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 (FT) Comment changer son Brad en dix jours, PG

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Dino
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MessageSujet: (FT) Comment changer son Brad en dix jours, PG   Jeu 11 Aoû à 10:40

Titre : Comment changer son Brad en dix jours
Auteure : Une fille qui aime écrire pis qui tripe galaxie!
Personnages principaux : Pétrolia, Brad et Valence
Histoire racontée du point de vue de : Pétrolia et Valence (Eh oui, c’est ma fic « Vive les filles! »)
Résumé : Je veux pas gâcher le punch. Disons seulement que Valence à mit au point une nouvelle thérapie qui ne fonctionne pas comme prévu, ce qui déplait à Pétrolia pour une raison X. L’histoire se passe après la découverte de Tous.
Disclamer : Les personnages appartiennent à…deux gars qui sont meilleurs que moi, soit Pierre-Yves Bernard et Claude Legault. (C’est la première fois que je pense à l’écrire.)
Note : Non, ça rien à voir avec « Comment perdre son mec en dix jours ».

Prologue
Pétrolia s’avançait vers le dortoir. Elle espérait y trouver Brad. Celui-ci avait mal vissé un boulon de Serge-10. Elle ne voulait pas l’engueuler, cependant, comme Flavien le lui avait proposé. Pourquoi Pétrolia Parenteau-Stanislavski refusait de faire cela?

Eh bien, pendant une semaine, elle avait dû travailler avec Brad à la réparation d’une sonde. Elle avait été tellement absorbé par son travail qu’elle avait oublié d’écœurer le scientifique.

La semaine suivante, il le lui avait bien rendu. Des sourires aimables, aucune remarque négative. Elle eu même droit à des félicitations pour sa nouvelle invention, le fusil fillisant. Cette arme permettait de changer son adversaire en fille. Très pratique dans certains cas.

Et maintenant que Pétrolia avait la paix, elle comptait bien la garder. Voilà pourquoi elle n’allait pas crier après Brad à cause d’une simple erreur d’inattention. Et elle savait qu’il devait être dans les dortoirs et elle voulait seulement lui signaler sa gaffe.

Quand elle arriva au dortoir, elle trouva en effet Brad dans son lit, moitié couché, moitié assis. Il ne s’était apparemment pas aperçut de la présence de la jeune fille et continuait d’écrire dans son journal intime.

Pétrolia, rongée par la curiosité, s’approcha silencieusement de lui et lu par dessus son épaule.
« Jour je-sais-pus-quoi de la mission.
Je me sens seul. Je m’ennuie. Depuis que la mission est terminée, j’ai toujours peur que le capitaine me jette par-dessus bord en disant que je lui était maintenant inutile. C’est la première fois dans ma vie que je dis une chose pareil, mais j’aimerais bien avoir un ami sur ce maudit vaisseau. J’ai peut-être une chance avec Pétrolia. Depuis deux semaines déjà qu’elle ne m’a ni insulté, ni magané. Je sais pas si c’est rien qu’une impression, mais je pense qu’elle a comprit plus vite que Valence que c’était pas des thérapies qui me fallaient, mais bien du respect. Que j’insultais ou dénigrait pas ceux qui en faisait de même pour moi. En tout cas, demain, j’irai la voir et je lui demanderai si elle veut bien de moi comme ami, ou si elle était juste trop occupée pour m’écœurer. J’es… »


Pétrolia éternua et le scientifique se tourna vers elle se leva d’un bond.
-Vous.. Vous avez toujours pas… lu ce que j’écrivais, han?, demanda-t-il.
La jeune femme, un peu mal à l’aise, hocha timidement a tête. Brad lui fit…un sourire. Elle qui s’attendait à des représailles, elle recevait un grand sourire sincère.

Pétrolia faillit demander au scientifique s’il avait des problèmes de santé mentale, mais elle s’en abstint. Brad regarda le journal qu’il avait toujours dans la main.
-Voulez-vous, fit-il en regardant ses souliers.

Pour toute réponse, Pétrolia le serra dans ses bras et lui fit un grand sourire. Oui, acceptait. Elle pouvait toujours bien l’essayer quelques temps. thumright


Dernière édition par le Mar 23 Aoû à 17:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Comment   Jeu 11 Aoû à 14:12

Chapitre 1, Les plus mauvais souvenirs

Valence regardais avec insistance son Charles.
-Envoye! Please, Charles! Dit oui! Han. Il va peut-être devenir enfin vivable!

Un mois s’était écroulé depuis la conversation entre Brad et Pétrolia. Bien entendu, le reste de l’équipage n’en savait rien.

Voilà pourquoi Valence tentait toujours de trouver LA thérapie parfaite. Elle se concentrait plus là-dessus que sur la planète. Elle avait espoir qu’un jour, Brad devienne quelqu’un de gentil. Elle ignorait toujours la manière que Pétrolia avait trouvée.

Valence avait mit au point une nouvelle thérapie. Elle l’avait trouvé dans un de ses nombreux livres de psychologue. Plus efficace que la méthode « mélano-mélamine » qui avait fait apparaître une gentille femme mais malheureusement, fait disparaître les connaissances du scientifique, la méthode « dix jours » était une méthode choc. Si tout le monde dans le vaisseau suivait les instruction de Valence, tout devrait bien aller.

Mais le capitaine Charles Patenaude, connaissant trop bien sa blonde, avait catégoriquement refusé que la méthode soit testée.
-Charles, continua Valence pour le faire céder. Allez, accepte. Le pire qui puisse arriver, c’est que Brad change pas! S’te plaît mon beau capitaine d’amour, han. Envoye! Dit oui!
-OK!, fit Charles. Mais rien que parce que je suis tanné de supporter Brad… pis tes s’te plaît!
-Yes! Mais là. il faut que je parle à tout l’équiage, sauf Brad. déclara Valence.
-Parfait. Allez chercher tout le monde et emmenez-les dans la salle de commandement.

Au bout de dix minutes, Valence avait fait le travail demandé. Il faut dire que le radar interne du vaisseau avait beaucoup aidé. Après tout, c’est grand un 48 ½. Mais elle avait quand même réussi à retrouver Flavien, Bob, Serge et Pétrolia.
-Bon, fit Valence en s’adressant à tout le monde. Si je vous ai demandé de venir ici, c’est pour tester une nouvelle thérapie sur Brad, avec l’accord du capitaine. À chaque matin pendant dix jours, en contant aujourd’hui, il va falloir que vous veniez me voir tôt le matin avant de même adresser un regard à Brad. Je vous dirai ce que vous devrez faire avec lui.
-Pis là, on fait quoi?, demanda Flavien.
-Là, je m’en vais chercher Brad pour l’emmener en thérapie. Aussitôt que j’aurais fini avec lui, quand vous lui parlerez, oubliez pas de rajouter un commentaire pour lui rappeler un mauvais moment de sa vie que vous connaissez.
Tous approuvèrent d’un hochement de tête. Chacun semblaient trouver la nouvelle manière de faire de Valence bien bizarre, mais personne n’argumentait.
Alors que tout le monde allait partir, Valence les rappela.
-Oubliez pas qui faut surtout pas que Brad sache qu’il est en thérapie, OK.

Et Valence sorti de la salle de commandement, Pétrolia sur les talons.
-Voyons donc Valence, fit la technicienne. Ça pas de sens ta thérapie. Tout ce que le monde va y rappeler, ça risque pas de le rendre malheureux rare, ça?
-Oui, approuva Valence, c’est justement ça le but. Les cinq premiers jours, on le rabaisse, on le dénigre, on l’écœure, pis les cinq derniers, on l’encourage pis on est fins avec!
Pétrolia ne semblait pas trop convaincue.
-Heille, inquiète-toi pas Pet, OK. Je sais ce que je fais, assura la psychologue. Pis à part de ça, j’y pense. Depuis quand que tu t’occupes de Brad.
-Je m’occupe pas de lui. C’est juste que je trouve que c’est pas humain, ton affaire.
Valence haussa les épaules et partie à la recherche du scientifique.

Au bout d’une quinzaine de minutes, elle le trouva dans le centre de santé en train de vérifier l’état du scanner.
-Vous venez, Brad?, fit Valence d’un ton joyeux.
-Ou ça donc?
-Dans mon bureau.

Brad la regarda avec un regard désespéré.
-Pas une thérapie toujours?
-Ben oui, une thérapie, répondit Valence.

Elle le prit par le bras, l’emmena dans son bureau, l’assis sur une chaise et lui tourna les épaules pour qu’il la regarde. Elle s’assit ensuite dans sa chaise à elle.
-Quessé j’ai fait encore pour mériter ça, murmura Brad en jetant des regards noirs à Valence.
-Vous avez un caractère pas supportable pour les autres, répondit-elle. Peut-être que ça vient du fait qu’on a voulu vous vendre dans une vente de garage pis que personne à voulu vous acheter. Ou encore, c’est peut-être à cause que quand les élèves faisaient un concours pour savoir qui était le meilleur pour vous lancer des roches, c’était toujours la prof qui gagnait. Ou ben, ça doit être…
-Comment vous savez ça, dit Brad si bas que Valence dû s’approcher de son visage pour l’entendre.
-En tant que psychologue, je sais ben des affaires, fit-elle d’un ton mystérieux.

Ses paroles eurent l’effet prévu. Le scientifique se leva rageusement et sortit du bureau de sa collègue, sans que celle-ci ne fasse rien pour le retenir.

**********
Pétrolia avançait dans le couloir. Elle tomba sur Brad qui serrait les poings et semblait particulièrement furieux.
-Qu’est-ce qui a, lui demanda-t-elle, bien décidée à ne pas écouter Valence.
-Ben, on dirait que tout le monde cherche à me rappeler mes plus mauvais souvenirs, répondit son ami. Ça commencé par Valence. Après ça, Flavien pis Bob sont rentrés dans son jeu. Même le capitaine pis Serge s’y sont mis!

Pétrolia comprenait très bien la frustration de Brad. Il lui faisait pitié. Dire qu’il n’en était qu’à sa première journée de calvaire. Si elle avait été à sa place, elle aurait virée folle. Il fallait vraiment qu’il soit fort pour supporter ça. Elle faillit lui dire que c’était l’idée de Valence, mais elle changea d’idée. Après tout, elle ne voulait pas lui attirer les foudres du scientifique.

Il atteignirent le dortoir. Brad se coucha sans demander ses restes. Pétrolia enfila son pyjamas et attendit Flavien. C’était l’heure du couvre-feu, il allait sûrement bientôt arriver.

À peine eu-t-elle cette pensée que son chum, accompagné de Bob, entra dans la pièce en riant. Il se tourna vers Pétrolia.
-Jamais quelqu’un dans le vaisseau à déjà eu une aussi bonne idée, han Pet, fit-il en pointant Brad, endormi, avec son pouce.
Pétrolia se força à lui rendre son sourire. Elle ne trouvait pas ce qui il y avait d’aussi drôle à faire subir ça à quelqu’un. Mais elle répondit quand même :
-Ouen. T’as sûrement raison.
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MessageSujet: Comment   Jeu 11 Aoû à 17:36

Chapitre 2, La feluette du Romano

Le lendemain, Valence se rendit dans la salle de commandement. Charles l’y attendait.
-Passée une bonne nuit, ma Valence?
-Oh oui.
Ils s’embrassèrent. Au même moment, Flavien, Bob, Pétrolia et Serge entraient dans la salle. Les deux amoureux se séparèrent donc.

Tous se mirent au garde-à-vous, sauf Valence, à qui le capitaine donna le droit de parole.
-Que devons-nous faire aujourd’hui?, demanda-t-il.
-C’est simple, fit Valence. Durant cette deuxième journée, nous devons traiter le sujet de la pire insulte pour lui.
-De quessé?
La question venait de Bob.
-Il faut traiter Brad de feluette, traduit Flavien. En tout cas, je pense…
-C’est exactement ça Flavien, le rassura Valence.
-Ça risque pas d’avoir des effets catastrophiques sur Brad, ça? demanda Pétrolia.

Mais Valence ne pus répondre à sa question, car Serge s’en chargea.
-Perte de confiance en soit. Renfermement sur soit même. Changement du comportement social. Dans le fond, à fin de la journée, il va être en parfaite soumission.

Pétrolia allait pour dire quelque chose mais elle se ravisa. Valence le remarqua.
-Qu’est-ce qui a, Pétrolia.
-Ben… Les résultats que Serge dit sont vraiment pas encourageants. D’un coup qui reste de même tout le temps, s’inquiéta la jeune femme.
-Si vous suivez mes instructions, ça devrait pas arriver, assura Valence avant de se tourner vers le capitaine et d’ajouter : Je m’en vais chercher Brad pour une autre thérapie. Ah, pis pendant que j’y pense. Il faut surtout pas que vous continuez ce que vous faisiez hier. Il faut même pas faire allusion à ses pires souvenirs.
Et elle partit.

Valence se dirigea vers le centre de santé ou elle avait trouvé Brad hier. Il était là, comme elle s’y attendait. Elle savait aussi qu’il risquait de se montrer récitant. Elle sortit donc un fusil paralysant de sa poche et partit lui parler.

-J’veux pas voir personne, dit sèchement Brad avant même que la psychologue aie dit un mot.
-Calmez-vous, Brad, fit Valence d’une voix douce.
-Vous vouliez m’emmener en thérapie, han.
-Oui, avoua la blonde du capitaine.

Brad se tourna vers elle. Jamais elle n’avait vu autant de tristesse dans ces yeux. Et jamais elle n’avait vu autant de colère. Et elle savait que les prochains jours n’allaient pas êtres faciles pour lui. Que tout allait empirer…

-Venez Brad, dit doucement Valence.
Le scientifique leva le nez en l’air et déclara :
-Le jour ou je retournerai en thérapie avec vous, Valence, c’est parce que je serai incapable d’exercer ma volonté.
-Vous me laissez pas le choix, Brad.
Valence tira une charge paralysante sur Brad et traîna son corps jusqu’à son bureau.

Rendue là, elle l’assis sur une chaise et le réanima. Elle du s’asseoir à califourchon sur ses jambes pour l’empêcher de se lever.
-Calmez-vous, Brad.
Brad se contenta de la regarder dans les yeux. Une chose troubla un peu Valence. Ses yeux n’exprimaient plus rien. Plus colère ni haine. Ils étaient morts et froids. Sans aucune expression.

Valence prit une grande respiration et dit :
-Maintenant, faites sortir vos bébittes. Aidez-moi à vous comprendre.
Brad ne prit même pas la peine de lui répondre.
-Vous êtes trop feluette pour répondre, ou quoi?
Elle l’avait provoqué. Restait à attendre sa réaction. Ce qui ne fut pas très long, d’ailleur.

Brad prit les poignets de Valence et la poussa en bas de ses genous. Il se leva la regarda de haut. Son visage avait reprit son habituelle expression de mépris.
-Je suis pas feluette, déclara-t-il. Est-ce que je peux partir, asteure?
-Oui, fit faiblement Valence.

Il sortit du bureau. Tout se déroulait comme prévu, se dit Valence. Dans trois jours commencerais le phase deux de la thérapie. Tout allait bien se passer. Enfin, c’est ce qu’elle pensait…

**********
Pétrolia était dans la salle de commandement avec Bob et Flavien en train de dîner quand Brad arriva avec la force d’une tempête.
-Ça va, Brad? demanda timidement Pétrolia.
Elle reçut comme réponse un bref hochement de tête du scientifique qui s’assit à leur table. Bob sauta sur l’occasion pour faire ce que Valence attendait de lui.
-Désolé, Brad, dit-il d’un ton faussement peiné, mais on accepte pas les feluettes à notre table.

*****
(Tite musique poche, bûche qui brûle)
Flavien : Nous sommes attristés de vous dire que nous devons interrompre cette fic, le langage utilisé par Brad à l’intention de mon meilleur chum étant déconseillé aux jeunes enfants et aux escargots domestiques née un soir de pleine lune il y a trois ans.
(Tite musique pendant encore quelques secondes, retour à la fic)
*****
Bob et Brad se lançaient des regards meurtriers.
-Chu pas gros, fit Bob d’un ton menacent.
-Vous avez raison, déclara Brad. Vous êtes pas gros, c’est le reste d’la planète Terre qui est trop p’tit. Pis en plus, j’ai jamais parlé de gros!
-Ouen, ben j’ai rien compris à ce que vous avez dit, faque j’ai répondu n’importe quoi!

Une réponse digne de Bob. Pétrolia ne put s’empêcher de faire un grand sourire. Malheureusement pour elle, Brad le remarqua.
-Vous riez de Bob là, ou vous riez de moi? demanda-t-il, tout juste assez fort pour se faire entendre.
-Hum…

Pétrolia n’osait pas répondre. À force de la regarder comme ça, Brad lui faisait peur. Jamais elle ne l’avait vu aussi frustré. D’un autre côté, si elle répondait la vérité, elle allait s’attirer les foudres de son chum et de Bob.

Autre malchance, Brad interpréta son silence d’une mauvaise manière.
-Je vous conseille de ne plus jamais m’adresser la parole, espèce de petite patanteuse du dimanche, menaça-t-il.

Flavien se leva comme si une flèche lui avait transpercé le derrière…ou bien comme si un Spitfire venait d’insulter ma blonde.
-Heille, je vous conseille de vous excuser immédiatement, espèce de…
On aurait dit qu’il cherchait une grosse insulte.
-Espèce de feluette! fini-il.
Pour toute réponse de la part de Brad, il reçu un coup de poing sur le nez.

Brad sortit ensuite de la salle de commandement. Flavien allait se lancer à sa poursuite mais Pétrolia le retint.
-Lâche-moi Pet que je puisse le tuer! cria le moitié E.T.
Pétrolia l’embrassa doucement.
-Il faut prendre en considération que tout le monde est contre lui depuis hier, pis qui a rien fait pour une fois Flavien, rappela la jeune femme. Flavien poussa un profond soupir et hocha la tête.
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MessageSujet: Comment   Ven 12 Aoû à 11:20

Chapitre 3, Il est moins chien sal qu’on pense

Le lendemain, Valence se sentait de plus en plus coupable. Malheureusement, cette thérapie était peut-être la seule manière de changer Brad. Ce qu’elle avait hâte à dans trois jours! Rendu là, elle pourrait le consoler, s’excuser. Mais là, c’était impossible. Pas si elle voulait que tout fonctionne.

Comme elle l’avait fait la veille et l’avant-veille, elle expliqua aux autres ce qu’ils devaient faire.
-Aujourd’hui, c’est la journée ou il faut que Brad passe à « Un monde de fous* », déclara-t-elle.
-Ça là, ça veut dire qui faut le suivre toute la journée avec une caméra jusqu’à ce qui fasse quelque chose de drôle, han, dit Bob.
-Pas vraiment, répondit Valence. Ça veut dire que c’est la journée ou il fait le tourner au ridicule.
-Ça là, ça veut dire qu’on l’emmène dans un centre d’achat plein de filles pis qu’on y tire dessus avec un fusil tounuïsant, han, demanda Bob.
-Ben là, intervint Flavien. On veut quand même pas rendre les filles dans le centre d’achat malades, han.
-Ben, on a rien que à les gripper avant.**
-Ouen.
-Le principe, rappela Valence, c’est pas de le faire mourir de honte.

Valence poussa un grand soupir et sortit chercher Brad pour sa thérapie habituelle. Cependant, Pétrolia la suit.
-Là, ça pus de bon sang ton affaire, Valence, déclara-t-elle d’une voix forte.
-T’as encore rien vu, lui assura la psychologue.
Pétrolia se plaça devant elle pour lui bloquer le passage.
-Valence Leclerc! On est en train de le perdre! C’est mon ami pis j’veux pas que sa arrive!
-Ah, fit la psychologue. Je comprend asteure pourquoi tu t’inquiétais autant pour lui.

Voyant le visage de Pétrolia, Valence crut bon d’ajouter :
-Heille, fais moi un peut confiance. J’ai un diplôme en psychologie. Je peut t’assurer que tout se passe comme prévu. Dans quelques jours, il va être comme avant, mais en moins chien sal.
Pétrolia explosa.
-Peut-être que si le monde arrêtait de l’écœurer aussi, il serait moins chien sal.
-Penses-tu vraiment que c’est facile pour moi de dire au monde de faire ça?
-On dirait que oui, en tout cas.
Et sur ce, elle partit, laissant derrière elle une Valence étonnée.

Après quelques minutes à rester immobile à regarder le couloir par lequel Pétrolia était partie, Valence haussa les épaules et se dirigea vers les dortoirs. Si tout se passait comme prévu, Brad devrait normalement y être.

Elle entra dans la pièce dite. Brad était étendu sut le dos de tout son long sur son lit. Elle s’assit à côté de lui et sortit un carnet de sa poche pour prendre des notes.
-Ça va mieux aujourd’hui, demanda-t-elle.
Brad fit un bref signe de tête.
-Voulez-vous m’aider à vous aider, là?
Toujours aussi silencieusement, Brad répondit par la négative. Valence soupira.
-Allez-vous le faire quand même?
Temps mort. Le scientifique hocha finalement la tête.

Valence se souvint alors des paroles de Serge : « Dans le fond, à la fin de la journée, il va être en parfaite soumission. » Elle allait enfin avoir réponse à toutes ses questions, mais elle n’en était pas très fière. Pourquoi? Parce qu’elle n’avait pas gagné la confiance de son patient. Elle aurait seulement sa confession. Et encore, cette confession était dû à une parfaite obéissance, causée par une thérapie ravageuse.

Si elle aurait pus revenir en arrière, Valence n’aurait jamais suggéré cette méthode. Si elle avait seulement su le centième de culpabilité qu’elle ressentirait après son acte. Mais maintenant, il était trop tard pour modifier le passer. Il fallait continuer.

Valence sourit à Brad, qui fixait le dessous du lit du dessus. Elle lui tourna la tête pour l’obliger à la regarder.
-On commence, fit la psy.
Brad hocha encore une fois la tête et se leva. Il ouvrit le tiroir qui servait de base à sa couche et en sortit des feuilles et un crayon. Et il écrit, écrit, s’arrêtant seulement pour secouer son poignet qui devait commencer à lui faire mal à fore de manier le crayon.

Au bout d’une heure, il donna le tout à Valence. La psychologue lui fit un sourire triste et prit ce que lui tendait son collègue. Elle lu ce qu’il avait écrit. Rien de vraiment drôle. La vie entière du scientifique était écrite. Toutes ses déceptions, toutes ses joies. Une semaine plus tôt, elle aurait sauté au plafond d’avoir de telles notes. Mais là, elle se sentait plutôt un peu honteuse.

Au moins, tout s’éclairait dans sa tête. Ce qu’avait vécu le scientifique expliquait en grande partie sa conduite. Elle finit sa lecture et poussa un profond soupir.
-Je dirais rien Brad. Promis.
Son collègue n’eut aucune réaction, sauf un léger bruit de gorge qui laissait entendre qu’il avait compris et que ça lui était pas mal égal.

**********
Pétrolia avançait d’un pas rapide et se rendit au centre de santé. Serge l’y attendait.
-Je savais que tu viendrais ici, fit-il tout simplement.
Pétrolia lui sourit. Elle était certaine que son robot était d’accord avec elle. Mais elle lui posa la question tout de même.
-Penses-tu que c’est raisonnable de faire subir ça à Brad?
-Moi je pense pas, je sais, dit simplement l’androïde. Et je sais ce que les humains ne peuvent pas prévoir.
Cette mystérieuse réplique porta Pétrolia à réfléchir à sa signification. Mais elle le ferait plus tard. Pour l’instant, elle était encore trop frue pour penser à quoi que ce soit.

Une heure se passa en silence. Au bout de presque deux heure, Valence entra dans le centre de santé, les bras chargés de feuilles de papier.
-Salut Pet, dit-elle. J’te cherchais partout. Chu venue pour m’excuser pour tantôt.
Elle avait l’air de quelqu’un qui se sentais coupable. Et elle semblait sincère.
-C’est correct, répondit faiblement Pétrolia.
Valence sourit.
-Si tu veux le voir, Brad est dans le dortoir.
Pétrolia lui rendit son sourire.
-Merci du renseignement.
Et elle sortit du centre de santé pendant que Valence entrait dans son bureau.

Arrivé au dortoir, elle trouva Brad, étendu dans son lit. Elle s’approcha de lui et dit :
-Heu, Brad?
Le scientifique la regarda et se leva précipitamment.
-Tsé, hier quand j’ai pété une fuse, là, pis que j’ai dit que vous étiez une patenteuse du dimanche, là. Ben, je m’excuse. J’ai pogné les nerfs pour rien..
-Brad, la coupa Pétrolia. Calme toi.
Depuis le soir ou Pétrolia avait lu par dessus l’épaule du scientifique, les deux adultes se tutoyaient. Après tout, c’est comme ça qu’agissent des amis, non? La voix de Serge lui vint à l’esprit : «Perte de confiance en soit. »
-Viens-tu prendre une marche, proposa Pétrolia.

Brad et Pétrolia parlaient de tous et de rien. Ou, plus précisément, Pétrolia essayait de remonter le moral de Brad qui l’écoutait et était étrangement silencieux. «Renfermement sur soit-même. »

Au bout d’une heure à tourner en rond dans le Romano-Fafard, Pétrolia apperçu un flash de lumière. Deux seconde plus tard, elle regarda les épaules de Brad et constata que sa veste et son chandail avaient disparut. Elle leva les yeux pendant que Brad s’apercevait de sa condition.
-Oh mondou! Mondou! Mondou! Mondou!***
-Veux-tu que je t’apportes du linge? proposa Pétrolia.
-Quoi? Regardes-moi quand tu me parles.
-Ben là…
-Chu placé correct.

Pétrolia baissa les yeux et vit Brad, les oreilles rouges de honte, assis par terre, les bras autour des genoux. Il lançait des regard nerveux autour de lui. Un peu normal vu que sa tenue avait… disons… disparue. Pétrolia s’agenouilla à côté de lui pour que leurs visages soit au même niveau et répéta ce qu’elle avait dit plus tôt.
-J’ai demandé si tu voulais que je t’emmène du linge.
-Oui, merci, ce serait ben gentil, fit Brad en faisant un sourire nerveux.
Pétrolia lui rendit son sourire et elle partit vers le dortoir.

Su le chemin, elle rencontra Bob avec une de ses inventions à la main.
-Qu’est-ce que tu fais avec mon fusil tounuïsant, demanda Pétrolia en prenant la peine de bien accentuer le « mon ».
-M’en suis servi, répondit le pilote.
-C’est toi qui a tiré sur Brad!
-Valence avait dit de le ridiculiser. C’est ça que j’ai fait.
-Bob, c’est pas vraiment gentil, ça, expliqua calmement la jeune femme.
-Oh! Come on Ti-Pet! On parle de Brad, pas du premier ministre de la province de la Californie!****
-Ouen, pis! Il reste quand même un humain.
Elle le gifla et s’en alla.
-En passant, mon nom c’est pas Ti-Pet, c’est Pétrolia!



*Émission du style « Drôles de vidéos » en moins poche, animée par Marcel Lebœuf. (J’aime tellement les aventures du tit lapin « justicier »)
**Voir « Morver, c’est mourir un peu »
***Il capote à peu près de la même manière dans « La genèse ».
****En 2030, suite à l’échec de la guerre contre Lachine, la ville, accompagnée par les fidèles Longueuil et Laval, en envahit les État-Unis et a fusionné le pays avec le reste du Canada. Après ça, les trois villes se sont unies pour créer la ville la puissante au monde, Lalonla. Ainsi est né la meilleure équipe de la LNH, les L de Lalonla. (Ben, le capitaine n’a jamais dit ce qui était arrivé aux États après la guerre Smile )
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MessageSujet: Comment   Sam 13 Aoû à 9:17

Chapitre 4, Coups

Cette quatrième journée allait sans doute être la pire de toutes. En effet, la consigne était tout simplement de jouer à « frappons Brad en free-style ». Qu’avais dit Bob en l’apprenant.
-All rigth!

Cette réaction n’avait pas étonné Valence. Et elle était rapidement partie vers le dortoir y retrouver Brad, qui, contrairement à la veille se montrait très bavard. Il était en train de lire quand Valence arriva.
-Hum, Brad, fit-elle doucement. Aujourd’hui, il y aura pas de thérapie.
Le scientifique serra son livre et répondit à Valence.
-Une chance. Parce que je commençais à en avoir plein le casque de sortir de thérapie la matin pis avoir une mauvaise surprise le reste de la journée. Tsé, de toutes manières, j’ai jamais aimé ça les thérapies. Pis vu que vous avez sur papier ce que vous voulez savoir, j’en ai plus vraiment besoin, han.
Valence s’approcha de lui et le gifla.
-Ayoye! Pourquoi vous faites ça, donc?
-Désolé. C’est pour votre bien, dit Valence, elle même pas convaincue de ses paroles.
-Je suppose que mon malheur aujourd’hui, c’est des claques sa yeule toute la journée.
-Oui.

Brad regarda le sol. Puis il fondit en larme. Valence savait qu’elle pouvait l’écouter s’il parlait, mais qu’elle ne pouvait pas lui demander de se confier. Pas grave. Elle savait si elle ce qu’il ressentais. Pour une fois qu’il n’avait rien fait, il se faisait punir de la pire manière possible. Pauvre lui.

Flavien entra dans la pièce.
-Brad? dit-il.
Valence alla le rejoindre à l’entrée du dortoir.
-Est-ce que c’est normal qui pleure de même, demanda l’opérateur radar.
-Oui, répondit Valence.
-J’aurais jamais cru ça possible.
-Qui pleure?
-Non, fit Flavien. Ben oui, un peu, mais c’est pas qui m’étonne le plus. C’est que là, j’ai l’impression que je serai pas capable d’y sacrer une volée.
-J’te comprend, Flavien. Pour une fois qui donne pas envie de le frapper, il faut le faire.

Bob arriva à son tour. Il regarda Brad.
-Quessé y’a, lui?
-C’est normal, fit Valence.
-Il pleure plus que dans le car-wash*, remarqua Bob.
-Mmm, approuva Valence.

Brad l’avait entendu. Il sécha ses larmes et s’approcha de Bob, l’air menaçant.
-Oh non, murmura Valence pour que seuls Bob et Flavien l’entende. Bob, tu y’as rappelé un mauvais souvenir.
-Ouen, pis?

Ce fut malheureusement Brad qui répondit à sa question, à l’aide d’un coup de poing dans face. Bob recula sous le choc.
-Heille! Mon écœurant!
Et il se jeta sur Brad.

**********
Pétrolia et Serge réparaient le scanner du centre de santé, supervisés par le capitaine, quand Valence arriva, suivie par Bob qui avait un filet de sang au coin des lèvres et Flavien qui transportait Brad, inconscient.
-Bob, cria le capitaine. J’avais dit pas de sang!
-C’est lui qui m’a frappé en premier. Il m’a donné quatre cinq coups dans face avant que j’aie eu le temps d’y en donner un. Pis quand j’ai donné mon premier coup, il a perdu connaissance, se défendit Bob.
-Brad a frappé parce que Bob lui a rappelé un mauvais souvenir, fit Valence.

Flavien installa Brad sous le scanner tout démanché. Pétrolia commença à l’examiner.
-Il a le nez cassé, déclara-t-elle. Heureusement, le coup que Bob lui a donné à pas été trop fort, sinon, ça aurait pus être dangereux.
Puis elle se tourna vers Valence.
-POURQUOI À PLACE DE COMMENCER CETTE MAUDITE THÉRAPIE LÀ VOUS LUI AVEZ PAS JUSTE DONNÉ DU RESPECT, HAN?
-Ben, sa il s’étais confié pis qui me l’avait dit, j’aur…
-C’EST VOUS LA PSYCHOLOGUE! IMAGINEZ QUI AILLE EU LE TEMPS DE BLESSER GRAVEMENT BOB, HAN? OU QUE BOB AILLE EU LE TEMPS DE LE TUER!
-Ben, c’est à cause que…
-HEILLE! ÇA VA FAIRE! hurla le capitaine pour les faire taire. Primo, fini les nouvelles thérapies. Secondo, plus personne crie après personne. Tersio…heu…y’en a pas. C’tu clair?
Les deux fille hochèrent timidement la tête.

Pétrolia réanima Brad. Celui-ci réagit d’une drôle de manière. Il fit un grand sourire à Bob. Un vrai sourire. Il s’inclina profondément devant lui et demanda poliment si il pouvait s’en aller.

Dès qu’il fut sortit de la pièce, les regards se tournèrent vers Valence.
-C’est pas normal qu’un gars soit aussi fin avec quelqu’un qui vient de la planter, fit le capitaine.
-Oui mais c’est normal, protesta Valence. Ça fait partit de la thérapie.
-Ça là, ça veut dire qui va se laisser frapper sans rien dire. Au contraire, il va nous encourager? déduit Flavien.
-Oui, répondit la psy.
-Ben là, intervint Bob. On se fera pus de fun si il se laisse frapper sans rien dire.
-C’est vrai ça, Valence, reprit le capitaine. Pis en plus, imagine qu’un méchant arrive pis que Brad cherche pas à se défendre. Ça pourrait compromettre la mmmmission ça.
À l’entente du mot « mmmmission », tous regardèrent vers le ciel.
-Je sais ben qu’on a pus le sort des terriens sur les épaules, mais on a le notre. Pis on peut pas se permettre que Brad réagisse de-même, finit le capitaine.
-Inquiètes-toi pas, Charles. Tu fais pas confiance à ta psy, pis c’est ben plate pour moi. Je sais comment guérir Brad. Si tout le monde fait ce que je dis, ça va être correct.

Valence soupira. Pétrolia, elle, réfléchissait. « Moi je pense pas, je sais. Et je sais ce que les humains ne peuvent pas prévoir. » Serge cachait quelque chose. Mais quoi. Alors là, Pétrolia comprit.
-Valence, dans ta thérapie, il doit pas rien que avoir cinq jours de négatif.
-Ben non, répondit sa collègue. Il y a un cinq jour de positif. Pourquoi?
-Pour rien, mentit Pétrolia.
Et elle savait que le robot avait raison.
-Envoye, vient t’en mon Serge, dit-elle subitement.

Une fois le centre de santé derrière eux, Pétrolia arrêta son androïde.
-Hier, quand tu disais que tu sais prévoir les choses, qu’est-ce que tu voulais dire?
Le robot prit quelques secondes avant de répondre à la question.
-Bob. Penses-tu vraiment que durant les cinq jours positif, Bob va être capable d’être tout câlin avec…Brad? Flavien va y arriver avec un ultime effort, mais Bob… il déteste pas Brad, il le haie du plus profond de lui-même. Pis, sincèrement, disons que Bob est…pas assez bollé, si tu vois ce que je veux dire, pour comprendre que de désobéir à Valence peut avoir de graves séquelles sur la psychologie de Brad.
-C’est ben ce que je pensais, même si j’espérais me tromper dans mes déductions, déclara sombrement la technicienne.



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MessageSujet: Comment   Sam 13 Aoû à 17:58

Chapitre 5, Seul au monde (ou titre d’une toune qui va bien comme nom pour ce chapitre)

Valence arrivait dans la salle de commandement. Les autres étaient déjà là. Elle donna sa consigne pour la journée.
-Si je me fis à ce qui est écrit dans mon livre et la manière d’ont je connais Brad, je sais que aujourd’hui, il va chercher de la compagnie. De peur de tout et de rien, il voudra pas être tout seul.
Valence prit une grande respiration.
-Pour la dernière journée négative, il va falloir qu’on ignore Brad.
-Juste ça, fit Flavien.
-Pour nous autres, ça sera pas compliqué au début, expliqua Valence. Mais au bout d’une heure, vous allez pus vouloir le faire.

Tout le monde se lançait des regards tristes. Valence était encore plus débinée que les autres. Elle savait que de faire comme si Brad n’existait pas serait difficile. Il risquait d’attirer l’attention de manière involontaire. Enfin, il risquait d’attirer l’attention de toutes personnes possédant un cœur.

Au même moment ou Valence ruminait de sombres pensées, Brad arriva dans la salle.
-Bonjour tout le monde!
Personne ne répondit. Bob allait pour dire quelque chose, mais Flavien lui écrasa le pied.
-Le radar est brisé, capitaine, fit-il.
-Alors réparez-le, Flavien, fit le capitaine. Vous avez toute ma confiance.
-Bien capitaine.
-Le téléphax à besoin d’être nettoyé, continua Charles. Sege, Lerge, Verge, Ser-ge. Bon! Vous allez vous en occuper.
-Bien capitaine.
-Pétrolia, vous allez aider Flavien et Bob, vous aiderez Serge.
-Bien capitaine, firent Bob et Pétrolia en cœur.
-Moi et Valence, nous allons… heu… étudier la psychologie des boulons du vaisseau. Questions? Action!
-Moi je fais quoi, demanda Brad.
Personne ne s’en occupa.
-Merci de me répondre.

Valence sortit de la pièce avec son capitaine.
-Pour une fois qui demande à faire quelque chose, il faut pas y faire rien faire, dit le capitaine.
Il se tourna vers Valence.
-J’espère que ta thérapie va servie à quelque chose!
-Inquiètes-toi pas, Charles. Tout va bien aller.
Elle avait l’impression de répéter à peu près la même chose pour la cinquantième fois cette semaine.

**********
Pétrolia aidait Flavien.
-Peux-tu me passer la gogosse pour démancher les affaires?, demanda le jeune opérateur radar.
Pétrolia lui tendit une paire de pinces.
-Merci. Asteure, pourrais-tu me donner la patente pour gosser les choses?
Pétrolia lui tendit un tournevis.
-Non, corrigea Flavien. Pas le ti-jo pour amancher les ça là. La patente pour gosser les choses.
-Ah, s’cuse, fit Pétrolia en lui tendant un marteau.

-J’peux-tu vous aider?
Brad était derrière eux depuis un bon moment déjà. Flavien lança un regard triste à sa bien-aimée. Pétrolia lui sourie. Elle avait une idée.

Elle prit une feuille de papier et commença à écrire.
Cher Brad,
Désolé du peu d’attention que nous vous accordons aujourd’hui. C’est « obligatoire ». Je ne peux malheureusement pas vous dire pourquoi. Sachez que tout le monde est bien triste pour cela et ce qui est arrivé ces derniers jours, mais qu’on « avait pas le choix ».
Amitiés,

Pétrolia

Elle montra sa lettre à Flavien, qui hocha la tête. Pétrolia sortit de la salle de commandement et se dirigea vers le dortoir.

Le soir, après s’entre couchée, Pétrolia fixa le lit de Brad, toujours vide. Ce ne fut qu’après une quinzaine de minutes que le scientifique arriva et se coucha. Un bruit de papier froissé se fit entendre quand il posa sa tête sur son oreiller.

Visiblement intrigué, il releva la tête et souleva son oreiller. Il retira un bout de papier qu’il regarda avec insistance, comme s’il lisait. Il regarda ensuite Pétrolia qui lui fit son plus beau sourire.
-Demain sera un meilleur jour, assura la technicienne.
Brad lui rendit son sourire.



Note: Je sais que ce chapitre est cours, mais j'avais pas grand chose à dire.
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MessageSujet: Comment   Dim 14 Aoû à 11:03

Chapitre 6, Consolation

Ce sixième matin était celui que Valence attendait avec impatience. Quand tout le monde fut dans la salle de commandement, avec un grand sourire, elle dit le programme de la journée.
-Aujourd’hui commencent les jours positifs, déclara-t-elle d’un ton positif. Aujourd’hui, il faut être normal avec lui. Mais on le prend pas comme punching bag pour autant, han.
Elle regarda Bob en disant cette dernière réplique.
-Correct, fit-il, conscient du message de Valence.
-Bon, ben, bonne journée, fini la psy.

Valence prit Pétrolia à part et lui parla, assez bas pour ne pas qu’on l’entende.
-Pet, aujourd’hui, y’a des grosses chances que Brad soit ben triste. Fait tout pour le sonsoler, comme moi, OK.
-OK, répondit Pétrolia. Y’était temps que ta thérapie arrive aux jours positifs.
-Entièrement d’accord avec toi.
Flavien avait dit cette dernière réplique. Il leur fit un clin d’œil et pointa son oreille.
-E.T., fit-il avec un grand sourire.
Les filles le lui rendirent.

Valence arriva au dortoir. Elle y trouva, sans grande surprise, Brad, qui écrivait dans son journal personnel, moitié assis, moitié debout.
-Brad, dit-elle doucement.
Le scientifique arrêta subitement d’écrire et serra son journal, avant de s’asseoir comme il faut et se tourner vers Valence.
-On dirait que vous avez fini de faire comme si j’existait pas, remarqua-t-il.
-Ben oui, han, dit Valence d’un ton léger.

Elle sourit. Le scientifique lui répondit avec un regard mauvais. Il commença ensuite la contemplation de ses chaussures. Valence s’assis à côté de lui et le prit dans ses bras. Brad lui lança un regard étonné mais ne fit rien pour se défaire de l’étreinte de sa collègue. Au contraire, il se blottit contre elle, les larmes aux yeux.
-Ils ont été durs les cinq derniers jours, han?
Il hocha la tête.
-Voulez-vous en parler?
Brad se défit de son étreinte.
-Pas encore une thérapie! Vous avez tout ce que vous voulez! Vous allez tout de même pas m’imposer ça!

Valence le ramena contre elle et le serra fort. Elle se sentait coupable un peu d’avoir tout ce qu’elle voulait. Et serrer le scientifique dans ses bras l’aidait à se pardonner mentalement.
-Pas de thérapie, assura-t-elle. Non, j’veux juste vous consoler. J’vous oblige pas à parler. C’est juste que d’habitude, parler libère.
-Ben, d’abord, je préfère rester prisonnier, dit Brad.

Valence sourit à cette remarque. Elle sera Brad un peu plus fort. Elle savait que ce traitement aiderait le scientifique. Qu’il devait se sentir aimé pour guérir complètement. Guérir des dommages causés par la thérapie. Guérir de sa manie de tout critiquer, dénigrer, insulter. L’aider à se débarrasser du sentiment de défense qui devait toujours l’habiter.
-Vous devriez aller déjeuner, conseilla Valence.

**********
Pétrolia mangeait ce que Bob avait préparé. Elle s’était surprise à trouver la nourriture du pilote presque exquise.
-Hum! C’est délicieux, Bob! s’ exclama-t-elle.
-Vraiment vrai, ajouta Flavien.
-Vous vous êtes vraiment forcé, Bob, approuva le capitaine.
-Mici, répondit Bob.

Brad entra dans la salle de commandement.
-Avez-vous faim, Brad, demanda le capitaine.
Son officier le regarda drôlement, les yeux ronds comme des trente sous.
-Il vous a demandé si vous vouliez à manger, fit Flavien. Répondez-lui!
Brad parut sortir de sa torpeur.
-Non, dit-il au bout d’un moment. Non merci. J’ai pus faim. Pus maintenant.

Il avait l’air de réfléchir à toute allure. Il sorti de la salle de commandement.
-À quoi y pensait, demanda Flavien.
-Aucune idée, lui répondit le capitaine.
-J’vais aller voir, déclara Pétrolia.

Elle chercha Brad et ne prit pas de temps à le trouver dans un corridor. Il du entendre ses pas car il se tourna vers elle.
-J’suis content que t’aie pensé à me dire que hier, tu m’ignorais pas juste pour m’écœurer, dit-il.
Pétrolia lui sourit.
-T’as pas dû passer une belle semaine, han.
-Non.
-Les prochains jours vont êtres meilleurs, assura la jeune femme.

Brad la regardait d’une drôle de manière. Comme s’il essayait de voir en elle. Comme s’il voulait lire dans ses pensées.
-Tout ça, c’était une thérapie, han, demanda-t-il.
-Qu’est-ce que te fais dire ça, répondit Pétrolia.
-C’est pas normal de vivre cinq jours de calvaire pis que le sixième, tout rentre dans l’ordre. Pis il fallait pas que je soit au courrant. C’est pour ça que tu m’as pas dit pourquoi il fallait que tu m’ignores complètement. C’était une grosse thérapie, pis c’est tout, han?

Pétrolia baissa la tête. Elle ne voulait pas lui mentir. De toute façon, si elle le faisait, Brad était suffisamment brillant pour s’en apercevoir. Elle hocha lentement la tête.
-Oui. C’était une nouvelle méthode de Valence.
-Elle a toujours rien comprit, elle, dit Brad en riant.
-Non, toujours rien, répondit Pétrolia sans chercher à discuter. Peux-tu juste pas dire aux autres que j’ai avoué que c’était ben une thérapie.

Brad avait cessé de rire. Il abordait maintenant un air grave.
-Promis, mon amie, fit-il, avant de serrer Pétrolia contre lui.
C’est à ce moment que Flavien arriva.
-Pétrolia? Brad?

Pétrolia s’éloigna de Brad et regarda son chum qui s’avança vers ce dernier.
-Est fine Pet. Elle a comprit ben des choses que moi, j’ai pas comprit. Faites bien attention à elle, OK, fit Flavien.
Brad prit un air surpris.
-Heu, OK.

Flavien donna un baiser sur la joue de Pétrolia et souri.
-À t’à l’heure, Pet.
-À t’à l’heure, Flav’.
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MessageSujet: Comment   Lun 15 Aoû à 11:50

Chapitre 7, Drôles de paroles

Le septième matin, Valence entra dans la salle de commandement avec entrain. Cette journée allait être un tournant très important. En effet, l’ordre du jour : personne ne brusque plus Brad.
-Ça… ça va être tuff, ça, remarqua Bob.
-Faut faire un effort, l’encouragea Valence.
-Ça, ça veut dire que quand j’y donne un ordre, je le lui donne comme si je parlais à Flavien, Bob, Serge, Pétrolia ou toi? demanda le capitaine.
-C’est exactement ça, Charles, répondit Valence. Il faut pas être brusque avec Brad.

Pétrolia abordait un grand sourire.
-Quoi? Qu’est-ce qui a?, demanda Valence
-Rien. Absolument rien, fit Pétrolia.
Valence avait la certitude qu’elle mentait. Elle allait répliquer quelque chose pour faire savoir ce qu’elle pensait à la technicienne, mais le capitaine prit la parole.
-Mes amis*, dans quelques jours, nous saurons si la thérapie de Valence a fait effet. Si oui, nous aurons un Brad vivable. Si non, nous aurons infligé ces supplices à Brad pour rien.
Tout le monde s’était mit au garde-à-vous, espérant de tous leurs cœurs que le speach du capitaine ne serait pas trop long.

Heureusement, Brad arriva dans la salle de commandement à cet instant.
-Bonjours! fit-il à la manière de Sylvain dans Caméra Café.
Le capitaine le regarda d’un air soupçonneux.
-Auriez-vous fait un mauvais coup par hasard, Brad? demanda le capitaine.
-Hein non. Pourquoi vous me demandez ça?
Tous savaient en effet que le scientifique agissait de la sorte quand il préparait un plan « machiavélique ». Valence n’avait cependant pas l’impression que c’était le cas.

Après le déjeuner, Valence emmena Brad en thérapie. Celui-ci avait toujours son petit sourire satisfait, ce qui agaçait la psychologue au plus grand point.
-Qu’est-ce qui vous fait sourire de même, Brad? demanda-elle.
-Vous me ferez pas changer tant que j’aurai pas ce que je veux!
-Pis qu’est-ce que vous voulez? demanda Valence, intéressée.

Brad s’approcha d’elle jusqu’à ce que leurs nez se touchent.
-Vous devriez le savoir, madame la psychologue, déclara-t-il d’un ton joyeux.
Il mit sa mains dans les cheveux de Valence et entreprit de les ébouriffer le plus possible.
-Heille! protesta Valence.
-Bye!
Et il sortit du bureau de la psychologue en riant.
-Brad! Brad Spitfire, revenez ici tout de suite! J’ai pas fini ma thérapie, cria Valence en replaçant tant bien que mal ses cheveux tout à l’envers.

Quelques minutes après le départ de l’ex second officier, le capitaine arriva dans le bureau et observa les cheveux de sa bien-aimée.
-Qu’est-ce qui s’est passé, Valence? demanda-il. T’es-tu passée dans sécheuse?
Il rit ensuite de sa propre blague. Voyant que Valence ne riait pas du tout, il s’assit en face d’elle sur la chaise que Brad occupait un peu plus tôt.
-Qu’est-ce qui s’est passé?
-Brad m’a donnée un nouveau look, répondit Valence.

Le capitaine ouvrit grand les yeux.
-Comment ça, Brad?
-Aucune idée, répondit Valence. Mais il s’est fait du fun en me mêlant les cheveux pis y’é partit en riant.
-Valence, penses-tu que ta thérapie a pu le rendre fou?
-Non, assura la psy. C’est pas sensé.

-Y’as-tu dit quelque de bizarre? demanda le capitaine.
Valence ne prit pas beaucoup de temps à réfléchir. Elle se souvenait très bien des étranges paroles du scientifique.
-Il s’est approché de moi pis y’a dit qu’on le ferait pas changer tant qu’il aurait pas ce qui voulait.
-Pis qu’est-ce qui voulait.
-Il l’a pas dit.
-Tu penses toujours pas que…
-Aucune idée, répondit Valence, aussi inquiète que Charles.

**********
Pétrolia faisait sa vérification à Serge. Il avait fait la veille ses cinq cents milles pas. Elle serra une vis et pianota sur l’ordinateur central de son androïde qui ouvrit les yeux. Elle sortit un bloc-note de sa poche et interrogea son robot.
-C’est quoi ton nom?
-Serge.
-Qui est le capitaine?
-Charles Patenaude.
-C’est qui la blonde de Flavien Bouchard?
-Toi.

Pétrolia sourit. La mémoire du robot était parfaite, ainsi que ses principales fonctions. Restaient encore quelques petites choses à tester. La calculatrice, la tinque à émotion et le thermomètre.
-Serge, combien fait trois cent cinquante mille divisé par soixante-dix?
-Cinq mille.**
-OK, la calculatrice est correct, assura Pétrolia. Serge, ce soir, si t’arrive pas à vider ta tinque à émotion, tu me la dira.
-Parfait, répondit l’androïde.

-Bon, maintenant, dis-moi la température de ça.
Pétrolia sortit une dinde de sous la table du scanner. Serge ouvrit le thermomètre intégré à sa main et le fourra dans la dinde.
-À l’intérieur, il fait exactement trois cent degrés celcius, déclara Serge.
-Ouen…
Pétrolia soupira. Le thermomètre était pété.
-On va arranger ça t’a l’heure, dit-elle. C’est rien de ben grave. C’est juste que Bob va être un peu déçut…
Les deux amis se regardèrent. Encore un problème de mécanique avec Serge…



*Ponctuer la liaison entre le « S » de « Mes » et « amis » et prononcer « Mes zamis ».
**C’est la vrai réponse. J’ai prit une équation assez simple pour la faire en calcul mentale. Il suffit d’avoir le bon raisonnement! (Mouais… J’ai oublié de préciser que même mes profs comprennent pas mon raisonnement mathématique parfois…)
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MessageSujet: Comment   Lun 15 Aoû à 14:39

Chapitre 8, C’est l’attention qui compte!

En ce huitième matin de thérapie, Valence entra dans la salle de commandement avec une sorte de malaise. Tout le monde la regardait en attendant ses instructions.
-Bon, fit Valence. Aujourd’hui, rien de vraiment compliqué. Il faut qu’on donne beaucoup d’attention à Brad. Juste lui dire salut quand on le croise dans les corridors, c’est correct. Il faudrait lui donner plus d’attention que ça, mais c’est déjà un bon début.

Tout hochèrent la tête. Valence sortit de la salle pour retrouver Brad. Celui-ci était déjà devant son bureau.
-Qu’est-ce que vous faites là?, demanda Valence.
-Je vous attendait, répondit Brad.
-Hein. Pas vrai. Comment j’ai fait pour pas y penser, fit la psy d’un ton sarcastique.
-Vous êtes la psychologue. Vous devriez savoir que je suis assez brillant pour voir que ça fait huit jours collés que j’ai une thérapie pis que ça va sûrement arrêter à un nombre juste. Dix, douze, quinze, vingt… Mais pas sept. Pis je sais aussi que j’aurai beau crier, hurler, tempêter, je vais l’avoir quand même ma thérapie. Alors, me voilà!

Valence le lança un drôle de regard. On dirait que sa thérapie marchait et qu’elle faisait effet. Mais une chose la tracassait. «Vous me ferez pas changer tant que j’aurai pas ce que je veux! » Cela pouvait dire plusieurs choses.

La première étant qu’il ignorait tout de la méthode des dix jours et qu’il parlait des petites thérapies.

La deuxième était qu’il avait deviné ce qui se tramait derrière son dos. Valence ne voulait même pas songer à cette possibilité. Qu’il se doute de quelque chose signifierait que les cinq jours d’enfer qu’on lui avait fait vivre n’auraient servis à rien.

La troisième, la moins probable, est qu’il avait dit ça sans réfléchir. Peut-être… Qui peut savoir.

La dernière hypothèse était que Charles avait raison, et que le scientifique n’était pas assez fort mentalement pour avoir résisté aux cinq premiers jours de la thérapie. Que, en d’autres mots, il serait devenu complètement fou.

Valence regarda Brad. Elle le fit entrer dans son bureau et l’invita à s’asseoir, avant de s’installer elle-même sur une chaise. Elle posa ensuite la question qui la démangeait tant depuis le veille :
-Brad, qu’est-ce que vous voulez. Hier, vous avez dit que vous changeriez pas tant qu’on vous donnerait pas ce que vous désirer. C’est quoi ce quelque chose là?
-Devinez.

La réponse de Brad laissa planer le doute dans l’esprit de Valence. Peut-être étais-ce quelque chose qu’elle ne voulait pas entendre? Brad avait reprit le même sourire que la veille. Sauf que cette fois, on pouvait clairement voir qu’il se mordait l’intérieur de la joue pour ne pas rire.

Valence décida de dire le plus de suggestions possible. Elle finirait bien par tomber dessus.
-Vous voulez la place du capitaine?
-Oui, mais c’est pas ça que je voulais dire.
-Vous voulez qu’on déménage tous les sept sur une planète? Que la mission se termine? Avoir toute la gloire pour vous tout seul?
-Vous êtes dans le champ. Ce que vous dites là, c’est la preuve que vous me prenez pour un malade fou de pouvoir. Pis que vous me preniez pour ça, ça prouve que vous me donnez pas ce que j’attend de vous.
-Mais quessé vous voulez!, fit Valence, qui commençait à s’énerver. Accouchez, bon yieux!

Brad se contenta de lui faire un immense sourire. Il y avait quelque chose qui clochait. Il devenait identique à ce qu’il était avant que la thérapie ne commence. Normalement, il n’était pas sensé énerver la psychologue comme ça. Il était sensé devenir tout gentil. Tout câlin.

Valence perdit patience.
-Donnez-moi au moins un indice, mautadine!, cria-t-elle
-Ben, fit Brad, Pétrolia, elle, elle me le donne, ce que je veux. Flavien, lui, il commence.
Valence le regarda longuement dans les yeux. Qu’avaient donné Flavien et Pétrolia?

**********
-Pet! Pet! L’ordinateur central marche pus!
-Ben là ! Laisse-moi le temps d’arriver !

Flavien et Pétrolia s’affairaient depuis bientôt une heure à réparer presque la moitié des choses de la salle de commandement. On aurait dit que les objets s’étaient passés le mot pour sauter ce jour-là.
-Y’a pu rien qui marche, se plaignit Flavien.
Se plaindre n’était pas dans ses habitudes, mais, il faut dire que depuis un bon bout de temps, ils étaient deux à pousser des lamentations de plus en plus grosse.
-Chu tanné ! fit Pétrolia, à bout de nerf. On prend un break.
-Enfin !

Les deux tourtereaux s’assirent un à côté de l’autre et se collèrent le plus possible.
-On dirait quasiment que tout ce qui a ici c’est du Spitfire Corporation, remarqua Flavien.
-Ça se peut pas pourtant, répondit Pétrolia. Y’a du matériel là-dedans que ça fait ben plus longtemps que trois ans qu’on l’a pis qui pète pour la première fois.*
-Ouen, t’as raison, approuva Flavien.

Il embrassa sa blonde.
-Heille, en parlant de Spitfire, dit-il, d’après toi, la thérapie de Valence, ça vas-tu changer grand chose?
-Je pense pas, moi, avoua Pétrolia. Pas tant qu’on lui aura pas donné du respect.
-Tu penses que le jour ou on va être fin avec lui, il va être fin avec nous ?
-Oui. Je le sais, même. C’est lui en personne qui me l’a dit.



*Chez Spitfire Corporation, ça pète pas avant trois ans garantit. Mais au bout de trois ans et un jour, vous pouvez être sûr que tout ce qui est d’eux sera bon pour la scrap!
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MessageSujet: Comment   Mar 16 Aoû à 9:29

Chapitre 9, Vive St-Amable ! Heu… Vive être aimable, je veux dire!

Neuvième matin. Neuvième étape. Valence regardait Bob. Il allait trouver la journée particulièrement difficile. Après tout, lui et Brad se détestaient tant. Et là, il devait être aimable et serviable avec lui…

Sa réaction quand la règle de la journées fut dite n’étonna donc pas Valence.
-Quoi ? Quoi !?! Il faut être aimable avec… Brad ?!? Brad Spitfire, là ?!?
Tout l’équipage hocha la tête en même temps. Suite à cela, Bob tomba à genou sur le plancher et leva les bras au ciel.
-NON !!!! TOUT MAIS PAS ÇA !!!!

Valence prit Bob à part des autres.
-Écoute Bob, fit-elle, je le sais que t’aime pas Brad, mais c’est pas écrit «écœurez-moi» dans son front !*
-Ouen. Mais Brad, ça reste Brad, protesta Bob.
-Il sera pus Brad si tu m’écoutes.
-OK d’abord.

« Il sera pus Brad si tu m’écoutes. » Elle ne savait pas pourquoi, mais cette phrase sonnait faux à ses oreilles. Comme si elle l’avait jouée avec un piano qui avait besoin d’être accordé. Dans un certain sens, Valence avait l’impression d’avoir menti à Bob. Un léger malaise l’envahie à cette idée.

Valence sortit de la salle de commandement. Elle se rendit à son bureau. Comme la veille, Brad l’y attendait. Et encore une fois comme la veille, il abordait un petit sourire malicieux et un air supérieur. Le nez en l’air, les bras croisés, il était accoté sur le cadre de porte de son bureau.
-Bien le bonjour, ma chère, dit-il.**
-Salut Brad.

Après s’être installée sur une chaise derrière son bureau, Valence se força à être le plus aimable possible avec le scientifique, bien que son sourire la dérangeait.
-Voulez-vous quelque chose ?, demanda-t-elle.
-Oui, répondit Brad. La paix.

Valence ignora sa réplique. Demander s’il voulait quelque chose n’était peut-être pas une bonne idée, après tout.
-Qu’est-ce que vous faites de bon ces temps-ci, fit-elle pour changer de sujet. Vous avez l’air joyeux. Avez-vous été accepté à Star Académie ?
-Non.
-Scientifique Académie ?
-Non.
-Loser Académie ?***
Brad lui fit des gros yeux.
-Non, mais mon père à payé un pot-de-vin pour que je sois accepté à Chien sal Académie.
-Ah. Ça explique ben des choses, ça, déclara Valence.
Brad la « regrosyeuta ».

**********
Une belle journée ensoleillée. Enfin, autant qu’une journée dans l’espace puisse être ensoleillée. Mais peut importe. Ce soir là, Pétrolia alla voir Bob.
-Salut Ti-Pet ! Heu, j’veux dire, Pétrolia.
-Tu peux recommencer à m’appeler Ti-Pet, assura Pétrolia. J’étais venue te voir pour te dire que je suis fière de toi.
-Pourquoi ? demanda Bob.
-Parce que t’as réussi à être aimable avec ton pire ennemi. Je voulais te dire bravo. T’as fait un gros effort, pis ça peut être important. T’as-tu remarqué que Brad t’as pas écœuré de la journée ?
-Ça, c’est la thérapie de Valence. J’ai ben fait de l’écouter, han.

Bob sourit à Pétrolia. La jeune femme entreprit alors de lui expliquer quelque chose.
-Ça rien à voir avec la thérapie de Valence. Sais-tu pourquoi Brad à montré un peu de respect envers toi ? Parce que t’as fait pareil, pis qu’il sais que pour toi, c’est difficile. Il s’est dit que t’as fait des efforts, pis qu’il devait en faire lui aussi. T’as fait ce que seulement deux/trois personnes on fait pour lui. T’as été gentil. Mais le problème, c’est qui sait que si t’es de-même avec lui, c’est rien que à cause que Valence t’as dit de l’être. Mais malgré ça, tu peux pas savoir comment ça peut y avoir fait plaisir de souper ce soir pis de pas avoir un seul bleu. Pas avoir reçu un seul coup, une seule insulte. Pour lui, c’est le plus beau cadeau qu’on peut faire.

Pétrolia finit son « speach philosophique ». Bob semblait réfléchir à ses paroles. Il soupira.
-C’est vrai que j’ai jamais été ben fin avec lui. Pis si j’ai ben comprit ce que t’as dit, la thérapie de Valence, elle sert à rien ?
-Non, elle sert pas à rien. Pour Brad, elle va rien changer. Mais pour nous autres… La thérapie à servie à ce que nous autres, on change. À ce que nous autres, on considère Brad comme un humain. Qu’on se rendent compte que la seule chose qui va le guérir, c’est notre amitié, notre respect. Que lui il changera pas. Que c’est nous qui faut qu’on change. On trouve Brad chien sal. Mais en réalité, c’est nous qui sommes chien avec lui.
-T’as raison Pet, approuva Bob. À partir d’aujourd’hui, je vais faire tout ce que je peux pour être fin avec Brad Spitfire…

Pour toute réponse, Pétrolia le serra dans ses bras.



*Une des phrases que j’aurai entendu le plus souvent de ma prof de sixième année, Nathalie. Eh oui, à l’école, la majorité de la classe traitait les suppléants comme on traite Brad. (Il faut dire qu’on était tanné pas mal de changer de prof. On en a eu 4 en tout!)
**Je sais pas c’est quoi mon trip de le faire parler comme un duc à une reine, mais messemble que ça sonne bien dans sa bouche.
***Un merci à Dominique dans « Histoires de filles ». Même si ça fait un an que j’ai entendu cette phrase là, j’en suis toujours pas revenue!
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Dino
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MessageSujet: Comment   Mer 17 Aoû à 17:20

Chapitre 10, Ce que Brad veut (Ou autre déformation du titre d’un film)

Dernier matin. Enfin ! Valence entra dans la salle de commandement, le sourire aux lèvres.
-Bon, aujourd’hui, c’est la dernière journée de thérapie.
-Y’était temps, commenta Pétrolia.

Valence ignora la remarque.
-Là, il faut qu’on donne de l’affection à Brad. Il faut qu’il se sente aimé. Il faut qu’il…
-Ça sera pas nécessaire.

Tous se tournèrent. Il venait d’entrer dans la salle de commandement. Brad.
-De quoi vous parlez, Brad, fit Valence.
Elle avait l’air des bonhommes dans les dessins animés qui essaient d’avoir l’air innocent. Les mains jointes comme pour une prière. La petite auréole au dessus de la tête et les ailes dans le dos.

Enfin… Pas vraiment. C’est plutôt une nouvelle coiffure en forme d’auréole. Et comme il manquait les ailes, Flavien arriva et lui en installa dans le dos*. Valence était consciente qu’elle devait avoir l’air pas mal folle. Elle enleva les ailes mis ses mains sur ses hanches.

Enfin de retour à la normale, elle s’adressa à Brad.
-Qu’est-ce que vous faites ici ?
-Je viens déjeuner, répondit-il. Pis comme je vous disais, le thérapie, elle sert à rien. Tant que j’aurais pas ce que je veux, vous me ferez pas changer.

Il sourit. Les soupçons de Valence étaient confirmés : Brad savait pour la thérapie. Comme s’il lisait dans les pensées, il parla justement de cela.
-Que vous ayez pas su depuis le début que j’était certain que quelque chose se passait dans mon dos, ça me déçoit beaucoup. Ça me prouve que vous me prenez pour un imbécile. Même Bob se serait aperçut que c’est pas normal qu’on t’écoeures cinq jours pis qu’on te console tu suite après pour un autre cinq jours.
-Bon, ben qu’est-ce que vous voulez ? demanda Valence, exaspérée.
-Du respect.
-Mais on vous respecte aussi !

Mais dès lors, elle regretta ses paroles. Elle était certaine de s’attirer les foudres de Brad. Mais le scientifique resta étrangement calme. Il eu un comportement étrange.

Il enleva sa veste et se tourna dos au reste de l’équipage. Il leva son chandail et regarda Valence pas dessus son épaule.
-Ça, dit-il en pointa une cicatrice petite et profonde, c’est la fois ou on a mis des écrevisses dans mon bain**.

Il replaça son chandail comme il fait et se tourna vers Valence. Il montra un poque à peine visible sur son front.
-Ça, c’est la fois ou vous m’avez cogné la tête sur un meuble en mélanine.***
Il leva la manche de son chandail et montra un bleu qui semblait être là depuis longtemps.
-Ça, c’est la fois ou Bob m’a lancé sur le mur du vaisseau.****
Il pencha ensuite la tête et montra une longue trace rouge dans son cou.
-Ça, c’est des « Non Brad ».

Il s’avança vers Valence. Il prit la main de la jeune femme dans la sienne et la mit sur l’arrière de sa tête. Valence senti une grosse bosse.
-Ça, continua Brad en lâchant la main de la psy, c’est la fois ou vous m’avez battu à coups de pelle sur la tête.*/*
Il prit un air grave.
-J’en ai d’autres comme ça. Trop pour toutes vous les montrer. Des traces de coups, j’en ai eu toute ma vie. Pis ça, c’est sans conter les blessures qui sont parties pis les insultes, les remarques désobligeantes pis toutes les fois ou vous avez manqué de m’envoyé lousse dans l’espace. Vous avez même crié de joie quand le capitaine à voulu me déporté sur Estétika.*//* J’aillais finir ma vie tout seul sur une tite planète oubliée de tous, pis vous, ça vous faisait plaisir. Je veux ben croire que j’ai jamais été fin avec vous, mais quand je suis arrivé sur le vaisseau, y’étaient trois à me frapper pis le capitaine disait rien. Pourtant, là, j’avais encore rien fait. J’avais rien que parlé. Si vous m’aviez jamais frappé, je serais jamais devenu aussi détestable que je l’ai été. J’aurais jamais chercher à me venger de personne. Peut-être que vous, Valence, vous voyer un peu de respect là-dedans, mais pas moi ! Moi… J’vous aime, gang. Pis vous, vous m’haïssez ! Vous me traitez comme un chien ! Maintenant, si vous voulez bien m’excuser.
Il quitta la salle de commandement.

**********
Jamais Pétrolia ne s’était sentie aussi coupable des actes qu’elle avait commis envers Brad dans le passé. Tous semblaient du même avis.
-Pauvre ti-pit, commenta Serge.
-Je m’étais jamais imaginé qu’on était aussi méchant, ajouta Flavien.
-Arrêtez ! M’a finir pas brailler, fit Bob.

Valence s’était assise à une table. Elle pleurait. Le capitaine la prit dans ses bras.
-Qu’est-ce qui a ?
Valence leva la tête vers lui.
-Il l’avait pas écrit, ça.
-De quessé ? fit son chum, sans comprendre.
Valence ignora sa question.
-Ma job c’est de rendre le monde heureux, pis j’avais le gars le plus triste de la Terre sous les yeux. Je m’en rendais même pas compte ! Si y’é chien sal, c’est juste parce que c’est le seul moyen qui a trouvé de pas pleurer ! De pas pleurer parce que le monde qu’il aime bien le haie. Mais j’étais trop aveuglé par mon sentiment de le détester pis je l’ai pas vu. Je l’ai pas vu ! Je suis sensée aider les gens qui ont besoins de moi. Mais lui, j’ai remué le couteau dans sa plaie. Pas étonnant qu’il aille jamais voulu se confier à moi!
Le capitaine hocha la tête.
-J’te comprend.

-On dit que Marilyn Monroe cachait son malheur derrière son sourire. Si j’ai ben comprit là, Brad y’é pareil. C’est juste que lui, c’est derrière sa simili-méprisse qui cache son malheur, han, demanda Pétrolia.
Valence hocha la tête.

-On… on devrait peut-être être plus fin avec lui, han, remarqua le capitaine.
-Ouen, approuvèrent les autres.
-On a pas été ben correct, dit Serge.
-Finalement, c’est nous autres les chiens sals. Pas lui, remarqua Flavien.
-Moi aussi, j’y avais pensé à ça. Mais rein que après que tu l’ailles dit, déclara Bob. C’est bizarre, han?
-On a un peu été sévères avec Brad, fit le capitaine en soupirant. On devrait s’excuser. Faire la paix. Peut-être même être amis avec lui.
-Je m’en vais lui parler, déclara Pétrolia.
Et elle sortit de la salle de commandement a son tour et se dirigea vers les dortoirs.

Quand elle arriva, elle vit Brad, en boule sur son lit. Il sanglotait sans bruit et parut ne même pas remarquer la présence de Pétrolia.

La technicienne était triste de voir son ami dans un tel état. Elle s’assit à côté de lui et l’incita à faire de même. Dès qu’il eu obéit, elle le serra dans ses bras et le laissa pleurer sur son épaule un bon cinq minutes.

Après ce délais, elle jugea qu’elle pouvait lui parler.
-Chut. Ça va aller, en, dit-elle doucement à l’oreille du scientifique. Les autres ont réalisés quel point ils vous faisaient de la peine. Ils sont désolés. Ils s’excusent.

Mais Pétrolia savait que ses paroles n’auraient aucun effet sur Brad.
-Ils vous offrent leur amitié, ajouta-t-elle.
Brad leva la tête vers elle.
-Ils m’offrent leur amitié par pitié, fit Brad. Pis j’en veux pas de pitié! Quand j’aurais leur amitié, c’est parce que je l’aurais mérité. C’est tu clair ?

Pétrolia hocha la tête. Oui, c’étais clair. Elle lui donna un baiser sur la joue.

-Je ferai tout pour que tu la mérites, leur amitié, dit-elle doucement à l’oreille de Brad. Je ferai tout pour toi, mon ami.


*Eh oui. C’est comme ça dans galaxie.
**Voir « Caïn et Abel »
***Voir « Lindâ »
****Voir « As stéroïde »
*/*Voir le film
*//* Voir le film


Fin

Oui, je sais, ça fini drôle. Mais c’est en parti parce qu’il y aura une suite. Je m’y mets dès ce soir ! Le titre est « 12 ans » et elle sera moins triste. Oui, c’est un peut poche comme nom, mais quand vous la lirez, vous comprendrez. Very Happy
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