaude qui venait de les rejoindre, accompagné de Valence et d’une jeune fille rousse.

-Vous les connaissez, demanda cette dernière.
-Oh oui, répondit Valence. Le grand, c’est Serge. Le gros, c’est Bob. Pis finalement, le dernier, c’est Flavien.
Ensuite, elle se tourna vers les garçons.
-Les gars, elle c’est Catherine Toupin. C’est elle qui va nous aider. Mais il faut avant trouver Brad et Pétrolia.
-On peux-tu prendre un break de marche, avant, demanda le capitaine.
-On peut aller là, proposa Catherine en montrant un petit restaurant du style « McDonald » de l’autre côté de la rue. Mon amie y travaille. On pourrait peut-être avoir à boire en même temps.
-Allons-y, approuva le capitaine.

Ils entrèrent dans le commerce. Flavien aperçut une foule de fille dans un coins qui semblaient écouter quelqu’un. Curieux, il s’approcha. Il vit qui les filles regardaient avec insistance : un jeune garçon dos à l’opérateur radar. Il avait un chandail noir et une veste rouge était sur son dossier de chaise. Sa voix lui rappelait celle de quelqu’un, mais en plus aiguë. Comme si il n’avait pas encore mué.
-Ça fait une heure qu’il est là, déclara une fille à côté de Flavien.
-Pétrolia ? Content de te voir !



*Signifie « lézard à crête » en latin, je crois. Cela ne vous rappel le nom de quelqu’un de disons… proche de Brad?
**Voir « La fissure »
***Réplique très brillante de Charles dans « Cuits, cuits, cuits ».
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MessageSujet: 12 ans   Dim 21 Aoû à 14:46

Chapitre 7, Le sort

Nous avons vu que Valence et le capitaine cherchaient le maire de la ville et que Flavien, Serge et Bob tentaient de trouver de l’information à la bibliothèque. Pendant ce temps, que faisaient Pétrolia et Brad ? Ils s’informaient de manière subtile. Enfin, presque…

Pétrolia tentait de trouver quelqu’un à qui demander des informations. Voilà pourquoi elle était furieuse du comportement de Brad. Ce dernier était assis, bien à son aise au milieu d’une dizaine de filles.
-Eh oui, faisait-il. Je suis scientifique ! Et ex-second officier à bord du Romano-Fafard !

Depuis près de quinze minutes qu’ils étaient entrés dans le genre de McDo de l’espace, et depuis près de quinze minutes que Brad exaspérait Pétrolia.

Ah, mais quel fun il se faisait, lui. Il savait bien que Pétrolia croyait qu’il cruisait plus qu’il ne travaillait. Mais non. Il tentait de faire passer le message. « Salut. Je suis Terrien. J’ai vingt-six ans pis je suis pris dans un corps d’enfant. » Mais les filles autours de lui ne semblaient pas assez brillantes pour comprendre son message. Ben, presque toutes…

Une employée, qui avait à peu près son âge physique, s’approcha de lui. Elle lui glissa un mot à l’oreille.
-Courage, Terrien. J’ai une amie qui est une experte dans le phénomène qui te touche. Viens me voir tantôt.
-OK. Merci.

Brad jeta un regard joyeux à Pétrolia. Celle-ci, qui n’avait pas compris que le scientifique avait trouvé une alliée, le fixait avec des éclairs dans les yeux. Il soupira et revint à ses moutons. Maintenant qu’il avait ce qu’il voulait, il pouvait s’amuser. Reprendre le temps qu’il avait perdu dans son adolescence à cause qu’il était un Spitfire. Qu’il avait un nom que tout le monde méprisait.

Mais avant qu’il n’eu le temps d’ouvrir la bouche, Pétrolia décida que son jeu avait assez duré. Elle le prit par le bras et lui dit d’un ton féroce :
-On a du travail à faire, monsieur.
Elle s’adressa ensuite aux filles autour de lui.
-Excusez, mais y’a un gros examen, demain. Il faut qu’il étudie.

Une fois qu’ils furent seuls tout les deux (et que Brad aie reçut trois baisers), le reste de l’équipage les rejoints, accompagnés d’une jeune fille rousse et de l’employée de plus tôt.
-Brad Spitfire, rugit le capitaine. Vous perdez votre temps à cruiser des filles quatorze ans plus jeunes que vous à la place de chercher des informations qui pourraient nous aider !
L’employée prit la défense de Brad.
-Heu, au contraire, je crois bien qu’il travaillait. Il a juste été plus subtile que vous. Il n’a pas dit son message directement, il l’a juste sous-entendu en espérant que quelqu’un comprenne son appel à l’aide. Et moi, je l’aie comprit. C’est pour ça que je lui aie dit que j’avais une amie qui pourrait l’aider. Et il se trouve que vous étiez justement avec cette amie : Catherine !
Elle pointa la rouquine.
-Et moi, je vous avais bien dit que j’avais une amie qui travaillait ici. Et cette amie c’est elle, Stéphanie St-Pier, continua la dénommée Catherine.

Le capitaine regarda Brad.
-Heu, pardon mononque ?
Brad sourit.

Le capitaine se tourna vers Catherine.
-Vous savez ce que nous avons.
Catherine hocha la tête.
-Oui. Assoyez-vous pis attachez vos tuques avec de la broche, vous risquez de pas me croire.

Neuf personnes autours d’une petite table, ça faisait un peu beaucoup, pensa Pétrolia. Mais bon, c’était mieux que d’être assis par terre. Catherine commença un récit vraiment bizarre. Aussi bizarre que la thérapie que Brad avait subi quelques mois plus tôt.
-Bon, écoutez bien, je répèterai pas. Premièrement, il y a des goules, des sorcières et des médiums. Moi et Stéphanie, nous sommes des médiums. Notre tâche est de protéger les goules et de détruire les sorcières.

Les goules sont considérés par le communs des mortels comme des meurtrières sans pitié. En réalité, elle sont inoffensives. Leurs morsures guérissent tout. Un enfant leucémique. Un cancer phase terminale. Un grave accident de voiture. Et elles ont un pouvoir très spécial : elle peuvent ramener n’importe qui à l’âge de douze ans, tant que la personne en a au moins treize. La seule guérison de ce sort est une morsure. La seule chose qui peut les tuer sont les sorcières.

Les sorcières, elle, sont les méchantes de l’histoire. Elles cherchent à détruire goules et médiums pour prendre le contrôle de Maiasaura. Et là, le mal suprême. Le chaos total. La nuit éternelle.

Les médiums, les sorcières et les goules ont un point communs : aucunes ne peuvent se rendre à plus de douze ans d’âge physique. Moi et Stef, par exemple, nous avons vingt-cinq ans. Mais rares sont les filles qui sont sélectionnées à la naissances pour faire parti d’une des trois « races ».

Les goules se servent rarement de leur pouvoir de rajeunir. Seulement quand elles sentent menacées. Vous avez dû faire quelque chose qui a pu en effrayer une.

Un silence accompagna ces paroles. Pétrolia se souvint soudain de quelque chose.
-Heu, j’ai tiré un coup en l’air avec mon fusil fillisant, admit-elle.
Tout le monde lui jeta un regard noir.
-S’cusez. Je savais pas.
-Il va falloir trouver une goule et lui demander de vous mordre, déclara Stéphanie. C’est la seule solution pour vous. Il suffit d’espérer qu’il y en a une dans la ville. Au pire, dans le pays. Parce que sinon, ça risque d’être long à chercher.
Pétrolia soupira. Dire que tout ça était sa faute…
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MessageSujet: 12 ans   Lun 22 Aoû à 12:55

Chapitre 8, La fuite du chien sal

Catherine avait invité l’équipage chez elle. Un petit cinq et demi près de l’endroit ou Stéphanie, qui les avaient suivi, travaillait. L’équipage c’était retrouvé dans une grande chambre, à dormir dans des sacs de couchages. Mais cela ne semblait déranger personne. Un grand calme les accompagnaient. Si seulement cela pouvait durer…

-Ça m’étonne que Brad chiale pas à cause qu’on dort dans des sleeping bag, fit Bob.
-Ouen, c’est vrai, ça, soutint Valence. Ça fait drôle.
-Me prenez-vous pour un chialeux, coudons, demanda Brad.
-Oui, firent tout le monde en cœur.
-Pensez-vous que je suis assez irrespectueux pour dédaigner un service ?
-Oui.
Brad baissa la tête.

-Soyez pas triste, fit Flavien pour le réconforter.
Brad lui fit un sourire.
-Ça nous a permis de nous faire du fun en jouant à la chasse aux Brad, continua Flavien.
-C’est pas pour rien que j’ai pas laissé Serge vous remplacer au poste de scientifique, ajouta le capitaine.
Le sourire de Brad s’effaça.
-Autrement dit, si vous m’avez gardé dans le vaisseau, c’est pas parce que j’étais un bon scientifique, mais parce que j’étais un bon punching bag.
-Eh non, assura Pétrolia. C’est aussi parce que Serge pète trop facilement, pis qui fallait ben quelqu’un pour faire la job quand il était en réparation.
Brad senti le goût du sang envahir sa bouche. Cela lui prit un peu de temps à comprendre que c’était parce qu’il se mordait l’intérieur de la joue un peut trop fort.

Sans avertissement, il se leva soudainement.
-Merci, bonsoir.
Et il sortit de la pièce. Il parvint quand même à entendre les autres qui étaient resté à leurs places.
-Vous pensez qui peut s’en aller d’ici ? demanda le capitaine.
-Non, je penses pas qu’il fugue, fit Valence.
Fuguer ? Lui ? Il n’était plus un enfant. Il avait le droit d’aller ou il voulait.
-C’est vrai qui est un peu trop pissou pour se promener dans le noir dans une ville qui connaît pas, ajouta Bob.
Qui ça, pissou ? Lui ? Mais voyons donc. Il allait leur prouver le contraire.
-Je vais aller le voir pour pas qui fasse une bêtise du genre nous voler le vaisseau, déclara Pétrolia.
Voler le vaisseau ? Il n’était pas un voleur ! Il était un scientifique.

Quand Pétrolia le rejoint, il l’ignora totalement.
-Brad ? Venez-vous ?
Aucune réponse.
-Envoyez, Brad. On niaisait.
Toujours rien.
-Vous êtes donc ben susceptible.
Et elle s’en alla.

Brad sortit dehors. Elle avait recommencé à le vouvoyer. Depuis des semaines qu’elle le tutoyais. Mais elle avait recommencé à le vouvoyer.* Il se disait aussi que c’était trop beau pour durer. Plus de coups, plus d’insultes. Du respect. Il s’était fait avoir royalement.

Il regarda le ciel. Les deux lunes de Maiasaura brillaient au loin. « Pff. Il m’ont eu. Mais ça va pas durer. Je vais m’en aller, là ou ils pourront pas me trouver. Ils me prennent pour une feluette. Je le sais, y’ont pas arrêté de me le dire un jour entier durant la thérapie de Valence. Mais je vais leur montrer moi, comment ça peut courir vite une feluette en beau maudit. » Et il partit, courrant dans la rue aussi vite que ses jambes pouvaient le porter.

Il avait toujours aimé courir. C’est la seule chose dans laquelle son père l’avait encouragé. Il avait le corps et l’endurance de ses douze ans. Et quand il avait douze ans, il courrait si vite qu’il avait été accepté dans l’équipe du Canada aux jeux Olympique. Il avait raflé toutes les médailles. Une des rares fois ou son père l’avait serré dans ses bras en lui disant qu’il était fier de lui. Une des rares fois ou Brad avait pleuré de joie… Pas parce qu’il avait gagné, mais bien parce qu’il avait rendu ses parents heureux. Mais plus tard, une blessure permanente à la cheville l’avait empêché de continuer…

Il courait, souriant en pensant à ces souvenirs. Au bout d’un moment, il s’arrêta, totalement essoufflé. Et aussi perdu. Mais il s’en fichait. Au fur et à mesure qu’il reprenait son souffle, l’euphorie de sa course folle disparut peut à peu. Il repensait à l’équipage. Maintenant, il les détestaient tant. Il ignorait si c’était parce que la colère reprenait le dessus sur lui, mais une chose était claire : il ne les reverraient jamais.

Fini, la stupide mission. Il avait trouvé sa maison. Il avait le corps d’un enfant, autant en profiter. Trouver un orphelinat, ou quelque chose du genre. Bref, un endroit ou on s’occuperait de lui. Il n’avait qu’à mentir sur son âge, c’est tout. Et il pourrait oublier…

Oublier tout les sévices qu’il avait subis. Toutes ses déceptions et son enfance. Oublier tout ce qui le rendait malheureux et recommencer à zéro. Oublier cette fichue thérapie de Valence. Aller même jusqu’à l’oublier elle et le reste de l’équipage. Peut-être même oublier la Terre…

Reposé, il reprit sa course. Son corps semblait si léger, mais sa tête elle… Il avait envie de demander pourquoi lui ? Pourquoi il avait été si négligé. La seule personne qui aurait pu le comprendre était Flavien. Lui aussi, il avait eu des temps difficiles. Mais il avait été chanceux, car Bob était toujours là pour lui. Il avait quand même connu, dans ses nombreuses familles d’accueil, des échecs et des déceptions. Peut-être que c’était de là que venait son manque de confiance en soit.

Mais Flavien faisait partit de ceux qui avaient maltraité Brad. Et ce dernier ne pouvait le pardonner à quiconque. Il avait vingt-six ans. Et sur ces vingt-six années, il avait connu l’équivalent de vingt-cinq ans de tristesse.

Il couru, et couru encore toute la nuit. Il avait bien fait une centaine de kilomètres au gros minimum, selon lui. Mais en réalité, il en avait parcourut bien plus.

Le soleil commençait à se lever. « Je me vengerais pas. Je vais les laisser me chercher. Ils ont besoin d’un scientifique. L’inquiétude va être ma revanche. Mais si jamais ils me trouvent… Valence va me faire suivre des thérapies intensives. Je veux pus jamais suivre de thérapies. Quitte à être jeté lousse dans l’espace. La dernière que j’ai eu, ça l’à été un vrai enfer. Si on m’avait dit un jour que le capitaine donnerait feu vert à Bob pour me faire souffrire gratuitement. Non. Si ils me trouvent, ils vont le regretter toute leur vie. »

Sur cette sombre pensée, il fut brutalement ramené à la réalité. Il venait de heurter de plein fouet un poteau de téléphone !

Il eu à peine le temps de se demander qui était le twit qui avait mit le poteau là qu’il s’effondra et sombra dans l’inconscience.



*Si vous savez pas de quoi je parle, c’est que vous avez toujours pas lu « Comment changer son Brad en dix jours ». C’est le chapitre ou il est le plus utile de l’avoir lu.
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MessageSujet: 12 ans   Mar 23 Aoû à 12:24

Chapitre 9, La lettre

Huit heures de matin. Bob se réveilla. Il ouvrit les yeux et constata que tout le monde dormait, sauf le capitaine qui écrivait dans son journal de bord.
-Bonjour, Bob.
-Salut capitaine.
-Bien dormi ?
-Ouen.

Bob regarda autour de lui. Ensommeillé, il se leva.
-Pensez-vous que ça va déranger Catherine si je mange un petit quelque chose, demanda Bob.
-Pas si vous me laissez vous faire une toast ou quelque chose du genre, assura le capitaine. Après tout, tout le monde sait ce qu’est un « petit encas » pour vous.
Bob sourit. Il est vrai que s’il prenait cinquante pogos sans autorisation, Catherine risquait d’être légèrement plus agacée que s’il prenait une toast au beurre.

Les deux hommes se rendirent donc à la cuisine. Arrivés là-bas, ils virent une petite enveloppe sur la table. Le capitaine n’y porta pas attention. Il devait se dire que son contenu ne le regardait pas, supposa Bob. Mais ce dernier, plus curieux, s’approcha de l’enveloppe et y lu « Au capitaine Charles Patenaude ou à n’importe qui d’autre de l’équipage ».
-Capitaine, venez voir, appela Bob.

Le capitaine le rejoint. Il reconnu l’écriture soignée de Brad. Intrigué, il ouvrit l’enveloppe. À l’intérieur, un petit mot écrit à la hâte de la main du scientifique.
À mes « amis » du Romano-Fafard
Je suis conscient que je vous nuit plus qu’autre chose. Eh bien, j’ai prit une décision. Je m’en vais ailleurs. De toutes manières, vous vouliez vous débarrasser de moi. Que vous ayez hurler de joie à l’idée de m’envoyer sur Estétika le prouve. Ainsi, je ne serai plus dans vos pattes. Ce sera plus la peine de jouer la comédie pour ne pas m’entendre. Je sais bien que vous m’avez eu. Au cas ou cela vous passerais par la tête, (ce qui m’étonnerais) c’est pas la peine de me chercher. Parce que même si vous me trouviez, je vous suivrait pas. Pis si vous avez tant besoin d’un scientifique, arrangez-vous pour réparer Serge comme du monde. Bonne chance pour retrouver votre âge.

Brad J. Spitfire*


Le capitaine relut la lettre deux fois pour être sûr d’avoir bien vu. Brad était partit ?
-Qu’est-ce qui a, capitaine, demanda Bob.
Pour toutes réponses, Charles lui tendit le lettre. Bob prit beaucoup de temps à le lire. Quand il eu finit, il se tourna vers le capitaine.
-Quessé ça veut dire ?
-Qu’on reverra plus jamais Brad.
-Ah.

Charles s’assit sur une chaise. Bob l’imita. Le capitaine n’aurait jamais cru qu’une telle nouvelle l’affecterait autant. Brad disparut… Et s’il était en danger ? Si il lui arrivait quelque chose de grave ? Pourrait-il un jour se pardonner la perte d’un des membres de l’équipage ? Cet équipage qu’il chérissait tant. Il se sentait comme un père qui vient d’apprendre que un de ses fils à fuguer à cause d’un trop grand manque d’amour.

Bob, lui, se sentait drôle. Comme s’il avait prédit que cela arriverait. Pas comme quand on avait un pressentiment, non. Mais comme s’il avait déjà vécu ce moment. Quelque chose lui disait que tout était de la faute de Flavien. Mais pourquoi ? Il se souvenait de la première fois ou il avait parlé à Brad. La fois ou un petit garçon leur avait demandé de l’aide. Flavien avait refusé.

Pendant une semaine entière, Bob avait eu un drôle de rêve. Il savait aujourd’hui ce que ce rêve signifiait. Que la décision de Flavien, des années et des années plus tôt, avait des conséquences maintenant. Mais pourquoi cette décision était-elle aussi importante ?

-Capitaine, ça va ?
Pétrolia venait d’arriver dans la cuisine. Charles lui tendit la lettre. Elle la lut, l’air de plus en plus surprise de secondes en secondes. Elle leva les yeux vers le capitaine.

«De toutes manières, vous vouliez vous débarrasser de moi. Que vous ayez hurler de joie à l’idée de m’envoyer sur Estétika le prouve. » C’était vrai. Ces phrases étaient vraies. Cette constatation faisait mal à Pétrolia. Pourquoi ? Elle venait de se rendre compte de quelque chose : elle avait déjà souhaité la mort d’un être humain. Le plus de mal possible à un être humain. « J’aillais finir ma vie tout seul sur une tite planète oubliée de tous, pis vous, ça vous faisait plaisir » Oui, ça lui avait fait plaisir. Que cet homme finisse seul, abandonné sur une petite planète oubliée l’avait fait pleurer de joie.

« Si vous m’aviez jamais frappé, je serais jamais devenu aussi détestable que je l’ai été. » « Moi… J’vous aime, gang. Pis vous, vous m’haïssez ! Vous me traitez comme un chien ! » Les mots. Ces paroles exactes. Il avait raison. « Des traces de coups, j’en ai eu toute ma vie. Pis ça, c’est sans conter les blessures qui sont parties pis les insultes, les remarques désobligeantes pis toutes les fois ou vous avez manqué de m’envoyé lousse dans l’espace. » Elle avait contribué à ces coups, non ? Mais c’était il y a longtemps. Était-ce si difficile à pardonner « En tout cas, demain, j’irai la voir et je lui demanderai si elle veut bien de moi comme ami, ou si elle était juste trop occupée pour m’écœurer » Elle avait réellement été trop occupée pour l’écœurer.

La culpabilité… Un sentiment qui était dans chacun des six membres d’équipages ce matin là. Chacun avait lu la lettre. Seule Valence avait gardé le sourire.
-Il suffit de le trouver, non ? C’est pas plus compliqué que ça.
-Trouver qui ?
Catherine venait d’entrer dans la pièce, Stéphanie sur les talons.
-Vous étiez pas sept, vous autres, demanda cette dernière.
-Oui, fit Valence. Faque là, il faut retrouver Brad.
-Mais on sait pas y’é ou, c’est ça le problème, fit Flavien.
-On connais pas du tout la ville, ajouta le capitaine.
-On va vous aider à le retrouver, assura Catherine. Je connais Saurolophus comme le fond de ma poche !
-C’est un peu normal, vu que t’es la fille du maire, remarqua Stéphanie.
-Ben oui. ‘Gardes donc ça, toi.

-Avez-vous une idée d’ou il peut être, demanda le capitaine.
-C’est dangereux de passer la nuit dehors, ici, fit Stéphanie. Très dangereux. Si j’étais vous, je commencerais déjà à espérer qu’il ne soit pas à la morgue.
Bizarrement, cette phrase ne rassura pas du tout aucun des membres d’équipages…


*Ben oui. Sur un certificat de naissance, on a tous à peu près quatre prénom. Dites-vous que le « J », c’est le deuxième prénom de Brad pis que ça veut dire « Jerry », parce que c’est le nom de son père.
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MessageSujet: 12 ans   Mar 23 Aoû à 14:07

Chapitre 10, Évelyne

Quand Brad se réveilla, il n’ouvrit pas les yeux tout de suite. Il profita d’abord du calme qui l’habitait. Il ignorait ou il était et cela lui était égal.

Il sentit de la chaleur sur son bras. Comme si quelqu’un l’avait frôlé. Puis, il senti qu’on prenait sa main. Il ouvrit les yeux, surprit. Il était sur un lit d’hôpital. Une fillette était assise à ses pieds. C’était elle qui avait prit sa main. Elle avait les cheveux noirs qui lui arrivaient aux épaules et deux yeux d’un vert brillant.
-Tu t’es enfin réveillé, fit-elle.
-Hein ?

Brad s’assit. Son uniforme soigneusement plié était sur une commode à côté de son lit. Pour le moment, il était vêtu comme il se doit dans un hôpital : avec une jaquette bleue. Il regarda la petite fille.
-Qu’est-ce que je fais ici ? T’es qui, toi ? Ils m’ont tu trouvé ? C’est qui le cave qui a mit un poteau de téléphone sur mon chemin ? Le Canada doit combien à Hydro-Québec ?
La fillette partit d’un grand rire.
-T’es drôle, toi, han. Je t’ai trouvé inconscient devant un poteau. Mais je sais pas qui l’a mit là. Ça fait trois jours que t’es dans le coma.
-Trois jours, répéta Brad.
-Oui, confirma la fillette.
-Tu m’as toujours pas dit qui t’es, rappela Brad.
-Toi non plus.

Brad lui fit des gros yeux. Cette enfant se payait sa tête ou quoi ! Il sourit, sans savoir pourquoi.
-Je suis Brad Spitfire.
-Moi, je suis Évelyne. Pis j’ai le même nom de famille que toi.
Brad prit un air surprit.
-T’es une Spitfire ?
-Ben oui. Y’a plein de monde qui s’appel comme ça, ici. Juste à Saurolophus, il doit bien y avoir une demie douzaine de familles qui ont ce nom là. C’est super courrant.
-Chez nous, c’est super rare.

Évelyne lui jeta un drôle de regard.
-Tu viens d’ou ?
-De Cap-Chat, répondit Brad.
Il ne voulais pas mentir à Évelyne, mais il ne voulait pas dire non plus qu’il était Terrien.
-Jamais entendu parler, fit la fillette. Au fait, t’as quel âge.
-Douze ans, mentit Brad par obligation.
-Moi, j’en ai dix.
Brad sourit de nouveau. La vue d’une enfant lui remontait le moral. Enfin quelqu’un qui avait le bon âge !

-Tu devrais appeler ta famille, conseilla Évelyne en pointant le téléphone. Ils doivent être inquiets.
-Mon père habite assez loin que même si j’appellerais après six heures, ça me coûterais un bras, fit Brad.
Mais son interlocutrice semblait savoir qu’il ne disait pas toute la vérité.
-Je veux pas appeler personne, avoua Brad. J’ai pas vu ma famille depuis cinq ans pis je suis ben content. Pis ceux avec qui je suis venu ici, ils sont pas mieux. Ils me gardaient rien que parce qu’ils avaient pas le choix.
Il fit un sourire triste.

-Heille, ma mère pourrait s’occuper de toi quand tu seras sorti d’ici, si tu veux, proposa Évelyne au bout d’un long silence.
Brad regarda ses souliers.
-Je… Je veux pas nuire à personne. Pis… pis je veux pas déranger personne non plus.
-Ben voyons donc, Brad. Ça serait super le fun.
Voyant l’air du scientifique, elle ajouta un petit quelque chose.
-Regarde. Les médecins m’ont dit que tu pourrais sortir d’ici à peu près une semaine après que t’ailles reprit conscience. Durant cette semaine là, on reste toujours ensemble. Si au bout de cinq jours, on voit qu’on s’entend bien, j’en parle à ma mère. Si on s’engueule tout le temps, on en reparle pus, OK ?
-OK.

Évelyne sourit. Elle avait toujours voulu avoir un grand frère. Malheureusement, elle était enfant unique. Sa mère ne se sentait pas capable d’élever un autre bébé. Mais bon, un adolescent de douze ans, elle n’aurait pas besoin de changer ses couches, non.

-Heu, une petite question…
-Hein ? De quessé, fit Évelyne, sortie de sa rêverie par la voix de Brad.
-Ben, t’habite ou ?
Évelyne trouva la question bizarre.
-Je suis en vacances chez ma tante qui vit pas très loin d’ici, répondit-elle. Mais moi, je vis à Baronix*. C’est à deux heures de route d’ici.
-L’équivalent Québec/Montréal. Chu correct, murmura Brad tout bas.
-De quessé ?
-Oh, rien d’important, assura Brad.

-En passent, quand t’a l’heure t’a dit « Ils m’ont tu trouvé », tu parlais de qui ?
-Heu…
Brad était un peu prit au dépourvut.
-Je parlais de… hum… Ça pas d’importance. Pis en plus, j’ai pas vraiment envie d’en parler. Peux-tu comprendre ça ?
-Oui, fit Évelyne, qui semblait déçue de ne pas avoir plus de réponses.
-Un jour, je te dirais tout, promis, jura Brad. Un jour, pis ce jour là y’é pas encore arrivé.



* « Griffe pesante » en latin. Avez-vous remarqué que à date, tout les noms de lieux sont des noms de dinosaures du Crétacé? Maiasaura, Saurolophus (dinosaures à bec de canards, herbivores) et enfin, Baronix. (tétanosauridés, piscivore)
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MessageSujet: 12 ans   Mer 24 Aoû à 17:33

Chapitre 11, L’aurore*

Cela faisait près d’un mois que Brad avait disparut. Même Valence, qui, au début, disait que le retrouver n’était qu’un défi de plus commençait à croire qu’ils ne le reverraient plus jamais. Les recherches avaient été abandonnées.

Pendant ce temps, Stéphanie eut un flash. Une bonne nuit, alors que tout le monde dormait, elle se rendit chez Catherine pour discuter. Est-il nécessaire de spécifier que cette dernière n’était pas très heureuse de s’être fait réveiller à une heure du mat’ ?
-Il faut qu’on parle, chuchota Stéphanie.
-On peut pas attendre à demain, demanda Catherine, vexée.
-Non, c’est urgent. Je peux rentrer.
Catherine se tassa du cadre de porte pour laisser entrer son amie.

Elles s’installèrent à la cuisine. Pendant que Catherine ouvrait la lumière, Stéphanie sortit un gros volume ancien et poussiéreux d’un sac en plastique.
-Le grimoire des prophéties et des légendes ? fit Catherine, qui ne voyait pas l’utilité de fouiller dans le vieux livre.
-Oui, répondit Stéphanie. Lit ça.

La jeune fille ouvrit le livre à une page gardée par un post-it et le tendit à la rousse. Celle-ci eu de la difficulté à lire étant donné les minuscules caractères du livre et ses yeux à moitié fermés par le sommeil.
Trois. Au nombre de trois sont-elles. Quatre deviendront-elles quand il arrivera.
La goule, réunie à la sorcière et au médium, par son intermédiaire.
Son nom ? Son âge ?
Il n’est pas ce qu’il à l’air. Il est plus vieux qu’il ne le laisse supposer.
A un talent près de la musique.
Il connaît l’emblème du collier sacré de la médium.
Il sera très près de la goule. Il sait à peine qui est la sorcière.
Mais ne soyez pas dupe. L’aurore est unique. Ne vous laissez pas tromper celui que vous croyez.
Il vaincra la sorcière, sauvera la goule.
Son origine ?
Il sauvera sa terre et la nôtre de l’apocalypse. La sorcière ne doit pas vaincre, sinon… Mais ne soyez pas dupe. L’un d’entre eux est l’aurore, l’autre pas celui que l’on croit.**


Catherine acheva sa lecture et leva la tête vers Stéphanie.
-C’est la légende de l’aurore. Pourquoi tu voulais me faire lire ça ?
-C’est Flavien !
-Que-oi ?
-C’est Flavien, répéta Stéphanie. Il n’est pas ce qu’il a l’air, puisqu’il est un adulte et qu’il a un corps d’ado. Il est plus jeune qu’il le laisse supposer. Il joue très bien de la guitare. « A un talent près de la musique ». Et il connaît le collier sacré, que TU porte. Il est unique. L’aurore te connais donc. Et quand il t’as vu, il a reconnu ton collier. Tu te souviens, l’autre jour, ou il t’as demandé ou tu l’as eu ?
-Oui, mais…
-Ce collier est unique. Et tu le possède. Tu connais l’aurore.

-Mais qu’est-ce qui te fait dire que c’est Flavien, continua Catherine.
-Il sauvera sa terre et la nôtre, Catherine. Il vient de la Terre ! Il sauvera sa Terre… C’est lui. Tout se tient !
-Non, rouspéta Catherine. Tout se tient pas. Ça voudrait dire que je connais la sorcière, pis que lui, il connaît la goule. Mais je pense pas qu’il en connaisse une, sinon, ça ferait longtemps qu’il aurait retrouvé son corps d’adulte.
-Mais ça veut pas dire qui c’est que la fille c’est une goule, han ?
-Hum…

Mais Catherine persistait à croire que Stéphanie se trompait. Non. Elle ne pouvait pas être la médium des médiums. C’était impossible… Elle ne pouvait pas avoir été choisie elle.

Le collier était toujours en possession d’une médium. Quand celle qui le portait mourrait, une autre fille était choisie pour le garder. Une fille qui était choisie pour ses qualités morales et intellectuelles. Il ne fallait pas que ce collier entre dans les mains d’une méchante ou d’une idiote. Il était bien trop précieux.

Catherine était convaincue que la médium de la légende serait une autre de celles qui porteraient le collier plus tard. Ce ne pouvait pas être elle.
-Si il y avait eu une erreur quand on m’a donné le collier. C’est vrai. Si il entre en possession de la sorcière, c’est l’apocalypse. Et ici, et sur la planète natale de l’aurore. Je suis pas assez forte pour défendre cette affaire là !
Elle détacha le collier de son cou et le tendit à Stéphanie.
-Ils ont dû nous mélanger. C’est à toi que ce collier est destiné.
-Tu dois avoir raison, répondit Stéphanie sur un ton arrogant que Catherine ne lui connaissait pas.

Elle le tendit à son amie. Mais avant même que les doigts de Stéphanie ne touchent au collier, Catherine eut une drôle de sensation. Elle retira sa main de la portée de Stéphanie et remit le collier dans son cou.
-Finalement, j’ai changé d’avis, déclara Catherine.
-T’as beau, fit Stéphanie.
Mais elle avait l’air étrangement insultée.

Catherine avait eu l’impression que Stéphanie ne devait pas toucher au collier. Une idée loufoque lui traversa l’esprit. Et si Stéphanie, sa grande amie d’enfance, était la sorcière ? Elle rejeta aussitôt cette idée. Elle s’en serait aperçut si Stéphanie était une méchante.

Un peu plus tard, Stéphanie repartit chez elle. Catherine en profita pour aller réveiller Flavien.
-Hein ? De quessé, fit-il en se réveillant.
-Chut ! Vient avec moi, ordonna-t-elle.

Flavien se leva tant bien que mal et suivi la médium.
-Pourquoi tu me réveilles aussi de bonne heure, demanda-t-il en regardant sa montre.
-Peux-tu garder un secret ?
-Ben oui.

Catherine raconta à Flavien la légende de l’aurore. Quand elle eu fini, elle vit toute la surprise dans les yeux du jeune homme.
-Je… Je peut pas être le gars que vous pensez, assura Flavien. C’est pas possible. Ça dit que un est l’aurore, l’autre pas celui qu’on pense. Quessé qui te fait dire que je suis pas… comment ils disent déjà… heu… pas celui que l’on croit ?
-Avec qui veux-tu qu’on te confonde ? demanda Catherine.
-Je sais pas, moi. Le capitaine, Bob, Serge, un témoin de Jéhova, le tit caniche à côté… mais pas moi !
-C’est toi, confirma la médium. Mais dit le pas à personne. Il faut pas que la sorcière l’apprenne, OK ?
-OK.



*Inquiétez-vous pas. J’ai pas l’intention de mettre Maugrey Fol oeil ou Tonk dans mon histoire.
**Une phrase qui vient de « Archie mystère et compagnies ». L’une d’entre elles est l’aurora, l’autre pas celle que l’on croit.
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MessageSujet: 12 ans   Jeu 25 Aoû à 16:54

Chapitre 12, Quessé qui se dans deux ans ?

Deux ans s’étaient écoulés depuis que l’équipage était arrivé sur Maiasaura. Prenons donc un chapitre pour expliquer ou nous sommes rendu et ce qui s’est passé durant ces deux années.

Depuis deux ans que l’équipage est sur la planète. Quand le capitaine a manifesté l’envie d’y rester définitivement à cause que Bob était devenu trop petit pour piloter (il atteint plus la pédale de break), Catherine, pas mal tanné de payer assez cher de bouffe pour nourrir tout le monde, leur trouva un appartement. Un assez gros pour accueillir six personne.

Ainsi, tous durent reprendre leurs études secondaire et réorienter leurs carrières. Charles Patenaude, qui ne se faisait plus appeler capitaine, avait décider de devenir photographe animalier. Il avait développé un passion pour la pellicule un certain vendredi 13 juillet en allant au zoo. On l’avait chargé de s’occuper des photos. Depuis ce temps, il a toujours un kodak dans les mains, au plus grand désespoir de tout le monde.

Valence, elle, avait plutôt décidé d’étudier en chimie de devenir enquêteur. Elle passe ses journées à étudier. Et elle étudie vraiment beaucoup. Tellement qu’un soir, Bob cru l’entendre parler dans son sommeil. « On prend le luminol pour trouver les taches de sangs. On prend le luminol*… »

Parlant de Bob. Lui, il veut devenir coureur automobile. Ben oui. Il veut rester en pilotage. Il est même déjà dans une ligue prestigieuse. C’est presque l’équivalent de la ligue de Formule-1 sur Terre. Il faut dire qu’une voiture, c’est facile à conduire quand on est pilote de vaisseau.

Flavien, lui, étudie en cuisine. Étonnant, han. Ben, vous le croirez peut-être pas, mais cette nouvelle a réjouit Bob. Flavien n’a jamais parlé à personne de la discussion qu’il avait eu avec Catherine. Il l’avait même déjà oublié. Il s’était dit que c’était trop absurde pour être vrai.

Pétrolia voulait devenir chercheuse, (Ça, c’est pas étonnant, hein ?) Elle a été accepté à une école privée : Patente académie. Sa plus grande invention, Serge, l’avait rendue célèbre dans le monde entier. Tout les jeunes maiasauriens bricoleurs rêvaient de devenir comme elle. Et elle, elle rayonait de pouvoir patenter à sa guise.

Serge, lui, était devenu un acteur. Depuis qu’il avait fait l’audition pour le rôle de l’inspecteur Gadget**, les réalisateurs de films de science fictions se l’arrachaient. Pétrolia avait réussi à mettre au point un système qui l’empêchait de péter aux deux minutes.

Et enfin, Brad, lui, voulait devenir policier. Même à quatorze ans d’âge physique, il était bâti comme une crevette, mais sa rapidité compensait. (Eh oui, il ne s’est pas fait une autre blessure à la cheville.) Il voulait dénoncer les voleurs et aider les enfants négligé. Il considérait maintenant Évelyne comme sa sœur.

Maintenant l’équipage passé, qu’avait-il advenus des autres personnages ? Catherine aidait toujours son père au bureau et Stéphanie travaillait toujours au resto. Évelyne, pour sa part, était en secondaire un. La jeune fille qui avait maintenant douze ans était une fan inconditionnelle de Pétrolia, au plus grand malheur de Brad. Elle admirait aussi Serge, car il était son invention.

Laissons maintenant la parole à Flavien.
-Merci, fit Flavien. Heu… y’é ou mon texte, donc… Ah ! Le v’la. Bon. Nous sommes en 2041. La situation de l’équipage de quatorze ans d’âge physique est moins que catastrophique. En effet, leurs efforts pour réaliser leurs rêves et refaire leurs vies à été aidée par l’industrie commerciale, le gaz qu’est la réussite et le poush-poush en cacane. (Ben oui. Sans poush-poush en cacane, l’équipage serait mort en passant près de toilettes quand Bob vient d’y aller.) Il faut trouver une nouvelle vie pour oublier la honte de venir d’une planète de tatas. C’est ainsi, que le 28 octobre 2041, l’équipage du Romano-Fafard menait une vie tranquille dans les confins de l’univers. Là, ou Dieu merci, la main de l’homme n’a encore jamais mit le pied.

Flavien sort une deuxième feuille de sa poche.
-La deuxième affaire à dire, asteure. Hé qu’a m’en demande d’en lire des affaires l’auteure.
-Si tu veux, je peut dire que t’es mort dans le blender, rétorqua l’auteure. Comme ça, t’auras plus jamais rien à lire.
-Non, non. Ça va aller, assura Flavien avant de se mettre à lire son bout de papier. Dans l’épisode précédant, nous avons vu que le capitaine Patenaude et son équipage étaient pogné dans des corps d’ados. Ils ont appris de la fille du maire qu’ils devaient trouver une goule pour redevenir normaux. Tout leurs efforts ayant échoués, ils restent ainsi, tout penauds. On a aussi vu que Brad était disparut, et que l’on avait abandonné les recherches au bout de deux mois. Il est aussi question d’une légende d’on Flavien serait possiblement le héros. Lisons donc la suite de la fic 12 ans ensemble pour découvrir ce qui arrivera aux sept plus grands tatas de l’univers.



*Le luminol est un produit très couramment utilisé dans la criminalistique. Il fait briller la trace de sang la plus infime dans le noir en vert fluo.
**Avec toutes ses fonctions, il est le gars idéal pour ce rôle.
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MessageSujet: 12 ans   Ven 26 Aoû à 10:04

Chapitre 13, La fin du rêve

Ce matin là, Brad senti un poids au pied de son lit quand il se réveilla. Il ouvrit les yeux et leva la tête pour constater que c’était une Évelyne l’air anxieuse assise en indien qui faisait cette charge.
-Y’était temps que tu te réveilles, fit-elle.
-T’aurais pu me réveiller, ça m’aurais pas dérangé, répondit Brad.
-Non. Je te voulais au plus haut de ta forme. J’ai une nouvelle à t’annoncer et un service à te demander.
-Ah.

Évelyne prit une grande inspiration alors que son « frère » venait s’asseoir à côté d’elle.
-Je suis une goule, déclara-t-elle enfin. Et j’ai eu mes douze ans la semaine passé. Il y a un moyen pour moi de pouvoir grandir. Cela me fait perdre mes pouvoirs, mais… Je veux mourir dans un corps de vingt ans si j’ai vingt ans. Dans un corps de soixante si j’ai soixante ans. Tu comprends ? Pis le moyen de m’en sortir, ben… C’est qu’il faut qu’un humain me morde. Peux-tu le faire pour moi, s’te plaît ?
-Te mordre ? Ben, je veux pas te faire mal, voyons ! rouspéta Brad.
-Ça va me faire encore plus mal si tu le fais pas.

Brad prit le temps de réfléchir à la proposition. S’il acceptait, Évelyne n’en serait que trop heureuse, mais il avait peur de lui faire mal. S’il refusait, il allait décevoir celle qu’il considérait comme sa sœur.

Mais il y avait autre chose. S’il acceptait, il acceptait aussi de rester dans un corps plus jeune qu’il ne l’était à jamais. Il en avait trouvé une, goule, finalement. Il pouvait trouver le moyen de contacter les autres et demander à Évelyne de les ramener et en échange, il faisait ce qu’elle lui demandait. Oui. Tout le monde serait content.

Mais il pensa à quelque chose. Il n’avait aucune raison de les aider. S’il le faisait, il serait obligé de rendre service à Flavien. Mais pourquoi le ferait-il ? Flavien ne l’avait pas aidé, lui, ce midi-là au restaurant, à Cap-Chat, quand ils étaient jeunes. Il l’avait laissé sécher. Aujourd’hui, c’était son tour de sécher.

Il se tourna vers Évelyne.
-C’est correct. Je vais faire ce que tu me demandes.

**********
-Traître !
Ce fut le premier mot que Bob prononça ce matin là. Il s’était réveillé en sursaut.

Bob était sujet aux rêves prémonitoires. Quand il faisait trois fois le même, il se réalisait assurément. Normalement, il rêvait en noir et blanc. Mais pas là. Il avait rêvé en couleur pour la première fois de sa vie.

Il n’avait pas besoin de faire le rêve trois fois pour comprendre le message. Il n’était pas prémonitoire. C’était un avertissement. Flavien devait accepter la proposition de Brad.

Le garçon de treize ans regarda son calendrier. 12 août 2026. Rien à signaler. Il était vraiment chez lui.

Il se leva, s’habilla et mangea en vitesse. Il devait aller voir Flavien.
-Mommy, m’en va chez Flav’.
-OK, répondit sa mère.

Cela ne lui prit que quelques minutes à se rendre chez son meilleur ami. Flavien était en famille d’accueil. C’était sa douzième. Mais il semblait être dans la bonne, cette fois.

Bob frappa à la porte de la petite maison. Madame Béliveau lui répondit.
-J’aimerais ça voir Flavien, dit Bob.
-Attend deux secondes, Bob. Je vais le chercher.
Quelques secondes plus tard, Flavien apparut sur le cadre de porte. Il sortit dehors et referma la porte derrière lui. Les deux garçons se mirent à marcher, sans destination précise.

Bob se décida enfin à dire ce qui le tracassait.
-Flavien ?
-Oui, Bob.
-Tsé, là, l’aide que le petit Spitfire t’as demandé hier, là.
-Ah, inquiètes-toi même pas. J’ai pas l’intention d’aider un Spitfire.
-C’est justement ça que je voulais te dire, fit Bob. Il faut absolument que t’accepte.
-Pourquoi ?
-Pose pas de question, Flav’. Pis dit lui que c’est beau, OK.
-Si ça peut te faire plaisir.

Flavien se demanda pourquoi son ami insistait autant. Mais, il n’en fit pas tout un plat. De toutes manières, pourquoi refuserait-il d’obéir à Bob. Pourquoi déplaire à son ami pour une histoire de petit gars que demande un service et d’on le nom de famille n’est pas très populaire ?

Mais est-ce que la décision de Flavien changerait quelque chose ?

**********
Mais il pensa à quelque chose. Il avait une bonne raison de les aider. S’il le faisait, il serait obligé de rendre service à Flavien. Mais pourquoi ne le ferait-il pas ? Flavien avait bien aidé, lui, ce midi-là au restaurant, à Cap-Chat, quand ils étaient jeunes. Il ne l’avait pas laissé sécher. Aujourd’hui, c’était son tour de ne pas sécher.

Il se tourna vers Évelyne.
-C’est correct. Je vais faire ce que tu me demandes.
-Yeah ! Merci ! Mille fois merci ! C’est un M, un E, un R. C’est un C avec un…
-À une condition, coupa Brad.
Évelyne sembla soudain inquiète.
-Laquelle ?

Brad ne savait pas ou part ou commencer.
-Heu… Ben… Tsé, les rumeurs qui disaient que les terriens qui avaient trouvés une nouvelle planète s’étaient enfuis avant même l’arrivée des leurs, là.
-Oui, fit Évelyne.
-Ben, elle est vrai. Pis, heu… Je fais partit de ces terriens là.
-Mais… t’es ben trop jeune !
-Pas vraiment. J’ai vingt-huit ans*. Pis la seule manière de me rendre mon corps de vingt-huit ans…
-T’as été prit par le sort d’une goule pis il faut qu’il y en aille une qui te morde pour conjurer le sort.
-C’est ça.
-Très bien. Mais pourquoi tu me l’as pas dit plus tôt.
-Parce que moi, je veux rester comme ça.

Évelyne ne suivait plus Brad.
-Hein ?
-C’est des amis à moi qui eux aussi, ils ont étés prit comme ça. C’est de eux que je m’étais éloigné le soir ou tu m’as trouvé inconscient. Ils doivent encore habiter à Saurolophus. Je peux faire ce que tu me demandes, mais si toi, tu fais ce que je te demande. Deal ?
-Deal, fit Évelyne.



*Ben oui. Il avait 26 au début de l’histoire. Pis ça fait deux ans. Il a donc 28.
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MessageSujet: 12 ans   Sam 27 Aoû à 10:02

Chapitre 14, Bonnes nouvelles

Un bon matin, à Patente académie, on entendit un cri de surprise dans toute l’école. Comme le cri venait de la salle d’informatique, environ la moitié des profs de l’école s’y dirigèrent au pas de course.

Pétrolia venait de recevoir un e-mail par son adresse électronique qu’elle avait à l’école. Elle l’avait immédiatement enregistré sur disquette, juste après avoir rassuré les profs qu’elle allait bien.

À la fin de la journée, Pétrolia fut la dernière à arriver chez elle. Elle annonça donc la bonne nouvelle.
-J’ai reçut un e-mail à l’école. Je pense que vous aimeriez le lire.
-Un admirateur de ton talent, demanda Flavien.
-Mieux encore. C’est Brad !
-Que-oi ? firent les autres membres d’équipage.
-Il donne enfin signe de vie, fit Valence.
-Mais on l’a cherché, déclara Charles. On l’a trouvé. C’est pour ça qu’il est parti. Et comme dit le proverbe : qui sème le vent récolte… heu… récolte… récolte pas grand chose de nourrissant.
Personne ne fit de commentaire suite à l’étrangeté de ce proverbe.

Tous se réunirent autour de Pétrolia qui s’était assise à l’ordinateur. Elle y inséra la disquette et ouvrit son message. On pouvait y lire :
Pétrolia ! Pétrolia ! J’ai trouvé votre adresse sur le site de votre école. Je sais pas si pour vous c’est déjà fait, mais j’en ai trouvé une, goule. Pis en plus, elle a accepté de vous libérer du maléfice. Dites-moi ou aller. Donnez-moi un rendez-vous, ou quelque chose. Enfin, répondez-moi ! Faites quelque chose !

Brad Spitfire


-On va le revoir, ça veut dire, fit Bob.
-Oui, répondit le capitaine. Après deux ans, il nous fait savoir qu’il va bien. Et comme disais le grand Jules César : Mieux vaut tard que… que ben tard.
(Tit silence gêné)
-Enfin, bon. Vous comprenez ?
-Oui, oui, assurèrent les autres.
-Si on m’avait dit qu’un jour, j’aurais hâte de revoir Brad, fit Flavien.

Un silence. Chacun se souvenait du scientifique tel qu’il l’avait connu. Chien sal et feluette peut-être, mais brillant quand même.
-Répondez-lui, fit le capitaine.

**********
À toutes les demies-heures, Brad se précipitait sur l’ordinateur vérifier si Pétrolia lui avait répondu. Au bout de deux heures, il reçut une réponse.
Demain, à l’école, il y a une journée portes-ouvertes. Je serai dans le gymnase et j’animerai un atelier de patentage, comme la moitié des autres élèves de l’école. Les autres seront avec moi.

Pétrolia Parenteau-Stanislavski


Brad acheva sa lecture et souris. Il se dirigea vers la chambre d’Évelyne. Il y trouva cette dernière en train de dessiner.
-J’ai entendu dire qu’il y avait une journée portes-ouvertes à Patente académie, pis que Pétrolia Parenteau-Stanislavski allait animer un atelier. Veux-tu y aller ?
Évelyne se leva d’un bond.
-Pétrolia Parenteau-Stanislavski ? Si je veux y aller. Ben oui !
-Je vais demander à ta mère si elle veut nous emmener là-bas.
-Parfait.

Brad sourit et se rendit dans la cuisine, ou il y trouva la mère d’Évelyne, Amanda Spitfire, couverte de pâte à faire sa fameuse recette de tarte aux sucres.
-Heu, Amanda ?
-Oui Brad.
-Ben, demain, tsé la fille qui fait toutes sortes d’invention qu’Évelyne a toujours voulu rencontrer, là ?
-Oui.
-Ben, elle va animer un atelier à son école. Pourrais-tu venir nous porter ?
-C’est à Saurolophus, ça ?
-Oui.
-Parfait, répondit Amanda. Je vais en profiter pour passer chez Fanny.
Fanny, la sœur d’Amanda, habitait à Saurolophus. C’était là qu’Évelyne était hébergée quand Brad l’avait rencontrée.

Il dit un grand merci. Bon, un problème de réglé.

**********
Le lendemain, Pétrolia était à son kiosque. Elle attirait beaucoup de monde. Il faut dire qu’elle était une chercheur admirée.

Elle remarqua cependant qu’un garçon qui avait environ son âge, écoutait ce qu’elle disait avec un sourire moqueur. Une fille un peu plus jeune lui faisait des gros yeux.
-Quessé qui te fait rire, toi, fit Pétrolia, agacée.
-Certains de vos calculs sont faux.
-Comment tu peux oser dire ça ?
Pétrolia commençait se sentir insultée.
-C’est simple, continua le garçon. J’ai étudié là-dedans. Je suis un ancien scientifique.
-Ben, oui. C’est ça. Pis moi, je suis Serge-2.

Il s’approcha d’elle.
-C’est drôle. Je vois aucune trace de la calculatrice que j’ai intégré à Serge-2.
-Comment pouvez-vous savoir qui est Serge-2 ? En plus, celui qui a fait la calculatrice c’est…
Puis, elle réalisa.
-Brad ?
-Ça vous en a pris du temps, fit-il.

Elle sauta dans ses bras et le serre contre elle de toutes ses forces. À son plus grand étonnement, elle sentit les bras de son ex-collègue la serrer elle aussi.
-Je vous ai autant manqué, demanda Brad.
-Plus que tout ce que vous pouvez penser. On croyait qui vous était arrivé quelque chose. On se sentait tous coupable. Je pense que même Bob se le serait pas pardonné si vous auriez fini à la morgue.

Il la lâcha et la repoussa doucement.
-Je… Je vous ai vraiment manqué ? Vous vous êtes vraiment inquiété, toute la gang ?
-Oui, affirma Pétrolia. Vous nous avez vraiment manqué. On vous a cherché pendant deux mois. À la fin, même Valence était plus capable de rester optimiste.
Puis, sans prévenir, elle le gifla.
-Faites-nous plus jamais peur de même !
Brad souris.
-Promis.
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MessageSujet: 12 ans   Dim 28 Aoû à 11:13

Chapitre 15, Combattre pour une goule

Ça alors ! Si on lui avait dit que ça arriverait un jour ! Celui qu’elle considérait comme son frère était un Terrien. Et en plus, il connaissait Pétrolia Parenteau-Stanislavski, une des plus grandes patenteuse de l’histoire, malgré son jeune âge. Il connaissait son androïde. Il connaissait un grand pilote automobile. Il était un scientifique ! Il était dans l’équipage d’un des plus grands capitaine Terrien (d’après ce qu’elle avait pu comprendre) avec la crème des psychologues et des techniciens radar. Et en plus, tout ces visages d’adolescents appartenaient à des adultes !* Et c’était elle, Évelyne Spitfire, qui était chargée de les ramener à la normale.

Sa mère l’écoutait attentivement raconter son histoire. À la fin, elle se tourna vers Brad.
-Est-ce que c’est vrai, ça ?
-Heu… Oui.
Amanda était un peu déçue qu’il ne lui ai pas dit la vérité plus tôt. Mais elle devait bien le comprendre. Elle se doutait bien qu’il avait vécu des moments difficiles et qu’il préférait ne pas en parler.

Ils continuèrent de marcher. La nuit était tombée et la lune, haut dans le ciel. Amanda s’arrêta devant le premier dépanneur venu. Elle y entra, laissant sa fille et Brad dehors, assis sur un banc dans un parc rencontré quelques mètres plus tôt.
-On est capable de rester ici. On est plus des bébés, avait déclaré Évelyne.

***********
-J’espère juste que ça sera pas trop long, dit Brad.
-T’es donc ben peureux, lui répondit Évelyne.
-Pas peureux, impatient.
-Pas impatient, orgueilleux.
-De quessé ? fit une troisième voix.

Ils se tournèrent pour découvrir Stéphanie St-Pier.
-Salut, fit Brad.
-C’est qui, demanda Évelyne.
-Une fille que je connais. Une amie de celle qui nous a hébergé quand on est arrivé sur Maiasaura.
-Ah.

Stéphanie se tourna vers Évelyne.
-C’est tu vrai ce que Charles dit ? Que t’es une goule.
Évelyne allait répondre mais Brad, qui avait conservé sa méfiance exagérée, fut plus rapide.
-Pourquoi tu veux savoir ça ?
Stéphanie l’ignora.
-C’est tu vrai ou c’est pas vrai ?
-C’est vrai, pourquoi ?
-Parce que je suis curieuse.
-Tu mens, fit Brad.

Il ne savait pas pourquoi, mais il ne lui faisait pas confiance. Autant il avait été heureux deux ans plus tôt qu’elle découvre son petit manège, autant aujourd’hui avait un drôle de sentiment. Il était sûr qu’elle mentait. Il ne ignorait pourquoi ou comment, mais il savait. Il su que ses peurs étaient confirmés quand la jeune fille sortit un grand couteau de sa poche arrière et le pointa vers Évelyne.

**********
Amanda paya ses dépenses. Elle entendit un cri. La voix de sa fille.
-Fait attention !
Elle oublia ses achats et partit vers le parc.
-Votre sac, madame, fit le commis qu’elle ignora.

**********
Flavien et Catherine marchaient sans destination précise. Pratiquement à tout les soirs, ils prenaient une marche comme ça. Pétrolia et Charles les accompagnaient souvent, mais ce jours là, ils étaient seuls.
-J’ai hâte à demain, pour ravoir mon corps d’adulte, déclara Flavien
-Je te comprend, fit Catherine. Moi, je suis en train de me demander si je devrais pas me faire mordre moi aussi. Je serais pus capable de me servir de ça, mais…
Elle montra son collier.
-À quoi ça sert, ça, donc ? demanda Flavien.
-En plus de détruire les sorcières, ça fait pleins de cossins utiles.
-Comme ?
-Comme ça, répondit la médium.

Elle tapota son collier et une vive lumière en sortit.
-Pleins de cossins utiles. Ça, c’est la fonction « Flashlight qui marche tout le temps ».
-Méchant nom pour une fonction, remarqua Flavien.
-Si j’était toi, je parlerais pas. Tu m’as déjà dit que quand t’as créé Serge-3 avec Bob, vous avez mit les fonctions « Rénald, le garçon coiffeur », « Matante Thérèse », « ados niaiseux », « actrice de films d’horreurs », « grand innocent », « chanteur d’opéra », « lutteur sumo », « chef Iroquois », « bonhomme Carnaval » et « testeur de shampoing ». Toutes des fonctions plus inutiles les unes que les autres. Toutes avec des noms les plus niaiseux les uns que les autres.
-Ouen, admit Flavien. Mais t’as oublié la fonction « Scooby-Doo ».
-C’est quoi ça fait ?
-Ben, c’est un mélange de Bob pis Brad.
-…
-C’est un peureux qui mange gros.
-Ah. Là, je comprend. Mais je pense que la fonction la plus inutile c’est la fonction toaster.
-Ah, ben non. Si y’a une panne d’électricité pis que tu veux manger des toast, tu fais quoi, rétorqua Flavien.
-Ben trop vrai. **

Un cri retentit alors dans la nuit.
-Heille ! On dirait que c’est la petite fille avec qui Brad était après-midi.
-Ben trop vrai.
-On devrait aller voir c’est quoi qui se passe.
-Ben trop vrai, répéta Catherine.
-Coudonc. T’aime ça dire ça, toi, fit Flavien, agacé.
-Ben trop vrai.

**********
Brad se jeta sur Stéphanie, ne lui laissant pas le temps d’agir.
-Heille ! fit-elle.
-Pas touche à ma tite sœur, compris ? dit Brad d’un ton agressif.

Sa petite sœur. Il l’avait appelée, sa petite sœur. Malgré la situation, Évelyne ne put s’empêcher de sourire. Elle qui avait toujours voulu un grand frère…

Brad avait plaqué Stéphanie au sol. Curieusement, elle souriait.
-Excuse-moi, mon homme, dit-elle d’un ton faussement désolé. Mais il n’y a que l’aurore qui peut me maîtriser et Catherine pour me tuer.
-Catherine ? répéta Brad d’une voix pleine d’incrédulité.
-Ben oui. La médium des médiums. Ta rapidité de réaction à sauvé ton amie pour l’instant, mais pas pour longtemps. Et Catherine à toujours été assez sotte pour croire que j’étais une médium quand en réalité, je suis une sorcière. Et en tuant ton amie la goule, je serai en mesure d’éliminer Miss roussette et de prendre son collier. Alors, là… L’apocalypse totale. Je serai la reine de Maiasaura. Et comme l’aurore est Terrien, je serai en prime reine de la Terre !
-T’es folle, constata sombrement Brad.

Stéphanie continuait de sourire.
-Locomotrès corderas, murmura-t-elle.
Brad fut soulevé. Juste assez pour que la sorcière puisse se tasser et se lever. Elle claqua des doigts et le scientifique tomba lourdement sur le sol, tête première. Une chute d’à peine quinze centimètres, mais même une si courte distance sur la tête suffisait à sonner quelqu’un quelques instants.

Ce quelques instants fut suffisant pour permettre à Stéphanie de relever son couteau.
-Fait attention !
Brad eu tout juste le temps de se tourner. La lame, au lieu de rentrer dans son dos, pénétra dans son bras droit. Il retint une plainte de douleur, pour ne pas inquiéter Évelyne. Il était à Terre, son assaillante debout.

Quelqu’un qui n’était pas habitué d’être par terre ainsi aurait sûrement du réfléchir avant d’agir. Mais Brad s’était retrouvé au sol si souvent durant sa vie qu’il savait exactement quoi faire pour retourner la situation en sa faveur.

Il prit un élan et donna un coup de pied juste derrière les chevilles de Stéphanie, qui tomba. Avant même qu’elle n’aie pu faire un geste, Brad l’avait retournée sur le dos, l’avait désarmée, lui avait prit les poignets pour l’empêcher de se débattre et s’était assis sur son dos.

La sorcière allait pour dire quelque chose. Évelyne supposa que c’était une formule pour se sortir de sa position précaire et lui mit le main devant la bouche.
-Toute une prestation, fit Évelyne,
-Merci. Mais j’ai comme l’impression que je me coucherai pas tard à soir, répondit Brad.



*Oubliez pas que cette phrase ne concerne pas Serge.
**Dans toutes les fonctions que j’ai écrit, il n’y a que les fonctions « toaster » et « Scooby-Doo » que j’ignore si elles existent. Mais, connaissant Serge-3, ça m’étonnerait pas que oui !
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Dino
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MessageSujet: 12 ans   Dim 28 Aoû à 14:08

Chapitre 16, Retour comme avant, enfin… presque

Quand Amanda arriva, elle vit sa fille, la main sur la bouche d’une autre adolescente sur laquelle Brad était assis en Indien.
-Qu’est-ce que…
-On va tout t’expliquer, m’man, assura Évelyne.

Au même moment, Flavien et Catherine arrivèrent.
-Qu’est-ce tu fais là ?! demanda la nouvelle venue.
-Ouen, han ! fit Flavien.
Tout le monde le regarda croche.
-Admettons, han ?
Même chose.
-Laisse donc faire, han ?
On cessa de le regarder croche.

Amanda prit Évelyne dans ses bras après avoirs serré Brad si fort qu’il en eu le souffle coupé.
-Vous êtes ben mieux d’avoir une bonne explication, vous deux.
Brad et Évelyne se regardèrent et commencèrent à raconter ce qui c’était passé.
-C’est impossible, fit Catherine. Pour la maîtriser, il aurait fallu l’aurore. Pis l’aurore, c’est…
-C’est Brad, coupa Flavien.
-Ça m’étonnerait, fit le scientifique. Tsé, aurore, c’est plus un nom de fille.
Ce fut son tour de se faire regarder croche.
-‘Argardez-moi pas de-même.

Catherine enleva son collier et le montra à Brad.
-As-tu déjà vu ça ?
Il réfléchit avant de dire :
-Oui. Quand on avait pas encore fini la mission. J’ai dessiné quelque chose de pratiquement pareil comme ça, pis Flavien avait été dans mon dos tout le long. Mais j’ai jeté le dessin parce que je l’aimais pas.
-C’est pour ça que moi aussi, j’ai reconnu ton collier, déduit Flavien.*
-Il m’a réuni à la médium et la sorcière, fit Évelyne.
-Il n’a pas l’air d’un scientifique pis y’é plus vieux qu’il en a l’air, continua Catherine. Mais… As-tu un talent qui a un rapport avec la musique ? ajouta-t-elle en se tournant vers Brad.
-Heu.. Oui.
-Quoi ?
-Pas de tes oignons.
-L’affaire qu’on a découvert dans le car-wash**, là, fit Flavien.
Brad hocha la tête.
-On va passer à autre chose, continua l’opérateur radar.
Brad lui fit un sourire reconnaissant.

-Il connaît l’emblème de mon collier, fit Catherine, qui continuait son énumération. Et il est très près d’Évelyne, je crois bien.
-Oui, confirma celle-ci.
-Il connaît à peine Stéphanie, ajouta Flavien.
-Il a vaincu la sorcière et m’a sauvé la vie par la rapidité de son action, ajouta Évelyne.
-L’un d’entre eux est l’aurore, l’Autre pas celui que l’on croit, fit Flavien. Je le savais ! Yeah ! J’avais raison. Na-na-na, na. Na-na-na, na. Hé, h…
-Oui, c’est correct. On a compris, intervint Brad.
-C’est compliqué leur affaire, hein, remarqua Amanda.

**********
L’équipage était à bord du Romano-Fafard. La décision avait été difficile, mais la curiosité avait eu l’avantage. Le vaisseau repartait. Charles, de nouveau appelé capitaine, était en train de faire le tour de son vaisseau. Il allait repartir explorer l’univers. Brad, en bon scientifique, avait accepté à contre-cœur de les accompagner. Apparemment, il s’était beaucoup attaché à Amanda et Évelyne. Charles le comprenait. Lui aussi, il avait été triste de quitter celle qui lui avait fait découvrir la planète, Catherine.

Elle et Évelyne avaient décidé de rester comme elles étaient : adolescentes à jamais. Stéphanie ? Eh bien elle, elle a regretté ses gestes. Évelyne l’a mordu et elle a eu un corps qui allait avec son âge et a perdu tout ses pouvoirs. Elle ne causerais plus de problèmes ainsi.

L’équipage avait réintégré leurs corps respectifs. Cela leur fit drôle. Depuis deux ans qu’ils avaient l’air d’adolescents. Enfin, bon…

C’était le moment du départ. Une seconde avant qu’ils ne remontent le téléphax, quelqu’un se servit de l’intercom.
-Pouvez-vous nous monter à bord, s.v.p. ?
-C’est Amanda, fit Brad.
-Téléphaxez-les, ordonna Charles.
Flavien actionna le téléphax en emmenant à bord Amanda, ainsi que Évelyne et Catherine.
-Vous pouvez pas partir à l’aventure sans nous emmener avec vous, déclara Catherine.
-Ouen. En plus, on peut vous être utile, ajouta Évelyne.
Le capitaine sourit. Du monde de plus dans le vaisseau.
-Heureux de vous voir. Car comme dit le proverbe : Plus on est de fous, plus… plus l’asile est plein ? En tout cas…

Fin



*Ben oui. C’est pour ça que c’était pratique de savoir que Brad était bon en dessin. Sinon, il aurait sûrement pas été capable de faire pareil.
**Voir « Spit-Barishy-Fire »
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