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 [FNT] À moi seul (R)

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M@rie
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MessageSujet: [FNT] À moi seul (R)   Ven 29 Juil à 20:02

Titre : À moi seul
Auteure : Marie-Ève M.
Email : marie7680@hotmail.com
Genre : On se le demande tellement !
Rating : R
Résumé :
Quand tout nous pousse à faire du mal à celui qu’on désire et à sa copine, c’est peut-être parce-qu’il a un méchant problème…
Disclamer : Tout l'univers de Dans une galaxie près appartient à Claude Legault et Pierre-Yves Bernard. Le Petit Prince, elle, appartient à Antoine de Saint-Exupéry.
Notes sur la fic : Slash sur la violence conjugale, par le POV de l’agresseur. Le petit prince est Charles (Charles dans sa psychologie y ressemble vraiment), l’aviateur est Brad. Pis si vous vouler d'autres fics du genre, demander...


---------

Prologue :


Il me semblait porter un trésor fragile. Il me semblait même qu'il n'y eût rien de plus fragile sur la Terre. Je regardais, à la lumière de la lune, ce front pâle, ces yeux clos, ces mèches de cheveux qui tremblaient au vent, et je me disais: ce que je vois là n'est qu'une écorce. Le plus important est invisible...



J’ai peut-être imaginé ça des centaines de fois. Je me suis dis, ces centaines de fois, que ça pouvait bien attendre à la prochaine fois.

Mais cette fois, l’ange de mes nuits, le démon de mes jours l’est bel est bien et la joie creuse dans ma déchéance angélique.

De loin, je l’observe discrètement, avec toute mon attention morbide agglutinée à mon désir fumant de le sauter immoralement sur le champ, même devant tout le monde. J’ignore combien de temps je pourrais encore me retenir. Même son cadavre est sexy.

Je suis famélique de lui, je voudrais encore une derrière fois m’évader dans son mystique Léthé, dans mes chimères inaccessibles qui se présentent devant mes yeux.

Toutefois, les traces sont inexistantes de la passion qui me dévore le ventre, qui fait faire quelques cabrioles à mon cerveau engorgé par un bouchon d’informations.

Mort. Tué. Moi. Moi… tué… mort.

Elle tourne alors la tête en ma direction. Aucune réaction intimidée de ma part. Elle pleure la prétentieuse, elle rage contre moi.

À intérieur, la jalousie bouillonne à feu moyen contre elle aussi. Il faut absolument que je trouve un moyen de m’en débarrasser pour de bon. Elle est de trop dans le décor, maintenant que je lui ai tout piqué.

C’était entre moi et lui cette histoire. Incendie ou pas, je suis trop attiré pour lâcher prise. Je ne vais pas me gêner pour régler mes comptes avec cette insignifiante, devant tout le monde s’il le faut.

Je n’ai pas à sous-estimer ma force. Il était si brisé qu’un rien l’a séparer en milles miettes. J’avais presque pitié de son état mental. De le prendre en misère. Quand c’était moi qui la lui donnais. Il est mort heureux pourtant… pendant quelques secondes, du moins.

J’ai peut-être imaginé ça des centaines de fois. Je me suis dis ces centaines de fois que ça pouvait bien attendre à la prochaine fois. Ça n’attend plus. J’ai eu ce que je voulais.


Comme ses lèvres entrouvertes ébauchaient un demi-sourire je me dis encore: "Ce qui m'émeut si fort de ce petit prince endormi, c'est sa fidélité pour une fleur, c'est l'image d’une rose qui rayonne en lui comme la flamme d'une lampe, même quand il dort..." Et je le devinai plus fragile encore. Il faut bien protéger les lampes: un coup de vent peut les éteindre...


Dernière édition par le Dim 7 Oct à 9:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Ven 29 Juil à 20:04

Chapitre 1 :

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un rideau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au levé du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:


-Brad… S'il te plaît… réveillé toi… je veux que tu…

Je ne compris pas le reste, j’ignorais même qui parlais, moi je me trouvais toujours dans mon sommeil, dans le pays de morphée.

-Hein ?

-Embrasse-moi.

En ouvrant les paupières, je me suis retrouvé sur le sol de la salle de commandement, avec une paire de bottes en pleine figure et le rapport de sonde éparpillé un peu partout. Du coup, je me suis senti complètement réveillé et je me suis levé avec une telle agilité. J’ai bien vérifié et j’avais bel et bien le capitaine devant moi. Sarcastiquement, je me suis dis, quelle chance ! Il va me punir pour être resté après le couvre-feu….

Étonné, j’écarquillai les yeux sur sa demande pour le moins inusitée. Il avais perdu la tête ou quoi ? Il était seul avec moi et il ne me dispute pas ?

Je lui dis, après de nombreux efforts pour parler :

-Qu’est que vous faites ?

Il répéta encore une fois, sérieusement :

-S’il te plait… embrasse-moi.


Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir.


Je ne savais comment réagir, tout cela était trop insolite pour moi. J’aurais bien avancer mon visage tout près du sien mais je répondis avec tout le sang froid que je pouvais que je n’avais jamais embrassé de garçon *.

-Ça ne fait rien. Embrasse-moi.

Je ne pouvais pas faire ça, sans raisons, surtout avec lui, j’exécutai donc le seul geste dont j’étais capable. Celui d’une simple bise sur la joue.

-Non! Non! Je ne veux pas d'un bisou. C’est trop amical. J’ai besoin d’un baiser. Embrasse-moi.

Alors je l’ai embrassé.

L’entendre se plaindre était stupéfiant.

-Non… c’était trop timide… un autre…

Ce que je fis très rapidement.

Il eut un sourire clément :

-Tu vois bien… C’était beaucoup trop court…

Je refis donc un autre baiser. Mais il fut refusé, comme les précédents.

-Il n’avait pas la langue. Je veux que tu le fasses avec la langue.

Comme je commençais à perdre patience, avec toute l’élan et la passion que je pouvais avoir, je céderais à la tentation.

Et la satisfaction illumina le visage de mon juge.

-C'est comme ça ! Bravo !

-Pourquoi tu voulais que je fasse ça ? Demandai-je avec curiosité.

-Je manque d’affection, en ce moment, personne ne s’occupe de moi.

-T’as pas une blonde, toi ?

Et il répondit, simplement :

-La routine.

Il regardait alors ma veste, s’approcha de moi en la dézippant et…


Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.



*oubliez l’épisode ’’le secret’’… Laughing
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Sam 13 Aoû à 18:29

Chapitre 2 :


Il me fallut longtemps pour comprendre d'où il venait. Le petit prince, qui me posait beaucoup de questions, ne semblait jamais entendre les miennes. Ce sont des mots prononcés par hasard qui, peu à peu, m'ont tout révélé.


Il m’a traîné, par ma veste remise à la va-vite – Mais je ne suis pas à dire que c’était de force… - jusqu’à son bureau, sans manifester la moindre discrétion avisée. Il fallait dire que n’importe quel des grandes personnes aurait pu être levée et nous surprendre. Ça avait l’air de ne pas le déranger pour le moins du monde, pas du tout, il avait du plaisir et s’était ce qui lui importait.

-C’est fou, on dirait que tu est tombé du ciel ! Je suis déprimé et hop ! Tu apparais !

J’étais un peu comme un prix de consolation et lui, il trouvait amusant de trouver du réconfort au près de moi quand cette idiote

-Oui, c’est le destin !


Et le petit prince eut un très joli éclat de rire qui m'irrita beaucoup. Je désire que l'on prenne mes malheurs au sérieux. Puis il ajouta:


-Comme si elle aurait fait exprès…

Dans le bureau, on s’est réellement laisser tomber sur celui-ci pour laisser court à la ferveur.


Et il s'enfonça dans une rêverie qui dura longtemps. Puis, sortant mon mouton de sa poche, il se plongea dans la contemplation de son trésor.


En reprenant mon souffle, qui commençait sérieusement à manquer avec lui, je l’interrogeai sur cette demi confidence qui m’intriguait vraiment.


-D'où viens-tu mon petit bonhomme? Où est-ce "chez toi"? Où veux-tu emporter mon mouton?


Ma réponse que j’attendais ne vint pas, il me dit simplement, après un silence méditatif, pas exactement ce que j’attendais de lui, il me dit :

-Ce qui est bien, c’est qu’on peut être ensemble, pis que personne ne pourra le croire.
-Bien sûr mais ne crois-tu pas qu’il ne vaudrait mieux pas se cacher pour ?

Ma proposition sembla totalement répugner le petit prince :

-Oh non ! Je l’ai déjà trop fait avec elle !
-Mais si on n’est pas secret, les autres vont bien se douter de quelque chose, et qui sait ce qui va arriver…

Et mon nouvel amoureux eut un nouvel éclat de rire, comme si je m’en faisais pour rien.

-Ça ne fait rien, avec elle, c’est tellement du solide qu’elle ne verra rien. Qu’est que tu veux qu’elle fasse de toute façon !?
-Elle n’est pas aveugle !
-Notre couple est en péril à cause de toi et elle ne saura pas qu’on va à reculons, elle et moi.

Et, avec un peu de mélancolie, peut-être, il ajouta :

-Droit devant soi on ne peut pas aller bien loin...
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Jeu 25 Aoû à 19:38

Chapitre 3 :


J'avais ainsi appris une seconde chose très importante: C'est que sa planète d'origine était à peine plus grande qu'une maison!


Entre les branches, j’ai cru comprendre qu’après une moitié de nuit et arrosé de façon diluvienne de reproches et d’insultes, qu’il avait quitté son minuscule chez soi pour me trouver endormi dans la salle de commandement.

Je n’ai jamais compris pourquoi je ne l’avais jamais remarqué avant. La haine avait-elle dépassé la réalité. Sûrement. Sinon j’aurais remarqué depuis le premier regard qu’il était merveilleux, tout céleste, brillant de joie d’une force incroyable.

Mais comme moi-même au départ, les grandes personnes obsédées des chiffres ne savaient pas qu’il l’était.

Elles refusaient de croire qu’il n’était plus qu’un leader sérieux.

Si les aveux se feraient, elles me traiteraient de mythomane, de fou qui hallucinait carrément, que je disais cela que pour redorer mon image. Mais il faut leur pardonner, ce n’est pas leur faute si elles sont totalement dépourvues d’imagination.

Elles ne peuvent pas s’empêcher de renier qu’il m’a croisé et qu’il a voulu que quelque chose se passe entre nous juste pour vivre d’une autre façon. Elles ne savaient pas.


Ainsi, si vous leur dites: "La preuve que le petit prince a existé c'est qu'il était ravissant, et qu'il voulait un mouton. Quand on veut un mouton, c'est la preuve qu'on existe" elles hausseront les épaules et vous traiteront d'enfant! Mais si vous leur dites: "La planète d'où il venait est l'astéroide B 612*" alors elles seront convaincues, et elles vous laisseront tranquille avec leurs questions. Elles sont comme ça. Il ne faut pas leur en vouloir. Les enfants doivent être très indulgents envers les grandes personnes.


Mais si je le dis qu’il venait de quitter sa chambre, sa petite planète et qu’il m’avait vu par inadvertance, là elles me croiront sur parole. Elles sont bizarres mais faut pas être vexé de leur attitude. Il faut simplement être cléments.


J'aurais aimé commencer cette histoire à la façon des contes de fées. J'aurais aimé dire: "Il était une fois un petit prince qui habitait une planète à peine plus grande que lui, et qui avait besoin d'un ami..." Pour ceux qui comprennent la vie, ça aurait eu l'air beaucoup plus vrai.


Ça a bien débuté. Trop bien pour que ça se finisse de la même façon. Je le sentais, c’était trop beau pour être véridique.

Quelque chose me disait que ce n’était pas grand-chose cette aventure, du rien entouré d’un peu d’amour et qu’elle allait prendre une tournure inconvenable un jour ou l’autre.

J’aimais peur de cela. Je ne voulais pas. J’ai pratiquement en colère contre lui que rien ne semblait l’affecter, qu’il continuait de me poser des questions et de ne jamais me révéler ce qui l’était vraiment. Avais vraiment besoin de réponses chiffrées à présent ?...

Donc dans combien de temps le chamboulement allait commencé ?


Mon ami ne donnait jamais d'explications. Il me croyait peut-être semblable à lui. Mais moi, malheureusement, je ne sais pas voir les moutons à travers les caisses. Je suis peut-être un peu comme les grandes personnes. J'ai dû vieillir.


------------------


*J’ai enlevé le turc parce qu’j’ai rien trouvé qui pouvait faire un lien avec lui mais de toute façon
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Lun 10 Oct à 19:45

Chapitre 4 :



Chaque jour j'apprenais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur le voyage. Ça venait tout doucement, au hasard des réflexions. C'est ainsi que, le troisième jour, je connus le drame des baobabs.


On était en exploration sur une planète, j’avais été affecté avec lui – coïncidence, bien sûr – et alors qu’on s’était assurés d’être assez long pour que les grandes personnes que les grandes personnes recueillaient des échantillons dans d’autre direction.

Cependant je commençais à être plutôt fâché contre mon petit bonhomme cette unique raison, c’était maintenant qu’il se décidait à se faire discret ; à cause des autres ! Pourquoi ne voulait-il pas m’écouter et en faisait qu’à sa petite tête ?


Cette fois-ci encore fut grâce au mouton, car brusquement le petit prince m'interrogea, comme pris d'un doute grave :

-C'est bien vrai, n'est-ce pas, que les moutons mangent les arbustes?

-Oui. C'est vrai.

-Ah! Je suis content.



Mais pourquoi lui semblait-il indispensable de se rassurer au sujet des moutons qui absorber les agacements ?


-Par conséquent ils mangent aussi les baobabs?


Je fis remarquer au petit prince que les baobabs ne sont pas des arbustes mais quelque chose de beaucoup plus imposant, que même avec une armée de moutons ne pourrait passer au travers d’un seul baobabs sans y être contaminés.

L’idée le fit marrer :

-Faudrait les empiler pour que ils soient à hauteur.

Avec sagesse, il me fit remarquer :

-Les baobabs c’est petit avant de grandir.


-C'est exact! Mais pourquoi veux-tu que tes moutons mangent les petits baobabs?


Il eut une sorte de réaction de scandale devant mon incompréhension alors qu’il s’agissait d’une évidence pour lui. Il me fut un grand effort pour saisir ou il voulait en venir.

Sur la planète du petit prince, comme partout ailleurs, existaient des bonnes, avec des bonnes graines et des mauvaises herbes, avec des mauvaises graines. Mais les graines sont invisibles, sommeillent en silence dans la terre jusqu’à temps que le matin sonne leurs réveils imaginaires. Alors elles sautent du lit en s’étirant jusqu’à rencontrer le soleil matinal. Elles changent de costumes et deviennent alors une charmante petite brindille de légume ou de fleur qu’on peut laisser pousser comme on désire. Mais s’il avérait que c’était une mauvaise plante, il faut l’arracher dès qu’on l’a remarquée. En conséquence il y avait des graines effrayantes sur la planète du petit prince… c’était des graines de baobabs. Le sol en était envahit et un baobab, si on ne l’arrache pas assez rapidement, jamais on peut s’en débarrasser. Il prend tout la place qu’il ne peut avoir sur la planète, il la transperce de ses racines. Et si par malheureux la planète est trop petite et que les baobabs sont trop nombreux, ceux-ci la feront exploser.


"C'est une question de discipline, me disait plus tard le petit prince. Quand on a terminé sa toilette du matin, il faut faire soigneusement la toilette de la planète. Il faut s'astreindre régulièrement à arracher les baobabs dès qu'on les distingue d'avec les rosiers auxquels ils se rassemblent beaucoup quand ils sont très jeunes. C'est un travail très ennuyeux, mais très facile."


Et un jour, il me conseilla de faire un beau dessin appliqué pour bien faire comprendre aux enfants de chez moi que c’est très dangereux un baobab.


"S'ils voyagent un jour, me disait-il, ça pourra leur servir. Il est quelquefois sans inconvénient de remettre à plus tard son travail. Mais, s'il s'agit des baobabs, c'est toujours une catastrophe. J'ai connu une planète, habitée par un paresseux. Il avait négligé trois arbustes..."


Sur ce que désirait le petit prince, j’ai dessiné cette planète-là même si le profil d’un moraliste ne m’allait pas du tout. Mais le danger des baobabs est si peu connu, et les risques sous-estimés de celui qui se perdrait sur un astéroïde sont si élevés que j’ai contourné ma réserve pour afficher ce profil.


Je dis: "Enfants! Faites attention aux baobabs!"


C’est pour avertir mes amis du danger qu’ils côtoient depuis longtemps comme moi, sans le savoir, que je l’ai travaillé ce dessin-là parce que la leçon en valait la peine.


Vous vous demanderez peut-être: Pourquoi n'y a-t-il pas dans ce livre, d'autres dessins aussi grandioses que le dessin des baobabs? La réponse est bien simple: J'ai essayé mais je n'ai pas pu réussir. Quand j'ai dessiné les baobabs j'ai été animé par le sentiment de l'urgence.
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Mar 27 Déc à 21:02

Chapitre 5 :


Ah! Petit prince, j'ai compris, peu à peu, ainsi, ta petite vie mélancolique. Tu n'avais eu longtemps pour ta distraction que la douceur des couchers du soleil. J'ai appris ce détail nouveau, le quatrième jour au matin, quand tu m'as dit:


-Je veux voir un coucher de soleil, je les aime bien. Allons en voir un.

-Mais attends.

-Pourquoi attendre ?

-Faut d’abord attendre que le soleil se couche.

Tu as eu la surprise de cette déclaration qui se lut dans ton petit visage, puis un rire de soi qui détendit ses traits étonnés. Puis, tu me dis :

-J’ai toujours raison chez moi !

En effet, quand sonne midi au Canada et que le soleil est à son zénith, en France, il va se mettre au lit pour la nuit. On pourrait bien voyager en France d’un seul coup pour assister au spectacle impressionnant de l’étoile endormie. Mais la France est bien trop lointaine, tandis que sur ta toute petite planète, il ne te suffisait de tirer une bûche, chaque fois que l’envie te prendre t’émerveiller. Et de regarder le crépuscule comme tu le voulais.

-J’ai déjà vu le soleil se coucher quarante fois d’affilé !

Et il ajouta, quelques instants plus tard :


-Tu sais, quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil...


Tant de solitude, tant de tristesse l’habitait, trop pour ce petit corps qui était pourtant fait pour l’allégresse et le bonheur. Cela me brisait le cœur de voir comme il pouvait se sentir seul devant la lumière qui s’éteint.

Seul divertissement qu’il pouvait avoir. Regarder, devant soi, sans ciller. Toujours regarder cette boule de feu.

Comme si sa vie qui sombrait dans une nuit opaque. Impossibilité alors d’ouvrir la lumière.


-Le jour des quarante-trois fois tu étais donc tellement triste?


Mais il ne répondit rien en se contentant de s'appuyer sur mon épaule.
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Mer 25 Jan à 22:13

Chapitre 6 :


Le cinquième jour, toujours grâce au mouton, ce secret de la vie du petit prince me fut révélé. Il me demanda avec brusquerie, sans préambule, comme le fruit d'un problème longtemps médité en silence:


-Si un mouton mange un arbuste, ça mange aussi les fleurs alors ?

-Un mouton englobe tout ce qui est sur son passage…

-Même les fleurs avec des épines ?

-Ouais, même ces fleurs là.

-Dis, les épines à quoi servent-elles ?

J’n’ai pas la tête à ça, je sais pas, je comprends pas les fleurs, les fleurs c’est tellement complexe, je suis scientifique pas botaniste …

J’étais distrait, trop occupé par mon travail, pour me préoccuper de ces questions qui pouvaient être répondues plus tard. Pourquoi m’embêtait-il avec cela MAINTENANT ?

-Les épines à quoi servent-elles ?

Bien sûr, une fois posée, il ne renonce jamais à une interrogation non répondue. Complètement irrité par des chiffres qui n’arrivaient jamais, je répondis n’importe quoi pour le faire taire.

-Les épines, c’est rien, c’est une obsession détestable des fleurs.

-Ah bon !

Sauf qu’après un silence de réflexion, il me dit avec une certaine rancœur :

-C’est pas vrai ! Les fleurs sont fragiles ! Elles sont candides, elle vont s’apaiser avec ce qu’elles ont ! Et elles se croivent en sécurité avec cela !

Je ne pris pas attention à répondre. Seule lapensée que si je ne réussissais pas au prochain coup, je brûlais tout cela pour me venger de ces chiffres m’habitait. Mais le petit prince n’abandonna pas et me tira encore une fois de mes réflexions :

-Et ensuite, toi, tu crois que les fleurs sont…

Énervé par son attitude, je n’avais plus d’autre choix que de lui

-Non ! Je crois absolument rien ! Rien ! J’ai répondu n’importe quoi, je n’ai pas le temps, je suis occupé moi, je fais des choses sérieuses !!

Choqué, il dit :

-Des choses sérieuses !

Il me regarda, déçu de mon attitude indifférente, penché sur un tas de feuilles pleins de gribouillis, une calculatrice pas loin, les doigts tachés de l’encre de mon stylo.

-Tu parles comme si tu étais une grande personne !

Il fallait dire que j’en ai peut-être au fond une, mais ces paroles me fit mal et honteux. Mais, ne le percevant pas, il ajouta :

-Tu mélanges tout ! C’est pas vrai !

Le petit prince était vraiment très fâché. Il avait aussi passé sa main dans ses cheveux dorés en signe d’exaspération.

-J’ai déjà connu sur une planète lointaine un monsieur cramoisi, peut-être comme toi ! Il te ressemblait ! Il n’avait jamais eut l’idée de voir, de respirer une fleur. Il n’avait osé lever les yeux au ciel pour contempler les étoiles. Il n’avait jamais aimé personne, il ne savait probablement pas qu’est que l’amour. Il ne faisait rien d’autre que des additions et des soustractions, il criait à tout ceux qui voulaient l’entendre ’’je suis sérieux ! Je suis un homme sérieux ! Je suis sérieux !!’’. Ce qui était orgueilleux ! C’est pas un homme, c’est rien qu’un champignon !!

La rage s’activant en moi, la colère de me faire traiter de la sorte, lui lançant un regard noir, je demanderai sans comprendre :

-Un Champignon ?

-Oui un champignon ! C’est une ordure ! Il ne mérite presque pas d’en en vie tellement il ne la vit pas !

Il était tout ébranlé de colère, le visage pâle, presque tremblant.

-Depuis toujours que les fleurs ont des épines ! Depuis toujours, il y a des moutons mangent les fleurs pour les faire disparaître, parce-qu’ils ne sont pas attiré de les préserver ! Est-ce que c’est sérieux de percer le mystère de pourquoi elle se fabriquer inutilement des épines parce-qu’elles vont bien finir toutes seules un jour ? C’est pas grave la guerre entre les moutons et les fleurs ? C’est pas plus important que les calculs d’un monsieur rouge ou les tiens ??

Moi, là, je connais une fleur unique, on peut pas la trouver nulle part sauf sur ma planète et pof ! Un matin comme ça, qu’un mouton, inconsciemment, peut engloutir, sans savoir ce qui est en train de faire ! Et tu me dis que c’est pas sérieux !?!

Son joli visage qui était déformé par l’irritation s’empourpra et il continua tout de suite après :


-Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : "Ma fleur est là quelque part..." Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient! Et ce n'est pas important ça


J’en avais trop entendu… je voulais plus rien entendre de sa part, inutilement, même s’il l’avait déjà fait quelques secondes auparavant :

-TAIS-TOI ! ARRÊTE DE TE BASER SUR LE PASSÉ ! SI TU M’AIMES PAS T’QU’À ME LE DIRE !! SI JE SUIS PAS SUFFISAMMENT BIEN POUR TOI, ESPÈCE DE MINBALE ! HEIN, DIS LE !!

Il recula un peu, en pinçant les lèvres. Mais c’était beaucoup trop tard, il savait que j’en avais assez… Je me suis rapproché de lui dangereusement en lui octroyer une de ses claques lui fit perdre l’équilibre. ET un coup de pied pour le pousser plus loin.

Puis…

Puis…

Puis, je me suis rendu compte, surpris de ma saute d’humeur, de ce je venais de faire, en le regardant par-terre, qui resserraient les bras sur lui comme pour se protéger d’un mouton. Il ne dit plus rien, ne faisant que respirer bruyamment, puis il éclata d’un coup en sanglots.

J’ai laissé tombé mes calculs. Rien de plus n’importait pour moi que de consoler ce petit prince, je me marrait bien de tout le reste, des chiffres, de la vie, de la mort, tout… il fallait simplement que je lui rends le sourire que je lui ai enlevé.

En l’embrassant doucement, je lui murmurais que j’avais perdu le contrôle de moi-même, que j’étais stressé, que ça se reproduira plus jamais. Mais c’était la phrase typique, les agresseurs finissaient toujours par recommençer, du moins j’espérais que je le fasse pas… Que sa fleur était en sécurité, elle allait bien… que je lui dessinerai une amure pour se protéger, que je dessinerai une muselière au mouton pour pas qu’il mange n’importe quoi…


Je ne savais pas trop quoi dire. Je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre... C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Ven 3 Fév à 21:47

Chapitre 6 :


J'appris bien vite à mieux connaître cette fleur. Il y avait toujours eu, sur la planète du petit prince, des fleurs très simples, ornées d'un seul rang de pétales, et qui ne tenaient point de place, et qui ne dérangeaient personne. Elles apparaissaient un matin dans l'herbe, et puis elles s'éteignaient le soir. Mais celle-là avait germé un jour, d'une graine apportée d'on ne sais où, et le petit prince avait surveillé de très près cette brindille qui ne ressemblait pas aux autres brindilles.


Il n’avait jamais vraiment eue dans sa vie une fleur et pensait-il que ce serait une nouvelle sorte de baobab. Pourtant non, la pousse avait vite fini de grandir et une fleur commença à naître. Le petit prince, devant l’apparition du gros bulbe, savait qui était spectateur à une future apparition extraordinaire.

Mais cette fleur ne semblait pas se décider à sortir de son bouton, ne finissait pas de s’embellir avec minutie ses plus belles couleurs, de nettoyer et lisser ses pétales, les revêtir avec délicatesse pour qu’elles épouser son corps vaporeusement. Voulant s’assurer de ne ressembler à aucune autre fleur et se monter sous son plus beau jour, que sa beauté soit mise au grand jour.

Eh oui ! Très coquette et soignée, cette valorisation durait donc plusieurs jours pendant lequels mon petit bonhomme se demandait bien comment elle allait sortir et surtout quand. Il avait si hâte !

Et justement, un matin, elle était sortie et entré dans la vie du petit prince.

Il fut totalement hypnotisé par son charme. La fleur ayant tant travaillé pour cela, bâilla d’épuisement.

-AAaayyeee… je me réveille tout juste, si vous voulez me pardonnez… je n’ai pas eu le temps de me coiffer.

Le petit prince, tout émerveillé par celle-ci, la contempla en bredouillant un :

-C’est… pas… grave… Ce que… vous êtes belle !!

-Bien sûr que je le suis ! Je suis née alors que le soleil se levait !! N’est-ce pas ? Répondit la fleur d’une voix douce.

Le blond se dit qu’elle ne serait jamais modeste cependant il la trouva très émouvante.

Elle ajouta autre chose, réclamant à manger, ce qui le forçait à réagir et ainsi quitter sa fidèle rêverie.

-J’ai soif… et je crois que c’est l’heure du petit déjeuner, non ?! Avez-vous la bonté de penser à moi ?!

Confus, il emmena un arrosoir rempli d’eau bien désaltérante et en mouilla la fleur.

Elle l’avait bien sûr entraîné dans son jeu troublant et sa vanité méfiante, ce qui fait aujourd’hui sa dépendance à elle. Ça me dérange terriblement, oui, mais ce n’est pas de sa faute si elle est si manipulatrice après tout.
Pour vous donnez un exemple, un jour, elle dit au petit prince en parlant de ses quatre épines…

-Les tigres peuvent bien venir attaquer, avec leurs griffes, je m’en fous ! Je saurai me protéger d’eux, j’ai tout pour plaire !

-Il n’a pas de tigres sur ma planète ! Et ils ne mangent pas d’herbe ! Contesta t-il.

-Je ne suis PAS une herbe ! Avait dit doucement la fleur.

-Désolé, pardonnez-moi.

-Je n’ai pas peur des tigres. Par contre, je déteste les courants d’air, avez-vous un paravent pour m’y protéger ?!



"Horreur des courants d'air... ce n'est pas de chance, pour une plante, avait remarqué le petit prince. Cette fleur est bien compliquée..."


-Le soir, au coucher, j’aimerai que vous me mettiez sous un globe comme il fait très froid ici. Dans l’endroit ou je viens…

Elle se tut, vexée d’être intercepter à faire un mensonge innocent. Bien sûr, elle ne pouvait avoir vu que cette planète, puisqu’elle est née ici. La fleur avait toussoté quelques fois pour embarrasser le petit prince. Ce que je la détestait à ce moment, dire que je la côtoyée encore…

-Alors ce paravent ?!?

-Vous parliez quand j’ai voulu aller le chercher !

Sa toux devenue insistante et forcée pour lui donner tout de même des remords.

Mais tout l’amour et la volonté qui pouvait lui donner, le petit prince avait eu de grands doutes sur elle. Il avait pris au sérieux des paroles arrogantes et était devenu très malheureux par la faute de la fleur.


"J'aurais dû ne pas l'écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m'en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m'avait tellement agacé, eût dû m'attendrir..."


Peu à peu, il avait abandonné cette attirance vers les fleurs et peut-être même que des tigres imaginaires avaient envahi sa planète pour la détruite, ce n’était qu’une question de temps. Le petit prince avaient, lui, laissé les moutons emporter son corps dans une désir tout autre ; moi.

J’avais marre entendre parlé d’elle car plus il se révélait à moi, plus je sentais l’amertume me brûler le ventre, la pensée qui accordait encore de l’importance à elle, qu’il n’avais pas encore avoir rompu me mettait mal. Je cachais une peine trop immense, une crainte d’être seulement de remplacement, pour combler ses besoin, derrière mes yeux qui lançais des regards à sa et moi qui fait comme si rien n’y était, que tout allait à merveille. Mais j’avais vraiment une jalousie intense lorsqu’il me dit encore plus tard :


"Je n'ai alors rien su comprendre! J'aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m'embaumait et m'éclairait. Je n'aurais jamais dû m'enfuir! J'aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires! Mais j'étais trop jeune pour savoir l'aimer."
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Dim 26 Fév à 0:50

Chapitre 7 :


Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages. Au matin du départ il mit sa planète bien en ordre.


Pour la dernière fois, un poids au cœur, le petit prince ramona avec soin ses deux volcans actifs et la tiédeur pouvait chauffer n’importe quoi. Mais il s’assura qui n’est plus de danger et de les nettoyer complètement. Cette passion, tout cette lave ne devait plus jamais sortir et rester inerte pour toujours.

Il le fit aussi, comme à son habitude, avec le volcan éteint. Il répétait toujours ’’On ne sait jamais !’’.

Les volcans méticuleusement bien ramonés brûlent dans un rythme constant et paisible sans risque d'ébullition.

Les éruptions volcaniques ressemblent un peu à des feux de foyers, ils se consument rapidement, laissant, traces de son passage enflammé, débris calcinés et gaz mortel évacués par une cheminée, un âtre qui les échappent dans l’air.


Évidemment sur notre terre nous sommes beaucoup trop petits pour ramoner nos volcans. C'est pourquoi ils nous causent tant d'ennuis.


Et avec mélancolie, il déracina ces dernières pousses de baobabs.

Il pensait ne plus jamais revenir, donc les travaux matinaux lui semblaient si calmes, lents.

Lorsqu’au moment ou il arrosa sa fleur pour la dernière et s’apprêter à la mettre sous son globe qui la protégeait des courants d’air, il eut le goût de verser toutes les larmes qui pouvaient contenir dans son petit corps.

Avec difficulté, les mots sortiraient avec tristesse de sa bouche, d’un ton étranglé :

-Adieu…je… romps… je m’en vais…, Dit le petit prince à la fleur.

Elle ne répondit pas.

Il redit les mêmes mots en essayant d’être le plus clair possible malgré sa gorge nouée. La rose, elle, toussailla mais par sa façon d’attirer l’attention, non pas par son rhume, en disant ensuite :

-J’implore ton pardon, excuse-moi de ma conduite, j’ai été sotte. Sois heureux sans moi alors.

Surpris de cette réaction posée, il s’était planté sur place. Le globe à la main, ne comprenant pas du tout cette sérénité qu’elle démontrait, il avait pensé qu’elle allait sangloter, crier, vouloir le retenir, le bouder… mais pas quelque chose comme ça. Calmement, sans reproches. Il la regardait, déconcentré.

-Tu ne l’as jamais su par ma faute, je t’aime. Ça n’a pas d’importance pourtant. Mais tu as été aussi sot que moi. Sois heureux, tâche de l’être… et laisser faire ce globe, j’en veux pu.

-Mais… le vent… les courants d’air…

-Je suis pas enrhumée tant que ça, ça va aller… L’air frais nocturne me sera du plus grand bien. Je suis une fleur après tout.

-Mais les bêtes… les tigres…

-Si faut que j’endure quelques chenilles décourageantes et effrayantes pour connaître les papillons colorés et adorables, je veux bien moi ! Parait que c’est vraiment très beau. Sinon qui me visitera ? Je vais me sentir si seule. Toi, tu seras déjà loin. Quant aux gros animaux, je n’ai pas peur car j’ai mes griffes pour me protéger en tout les cas.

Elle lui désigna, naïve comme tout, ses quatre épines. Et elle rajouta :

-Ne traîne plus ici, je trouve ça agaçant. Tu voulais partir, tu en as décidé ainsi. Alors, vas t’en.


Car elle ne voulait pas qu'il la vît pleurer. C'était une fleur tellement orgueilleuse...
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Mer 15 Mar à 18:46

Comme je le dis si bien en ce moment : Oups, j'ai oublié de poster la suite sur dug fanfics !! Razz


Chapitre 8 :


Il se trouvait dans la région des astéroïdes 325, 326, 327, 328, 329 et 330.


Le grand danger avec les astéroïdes, il le savait bien pourtant, c’était très menaçant et très supectibles. Au moindre petit geste, ils peuvent vous percuter et s’émietter, avec brutalité, contre vous. Sans crier garde.

N’étant pas si bête, il essaya de s’éviter cela et puis pour combattre la lassitude, apprendre de nouvelles choses, il commença par visiter.

Le pouvoir sur les autres régnait sur la première planète lorsqu’il entra dans la salle de commandement et qu’il le vit. Il avait des airs solennels et supérieurs sur son trône assez simple mais ô combien majestueux avec lui dessus. Il lui n’était peut-être pas à lui, mais le petit prince s’en fichait. Parce-que ce qui voyait était si beau, le roi aurait pu être vêtu de pourpre et d’hermine, il n’aurait pas été plus beau qu’en ce moment.

-Ah ! Voilà mon sujet préféré ! S’écria le roi en voyant le blond s'avancer de lui.

Le petit prince se demanda pourquoi il l’apellait comme cela alors qui le connaissait déjà.

Mais ce qui était étrange, c’est que d’habitude, c’était lui à ce siège, pas lui. Abasourdi, il s’était arrêter de marcher.

Ce qui ne savait pas, c’est que pour les rois, le monde n’est pas complexe du tout. Tous leurs hommes sont des sujets, des moins que rien. Seul eux détient le contrôle et ceux qui ne l’ont pas non pas à contester.

-Allez, approche-toi que je te t’admire mieux, Dit le roi, tout fier d’être enfin important pour quelqu’un, de pouvoir le gouverner à sa façon.

Il regarda partout pour trouver un endroit où pouvoir s’asseoir. Mais comme la planète était encombrée de l’imaginaire manteau d’hermine et qui n’avait pas de siège en vue, il dut rester debout.

Épuisé par son voyage haut en émotions, il se retenu de ne pas fermer les yeux de fatigue en bâillant.

Le monarque le remarqua et le réprimanda :

-Eille ! Il est totalement contre l’étiquette de la politesse de bâiller en la présence d’un supérieur comme moi ! Je t’interdis de le faire !

-Mais je peux pas m’empêcher de le faire, Répondit-il, confus et désolé de son geste. J’ai quitté ma fleur et fait un long voyage. Je n’ai pas pu dormir, je m’excuse.

-Ah bon, S’exclama le roi, assez intéressé par les dernières paroles. Je t’ordonne de bâiller si c’est comme ça. Voilà si longtemps que j’ai vu quelqu’un bâiller, peut-être des années. Les bâillements sont des choses curieuses pour moi. Allons, allons, bâille encore, c’est un ordre.

Pour lui, les bâillements étaient un peu de l’air saturé de pensés désagréables qu’on extériorisait. C’était si étrange et si étonnant.

Mais lui, il referma la bouche, gêné et rouge.

-Ça m’intimide de le faire quand j’ai pas envie de le faire…

-Hum hum… Bon alors… je t’ordonne de bâiller tantôt et de… Bredouillait-il, vexé de cela.

Sa majesté exigeait particulièrement que l’on respecte son autorité et déteste, par-dessus tout, la désobéissance, que l’on n’exécute pas ses ordres. Absolu. Mais au moins, il pouvait être bon, il donnait des commandements sensés et réalisables.


"Si j'ordonnais, disait-il couramment. Si j'ordonnais à un général de se changer en oiseau de mer, et si le général n'obéissait pas, ce ne serait pas la faute du général. Ce serait ma faute."


D’un air assez peureux, il demanda :

-Est-ce que je peux m’asseoir ?!

-Je te donne le droit de t’asseoir, Rétorqua le roi en repliant d’un geste élégant son imaginaire manteau pour que le petit prince se mette sur ses genoux.

Celui-ci était étonné, cette planète était trop minuscule, trop oppressante. Sur qu’est que le roi pouvait avoir à régner ?!

-Sire… je… pardonnez-moi de vous interroger… mais…

-Alors, je t’ordonne de le faire, Exigea le roi, rapidement.

-Sur quoi est-ce que vous régnez… Sire… ?!

-Tout ! Dit-il simplement.

-Sur tout ?! Qu’est que…

Il désigna d’un petit geste, sa planète, les autres, les étoiles, enfin tout ce qui était autour de lui.

-Wooaahh… Sur TOUT ça ?! S’étonna le petit prince, les yeux ronds.

-Sur tout ça, oui, Assura t-il.

Mais en plus d’être absolu, il était universel. Il détenait un certain pouvoir mental qui le rendait grand et puissant.

-Et… les étoiles comme moi vous obéissent ?!

-Certainement ! Elles obéissent aussitôt que je leur demande la moindre chose ! Je tolère en aucun cas l’indiscipline en mon égard !

-Qu’est qui arriverait si une personne vous ne feriez pas ce que vous avez demandez ?! Interrogea le petit prince.

-Ça irait très mal pour cette personne, crois-moi.

-Oh d’accord ! Dit-il, une petite voix.

Tout ce pouvoir, toute cette influence, éblouit le petit blond. La bouche grande ouverte d’émerveillement, il songea que sa majesté avait vraiment tout pour lui. Il pouvait obtenir tout ce qui voulait en ne disant qu’une simple parole. Tout le monde le vénérait et ne pouvait que consentir à ses demandes. Le roi exerça la faculté de imposer, de charmer ses fidèles à ses idées, ses actions et superviser ceux des autres.

Mais ce que le détail que ne voyait pas le petit prince et que personne ne remarquait, c’est que ce roi savait manipuler imperceptiblement.

Ce pouvoir faisait en sorte qui était suprême et dominant.


S'il l'avait détendu lui-même, il aurait pu assister, non pas à quarante-quatre, mais à soixante-douze, ou même à cent, ou même à deux cents couchers de soleil dans la même journée, sans avoir jamais à tirer sa chaise!


Il était encore un peu mélancolique du souvenir cuisant de sa chère planète qu’il avait quitté et se calla sa tête contre son épaule pour camoufler son reste de tristesse. En soupirant, il s'incita à demander une faveur à son roi, timidement.

-Je voudrais tellement mais tellement voir un coucher de soleil, maintenant… s’il vous plait, sire, faites-moi ce plaisir… Obliger le soleil à se coucher…, Supplia-il de sa voix douce qui était plus basse qu’à l’habitude.

-J’ai une question pour toi, petit bonhomme… Dit le roi, sans vraiment l’écouter, négligeant se qui avait demander….


-Si j'ordonnais à un général de voler une fleur à l'autre à la façon d'un papillon, ou d'écrire une tragédie, ou de se changer en oiseau de mer, et si le général n'exécutait pas l'ordre reçu, qui, de lui ou de moi, serait dans son tort?


-Vous. Ce serait votre faute. Répondit-il, d’un ton ferme et sans réfléchir.

-Exactement, mon beau. Je vais te dire quelque chose… Quand on gouverne quelqu’un, ce qui est important dans cela, c’est qu’il faut être rationnel, ordonner ce qu’une personne est en mesure de nous donnée, Reprit le souverain, sérieux comme tout. La raison est la base principale de l’autorité. Faut bien penser à sa stratégie, faut réfléchir ! Comme si tu obliges ton peuple d’aller se jeter à la mer et de se noyer, il fera bien sûr une révolution contre toi ! Surtout si elle le sait la faire. Si elle est comme toi, elle ne saura pas la faire, puisqu’elle est aveugle, sourde et muette ! Tu es faible, tu ne pourrais jamais. Moi, j’ai totalement le droit d’exiger l’obéissance de mon sujet puisque je donne des ordres des ordres raisonnables.

Mais ce qui omettait de dire, c’est qui gouvernait la vie du petit prince parce qu’il le connaissait à merveille et qui savait avec quoi le faire mettre à ses pieds, que Brad réclamait amour inconditionnel et docilité. Et qu’il ne permettait aucune indiscipline, sinon on allait amèrement le regretter.

Pourtant, malgré sa curiosité et son intelligence, le petit ne semblait pas le remarquer. Ou il le voyait mais se taisait, peur des représailles et des menaces. Oui, c’est ça. La peur qui grandissait en lui et il ne savait pas comment la contrôler, donc il restait soumis.

-Et mon coucher de soleil ? Han ? Lui remémora le petit prince, qui comme à son habitude n’abandonnait jamais une question une fois dite.

-Oui, oui, tu l’auras ton coucher de soleil, je l’exigerai et tu pourras l’admirer. Mais il faudrait que j’attende, dans la science qu’est mon gouvernement, que les conditions soient favorables sur une planète.

-Et ça quand ça se passera t-il ?! Demanda t-il, ses yeux bleus vitreux qui brillaient d’impatience.

Brad se racla la gorge en consultant sa montre.

-Hum hum… vers… vers disons… Ce sera à environ 7 : 40, ce soir. Les conditions seront favorables. Et tu verras comme on obéi !

Le petit prince bâilla, à s’en décrocher la mâchoire, il était assez triste et regretta le peu de consolation de la part du roi, son coucher de soleil qui ne regardait pas. Il s’ennuyait un peu dans cet endroit et dit au roi :

-Je vais repartir, je crois. Je n’ai plus vraiment grand-chose à faire ici.

-Non ! Ne pars pas ! Répondit t-il, autoritaire et si fier d’avoir son sujet contre lui. Ne pars pas ! … Je te fais… mon ministre !

-De… de… la justice ! Tu es bon là dedans, tu n’y connais rien, tu vois pas qu’est que je te fais, tu feras un excellent travail !

-Mais j’aurai personne à juger !

-On ne sais jamais. Et surtout, comme je te l’ai dit, que tu ne pourras jamais te révolter contre moi. Je suis trop puissant… Et puis, je n’ai pas encore fait le tour de tout mon royaume, il est tellement gigantesque. Je suis vieux, je ne suis plus qu’une grande personne. Il n’a pas de place ici pour loger un carrosse et ça me fatigue de marcher, c’est embêtant. Par contre, toi, tu pourrais l’explorer, tu es un enfant si énergique.

-Oh mais je vois déjà, Dit le petit qui se pencha un peu pour jeter un coup d’œil autour de la planète. Il n’a personne… Là bas non plus…


-Tu te jugeras donc toi-même, lui répondit le roi. C'est le plus difficile. Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage.


-Mais… je peux me juger moi-même n’importe ou, je n’ai besoin d’être ici ou d’habiter ici.

-Hum hum, c’est vrai sauf que… je pense qu’il a bien quelque part un vieux rat qui fait bien du bruit la nuit, je l’entends car je ne dors pas. Tu pourras juger ce rat, tu le condamneras à mort quelques fois. Alors, tu sera bien occupé car ainsi sa vie va dépends du sort que va lui dicter la justice. Bien sûr, à chaque fois, tu le jugera innocent afin d’économiser. Après tout, il en a qu’un.

-Moi, je n’aime pas condamner à mort, c’est cruel. S’opposa t-il, irrité. Et je crois bien que je vais m’en aller.

-Non !! S’exclama le sire.

Sauf que le petit prince avait peur de ce qui pouvait faire. Son petit corps retenait une terreur énorme et il était assez nerveux.

-Votre majesté… Si… si vous voulez que je… si vous voulez être obéie avec politesse, elle devrait me donner… un ordre raisonnable… non ?! ... Par exemple… euh… elle pourrait m’ordonner de partir avant une minute. Les conditions sont favorables… messemble… Brad… s’il vous plait…

Il refusa et le petit prince, exaspéré, sauta de ses genoux. À peine avait-il atterri par terre qu’il se sentit retenu par le collet de sa veste et son poignet gauche. Le roi le tira vers lui violement et le força à rester en place.

-Non ! Tu ne partiras pas

-Laisse-moi… s’il vous plait…

Le roi s’était approprié un air piteux, suppliant de rester près de lui. Maintenant complètement vulnérable, il affichait la carte de l’utilisation.

Ce regard lamentable fut horrible pour le petit prince qui tomba dans ce piège. Il ne voulait pas peiner le monarque par sa faute, il se sentait un peu mal à l’aise de le quitter. Mais dans un autre sens, il s’ennuyait ici, et voulait aller dormir.

-Je pars, je vais ailleurs. Dit-il, les larmes aux yeux.

Il n’avait plus rien répondu. Le petit prince hésitait par sa faiblesse. Comme il était encore plus anéanti. Il soupira et s’en allait, hardi.

-Je te fais… mon… ambassadeur ! Cria rapidement le roi, toujours furieux.

Il le regarda partir, le départ du gamin lui avait laissé un air de tyran au visage.


Les grandes personnes sont bien étranges, se dit le petit prince, en lui même, durant son voyage.
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Jeu 30 Mar à 22:19

Chapitre 9 :

La seconde planète était habitée par un vaniteux.


Après une réconciliation, dans laquelle, le petit prince s’était plié encore une fois aux excuses. Les choses redondantes qui semblaient lui dire à chaque fois, qu’il en était réellement désolé, qu’il l’aimait trop, ne voulant pas le perdre. Il les avait toutes crues, le trouvant sincère et avait finit par l’excuser de sa conduite.

Justement la raison qu’il ne devait pas pardonner. C’était ses pensés destructrices qui le poussait à faire des gestes irréfléchis, jaloux, sauvages pour lui faire du mal. Ces pensés, ils les entretenaient sans le savoir et le petit garçon n’était pas à l’abri, était une cible naïve et peu rancunière. Et ne s’en rendre pas encore compte de sa fragilité.

L'égocentrisme, quelle chose peu ouverte d’esprit rencontra t-il alors quelques jours plus tard. Cette planète était en quelque sorte un univers du moi, on n’avait pas à y mettre les pieds pour ignorer la personne narcissique, sauf si…

-Ah ! Un admirateur qui me rend visite ! S’exclama le vaniteux d’une voix bien portante pour couvrir la distance qui le séparait du petit prince dans la chambre déserte.

Il faut ajouter que pour tout les vaniteux, les autres ne sont que de simples admirateurs d’eux.

Il fit une courbette en guise en agitant le bras.

-Bonjour, Dit le blond, en le fixant. Euh… quel drôle de chapeau !

-C’est fait pour salut, saluer quand on m’ovationne, Expliqua le prétentieux. Mais le problème, c’est qui ne passe jamais personne par ici.

-Ah bon, vraiment ? Répondit le gamin, faussement étonné de ça mais sans comprendre pour autant.

-Applaudis donc, très fort. Proposa l’autre.

Il s’assit et exécuta ce qui était demandé et frappa ses mains l’une contre l’autre avec rythme. Le vaniteux salua avec modestie, d’un air fier et digne.


-Ça c'est plus amusant que la visite du roi, se dit en lui même le petit prince. Et il recommença de frapper ses mains l'une contre l'autre. Le vaniteux recommença de saluer en soulevant son chapeau.


Au bout de cinq longues de ce jeu monotone et lassant, il se fatigua de taper dans ses mains. Il se laissait tomber contre le matelas et s’arrêta en disant, devant autant de révérences, ironique :

-Comment fait-on pour que le chapeau tombe ?!

Puisque les vaniteux n’entendent ce qui veulent entendre, soit les éloges. Lui il n’écouta pas, ne prêta aucune attention à sa question et demanda :

-Tu m’admires vraiment beaucoup, han ?!

-Ça signifie quoi admirer ?

-Admirer ça veut dire que tu reconnais que je sois l’homme le plus beau, avec les meilleurs habits, fortuné et intelligent de toute la planète !

-Admirer signifie reconnaître que je suis l'homme le plus beau, le mieux habillé, le plus riche et le plus intelligent de la planète.

-Tu est tout seul sur ta planète… je peux pas dire ça !

-S’il te plait, fais-moi plaisir. Admire-moi quand même, je t’en prie ! Supplia t-il, convaincant.

-Bon ok, je t’admire, Dit le petit prince d’un ton neutre, haussant les épaules, se forçant de garder ses émotions pour lui. Mais pourquoi ça t’intéresserait ?!

Le petit prince s’en fit pour lui-même, hautement perturbé. Il semblait angoissé de cette vénération. Il se sentait étouffé par son emprise, par sa possessivité. Il détestait cette sensation d’être un moins que rien avec lui, inférieur.

Il ne voyait le changement de comportement qui lui faisait perdre la tête à force de taire la peur de sa jalousie, de ses coups. De la perte de son amour au prix d’une haine qu’il lui donnait le cafard d’une façon drastique.

Dans un certain sens, il n’avait plus l’impression de l'adorer comme au premier jour.

Quelque chose avait rogné silencieusement cet amour perdu d’avance.


Les grandes personnes sont décidément bien bizarres, se dit-il en lui-même durant son voyage.
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MessageSujet: Re: [FNT] À moi seul (R)   Sam 20 Mai à 22:17

Chapitre 10 :


La planète suivante était habitée par un buveur. Cette visite fut très courte, mais elle plongea le petit prince dans une grande mélancolie.


Un sentiment très vaste, une boucle continue de mal, le désespoir, fût vécu le soir même.

Le petit prince n’a pas grand-chose à dire pour dépeindre comment notre héros découvrit, une chose relativement troublante.

Lui, n’ayant connu qu’une vie paisible, enfermé dans son propre univers, eut alors une révélation en le voyant confortement écrasé par-terre, morose, entouré d’une couple de bouteilles vides et pleines entassées, une coupe dans la main. Il semblait assez étourdi, emporté par les vapes

Le gamin n’avait jamais encore pu penser qu’on pouvait noyer sa peine dans un moyen particulier. Comme l’alcool.

Il souffrait autant que lui. Autant.

Mais d’une autre manière. Cette scène lui faisait remarquer qu’il devait être très attristé de toujours perdre contrôle de ses sentiments exagérés et coriaces puis de lui faire du mal. De pas être capable d’aimer purement sans aucune jalousie ni dépendance.

Il souffrait lui aussi mais d’une manière différente.

Étonné, il s’approcha en douceur de Brad et lui dit, se s’assoyant tout près :

-Qu’est que tu fais là ?

-Je bois… évidemment… t’es aveugle ou quoi ? Répondit inutilement le buveur, d’une voix pâteuse et sombre, en prenant une autre gorgée.

Il avait remarqué bien entendu mais il souhaitait prendre de ces nouvelles, son état le mettait préoccupé.

-Pourquoi tu bois ?! Demanda avec calme le petit prince.

-Juste pour oublier, Dit t-il, gravement, le nez rosé.

-Oublier quoi ? Se tracassa le petit blond le plaignant.

-Oublier… mes problèmes, ma honte… Admettait-il, semblant déshonoré.

-Ta honte ? Honte de quoi ? Demanda t-il, bienveillant comme il voulait le secourir.

-Honte de boire parce-qu’je te faire souffrir ! De pas être capable de pas le faire et de faire passer pour de l’amour sincère ! Finit le buveur avant de se resservir un verre, qui devait assez saoul.

Puis, il s’enferma derrière sa barrière du silence, au milieu de la pagaille des bouteilles, appuyée contre le mur. Il semblait assez misérable.

Le petit prince lui jeta un regard compatissant et perplexe, s’en faisait pour lui.

Il soupira et se recroquevilla, se demandant si ne devait pas faire de son mieux pour éviter de le frustrer à l’avenir et devenir docile. Pour éviter d’avoir encore plus mal que là.


Les grandes personnes sont décidément très très bizarres, se disait-il en lui-même durant le voyage.
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